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l 



I 



DICTIONNAIRE 

LANGVEDOCIBN 'FRANÇOIS, 



TOME SECOND. 



V -■■ 



DICTIONNAIRE 

LANGUEDOCIEN-FRANÇOIS, 

Contenant un Recueil des principales fautes que . 
commettent , dans la diârion & dans la pronon- 
ciation Françoifes , les habitans des Provinces 
méridionales connues autrefois fous la dénomina- 
tion générale de la Langue-d'Oc. 

Ouvrage oà l'on donne avec Pexplicanon dfi bien 
des termes de la Langue Romance , ou de l*ancien 
Languedocien j celle de beaucoup de noms propres 
autrefois nortis communs de l'ancien langage : & 
qui ejl enrichi dans plujîeurs de fes articles de 
Remarques critiques , hijioriquesj Grammaticales , 
&d*Objervations de Phyjique &d*HiJloire naturelle. 

NOUVELLE ÉDITION, 

Corrigée d'un grand nombre de fautes , augmentée 
d'environ dix mille articles , & en particulier 
d'une nombreufe Colleâion de Proverbes Lan« 
guedociens Se Provençaux. 

Pak Mr. L. D. s. :.■<. rr^o^^^ 



'K. 



^mmmimi 



TOME SECOND. 




A N I S M E S, 
C A X7 D B , Père , Fils & Compagnie , Libtaires, 

M. DCC. LXXXV. 
'^te Jgprtiatim ^ Priyiltgc du am. 



i\- 



^ w\ 




DICTIONNAIRE 

LANGUEDOCIEN-FRANÇOIS. 



H 



{~1 , rub&aacir (imlnln. Une 

N(H» b'itou point d'arpiia- 
tlon CD languedoilEii ; ccire 
Iciire y ïiaii 1 cc> fgiid inuiilc. 
Nuui ptonoDfuniU moi , Irba , 
pat CI. coEDiDC ou prononceioil 

comme illDi beaucoup d'auic^i, 
que pai raifoQ d'iiymolagie : 
celle lairoa ne naui a pai patu 
fuSiranie , po«c naut fcaiier de 
k tegle que nom nous rommei 
pcercrit , d'ncluie lei leiicet 
■ju'on ne piooODfoii pai. Naui 
avout cependanc faic ufage de 
Vh pour caïadiiifei cetiaini Tant 
Eitangeis au françoii ; comme il 
a ici expliqua ibai Ici icmat- 
ijnes , i la fuice du Dlfcoutt 
piillminaire , oïl I'od peut eji 
voir Ici taiibni. 

Oa obfcivela fur Ici mon fian- 

çût qui commencent par une H i 

1°. Que la decuierc confonne 

•l'un moc elt tou)auti mij,éno 

. 4e*uc celui qui 

Tome U* 



.nde 



I irpitée. Ainlt dam c 
>lei : il Tiuc huer lei tan- 
: ; Ifs hfros Tonl hardii 1 
iiendic, etc. On doit pto- 
I, i t'o ui \t fanfaioni 
I Ton ardi i entiepiendte ; 
1, il fo t-uerléfanfaconi 
lo ron-i-atdi i entiepcen- 
&c ce qui faic dei feui 
diftïreni. C'efl pour leiiw- 
obablcmcni & rouce iaai' 
: . qu'on a ttabli l'afptra- 
H dan) Ici moti pri- 
uuiiiii le fcmblablei. 

1°. Loifqu'uQ mot frauv^i* 
lecmini pat une n ou une m , 
tR fuivid'un autre mot donc la 
preniieie tectce cft une k aCfitit , 
l'n ou l'm dant ce cai prennent 
avec la voyelle qui Ici priced* 
un Ton nazal Se lourd ; Se pat 
confcqueni il ne faut pat faire 
ces confonnes liquidei Se pio- 
noncci, pat ex. un bon liiiangi 
comme on prononce > un "boa 
homme ■. ce dernier devant Ta 
prononcer comme bo-Dome , Se 



2 H H 

fion , comme bo-narang. eft commune aux habitas» dk 

3°. Il ne faut point élider la ces cantons avec les Efpagnds* 

dernière voyelle d*un mot fuivie dont nous rapporterons un exenv 

d'un autre qui commence par pie pour deux temps du verbe 

une h afpirée : ainfi dans ces Ha^tr ; dans Tinfcription fui- 

expreâions , la harpe , la hune « vante de la Aatuc de Louis XIV 

Philippe le Hardi ^ ne prononcez à Pau. 
pas comme , Tharpe , l'hune , 

Philipe THardi ; mais comme la Aui gêi l^arrechil de noufl'égran 
liarpe , &c. Mnric^ 

Dans quelques cantons de la Lou céou që l*abë dot për lou bë 
province voiuns de rEfpagne , de la tiro , 

on prononce une h afpiree dans Va Héit lou pâi deus bous , deus 
la plupart des mots où cette lettre michans l'inëmic , 

«fi changé^ jar tout ailleurs en V Salomon en pas , « brâi Cëfar 
une / : ainu on .prononce les en ghêro : 

mots tels que Fenno 9 FîUo , Piaf d Dîou qu*â jhamâi loti 
FaT;ër, &c. comme s'ils étoienc marbr* i lou m'étâou 

écrits ainfi , Hënno , ffîlio . . ffa^iën bibë fa glouêrù âuapla 
J/a^ër , &c. prononciation qui courn^ d Pâou. 

<<SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSZ ' i » 



I I D O 

X^Orfque cet^ voyelle devient furies diphtongues ait li, SÎ9 

confoune , on dit en l'épellani 9 oûL 

Je ^ ou i confonne ; & tion , ji, C'eft une faute alTez ordinaire 

Cette voyelle garde toujours dans le Vivarais de mettre un i 

en languedocien le nom qui lui de trop dans TinipératiFdes ver- 

cft propre 9 ou celui qu'on y bes , dont Tinfinitif eft en er^ 

donne en la prononçant féparé- en ir & en re , lorfqae cet im- 

suent i : au lieu qu'elle prend pératifeil accompagne d'une né- 

fouveut en françois le fon d'une gatîon. Ainfî l'on dit , 4i*alHez 

autre voyelle, fur-tout lorfqu'elle pas là, de veniez pas ici 9 ne 

précède l'm fie l'n 9 comme dans , préniez pas la peine, ficc. aa 

impie , ingrat. Les fyllabes im lieu de , n'allez pas là , ne venei 

& m deviennent alors des voyelles pas , ne prenez pas , ficc. 

dans lefquelles l'i difparoît pour ICHAGA 9 eifaga , iJlfàga i 

prendre le fon de 1*^ ouvert : mouiller , tremper. = Ichaga ; 

en forte que les mots ptécédens innondé 9 abreuvé. Têro ichagâ' 

fe prononcent comme , èmpie , do ; champ où l'eau a croupi, 

èngrac ; fie non , comme impie , du grec , ichor* 

ingrat 9 en faifant fonner Vi : IDOULA ; Heurler : cri da 

cette dernière prononciation n'é« loup en chaleur , ou lorfqu'il eft 

tant pas moms vicieufe, dit predé par la faim; il traîne la 

M. Duclos , dans la déclamation voix d'une manière eâFrayantei 

du théâtre où elle s'eft introduite, pour quelqu'un fur-tout qui l'en- 

que dans le difcours familier. tendroit feul dans la nuit , fie 

Voyez ce que nous avons dit loin de toute habitation. Le chien 

à ce fujet dans les remarques à Oui eft du genre du loup , heurle 

lafvicc du difcours ptéiimiaaiie^ -4'ont façon approchaau, pout 



I E O I M A 5 

îSmoigcer fa peine lorfquMl eft d'un rupétieiir , & même d'ua 

enfermé ou qu'il a pecdu ion égal. 

maître, en b. br.^uid/. Il arrive rarement qu'il faille 

I-É y Formule ptr où com- commencer le difcouts en fran- 
mençoient , il n'y a pas bien des çois par , moi ; ce n'ed que dans 
années, les cris publics dans le difcours familier, de la con- 
les villes mêmes , avant que le verfation , ou lorsqu'on le dit 
luxe y eut introduit des trom- par exclamation » comme : moi ^ 
pertes. Le .crieur difoit par ex. je fouffrirois cette injure ! Dang 
l'éj À dous fôous tou cartâirou cour autre occafîon , c'eft une 
dâou bonvi; i-e, aco dB mouffu faute de Cuivre le cour langue<- 
tâou y &c. docien y & de dire par ex. moi , 
. Cet i-é eft un rcAe de l'ancien^ je ne fais pas ; moi » |*étois pré- 
oyez corrompu , qui s'ed con- fent , &c. au lieu de , je ne 
fervé depuis Guillaume le Con- fais, j'étois préfenc, &c. Qui 
quérant dans les cris publics de fM ieou , â câou parlé iéou i 
Londres , qui commencent par, que fais-)e , à qui parlé-je ; ic 
oyez. non 9 que fai*)e moi, ni iqui 

On fait que. cet ancien Duc de parlai-)e moi, ni même à qui 

Normandie ayant conquis l'An- parle-je ? 

gleterre , obligea fes nouveaux II faut dire de même « m*ez« 

fujets à fe fervit du françois primé- je bien > duffé- je mourir « 

3u'on parloit dans fes États de marché- je bien, &c. & changée 

e-çâ la mer : ufage qui fubHfta en é fermé l'e muet qui termine 

jufqu'â ÉHouard III , qui défen- la première perfonne d'un verbe 

dit d'employer cette langue dans fuM du pronom , je. 

les Tribunaux & dans les aéles lÉK. On dit hier au foir; tC 

publics. non, hier à foir, ni hier-foir. 

- I £ j Lui. lë dighiri ; je lui Expredions familières aux Avi- 

dis.^ gnonois , prifes de l'italien , ieri 

lËNOLS ; Genoux ; v. 1. Apro- fera, 1er de la , ou pajfat iér ; 

jpriet se â hhfus us hom plëgats avant hier ; & non , avan-z« 

los iënoU dënan lui » difcns , ùë/i' hier. 

hor , mifiria aias de mi é del itKl,^ ou ili ; le lis. 

mcu fil ; quar lunalos es , éfofrë I G L A O U. /glâoujjfa^ Voy. 

mal; foven ca en foc é ëfpëjfa^ ÊUâotj.^ ëlîoujfa. 

mën^ en aiga. IMAJHE. On n'appelle image 

]£0U , &c en V. l. ëou , ou que des eftampes de peu de va* 

jhëou i moi , ou je. leur qui repréfentenc les Saints > 

En languedocien comme en ou quelque myftere de la reli- 

latin , on mec la première per- gion , ( qui font lès unes & les 

ibnne avant la féconde , ^ l'on autres les livres des pauvres gens 

dit très- honnêtement 9 iëou é non lettrés) &. les enluminures 

vous; comme en lat. tgo & tu\ gro(Ceres qui parent les bouti- 

& l'on ne doit pas trouver â re- ques des artifans. Un imajhë de 

dire â l'un plus qu'à l'autre. Les vëlin ; une im^ge de vêlin : ap- 

Grammairiens donnent pour rai- puyez fur l'e , & ne prononcez 

fon de cette préfcance ^ pr. pref- point , vlin. 

fésQce ) , que la première per- Les deiTeins , ou deflins , 

fbnne étant la plus noble 9 doit ( comme on l'écrit depuis peu ) 

palfer devant ; mais cette no- imprimés fur papier comme les 

blelfe grammaticale n'étant point précédensy mais faits avec foin 

xeconnue dans la langue fran- par une main habile « font ap<^ 

çoife , ce feroic une impolitelTe pelés , eftampes- On tes grave au 

de dire moi & vous^ vis-â-vis burin 9 à l'eau- forte, en ma- 

Aij ■ 



4 1 M E INC 

tiiere noire, en façon de crayon 9 Oc difoit en v. fr. aêtmef , tft 

&C. Les hachures ne paroiifenc aéfme'r pour, avë îmS. Aétnrd- 

pas dans la manière notre « qu*on cent , dit Ville-Hardouin , qu'il 

prendroic pour un lavis à Tencre y avoir quatre cens Chevaliers, 

dé la Chine. Les eftampes au On difoic audi , aéfnier , pour 

crayon l'eroblenc faites à la fan- eflimer , où mettre un prix, ca 

goine. anglois , to ami ; vifer. 

Image eft rféminin ^ & dire IMOUROUS , ou âmouroui ; 

fit ex. un bel imagé » e 11 un humide , moite. =;= Doux , fou* 

îbtècirme qu'on ne pardonneroit pic , moelleux. = Doûgo imou" 

{>ôinc dans nos Collèges » d on rou^o ', douve qui fuinte. 

e faifoic dans une langue morte , IMOURËTAT ; Moireur. 

qu'il cil plus pardonnable de IMPÊISSER. v. 1. ChafTer. 

xnat parler que le François. Quas Deu impèifs di la tara dëU 

Les imagers & les marchands noftrës pâiros ; ( quos Deus ex* 

d^eftampes attachent fur un cor- pulit à facie patrum noftrorum. ) 

don tendu, avec des Hchoirs, IN, contraâiùnde , lui en, 

ott petits bâtons refendus , les leur en , ou de , y en. Dounas 

images qu'ils étalent da&s les rues, in ; donnez- lui en. S*in troubas 'y 

IMAIES. V. 1. Idoles. Lâi^d' û vous en trouvez. 

m^ns de las imaiës ; fouillures INCAN ; Vente de meubles à 

des idoles. Tenchere , ou abfolument, vente 

fME ; Signi/îe en général le te inventaire; & non, encan» 

bnn (ens , le difcernemcnt , la & encore moins , incan^ 

pénfée , & paroit être l'abrégé Un encan eft un cri public qui 

du lat. animus. On le rend dif- Ce fait par un fergent pour ven* 

fétemment en François « félon les dre des mcubl&s à l'enchère. Le 

circonllances. crieur dit par ex. à (îx Franci 

. A bel îmi ; à vue de pays 9 â celle chofe \ 6c l'on dit , veiue 

U bonne venue ; & non > à boule à l'encan , mettre des etiPets i 

▼lie , qui ngniÂe étoiirdimènt. l'encan , les vendre â Tencan. 

/^*ài pà' jhSs dîmë d'àco ; je Mais lorfqu'on dit, an fat un 

n'ai point d'idée de cela, ai îmë incan de libres^ il faut traduire 

që. . , » )e penfe que. . . . )e con- par , ou a fait une vente de 

iêâuï'e que Aves îmë ? y livres, en fous- entendant i l'en- 

penfcz-vousî Aqël garfiw n*apa chère, yâou â un incan ; je vaif 

jhës d'imë ; ce garçon n'a pas â une vente « i un inventaire ^ 

d'efpric , n^a pas de tête. N*a ou bien à une vente faite à l'en- 

pa a*îmë d*aco i il n*eft pas inf- can ; 5c non , à un encan, 

truie fur cela , il n'a pas d'idées Un inventaire fe prend ici 

Hêtres U'delTus. pour la vente des meubles con- 

Fa qjcon d'imë ; faire un ou- tenus dans l'inventaire ; c'efl- 

▼rage d'idée , ou fans modèle , à-dire , l'érat ou le dénombre - 

û'availlér de tête. Ou ai fat a ment des meubles. Un tel court 

Smë ; je l'ai fait pat itihinCt. cous les invenraires. 

Jviêi îme që vëndrias ; j'avois INCANTA ; Vendre aux en* 

un fècrec preffcntiment que vous chères , mertre aux enchères ; 6i 

viendriez. Croumpa à bel îmë ; non , cncanter , ni incanrer. de 

acheter de la viande â la main la b. lat. incantare.) crier haut, 

èc fans pefer , acheter à l'efti- proclamer. 

mnx.\6ï\,m^ën a dounafansîmë'i INCA ^ incara^ inkera. v. L 

if m'en a donné fans mefure , 8cc. encore. 

Le peuple lyonnois die dans ce 1NCASTELLAR. v. L Fortifier 

fehs , acheter à l'efme , eu &*a une place, 

point d'efme , &c. INCOBOLAR» v. 1. empêcher. 



IN T 

tneohotat ; empêché , andcé. 

INLITÉRA ; Noii Icuré , fani 
Itfitre^ 9 fans études , qui n*a 
point de lettres. On dit auifiy 
ignate U non lettré $ de jamais ^ 
jUiteréf ni illetré, gafconifine 
très- ordinaire que fe permettent 
des Littérateurs de réputation, 
mais gafcons. Cet homme n*a 
point de lettres ; il a cependant 
beaucoup d'efprir. 

INOUCËN ; Un pigeon à la 
cuiller , plus ufité , qu'un inno- 
cent : pigeonneau tiré d'un bou- 
lin de pigeonnier « ou de colom- 
bier. ' 

Les colombiers font des bâti- 
mens âpied. Les pigeonniers font 
des volets conftruits fur le haut 
des maifoDs. Les premiers font 
un droit feigoeurial. Il n>n e(l 
pas de même des pigeonniers 9 
que qui que ce foit peut avoir. 
INQIO ) ënquis « ou d*inqios ; 
T. 1. jufqu'â ce que. 

INSABATA. V. 1. GhaudS. 
INSOLAR. V. L Voy. Invan- 
nar. 

INTESTA. On meurt inteAat y 
& non , ab inteftar. Cette der- 
nière exprelfîon ne convient qu'à 
celui qui étant héritier préfomp* 
tifde quelqu'un mort fani relier, 
en hérite > ou en eil rhéiiiiec 
àb inteflat. 

INTRA , on dinwA y entrer. 
Ce verbe eft fouveat aâif en 
languedocien , & touiours neutre 
en Fr.. Podë pa intra mounpë din 
mounfoulié ; je ne fauroirmettr^ 
l'e pied dans mon foulicr, ou 
mon pied ne fauroit y encrer. 
Intras atjël ëfan; faire* entrer 
cet enfant. Intras aqëlo bouto \ 
ferrez ou rapportez ce tonneau 9 
ou remettez-le â fa place« On 
dit , ce chapeau ne peut entrer 
dans ma tête > qtioique ce fort 
plutôt la tête qui entre dans le 
^ chapeau. Intras mai vofii capcl; 
enfoncez davantage votre cba* 
peau. 

Ce verbe demande dans fes 
temps compofés le verbe auxî* 
liaire, être. Je fuis entré, & 



100 5 

fion , j*àî entré. D'où vient n'êtM- 
vous pas entré > & non , n'avez- 
vous pas entré; Je fuis rentré 
de bonne heure ; & non , )*ai 
rçntré de, &c. 

INTRAN ; Hardi, alTuré, dé*, 
libéré , qui fe préfente fans in- 
troduâeur, qui s^in(îni»e , qui 
s'impatronife dans une maifon. 
Le terme , entrant feroit très- 
impropre dans ce fens. 

INTRAN. v. \. A Vlmran 
d^Oâôirë ; au commencement 
d'Oâbbre. yëni intran-fourcan y 
entrer tout de go. (l. fam. 

INVANNAR , ou infolar ; v. U, 
couvrir de charpente un édifice, 
î INVËNSÎOU ; Calomnie. Fa 
d'invënsîous ; calomnier. 

IQ, ou ios i V. 1. joug. Lo 
mêous ios es fuâous , et miou fâi 
es lèousi mon joug eft doux 8c 
mon fardeau léger. Socs-io i 
ifubjugttlis»') 
lOCH , ou iué ; huit. 
lOL ; (£il : d'où eft formé le 
n« pr. Bounioly & par corrup« 
tion , Bougnat , ou Bougnôou ; 
bon aiU Voy. luét. 

C'eft par une. composition pa- 
reilU qu'on a formé dans un au*, 
tre dûde^e le n» pr. Bouncl , ou 
plutôt , BoU'n^tl<\\xï fignih'e, de 
même bon oril ,. où Vn eft une 
lettre euphonique pour éviter le 
hiatus do deux voyelles, défaut 
qui se fe reiicnAtre pas dans le 
n. pr. G.rifel, OA Cris- et ^yOixï 
gris; 

IQOq ; GBuf. D'iôousen trîpo', 
des œufs â la tripe. Un pla 
d^^oïkfawcis V des oeufs à la farce. 
lôous entré dcus pias; des oeufs 
au mitoir., IXiâous faltas , ots 
tipxlîas ; des ceafs pochés. D^iôous 
CR coco ; des ccufs mollet» , des 
isnfs à la cov^ue , qu'on mange 
avec des mouillecres. Fa l'iôou ; 
pojidte Tceiif. Më voudrïé fa 
crëirë që las câtos pougnou 
^*iaott4 *, %\ vondroiit me faite 
accroire que les vedies font dei 
lanternes ; c'cft - à - dire , m'en 
donner à garder . Lous ioûus de 
l*acâou ;.les biCcuits de la chaujc} 



6 IRA ISS 

c'eft-â-dire, les pierres qui n'ottr ofin^. Fruit de l'oranger , dont 

pas été calcinées. Un iêou dé la feuille a un talon : ce qui le 

gai ; Tceuf nain , ou le petit diAingue du limonier. On écrit 

ceuf : c*eft le dernier qu*»ne orange , fruit de l'oranger ^ 

poule pond dans la faifon , & cooame Orange ; ville de France, 
qui n'a point de jaune. IRANSIK. v. 1. Se mettre en 

M. de la Peironie a prouvé que colère. 
ces prétendus auFs de coq , de IRAT. v. l. Trîfle. Es irat ; 

la gtolfeur d*un auf de pigeon » il eft trifte . 
étoieiu de vrais œufs de poule IRÉJHÉ ; Laid i faire peur» 

dont les organes étotent viciés. affreux. Figaro irijho ; Hgure 

lOUS , ou iôaus ; v. 1. Jeudi, grorefque > mtae > regard fa* 

yédam als ieuffieus që non aufon roucbe. 

apar^ en pubUghë lo tous y n'd IRIJHË ; Capricieux » diffi*- 

mercrës, nil ytnrës ^ nil fabtës cHe. = /r^y'Aê' ; beré tique. 
Juins. Coft, d*AL IROS. V. 1. Colère ; ( ira- 

TRAGNÂDO y ëfialtrâgno , oa cunàus. ) 
ëjlirâ^no ; toile d'araignée. On IROUNDOU ; le petit d'une 

dit au Hgufé, liva. las iragna- hirondelle; & non y arondat » 

dos ; fecoiier les puces ^ un en- qui vieillit. ^ 
fant ;^ c*cil*^-dire , le fouetter. ISPROUS s Apte , aigre. Vof» 

1RAGNAS ; Le ifOB où fe re- Fl/prë, 
tire l^araignée* ISSAGA ; Mouiller , tremper. 

IRAGNO; Araignée; & non» ISSALLA , iJTanla > ou Jàlia 

aragnée: înfeâe connu, lia huit d'iooux ; Pocher des œufs , le» 

yeux fur le dos « & de fortes frire â la poêle, 
pinces creufes » qtii lui fervent ISSAMA ; Jeter « ou cfTaimer. 

a faidr fa proie & â la fucer â On le dit des jeunes abeilles qui 

travers ces mêmes pince&. Telles fortcnt d'une ruche avec une 

fom entr'autres , l'araignée des reine à leur tête » pour aller 

Indes , dont le volume égale établit ailleues une nouvelle co-» 

eclui d'une groffe noix , te qui k>nie. A^ brus a ijfama ; cette 

fait la guerre au colibri. L'arai- ruche a jeté, 
gnée maçonne de Montpellier, ISSAN ; UnefTatm» on peu- 

qut fabrique avec un art admi* plade de jeunes mouches à miel 

rabfe une porte à charnière pour qui quittent la ruche où elles 

boucher fon trou. L'Araignée de font nées &. qui ne peut plus les 

Calabre appelée » tarentule , à. la contenir. Le départ efl annoncé 

morfure de laquelle on attribue par un grand bourdonnement ;. 

des effets dont il faut rabattre il fe fait vers les neuf i dix 

les trois quarts. heures du- matin^ pas un rayon 

L'araignée enfin de nos champs^ de foleil bien chaud. Une ruche 

qui porte avec elle un paquet de bien entretenue effaime , ou 

foie jaune » dans lequel fes œufs jette fou-vent deux fois l'année » 

font renfermés : foie d'une & quelquefois trois. 
grande beauté 6c que feu M. le ISSAR ; Un eifart : champ 

Pré(îdent Bon projetoit de mul- nouvellement effarté ou défri- 

tiplicr , en élevant l'infeûe qui ché , ou dont on a arraché le 

la produit. A de câmbos d^ira^ bois Ik les épines , pour y femer 

gnâdo ; il eft haut enjambé. du bled : c'eft ce qu'on appelle 

IRAGNO i La Vive ; poiffbn auffi une novale. Fa un iffar ; 

de mer. elTarter, ou défricher un champ» 

IKAGO, ou virago. V. JkiueL un bois. Un eiTart porte fans 

1KANJHË ; Une orange » une engrais trois années de fuites 

belle orange i &: non , un bel De là le n. pr. des Eilatts. eu 



ISS lUE f 

b. lit. Exfartum^ ou Sartum, fSSO *, Poudc, tire : cri des 

ISSARBA ,^ou iijfarba ; Émon- maoauvriers qui poufTcûc ou 

4et un arbre. qui craioenc un grand fardeau « 

1SSARTA , ou iftrta ; Greffer, pour s'aniuier & agir â U 

enter un arbce Tauvageon avec fois , du ▼. U & du b. br. ijfa \ 

des rameaux de franc. On grefte pou(icr ; & en termes de marine 

les mûriers à l'oeil poulTanc , à faider » ou élever. 

-isL première fève ; & cetuini ISSORBA. v. i. Aveugler ; 

arbres fruitiers « à l'oeil dormant, fupplice du X. & du XI. fîecle. 

On greffe en âôte « à TéculTon » aIcuti hom al quai la Corc d*A» 

en couronne , en approche , en Uft aia tout mgmbrë » (mutilé ) 

fente , &c. en efpgl. enxtrtar. o ijforhat , d*aifi ënant non ëftia 

ISSARTA un dibas i Empié- en la viUa d'AUft. Ccft. d^AL 

ter, ou rempiétec un bas , une ISSOUPËT; Petit bofTu. 

paire de bas. ISSOURDA. Voy. Afourda, 

ISSARTA «n râoumas : C'eft , ISSOUT , ou ëfeout, Voy. 

ajouter un nouveau rhume à un Ëfcoutâdos. 

autre dont on e(l i peine guétL I5SUGAR. v. 1. Sécher. 

A ifarea foun râoumas ; il a ISTA ; Être (éant , convenir, 

tattrapé un nouveau rhume » il Aqëlo côifo vous ifto bë ; cette 

s*eft enrhumé de nouveau , ou coiSt vous fied bien. Aco 

fur nouveaux frais. Aco's un Pîfto pa bë ; cela ne lui va pas , 

râoumas lifarià- i c'eft un nou- il ne fait pas telle chofe avec 

▼eau « ou un fécond rhume à Ja grâce .* on le dit de celui qui 

fuire d'un autre. force Ton talent contre le pcé- 

ISS£R » ou igar ; Une ente , cepte du célèbre fabulifle. 
une greffe. On prend ie terme 

ente pour le morceau « ou pour Ne forçons point notre talent , 

la virole d'écorce de franc qui Nous ne ferons rien avec grâce ; 

porte un oeil) & pour le fufet Jamais un lourdaud quoiqu'il 

3ui a poulie de cet oeil » on die falTe , 
ans le premier fens. Il faut Ne fautoîc paffer pour galant* 
que l'enre foit intimement ap- 
pliquée fur le fujet ; & dans le ISTA , ou ëjîa ; Tarder. Iftara 
fécond. Voilà une ence bien pa'y il ne urdera pas. ^=:/Jiai 
yigoureufe. reAer , depeurer. 

On écrit une greffe, comme ISTIGANSO ; Sollicitation « 

un greffe : lieu où Ce gardent les infinuation « perfuafion. =Vue9 

Regiflres d'une Cour de Juf^ice. inicmion, *Oia Vijiigânjb i dans 

ISSËRMËN. Voy. <7dve/. U vue de.... 

ISSETS. V. 1. Exctf tk. Ifets ISTRÔPI (5'éfffr) ; St. Eutrope. 

lis Apoftols ', à l'exception des lUÊI, uiiy bit, abii , ouêi. 

Apôtres; {prat^r Apofiolos,) aouii^ iâi. en v. fr. hui « âou. 

ISSID. V. 1. Iffue , fin. AU jhour d'iuii ; aujourd'hui ; & 

tjpd de Mag ; vers la fin de Mai. non , au jour d'aujourd'hui. luéi 

ISSIR. V. 1. Sortir 9 s'en aller, fâi tué jhour', il y a aujourd'hui 

partir. Dël cor iiffo U mal coffi- huit jours , ou c'eft aujourd'hui 

rers , avouteris , lâironicis. Jffit le huitième jour ; & non , au- 

K puits orar ; il fortit pour prier jourd'hui fah huit jours. Pajfat 

fur une montagne. Aco që êif iuêi ; aujourd'hui pafle. D^èuêi 

de la boca laija Vomt \ ce qui en fôro i dorénavant ; & non , 

fort de la bouche fouille l'hom- d'hors en avant , ni d'aujour- 

me. Iffits es de fi fën ; il a d'hui en hors : l'un & l'autre 

perdu refpdc purs gafconifmes. Ion cçumç to^t 



/ 



8 I U E I N S 

Muêi ; long comme un jour fant Les ptemieri carreaux de vercr 

pain. Voy. Oéi, n'éroteuC que d*erpeces de bou* 

lUÉL , iol , ou él ; L*ail. dînes , ou petites bouteilles de 

«u pluriel ; les yeux. Tira vous verre applaries en forme lenti- 

aco blan das iuéls ; ôcez-vous culaires » à^ traders leCquclles le 

cela de la fanuide. Regarda four paàe ; ma&i qui ue pec- 

intrê tous dous iuéls ; regarder mettent pas de diUinguer les 

entre deux yeux. Aco fâi fanna objets : on peut le conjeâurec 

tous iuéls ; cela fait faigner le d'après Tancien vitrage des gale- 

CGTur. ries de Florence y qui eft louc 

C'efl dans un fens diff<^cent de cette forme. 

de celui de la compaflîon, qu*on lUÉTANTO ; Quatre-vingts \ 

idir. Lous iuéls tifdnnou ; il ne & non j buttante, 

iroit qu'avec dépit , qu'avec lUlÂR.v. 1» Juger. N^o vu/^arj 

chagrin.... Un mâou d*iuél ; iuiar , që no ficus iuiats ; quar 

. on mal aux yeux. en quai iudifi qe vos iuiets » sërês 

On appelle , yeux vairons , iuiac ; ( nolite judicare , ut rjon 

ceux dont Tun a l'iris d'une judictmini \ in quo enim judicio 

couleur ; & l'autre d'une couleur judicaveritis , judicabimini. 

différente. lUlAMËN. v. 1. {judicium.) 

L'iris efl cette partie colorée lULS) iulh; v. 1. Ivoire, 

de l'œil qui fe reUerre , ou qui lUR j Serment. Lo iur që 

s'élargit » félon, qu'on efl au iurec a^^'Abramj {jusjurandum 

grand jour , ou dans l'obfcurité. quod juravit ad Abraham» ) 

. L'iris des oifeaux de nuit & des lURAR. v. 1. Câi a vos gui- 

chats fe dilate extrêmement & jadors cex , liqual jiftts ; quais 

dans un inllant. Celui des chars që iurara për lo temple , nient 

fe rétrécir û fore au folcil qu'il es ; mais quel que iurara ël aur 

ne lailTe â la pruuelle qu'un Hlet dël tëmplë^ es dëoutëirë ; mal- 

' de deux lignes de longueur: cette heur â vous guides aveugles , 

partie cil diâféremment colorée qui dites , celui qui jurera par 

. «tans les dilferens animaux. le temple » n'efl tenu à rim ; 

Tous les oifeaux ont une cor- mais celui qui jurera par l'or 

r Jiée mobile fie demi-tranfparen- du temple eft redevable. 

te , qui leur couvre entièrement lUKËNT, garëns , o guirën ; 

l'œil : c'eft avec cette membrane v. 1. témoin. 

. qu'ils clignotent au(fi fréquem- lURTA. v. 1. Injure « infulte. 

ment que l'homme ; tandis que lUSEUS » fufiuf ; v. 1. Les 

leur paupière extérieure eft im> Juifs. Euas los lu/eus ; chez les 

mobile ; ils ne la ferment même Juifs. 

• guère que pour dormir : le lièvre lUSISI ; v. L Jugement. 

la tient ouverte en dormant : il lUSTICIA. v. L Les épice; , 

c(l poutvu de même que le les honoraires des Juges. Si 

chat de ces deux fortes oe pau- alcuns kom es condëmvnats d'anc» 

pieres. tas . ai tan don â la Cort për 

On écrit œil , & l'on prononce iuftififty qën* dora për s'éntënjia^ 

ceuil ; il en efl de même de o për adobamën ad aquel që avia 

«cillade, œillet, œillecoa, qu'on fâcha Van&a, 

prononce œoillade j œuillet , lUZlVI de Deu; v. 1. Juge- 

ceuilletoii. ment de pieu qui fe faifoit par 

lUÉLDE aiôOU : Terme de Teau ou par le fer chaud, ^é- 

▼itrier; une boudiue^ ou nœud pënra lo mon de iuyivi; {corri- 

d'un plat de verre qui enoccupe: piet mundum de judicio» ) luflvl 

le centre* de maldîg'f^judicmtnblafpheinif'^ 

Cette 



* 



=>> 



J I-confonne. 



_iEcce confoone , inconnue «ux 
H^reuz 8c aux Grecs , cft uès- 
care dans Tancien languedocien 
de même que dans ricalien , où 
l'on ne Ta retenue que dans Vi 
initial de quelques mots. Ces 
langues fuiveoc en cela Tufa^e 
des latins chez qui , feloo* de 
favans Grammairiens « elle étoic 
inconnue. 

Ce qui confirme leur opinion * 
c*eft que les Italiens , qui ont 
dû conferver mieux quci tout 
aurre nation la prononciation 
du latin 9 font Conoer un i 
voyelle par«tout oà nous met- 
tons un ) eonfonne. \U dii'eiit » 
iouflous , eious , leroufaUm , 
itronimous 9 &c. 6c noa ^ju/lus^ 
tjus « Jcrufalem , &c. 

JHA 'y Dia : terme de charre- 
tier & de muletier , qui lignifie » 
â gauche : tout comme rrroû , 
ou hurhau « à droite ; & les 
mulets entendent ttès-bien ce 
langage qu'ils ont appris de 
bonne heure à coups de fouet. 
JHACAS (fa) i Faire le chien 

couchant , najfer. z=, Mollir « 

biaiCer* 

JHACIA y ou ihacia-aifo ; 

V. U encore que ; quoique, en 

T. fr. jaçoit. 

Pâirë i maire auel qevueilla 

pot laijfar â fin ëfan ; é jhacia 

éiijo që pâou lur laifiën > non se 

dëvon. complâinar : i totas oras 

se tengon përpagats de lur laijfa « 

ni pucfcon dcmandar faucidia, 

Cojl. à: Al. 
JHAGOU ; Jacques , & Ton 

diminutif , jhacoupet ; imbécille. 
JHACOULÎHO ; Graillons , 

ou reftes ramaflés d*un repas. 
JHACOULÎNO. Voy. Jhan- 

goultno. 

JHAIËT ; Du jais qui eft 

Tome II. 



omonyme de geai ; oifeau , 9C 
de jet d'arbre fie du verbe , i'ai. 
Pour éviter Téquivoque bien 
des perfonnes écrivent 6l pro« 
noucent , jaiet. 

Il y a une mine & une Fabrique 
de ce Fodîle bitumineux à BuU 
garacl^e , au pied des pyrennées* 

JUAIKÈ ; Coucher. S'an^ 
jkâirë ; s'aller coucher « allée 
au lir^, du lat. jaccre. 

JHAlssO , oajhê'fo î la geffe: 
plante Ugumiiicufe , rampante , 
dont la lig.: cA relevée dans fs 
lûngueur par da arêies. Sou de 
jhâ:Jfo y që noun Las vôou y los 
lâijjb i qui refufe mufe. = Jhâif^ 
fis. Xoy.J^UIous^ 

JHAKETO , jkaeouti , couffm 
liou , ou jhâco ; corps de ii^ , 
habillement de payfanne. en b* 
br. jakëdon, 

JHAL, o.u gâou, Voy. Cali 
coq. 

JHAL y ou jal , oui étoit au* 
trefois François , elt devenu D* 
pr. , & pour illuArer ce nom 
d'un oifeau de balTe-cour, oa 
en a fait un Faint; St. Jal» dif- 
férent de celui donc une ville 
de SuiiTe porte le nom ^ ou St. 
Gai. 

JHAL A. On gèle auprès d'un 
mauvais feu , & non , on fe 
gcle. 

JHALARÊIO , ou jhaUrii ; 
de la gelée : extrait des viandes, 
ou ce qu'elles ont de nourrif- 
Fant , figé par le Froid. Les vq*. 
latiUes « les poi(Tons donnent plus 
ou moins de cet extraie Le mou- 
ton en particulier en donne plut 
que le bccuf , & par conféqucnc 
eft plus nourrilTant. 

Il n'y a point de partie d'ani- 
maux qu'on ne putde réduire en 
gelée par U cuiHon , pour ii duras 



J4 J H 1 J H I 

^lus loDg-tcmps à faire prife. de gSgot avec un quigooDy ov 

Le gypfe eft une pierre cryf- gros morceau de pain : une gïgufe 

talline friable (bus les doigts , eft une forte de danfe 8c d*aic 

ou fous l'ongle. Le plâtre blanc, de mufique. Ce qui eft diâféreoc 

ou celui qui n*e(l point mêlé de d'un gigot, 

terre , comme l*eft le plâtre gris, JHILAR ; Souillé , fale «mal* 

réfiAe à la pluie. Celui de Paris propre. 

n'a point à cet égard d'avantage JHILIA i S'enfuir, s'en aller# 

fur celui de nos Provinces. L'exprefflon, faire giile eft popu- 

^JHIBA f Souârir , s'inquiéter. laire. 

Uou jhîbë de vêirë jhiba j je JHIMBËLËT 5 Un gibelet . 

-fouffre de voir foufFrir. un foret : inftrument pour pcr- 

JHIBER. n. pr. ' Seroit-ce le cer d'un feul coup le fond a*ua 

même que, Gui-bert, ou Vert? muid. ^ ^ 

Le gui étoit une plante très-re- JHIMBËLËTO ; Une gimbe* 

nommée chez nos ancêtres : fes lette ; pâtifferie dure en forme 

tiges, fes branches font toujours de petit anneau, pr. gémbletce. 

vertes comme fes feuilles. Jhi- JHIMBÈLÔTO 5 Une blaa- 

bertin , ou ghibertin , diminutif quecte , ou gibelote .: forte de 

àcjhibtrt , en dériveroit-il? ragoût fait de blanquettes d*a- 

JHIBOURNA ; GréHller. Jhi- gneau , ou d'un refte de gigot 

boûrno ; il gtél^le , il tombe du coupés par tranches , auxquelles 

grélii. Ce météore femble n'être on fait une fauffe. 

que de la neige en petites pelotes JHIMBER. Voy. Jhâouver. 

^lurcies. JHIMBLA ; Tordre » plier. 

7HTBRA ; Faire du verglas. Se jhimbla ; renverfer le corps 

JHÎBRË ; Le verglas : celui en arrière, le plier en arc en 

des rues , ell de la pluie ou de retombant fur les mains. Clavd 

la neige fondue qui gelé en tom- jhimbla ; clou tortu, ou crochu. 

bant fur le pavé : il ne gelé Ciâou jhimblâdo } clef forcée. 

point alors dans l'air â beaucoup âoubrë cou, jhimbla ; arbre tour 

près : mais les pavés ne perdent tortu* Câmbo jhimblâdo ; jambe 

pas Hiôc , à raifon de leur den- crochue. Po* jhimblâdo ; ais 

filé , le degré de froid qui pro- déjeté : il eft bombé , losfqu'il 

durt la glace *, ils le communi- eft courbé régulièrement & à 

quent à l'eau qui tombe des toits deffein. 

aux premiers jours d'un dégel: JHÎMBLE ; Gaule-, houffine, 

c'ed cette forte de verglas qui baguette. 

occafîone des gliffades & de JHIMÊLO; Homme détaille 

terribles calTe-cu. gigantef^ue. 

Le terme verglas cft compofé JHIMERI , ou jhumêri ; Un 

de deux fynonymes ; favoir , jnmar : animal métif engendré 

du françois , ver , dit pour , d'un taureau Se d'une âneffe , 

verre, & de l'anglois g/âjf , qui ou d'une jument. = au figuré ; 

iîgnifie également , verre. Voyez quinteux , capricieux, 

beaucoup de mois de cette efpece JHIMERÎJHË ; Quintes , boM- 

raflemblés à l'article Macari» tades, caprices. 

JHIGÔ ; Un gigot , ou JHINÉS , au pluriel. Jhinêfi ; 

cuitfe de mouron coupée pour n. pr. le Genêt , dont, il y a 

être mangée ; Se non , une plu(îeurs efpeces. Le genêt des 

gigue : terme familier à bien teinturiers « ou la gineHrole , 

des militaires, à qui on entend pour les teinturiers en jaune, 

dire, qu'ijs ont mangé une tran- Le gcnct d'Efpagtie dont les 

che de gigue avec un chiffon de menus jets nuds refTemblent à 

paiu^ au lieu de, une tranche du jonc. On le cultive à caufe 



JHÏ JHI 15 

4e fes fleurs jaunes dont on Lo mBs dS jhinoier ; le mois de 



confie les boutons dans du vi- Janvier. 




ixions, non braochus & rouïs, JHINOULIOUER , terme de 
ane filatfe donc on fait du HI & boucherie ; le gîte « ou le bas 
une bonne cdile quoique gtof- de la cuilTe du bcsuf ; il con- 
fère, tient le bas-gîte 9 la levée &: le 
JHINÉS-GRUAS , ou fabagot ; gîte à Tos 3 ou morceau de U 
Xe grand genec à balais , ou noix. 

gcnetcitifc qui a deux fortes JHINOULIOUS (de) ; A 

de feuilles, les unes ûmples , genoux > en pofture de fuppliant. 

les autres en créAe. Il s*éleve JHINOUS (5*^/1) ; St. Genou, 

fort haut & ferc comme le ou St. Genus, le même que» 

fuivant à faire des balais. St. Gendulfe , Évêque de Cahots. 

. JHINES REBOUL ; Genêt â Jhinous eft le mafculin de Jhi- 

toulFes balTes , blanchâtres & noû^o. n. j>r. 

arrondies. Un feul peut faire un JHINOUSCLO > ou Jhufclo ; 

balais , au moyen d'un manche Le thytimale : plante laiceufe 

qu*il faut y ajouter. . dont la fève blanche eft un peu 

JHINESTIÉIRO ; Champ cauftique. Cette efpece de laie 

couvert de genêts. JhineftU; n, coule abondamment furie champ 

pr. mafculin de jhinëfliêiro. Jhi- des deux bouts d'une tige cou- 

neflou , autre n. pr. qui en eft pée ; ce qui prouverolc que dans 

un diminutif. cette plante , la fève va de haut 

JHINGHÊLO 9 /Aor, ou flâou» en bas , comme de bas en haut. 

jhi ; Rejeton d*un beau jet , Ce lait du thytimale mêlé dans 

1>aguette à battre les habits , ba* Teau d'un étang ou d'une ri- 

j;uette de cavalier. On dit , viete 9 y engourdit le poifTon au 

commander â baguette ;& non , point qu'il devient immobile à 

en baguette, ni à la baguette. Heur d'eau & que le pêcheuc 

JHINGLA ; Sangler des coups infidèle n'a qu'à pteiidre » ou â 

de baguette. Jhingla las cambos j voler. 

donner des jarretières , ou des JHINTÊT ; Par mefure , petit 

coups de fouet aux jambes. â petit. Fajhint'ét ; ménager. 

JHINGOULIN, Voy. Jhan- JHIOL, ou jhoL Voy. JhueL 

goidîno, * JHIPA 9 ou ënjhipa ; Plaquée 

JHINIÊBRIÊ ; Le petit gène- du plâtre , ou quelqu'autre ma- 

vrier à baies noires , avec quoi tiere pâteufe. Voy. Enjhipa, 

on fait l'extrait du genièvre. JHIPARIÉ ; Le plâtrage; & 

JHINOULIA, ou ajhinoulia; non, la plâtrerie, les ouvrages 

Couder & coucher un fatment en plâtre. J'ai donné â faire le 

au fond d'une tranchée , en plâtrage de ma maifon à tant 

plantant une vigne. fa canne^ 

JHINOULIA. n. pr. d'une pe- JHIPASSËS ; Plâtras , oa 

tire ville qu'on écrit vulgaire- débris d'un ouvrage en plâtrç 

ment en fr. Geuolhac , au lieu démoli , on le dit des gros 

de Genoillac , tel qu'on le débris ; ils ne font qu'en plâtre 

prononce ; dérivé du Ut. Juni- i Paris , où l'on ne bâtit pas 

iiacum , dans lequel le nom autrement , â la réfcrve des fon- 

romain Junius , entre pour quel- dations qui font en mottier. Oa 

que chofe. peut comprendre ici fous le 

JHINOULIÉ, Jh'énouii, pu nom de plâtras, les gros dcliris 
i^enoic i v. l. ^ a« pi. J^viec. en moccurt 



j6 J h I 

Tous let termes fraoçoir» oa 
prefque cous 9 font téiâiik aux 
ufagcs de Paris , ou des envi- 
rons ; ces termes font U loi 
générale dont il faut fe rappro- 
cher le plus qu'il eft pottible 
dans nos Provinces ; fans trop 
blefler cependant nos ufages , 
lorfqu*ils font diffirens de ceux 
de Paris. 

JHIPIÉ ; Plâtrier : celui qui 
cuit le plâtre , celui qui l'em- 
ploie , ceux qui le châtient. La 
profeifiou des plâtriers eft ici 
trêsdiJtinâe de celle des maçons. 

JHIPIÊIRQS, ou jhiffiêtros ; 
Les plâttieres ; Se non , les 
plâtreries ; carrière d'où Ton 
tire le gypfe , & le four où on le 
cuit. Lorfque le plâtre cuit au- 
delà de vingt-quatre heures , 
ce n'eft prefque que de la terre, 
qui fait une ptife lente & fort 
snauvaife. 

JHÎPO , ou jhipou ; Un pour- 
point, au figure ; Teftomac. 
Coudouli déjà vieux difoit ; 

âou:^'é U mënufié që tûfto , 
për më fâ'tr* un jhipou dëfûjlo» 

JHÎPO ; Le jupon des hom- 
mes en ufage en France depuis 
le XII. fîecle jufqu'au ilecle der- 
nier : il pendoit de la ceinture 
aux jgenoux. C'efl encore au- 
jourd'hui dans quelques villes 
id*Icalie 9 telles que Florence & 
Bologne y l'habit de cérémonie 
des gens de robe > Avocats » 
Médecins , &c. & l'habit ordi- 
naire d'une confrairie de mar- 
chands & d'artifans de Florence 
appelé , baqqëtoni , qui ont 
retenu ce qui étoit l'habit com- 
mun à tous les états. 

Ce jupon , d'abord fimpie 
chez nous « & enfuite divifé en 
deux pour chacune àts cuifTes , 
parvint au moyen des change- 
mens que la mode y apporta , à 
former les bragonnieres 1 ou le 
très large hauc-de-chaulTes qui 
/ublKic encore parmi les payfans 
lie la Limagne d'Auvergne > ôc 



J H I 

êfifîn la culotte ; telle â peu prêt 
qu'on la porte aujourd'hui. 

Les chaulTes retroufl]^es des 
Chevaliers de l'Ordre du Saint- 
Efprit en habit de cérémonie 9 
iftiirées dans celles des daufeuri 
de corde , 6c qui ne vont l'une 
& l'autre qu'à mi-cuiiTe, for- 
ment une époque dans l'hif^ôxe 
de cet habillement. 

JHIRADOÛIRO , ou ëfcrûf- 
fadoûiro ; Un friquet ; uftendle 
de cuiiine pour retourner la fri- 
ture dans la poêle , du latin , 
girare, 

JHÎRBO ; Le gazon; motte 
de gazon. La plante graminée 
qui le produit réHfte aux plus 
fortes gelées & aux plus longues 
féchereries. Sa durée égale celle 
des arbres ) peut-être même des 
plus grands.. 

JH1R60U , en v. fr. girbon ; 
diminutif de jAlr6o ; petite motte 
de gazon. ^ 

JHIRBOULËTO, oujherîlio; 
La chanterelle : petit champi- 
gnon d'un jaune d'ochre 9 bon 
à manger ; il vient vers la fin 
d'automne. Son chapiteau gou- 
dronné & tortillé fe reftêchit 
irrégulièrement en haut ; il e(l 
légèrement ridé dans la partie 
inférieure , & ces rides ou filions 
qui caradérifent uu genre à paie 
& le diAinguent de tous les 
autres champignons , partent , 
comme d'un centre du pédicu- 
le , lequel fe confond avec le 
chapiteau. 

JHIRÔFtË ; Le girofle; & 
non , géroflc. Le clou de girofle 
eft le calice de la fleur d'un 
arbre qui croît^aux Moluques. 

JHIROUFLADO ; L'oeillet : 
fleur connue qui Cent le girofle, 
& dont les Flcuriftes multi- 
plient les variétés , de femence 
& de marcotte. Les marcottes 
en particulier agrandiflcnt le 
difquc & les pétales, d'année en 
année , des œillets qui naiflent 
doublcF. La giroflée eft une 
plante d'un genre tout différent. 
JHIROUFLIÉjUn pied d'oeillet* 

JHIROULIO i 



)HO JïLO 17 

jntaoftLlO ; CarotM fui' JHOL. Vojr, Plinu. 

irage , ou faux-checvt que Us JHQMAN : Jf^Dâit. 

fardiniett de Paris appellent 7HON JHIRA i Gç\k , jglacé. 

chéroai : plante pougcre diS^- ^HÔOU | Aocien nom dm 

^ente du cbervi. en lac* fifarunw cinquième |out dç la femaiae » 

' IHISCLA ; Glapir $ poufler 9pp«lé <Uns U (Wte« H-lhâom 

des cris aigus. C*cli riboiemenc jeudi : c'eft ^ tskpa^ que le 

patciçulter aux {eunes chiens « celtique y jhu , o« jkùu t qui 

<|ui rejouent entre eux. Es foL âgninoic le rouvc^rain des Oieii^ 

që Jht/ilo i il folâtre comme ua de l'antiquîté payesine , auquel 

}eune cliien ; (m il eft fou comme les Romains <c les Gau)pts avanc 

en brique. eux , |oifnirent le ^^fnom de 

JHlSC^A.v.l. Jeter i lancer. Pater, ou /'fcer ^ . cç .qui pro* 

Çeft de U que dérive le compoH^ dui(ic feulemenc au ^ai|aacif » 

njhîCctë. Jkùu 9 ou ^hu^^ager't le J9^roe que 

JHÎSCt A ( 0tt jhifclajfa *, San- Jupiter» oui faip au génitif» i«v<>^ 

^er qiielqu'il.n à coups de gaajkf & i reblacif » jeyer> âuu i'ad- 

16 frotter ^ le houfpilier. dicipn , p^tr, 

JHISCLAS t ou jhifçUn ; ^ Notre ;A^oi( , & U /ok » os 

gaule^KoùffineyOU jetdcHoiipc. ;«« fran^ois ^^î^tia , entreac 

^HISÇ1«£T s te loquet d'une dans la composition de bien «kl 

^orte. a. pr. : tels ro^r^ outre Pi* 

' JHiSCLËTA 9 ou caddomU j ikâou , Fanjkç^a Miotfo;ih^f, 

fermer aM loquet. Cafiet'ikôou , Barba- jk^ ^ 

JHfSCOUSj Inconftanc 9 ca« Ji^oun-jiout ^ç* .... 

pficieuf » Ce dernier 3 c'e^-à'dUe » 

JHt'fAJ' Défeté , tourmeatéi. J^o^n-jhfiaj o^ Mon jott« eft 

JHITA ; . Rendre got§t, es; l'anciçn nom du Moat lata.» Ol 

)hità» iëjfdfarfipër il doufiô^^ celui qu'on donne aa|outd'l)ut 

il Te rnettsôjt pour lui en quatre, dfns là langue v.ulgaire du pays 

JKtURÊN I ou guirên ; v. U à cette moncagae \ loquet 9oin » 

Témoin, . ^ Kf ont iovi , on rendrpic en lat* 

J^p. F^ fa jko qi dârif, (. par » jiiftf/t# icvis. L'Abbaye de 

il faut faite viç qui dure* Condat ou de St. jClaude , bicîa 

JHOAH* Y/, 1* 3^ean f & ea y*, fur cettf montagne ^ érigée de 

£f, jTobad. On dit dans les mon-, nos fours en ivëjcbé , s*|j|»pck]!ic 

tigùes d* Auvergne » fho^an (ç anc;i^nnemc;pi ^» Oyço jie JQU. 

JCApn; ^ c*eft de cette deraitré' C'td i cette même étympi^i^ 

l^a qu^ Icf Ao^ois prononcent que les Auteun tapponenc «tffS 

ce n. pc. , b a. pr. de JoinFille 9 dit f^c 

teV a. pt. Tvon & Ivan , font corri^pûôn de JouTille , ou Jfi»vM 

les 9[i$mes qup /^(UMM 4c /^nn , viZ/«. 

déguiies ^ù% Une langue éjcraa^ Ce ^ui août fait pcéCuner aut 

gete. . ' le tera^ \o^ , ou ^hofi > ne dtf» 

. JHÔfRJS î Ua Co^t , Vit badaud, ^te dy terme y^St^AK que p«r no» 

7HÔ{ïO \ ^yjMigogue (c .écolf utjb orthographe < qui en petae 
dei Juiifs. , ^. .. l'ancieaiie & vcak pcoopocta^ 

JHOCO^. Vqy, farintto. tion^ ^ que Tua ^ l'autre fa 

ïHûL ) ou jhi(d ; L'iyraie. prononçoiqat 4e méttie ; c'ait 

Vof.JkiùeLCf^nin^itiickwi^ qu'eaçore auiourd'bui ceux que 

ks poules^ eiccite les plus pÂtid^ nous avoAS ¥u s'appli^^ucc A- 
feuies 
fait. 
à elles 

ilAgc. peu propre à te»téfeate(| mémi 

Tom* II, '^ ' ' Q 




i8 ;h,o jho 

1 'des Languedociens 9, PQtre attactianc le joug fur la t&f» 

manière dé pronbncer^ ce cèroie. Au lieu de tirer par la têie , lei 

Voy. le ^vf.'ât nos remac(^ues bctuFs tirent en Italie par Iq 

iur la ctonrôniifrjA. devant des épaules y au moyen 

» JHOÏi, oajWmi/^ ; Gaule â d/un collier. . . 

fakë dei'cFalies j gaule i abattre JHOUÏ. Né podi pa jhoHÎ f 

dts noix. G^ale â battre la laine dit Une mère d'un enUint au'elU 

fur une 'daîe; On fait des cet- a ma( élevé i je ne puis le re« 

ceaux avec les plus grofTes gau- tenir , l'avoir auptês de mo.i , 

ht des taillis éc châiaigner fau- en être la maitrcOe^, Tempéchec 

Tage.' de courir & de libertlnec. 

JHOKl (y?>i); St. Jhuersy JHOÛIN'ÔMË ; Garçon, ou 

St. 'Jkuéri- Se San Jhorjki. Se: noninarié , célibataire. Es 

George. {':=!'* Jkdri , ou Jhorjki- jh6ÛiA*'ômë j il cû garçon j c'cft- 

battëyhlj^nnây '•'■ ■ à-dire » qu'il u*eli pas mariée.} 

; JHORN.'Tv h- Jour. De là, ce ^ui n'a point de. (appoc'ç à 

jouriiar-V journ.ée. .' l^^c? comme en François ))èi|tie 

•'5HOS-', cKpjhous ; V. 1. Bas \ homme : car un vieux gajrçpn t^ 




tôc en bas^ 'ifahtôt en haut. £a tion. Fa jhùuînos ; faire fête â. 

jhos y là-de^6ùs. quelqu'un. Jhouînos ; les )eux 9 

JHQUv Voy. l'att. jhôou, vers lerrfs ; les amours. 

la fin.^ ■ . JHOUKIAL , jhoukié , jfiQU- 

JHÔU , ou jhout ; Deflbiis. kiàou, Voy. Jhouc, \. ' ' 

Jhoulr&',ffo\i% le rocher. JHOUNCASj Motte, ô'utôiiffe 

JHOUBER^ i ;Mott6er , &c. defbftc. ^ ^' " 

y oy, JÙâuvér. IHOUNCADO : 'Joncbé^ 

JHOUBERTÎNOiLacîgufe*. d'herbes, jOU de fiçur* répan-' 

• JHOUC , jhàucadou , jHov,- d^ej^'à terte. à roccâfiiin , d.'ujié' 

kîùu^ Juchoir delà volaille. fettf. " \ 

JHOWA,' Parier. Dëqë vos JHOUNCADO,pu;>K«cAi/ ; 

jhouga qe , ,', que veux-tu parier Vnë fointf e Ide quelq,ue çkofc :• 

que... ou combien veux-tu ce que deux n^ains, |dfhtes 8c' 

parier ■ que « . . ; •& non , que ouvertes peuvent contenir entre 

veux-tu |oj(ièr qite... ' elles. A bêtos jhôunchâdos ^ â 

JHOUGALIOS. Voy. Cou- jointées , ou pat loiriCéeç. 

maires, ;y JHOUNCHIS *,' Joinfif ; ce qiyi. 

JHOUGHË \ Un hochet : eft bien joint : l^s planclîes d« 

]oiiet d'or ou" d'argent qu'on cette cloifou foi^t .joihiîvès. 

pend- htt 6èii: -des enfans , & Acad. , ; * ' ' " f 

dont la partie principale eft un JHOUNCHO :" Oiic arure , 

morceau 'd« tryftal, ou de Co- iflOV* attelée de làb6ut,'Ùné{^ance 

lail 9 <ius les enfans (errent dç labourage , pu ce que deg- 

avec leurs .mâchoires ; ce qut bœufs ' pciivenir^ià|)our.cr ,, pat 

charme- en' partie la douleur ex. dans une linirtinée.* tes la-^ 

3u'ilsy i-etfeiftent , lorfque Ifes- boureurs font deux attelées pâr^ 

ents font frêles ' à percer s &' joqr , ''<^u ils . àttelc^t ' deux' fois 
favori fe même la dentition. 

JHOUGNE? 
Accoupler des 
des cbevuux' [ 

loi atteler ; i la' charrue. On fur l'autre. Il faut/troôvct le 

«fcOMple 1m boeufs eï^ teuc idiht ie l*aile d'uvé^teÛlUei "Ce 

■ -'- «-'- ■■•• ; • ■' - ■" » ''^ .,M -V-* 




J H O J H O l'ft 

DTts eft cafTé aa-de{rus au joint, den , eëoucUêiro ; d*oû )*on A 

Articulation ^(l un terme d'arc, formé le mot fcanfois-paioity 

JHOUNGLAIRÈ ; Jongleur, ccrcliére, donc il faut Te fervic 

du joueur de coroemufe ou de dans le pays y comme de beau-, 

cornerl b» 1. Joculator. en v. fr. coup d*autres de cette efpece , fi 

fbnfbniaites 8c menellriers i c*é* Ton veut y être entendu. Ce Te- 

toit dans des villes , telles que rott une aâfeclation déplacée de 

Nîmes , la fymphonie écs pro- ne vouloir cin.ployer dans le., 

cieffions & des plus grandes' langage familier que des expref* 

fhes : celle fut celle qu*on fit i fions frauçoifes , avec ceux â qui, 

l'entrée du Roi Jean. Puo jo- elles feroient étrangères. 
^ulatores 9 porte le Regiflre des 11 faut dans le commerce or- * 

Archives de Nîmes » cum cor- dinaire parler à chacun fa lan- 

nâmufa & corneto iverunt anti gue , autant qu'il e(l poflîble ; 

proceffionem, fie porter même cette, attention 

C'eft iic ihounglâirë que défi- jufqu'â un cenain point dans 

^enr petn^etre jnangoula^ jkan- certains écrits qui doivent deve- . 

gouLairëf & peut-être aul{i;/r<zn.' nir publics par l'impreffion; & 

gU y tant cette muiique pa(ut cela en joignant au mot. françois^ 

être enfin de fort mauvais goât. le mot languedocien qui y ré^" 

JHOUNJHIRA ; Geler, gla- pond, fur>tout lorfque le pre- 

cer. mier ell un rerrae d'art pea 

JHOUNRIÉ1RO , & fon di- connu du commun des leâeurs. 
min ut if jhounkêirâlo ; l'un & JHOURJHÉT ; St. George ; 

l'autre n. pr. lieu couvert de un des Saints Grêleurs. • Voy. 

joncs ; une jonchere. Vacheirous. ^ * 

JHOUNKINO; Le îoûc dont JHOURNAOU ; Un journal, 

on fait 'des cordes, aes cabas, qui eft un demi<arpent , ou Ct 

&ç. & ce jonc n'eft autre que qu'un journalier qui travaille â 

lés feuilles d'une plante grami- la mare , ou âifsado ^ peut la- 

uée d'Efpagne. bourer en un jotir. Vigno de 

JHOUR , 6c en V. 1. jhorn , dés jhourttâoux ; vigne de di;c 

jhoun ; jour. Unjhour i lâoutrS journées de labour, 
noie; de deux jours l'un, ou JHOUS, jhout ^ dijhoufli' 

alternativement. A jhour falr^- fous, deffous. ' 

furie déclin du jour. Kîowrë JHOUVE , ou y^ov?; jeune. 

un jhour ^davan Pâoutrë ; Vivre JhouvS * U dit auflî réciproque-^ 

au jour la journée. ment entre le mari & la femni^e. 

JHOURBÉC; Un nigabd ? un Moun jhoûvë ; mon mari. Ma 

badaud. Bada lou jhourbec *, faire jhoûvë ; ma femme , mon époule t . . 

le pied- de grue , attendre long- 6c cette jhoâvë porte quelque-' 

temps fuf fes pieds. fois ce nom fïatreur jufqu'à ua 

JHOURGA ; Donner des coups' âge fort avancé , félon l'atifeâion 

de^aule, fangler iin coup de que fon mari lui porte, ott \ 

gaiilè. ■ " ■ ' qu'elle a pour lui des grâces. 

JHOURGHièiRO ; ^n tarllis' JHOUVËN ;. ^ U jeuneflc ,* 

à cerceaux :■ taillis de^ châtai-- cette partie de Tâge qui eft entre 

gners fauvages dont les gaiilcT Tenfance & l'âçe viril ; U jeu- ' 

fervent à faire des cerceaux , àes nelfe fe pafle bien vite. = JhoU'* 

daies â (echër les châtaignes ,.' vën ; jebnelTe , ou ceux qui.fonc ' 

dei perches pour les efpaHers,* de f^ge de dix-huit i trfcntfc ans.' 

dés lates ou efçotes pour relier Toute la jèupeCTe de. telle pa-^ 

la ba(T« futaille. ro^de tire au fort' pour la milice.' 

Ces taillis; & non, izWh', Cap de jhouvën ; chef de U' 

iôût auifl appelés en Ungutde- -jeiineCc* C^ titre étoit c9Maà* 

Cij 



19 J H t; J H u 

chex lei ancîAi Rofûahil Tool iLt^ORA^ Vn \\itàn, Jco*é 

\é nom de { Prineeps juvektuûs* ) foun jhura\ c*e(k fon jutoo or<* 

7H0UVËNET » jkouvëneto i dioaiic Venrre St. Gris , écoic 1« 

éhblainl f dt jhouvë i Foit f^eune« juron de Henri IV; par U Pâ* 

extrèmemenc )eune. que-bieu « celui de Louis XF. 

JHtJC } Suc. Jhucà jt futefi Les B. les F. icribes faVocis de 

JHVthfJkol^ ou jhioli i'i- la vile populace, ou de ceux 

vrôie , |>r. ivuie : plaace gra* qui eu ont eu l*éducacion fie qui 

«ninée donc on a foin de purger en retiennent les feutiinens ^ font 

un chanïp à bled* Lorfque le plutôt des ternies obfceues que 

gi^ain qu'elle produit ^e trouve dts )urons« 

mêlé en trop gtande quantité JHURA| Dire des mots ob« 

avec le bled , le pain qu'on ett fcenes. s=: Juter. Jhuré Dîous é 

laie caufé des étourdiflctnehs 6c diables ; il jura Dieu & fa foi ^ 

Une espèce d'ivireiTe. On Tappelle ou il jura Tes grands Dieux, 

sizanie fcn termes d'Écriture* Jhura davan tous jhûjhës i prêter 

(aiiKet en b. br. UL en celtique ferment en iuftice » jurer l)it let. 

^e//e. Saints Évangiles. 

JHU^A J Interdit , dccon- JHUSCLO. Voy. Shinoûfclo. 

ttrté, ftupéfait» pétrifié. mijSCtOS. Voy. Jhûlios, 

JHUJHARIÉ. V, l Jurifdîc- 3 HUSSI EU X , ou /*«/«««*; Vi 

tton. ^ 1. les Juifs. Ils avotent au qua* 

JHUtI AJHË t te geohge , ou torzieme liecle des Synagogues 

Iç droit de geote » ce qu^on paie dans les plus petites villes d« 

âli coller pour l'entrée & pour notre Province. Ils y portoient 

H fortie d*une prifon. fur leur habit une marque pour 

JfiULtÉ , jkiUUifo i geôlier i éxre reconnus , comme on les 

llèolicre « où concierge d'une y oblige encore dans les États du 

Î;êolc, ou ^rffon. pr. jolier» }o- Pape 

iere, joie» Jplage. Le guiche- Éfiablëm që Jku$cuk in abitê 

tier e/l le vàlet ou geôlier , ou di vifiir Jiâou mamfifl é qëls Uu 

du conclei'ge* ^ guiràmën fiaou counëeuts de cëli 

JHULIOS i jhouUas% ou jhâp- qcls vêiran^ Coft* d'Jl. 

fliU} loûgcs de joug : longues JUSTA J Jouter. Jhifiâirë ^ 

lâTiieres de cuir, 6u courroies jouteur, jhùftô) Joute« 

avec quoi on attache le joug JHUSTÎCIOS , ou falâdo ) 

lut la têtà des boeufs* en lat« fourches patibulaires » piliers ou 

pigatiak poteaux de juftice $ la juftice d'un 

JHUMÊRt. Voy. JbimêrL Seigneur. Ce Seigneur a tant de 

^ICtNË ; te jeûne , ou abfti- poteaux â fa fuftice. Les exécu* 

ftience. Ces mots^ci 9 je jeûne » tions fe faifoient aficienncmenc 

fc fViis 4 feun , un jeuneuc « dans Ces mêmes endroits , hori 

dbtvent être ptrononcés comme, des villes , S(. fur un lieu élevée 

jùne, lui) t juneur : c*e(l par U JHiJTAR.IÉ \ Juiverie , ou 

qvi'bn dîftingue le premier de quartier des juifs. := Synagogue « 

ces dieux ipots d'avec jeune en QU:Ueu.dc lej*rs aifcmbiêes rcli- 

iac. JuvenU • qù'U faut pronoh- gieu^es. en v* fr« juffiéne ; \uî* 

ccr copnme $1 eft écrit , & donc i^rie. 

la vofclle eu eft brève ; tandis JHUZIZl » ou jhuqh, v. l \u* 

2u%1^e é^ longue dans un jour getnent. b. 1. juiffiitm. On difoit 

e. jeûne , comme dans jeûneur, aufli , jut(î & jutfe en v. fr. du 

JFh lou jhuni dH la câbro ;' ieû* douzième ^ecle i temps où cette 

ber emre la mie & la. cioflre t )angue fe formoir ik n'avoit en* 

yu ne pa$ jcûncc du tout, ft* çoix xicn de Hre» 

tV«l. ' pëfëndër pHr btùalU , për 



J H U J H tJ if 

ihitfifi di fer câout é tPdiga ; fe 1 f!eut dVtu , il écoit réputé in* 

purger par l'épreuve du fer chaud nocenc , & avolc gagné ; s*il 

& celle de l*eau i ce qu'on ap- éoFonçoit au conrtaire y il étotf 

pf loic le )ugemenc de bieu , en, convaincu par cela même d'ccre 

ufage cbet nous dans ces fiecld un parjure. 

de barbarie. ^ Il n*y a pas long- temps ^uc 

On peut voir i Tartide Rflio , l^s nouvelles publiques parloienc. 

comment (t faifoit Tépreuve djx d'un Napolitain qui ne pouvoic 

fer chaud» Celui qui devoit fubir enfoncer dans Teau , i rooinf 

celle de l*cau « écoit ^eté pieds qu'il ne s'atcackât un grand 

Bc poings lies dans cet clément : poids : cet homme auroit ton- 

s'il furnageoit & qu'il demeura )oursgagDéàce|ugementdeDieu* 

^ MU. Il ■■Ml II.IUII. IIIIIIUJII.M > un ■ ■ J. ■ — ^ 

K 

K A I K I C 

^ o O s voulions retctncher huile fur laquelle on empile !• 

Cette lettre de notte alphabet « marc d'olives contenu dans des 

comme étriâgere & pouvant être cabas , & d'od i'boile exprimée 

fupplêée pAr ia lettre Q : il a va fe rendre dans la cuve mêlc« 

fallu céder aux raifons de quel* avec de l'eau chaude f qui a fetri 

ques perfonnes qui fe font dé- à la détacher êc à l'entraîner, 

clarées pour elle. Nout avont. KÊIRADO. Voy. Bidoûrli» 

pris un tempérament en confer- KÈKËJHA ; Bégayer, 

vaut la lettre Q dans les mots KËNTtNO ; Grande bouteille 

languedociens où elle vient na- de verre de forme cylindrique » 

turellement par le rapport qu'ils qui diffère par U des dames* 

CHK avec les mots françois dont (eannes ; 6c non , cantine. 

cette confonnc fait partie : tek Une cantine en fr. eft un petit 

fofitf pat ex. qit dë^B^qatri^ coffre divilié en plufieurs cellules 

ftcc. dans lef.'^jels nous avons pour y encaidèc des bouteilles 

omis Vu qu'on joint à cette con- qu'on veut tran(]porter. Les can«- 

fonna fatis le prononcer ; 6L cela « lines de cheval fom deux boîtet 

pour nous conformer i la règle oui tiennent en{bmble , & qui 

ojisnous nous Tommes preCcric, de fervent de m£mt â tranfportec 

iupprimec les lettres qu'on ne des bouteilles, eo ilal. comoul ; 

pjronoace pas à l'égard des an- la cave* 

très mots où la lettre Q n'étoit KIALA ; Glapir, le tenard & 

ptâs d'une auA grande conve- le lapin giapiOent > & le chien 

sance , nous loi avons fiibfticué qti'pn frappe crie s kiâlo» 

la confaone grecque & , qui a le KIALA IRt »* Criard. 

aén]|e fon. KICH A } Pteffer , ferrer « pouf* 

KAILA» on kUUt , ehdila f ou Cet, KichéU Icu èSroul; pouffei 

€heUa t & leurs diminutiis kit- le verrou. 

iit & chêiladit. û. pr. dont la KICHADO ; Une Cent, l'ac* 

Signification eft aiTez incertaÎBe* tion de ferrer. 4i m unù héno 

Voy. CâUa^ Voyez aaffi ce que kichâdo ) f'al édtmemtm preffè 

nous avons dit au foiet des n. cHt ferré, 

pr. vers la fin du difc. ptéli* KICHË ; VettM plat, avec 

nin^ire. (é$ cramponi pbcê en tra- 

KAIRâDO ; La hoche • oa ven d'une jporte. = Verrou â 

plutôt la maie d'un preflair â queue place yerticatement à «n 



12 K I N Kl 6 

des vahcaux d'une porte pour tharijia , cythtra j cycle > cycîj- 

\t fixer en haut & en bas. t=: pe^ cylindre» &c. cernies dan^ 

Le bouton d* on pêne de ferrure, le cas des précédcns ; c'eft-à- 

Guichec en fr. (ignifie autre dire , latinifés ou fraoctfés par 

choie. Voy. Pounanel. dei terminaifons différentes. 

KICHO-KICHOU , ou pico- On fait d'excellent cynorho- 

talous ; jeu d'attrape parmi* 1er don â Mêirueis & â Valeraugue , 

écoliers , donc l'un dit i un de au Diocefe d'Alais , où Ton ferc 

fes camarades qu'il fait une ni- â table comme une marinelade 

chée de kîcho-kichous : celui-ci ordinaire } ce qui n'eft réputé 

qui ne fe doute de rien prête ailleurs que comme une drogue 

le dos au dénicheur pour l'aider médicinale aftringente. 
à grimper à la prétendue ni- KINCA ; Souffler, ouvrir la 

chee y & pour fa complaii'ance » bouche. = Murmurer. N^âou-, 

il c(ï régalé de quelques coups ^avo pa kinca y iln'ofoit fouf- 

de pieds ou de talons fur les fler } ou dire le moindre mot ; 

épaules. \\ n'ofoit Tonner mot» ni ouvrir 

KIKIRIKI ; Le coquerîcot des la bouche. ^ ^ 

cochets , ou jeuneis coqs. KINCARLÔTOS; Des haricot» 

FkINA > Le quin-quina ; 8c bariolés. - 
non , le qoina : écorce d'un ar^ KXNKË ; De la fareur ; le. 

bre de ce nom qui croie au plus étroit des rubans aptes la 

Pérou. Oo conooîc fa vertu pour nompareilLe : petit ruban de 

les irevres d'accès , Ce pour ar- couleur , ttès-étroit , pour les 

rêter les progrès de la gangreue, %nets des livres, pr. finec. en b. 

lorfque cette écorce n'dfl ni br. kindéres ; aflfiquet. 
vieille •, ni éventée; KINKÈIREL i Le croupion. 

. KINARODON i Du Cynorro- KINSOU , ou pinfar ; un piiï- 

don ; & non , kinorodon , parce Ton : oifeau du genre & de la 

que c'efl l'ufage le plus ordi- taille des nK>ineaux. Il a le ventre 

liaire d'écrire & de prononcer fie la gc/t-ge bais, ou foupc de 

cynorrodony Se en fécond lieu» lait, le dos brun-verdâtre , dix- 

parce que cet ufage td conforme huit pennes au vol , bordées eX' 

.à la façon de prononcer en fran- tétieurement de jaune, 
çois tous ^s mots dérivés du KIÔCHO.^Vo^. Cuiécho, 
grec, de cet efpece : tels foiit les KiORASSAlRÈ ; v. 1. CoP' 

mots cynoglofle» cynique, cy- roye^ur. 

nocéphale , cynofure j mots comr KÎOU ; L'anus , le derrière, 
pofés du grec, dont la première. A p6ou de n'éga për kîotf. \ il a 
partie» favoir kunoSy oukynoSf' peur de s'emboiurber. On le die 
iigniB;» chien ^ ^mme dans no- des perfonnes timides, itréfo- 
tre kinarodon; il eft tout natu- lues, qui ne voyant que des 
rel qu'elle fe rende en fr. dans difficultés , n'ofent tien entre- 
ce mot-ci par cyne , comme dans prendre » des poules mouillées. = 
les autres; & que- de même Lous miôous lévou lou kîou^ 
qu'on dit « pat ex. cynogloife les mulets font fu|ets à ^Vf^* 
fie cynocéphale, oui fignineot^ P^ou rëgardo coumo se fon iêro 
langue de chien fie tête de chien» toumba d*âou kîau ; il vous re- 
0J1 dife auâyi y cynorhodon , qui garde de haut eu bas , eommc 
fignidc toCe. de chien; fie non, ce qu'on ramaife dan^.lcâ rues, 
Jcmo^odon : ce qui feroit une on comme û on le'uL en devoir 
exception contre toutes les re- de refte.. 

gles , de ihêgne que dans les KÎOU-FRKGA ; Remuer fa«s 
mots grecs fui vans , cyanus ;■ ceiTe avec l'incommodité de& 
cyathuSf çydariSi cytijus , cy^ autres. 



KIT KIT zj 

•IwiOU-PLOUMÀ ; Cu-pcU- : meM de poliçon compoft d'une 

fobriqiiet que le peuple donne i chaflc ou morceau dc^ ter recour^ 

TcCpece dç..£i)£e appelé guéoon. bé , auquel é(l foûdee une lanr 

fcfpece de eaUofites qu'il a aupp guette de fil de fer coudée , qui 

fçfles ,. il les porte en naiflant , Tait des vibrations fonores , tnaâ 

Se ellèi ne' font point formées fourdes > lorfqu*on tient la chaCe 

part'urageoi^ilelldesUireoic fut eucre les dents, & qu'on piper 

çei parties. par le bout la languette. 

' KISSÔU i Un importuc. = Une guiiarre , ouvrage 4e lu- 

XJn àrtïfon. Voy. Coafou,. tier , eit un inAtument à cordel 

KUspV^kT.Woy.Coufounat, dont le manche cf^ (pudé.: il 

KlTARp i . Une trompe à la- a' jufqu*à dix cordes quton pince 

^uàis ; & non > guitarte ; inUrii- avec les doigts. 



«= 



L 



_^L , Aibûantif fémioki. Une lufter; au lieudc. vxr illuftriu 
grande el. Il arrive même, que ceuk qui 

Cette lettre efl muette dans évitent ce défaut 9 tombent dant 
fourcil, pecfîl, chenil , couttil , un. autre qui n*eft pas moint 
baril > nombril 9 outil , fufil y cepréhenûble ; favotr , de: çhs^- 
gtil , gen(il^ 6cc. ger une des .«/^ doubles en ua 

^ile èft mueice auffi dans» il« er « ou r , & de prononcer pac ^ 
ils., lorfqiie ces pronoms font ex. ces mots latins > ille t Ula ^ 
fuivis 4*^0. mqt qui commence illud ; comme irlt ^ irla , irludw 
p^ar une '.çon>(f>nne. . Ainfi dans. Il eft vrai q«e'c*eft..qudlqae-s 
ii parle, ils parlent 9 on pror. Co» par . un déiaûc. itréiiflible 
z»onc(; i parle.j i parle. Elle- eft d*organtf qui ne fe corrige pas :; 
même. muette dans, ils,,, fuivi, tel.étoit celui d'ui; Prédicateur. 
<|'un root, qui commence par une> qui parlant . de U'iiteaspêce quei 
Toyçlle...,Aji^ pn prononce -9 <ilft- N: S. appaifa par une parole » 
â^çieç^ , ÇQ9>Qi^ «.i-z-aim'ê ,: ou die de La meilleurefoi.dù monde, 
i-^-éna,'. . .; ; : il' commanda à U mer,, >& il 

.^atfi"C*c(V qne ..faute de ne: fe. fit . un graad-Carme '^ il 
pa« faire. iqnper V.l lorfou^elle comptoir dire ^'Ieloa«^uc«*ti|ipA-: 
' cïl .nipuMlée ; comme dans , rcnce ,.iai graiidxàlaaek' 
(uùJjb »';ni;^Ule , ^illaçd » .Cor- On voit dans les pluiandens. 
neille , &c. qu'on prononce, manufcrits languedociens , une 
mal à propos ^-Cf>rome:>paio » orthographe particulière donc on 
maie^yieirar , Cprnéie, &c. j ' écoit convenu pour mouiller VI, 

C'çfï.ei une autre aiTez ordi- qui confiAoii^ri faire fuvvre cette 
nàic^, ajvr Provençaux de cban- lextre d'iKie.^ , Càta y joindre 
g;ec Une >4e..deiiK ^doubles «n^ y la voyelle f, quoiqu'on la fie 
d^s jes^Q^, tels que, rillucM-t fpnoer dans la prononciation-.^ 
natiqn^ illégitime., îlluAre. Sec,' ç'ef\ ainiî. qu'on écrtvoit, «/Ay 
& de.pcononccc , i^Iuminapon , ; falha , r^valhos-y ovclha ,. nialha 
inlégiti^ç^, .înluftrc , &c , &, nigra 9 «c bien d'autres.dont oa 
C:^ft f*i«5 m^ noi flLpis. de U » déjà vu des exemples ,& donc 
première & de la féconde racft.. on ei^ verra encore. dans nog 
j^i^mpagMeoc quelquefois leer articles t.orihographe qui ne fub- 
U^àwt'fit CCS mou ; v^ hç,. (Ae plue que dans les Q* 'pr;.iclf • 



s 



M L A B LAD 

4)Qe Tfoulkasj yërdëlhan^ VH* LAC. v. 1. Pteflblr, oa maie 

ÈûLhac ; Salhin , Pâoulhae , de prévoir. 

iCrifulho^ lapilhon , &c. qu*oa LAÇA (si); Se Tatitrier dans 

|>roiionce » Traulias 9 Fitdë^ un bourbjerj dans une marre. 

iian, Fëntallûc ^ tcc. Les geni LACHADO. Voy. ^i^j/^t/o. 

lenfés qui portent ces noms , LACHÊIRO ; Qui a du laiC 

ont été d'autant plus jaloux de Kacb lachiiro ; vac^ie à lait, 

tetenir cette ancienne ortbo<^ LACRÈlKOV^lachëtoJachajjfbm 

Xr^phe » que les altérations flc/atAf^oi; Le Iaitron,leUceron; 

cu*iU s'y feroienc permifes pour laitue fauvage; dérivé de t(tck ; 

ù rapprocher dU François au- lait ; cette plante fie tputes celles 

voient pu donner des atteintes â de ce genre font laiteufes. C*eft 

leurs propriétés , fie devenir de là qu'dlef tiennent leurs noms 

matière à procès. languedociens , François & latins^ 

Cette onhoeraphe tu refte » LACHEN i Cochon de lait ^ 

^our mouiller r*/ , étoit audi peu ou jeune pourceau « du Ut. 

naturelle que celle qui e(l ulitée en UnUaneus^ 

françois» pour certains mots «tels LACHËTO , ou lachughëto : 

que hlle, famille ^&c. qu'il Feroit EFpece de valériane à Feuille de 

plus (impie & moins Fujec â équi- lin. ^ 

Yoqued'ecrhe, cbmmé^ filte » Fa^ LADi^A. r. L Largeur. 

«Mie; c'tfft-â-dite, en mettant uni LADRE, n. pr. Sën Ladre % 

«prés une Feule l^ te nz FaîFanc 9t« Lazare. 

3u'une dipbtbongue des deux LADRE ; Ladre , ou lépreux, 

emîeret voycllM ^ , aiis qu'on Xr» Upre a'cft pas une maladie 

ne prononça jtes « comme on Iç différente de la iodretié. Le nom 

Ârôit^fl fraoçots , Êunili<e , en de Lad» ticm de la proflobcia- 

lepafanc cefr voyelles qui de^ tion de Laiare ^ ««u St. Lazare % 

irroient ^r» jointes en une vraie Patron des lépreux « qu'on pto- 

dipbchongue. Vov. Malia, uooçoit 8t. Lafte « S(. Lagte > ic 

Pour mouillée VI en François « enfin St. Ladre, 

il Faut liéceâairemeni prononcer La eompadion qu*on av0!C 

comme ncTUs , mais Foiblement ^ pour Us infortunés attaqués de 

itosdtpbt^oogues âiyêif^,êûl cette hottible maladie « nt auiti 

9l Ail U ainfi dans , bouilli , appeler les iéptcùk « ntifeili , 

par ex. Il Faut pronofi^ei oocfc ou pauvret malbettteux. Ue là 

diphibongue éài comme nou» là» les noms en, v. Fr. mefel V ^^^ 

pronpnçoDt . daat pûitë 9 boûi' ziaux ; U méfFeUS , & ta maUdie 

ftf#i >6cc». Voy. PWi^. miFeliede; ce qu'on nedifohr,' 

LA,QuUck^ Laie. Carpo d» Fuivaat \ii' Aûdefts Auieurs . 

■lm\ carpe laiiée* qtit de la iépr«. Voy* MûUûu- 

XA , ou UUh de pAio. Voy. tiiitéé* 

PëbërM. LAD&fJHit | U ladretié , ou 

LABA8SI y GiHlée. d la hafis^^ lèpre des Arabes. Vclti dit qu'elle 

à Féaux. Voy. Rtma/kdo, ' • étdic tfès^conimud^ en France 

LABÎSCH. Vày» Ga$ifin. vtu \t milieu du VlII. fiede 

LABËTS c Alors. FaiB' le règne de Pépin êc long- 

• LABDURIVO (r^) ,* r. h teMpa avanc les C^tiifades 8c 

Terre Ubourable / pu prirtf d Ici CioifîÉs qu'on irbit èommu« 

fitre labourée 9 pr^ipre A poru< németif avoir apporté les ptemiert 

du grain, ac Champ en cultu-» cftite maladie en France , oà 

re • terre en labour £c qui D*e(t- eUe k di(]t^aru depuis enviton t6» 

point en Friche ; U non , itxU aM» 

laboutive Formé df U b. Ut. iADRlm£i ^^ Udretie des 

lêhrivmnt fo^CHUi. yof. Oréino éë pàt. 

LAGAGNO; 



LAI L A l 1$ 

LAGÂGNO ; L'ophcatmie ; Urroji. On appelle aufll lauoK 
aaaladie des yeux. = Chaffie. eo cermei de Relieur , le FesiU 
Voy. Parpel, s= Lagâgno, Voy. let d'un livre qui n*a pas ècf 
Jhinoùfclo. rogné. Bc le larron d'un cierge 

LA6AGN0US. Voy. parpe- allumé eft un brin du lumigoon. 
ious. tombé dans le fof er ou bâtiinec 

LAGAINO ; Le piiTenlic. =r de là cire qui la faic couler. 
La renoncule des prés : plantes Li dias dtl Senhor avënran ci 
l'une & l'autre à fleur jaune» lilairBiy.U Le jour du Seigneur 
mais de diSereuc genre. arrivera comme un voleur. 

LAGAST. Voy. RB^i, LÂIKIS , ou litris s v. i. Champ 

LAGHI ; Chagrin , inquiétu- en friche, b. lai. Urris, 
de. ai de Ughu ; j'ai du cba- LÂlRONICl } Vol , ou chofa 
grin. ^ Aeo dûro dlàghi ; cela voléc|. 

dure (i fore qu*on n'en voit LAISSA ; LaiiTfcr. Kas ptt 
]amais la fin & qu'on s'ennuie , vUni ? lâijjo t*gn ; tu ne veui^ 
pour ainfi dire i de le voir durer, pas venir > demeure » ou tu peux 
Érbo d'âou Ujhi ; le mirthe du relier. ' T*in UîffAras \ tu ferai 
chapeau de fleurs des nouvelles comme tu l'entetidras. N*QU.yoâ 
mariées , pour qui le mariage eft pa ? lâijjh t'en \ tu ne te veux 
un état de peine , ou au moins pas e tu n'as qu'à le laifler » oii 
de foud. lou laghi di lasfébrës» tu t'en pafletas. Qg s* en Uifii i 
Voy. Ratigas. qu*il s*accommude , qu'il fafle 

LAGNA (iéf) ; Se plaindre » comme il lui plaira « c'eft foa 
fc lajpaenter. en iul. lagnarfi, ^ affaire , à la bonne heure. 

LÂGNO ', Plainte « chagrin. On prend quelque tour ap^ 
Fa vint lalâgno ; faire inquiéter, prochant de ceux que nous ve- 
LAGOÛSSO ; Courbature : nous de donner , pour rendra 
lafCtude «douloureufe. ces façons de parler « plutôt que 

I.AGR.ËMO; Larme. =: £tf- de traduire littéralemenc par » 
ffrëmo « ou édagrimo ; larme de lalfle t'en > tu t'en laifleras, 6ec. 
Job : plante dont les coques qui font autant de gafconifmes. 
* fervenr à faire des chapelets. rdau pa s*ën lâiffa për aco i 

LAI A CAOUZA. v. I. Cbofe il ne faut pas s'en priver pouc 
impure. L'unha ora no maniei cela ; ou bien , à cela ne tienne. 
câoufa laia ; |e n'ai rien mangé LâifTo m\fta ; Uifle-moi. Soûi 
d'impur. tou plë de lâiffo m'ifta f j'ai de 

LAIAT 'y Lafté , ennuyé. l'humeur 9 de l'inquiétude. Oa 

LÂIDA , féminin dfi lait ; v. fi c'cft indifpofitioh di^porpsi 
1; Honteux. Es lâida eâoura en }e me fens tout mal-baii» je 
dëT[ir ; ( turpe eft dicere, ) Lâida fuis )e né fais comment. Lâ'^fiën 
câoufa d la femna parlar d la aco-^i fâj^ ; brifons là-deflus. 
Cléia i c'eft contre la bienséance LAISSADO . lâifada } v. 1. 
am les femmes parlent dans Séparé , renvoyé. Co la finagoga 
rÉglife. fo Idifada ; quand l'aflemblée fu^ 

LAlË y Chagrin. Ëmblidtm renvoyée.^ 

û^il laii ; oubHons ce chagrin. LAISSëTO ! Hélas ! 

LATË. V. 1. Laïque. LAISSO ; . Tablette , on plan« 

L^ÎN ; Lâ-dedans. che pour y mettre deCfus quel« 

LAIRA. V. 1. Triftefle. Pro que jhofc. I 

lâira; ipra triftitia.) LAIT , Idido* LAit ga^àn, l 

LAIRAN ; Cornue , banneau , gain fbrdide. Për ^ras de. fait 

^aveite.Voy. Sëmâou, ga^an i {turpis lucrt.gratiaÀ^ 

' LAIRÈ ; Larron. Lou lâirë tâit abii i hxbU malpropre lq 

fâi lou pràirë \ Toccafion fait le terme fc. laii paroU avoir k\k 

Tome IL D 



16 L AU L A M 

IbrmjS ^c i Mir. ' ctiârpenterie font des pièces èe 

LAÎZADO. V. 1. Souillé. Na bois de Tciage qui fervenc à 

tfftrara in léi alcuna câou^a lai- foutenir un parquet » ou les aifl 

^âda ; rien de fouillé nV entre- d'un plancher é 

ta. Ab lês fëmnas no Jo cffem' LAMBRO. Voy. Sounglëe, 

iéi^adi ) {cum mulicrîbus Aon LAMBRUSCA ; Grappiller* 

Jknt' toirupiinafi. ) Ldi^adas fo Lambrufcâirë ; grappilleur. 

Usùe/Tasy {inquinatje funt men' LAMBRÛSCO ; Une lainbru* 

'^*X . ^^^ ' vigne fauvage , & fet 

LAIZAMËNS. V. 1. So\iillures. grappes qui mûrifTent tard Se 

i^^amëns de las imaiës ; fouil* qui font un bon mets pour les 

lure^ des Idoles. grives > les merles, lesmauvis, 

LaIZAR ; Souiller) infeâer. &c. Il y aune efpece de lam- 

Màniar ab mat no lavats no ldi:^a bruche qui vient dans les haies ^ 

tome i l'homnle ne devient dont les fleurs coulent conftam- 

point impur , pour avoir mangé ment vers la St. lean , & ne 

Avant d*avoir lavé Tes mains. No prodoifent abfolument rien. 

êntréro en prëbofiat j që no fojjh Les grappes de la vigne fran- 

lâi^adi ; ils n'entrèrent point che le prefoue tous les autre» 

dans le prétoire , de peur de de- fruits ont été dans le cas de la 

yttAtXm'^utt, âouiatsé ëntëndtts lambruche « petits » retraits, & 

ùco që intra për la boca no lâivia d*un goût revêche ; la culture 9 

tome ; mâu aco qc êU de la & fur- tout la greffe « en les 

hocalâi^atômë, amenant par degrés au point de 

LÀ^HESSA 9 o lageffa ; v. 1. perfeâion où nous les voyons» 

Tache , corruption ) impureté, femblent les avoir fait changer 

Las Idjkejfas dn mon ; la corrup- de nature, 

tion du monde. Tota lajhejfa , Il croît en Amérique une vigne 

c avàra^a no fia nomnada ë vos > fauvage à feuille d'abutilon ^ 

( omnis immunditia , . aut ayari- dont les farmens font remplis 

tia ne nominttur in vobis» ) No d'une fève û abondante , que les 

veian la' lajhejfa di lui ; qu'ils Boucaniers pour fe défaltérer ne 

Ae voient point fa turpitude. font qu*eu rompre un farment Se 

LA JHOUS ; Là-bas. dVn por^ter le bout à la bouche. 

LÀ -LES; Là où vous êtes; LAMFRI ; Vagabond. 

(iZ/iVr.) ZAM^A tUoufa,glouca. Voy, 

LALEZISCAR. v. 1. ifordef- Élîoufa. 

être,) LAMPJÊT > Éclair. Voyes 

LALLÊRO ; Jote , divertiffe'- Éliâou, 

ment. Fa lallero; Ce divertir, LAMÏPOÛRDO ; Tête de 

en v. fr. s*ébaudir. . glouteron, oudebardane, que 

LALO.v. 1. (^pradium.) De les poliçons jetent aux cheveur 

tiûftatàlo} Xjuxta pnedium*) & aux habits des paffahs. Les 

L^MBR£C«ig^o«>/^M.Voy. petits crochets par où les fe* 

Êliâou, mences de cette plante fe prcn- 

LAMBOÛRDO ; L^ .maiTc-r nent au poil des animaux , font 
jd'eau : plante a()uatique remar- un des moyens que TAuteur de 
quable pat un cylindre brun, de la Nature a ménagé dans le glou- 
bourre & de fes graines', qu'elle teroft pour répandre au loin fcs fe- 
potti! au haut d'une longue .rige , mences. On peut foopçonner des 
tommé trne mafTue. Ses longues fins pareilles dans la forme & la 
feuilles épaifTcs & fpbngie^fcs difpofition des parties des plan- 
fervent à fempâiller les cbaîfes. tes , dont aucune ne fauroic 
en lat. typha. èite Tcffet^du bazard. 
■ les lambourdes en lêrmc» 4U J^AMPRJtZO j L« lamproie qui 



• w • I 



LAN LAN x7. 

tefTeinble un peu à l'anguille. On fefte ^cailleux qui foulé eb 'cot-=' 

la pêche à la ligue pré» des mou- nec une -feuHle de vigne jpotit ' /j 

lins, des atcbes des ponts, &c. pondte Tes aufs en dedans;, K^ 

Elle a le cou percé de deux côtés a- euToin de tordre ou dé-tnl]»- 

de plufieurs trous qui paroifTent cher la queue delà feuillçvqttf' 

être Torgane appelé ouie dans ne manque pas de -ftebet'fl^ 

les poilTb/is ordinaires. d'être pendante ; ce qut.p^dcotcr* 

LANÂDO; Récolte de la â Tes ctufs un logement fie .à 

laine. Tabri de la pluie. "A 

LANCËJFj[A; Élancer. Moun LANFIÉJHA ; Traciflcr. VtffjT. 

de mi lance jho; le doigt m'é- Pitoiffiëjha, 

lance , ou j*y fcns des élance- LANFIO ; Tracaflciic. Vûf. 

mens douloureux. Pëtâfio. • - '^•'' 

LANCËJHADO , ou lancina- LANf IQS ; Simagréét , »!•. 

do i élancement , douleur vive gnardtfes' afieâées. 

comme des coups de lancette » LANGHl'i bu Vatédiâl s>en-^ 

qui Te fait fentir d'un moment nuyeï , s'impatienter ;-6e^ nodS' 

a Tauire à la tête ou à une apof- languir. Lanf^hifsiaict ; je t^'^^\ 

tume , qui caufe un teiitemenc nuie bien ici. Si garda djf'ldk*'^ 

d*arcere femblable i celui du gfii'i- fe défénnuyer^, s*irmurçr» 

pouls. Sinti de lancëjhados i je Langkifië de- wu vélif é' ; il ' me . 

fens des élancemeus à la tête , tarde de vous voir. Lûngfûfsë'' 

au bras» &c. & non 9 à ma aë^ foundë) \t Céche cfennttt« 

tcce 9 &c;. )e m'ennuie â périr, tanghis dt 

XANCÊTO; Le va- 8c- vient /otfrw «/^pri^ow; il lui tarde 'dé;'! 

des tours â filer ou à tirer la &c. 6c non , il languit : car- mal^ 

ibie .* cet inilrument dillribue gré les exemples contraires c^u'on' 

également la foie ou le brin dans trouve dans quelques Autbuti dti^ 

toute la largeur de Técheveau , derniet fiecte, languir (îgnifiè'^ 

& Tempêche de s'appliquer deux être dans ua état de .langueur ^ 

fois de fuite au ^ême endroit : ou d'infirmité ; c'eft être cofi- 

ce qui l'y feroit àoller & eau- fumé peu à pçu par quelque dé'« ' 

feroic du déchet au dévidage, rangement qui abat les forces i 

Voy. Mot iUjhë, ce qui s'applique aux plantef 

L'ANCIZO» 6c fod diminu- comme aux animaux, il y a oi^' 

tif l*ancifôla, n. pr. lequel fé- pendant dçs langueurs agréïblcTsi? 

paré de l'article, fait ancqOf telle éroit' celle de Madathé-da ' 

qu'on a dit originairement d'un Sévigné, qui difoit à' fa fîlle'; 

rocher , ou d'un terrain coupé je languis dans cet efpoir chat* ' 

à pic pour y faire un palTage. mant. 

du lat. incifus ; coupé. Languir; dgnlfie encore 't ' clt^"- 

LANDA isë)i Fainéanter» teiidre trop îong-tempt aprdr I 

être à ne rien faire. =s Landa, quelque cbofe. Exemples r fa . 

Voy. Alanda, première partie de ce livre w' 

LANDINIÊIRO^ te linteau Paru, on ne languira pas aprèe "> 

d'une porte. Woy» Lëndas» l6a -autres | allez la vofr y |e 

LANOÔRO, ou landrairë i vous attends , ne me fakes paa ' 

fainéant , batteur de pavé. languir. On dit encore 9 languir* 

LANDRA ; Battre le pavé. dans une prifon ; donndt-lul ' 

LANOÛRO; Souffrance. cela 9 ne le faites pas languir | * 

L A N Ë J H A , Una ; garnir , ce patient a langui douze hcutef • 

couvrir de laine , tirer le poil fur la roue. 

du drap , le faire venir. - LANGM1 ; Souhaité, défiré. ' 

LANFAROU '9 Le charanfon Dijhâou lou pu Uuighi } }ettdi 

vcfd , celui de la vigne s ia- le plut défirè. 

Dij 



i8 L A O L A O 

'^LANGHITÙDÔ « ianghimU , dernfer i l*acquiii!ion d'un M 

^ .^Çgl^fi^i ennui , dS&t, im- ou d'un domaine dans la mou- 

plitiqqçç. ta langhitâdo à^âou vance du Seigneur ; & c*efl en- 

mrx^ y. appelée noftalgiej. qui y- core le fens des lods d'aujoui- 

lor(iQU*elle . eft pottée au point d*huj. 

dteiçténoer le malade » n'a pas LAOUPIO ; n. pr. & v. !• 

dftWeUleur remède qub de lui roît pour fe mettre â couvert 

pkrocurer ce qu'il défîre > ou le de 1^ plui<;. Voyr. Souple, 

ritour di-ns fa patrie^ La lan- LAOUQÈTO ; La loche , petit 

ghieà'do m'arâpo; Tennui me. poilTtpn de rivière. Voy. Z,ico. 

p/^l j?H mq faific. LAOURA; Labourer à la 

' Prononcex les temps' du verbe, charrue. q= Lâourairë ; labou- 

€^n^tt , tomme s'ils étoient reur. 

écrits ainfi : )e m'ennui ie^ ru Le terme fraoçoîs labourée 

tZf |Hiui-id8 , eiinui-iant , ennui- n'eil pas alFeâé exclufivemeDt au 

feux f écc. & non « je m'ennu-ie ^ labour à la charrue 9 comme Vcd 

tti^jtlenfm je» , ennu-ieu:t^ ennu- le languedocien lâourai car on 

i|i}C„ 6cc. ce qui eu la pro- dit jabourer i la bêcfae , an 

nQP.cîfitioi) conrance de quelques louchet , à la maille , &c. c*e[l 

caotons, gaTconj^ ... . ce qu'ignorent beaucoup de nos 

^■jL4^jÇ9UIRËJHA ; . Languir, compatriotes. On peut en dire 

«^^GOU'^TO 9 ou fâofit»' autant dut^erme, labour. 

*ftWa\V;o^t* Lëngoûflo, . LAOURAJHE j Labour â U 

LAI)^Sil^DO. Voy. Larul^jhç^dù. charjue. 

\i. A NSO M A N {gran ) ; un , LAOURÎÔLO ; Le Garou, Tau- 

|(rai>d e.O^ogriâFe : terme inju- reole : arbufte dont les feuilles 

i^leux *.pour dire un homme de font fébrifuges & purgatives, en 

grande ,..taîUe hc mal- fait « ou lat. timelta lauri folio femper 

n)al-ifiçonné. Ce inût eft cor- virens. Il y à une autre efpece 

rqrnpu'. de. l'allemand 4 Lands- de garou appelé boi$>gentîl 9 

mon', homme du pays. dont les feuilles tombent chaque 

JLANTËRNIÉ \ Un ferblan- année : ce q.ui etl- une des diffe- 

tîer.9 -Se non , lantetnier , qui rentres de .ces deux aibriHeaux. 

fo dit, dans Ij: ft, b. d'un homnae LÂOURIÔOU , ou âouriôou } 

vtûlleur qui s'amufe â des vé- le L9riot. Voy. Figo-lâouriôou, 

tUl^ £ bii-bien,de celui qui ne LAOUTI^EC. v. 1. Derniére- 

((Q)ji)jc rifA 9 &.qqe:la ç3oind.re ment» ou 'depuis peu. Lâoutrec- 

diScMÙc axrÊte» Vpy.^^^ApKAjcf, erat vëngut de Lombardia ; il 

;LA'MfTÊZA. ;v. 1, t?nipe. Las étoi^ venu depuis peu d'Italie. 

fa4as prêtas las lantê^as 9 no LAOUZA ; Fixer le prix du 

prifero oti ; les vierges folles en lods dû â un Seigneur , en éta- 

pcfoant, i<leur> Uismpe y ne prirent blir le droit , le payer , & même 

poÛliKd'buiile . laufer. == Lâçu:ia ; paver de 

st^y; Couvert ou garni de pierres plates., une cui6ne« ou 

l»ip^*::Wcft}ûl ianu^ ou hëfli^ou tout autre pièce d'une maifon , 

d!i'ii'u>Jk 4e bétail à.j'atne.. , en faire la' couverture du roît. 

'i.^Qy. ; Un lods : terme qu*on . l^^i Italiens dtfenc dans ce Cens , 

tf0(jye"O|)dinairement |oini, en Uftriear ^ du fubftancif iaflra; 

ter m^fiS; de Pratique , avec celui pierre plate ou laufc» Les la/Ira , 

d^.vSence,. b. 1. laudes; approha- • ou lauies n'ont point de figure 

tion;, confentement : mais on déterminée comme les dales , qui 

p^^oit'le terme laudes «.abrégé font^carréej^^ Voy. Bar & Barda, 

dans lods , poitr la fomrae qu'un • LAOUZABLE. v. l. Louable 9 

V^Tal donnoit à fon Seigneur , dign^e d'approbation. 

àKaiife du confentement de ce LAOUZAR; t. L Louer 9 ap* 



LA O L A R 29 

ftouver. LdouT^tr Deu ; louer rolciiit. en fr. laufe , oa ardoife. 

Dieu. Ai cel ,që . Idou^a ftmë- h. Izi^ laftrum» en ital. Uftra, 
^iU; celui ^lui fe rend témoi- LÀ OUZO. v. 1. Louange., 

goage â lui-même. =: Lâou^arii Lâou^o é Las douteras ; gloire au 

in ëfpëri , Uou^arêi en pifa i . je plus haut des Cieux : {hofaana in, 

chamerai de CŒur des cantiques, altifftrjiis*) , 

|ecbjfnceraUu0i avec intelligence. LAOUZOR|^ v. 1. Louangeur* 

LAOUZËNGA. V. l. Louange. LAVASjapeeos^laput^oulapâf" 

ParÂpula de lâou^ënga ; ( ver- ses, \oJ. AUpa Sj ou lampoùrdo, 
hum adulationis, ) en hal. /«^in- LAPASSES , ou fatarâfo » le 

^tf;^atrerie. bouillon-blanc ^ ou la molene. 

LAOU2tRAN. n. pr. Seroit- en lac. vtrbafcum ; plante émoU 

ce le même qu'emph){téote , ou Hente & béchique â fleur |aune. 

celui qui eft fujec à payer un lods î & â feuille cotonneufc. 

l^OUZ^T. Voy. Utrou. LARjLard. On dit, gras â lard;.. 

LaOUZëTO ; L*alouetce àtê & non , au lard. 
1)ois. iat. aiaukii non er/ftata , L AR , larghë , ou largan ; II* 

fregalis : oifeau de la uiiic de béral. On die en proverbe : dcf- 

alooecce des prés : l'ongle de trëch àou brën é larg à la fa» 

derrière eft aufe long que celui rîno ; un ménager de boucs de 

du doigt du milieu de devant, chandelle. 
Cette alouette eft blanchâtre dans LAR ; Le foyer, en lar. Lar ; 

toute fa partie inférieure. Ses Dieu du foyer, ou Dieu do* 

pattes font blanches ; elle chante meilique. 

ôc gazouille joliment pendant la LARC. v. L Large , aboo- 

unit. PaU de lâouitto ; terroir danc. Lares fruts aportec locans ; 

maigre. ^ le champ rapporta des fruits 

LAOUZÎDA. V. 1. Direâe , ou abondans. 
rétendue du fief d*un Seigneur LARDA ; Larder , piquer. On 

«lireâ. dérivé de lâou, larde une pièce de boucherie 

LÂOUZlSMË.v.l.ou/^o«;lods. avec de gros lard; ou pique un 

Êftablëm që për ëfcambî , i perdreau avec de petits lardons 

donation Idoutfijmë nojfia donats au*on engage encre les aîlef 

ni dëmandats» De rëcap difem d'une lardoite. 
^ëlcomprâirë paghë lolâotqifmë LARDIÉIRO, ow fënsërigâ'' 

ûl feinor é që donë de tâou^nifinë lio ; la petite mefange bleue ; 

de compta la dë^ëna part dël très-petit oifeau approchant de- 

pris, Coft, d'AU la caille du roitelet ; il a le 

LAOUZO, lo7o^ ou blcflo'y defTus du corps bleuâtre > le 

nom générique tous lequel on ventre d'un jonquille clair, U 

comprend toute forte de pierre gorge blanche , la cravate & les 

plate & fort mince relativement moullaches noires. C'eft de tous 

a fa furface, & propre i cou- les oifeaux d'Europe celui dont 

vrir un bâtiment en guife d'ar- le bec eft plus court ; il eA noir, 

doifé dans les endroits où la conique » & a trois lignes de 

tuile eft rare ou chère. longueur. 

On applique- ce nom dans les On comprend auffi fous le nom 

Cevennes à l'efpece de talc opa- <le lardièiro , la groiTe méfange 

c)ue qu'on y voit communément f â céte noire , qui a les tempes 

& aue les mineurs Allemands blanches & la nuque jau^e. On 

appellent^ fifer-fteln. Ces pierres l'appelle auffi méfange i\ longue 

font connues en Bourgogne fous queue. 

le nom de laves, quoique ce LARGAN , on /tfr; généreux, 

mot lave ne fe prenne en fr. que libéral, en ital. largo, en b. br« 

pour les pierres formées par les largk. 



jo L A V L E C 

LARGHIÉ. ir. pr. d*faommey enhw itthêf un aBÎmaf fariHf» 

^« par corcupcion de l'arkié^ cbc. Amadouer ; terme tiré de 

dérivé du mot arc. Le même l'amadcMie, qu'on reml foktple 

^c le lacÎB arcétrim i archer ^ & tDofelJeux. 

ou chreur d*arc. LAVASSI ; Gto(tc pTole. =s 

LARGHËIAR. v. L Faire fcf- TorreBi. Lavdfi de pLous^ toc- 

tia » faire bomie chère ; {cpulari,} tenc^ de pkurs. 

LASS. V. 1. Fitet > tacs , piège. LAZÉ ( 5^r ) ; St. Ladre , eit 

£bintf lajfi ( tanquam laqueus. ) Se. Lazare * Pairoa des Lépreux» 

LAST. V. 1. Coté ; ( Utus. > LE , lit, culët , quinchou^ o» 

L^A S S A DI S ; Las » fatigué, hûûignou ; k cocboooet » le 

Laffifdis dal trabal. but au.ieu de houle ou de pa» 

LASSO ; lQter)e6iion de corn- lei. On dk eu termes de {otteur t 

|«fliOD» Lafff^, ou 4Û /^^.' cochoBtKt va deranc. en ita!» 

Jiéias! fon dimimiiif, io/iiro fe Ucc». 

dit pour rire , on par sroaic. LÉAUTA ; Fidélité, en y. fr» 

LATAS; Une gaule, ittaf- loyauté. 

ptdcr^ HTv coup d« gaule. Ltt- LhBADOV.Vof. livanàiêir&m 

tiffou ; diramuiif de Lâsa^ «ni de liba , pa leva, en lar. tollcre.. 

ijêrga, LEBRAOUDO ; Une bafc » Cl» 

l^TO. V. L Airain , laiton. femelle a'ua liévrc. 

lATO » ou pirgo i use perche. LEi^RlÉ. Affama coum'un lê-> 

une §;aute. Celle-ci plus mioce brië^ a&mc comme un cbaf* 

^& d'iN) hots fiMTt , fêtt i gas- feur. 

Iflr tes Rorx. On fait âb vigne LE6RIÊIRO. V07. CottrUû.^ 

des perchées avec des perches LÉBKCh^ , & au pluriel » /é- 

de faule. ca celtique , iatlu àrës ; y. L l^reux. 

Une tare en fr. eft une pièce ^ dijfêndec Jtnfu d&. pug fë- 

àc bois de chêne refendue félon ^^'''o lo g^aas compankas 9 ^ 

foin Û } en manière de règle venc us Ub^os , e û^^arava le ^ 

mince y qu'on attache fur les ^ ^'?'^ j Sênhor se ru o vol pos 

chevrons d'un comble pour en "i^ monetar. B ë/îëndec Jehfu ia 

portée la tuile : elle en toute ^^ ^ toqtt-lo i dix It ; voit tê 

f areilfe à norre gfeâto « il feu- ftnar ; é tlfa la ora fanet es la 

femeui d'un ou deux pouces plus lebrcjia de lui ; é dix-ii Jekjk t 

large. garda .^ na ù digas ad orne;.. 

LAVA, fe resd par» dégor- mas vât é dcmoftratë at prëvéirë 

ger^ dans les expreflîons fiû- é efers la do' tfi mandée Motfis 

Tantes : Lava de piis ; faire dé- in t^imoni de èls* 

gcNrger le pottToD, le nMCtre trem- Cum defctnd^ct Jefits de montm 

Kl en grande eau avant de ficutéf funt cum turba multét i 

jppréter. On mec dégorger de ^ ecce leprofus vtmens adarabat 

la même façon la vianoe de eum dicens ; Damme fi vis potts. 

boucherie. Dégorger une étoffé me mundare. Et exsendens Jejkt^ 

Bouvellemenc teinte » c'eft la la> manum utiât cum, dicens » vo/» 

ver ^nfqu'à ce que Ûeau qui en mundare i ot conféftim mwidatm 

fort foit cla re^. cft lepra cjus * & ait Hli .Jefusi 

Lava un vëiri ; rincer un vide nemini dixtris ; fcd vade ^ 

verre. oftende te facerdoti , & offer m»> 

LAVADOU ; Un lavoir : lieu nus quod pr^cepii Idayfes m tefi 

Îropre à laver du linge. H y a timonium illis, 

ce ruifleau un Uvoir tore LËBROSIA » ou lëbpos i y. h 

commode. la lèpre. 

LAVAGNA -, Flatter , carefler LÈC ; Sudifance. N*a fcuit 

de la main & de la voix un plëu Uci il eo a fa fuffifance. ;pa 



LEG 

fl en a Ton Toûl. Vby. lfe$, 
LËC; Friand, gourmand. 

LËCO, tindd , ou trtp»déh ; 
trap e : forte de piège à prendre 
les petiu oifeaux , fait avec une 
pierre place pofée fur fa tranche « 
mcUhm d'environ 45 dégrés , 
Zc foocenue fur un léger appui 
tde ^awe bâchettet. difpolees 
^e façon que la «noiadce fecouife 
les détraque 8c fait tomber la 
pierre fur Toifeau. 2: Lic4 « an 
fegucé une coquette. 

On flic avec de plus lourdes 

Sierres , fouteaues de même > 
es afTommoin pour prendre 
ks béics fauves, en giUois, 
Uch} pierre. 

LfÉCO-SIÉTO« ou Uco-fièto % 
ma gouroiand. 

lEDO, oa /foRdo; laleude* 
b. lac. iefdû\ droit de hallage 
•u de inefurage , qui fe perçoit 
aux marchés fur les grains , les 
Iroits 8c autres denrées qu'on j 
expo(è. 

De frucka non prëuda htm 
Uda f sinon avia ëmina almins% 
à prëndan tan com hom priadB 
ilat. Coft. d'AU 

On appeloit auffi lêoudo ^ 8c 
en ▼. fr. yavafleut, celui Qot 
payoic cet impôt , ou le vaUal 
qui tenoit en arrière fief. 

L'ancienne fignificaiton de 
lesde eft ferf, ou fnjet. De là 
le nom aleu , ou €deiidt , qui 
an moyen de Va orivactf iigmfie 
franc, ou libre ae toute fujé- 
tion y d'oà Vwk a formé le 
tenne françois -gaulois , franc> 
aleu , compodé par conftquent 
de deux fynonymes , ou de 
franc-franc. Voy. Macari, 

lÉdO ; te liavagie , lou avée , 
terme du maître des hautes 
ceuvries, on du bourreau : con- 
tribution fur les denrées qu'on 
tend au marché. U prend du 
f raîn dans le faç des marchands 
autant qu'il en peut tenir dans 
fa main. Havée dérive du verbe ,, 
svii avoir , tenir ,. contenir* 



LEG 3î 

itGA ; Vn legs -,«£ «an > tt- 
fat y qui eft un ambalfadeiir d« 
Pape. Le legs qu'on pronowe 
comme le , eft une libctalkfc 
laid^e par teftamcnt. le terme 
légat eft cependant reçu dam 
ce dernier feos au Palais daitt 
le Pays du droit écrit , qui cà 
celui de nos Provinces. 

LEGADIS. Voy. grâijfb-biin* 
cth = Lieu où Ton fond Jet 
graiifeSjL ^ 

LEGAOU. n. pr. légal , 1^ 
time » conforme aux loix \ cend 
qui règle fut elles fa conduite* 
en V. fr. léal , ou, loyal. 

LËGHËN, Icghtnto'y gliflimu 

LËCHËNA', .Giiffcr. la bîdo 
doujpomin iëghtno l la vie coula 
doucement. 

LËGHËNÂDO ; Glilîade, U^ 
ghinadou ; une gliffoire. 
^LÉGNAS, augmcnudf de 
lîgno} grotTe bûche. 

LËGNÉ. Voy. Bous cnrdiiirom 

LéGNO ; Menu bois à brûler* 

LËGO-LËGO </«V ^^ ^ 
ëftampA , 8c fa embëjhëto ; faite 
cnomre , Caiire parade , pour cxd- 
cer fenvie, pour faire venir, 
comme on dit , l'eau â la bou- 
che : expreffion familrcre aux 
enfansj qui par|aftance, mon- 
trent de loin i leurs camarades 
quelque chofe que ces derniers 
^efireroient fort d'avoir , 8c 
que celui qui la tient témoigne 
pat fon air , qu'il n'a aucune 
envie de la leur donner 9 ou de 
ia partager avec eux ; ce qui eft 
d'un mauvais cœur, 8c parc 
d'un mauvais principe. Lëgo» 
lëgo , difcnt-ih d'un air fatis- 
fait; ce qui revient à, vois tu î 
{e t'en fouhalte ; ou bien , ti& 
en voudrois! tu n'en tâterai 
pas. 

LëGUN ; Un légume ; on fe 
dit particulièrement des graines 
qui viennent en gouiîe 8c pat 
extenfîon, des artichauts, ÎAtt 
afpergfs , des tacines 8c des 
plantes potagères. On le met ata 
pluriel. Ces léguities font bons| 
If; nan^ banues* Ce^eadsot IqkC* 



jr L E N : L E N 

i^u'pn parle d'une efpece de comprenoic auffî le pajrs nom" 

légume pcppremenc dit , tel que mé auparavant I^rovence : cer* 

4'un plat de leniilles ; . on dit me qu'on prenoit dans le fens 

au (ùigulier y ce légume cSk ex- du nom latin Provincia , ou 

cellent. Province romaine , qui erobraf- 

LEIT l Un lir. Lêit couridis ; foie toute la partie méridionale 

lit i roulettes î U non 9 i de la Gaule, 

poulies. Ce fut vers la fin du XIII. 

LEMBRA (J^) ; Se reflbu- fiecle Ôc après le traité de Bré- 

Tenir. ^ tigni « que le pays de la Langue- 

. LEMBRANSO ; Mémoire , d*oc ayant été reflerré dans une 

fouvenir. moindre étendue , devint une 

LÊMO ; Un peu j ou tant Province particulière « qui ne 

ifoii peu. NU'apalêmo; il n'y comprit plus que les trois an- 

a pas du tout. cienoes Sénécbauflées de Tou- 

, LÉ M , luéttf ou Uuén ; Loin, loufe» Carca^onne 6c Beaucaire. 

€ërcan Un Jo q'avén âici prés* . Cp qui répond à l'ancienne Sep* 

LENDAS . landiniêiro , ou ûmanie ; Ift Quercî , le Péri- 

2unda ; Un linteau : pièce de gord » l'Agenois-fic le Rouergue^ 

bois qui forme le delTus d'une ay.an^ été remis 'par le même 

porte. On le dit de même d'une traité à l'Angleterre. Voy. l'arc, 

pierre qui fert â cet ufagç^ Elle Troubadou, 

porte fut les pieds droits 6ç eft LËNGANO ; La Patce-d'oie 

oppofée au feuil. On dit auflî le . maritime : plante du bord de 

linte<iu d*une fenâcre. notre mer â feuille charnue de 

LeNDE; Une lente; & non« la petite Joubarbe, 

lande. tz% lentes font les oeufs LENCASTO^ou/in^if/^o.Vox* 

de la vermine qui s'engendre Oourgouli.^ 

fur la tête & qui Te colle aux LENGHËTO P'ARJHËN ; 

cheveux. On fait périr l'une 8c Langue dorée. . Cette femme 9 

l'autre avec de l'huile 9 lorfque dit- on « a^une langue dorée ; « 

le peigne ne fuffît pas ; & on uno lënghëco d'arjhën ; c'eft-â- 

en garantit les habits en y dire 9 qu'elle parle agréablement 

répandant de la poudre de ci- 6c avec aifance. 

vadille. LËNGLÔRO » Ungrola, Voy. 

LENFIGNOUS ; Délicat , dé- Rënglôrtf. 

daigneux. LENGO. Fa Ifi lengoi faire 

LENGADÔ I Le Languedoc, le bec 9 ou- la leçon à quelqu'un: 

^ en v. fr, la Langue-d*oc« TiiUlruire de ce qu'il a à dire. 

. On commença en II 80 à com- Onditauâiy (îfHer quelqu'un, 

prendre principalement fous ce On l'a bien fifflé , il ne man- 

nom , les SéuechauiTées de Tou- querapas ^ l'interrogatoire. Es 

loufe 9 de CarcalTenne 9 . de for de M lëngo ', il fait de» mer- 
Férigord) de Querci « d'Agenois « veilles^du plat de la langife. Avés 

du Rouergue & de Beaucaire. uno lëngo bë lôngo } voiis avcx 

Cette dénomination étoit ptife bien de la langue ^ dit- on à 

du langage roman uiîié dans quelqu'un ^u\ révèle des chofes 

cette partie de la monarchie où qq'il. devroii taire, 

l'on difoit « 9C , pour , oui ; ^ Le terme 9 langue pris pour 

tandis que dans le refte de .la idiome» e/l. moins général quo 

France on reudoit par , oil cette langage. ^ On dit le iangag;e des 

même particule affirmative.. dieu^, , des hommes £ des 

La Langue-d'oç n'étoic pas animaux ^ & la langue , d'une 

bornée aux Provinces 6c aux telle nai2on. ' 

SéAéchauiTées précédentes ; eUt LSNGO-fiOUINO 3 Langue 

de 



L E N LES 35 

4e boeuf* force d'agaric 9 oa de tenc dans le Sépulcre de N. S. 

champigfioa charnu le rougeâ- que^ le linceul dans lequel il 

tre, bon â manger « fie propre avoic écé enfeveli; fie non, le 

•mut vieux troncs de cbâtaignec drap. Voy. Su-^ârL 

for lefqttelt il croîc. L^NSoULADO',P!einondrAp. 

C'ell le feul champignon du LËNTOS ; La luzerne fauva- 

Senre des filtuleux qui porte ge : plante â fleur légumineufe « 

ans fa partie inférieure (qui eft donc les racines fortes fie profon* 

celle de la fruûih'cation ) de des arrêtent le foc des charrues* 

petits tuyaux ifolés ranges régu- LENTOU ; Moififlure , du. 

fièrement , fie dont le bout tfk lac. Itntor* 

terminé par un fleuton découpé LÉOU ; Vite , tôt. Liou'lêou ;' 

CD qaacte. Vice dépêchons. Tanti lêou ; 

Nous avons obfervé dans ces dans peu. Pu liou^ plutôt, en 

fleurons des poullieres qui font 9 v. fr. picot, en efpgl. liugo, 

ou celles des écamines , ou la LÊOU . ou livatas , terme de 

feraence elle même du champi* boucherie , le mou , ou poumoa. 

gnon. Le mot komino » eft dit du bœuf que les tripières vcn* 

pour bouvine. dent aux pauvres gens * ou donc 

LËNGO-BOURAT : Bègue , on régale les chats. = Lêou ; [^ 

^ni a de la ^difficulté à parler, mou^, ou poumon de porc. 

LÊNGO-CANO ; La cyno- LËOUDIÉ ; Receveur de U 

Î^loflè : plante dont la feuille eft leude^, ou du péage, 

égérement veloutée fie douce au LËOUDO ; La leude , ou le 

toucher » comme la langue de péage : droit qu'on paie aux Sei- 

ranimai dont elle porte le nom. gneurs des lieux pour le palTage* 

Sa racine eft adouciffante fie Sous le gouvernement féodal cei 

fomnifere. On en applique avec droits ètoient û exccfSvemenc 

fuccês les Quilles fur les dartres, multipliés , qu'un vaflal n*avoic 

ttUGOtSTO y ou fâouto bouc; rien à lui, fie que l'air qu'il 

Une fauterelle * du lac. locufta, refpirolt étoic la feule cbofe fuc 

Cet infeâe efl quelquefois un laquelle il ne payoit rien, 

fléaupour ce pays-ci. LÊOUNO , ou vëntdfco i 

LÉNGOÛSTO ; La langoufte : Pièce de lard prtfe encre T^paulc 

forte de grande écrevifle fans fie le iambon. Voy. f^ëntrëfco. 

Ï>ince . qui porte en avant deux LÊOUNOS; Des oublies, ou ce 

ongues antennes fort déliées. que les crieurs des rues de Paris 

LENGROULIÊ1RO » ou r'én- appellent, le piatHr des Dames & 

^ourUiro i Retraite de léfar- force de gauâfre très-mince fie 

deaux. âu figuré j champ aride roulée. 

& flérile » maifon de campagne LÉRI » ou Urio ; Léger. Sài 

pauvre fie délabrée. Uri à lifcourinjo ; )e fuis léger « 

LËNGUT ; Babillard. ou vtte à la courfe. = Lcri ; 

LËNSÔOU , fie en v, 1. linfol ; jovial. 

Uo drap de lit. = Un linceul. Ce LÊRPO , ou lUrpo ; La chalfie* 

terme-ci n*eft ufité que pour la Lerpous, lierpous ; chaflieux. 

pièce de toile avec laquelle on LÉS ; Un lez : largeur d'une 

enveloppe « ou l'on en fevelit un étoffe entre deux Jifieres. U.a 
nort. On c( ' 
draps, fie on 
linceul : quoique 

U même pièce de toile emplpyée gulier , le. = Lés , ou lez en v, 

â ce» deux ufages , le nom Fr. auprès ; c'eit ainiS qu'on dit 

en ell fort différent. Les Apôtres encore^ Vilieneuve-lex-AvigaopA 

H les faintes femmes ne ttoavc^ -A^c ^ 

Tome u. E 




34, I- E S L E U 

LËSCO , ou lîfco ; Une lèche» de fluxions , en décrafTant cette 

te plus communément ^ une parties on facilite par -là U rranf- 

tranche , une tranche de pain , piration qui fe colle avec ces 

de jambon, &c. écailles & en épaiffit la croûte. 

LËSSiOU , ou lëftîou; De la On dit au figuré d'un mordâuC 

leffive : eau déterfîve , & impré- fatyrique. Lêvo la lljfo i il em- 

gnêe de Tels lexiviels de la ceu- porte la pièce, 

dre , ou de la gravelée. LESTÉ , ou lés ; Prêt , difpo' 

' On n*a en François que ce (e , préparé. On prononce , prêc 

terme pour cette forte d*eau , 8c. ou préparé , comme le prêt des 

pour exprimer Tadion de dé- foldats & un prêt â jour. Il ciï 

Saiffer & de blanchir le linge prêt à partir } U non « de 

rns un cuvier y ou faire la lef- partir. • 

û\ç. Voy. Bugâdo. LÈTROFËRïT , ou lëtru f 

i)e la leffive trop forte» ou lettré, favant» homme de lettres, 

trop chargée de fels brûle le LÊTROU ; Le lézard verd » 

linge , ou Tufe plutôt. On con- ou le grand lézard de ce pays : 

noit qu'elle di bonne , ou qu*elle reptile ouadrupede , très- vite à 

a dégraide le linge lorsqu'elle la courte ; il fe dépouille cha- 

SkiouSe 'i parce qu'alors l'alkali que année d'une furpeau qui efl » 

de la cendre joint à la graiffe a comme la mue des couleuvres « 

fait un favon liquide fie vif- demi-ttanfparente. La vraie peau 

^ueux , propre â moufTer. eft colorée de points noirs fie 

Ce n'eft que par des effais blancs fur un fond verd. 
îépétés fie faits pat une perfonne Le grand lézard dr ce pays-ci 
intelligente , qu'on peut connoî- n*a aucun venin , ni aucune en- 
tre la force requife de la leiliye 9 vie de mordre ; fie (î cela lui 
ou de la dofe de cendre reïati- arrive lorfqu'il eft irrité , fa 
veraent â la (quantité du linge à moifure n'a d'autre effet que 
leffiver .* mais ce n'eft qu'après celle d'une égratignure ordinaire, 
coup fie par l'événement qu'on U ne lâche que difficilement 
s'inflruit» on lorfque le mal efl prife à caufe de la forme de fes 
déjà fait j auffi eftil rare que dents recourbées, comme celles 
les leHives , pour G bien Qu'elles des ferpens > en arrière , qui ne 
foient faites , n'ufent ptui ou permettent pas à fa proie de 
moins le lipge. De là le prover- reculer lorfqu'elle v eft engagée. 
be. Câdo bugâdo ëmporto fa Ce reptile eft du genre des 
pëlâdo : il refulte de là qu'il crocodiles d'Afrique fie d'AHe ; 
ae faudroit expofer â cette opé- les mêmes que les caimans d'A- 
fation que le plus gros linge fie mérique. Boufa coum*un lêtrou ^ 
k plus fale } fie réferver l'autre haleter , être hors d'haleine. 
pour le favonnage. LETRU. Voy. LëtrofSrit. 

LËSSiOU ; Terme detannetie. LEU , ou Uou ; v 1. léger. =s 

Voy. Tinp dâou lëfsîou. Facile. Qës pu Uou câoufa à 

LÈSSÎÔO ; Un cffieu de roue : dire; ( quid eftfaciliiu dicert. ) Pu 

il paife â travers le moyeu ; fes Uou câoufa es à camtl per lo 

deux bouts font agamis d'un trâou de la ghulha pajfar , ce al 

écrou , ou traverfés d'une cla- mancn ëntrar il regn de Deu % 

Yeite; pour retenir la roue. (^facilius tjl camelum per fora- 

LËSSO , ou tûrë ; La crafTe men acus tranfire > quam divi" 

de la tête : petites écailles qui rem, £•£. ) Pu lëous es d tu^ 

s'y forment comme fur tout le il> vous eft plus avantageux ; 

relie de la peau ; mats que les {fatius eft tibi,) 

cheveux retiennent fie font en- LEUDAIRIA* ?•!• Bureau det 

laiTer, Qa fe garantit fouveai impôts. 



L E V 

LEUIÂIRIA. V. 1. Légèreté « 
facilité. 

LEUIÊIRAMËM donar ; v. I. 
donner de J>oq coeur. Leuiêira- 
miriy ou lioujheramën. ; facile- 
ment } légèrement. 

LEVA ; RamafTer. Aco vôott 
pa iou leva d'âou fôou ; cela 
ne vaut pas le ramalTer. Leva 
iou capel'y ôter le chapeau , ou 
faluer. Leva un ëfan ; ramafTec 
un enfant tombé â terre. = Ac- 
coucher une femme , ou Taider 
à accoucher. Leva uno ni-^ado \ 
dénicher des oifeaux. Leva de 
cajfôlo i dégoier quelqu*un du 
|eu , prendre fa place. Leva 
d'âou sëmëna ; relancer quel 

3u'un. Leva uno mdlio ; repren- 
re une maille â un bas. 

Lou tën se lêvo , le temps fe 
bauiTe , il commence à s*éclair- 
cîr , â fe nettoyer , à fe mettre 
au beau. Le temps fe prend là 
pour les nuages ; & c'eft dans 
ce fens t^u'on dit de quelqu'un , 
qu*il cù liaut comme le temps. 
Ona pa q*à leva lou de ; il n'y a 
qu*â nfHer« ou il n'y qu'à fe 
bailïèr & en prendre. Pod'é pa 
leva las câmbos ; je ne puis met» 
tre^un pied devant 1 autre. Levas 
aqël* ëfpingo ; ramalTez cette épin- 
gle. Leva la tdoulo ; delTervir , 
çntever la table ; & non , plier. 
Jhamâl noun më Uvë d'aici; ie 
veux ne jamais bouger de la 
place , fi. . . . forte de ferment. 
Më iévipa lou capeli il ne m*ôta 
pas fon chapeau ; & non , le 
chapeau ; ni ^ il ne me leva pas 
Ion chapeau. 

LEVA , un leva ; terme de jeu 
de carte ; une main , une le- 
vée. ^ 

LEVA; Quêter , mendier , 
faire contribuer. 

LËVADIS ; Aifé à lever , ce 
qu'on peut lever > & qui eft pour 
ainfi dire levable. Pon-lëvadis ; 
on pont-levis. en v. fr. pont- 
levau , ou pont-levoi , n. pr. 
d'une Abbaye du Diocefe de 
Chartres^ 

LÉVADOi La ftelTure d*u« 



f)ourceau : elle comprend le foie , 
e poumon & le coeur > qui tien* 
nent enfemble, fie que le boa-' 
cher > ou tueur de cochons « en- 
levé à la fois* = Lëvâdoi ou 
courâdo ; le poumon du boeuf. 

LEVÂDO ; Une digue » une 
chauffée : une digue pour àk* 
tourner l'eau d'une rivière ; une 
chaullée pour élever un chemin 
dans un endroit marécageux . ou 
fur le bord d'une rivière > qui 
fans cela inonderoii le chemin ; 
une chaudée de moulin pour y 
amener^ l'eau d'un ruilfeau. 

LEVADO {jhëns de) 'y Gens 
avides fie prompts à prendre fie 
à enlever. De lëvâdo ; d'em- 
blée. 

LÉVADOU. Voy. Campané» 
jhë. .. 

LEVADOU das ufajhës ; une 
liéve « ou extrait du papier ter- 
rier , qui fert aux Receveurs pour 
faire payer les redevances au Sei* 
gneur d'une terre. 

LtVADOU de moult ; le levier 
d'une meule de moulin à fariné : 
il eft compoPS de deux pièces» 
l'une verticale, appelée répée ; 
l'autre horizontale , qui fait l'of- 
fice dé levier j fie qu'on appelle 
la trempure. L'une fie l'autre 
fervent à hauffer la braié ^ fie pac 
ce moyen la meule tournante.* 

LËVANDIÊIRO ; Sage-femme 9 

ui u'eft pas toujours une femme 
âge fie prudente : la plupan de 
celles de province , qiit ont pris 
d'elles-mêmes leurs licences « 
fans aucun appremiffage , igno» 
rentles cbofes les plus effentiellea 
à cette profeflion : auffi a t-oni 
remarqué qu'il meurt la moitié 
des femmes en couche ^ ou de 
fuites de couche ; c'eft ce qui 
a introduit les chirurgiens- accou- 
cheurs chez les riches , pour 
mettre eux-mêmes la main à 
l'oeuvre ; ufage capable de ré- 
volter la pudeur des femmes chez 
qui elle n'eft pas entièrement 
éteinte ; fie qui efl une fuite de 
la décadence des moeurs^ 
il fufiroic le plus fouvent dé 

Eij 



l 



t6 L t LIA 

la. préfenee de raecoocheur « <1t, ou i; Lui. Li-ût di ; ff 

foit pour raffiïrer U femme en le lui ai die ; Ce non , |*y al 

couche , foi^ pour diriger le dit. Faites li mous coumplimïn s \ 

travail de la fage^femme j en faites-lui mes compiimens ; te 

'forte qu*il n'opéra lui-même non , faites-y, &c. ni faicesics*y. 

que dans les accoucbemens la- LI« on termes de moiiTon- 

Dorieux , où rintelligence & neur ; engerber , enjaveler , fa- 

' l'adrefTe des fages-femmes fcroic goter les javelles j les mettre en 

en difaur. gerbe. Ilfaut gerber cette épautre. 

LEVANDIÊIRO, eft formé du LIÂIROS ; Eujaveleufes. 

Terbe,/^â; accoucher. "Ex. leva LIALMËN. v. i. Ligament, li- 

répond au lai. ro^/ere. gature , lien. En liaUnën de fë" 

LÈVAR.v.l. Prendre, enlever. lonia\ {in oblieationt iniquita" 

Zëvero pêiras li lufi eu i ht Juifs tis) ; engagé oans les liens de 

prirent des pierres. l'iniquité. Lien ed la racine du 

LiLV AT (bos) y Bois de haute- mot ob-Iigation. S'obliger ell fe 

futaie. lier , & je vous fuis obligé , eft 

tËVATAS. Voy. Lêou, Je même que je vous fuis lié. 

LÈVENTI ; Adroit. LIALMEN. v. 1. Loyalement » 

LEVO-CAR ; Terme dMnjure; de bonne foi. 

, commis de l'équivalent. LIAMA ; Empaqueter le menti 

. LEVO DE PALAMAR ; La linge d*uçc leOivc. 

. cuillçr d'un mail. LIAMADO ; Gros paquet de 

L£V0*KÎOU , ou colUvo ', Un menu linge. 

levé eu ) ou fourmi à tête rouge; LIAN ; Cordon à lier quelque 

. la. plus méchante da fourmis , chofe , cordon de fac. 

dont l'abdomen efl toujours re- .LIAN de raiin , pëndillâdo ^ 

levé. Ses morfures caofenc une oapinéloi Vn paquet de rai(ia 

* petite inflammation. dont on fufpend au plancher 

LEVO-KÎOU { Jkou^a d) ; plufieurs grappes enfemble avec 

. Jouer à coupe eu ; c*eil'â-dire , du fil de penne. 

. fans donner de revanche ; £c L'ufage de ces paquets ou liens» 

'. non, à levecul , ni â cu-levé. tel que nous le pratiquons « efl 

On dit au(fi à certains jeux , tel très-ancien. Abijail , femme de 

que celui du volant, jouer à Nabal, appaifa dans le défert de 

coup faillant. Fharan David , par un préfenc 

LEZA. v.l. Qu*il foit loifible. qu'elle lui apporta & à fa troupe 

Lés ; il eft permis, temps du affamée , de cent paquets de rai- 

vérbe t.^^^^''* ^ns fecs, & de deux cents cabai 

LË2ÎËN0^ ou al^ëno ; Alêne ; de figues feches. Centum li^atu- 

buiil de cordonnier. Ne le con- ras uvà pajpe & ducentes moQas 

fondez pas dans l'orthographe caticarum. 
avec , baleine. , LIANÂNSA. v. 1. Aliénation. 

LÉZER ; Être permis. Totas LIÂdUMA ; Pignochcr ; Ôc 

câou:^as U^o ^ ^^ » <out m'eft non ,^ mangcoter. . 

permis. Lets bë far al fabtës ; LIAOUS. V. Élidous. Liaoufa, 

^Ucet benefacerefabbato.) Voy, ËUouJJa, 

LI ; Le iin. Cri de /i ; gris LIÂOUTA. v. 1. ^onne-foi. 

de lin, ou la couleur de la fu:ur en v. /r. loyauté. 

du lin : plante dont l'écorcc fert LIARDO , ou piâftro ; Pièce, 

à faire les toiles les plus fines, de depx liards. 

Il, v.l. \-c ^ii' Li lis dël camp LiASSO ; Paquet de menu 

no trabalhan 9 ni foli i les lis des linge; tels qne les cols , les 

champs ne travaillent , t^ï ne chauffons, les mouchoirs > &c. 

filent. & non > lialTe. Uno liajfb dé 



L I B L I B 37 

ttâotu ; un troulTeau àc defs. tlfpice « ou d'une eftampe hifto* 

On ne dit Uafle en*f r. que d*un rique U-premtere piige d*ah livre. 

paquet de papiers. Oo mei au commencement d'uit 

LIBAN j Corde de jonc. Voy. chapitre une vignette de fonte, 

TAU 'ou gravée fut bois ou fur cuivte, 

LIROULêTO Vov.Nivoulito. ^ ""® ^«"^^^ 8"^« fouveni hif- 

LIBOULETU voy,xv;vo«t«o. ^^^.^^ On remplit auffi le vide 

LIBRE. Lihrë didous Itarsi j„ ^^ j„ chapitres d'un ca- 
le livre blanc, ou a Ctolx de de-lampe, ou d'un Heuron. 
par-Dicu. On appelle auffi , & ^^j Relieurs dillingucni \cw 
avec plus de raifon , livre blanc , ^^ ^ ^^ji^^^ particulière. 
«eliM qui eft tout en papier blanc, j, cependant quelquefois deux 
Un livre en blanc, ou en feuille, Tomes en Un feul volume : 8c 
eft celui qui eft imptiniéi mais alors le mot. Tome matque fcc- 
qui n'eft m relie, m broché, don , ou fcnaraiion de matlcrct 
Parlas coum un livre } vous dites ^j-y^ ouvrage 8c un volume , 

•*****^* , . I #. (cparaiiôn de feuillets dont on 

L'Imprimeur reelc le format fait des paquets diflfércns. 

des caraaercs 8c du livre qu il ^^^ ^^11^/^ ^^^^^^ ^ fu^^dé â 

doit imprimer. Le format du celle en rouleau, ou â l'Egyp- 

caraaerc va dcpuu le gros canon Henné. On appeloit volume une 

lufquâlafïdanoife&âlanom- fu^g de plulieurs feuilles de 

P»f^*»f- f ^«^ïî *»?. ^'^'«^ » ^^P"" papyrus coufucs bout à bout 8c 

Vm-Jol. jufqu à 1 /« 31 & au- ,oSlécs fut un cylindre avec fef 

deli. La feuille eft entière dans ombilics ; ce qui eft encore en 

ViH-foL grand^ou P"it : elle eft ufagc dans les Synagogues des 

Dllee en trentc.dcux feuillets dans jujfs . il y en avoir de rouléei 

. 1**...^" connoit le nombre fans cylindres; tels font les rou- 

des feuillets par la fignature ou i^au^ trouvés à Hcrculane . 

la lettre de 1 alphabet 8c du chif. ^^^^^ déplie lentement depuis 

frc , qui font au bas de la pre- bien des innées, 

micre page de la feuille. Chaque i^, principales opérations de 

feuillet a outre cela au bas un ja t^Siutc font celles ci i plier let 

mot féparé appelé la réclame, fç^iilcs avec le pi loi r -, les battre 

DU celui par ou commence la plutfeurs enfemble avec le mar- 

page fuivante, fou du rcdo , £„„ abattre; coudre, ou bro- 

ibic du ycrfo. cher les feuilles fur de la corde , 

Les alinéa & les n. pr. coin- ^u des nervures tendues fur le 

mcnccnt par une lettre nia)uf. ^oufoir , au moyen des cla- 

cule. Les citations font dittin- vettcs. Les nervures font relevées 

guees par des lettres italiques , ou dans les reliures ordinaires : elles 

par des guillemets ( « ). Certains ^e paroilTent pas fur le dos des 

mots font fepares par une divi- f^Uuj^ à U gréque. Lorfoue le 

fion ( ) comme dans ci-devant. Hy^ eft couvert d»une peau , on 

Les CompoGieurs trou ventdans ^et entre les nervures le titre 

les caffcttcs de leurs calTcs d au- du livre , l'étiquette du volume 

très marques typographiques , ^ des fleurons : le tout gravé 

dont ils fe fervent de même que f^r des fers qu'on applique 

des difterens caraaeres , pour chauds ** ^ 

foire leurs formes; telles que la Le li'vre éiint broché & cou- 

^rcnthefe ( ) . le crochet [ ] , y„j de deux cartons ou chaf- 



l'accolade >^v^ , le paragra- fes , on rogne la tctc 8c la queue 

.phe $ , le pied de mouche f , de la tranche , ic celle de devanc 

. icc. . qu'on nomme gouttière , on les 

On orne fott vent d'un fcon- jafpe , on les marbre, on fait 



î« LIE L I M 

U traDche-file , & l'on couvre le liette :f etic coffre , oavrage- d^ 

livre avec une peau de veau , de layetier. On appelé , layecic 

bafane y oud'atudc» donc on a d*un eofanc ^ roue te menu linge 

parc les bords ; on fouette Tes oui lui e(l néceffaire & qu'on. 

Bcrvures ; on cambre les chaffes; ferre dans un de ces petits cof- 

on dore la tranche » le bord , la fres ; lorfqu'on mec u^u enfant ea 

bordure y ècc. nourrice. Voy. Tardêtos. 

Lie A , ou tipa s & en v. U Ll£URAK. Vri. Livcei ,, aban- 

ïiecuf y. Lécher. Lâouro c lica Ins donner, 

fân^os'y les chiens ont mangé les LiFR£ ; Beauy-folî. = Oale 

croiies il. b. dk autfi d'un mets délicat. Lîfrêi 

LICÂDO. Ona pa q^uno licâ- gai ; joyeux. = LîfrS coumoU'an- 

do r if n'y en a qu'une bouchée. Jué d'un tâi ; gras comme les* 

LrCHLT , Hchôto r litâcho > Celles d'un blaireau. 
eaarcoUi; Une couchette , un LIFRJJHE y Amour de la |oîe 

bois de lie. Le terme, chalic & du plailir. 
' cfans ce dernier feus vieiflic. Un LIGA ; Limoner; couvrit de 

Bois de Ttc cd compofé de qua- limoa r tel qu'en dépofeni les 

tce pans , deux de longueur & rivières troubles & débordées, 
deux de iraverfe » de quatre LIGÎiilA ^ terme de fcieur de 

pieds ^ ou colonnes, du chevet , long } tringfet» oo rraccr une 

«tes fonçaiires &c du porie-fond. ligne aa cordeau avec du noie» 

LICO ) ou lec 'y Léche-doigt. fur un billoc équarri ^ pouc 

Onavlipaa lîcoi il n'y en avoir marquer^ te traie de la fcic. 
qu'i lèche doig^cl LIGNËTO ; De la corde à 

LJCOFRÔIO y ou coujfôlo > fbuec , ou du bitord : elle eft 

Une lèchefrite ; & non , kiche- de deux ou trois brins > donc 

&ite. chacun ti\ tords » ou tordu 

LiCOURrSTOî Marchand de féparémcnc. 
'liqueur; & non» licoriûe > ni LIGNÔOU ; Le ligneul de? 

fiqiieurifte. cordonniers, ciré & enfoyê. Il 

LIÉ ^litch y Lit. =r Une cotr- fert â coudre les quartiers d'ua 

cheire , fe dit de certaines cho- foulicr avec l'ena/pcigne » ^ 

fcft qu'on nier par couches aî- celle-ci avec la femelle, 
terna'tivement Tune fur Taucre. LÎGO ; La lie du vin , te \U 

Lit ; L'arriere-farx » ta déli- mon d'une rivière » Ta vafey ou 

Tre , ou le placenta : ce dernier la bourbe d'un étang , les dépôts 

cft an terme d'anacomie. £t les que font les différentes liqueurs 

termes d'arc ne doivent poinc au fond d'un vafc. 
entrer dans le difcours ordi- LÎGO ; Acabit. On dit ça 

naire qu'aïs défaut d'autres plos parlant d'un melon , par ex. Es 

connus. de bono iîg» ; U eft d'HBi bots 

Le for eus dent par te cordon acabit. Et Ci l'on parte d'une 

lombïUciï à l'arriere-faix. Il efl pièce de monnoie , on dit 

dangereux de tirer trop t5t ce qu'elle eft d'un bon aloi ; de 

cordon dans les accouçhemens: bôno lîgo* 
U faur attendre patiemment & LIMACHOUS 9 ou limdow 

ne pas prévenir « (de peut d'une chous ; Baveux , gluant. Tels 

trop grande hémorragie) , te font les limaçons & les limaces > 

moment oj la nature fe délivre qui laUfent fur leur pafTage une 

d'elle • même de cette malTe trace de bave luifante qui fuime 

charnue. de Icuç corps. Four en diminuer 

LIÉ-COURÊDIS ; Lit â rou- la dépenfe les limaçons ne fe 

Icitcs ^ mettent en campagne que lorf- 

Ll'ÈJO'f Une layette; Se iion« qu'il a plu» ou qu'il a tombé 



L ï M L 1 O 39 

4e1i to(h, âoamêlo Umaehoâfo ; mêle $ fille fans grâce , Ua$ 

«utnelecte baveufe. adteiTc « fans maincicn. 

LIMASSOUN; Du limaçon» llMe A , linfa} gUfTir. a ctk 

<»u du chanvre en limace tchan- de limpa que font formés ëfcar- 

Vtt fin que les chanvricrs tor< limpa y éjcariimpâdo. 

cillent en petites pelotes qui imi- LIMPO « ou lî^o i bourbe « 

cent grodi^remenc la coquille limon > dépôt des rivières, eu- 

4l'un linja^n. xures de mares. 

LIMAZE f limâouc , t>o lU LIT^AJHE. v. I. Race « forte* 

tnâouco ; Limace ; animal de lat. gtnuu Aqês linajhë no is 

même genre que le limaçon ; jhitatfi no jpër oraclo é p'ér de" 

mais qui n'a point de coquille jhunts ; ( hoc ^enus [ demonio- 

comme ce dernier : quelques rum 3 non ejicitur nifi orationg 

cfpeces om feulement un oiTelec i& jejunio. ) 

f«sr le dos entre cuir 0c chair. Linajhës de vihras » races da 

La bave qui fuinte de leur corps TÎperes. 

«ft nécellaire aux uns & aux LINHADA. v. 1. Généalogie* 

autres^ pour s'attacher aux corps LINDANIÊIRO ; Linteau. 

far lefquels ils grimpent , ou Voy. Lêndas, 

t'avancent 9 fans le fecours des LInDË , lîndo<. âigo tîndo ; 

pieds ni des écailles , comme eau claire & tranfparenxe. en 

ceux qui font pourvus de ces efpgl. lindoi beau» 

inftrumens : ils (ont obligés de LINGÂSTO. V07. gourgoulù 

furmonter i chaque Inâant cette LlNGOÛSTO.Voy. Lëngoâjlo» 

adhérence , pour avancer : c'eft LÎNJHÉ ; Eâîlé » élancé. Oft 

ce qui retarde beaucoup plus dit Pun & l'autre d^une taille 

leur marche 9 que ne VcÙ. celle mince ; mais iélancé fe dit def 

des tortues. grandes ', & fluet^ d'une cohei- 

La petite efpece de la grolTeuc plexion délicate. On peut être 

d'une noifetre , eft celle qui ciHlé Se élancé, fans être fluet; 

^cavage les potagers. L'eau de & non, ilouet. Efflanqué eft tui 

chaux clarihée 9 qu'on répand terme de mépris. 

Xur elles . cfk le moyen le plus L1N$A. V07. Limpa, 

<xpédirif& le moins difpendieux LÎO 9 ou r<ëdorto j an liea-» 

j»our les détruire. Cette eau re- -une harre. Lîo de pergami ; ua 

^fée ne (alit poiiK les plantes « tiret : petite lanière de parche» 

J6c loin de leur nuire t c'eft un min tors qui fert à attacher des 

arrofement qui vaut -un engrais^ papiers enfemble. 

le temps pour le faire eiï à I-IOU , lioufiës , ou lambrët, 

l'entrée de la nuit 3c lorfque la Voy. Éliâou, 

xofée à averti ces animaux de fc LÎOURÂNSA , ou liuranfai 

mettre en campagne , on les v. 1. tradition. = Don. 

prend eii^flagrant délit. LIOURA& , ou liurar ; v. I. 

LIMBARDO ; la limbarde : Délivrer , donner de main ea 

plante maritime du genre des main. lar. trader e, 

aûec , â feuille gralTe de la pe- LÎOURÊIO } Une livrée de 

fite foubarbe. rubans, ou rubans de couleac 

LIMBÔROU ; Un aliboron. qu'on dooine aox noces de viU 

Jlco's lut mêftS limbôrou ; c'eft lage â de jeunes gens , â de 

aia maître aliboron : homme jeunes filles. 

Sidrolt 9 qui fait de fes doigts Le mot la^nguedocien , fioa» 

^ute farte d'ouvrages. riio, & le fr. livrée, qui dé- 

LlMBÔROU. Voy. Varâîrë. rivent du v. 1. lîoura ; donnée 

LIMÊLO ; Terme de mépris, ou livrer, étoii au quatorzième 

0r0nd0 UmHof UÀc grande ga- ficde U nom des robes que aas 



40 LIS 

Kois IWroienc dans cenaioes fo* 
leniakés aux Seigneurs de leur 
Cour : ces robes étoienc mipar- 
fies , ou faites d'êroâFês de deux 
couleurs/^ en forte que H la partie 

3ui couvroit » par ex. le côté droit 
e la perfonne étoit jaune ou 
▼erte 9 celle du côté gauclie étoit 
louge ou bleue; ce qui faifoic 
apparemment un habit fort ga- 
lant dont s'honoroîent les Sei- 
gneurs de ces temps. 

L'ufage en eft paffé d*euz aux 
bédaux, aux fonneurs deséglifes 
éc Paris j 8c aux valets de ville 
^e certains endroits 9 qui dans 
les foDÛions publiques fe cou- 
▼rent de pareilles robes mi'par- 
tics, ou bigarrées de même ; & 
l'on peut ajouter que c*eft l'ori- 

ttne des couleurs des gens de 
vrée : couleurs qui répondoient 
autrefois à celtes que portoicnt 
leurs maîtres fur leurs habits & 
^ans l'écuiTon de leurs armoiries. 
On en voit des repréfenta tiens 
dans les perfonnages des anciens 
vitraux des églifes , & des vefti- 
£es dans les figures des cartes à 
iouer. 

LIPÊ , ou likët ; friand , fie 
son gourmand. Celui ci mange 
avec avidité & avec excès; Te 
ftiand recherche les morceaux 
délicats. La friandife e(l un dé- 
faut : la gourmandife un vice. 

LIRGO; Le glayeul. = 
JL*iris 9 ou flambe : plantes con- 
nues. 

LÎRlê. V07. £IL 

LIROUN. v. 1. fie n. pr. le 

le Loir > le rar des Alpes, en lat. 

gUs. 

LIROUN-LIRO ; Fadaifes , 

bagatelles. 

LIS , itfi ; poil , liflc. Une 
colonne lifle » ou fans orneraens ; 
un marbre polj. Bago-Ufo ; un 
ionc , ou Tanneau d'une mariée , 
ou bague fans pierre & fans 
chaton. Péfo ^^'?o > P»cce de nion- 
Doie ufte , eflFacée. Lorfque c'eft 
UDe médaille , on l'appelle fruf- 
te. = Çôifo %o ; coiflc unie fie 
fans dentelle. Soupo Itio ; potage 



LI T 

faos garniture , potage de ^^ 
lade qui n'efi alfaifonné d'aucun 
légume. 

LIS , lîfië ; luifanc. Fa tous 
pots lifsës ; s'engraiffer les lèvres 
en mangeant de la Viande > ou 
d'un ragoût. 

IflS, ou lînjkë 'y mince 9 fluet. 

On dit dans un autre fcns de 
lU ^pajfa'lis j paifer fans faluec 
ou (ans s'arrêter , fie que ks tr^ar^ 
chandifes paffent debout ou fana 
s'arrêter {pajfoU'Us) dans une 
ville 9 lorfqu'clles n'y font ni 
débitées , ni même déchargéoc. 
Voy. Pafolis. 
. LÎSCO. Voy. Lëfio. 

LiSSA. V. 1. Lice, ou barri* 
cade, retranchement. 

LIST£L; Une tringle de bois: 
telles que celles ou l'on fufpeiid 
de la tapiiferie. = Tome forts 
de règle de bois mince fie étroite , 
employée â divers ufages en 
menuiferie. Liteau eft un barba* 
rifme. Linteau, terme impropre. 
Voy. Lëndas. 

Lorfqu'on dit une tringle fapt 
rien ajouter, on l'entend d'une 
verge de fer qui feit â fufpendre 
des rideaux. 

Un lillel en fr. terme d'archi- 
teôure : moulure carrée^ ou ef- 
pece de plein entre les c^nelures 
d'une colonne. 

LÎSTO, ou lîflroi bande de 
toile fine^ telle que de la moulle* 
line ou de la batilîe , dont on 
.garnit les éoilFes , les chemifes. 
On dit la bande ou le tour d'une 
cornette 9 d'un bonnet , uatour 
<]e gorge ; fie jamais lifte , qui 
fe prend toujours pour un cata- 
logue qui comprend le 00m de 
plu^urs perfonnes. en anglois, 
lift ; bande , liHere. Ceft de af 
tro que dérive le mot fr. la litre » 
ou la bande noire, dont un Sei- 
gneur haut-jufticier d'une pa- 
roi (Te a le trifte droit d'en falii 
lededans de l'églife , fie d> pU- 
quer fes armoiries. 

LtSTKO 'i Tranche. ==LaQgae 
de terre. 

LiTii. Sin lui i qui', non» 

ibmmes 



L O G L O N 41 

fusuott quixtes, oa quittée cle MaifoD oa de quelqu*autre effet 

procès, du lat. ils , lieis, qu*tl bue* 

LIU&H. ^# Imén-ïn-lmén ; de ti fiiner > o /* hghUrs de mdi- 

loin à loio. jfôn > o Jhs më(R^nes p9r H\ p&i 

LQC 9 lwc-9 ou ^oc i lieu, de /AiV^if /o Ipgaditr de kt mdifim 

lilctD, pr. BeUoc ; bcMa-Mta, pir la ftajna proprta (pour'l^ 

AoC'DÎoiii tieu^Dteu» Abbaye propre hâbitatioii ) fi covinan 

^e rocdre de Cîceanx 4u Dio- non era en contra , i s'il logàditr 

fc(c de Rode» y ^PPÇ^^ IfOC- non paga 9 ]por lo jkitaf é k^ 

Pi^u. fR<l</o clâoargf é tôt aco del Ip^ 

On voit par ce dwniet ezeui" gadier retenir. Cofi^ d'Alp 

pie que daUs le v. fr. on omet- L6go ; Lç marché aux rooUv 

(oijc 4*arctcle potfefliCi de y i ipnneurs » ou aux vendangêùrf, 

^exemple du latib donc on ve- = Le jour &IapIàççiDiScefjofur^ 

ppk de quitter l^fa^e ; le qu'on aalièri s^iartroupent pour fe' louer 

difoit « Loc-I>»eu , ' dk! même , à des particuliers. Za logo is 

qu'Hotel'PieUf Cbafe, ou Çhe- duberto ', on commence iloqec 

6-Ûieu, f iU-Dieu , .F6te-Dieu 9 les moiHonneurs & à régler Ig 

Charolieu , ou Charles-lieu 9 8cc. ftlatre. , . 

icomine on dit en lac» loctts Dei , LÔGOFËTAT ; A|:deut , e^'« 

dormis Dei^ êcc. prelfemènc' 

' MaU'le latin marque les cas LOGUER , ou hgher ; y. I. 

drffése^s par une di6réfente terl loyer , prix, récbmpehfe.'Ca/A:^ 

mjnaKon j ce que ne font p;|s les donara u calit d]ai^ /''^'^ fi>^'' 

j|an§ues modernes 9 formées des ment i nom de dëCcipA , rio per" 

débris du latin 9 auxquelles pour drafalogher. { QtiuumàHe poium 

cette taifon (es articles font Qé- dederif êaÙeem àquà Jrtptdk'în 

cefTaires ; au (urptus , les termes npmine difcipUli non ptra^t mer- 

lioc-Dieu 9 Hôtet-jbieu« & Tena- cedemfiiaml) 

blables f font devenus des noms LpJ^ER. v. 1. ou loug^hë ; 

propres j qm pour cette raffon Loyer de maifon ^ louage àp 

ne changent pas; & ce ferait cheval, b. lati. /(^erzif^ 9 où lo-» 

pne faute' de dire i lôe , ou Hei^ àiterium. Dé U fek' n. pr. Lodér 

4e Dieu , HÂtél de Dieu 9 &c.' ïc Logere. ' ^ ' 

LOCÂIO {S^nto)} Ste Léo- |.0-L0 ; Terme de nourrice ; 

4Mdie. le dada , ou le chevai. ' ' 

LÔCO ; L^ Loche i poiflbn de LON. Nëfy d^ Ion { il eu faic 

civière» d*un'quartdNDHce 9 très- long ; & non , <|e long. De ton 

délicar 8c remarquable par deux pats longps no^vilôs ; a beau 

^lers charnus qui lui pendent dçs hientir oUi vient dé lop. Sis 

narines i il a dem^equatte bar- tfièndu dk tpu foun Ion ; il eJli 

i>illons rouges qui fui pendent de roinbe à piate-tetre , il eft tombé 

la mâchoirie fûpérieure 9 & uii tpiit de foo long. Aç{|d. Ôii (fît 

autre i chaque coin de la boq- de même , couche V ou ^cepdu 

fbe. Il efilins écailles. tout plat dans Ton lit/'fc ferôin 

LÔCQÛ ; Un innocent , un l'Acad. cqùché tout de fbn Ions, 

l^enât. en ita(.' ^co *, imbécile. IIONC v. Y. Le 'long, a up tel. 

L Ô F I O , ou tàofi. Voy . Bëf- Lonc U via ; le long d^ çhéiÈnip, 

t$no, ' ' Lonc los pis '\ { ficus 'vt;'ées.'\ 

LOGADIER. V. l. Locataire. tor\c (a yerttft ^ Ui^w v^ritat 

p? Artisan 9 iburnalicr. itm. ) 

LOGAT I Caffé, accablé dç * LÔNÇO ; Une çoukuvrp; le* 

fatigue. payfans fuperftitieux n'offiit i\ 

tOGHIXR^ ou loguier; v. 1. nommer par fon nom , Qu'il^ 

4^ueur/ ou propiiftj^rç d,^ust4 .^ptcw de «pouvais àugarev' ' 

Tomç th le 



41 L P U L O U 

LONG'AMÂI en bono fanta , lou louhët ; faire le diable â qua* 

c*eft proprement , longuement 8c tre. Voy, Mâouloubët» 

en bonne fanté ; compliment LOUfilÉlRO. Voy. âoubieiro. 

abrégé qui revient à , je fou- LOÛBO \ Louve , femelle du 

haice que vous le portiez ou loup, au figuré , femme de 

que vous 1* habitiez long- temps mauvaife vie. 

en bonne famé , félon qu'on Une louve en fr. eft au(fi ua 

parle d'un habit neuf» ou d'une outil de fer qu'on attache à 

«maifon qu'on habite nouvelle- une lourde pierre de taille pour 

iDent. C'ell le même aue le corn- l'élever â un acteliet au moyen 

pliment latin , ad muttos ann&s , d'un treuil « ou d'une grue. 

qu'on fait au Pape le jour de fon LOÛDRO ; La bourbe des 

exaltation ; pui(Eez-vous long- eaux croupilTantes d'un étang , 

temps en jouir. d'un marais. Le limon n'a rien 

LONGÂNO , ou patët ; Lam- de fale , comme U bourbe , oà 

bin. il s'engendre de la vermine Ac oà 

LÔNGOS ; Les viettes de la les canards barbotent. 

TÎgne : bouts de farmens qu'on LOUFA , loufina» Voy. Bëf- 

a coupés â un pied au • deiTùs fina. 

du cep en taillant la vigne. LOUFIO , /o/o, ou o/q/^ Voy. 

Vouna las lângos ; tirer au B'éfsîno. 

Tin ^ on eu a davantage ; mais LOÛFO de louh ; Vofle de 

c'eft un moyen de détruire la loup : forte de champignon. 

Tigue. L'efpece arrondie en boule qui 

LÔOUZIÉ ; Le laurier. contient » lorsqu'elle ell mûre , 

LORM AN ; Le Homar : grande de la poufliere & du coton , eft 

ou monftrueufe écreviUe de mer. propre à arrêter les hémorra- 

LOSC. y. l. Borgne. gies : il y en a de cette efpecr 

LOT. y. 1. Boue , argile. El oui ont jufqu'â un pied de 

Ut, n. pr. U boue. diamètre. 

LOU , lu^êrno , ou lucâno 'y LOUGADIS ( ou/^^ou ) ; Maî- 

Une lucarne : petite fenêtre pour fon à louer ; U non , à lover, 

aller fur le toit «ou pour éclai- LOUGADOU » ou bâilë ; 

set un galetas, en anglois , /om^- Maître- valet , chef des journa- 

hoU i petite fenêtre. liers , chargé de les louer & 

LOU ; Le jeu de la queue leu- d'être a leur tête , pendant le 

leu 9 que font les enfans rangés travail. ^ .. 

en file & qui fe tiennent plu- LOUGAJGË ; Loyer, en y. 

fieuri enfemble queue-â-queue. fr. lo^er. b. lat. logerium. 

En V. fr. leu ; loup. De là le n. LOUIRO ; Une loutre : qua- 

pr. St. Leu. drupede amphibie « qui a le 

LOU , ou loub ; Un loup &. poil brun > le mufeau pointu » 

fon augmentatif 9 /ott^<2rai ; gros les dents comme les fouines ^ 

& vilam loup carnaflier; tel que les oreilles au-defTous des yeux t 

celui connu par fes ravages dans les jambes courtes , les doigts 

le Geyaudan en 1764. Zott^ârou; des pattes égaux y & palmés 

louvetau, ou jeune loup. Cou- comme ceux des oies. Il plonge 

nëfcu coumo lou lou-blan ; connu & vie de poifTon. 

comme le loup gris 9 ou comme LOÛlRO^ ou/ôâiro ; Femme 

Barabas â la Palfion. débauchée. 

LOU B\TÂDO; La portée d'une LOUJHIS 5 Une hôîellcrie , 

louve , louvetaux d'une ventrée» une auberge : termes plus ufités 

'nichée de louvetaux. dans ce fens que celui de , 

,. . LOUBET 9 ou loubatou ; Lou- logis, qu'on met fur les enfei- 

yetaii. = Loitbët j le diable. Fa. gués de ces auvfous .* kton iogis», 



t O U LUC 45 

X^hôcellerie eft pour les Toya- 'mairons : cecre enfeigne qu'on 

Ï^eurs Ce les palTaos qui fooc rend auffi en fr. par le tern|b « 
ogés & nourtis à tant par repas, bouchon ; & non , bandiere , 
L'auberge fe die également pour ni bannière , eft un rameau , un 
les perfonnes de féiour dans les chou , une fervietre au bout d*une 
i^illes , comme pour les voya- perche > ou plufîeurs bouchont 
geurs i foie que l'auberge foie de bouteille enfilés en dt£fërencef 
dans une ville , ou fur une formes. Et cette dernière eufei- 
foute. gne eft celle des marchands do 

La différence entre Tauberge vin de la Capitale qui a donné 
èc le cabaret > ou leshabitans le nom fr. par préférence aux 
d'une ville vont également boire autres. 

& manger ; c'eft qu'on va pren- LOUNJHÊIRO « efl dit pour , 
dre Tes repas ordinaires à Tau- Unjhêiro. Dans la b. lat. loneieria 
berge > & qu'on va au cabaret & lingeria , d'où a été tbrmé 
fe régaler avec Tes amis , leur le fr. linge. ^ 

donner une fête & fe réjouir avec LOÛNZO de couftélltos , ter-, 
eux. Il n'y a guère que les arti- me de boucherie; un haut côté de 
fans ai(es i on ceux de ce rang > mouton, 
qui aillent au cabaret , ou â la LOÛPIO ; Une loupe, 
guinguette , oui eft un cabaret LOU Q£ \ Celui qui. La që ; 
hors de la ville. celle qui : au iteu de , aauël që» 

La gargote & la taverne où, Aqélo që , qui e(l moins élégant, 
l'on boit & où l'on mange ^ ont LOUR ; Laid 9 fale. en v. fr. 
cela de commun ; que la première ord. Voy. ôrë, 
eft l'auberge , & l'autre le caba« LOURDËJHA , on âourë^a ; 
rec du bas peuple » ou des pau- Salir. 
vres gens. LOURDÎJHË y Laideur^ dif- 

L'auberge eft plus décente que formité . faleté. 
le cabaret y celui-ci plus honnête - LOUTA ; Faire une loterie dr 
que la taverne & la gargote. Un quelque effet; & non, loter « 
£cclé(ia(lique étranger dans une qui n'eft pas françoit. Louta 
ville va fort décemment à l'au- uno môftro ; faire une loterie 
berge ; it fe feroic tort d'aller au d'une montre. Une loterie eft 
cabaret. un vrai |eu de bazard & )ea 

Quand on veut fe fervir d'un ruineux pour bien des gens. On 
terme honnête avec l'hôte, ou dit qu'elle eft ouverte , uni 
le cabareiier dont on ne fait pas qu'il y a de billets i remplir. 
le nom » on lui dit « M. le LOUVËN {San) ; Se. Lu- 
Maître. ^ V pentius ^ Abbé de St. Privât de 

LOUMBARDO j La grolTe Mende*^ 
guigne , la jguigne rouge. LUC ADO; Un rayon de foleil. 

LOUNG AGNO , ou Loungâno ; Partirën â la prëmUiro lucâdo ; 
Un mufard , un lambin , un nous partirons au premier rayoa 
homme lent dans fes cnirepri- de foleil y ou de beau remps. Au 
Tes , 8c long à tout ce qu'il premier bon intervalle que nouf 
fait. donner^ la pluie. 

LOUNGARUT ; Longuet , ou LUCAKf BRO » ou lufcâmhroi, 
un peu long. Voy. Luiiiio. . ; . 

LOUJHÊIRO ) handiéiro j ou LUCHA s Lutter : s'exercer i 
cataloûgno ; Un bouchon i mai- la lutte : ce qui cil différent de , 
fon boureeoife où l'on vend du luter, ou enduite de lut, qui 
vin en détail,' t'écrivent différemment l'un U 

LOUNJHÊIRO . eft auffil'en- l'autre de Luther ; Moine apoffac 
feigne qui pend devant cet chef dn t«utbétîeas appela Fnif 

Fij 



44 tue 

teftans ,. â caafe de la proteAidbii 
qu'ils (irenc contre un décret 
oublié contre eux â la diète de 
Spire. 

JLUCHËT, dndu^at^ oapâUy 
iiiiJTo f Uii l.puchec : outil de 
labour qui refTemble  la bêche 
oe Paris , ^ â la vangà d'Italie, 
l|b'oD pouiTe de même vertica- 
lement de la itiain & principa- 
ornent du pied > qui prelTe foc le 
talon du loucher ; dont le fec 
èc le mjmche Tont d'uile Venue , 
ou fur te même plan > comme 
Cepx de la bêche & de la pellei 

L'Académie dit , Louchât : 
forte de hàyàu t ce qui th fbtt 
différent ; le hoyau étant eih- 
ifnanché comme la pioche 9 le pic 
« £c la marre : en forte qa« le ter 
i^e ces butils fait avec le manche 
lifn angle d'environ 4f degrés , 
ic que de plus il faut frapper la 
terre avec le hoyau comthe avec 
ces autres outils. £11 un tiiot le 
Ipyau n*eft autre qUe nôt^e > 
Trènco large , très-différente dn 
Idtfchec. Ces hégligèbces dhns'un 
ouvrage tel que celui de TAca' 
^^mle i .rendent bien tardonha- 
blcs \st fautes de celui-ci. 

LiK:H£TA s PaiTer un chatnp 
liti lobcfaet , le béchrt an Ion* 
Cbet : idlhanlentj avons-nobs 
«lit, j Uh |>eu rèlTembiant à k 
becbe.^ fi£ celui-^ci ttèsrdiâ^rênc 
de , l*^âtio. Dbana d6s jjotttt' 
ekQs'dil Utchi ', dcfoûccvun ch'ahip 
à deux traits dé loiichet , où i 
k profondeur 'de de<ix fers de 
louchet ; & non , palaverfer ; 
teirrfae de nouvelle fabrîqbe. 
, LtCHO , on lâiw ; Là lutte» 
Jkouga â. in lûcko \ lutter .jrat |eQ 
évtc quelqu'un. A lus très ^/bii 
iuchos'i )e t*'attends d tkcroHie- 
tte : façon de paridi: ptcrverbiale 
Igue Molière a rendu e^iiiVàlcte- 
fiicut dans TÉtourdi^par i 

• Et trois i 

Quand nous ferozfs ii dit ^ 
Nous ferons obè ctvf^t- 

ite Isrigucdocitii iifiili' eki'C- 



. 1 C N 

tetheht «a lut. tertia fbtvei i âé 
même qtfe ces autres mots larinis 
inter duos litigïintés tertilis gâu- 
ikt 9 répondent "itTct à cti hioté- 
ci ) le troKîeme emporte U lutte. 

LUCRE .... Petit oifeàu dé 
chant de la taille Se du genre dit 
Tarin ^ avec leattel feul on peut 
le confondre : il en diffère pat 
les caraâerés fbivàns. 

Le Lucrft a le deflus dé la icik 
hoir , le frbnt > le bout des plu- 
mes de la qaeue & le bas-téntr^ 
blancs ; le croupion ; lès tempe^ 
fonquille^ le dos vert foncé ; les * 
ianibes & le bec cdùlèur dh 
chair i ici ntesnes hantes êc ca^ 
çbées. 

LUGAR9 tifgfa , fiâoïi marjh¥i 
L'étoile du matin > l'étoile dû 
foit ; la 'ftiêrfie que la planett» de 
Venus ; celle dti planetteis db 
notre toiirbillon qbi après la 
Lune eft la plus apparente, on 
qui dbnnie plus de clarté « lorf-* 
qti'elle eft (îans fon plein ; elle 
ti\ de même grandeur que Ik 
terre, en lat. jubar. Lttgar > oli 
lUgrë , du làt. Ittcertt 

LUGAR , on lUgra > avec l'ar- 
ticle défini» lou , fe prend tou> 
Îoors pour Venus \ mais avec 
«article ihdéfini , on l'eiiren'd eh 
géiii^râl des plknettes. Aco's iài 
lugar : ce qui peUt égàlemeiic 
toniber fur Venus , Jupiter & 
Satufne t car poUr les autres , 
elles font hor^ delà portée dd 
peupfe. Goudouli à même pris 
un de ces noms pour toutes îor* 
les id'étbiles -, -diins ce Vers. La 
trifto nêa-ffr Miitfitafous hègras, 

LÙGHÈ 5 LoUcht. == Litgfës J 
les yetAt. 

■LUGRÊJMA^ Briller, dérivé 

âê lugr^. 

LUKËTÔ^ lukët j OU broukëtoi 
Ufie ^IHinibtte :c^ fes fait com- 
munément en Languedoc avec 
dtrs b&tobs île cHlenêVôrce , les 
m'eîtlëutiés d^ lotîtes les alliihlet- 
ïét i ^xïirèà*àht<fa-. fiillumer. eh 
efpgl. luquete. = Lukëib ; cbicoe 
tfcbWs-fedrt. 

X'M , îum i oti lUrnë ; Vift 



1 tî N LUS 4$ 

litta{>e â qucDCi oa abfblurtfcnt ta luneéft ildigoèe de la terre 

nac lampe. Lun fe préhd »aAi eh de pfès d^e ceftc mille lieues. LoU 

général .pour ) la luhiiere , ou lii diounë luno ', )itron qui paroîc 

filciir d*aae lampe , d*utie -chan. être ont imiracion du lat. me diyct 

fldlè. Fa ttCfiy éclairer. Fûjes luna, en foUs-emendant, adju" 

ùtn 5. apportez de Ia4uniiere » Ou ver. t'ou dToun^ tunofou ai fat % 

éclairez. Pa lun. â céoucuh ; je ifoùs ]ùte que je n'ai poinc 

édairer d queU^u'un. L'Acad. fait celle chofe. Lâi anarai qam 

dit s édairet à moniicur > il ne ta luno Soura très bés ; il i^râ 

permicpas qu'on lui éclairâr. Lun beau temps quand )*irai dans cet 

eH dac pour , ïum , ff ncope dû endroit s pbUr dke qu'on n'f 

lac lumen. ira jamais. 

Dans les lampes d'É^life , le LUNO s -Lniiairon. âourën de 

lamptoo, qui cft de verre, efl pUjho tout aqêfto luno i toute 

foirpèndu au-de(Tus du culot, cette lunalfoh {^rapluvieufe. 

( appelé dans les «ns cul-de* LUPËGO , bu lipigo y La 

Umt>e), :& au-dcffous du pa- Hupc i oifeau de la taille du 

nacbe , d'où pendent les chaî- nicrle , remarquable par la huppe 

pertes qui pottent le lampion àc „, guifé rfe crête qu'il porte lue 

**^f?.?.V,. ^ , . la tête ; elle cft fbrmée de deux 

L UNH , Pttnha; v* 1. Aucun, lames , que cet oifeau écarte â 

aucune. Unk hom no conoc lo volonté l'une de l'autre. Lcsplu- 

•r.' '^ "*5 ^%F^^^ \ P^^^^^ï^c "« faiesde la queut longues, égales 

fcbnnoit je hls que le pcre, ^ nojrés , font travcrfécs d'une 

L'ONHA ORA. v. 1. Jamaif, bande blanche. Le nom lat. K/Jb^n 

Z.ttnjtfr^i; aucune chofe. ç(t f^rœé ^ar une Imitation db 

LONENJftfcNÊftAT. v. L fon chant/ 

Fils unfquc. tet. nntgenttus. LUQET. Voy. Sifclit, 

LUNH i^di) j L&n , de loin. , „^4;.^^oL J u ^a A* x 

t(rol!slUfAd'diyègàdei>eu; a . LUQETAIRE J Marchand d'aï- 

u'eft pas fdih do tofàiitûc <te '"?f"^*- 1 • . j 

Ujc^ '^ / w j^y J ^ ^^ ^^ j^ Ancien nom du 

EUnAfôS, lunài»fih ; V. 1 ^«?°/ t^,**'^« î* femaine, ap. 

i iUnanaà, iuhàttcL ) P^^c <l«P"*s • ^'^^^ Les jours fui- 

lUNAR^Capricîttîx, lubâd- vans s'appclownt <le même auflî 

que. fimplcmcnt,*t<tr, mecrif,/ftôoM , 

LUNDAT. Voy. Z«?«<ftf5. ^^'^''^ ' /^'^ ♦ ^. '"^^^^f * ""'^'^^ 

LUNëTOS. i^fl /tf* lunêtos; com"»"" avec les anaens Ro- 

faire la lunette au ieu des dames. *"«"* ^^ ' ^ leur imitation , 

LÛNO. Fâi lûno; la lune ajouter à ces noins dans quelques 

éclaire , il fait clair de lune , un endroits la fylUbe , di , abrégé 

beau clair de lune. Li^ , difer j^," ^^'' ^f? '' ^ *^f P"*' ce temps- 

au clair de lune , ou de la lune. [^ "<>"5 .^^P*"^'- „^'-^" V T''"''^* 

Qan tënen de luno ? combien ^^' ^^ *î"» J^^ *^^^'^^ ^" ??" 

avons-nous de îk lune ? 00 quel *"" "*''"* "' *"°ô*^' ' .*"*'^'^' » 

quanricme avons-nous delalune? ^^' ^n a jeicna ^ans les mon- 

ou auquel quantième de la lune tagnes du VWaraU l ancienne dé- 

fommes-nous; & non, combien '*T'>*"i"^i?* ^^ r t ^ ^ 

tenons-nous de lune? LUSTRE ; Crepufcule , clarté 

Le difque ♦ les phafeS , les de l'aurore, 

quartiers, le plein de la lune , LÛSTRËSi Mouches, ou prtics 

ia croiffance', fon décours, fon morceaux de taflFetas noir de dif- 

âge. La luno ësfîblo 5 la lune cft férentcs formes dont les femmes 

en fon décours \ elle eft en dé- moucbetoient encore leur vifage 

Cours» au cDmmenccmenT de ce (Iccle y 



46 L U Z 

pour relever par ces taches noî- 
tes la blancheur vraie , ou arti- 
ficielle cie leur peau* 

Ces prétendues mouches étoient 
quelquefois de larges emplâtres y 
qui ne fuppofoicnc d'autre mal 
que celui de la vanité qui a pris 
depuis une autre forme. Le rouge 
& même le blanc , quoi qu'en 
difent les femmes , ayant pris 
depuis bien des années la place 
des mouches. 

LÙSTRO ', Une huître , du lat. 
ojlrta. 

LUTS. V. I. Lumière, luts es ■ 
nada ; ( lux or ta ejl. ) 

LUZER, ou scrnâUo, Voyer 
Lêtrou. 

LDZÊRNA. V. l Flambeau. 
LUZ.ERNÂ ; Épier , regardes 
àz prcs.^ 

LUZETO, lufcâmbro , lttT;ir- 
no, bobâoulu^ën, ou lapoulîdoj 
Le ver-luifant des champs de 
nos Provinces méridionales ; ef- 
pece de cantharide connue par le 
phofphore qo'eîle porte fous les 
quatre derniers anneaux de fa 
queue , & qui donne dans les 
nuits de la canicule ui>e lumière 
brillante de couleur du plus beau 
péridot. La femelle dont le phof- 
phore e(l le plus apparent, n'a 
point d'ailes ; elle fert de phare 
au mâle , qui eft une petite mou- 
che ailée & peu liiifance. 



L u z 

On voie eu Italie detni autre» 
mouches ailées luifanres , l'une 
qui rampe dans les prés vers U 
hn d'automne par un tems frais f 
Tautre qui voltige en été le long 
des haies des chemins & qui ne 
luit en volant que par échappées 
& comme par de peûts éclairs. 

LUZETO. Voy. Nivoulëto. 

LUZI ', Luire, briller. =: Lw^ij 
être tranfparent. == Fa lu^l ; 
éclairer la vaiifcUe , les chau- 
drons. Tout reluit dans cette cui» 
fine. Lous iuels dos cas lu:^tjjbu ; 
les yeux des chais éclairent ou 
brillent la nuit : c'eft une efpece 
de phofphore commun aux loups 
& à d'autres bêtes fauvages. Qn 
dit dans le fens de lu^i , il D'y- a 
point de pierre qui éclaire autant 
que le diamant. Âcad^ 

LUZÎDO , ou ëbêluc ; Un 
rayon , ou un )er de lumière » 
une clarté qui paroît pour peu 
de temps. 

LUZÎDO , au figuré , & en 
parlant d'une maladie , s'enrend 
d'un bon moinem , d'un bon 
intervalle, d'un intervalle luci- 
de : ce n'eft qu*une lueur de fan* 
té. On dit auâi« ce fou a de 
bons momens« des intervalles de 
raifons , de bônos lu-:^îdos , qui 
donnent quelque rayon d*cfpc<^ 
lance. 




47 



•«■*• 



M 

MAC MAC 

Wl * fubftantif Aiafculin. Un mins y Ëfcarlimpado i &c. des 
em ma*) u feule ; & son ^ émmë , expre£Bons de cette efpece oà 
ni êmmo. l'on ioint deux fubftancifs fyno- 

Ce défaut de doubler les m nymes , qui ne font qu'un fcul 
dans la prononciation eft très- mot , de deux langues dift'é- 
ordinaire aux Languedociens ^ rentes; ces deux mots font quel- 
fuT'tout dans les mots fréquem- fois leparês > en forte que Tua 
nent 9 conftammenc > differem» femble être l'adjeâif de Tauirc. 
nîenc , &c. qu'il faut prononcer Le frànçois fournit des exem- 
çomme s'il n*y avoit qu'un feui pies de termes de cette efpece : 
m'i fréqamentf conftament, Sec. tels font ver-glas , agnus-caflus» 
* MA j mo 9 mon ', la main. Zos franc-alea , pié-roont, tcc. Le 
mas i les mains. Ida efqiro\ la^ premier t{k frànçois- anglois ; fa- 
tnain gauche. Lé dot dé la mai voir , ver , ou verre ; & g'^j^t 
le creux de la main. Ê fa mai qai en anglois (igniHe de même 
Y. I. dans fa main. Ma-fat ; verre. Le nom del'arbrilTeau ap- 
faic de main d'homme. N^o ma- pelé, agnus-caflus , ellgrec-li- 
fat ; ( non manu fa&um, ) tin , agnos fcu grec ngnifianc 

j^ACA } Meurtri , meurtrir, chafte comme le latin cajius. 
PSro macâdoy poire meurtrie. Franc- al^eu eft frànçois gaulois. 
iuels macas \ des yeux battus ^ Voy. Lëdo, Pié-monc eft roman- 
fi c*eft par quelque indifpofition François j &c. ^ 

^ue le cour des yeux foir de cou- On connoîc aufG les expref* 
leur noirâtre : lorfque cette cou- fions fyriaque-grecques de TE- 
leur provient d^un coup > on dit vangile , abba-paur ;-les mêmes 
meurtri 9 & dans le ft. fam. po- que pere-pere , Thomas-Dydio 
ché 9 & dans le ft. b. poché au me, qui fignifie , )umeau-)U- 
beûre noir. Les fruits meurtris meau, Candacis rtgïna , ou régi" 
fie font pas de garde, en efpgl. tuercgina , &c. 
maear. Cet affemblage de deux termes 

MACA ; Agacé. Dëns macâ- fynonymes a du tout nacurelle- 
^t ; dents ^agacées. ment avoir lieu chez toutes les 

MACADURO; MeurtritTure. nations , foit dans le difcours, 
MACA RI. Cou^igné-Macari ; foit dans les écrits , lorfque deux 
le cuifinier du diable , ou le peuples de langue différente fe 
cuifinier de Hédin qui empoi- font trouvés mêlés, & que la 
fonna le diable ; c*eft-à-dire , langue de l'un a été la langue 
un mauvais cuifinier. ( Coquus dominante , mais peu connue de 
nundinalis. ) y celui qui étoit obligé de l'adop- 

MACARI 9 ou magari » eft ter ou de la connoître* Il a fallu 
4it par corruption du grec , ma- pour fe mettre â la portée de 
gheiros 9 qui fignifîe cuifinier : celui-ci 9 & lui faire entendre 
par con(équent cow^igné-macari certains rermes qu'on foupçon- 
reroic le même que cuifinier- noit lui être moins familiers , y 
cuifinier. On peut voir dans nos joindre comme une explication 
/articles , Cambalêto • toumbo , ceux de fon idiome. 
j^dts-aro > tStid^-âfclo 9 Pëffa- - C*cft ce que pratiquent çncorc 



4» M A C M A D 

aujourd'hui chez nous les No- S*ës tou machuga ; il s'cft tout 
laires , qui ayant à nommer cet- meurtri par cette chute, en efpi^l. 

ti^ines chofes dont le vrai terme machucado. *" 
françois étant peu connu du MACHUGA , ou moufiëga ; 
peuple, ils y joignent, comme ronger, mâcher, 

une craduûion , le terme lan- , MACHUGADÛRO ; Violente 

guedocien. Il pourra fe faire que meurtrifTure. 

iUn& les fiecles foivans on re- M^ClP. y. 1. Voy. Mançips^ 

^^rde ces deux termes fur le MÂCLE. v. 1. Mâle. 

pied des précédens , c'ed* à-dire , Covinëns 4 abfilucons , Us aucl^ 

<|onime ne faifant qu*qp feul & fan las donfellas al pâir'é ^ âlq 

jhéme mot, ou dqnc Pun eA mâir'é , o al viu dël cafiUomin de 

^omme une a{\pendice de Tautre : lur b'én i o dtU bën de lux parUns 

i^ppendice dont le commun des ëU tëms që las maridon; jacia 

le^eurs ne conQoîtr4 pas la va- ^ilTo qëfia,ou mënors devine ans 

leur. , ^ që juron t vallon aprop l^ 

' M ACAROUN i; MalTc-p^Ln , mort dal pa^rë : en tôt autres 

bu n\acaron : force de pâtiiTeiff c^fics i et maclës , ëls fëmës « 

fuçtée, diâférepte de ce qq*on i^at vint- cinq aji4, fia ëfgardada^ 

«DDelle en françpis ', comme en a<m con rajbn ëfcriciU manda^ 

Ir^lien , des maç^rçni , ou pâtes CJ^« d*Ai, 

£lées de U ^ro^eur A*W pluma AIACOtJMtOU *, L*aœbrjette : 

à écrire , U du j^epre dq$ vec- plante fts Aeqr odorante. Cjcllf 

inicelles. Voy, Fid^oH, à âeur gris de lin eft d'iUK odeuf 

MACH* ou mak ; v. 1. 6^ ^rès-fuave. 

en b. lat. mc{âra» en it^U nia- MADÂISÇO « ou ëfcéoufoif, } 

Jia^ eu V. fr. m%9 ^ Xûk^Gt , b^ mi écVvcaq de fil. Au figuré, 

mai-â-pëtrir* ^ en fr. la huche bande i, troupe > cercle de plu^ 

des particuliers, (i le pécrii^des ûpûti perfox^nesi. = Braulc. ^p 

boulangers; & npp« més^ i^i cap d^ l^f. mad^i{[o i lo chef de. 

mai â pétrir, comme on renrend 1^ bande, dq vieux mot lat. «a- 

dire tous les ipu^rs 2c par toutes fa:ça ; é(heveai|. 

/ortes dp perfonnes , qui ne MADAISSQ d*amafînosi p^^ 

croyent pas pouvQÎr fe dirpeu-r quet d'ours. 

tkt de parler fr^^içois. Voy. Vaf ^^p}il^^ ; Mâchoire. 

tUiro, K<tç4 pafpU dériver du MAâÊIS.j^ZO ; Le caleveville 

grec Maâra, Mf^oc , baràoîé de ç^amoifi. U 

MACH \ La ipaye d*va pref- y a auifî des calevevillcs rouget, 

foir â vendange. >iAD6>^p. en v. 1. madona -y 

MAÇH^If » oi)m<zi((^irp«» pilf- autrefois titre des Dames de U 

çop, ipeurttiiTMre tur les doigts, première qualité. Madona dÇ 

çjiufée pa^ un cqi|p ; te| par e:;. Comënjhë , m^i d^ la Molher 

que celui d'un iparte;^ , ç|i (i'é Monfigtffir de Comëdjkë. Ce 

Toulanc cha0er mu çlpu. =:= i^- titre e(l foco^e équivalent à N;|- 

çW; coup de deu(. . plçs à celui de madama. On no 

MÂCHOU. Tjçrme efpgl. in«- le dqnpc ^MïoprdMigi chez noi|» 

let. Àpfiguré. lin gros lpurdâu4- qu'aux femmes du bas peuple ; 

Jico*4 un ori( mâchou j c'çft uo il répond â , ma bonne i Pu ma 

vilain mâtin. bpnne femqae. C'eft cpmme on 

MACHUGA. Ce vprbc rcnçhc- dit â Paris de la femme d*im 

rît fur celui de wAca, $çun d»- iourfiaIipr> lorfqu'on çn parle à 

/^5rotfmârAi(^<zpla£uut^ dpigt 1^ trojijerae pçrfonne , Dame 

écrafé, pu tput caché. ZV« fow Claydç , Panac Fr;tnçoirc. Au, 

fnachuga î on l'a bpurele. 4co's trpmcnt , cij s'adte^an^ à elles ^ 

fw machHsa i c'eft w«t çt^^çaiéf g^ laut (Mf > p^ripx-dpn<: Madame^, 

MADOUN i 



M A G M A G 

MADOUN s MaddoD. Vdy. foirlc d'Alù ea Euroiit Tout If 

1 l'ati.' Franfaan ce que noBi ligne de JuAiaieit. £ilE piQft dt 

avons dit fui cei CbiEci de nomi. CondaiiiiDOple en Italie <l'ç^ 

MADOUROU, QU "hantourti elle fuç poiiée en Ftwicç. fiMfi I* 

un Toi, un lourdaud I un gtunJEC, legne de Cluilsi VIII [lai dn 

uii r-^ItrC' Gr£Uilihanune( du Dftuphin^r 

MADRË. V. 1. CfoITe nièce de. J-c vei i foie vil de la, fauli 

bois. = Mitjrï. Voy. Alividrf. feuiUtde mûiisr. U file'uf colo* 

MADRlN , madrtna ; v. 1. & dius lequel il Te chsuigt en chi^r 



culûm ; un hanap de nudie , 
qui (loii uuc matière piiciiufe. 
Vi>r. l'aiI. Ûqer. 

MAËSTflÉ. V. 1. Miftftcal. s 



Talide, 



Matin 



arphore di daps peu fuivJe da 
Ile du papillon > qui perte 1> 
pour s'aMoupleij„pifjii- 
'"uutji'iaiviroji 



1. fait de mairi , .^.. 

4'boiBine. de ce Renne qui Ut un cecon., 

M AC AGNA; Incommode, douUuiit'iiieaic.foil iib bel^j 

Saii loH magagna i je fent Un on en voii biei) d'iuKis àtf 

Dal-a>re pai-[oui U cttrpi, je Indci.defliA^. tt cnluininéf ■««; 

■ne fent [OUI accablf. £j ô^niii- Icuu cocoiû , d^nt l'oorr^edé 

gagna i il a bien du mal , bien Mlle. Slbille de ^rian , Toc la 

des iri6iiiiiifi. Lon magagaii pa ; inJàûi) dt Swiuaa : mail nocn 

lie ■l'inquiiicz pu , ne le tracar- c(iéail|e a tit iiouvée r^s doute 

fcl pai. en v. ft. mihaignet j pjui pio^te 1 vivre uklocÛxii', 

Faire violence» b.'Ui. nafi^nare, que !□)» autre qu'on n'aurioli 

Voy. Mtdtjhi! i^ai en cft Totmé. p^i flevj aulGIiiciUntcjii tiravec 

MAGÀGNO ; Incomnioditi, autant cfe pioËi. Jfagna. appela 

telle que le mal-aire d'une gior- daus un diakftc iialin 



fellê. A fojpi magagnos ; il a 
'■ - *-- '-'--liiés. A louihou 






■t iafii 



^âouco magjgno ; il a touion 
quetqite./ei qui lodie, ii. fam 
MAGAGNO ; Fatigu 



triii la ii<agàgi\o ; il Ctaint lei 

recourte, d'un tianfport. 

MAGAGNa reprend auffi 

daut le Tcrs de l'italien i ma- 

gagna ; taie , difaui, ta dooiia . 

« corne lÀeàflagna, ttlladifmi 

é d'Info l la magagtut. 

MAGHTËLO, magktlo-, V. 1. 
tt D. pc. colline, ou moiiiagnè | 
lapidf t^ ttcàxbth Le pionttie 
An, In madàCà t in ctro pia- 
Jin , naun louitt loun arihtn. 
MAGMA, magnan, mani^n 
miigniou , ou biSo j ver i (oti 
en V. fr. nugnau. Fa de na 
t«ai ; élever dei «et. i foie, e 



MAGKAC ; 
MAPNACAKlt,'; >,' 



, dili. 
iné , fucté. ; 



iiajjhic , Je noui,riiic( : 
ji tll cbaigc de l'id*icS|- 



dc la cOulItufliol 

Ufqi>=lleE on lc> F 

MAGNADUN, 



MAGN,^R£T0S ; Pe'iiiet fa- 

Mî'n MAGRËBipy; Soi!«d'ini< 

piéçai.i(jn. Hagribîouta^l! ! ft^e 
rare Toit.de l'animal / mauertet clt Te 

■ ■ G • 



So M A t 

fcrvir de cette imprécation.' 
' MAGRfÊIRO j ou magrou ; 
Maigreur. 

' MAGRONAJHË. Voy. Ma- 
grebîoù, 

Mij^GROUSTIT s Maigrelet. 
'mai ; ;id verbe de quantité 
tou'on -'rbnd ordinairement par , 
davantage 9 â la Hn d'une phrafe 
& par , plus , au commencement 
ou au milieu. Ne vole mai , j'en 
veux" davanrage. Proumës mât de 
frouHiajhe ^ë dëpan; il promet 
phis de beurre que de pain. Âglks 
jnâè d'é}inqëlous âouttësi*f(iyct 
-plffs fajge que les aurres. ai dous 
an de mai <fël'\ i*ai deux années 
tie plus que lui. Dduna m*ën 
7R'<fi; 'doniiez-ni*en dà^aïuagë ; 
«^ttdn; donnez-m*én plus ; ôc 
Vncoré moins « donnez-âioi-z-en 
plurf.'" • 

Cependant 9 mai précédé d'utle 
négation , fe rend inaifféremrbcnt 
ï Uifîp' d'une phrafe par ,' plus^ 
ou par 4 davantage, exemple. 
Nëvdlëpamâl; je n*en vfeux 
plus , ou je n'en veux pas davan- 
tage J' où Ton obfervcra que, 
'davantage eft toujours fans régi- 
me; & "que ceTefoit' une faute 
dedi^eje veux davantage de pâiu. 
' ' MAI , ' ii*cfl: point adverbe de 
quaiïtîtê idans les piirafés fui- 
vantes j' ou s'il i'eft , oh le 'rend 
'différemment. Ni mai itou; ni 
ftiot non plus; te non, ni itipi 
auflfî. . Ni pôdë pa mai j je n'y 
faurois que faire, ce u*e(l pas ma 

'faute ; & non , 'je n'ed puï^ pas 
davantage. Ni êrëpâ mai ihirdj 
je " n'y ecois jamais entré , ou 

'c'eft' la ^première fois qiiè j*y 
entre ; Ac'ùon , je n'y étois plus 

' entré. Fa^hën un tour d*dUio é 
pa mai ; faifpns fe'ul^eqi:' uh 
tour d'allée » & non , Yaifonk un 
tour d'allée ; fans plus. . " ' 
■ Li pourias dire mSi i' mai ; 
TOUS auriez beau lui dire , ou 

'quoique vous puiffîez'lul dire. 
Li parias fa mai i mai ; vôhs 
auriez beau le battre y le caref- 
fer , &c. Al mai , où dùun mai 

' jhûro > alm'cn j oa doUn mUUù 



ere^i ; plus il jjure , moins je le 
crois. So që iëou aimi lou mai ; 
ce que j'aime le plus. Që mâi}^ 
après , dit-on â quelqu'un qu'on 
veut engager â continuer un rf- 
cic ; 6c non , quoi plus. Avec 
qui encore avez-vous foupr * 
En câou mai f vous aviez un 
lapin , & quoi de plus ? £ qjë 
mai î nous avions des sufs à 
dîner ; & rien de plus, ou rien 
au dçlà ; & non , rien plus. 

MAI 9 s'emploie adverbiale- 
ment dans les phrafes fuivantes. 
Mai- që- mai ; le plus fou vent » 
ou ordinairement. Sous aimo 
mâi-që-mâi , ou tant i mai ; it 
Vous aime beaucoup. Mâiqë mât 
es pogut ; autant qu'on a pu , 
ou le plus qu'on a pu. Lon që 
jhamâi mai ', plus long qu'on ne 
fauro|t dire. 

' MAI « en v. I. cù. fouvent pris 
pour le lat. màjus ; le plus grand 
ou le premier. C'eft de là qu'a 
été formé , Mâirë de vîlo j Maire 
d'une ville, en b. lat. majorinus 
vilUy \ic en v. fr. Mager : & la 
mairij^ y maifia , ou majoria. 

MAi , a été pris aufli en r. 
I. pour , mâirë^ ou mère. Nous 
avons vu précédemment que dans 
un aâe languedocien du XIV. 
fiecle J la mère de l'époufe de 
M. dt Cominge eft appelée , la 
mai de la molhcr de M. de 
'Côm'éngë, 

MÂI-DÎOÙ. n. pr. de lieu, 
qu'on croit communément dit 
pour , Mas-Dîou ; Maifon-Dieu» 
ou confacrée à Dieu. Ce nom tel 

■ qu'il eft , potirroit aufîî (îgniHer, 
Mere-Dieu , ou Mère de Dieu > 
comme on l'a vu dans le précé- 
dent article. 

Cette expre(Gon au refle ref- 
femblé beaucoup au v. fr. maijl 
diex , ou mai-Dieu ; c'eft-à- 
dire J m'aime, ou m'aide Dieu ; 

'ah'cieu juron , ou ferment qui 
revient au lat. ita me Deus adju- 
vet , & par lequel on confent 
à être privé de la grâce de 

, Dieu , û ce qu'on afficme o'eft 

"^i vrai. 



MAI 

MÀIJENC ; Qui arrive , ou 
^ui appartient au mois de Mai. ■ 

MÀIGRINEL; Maigrelet. 

MAINA. Se mâtna de.,., ; 
£c mêler ^de . . . . 

MAINADA. V. 1. Famille. 

MANADIÉ ) ou mcinadU ; 
m, pr. père de famille. = MeneUc 
de troupeau. On a die , ma:na- 
dié , pour manadié ; dérivé de » 
tnanàdo. b. iat. majfnaderius, en 
ital. mafnadiere ; foldat. := Af- 

MAINADO; Troupe» troupe 
d'enfans. en cfpgl. mafnada ; 
troupeau, en ital. mefnadû , fyn- 
cope de mefonada, en v. fr. meC> 
née « ou mehnée & mefnie. Ou 
difoit) tuite ma mefnie; toute ^ 
ma famille ; c'eft comme ^ man- 
fionata s maifonnée. 

On appelloit autrefois « mai- 
nades , une afTociation de bri* 
gands qui ravagèrent quelquec 
Provi^nces^de France. 

MAINAJHË , ou meinajhë « 
ou mënut ; Enfant, petit gar- 
çon y petite fille. Voy. Meina' 
jhë. 

MAINAJHÈ; Un aifé 5 qui 
eft mis au rôle , ou â la taxe 
des ajfés ; 8c non 9 ménager. 

MAINAJHÈ , ta le titre que 
prennent dans leur contrat de 
mariage , ceux qui par l'exercice 
d'un métier , ou du travail à 
ia journée t ont çagné allez de 
bien pour fe palier de ces pro- 
férions ; & qui ne travaillent 
plus qu'à leur bien , ou s'adon- 
nent à quelque induftrie » qui 
les élevé d'un degré , & les met 
au rang des aifés : il n'y a qu'un 
pas du mâinajhëf au mié'moujju; 
{e premier n'ofe cependant , 
comme ce dernier , porter la 
perruque. 

MAINAJHE ; Fermier, la- 
boureur, b. Iat. mainagerius. 

MAINAJHÎZO ; Enfantillage. 

MAIÔOU ; Un jaune d'oeuf. 

MAIORAL. V. I. Li maioral 
del pôblë ; (Jjentores populi. ) 

MAlORMËN. V. 1. Suc-tour, 
pi;incipalemeac. 



.MAI 51 

MAIRAL ; Maternel. Lëngajhi 
mairal ; langue macerneUe. Oa 
ne dit pas langue paternelle , 
comme on dit maifon pateruelle} 
]^arce que c'eft la mère qui donne 
a fon nourrilTon les ptemieref 
leçon^ de Ton langage. 

MAIRAL ; Principal. Htt 
maircfl ; ruilfeau principal. 

MAIRAN , ou mêiran ; v. !• 
& n. pr. du merrain : bois re- 
fendu dont on fait des douves. 
Voy. Dougan, Mâirâno ; aune 
n. pr^fén]^inin de mâiran. 

MAIRASTRO ; Belle-mcre , 
& par dénigrement, marâtre. , 

MAIRE , ou mai j Mère. 
' La plupart des Lauguedocient 
de certains cantons difeot, ma 
mâirë , ou ma mêro y fuivanc 
leur fortune ou leur condition. 
Les payfans pauvres difent y ma 
mâirë ; les honnêtes gens 8c 
ceux du peuple qui jouilient de 
quelque ai fan ce difeut , même 
en parlant languedocien , ma 
mero ; ce qui dans leur pronon- 
ciation eft le même que , ma 
mère : il en e/l de même des 
noms pAirë 9 frairë , fore , ou 
fouôrë i au lieu de > piro , frcro 
Icfrr. 

L'origine de cette différence 
dans le langage qui s'étend à 
quelques autres cxprellions que 
nous marquerons , remonte pro- 
bablement au temps ou la langue 
françoife commença à s'intro- 
duire dans nos Provinces; elle y 
fut fans doute apportée par ceux 
<}ue les dignités , les emplois > ou 
la fortune rapprochoient plus 
de la Cour , 8c qui éroient clans 
le cas d'en parler la langue pat 
néctffité ( n'en fâchant pas d'au- 
tre), ou par émulation» ou 
par air. 

Le françois devint parla coni- 
me le caraâere diftioâif de ce 
qu'on aippelloit , honnêtes gens: 
le peuple nioins inconâant pour 
ce qui eft de mode , continua* à 
parler comme auparavant ; foie 
par attachement pour l'ancien 
langage > foie par éioignemenc 

Gij 



5z MAI MAI 

de tout ce qui feat Id fafte , & mai , adverbe de quantité ; plat, 

pour ne pas aSaâct un ufage qui davaijtage. 

ienobloic n'appartenir qu'aux per- MAISSO. Voy. Maifsilo, 

ibnnes d*un étage l'upérieur; & -MÂISSU ; Qui a de gro(Tcs 

cette coutu'Tie) ou cette façon mâchoires « une lourde ganache, 

de penfcr eft (i bien établie^, mais chargé de ganache, au figuré y 

feulement parmi les pauvres gons un gourmand « un fricalfeur. 

de la campagne éloignés des vil* L'augmentatif de maiffii eft mâif 

les., que ceux qui font fages & fudas. 

modeUes difent à leurs enfans MÂÎSTRË , dit pour , majhif- 

qui ceviennent du fervice , que trë ; maître > principal. Fala 

leur condition ne leur permet maîfirë ; •ruiffeau principal » 

pas de parler françois : en con- grande tranchée faite au travers 

féquence il ne leur arrive guer« d'une colline pour recevoir l'é- 

d'écorcher cette langue « que goût des petites ravines qui abou« 

Jotfqu'ils fout pris <le vin : ce liffoient à un champ cultivé & 

délire les mettant bien au- defTu s qu'on détourne ailleurs par ce 

de iqur fortune , leur fait oublier moyen, f^ala maîftre , ou maïf-' 

leur mifere , ou leur condition trë , fc dit auffi d'un grand fofle 

préfent^. creufé dans une plaine , & au- 

Mais ceux qui jouiflenc de quel d'autres petits foffés abou- 

quelque aifance cherchent depuis tiHent & s*y déchargent, 

quelque temps à fe mettre de ui- MAÎSTRO , féminin de maïf" 

veau avec ce qu'on appelle les trë., a les mêmes figntfications , 

bomiétes gens , en mêlant dans & n'eft guère appliqué qu'au 

Jeur idiome certains termes fran- chaton femelle de certains ar- 

çois qui flattent le plus leur brçs , & en particulier du châ« 

limoiir propre ; parce qu'ils fem- uigner^ qui porte fur le même 

blent aflFediés àcectexUlfe d'hon- pied des chatons mâles & femel- 

Qêces ^ens ; tels font les termes les. La maiftro , ou chaton fe- 

de pero , mero 9 frcro & fur ^ melle^ eft le chaton principal, 

qu'ils prononcent de cette façon, le maître chaton qui décide de 

comptant que c'efl la même cho- la bonne 9 ou de la mauvaife; 

ie que pcre , mete , frère & récolte , felou que le châtaigne! 

iœur. ^ en eft plus ou moins fourni , 

Li vâiplan çoumo s'anâvoprë" après^la chute des chatons mâles^ 

fkë U maire âou nâ ; il y va tout MA1ZO , mâi'^^o , ou mâifoun, 

doux , comme un preneur de Ce terme prononcé â la langufr- 

taupe^s. docienne tù. auili ancien que 

•MAIRE.; La maciice : & Ton celui d*ouftâou , fon fynonyme : 

dit .dans ce fens , le mal de la raifoneneil, qu'il eft devenu 

mère, vapeur de mère; -6c non« n. pr. pour certaines habitation^ 

den^acrice. appelées mâi:^oun-nôvo. On ne 

MAi^RÎNO ; La veille , ou la prononce pas ce nom comme en 

femme la plus ôbgée d'une maifon, fr. mefon : mais on fait fonner 

M^lSSAN. v. 1. Méchant. l'i, en appuyant fur Va dont l'i 

MAISSÉLA. v. 1. Joue, ma- fait partie comme une appendice 
choiee. Qi të fera à la maijftla. , du (on principal de Va : on faic 
dona U /'a/rra ;.(î quelqu'un vous par-li une diphthoogue langue- 
frappe fur une joue , pcéfentez- docienne de , M ^ qui n'ed dans 
lui r^aucce. =: Maiffiiloy pu ma- le mdi du mot mâifoun qu'une 
da^o-y U mâchoire 9 ific «léta- feule fyllabe :.c'e(l ainfi qu'on 
phoriquement , les .dents. A la prononçoit autrefois. Dëfra las 
majjpjlo bono] ila la dent bonne, ipâifos > la mâifo dal cornu 9 

MAISSES, in^///bf, plurici de l'Hôtel de Ville, &c. Et poui 



MAJ MAJ 5î 

crertir de cette prononciation comme on Ta va dans les articles 

qui nous eft propre , on éctivoic pcécédeos : £c dès lurs majhën» 

qaelquefois la dipiuhonguc > ai , coâlo reiTeaibkroit au lac. maia^ 

toar un y grec mâyjoun, incola , & fi^nifîeroii les habicani 

MAJHÉ ; Grand, plus grand. d*un lieu coalacré â Haia ; mère 

En parlant des enfans 'd*une de Mercure : divinités l'une fie 

famille , lou majkë i l'aîné 9 4e Tautce des anciens Gaulois ; en 

plus âgé. = Le plus grand. Aîa- forte qu'on pourroii appeler cû 

jhë elt vifiblcment le maytSyOVi lieu» fanum maya incolarum,Lz 

major, lac. d'où l'on a formé pour dtxe à majkëncoulo , on 

léccmment Texpreflion fi-ao^oi- cr«duiroic en lat. ad maitt inco" 

le 9 la mafeure partie , pour , la ias ; ce qui eic une étymologie 

plus gcande partie. a^z naturelle. 

N*tre , Majhë s'efl; c<^nrcrvé L'on remarquera à ce fujec 

<lans le fr. Juge-Mage , ou pre- que la prononciation du n. pr. 

oiiecJuge, Juge principal , ou ftécédcm <, Majkëncoulo par 17 

Lieutenant du 'SénéchaK confoane , dà plus récente que 

. MAJHË-FÉSTO; Fête patro- celle par ['i voyelle, malëncoà^ 

nale. Voy. Vôto, lo : puifque dans les plus an- 

MAJHË-PAR (/«) ; La plû- xuens manufctits languedociens 
part. Lorfque 9 la phjparc eft Tj confonne y ell inconnu , com- 
nominatif &' qu'il régit un ver* me il l'ell dans 1 italien , fie 
be , on conftruic le verbe au comme il l'étoic probablemenc 
iîngulier , ou au pluriel , félon dans la langue des anciens Ro- 
que le mot auquel il fe rapporte mains. ^ 
a craie à l'un ou i l'autre : ainli MAJHfiNO j Image « ou mé- 
on die , la plupart du peuple daille de pèlerin. = Majhêno y 
vouloir , fie la plûparc de fes amis ou majhîno ; uiij: poupée. PouLîdo 
l'abandonneront. Lotique ,.U coum*uno majhëno; jolie comme 
plupart fe dit abiblumenc , il une poupée. 
cegic le plurieL Laplûpacc vou- MAJHER, v. 1. Voy. Gâfpo, 
loieiir. MAJHERS.v.l. Le plus grand. 

MAJHËNCj ou maiënc; Le Quai aë fumëliara en âifft co 

foin qu'on fauche «n Mai. quëjl ëfànts, aquift es majhers el 

MAJHËNCA , ou rëfèirë ; regn dël cel y quiconque s'humi- 

Biner ; donner à la vigne un liera conjme cet enfant fera le 

fécond Ubour qu*on fait ordi- plus grand dans le royaume dés 

nairement en Mai. On a dans Çieux. 

quelcpics Pcoviuces un oucii appe- MAJHIST^ÂOU , maîftrâou , 

lé binette , propre i cette fa- on ml/irâou , dérivé de maîftrë p 

çon , qui ne coohfte qu*àégraci- maïjirë ; maître ; principal , fc 

gner la rerte , pour la tendre dit de la tramontane , du venc 

perméable â l'humidité de l'aie nord-nord- oue A , qu'on regarde 

& pour y faire petit les mau- comme le premier fie le principal 

vaifes herbes qui 4a deiTéchent. vent. 

On a dit , majiunca pour , MAJHÔOU. Voy. Roufsë. 

maiëttca ; faire un labour en MAJHÔFO. Qinto majhôfo ! 

Mat ; comme on a vu précé- quel coup , qyeUe boÂe ! 

4emraent le cecme maiën , pour MAJHORMÉN ; Sur-tout 

cç qui appartient au mots de principalement* 

Mai. ^ MAJHOVFIÉ ; Le fraifîer. H 

. MAJHCMCOULO. n. pr. de fe multiplie de traîna iFes , ou 

lieu , qu'on a dit probablement des fils qu'il jeté de tous les 

pouf maiëncoûlo , en prenant Vi côtés. Ces fils le provignent, en 

Voyelle pour un ) çonfonne » pouiïanc des racines ou des feuit- 



S4 MAL MAL 

les de leurs nœuds, félon qu'un MALABÔSSO> ou fdchUUiro t 

c5cé de ces nceud» couche Tair , Sorcière. 

ou la tcrrc.^ MALABÔSSO j Pcfte, tumeut 

MAJHOÛFOS^ ou majhôfbs'i peftilencielle. La inalabojfo ti 
Les fraifes. Ce ftuic infufé daus vègno ; la i>cfte ce crève, 
duvineft, dic*on , un remède MALADE JHA ; Avoir une 
concre les angelures. La fraîfe du maladie , combet dans une ma» 
Chili qui eft de la groffeur d'une ladie ; & non y faire une mala- 
pettce noix , ne vaut pas la nôtre die , gafconifnre. Elle eut une 
pout le goûc , ni le parfum. Le maladie à la fuite de fes cou- 
caproQ eil une croiueme efpece chei ; & non y elle fit une mala- 
de fraife qui dans fa plus grande die en fuite de fes couches : on 
maturité ell ferme & a un côté peut feindre une maladie ; 8c 
verdâtrc. ei> gallois , méfous, en non , la faire. 
▼• fr. maiofos. ^ M ALAFÂCHO > malafâcka j 

MAJMOURANO ; La marjo^ Délit , contravention , & pro- 

latne : plante aromatique. prement , mauvaife aâion. Anm 

MA JHOURÂOU , ou majhou- ^" malafâchoj aller à la picorce , 

rai ; Le chef , le maître. = Le °" ^" maraude > ou bien aller en 

maître berger. = L'aîné d'une §«ouagc ou courir le guillc- 

famille. = Le coq d'une ParoilTe» î!°" ? J^^^f^''^ > aller dans un 

ou d'un village ; ou Celui à qui ^^î" /"^P^^ » , o" mal - fanur. 

l'efprit, !e bon feus & les fer- ^''^«^^ en malafâcho', trouvé» 

Tices rendus ont donné un crcdic 9" P"« «P ^^8"?^ ,^«*«* ^' ^f'* 

& une autorité bien fupétieure ««venfw in malafacha , ou taUu 

à celle que s'attribuent . ou s'ar- ^^^,\V\^V^^' ^, . ,^ , 

rogent la naiffance . les emplois, - ^ALA-FAI». Monr dé mala- 

ou les richeffcs fans ralens. /*»" » *?°""' ^« «»»^f « >. "^o""' 

«..«Tx^,.r> f ^*, « . miferablement par famme. 

MA JHOURAOU ; Un |aune maLAGHËT ; Le ccrifier- 

w*,,,^r,«Tjc •, /r fauvage. Son écorce eft uu 

MAJHOURIÉ 5 Une groffc fébrifuge. Ses cerifes font amc* 

^°^y!^^^,,*r^T, ** ./r res. On les vend quelquefois aux 

MAKÊIROU j Meurtriflurc Apothicaires en mariSelade pout 

ïr'^' '^,/*^''*^ » une échimofe. i^ (.^.^ du nerprun. 

Une feuille de tabac flétrie en- mALÂIRÔSOS -, Rofes de 

tre les mains & appliquée de ^^^^^^ ^ ^'un beau rouge cra- 

bonne heure fur la partie meut, ^oifi foncé. On les emploie en 

*"^*/^,"" «"lient remède. Le médecine. Malairô:ios eft dit 

pcrfil pîk avec du fucrc y eft ^ ^^^^^ .^f,, . 

très, recommandé, lorfqu il y a qy^^Hes font d'une couleur forte 

échimofe ou cpanchemcni de ^ vigoureufe > à la différence 

rang entte cuir & chair, pr. jes rofes ordinaires, 

tkimofe. M AL AMEN 5 Fort , beau- 

MAL, mâlo i Aigre, âpre. ^^^^ ^ étrangement, extrême» 

Binagrë mal ; du vinaigre fort, nj^^t , cruellement, en lat. maU. 

MAL , ou mâfo ; Le maillet mALAMOR ; Mort violente, 

d'un fendeur de bois ; fes deux ^ort tragique. Morir de mala- 

leics font quelquefois hées avec j^or ; mourir dans les fuppli- 

une virole de fer ; comme celles c„. Mou^if jç j^ ^^i^ ^^ b^ur- 

du mail à jouer â la boule. „j,u, jr^ maUmor ti vSgno } 

MAL; Le martinet , ou grof. puifTcs- tu être pendu, ou rompu, 

fiffime marteau des forges. on dit le plus foùvent , la ma* 

MALABÊRO (û ) î Avec pci- mor ; comme une firaple exprcf- 

me , en s'jjicommodant. fion d'impatfcnce. Ou dit aufli 



MAL. 

plus brîévemenc , la malo \ ce 
qui revient à foin ! pcfte ! &c. 

MALÂOUTAS , augmentatif 
de malâqu. Voy. Mâou en trin, 

M ALAOUTË j on malâou. On 
dit en proverbe ,fàou pa deman- 
da â malâoutësë vôou mëdëcînoi • 
il ne faut pas demander i un 
malade s*it veut fanté. Un p9.rU 
de malâou \ ton dolent , lan- 
goureux « ou languidant qu'af- 
feâent certains pauvres pour inf- 
pirer de la compaffiôn ; ce qnt 
produit un effet contraire. 

MALAOUTËJHA , ou mata" 
vijha s Traîner , languir par 
re£Fet d'une maladie 9 ou d^une 
infirmité habituelle. N*a pa gdirH 
màldoutëjha ', il n'a pas traîné 
long tenjps. 

MALAOUTll A fat uno ma-- 
lâoutié \ il a eu une maladie ; & 
non , il a fait une maladie. 

MALÂOUTIÉS (/as magnas \ 
Les mues des vers à foie. Ils en 
ont fîx en y comprenant les deux 
qu'ils font dans le cocon , ou 
lorfqu'ils quittent la derjiierepeau 
de ver , & celle de chryfalide. On 
appelle audi , mues les peaux 
dont ces infeâes fe dépouillent. 

Les parties du papillon font 
affcz bien de^nées fous la peau 
de la chryfalide : mais celle ci 
n*a prefque rien de commun 
avec le ver lui-même. 

MALÂOUTIÊIROS; Maladre- 
rie V leproferie : maifou ou hô- 
pital deftiné autrefois aux mala- 
des attaqués de la lèpre , ou la- 
drerie ,. fruit) dit-on, des Croi- 
fades. St. Lazare, appelé par 
corruption St. L^dre , étott le 
patron de ces hôpitaux , de^ec- 
vis d'abord par les Chevaliers 
du .Temple 9 ou les Templiers > 
6c. dpnpés enfuite â l'Ordre de 
Malthe » lorfqu'il n'y eut plus 
de malades. 

Le patiron St. Ladre a donné 
le nom à la maladie ôc aux mai- 
fons. On difoit^ mal St. Ladre, 
ou amplement^ mal ladre ; ce 
qui n'eii pas Icna dé maUdrecie. 
Voy. LidrU, 



MAL ss 

MALAOUTIS i Maladif, ma- 
lingre , infirme , valétudinaire » 
fujet à de fréquences maladies* 
Le maladif eft fujèt à être ma* 
lade. Le malingre eft celui qui 
après une malidie a de la peine 
i recouvrer la ' fancé , ou celui 
dont les forces diminuent fans 
aucune maladie apparente. Es 
toujhour malâoutis i il eft tou- 
jours malingre. 

MAL A-SABËR. v. 1. S'irri- 
ter , être fâché. Voy. Sâoupri' 
mâou, 

MALAVAS , dît par corrup- 
tion de malaval , qui eft l'inverfe 
de val mâlo ; mauvaife vallée. 

MALAVEC. V. 1. Temps de 
malaver ; être malade. Malavec 
tro à la mor ; il a été malade 
jufqu'à la mort. 

MALAVEG) ou malaveies % 
V. i. infirmité > maladie. Sanar 
los malaviits ; guérir les maU« 
dies. 

MALAVËJMA. Voy. Malâou- 
tëjha, 

M AL AÈTS , ou maîa^it ; v. U 
maudit , décefl;ible. = Malin. 

MALA2ÎTO. V. 1. Malédic- 
tion! imprécation « maudiffon. 

MALBOULlëNSO ; Méchan-^ 
ceté. en v. fr. maleAîe. 

MAL - COMPAZÎBLE. v. U 
Mal qu'on ne peut arrêter \ ( in- 
^uietum malum. ) 

MAL DESPIÇCH , ou mâou. 
difpiech ; pcftc de. . . . Mal dëp- 
piech lé cap di por ; peAe du 
fot. Voy. D'éfpie, 

MAL-Dlé. V. 1. Parâoulos de 
maldig ; blafphêmes. 

MAL DIR. V. K Blafphêmer. 
No fia maldits lo bes nofirëi 
n'expofez point aux médifances 
des hommes les biens dont nous 
jouiiTons. 

MALDIZORS. V. 1. Bënë^ns 
los maldifors de vos f béhilTez 
ceux qui voUfi maudinfent. 

MALËSQtS^'(dir)i De mau- 
vaife grâce » par dépit. 

MAL ËSTRUC; Mal inftruit. 
mal appris , ignorant. Mal ëjiruc 
paioîc avoic été l'origine du fr. 



! 



5d M A L MAL 

malotru, & le n. pr. ^JZ'-KC être . M-ALIÔOU^ malioli ntaîi6lo%. 

}e même , & avoir été corrompu un avantin : farmcnt de vigne 

de ëjlruc, <)u*on plante dans une tranchée 

MAL-FAR ; Maltraiter. = pour former un cep: il y en a 

Porter préjudice* de deux fortes ) favoir , les crof- 

MALFAK AS; Malicieux^ qui feties & les barbues : celles-ci 

fe pl^ît à faire d^ mal. ont du chevelu , & reprennent 

MALHA 9 ou mâlia'y v. 1. plus aifémem. On les appelle dant 

joailte : très petite monnoie , moi- Quelques provinces des fautelles. 

tic d'un denier , qui eii lui- du lat. malleolus. 
même , par le non-ufage , au MALIÔOU « ou maliôlo y la, 

rang yie^ mailles & des pitres, bande , la bandelette d'un enfant 

JFa la malia bona ; arrêter un. au maillot. Ce dernier rerme ne 

compte ) en allouer les articles. = répond pas â maliôou : c*e(ï uii 

Kembourfer , dédommager quel- npm colleâif qui comprend la 

qu'un des menues dépenfes qu'il couche , le lange, la bande , 8c 

a faites lui en tenir compte. rout ce qui fert â envelopper un 

MnLIÀ ; Mailler, lerme du enfant de cet âge. Voy. BoU' 

eu ite quille. On maille à ce jeu râjfo. 

oriquc la houle paiTe à travers MALI06A ; Rouer , ou rom- 

Tes quilles fans en renverfer au- pre un criminel, 
cunc. Mâ/ia eft de deux fyllabes , MALL-POBLIC. v. 1. Au- 

parce que ia n'en fait qu'une, diance. ^ 

étant une dipbthongue que nous MAL-M*AGACHO, ou mâou* 

ne prononçons point comme m' a^^cAo ; terme de mépris qu'on 

niali*a. Pour produire en fr. le dit en général d'un borgne , 

même fon que le languedocien, d'un louche, d'un bigle, 
on écrivoii mailla. Notre ortho- MALE das pars j forte de ca- 

graphe eli plus firople. V. Pa/ie. cochymie qui furvient aux jeu- 

MALHA-NIRVA. v. l. Ride, nés pourceaux mal-foignés ôc 

lar. ru^a. trop expofés au froid dans leur 

MALHAOUjOuwfl/xdott.Voy. étable , où on les tient mal- 

Tlantie. proprement faute de litière : il$ 

MALICANO , ou arro {poû- ont la, peau duft roux fale , les 

mo malicano ) ; pomme fauvage , foie» du dos hérilTées j ils font 

pomme des bois, d'un gour âpre exténués & ne profitent pas. 

A Tr!\\rTt\ rLj"'^^"' ^ ukhO . la m.î/o / exprcffiou 
dont on tait le bon cidre. i, • ^^ . ,./ ^ 

MALICrADO,aupropre; ^j^*f°>"*"o" ou d etonnement ; 
nialice, mutinerie^ quinte, au malq BESTIO ; Le moine 
figuré , une guilee , une giboulée ^^^^^^ ^ pbantôme imaginaire. 

TiTi'VnX » T^- 4 MALO BOSSO ; La pelte. 

MALlDA.v I. Irrite. • _ >. '^ .. 

MALIËTO; Poîte, ou an- MALQ BOUZENO; Malheur , 

neau à quoi s'accroche le crochet majencontre. Pourta malo-bou- 

d'une agrafe. Voy Noufciëto. t^«o; portej ma heur. Z.^ ma/o- 

MALÎJHÉ. V. r. & n. pr. 6o«îér«o r/v^^no/paiires-iu trou- 

mal aife . incommodité , infir- ]!«' <ï«^Wnc mal-encontre î Voy. 

•jnité. de la b. Ut. malignare 5 Bou^ënà, 

être infirme. MÂLO-BOUVISTO, ou m^/o- 

MALINCofrGNO ; TtiftefTé , vîfto ; fort , maUfine , mauvaifc 

mélancolie. isillade , mauvais coup d'ceil, 

MAL-INJHERT.; Mal mis , auxquels les magnaguiers fu- 

mai-propre^ 'ixial-bâci« en dé- |>erliitieux croyenr,&c fur qtioi 

focdce. , ih rejettent les mauvais fucccs 
1 

uonc 



M, A M . M A N 57 

Àoat Jeur Ig^oroçce cK le pim ' MAMAOV , cerme <le noue* 
fouvjdttK, U: vraie cauCe. (ice -, ^n bobp. ^ <m mamâou, i 

XALQ-CARO 3 LiUde piine , Jôk« </^ ; il e «in bo^ au doijgc. 
vilaine gcumce i mauvais aç- LÀaa, fa mamâou ; oo lui a tait 
cupil. bobo. 

MALO-FI I oa ^ ^^'fi'y •■ MAMS. Pourta4cu mamë i 
- iKâ/a ff^^QU , « iRfi/o • dë/lrito 9 potier à che vf e iBorK, 
pie^ior^fiii}iUm$màlopircântOi MAN., ou nm. 4co's d'ëfiri* 
jnalihfifgQ i 9cCr_ formules d'im- tûtip.di fnan ;, c'ell 4e TécriiLure 9 
précaMooft ou 4c maudiiTons 9 c'eÀ éccity ..& 0009. Cçft de 
tdaa$b«A|«dJre& oDoefous-eniead l'écricufe de main 9 quoiqu'oa 
:pas joêoie |i.»^^ii0 9 q^i en ache- dife très bien , cette, exemple e|t 
-Temi: Jp..fe9s.,..^ <îuî ne Tpac écrire i U intia. Soûi pa dé 
prefque tctMlpui^s <]Ve comme des maa ; je ne iuis paf en iBaia* 
.pacctMJiet.espléJciyes «ou cour au Portç foun.cor fin U mon; il a 
pluidef e|[.preifiuQsd*impatience.« ie coeur (iir. les lèvres. A dé 
pu din i^pi( > «elii^qu'en fr. foin 9 ,mans de fâtpi il a des mains 
peftç . jKeri^u de ma .vip« ^ç» . de beuire. fioitro daman à t^ > 
MALOS (d déf ); Par maÙçi^i, U Ce mec â tout. I mbono mfln.; 
r<ui iiMU de boa. A malos ëndi^ il y a là main heucetufe» Boma. 
'i^rojj à.i'icourdie. jR4in ; ineccre un tonaetu «*& 

MALQU ; Malioe , maligoicé. perjce. . . . 

. MAtQU ; L'apcêté de cenaiDs MAN.^Voy. >faAlt^. 
fruits. MA'NAB.O , ou vuttuu i .'june 

. M^t^OUK. Voy. Movâ» ou i^oi^t^ M^nâdo de (ik^ts^ d/ê 
mahou. rdk(if.id'ifp<ifgousy iQcf. ûne^dcie 

l^ALTAG .; Maltraité» ou- d'oignons, de raves ^d^arpergef. 
tragé. Manado di dâlio ^ de tuckë; la 

MAlrTvALENf i Mauvaife vo- poignée diioe faux , d'un lou- 
ioncé. chec^ Manado , ou arapo-fifë ; 

MALVASIQ 9 V. 1. mahafia .la panique d'une vepsmcure-4e 
sauféi ; procès injufte. linge^ & non, manide. Manâdo 

MALViAT, nmlvafl; v. 4. de sëdo; uuc botte d^écbe veaux 
snauyaic. Ton malvajl corajhë,^ .de foie. Manâdo ^ ^Mgtëno^i 
\ea m^nndai^Hartla 00s fara aijfi une glaoc d'cpis de J>led. 
Itras.tqf ptoriri vocre . courage ■ MANADO efti)iielquefois.^ar- 
déplacé , vpcre injufte querelle , rompu du mot mënâdo , ou.cda- 
novfibri^nt tous périr ici : ç*eft iftuitie : cel eft .nuLnâdo de fors. ; 
ce que dilent , dans . l'HiftoUe un -troupeau de cochons. V6y. 
des AMiigfai^:, à )eut rhe£;, 4t$ Mënâdo.^ 

roldatt4$%ésdaQS:.unchâieau.9 M ANAIRO , dpio:, ou dëf- 
^ .réduits avx plus .fâcheufes jrâou. Voy. Piâlo, en lat. ma- 
ti^ttèa^l^t . Qn oe difoic dans • nf{aria,'ca ical. mainuimi -hacl^. 
ce tempf^^li., vwiStfic votre qu'au La Mannaia d'Iulie eft auflî 
pluriel. ; . . un inftrument particulier des 

MALViESTA-T. PaffiosdërntU' Ezéouieittt delà Hauce-J^niçe , 
veft^t ; V» ]« paflipps honteufet ; 1 pour ^coler^ qui n'èxpQfe -pas 
ipaffiçnôf igiwnànùt, ) • - ie 'patieitt à la mal-adreffe 6u 
MALyfiSTiLT. y. 1. Méchati- i la timidité d*no appren-Jif 
ceté. .bourreau : c*eft un large & pe- 

. MAMA ( dé').; pu lait : terme faoc fer de hache 9 qui tombapc 
de nourrice. Marna , pour £giii- - de fort haut entre deux 'cou- 
der inere .(. autre terme de nodr* lilTés fur un endroit marqué d*tla 
Hcê ) fe rend en £r. par^ ma* billot» tranche netcenaenc d'un 
^tçw^x' ieul .cou^ la léte-pi^ée. ^a*^ 

Tome IL H 



58 



M'A N 

cec «ndroic ; ce qui fe fait en 

un clin à'ccil , & au momenc 
où l'Exécuteur lâche le cordon 
qui retenoic la fatale mannaia, 
MANAT. Voy. ManouL 
MANCA ; Être abfent , difpa- 
Toitre. C*eft un gafccmirme de 
dire f depuis consbien de temps 
un tel manque t-il de ce pays-î 
AU lieu de , depuis quel temps 
•en efl-il abfent} en elt-il parti , 
ou Tat-il quitté > 

MANCÀ. S*ën manco bë y il 
«^en faut beaucoup, pour dire » 
il y a une grande diftérence *, & 
il s'en faut de beaucoup « lorf- 
qu*ïi s'agit' de quantité. Ainfi on 
.ait, il Ven faut beaucoup que 
le cadet foit auflî fage que Taiiié» 
il s'en faut beaucoup auc la 
-matière: foit épuifée y & il s'en 
faut de beaucoup que vous m*ayez 
tout payé. ' 
.'l'S'èà manco pa de gâirë; il 

VeB faut peu ; ic son , de peu, 
lii'de> fort peu. Il ne s'en faut 
cien ; & non 9 de rien , que fe 

'parte. Il s-'en ell prefque rieo 
falla ; & non , il ne s*en ell 
prefque fallu de rien. Il 8*ea faut 

- bien ; & non , bien s*en faut. 
Tout autant de gafconirmés. 
MANCAMËN ', Foibleffe, fé- 

<■ iduâion. A .fat un mancamën , 
ou uno fâoiuo y expreflion hon- 
jiête , pour'dire d'une fîUe qu'elle 
s'cit oubliée 9 qu'elle a eu une 

. &ib!effe , qu'elle s'eft laiflé fé- 

. dujre, qa'elle a fait une bredie 
â fon honneur. 

XtANÇHÔS. Voy. Marions, 
. MANGIP 9 ou macip } v. 1. 

. }euj)e garçon , enfant, mancipa ; 
feune faUe. Mancq>i doncas avéi 

n.€ompanajhë^ cnfsiDt y avcz-vous 
quelque cbofe 4' manger? ipueri 

^ numquid hahitis pulmentarium (*) 
Le français ne rend point , comme 
le languedocien, le pulmema' 
rium qc -rEvacgilc. Voy.' Corn- 

; pan^kë, 

MANCO. Trouba dë^mânco; 

. troulrer à. dire. On demanda où 

.éioir un tel, on le trouvoic à 
',. U. AQA de 9anqttc« s= 



M AN 

Mânco d*arjkin ; faute d'argent. 
On dit cependant, il a trouvé 
-fur un fac de cent pHloles dix 
écus de manque. Acad. 

MANDA ; Un mandement ; de 
-non , un mandat. ' Le mande- 
ment efl un billet portant ordre 
-i un ReceTeur, ou à un Fer- 
ihier « de payer- une fomroe. Le 
Fermier a accepté le mande- 
ment ; 6c non , le mandat $ qui 
eft un refcript du Pape. Il 
-eft vrai qu'on dit auflî le mas- 
dement d'un Bvêque. 

MANDA ) Envoyer. Mandas 
■aeo d'un tâou ; envoyez chez un 
-tel. Mander en fr. eft faire fa- 
voif , ou donner ordre de ve- 
nir. 

MANDA , terme de fouruier ; 

avertir de pétrir. Le fouruier faic 

■favinr à fes pratiques l'heure 

de la première ou de la féconde 

fournée. 

' MANDALITB; Un breteur. 
un féragus. 

MANDAT; Un convoi fu- 
nèbre. 

MANDIANO*, Uiie m^andian- 
ce ) & non > maadiane. 

M^NDRAT; Un Renardeau. 

MANDRË , ou margoul ; le 
tourillon de l'arbre horizontal de 
certaines machines. Cet arbre, 
le rouet & la roue de champ 
avec fes tourillons , tournent 
fur des crapaudines. 

MÂNDRÈ ; Fin , adroit. =: 
Un mandianc. 

« MANDRIGOULt) ; La man- 
dragore i plante ^oàpiiTanie. 
Les prétendus nukrciers fe fervent 
de fa racine pour ' faire ce qu'ils 
appellent leur main de gloire , 
ou mandrigoûlo , qui a la vertu 
de faire doubler rous les jours 
V l'argent qu'on y met auprès. C'eft 
de li qu'en parUirrd'un homme 
-heureux , on dit- qu'il a la man- 
dragore. 

' "il «ft fort incercafn? fî -icerre 

- plante , ou plutôt fa racine , cd 

U même efpece dont il eft parlé 

au tremieme ck. de la Genefe , 

ou celle que Ruben uouya dans 



M A N M A N $9 

lèf champs & qu'il apporta â. MANÊLO ; GUoe, ou poigiUe 

fa mère Lia : cecie mandragore d'épis. 

devoir être quelque chofe de MANËNTIA. v. 1. Ricbede* 

rare, vu le prix qu'y mie Lia La simënfa që ca c lai ëfp'mas y 

pour s*ea défailîr en faveur de aquëftë fo që douifo la parâoulo é 

Rachel. deU coffirers de las manëntiasfo 

MANDRÎLIO ; Une mandille : offëgats 9 ^ no porto fruit f la 

forte de cafaque que jporroient femence qui tombe dans les épi- 

auuefois les laquais, b. lac. mon' nés > ce font ceux qui écoutent 

tiU, la parole ; elle eft étoufiree par 

MANDRO ; Un renard > 8c l'embarras des ricbelTes , 6c elle 

âa figuré , uno vielio mândro ; ne porte point de friiic. 

une vieille rufée ou matoifc. = MAKENTS. v. 1. Riche. El 

Mândro* Voy. Mandrôuno» manënts intrara grtument ël regn 

MANOROU ; Une manivelle, dél ctls ; il e(l bien difficile qu'ua 

du lat. manubrium, homme riche encre dans le 

. MANDROÛNO, ou mândro; royaume^ du del. 

mandiancé , valide & parelTeu- MANËTO , tetme de mignar- 

fe. := Matrone , femme qui dife ; menotte , diminutif de 

lert les jeunes gens dans leurs main. On dit â un enfanc, tes 

amours. pauvres petites menottes : terme 

MANÉBLAR. v. 1. Manier ; qu*on écrit & qu'on ptouonce 

( manu contreâare, ) Manéblar ; comme les menottes de fer qu'oa 

porter. Qi no manébU fa crots ; met aux «mains des criminels, 

celui qui ne porte pas fa croix ; MANËTO ; Le )eu du pied de 

( ^tti non bajulat crucem fuam, ) bneuf. = Le jeu des quatre 

M AN ÉFLARIÉ; Rapport, fla- coins. ^ 

gornerie. MANËTO CAOUDO s Le feii 

MANÊFLË ; Un rapporteur « de frappa-main. 

êc proprement un flagorneur , MANËTOS. V. Pantacoûftos. 

qui flatte en faifant de taux rap- MANGOUNARIÉ ; Le regrat 

ports , dans le delTein de nuire des menues denrées. 

ou de brouiller ceux qui vivent MANGOUNIÉ ; Regratier qui 

en bonne intelligence. vend en détail toute forte de 

MANËFLË; Un dénonciateur, menues denrées â petite mefute. 

Le défaut d'intérêt & la clan- Il revend des légumes , du fro- 

deftinicé , font les vices qui ren- mage « de l'huile , des fardines , 

dent un dénonciateur odieux > &c. Les cermes , mangonier 6c 

on eft même alors un délateur. magonerie ne font pas françois. 

MANÊFLE , ou manêfio ; Su- b. lat. mangonart . ou nandinare; 

borneur , ou fuborneu4*e de fer- trafiquer , maqutgnonnet. Voy, 

vantes « ou autres domeftiques. Jtëvëndâirë, 

Loti diable tous' manéfles ^ & MANI ; Petit, du lat. minor. 

lous manêftes amâi ; pefte des On en fait un fupeclatif en le 

flagorneurs & des flagorneurs répétant. Mani-ma/ti ; très-petit, 

avec. ft. fam. En v. fr. manéfle ; Cette façon de faire des fuperla- 

la protégée de quelqu'un. tifs eft très- ordinaire en langue- 

MANÉFLËJHA ; Rapporter » docien. Ce n'cA pas cepenaanc 

faire des rapports vrais ou faux, comme fuperlatif que les gardeu- 

Flagorner, (l. fam. fes de cochons emploient cette. 

MANÈIR A. V. L Teneur , fui- exprefliou,& qu'elles difent mani» 

te. = Manêira ; façon. D*aital mani , pour appeler ces animaux; 

maneira ; de cette façon. c'efl dans leur bouche un terme 

M ANE L ; Maniable. 3= Doux y d'aflèâion ; car ces manima^ 

franc ) traitable, apprivoif^. fiM> on po^ts-petits, fontfbcç 

Hij 



6b IVI A K MA U 

fonvtnt eu plus énorme volune» et Ton inquiétude , ou cTe fû 

ou des cpco,ons de quaue cents mauvaife humeur. Es tou matt' 

péfans. ^ jhd de nieiros ; it eft tout mor- 

MANIAtRTA. V. I. Débauche^ du> ou piqué de puces. Manjha 

feftin de débauthe. Las maniai' entre las dëns i' bredouiller « 

fias al ventre \ les aliment font manger Tes mois. Es, bertat cou- 

pour le ventre ; ( efca ventri. ) mo manjhari de fâvos \ c'eft vrai^ 

MANIAR. V. 1. Manger. Ma- comme il neige boudiuk. ft.fam. 

ftians ] mangeans. Ai cet 9^ no MANJHADOU ; Unaugetde 

mania , no luië lo maniant ; que cage 9 où l'on tient la mangeaille 

cëitii qui ne mange pas, ne jugb d'un oifeau. 

point celui qui mange. Qi mania 1 MANJHADÛRO ; Une man- 

«9^x pa , vîoura cndorabliiat ; genre ; rendroii d'un pain , ou 

celui qui niange ce pain vivra a*vn drap mangé ou rongé ; Coic 

éterneUemenc. par les chats , Toit par les Courts. 

MANIAR. V. I. Le fouper , te II y a une mangeure i ce paip. =: 

^îner. Fé mamar:{catnamfecir») Manjhadûro de niiiros ; piquûre 

If'drmà pus es qël maniar ; ( ani' 4e puces. 

ika plus eft quam ejca.) MANJhAiRÊ ; Un diflîpa- 

MANtCLO ; La manîque :' teur. = Un goinfre > un boute- 

^éfenfe que les cordonniers mec- tout-cuire. A. fan>. 

tént autour de leur ihaiu pour MANJHANSO ; Vermine ; 

tirer le ligneul fans Te ble/Ter. celle qui attaoue la tête & les 

MANIclO; Société 9 coterie , autres parties au corps, 

dique. Es de la mànîclo ; SI eft MAKJHAREL. V amour man^ 

de la clique ; ce qui s'entend jkarel ; l'amour incéredé. 

•rdinairemeni en mauvaife part. MANJHATIBOUR » ou mais- 

MAi^lboU , diminutif de jhadis ; Mangeable 9 qu'on peut 

mani. J^nidou pichdirê j dïCtnt manger. 

les gardêuTes de cochons à ces MANJHIlIO ; Les vivres 9 ou 

animaux ; mon pauvre petit t viâualies : provifions de bouche. 

CjTS exp.reflions amicales |K)ur ce MANJHlNAL. v. l. Un man- 

qà'il y a' de plus vil & de plus gonnean ; ancienne machine de 

ijile parmi les béres immondes 9 guerre pour lancer des pierres, 

«ibivent paroîrre fort extraordi- MAN7HO-FAVOS , ou bërga" 

Haires à ceux qui n'f font pas tit ; Un brédouilleur , ou celui 

accoutumés. qui eu parlant femble avoir la 

' MANflGHIËIRO ; Enceinte de bouche pleine , 8c donc la voix 

l^ranches pour arrêter le poiflôn n'eft pai claire & diftinae. 

4es étangs. M ANJHO MÊC1 ; Un parafite. 

MANiLIO ; Anfe de chaû- = Un déniaifeur , un attrape- 

dron. = L,*oreillc d'une écuelle 9 lourdaud. ^ 

Kanfe d'un pot de chambré. Ma- MANJHp-PËRO , ou Banar; 

ntlio e(i un diminutif efpagnôl. Le Capricorne : un des plus 

Manilia ; petite main. jrands infeôes écaillcux 8c vo- 

MANÎPOU ; Manche de char- tons ; remarquable par deux Ion- 
rue. Il eft attaché au manche* gués antennes ou cornes articu- 
ron. fce< & de la longueur de fon 

MANITÔRTO ; Le jeu de la corps. Il eft tout noir , les 

snain torte , qu'on fait en ren- fourreaux , ou les écailles qui 

vcrfant la paume de la main. Couvrent fes ailes font chagri- 

MANJHA. Di <[as moMJha nées , il vie de fruits 8e niche 

iuti ? Sur quelle herbe as-tu' dans les trous des arbres pourris, 

marché? façon déparier, pout MANJHO RÔSO s Le Capri- 

îetnaudcr à qi^elqu'un le fujec corne i odeur de rofe : infeûe 



M A N 

4bi tn^ne genre & plus petit qde 
le précédent. 

MANJHUFËJHA; Pigaocher; 
manger peu & à petits mor- 
ceaux ; foie par dégoût y ou par 
fatiété , ou par contenance. 

MANL'ÉVA , ou maiëba ; Em- 
prunier 9 du lat. manu Uvûré» 
Cependant, manu tevaré, dans la 
b. iar. fighifioit, répondre « ga- 
rantir. On dit dan$ un autre 
fens 9 aco es manlëva ; on lui 
prête cela, ou on le lui attribue 
mal-â-propos. 

MANLEVAR. v. f. Lever la 
main en figne de ferment. 

MANLEVAMEN ; Emprunt. 
b. lat. manlevantia, 

MANNË 9 d mannë , ou â 
man ; Sur le point 9 ou prêt à . . . 
£r* à mannë de ploura ; les Iar-' 
snes lui venoient aux yeux , il 
étoit fur le point de pleurer. = 
On dit dans un autre fens de 
mahnë, Tou lou fantë mannë 
d*âvu jhour ; tout le long de la 
journée .ou du matin au foir. 

MANOBRO ; Un manceuvre « 
un aide-maçon 9 un goujat. Les 
manoruvres dans les gtànds ate>' 
tiers de Piaris gacliènt le plâtre , 
corroient le mortier, nettoient 
Tes calibres. Les goujats ou aides- 
maçons portent le mortier fur 
roifeaù. 

Un manaavrier efl ccjui qui 
entend là manceuvre des vaif- 
Ieau3t. Un manouvrier fignifie 
autre chofe. Voy. Travaliadou^ 
Jdàndhrdf du' lac. manu-ôptra; 
ouvrier de la maiil. ' 

K^ANÔOU , dit pour , mas 
nôoif ; maiion , ou métairie 
neuve. 

MANOUL ; Paquet , botte , 
troulîeau. Un paqi^et dé t'ipes 9 
nué botte d'ofîers » un trauueau 
de cleft. =s Manoul, oàjirmën, 
Voy. Oavel^ en v. 1. Manoil , ou' 
MagnoL h. pr. 

Man- rêvés. Un co de man- 
rêvés ; un coup de Tarriere- 
main. 

MANSAR. V. 1. & n. pr. Mé- 
Mycr , cultivateur qui habite- 



unfe métairie; dérivé de nuiii/its;' 
métairie, b. lat. manfarius. 

MANTEL ; Le couverde d'une 
maie 9 ou d*un preflbic de ven- 
dange. 

MANTÉLE. Ta Uu mantelë i 
traîner l'aile comme les oifeaux 
bleffés , vieiix « ou malades. On 
dit au(C ail figuré , flU lou man," 
uië coum'iin vitl âouffiélas. 

MANT^NË ; Soutenir un 
poids , une charge. = Affirmer « 
foutenir ce qu'on a avancé. Oit 
mantëndrâiy je le lui foutiendrai 
en face. e6 v. 1. ihàntënrë ; fou« 
tenir « protéger. 

MANTËNëN ; Pês â préfcnt , 
ou main-tenant ; ce qui eft le 
même que 9 tenant la main à 
l'ouvrage. ^ 

MANTENËNSA. v. 1. Protec 
tioi>. En mantënënfa dël Seinor y 
fous la protc^ion du Seigneur, 
dérivé de mantënrë, au propre « 
appeyer de la maib. 

MANTËNRË. V. 1. Soutenir. 
Mantënrë plats ; foutenir, pour-' 
futvre un procès. 

MANTUN , mantûno ; maint, 

mainte « ou pluâeuts. Mantun 

'coD i maintes fois , ou fouvent. 

Mantun ômë 9, plus d'uu'homme. 

MAOÔ 9 oii mèJiou ; catreau 
de terre cuite j tc non , une 
brique , ni un pavé. La brique 
diffère du carreau par fes dîmen- 
(ions , (Se par Putage auauel ou 
remploie. Oh ne (e feri des bri- 
ques que pouif U codArqiâinn des 
voâtes , des fouches de chemi- 
née, des muts de refend. Voy. 
Brîco. en itàl. màttone. 

Mâhon efl; un terme barbare f 
à moins qu'on nç l'entende d'un 
Port de l'fle' dç Mihorque. 

MÂÔV ; Mal. Es tou plë de 
mâpus ; il efl couvert d'ulcères » 
il a des bubés à la tête, di 
mâou à màundë'j î'ai* mal aa 
doigt 9 & noQ t ^ nion doigt ; 
parce qde ce n'efl pas du doigc 
d*auiju^ qu'on pa^le; A un gran 
mâoU de, dën ; il a un grand nml 
aux dents ; 6r non 9 il a un 
grand mal de dents: quoi qu'o» 



62 M KO MAO. 

.difcercs- bien» Ici m^ux de dents f pùultdé 9 a lou mâou de ië^a h 

les maux de cêce Tonc ficheux. elle o'cft pas iolie, elle me ref- 

On ne die pas noo plus» )'ai fcmble. A lou mâou d'aqtlis 

>nal de Tcnire , ni an mal de q'é ; c*eft comme ceux qui. • . • 

veDtre , ni un mal de tête ; A lou mâou de la cambi y la 

naais » un mal au ventre , un fumilo vâou mai që lou mâfcUi 

mal â la ccte : quoiqu'on dife il en eil de cela comme du chan« 

tvè»-bieny i'ai un grand mal de vre, celui qui eft femelle vaui^ 

^rentre , un grand mal de tête. mieu| que le mâle. 

Mâou diuélitùil dycax'y te MAOU AVISAMËN ; Érour» 

non « mal des yeux, ^^'^^^a* imprudence , inégarde. 

Se fa mâott 'y Ce blcder. Fou MAOU-BERNA. n. pr. qui 

ses facho mâou ? vous éces-vous fignifioic autrefois , Bernard le 

bled^e ^ dit- on à une (îlle qui mauvais. Il y a un grand oom- 

cU tombée : mais les filles de ce bre d'autres n.. pr. en v. h. donc 

pays-ci qui n'entendent pas la le mot mau ( qui parole être 00- 

vaJem de ce terme , Ce trouve- tre mâou ) faic partie. Teh fbn: 

roieoc fort offenfEes d'une pa- entr'aUtres , mau bue \ mal leffi- 

seille queftJo»w Voy. Blajfa^ vé. Maucler ; ignorant. Mau-^ 

Sff sâouprë mâouy fe piquer» duit ; mal conditionna. Maa- 
crte {Xchè. Mësâoupëgkemâou', piteux; inexorable. Mau- pas ; 
finie fut mauvais gré. Më fa. paHage dangereux. Mau pertuis; 
jnâoti ^. . » ^il me fâche que. . . mauvais trou. Mau-pêou ; mati- 
f< me fais mauvais' gré que...* vais poif. Mauroi -, mauvais 
& non, je me fais mal. Aco roi. Mau-vilain; mauvais payfao» 
fat pa mâou â rës ; celajne nuit £t ain/i de maubec, mau-croix». 
arien. =: Cna për prënë leur mau-tond» mau-buidon, roau-ie- 
vKfba <féf /a mor ; c'eft de quoi vrier^mau repas, mau- votnn»&c.' 
gagner one dangereufe mala- , Nous . l'avons dé)à avancé 
die.=:M<Î0M v^i qan las cambos comme une conjeâure , mais il 
fiâcou i c'eil un mauvais fîgne e(l plus que probable que l'an* 
quantf les jambes chancelent. =: aen mau françois des noms 
jès pa de mâou trâirë ^ il n'eA précédens, eft le même que notre 
plis â plaindre » il ne lifque mâou , & fe prononçoit de même 
lien. = Se môco de la mâou- ou conformément ànotreortho- 
maridâdo ', il fe moque de la graphe , qui eft celle des fons ; 
barbouillée, tl. fam. = âoutrë & que l'« s'y faifoit fentir dans 
mâou noun i-aghêjo ; ce feroit un fbn ancienne prononciation ou^ 
petit mal , s'il n'y avoit que avant qu'on eût fait de la diph- 
cela. = Lous Mâoux de Vëfan ; tbongue au , dans mau , un o 
le travail d'une femme en cou- long , & qu'on prononçât ce 
che 9 ou de l'enfantement. Aco*s terme comme mo , fans que Vu 
de mâou lëihi ; c'eft difficile « y entrât pour rien, 
lire. Nous avons dit ailleurs que dans 
F ai mâou , fe rend par , il l'origine des langues , la pronon- 
cft ttifte , il eft fâcheux . il n'cft ciation courante en a réglé l'or- 
pas bon , &c. Fâi mâou eftrë thographe , & qu'iU n'eft pas 
pUhoi il eft fâcheux d'être petit , naturel qu'on ait commencé d'é- 
on ne peat atteindre à rien. F ai crired'unefaçon,& depronpncer 
mâou tftr'èfoul ; il n'eft pas bon d'une autre : cette contradiâtou 
4'être feul , il eft ttifle d'être dans ne s'eft introduite que dans la 
l'indigence , 6cc. &c. fu«c ; on prononçoit Vu , puif- 
MÂOU eft pris quelquefois qu'on l'écrivoit : mais de plus , 
pour reftembiance, ou pour un il eft comme certain oue dans les 
terme de comparaifon. is pa .aa^ens termes que le françois 



MAO .MAO 6} 

tmnt -fmités du Uûn ou du ro- MÂOU-CaËZËN ^ Un mé* 

man, oa recinc d'abord la pro* ctëanj^ , un incrédule. 

Aonciatidn de Vu en ou de ces MAOU-CUIË. Më sînu teu 

anciennes langues ) prononcia- mâou'cuié ; )« tue fent touc aaal- 

ttoa qui s'ell perpétuée dans bâii t^ tout {e ne fais conmenc 

ficaliea . l'efpagnoi Ôc le laa- MAOU-0£-DËN; Le mal de 

guedocien, qui en defcendenc ^enc : maison die, \^m roalauz 

comme le francoisj Scqa'ainfi, dents, fai un grand mal auic 

on pronbnçoic raau , comme denrs ; & non , ^^i m*l de deau^ 

•mâou ; Zc non , comme mo danis ni j*ai un mal de dents, 

maupercttis » de la même façon MÂOU-DESPITAN ; Juron, 

^e le mot latin auiem^ que les morguienne , venu- chou. 

François prononcent au|ourd'h4ii MÂOU-D-ËSTOUMA ; Un 

'mitm y eu prononcé par Us Ira- mal de cœur ;'mais on dit 9 i*ai 

lient 6c les Efpagnols; comme «lal au coeur, ou le cœur me 

Jjomtém.' ' /ait mal; S^ ^ Tliorreur oa la 

Cetttorcbôgraphe des font qae répugnance en font caufe^ 00 

Hdnt f^ilvôns dans cet ouvrage, dit le cceur lui bondie, ou lui 

étoic autrefois inutile lociqu'U ibuleve à l'odcux d'une méde- 

:étoic génètalemeni reçu de pro- cine. 

noacer l'a comme 1*05. On écri- MÂOU t>Ë LA M OR*, Mala- 

Toir donc par un u limplerfians die mortelle; fâcheufeou da^jar 

mau' 9 ce qu'on prononçbit gereufe maladie. Ona oër prtnM 

^mmem^oa; £c cet vfage s'eft iou mâuu de la mor; i\ y en a 

^ bien établi, que tous ceux qui pour périr de t'ezpoGer à telle 

ont écrit dans notre idiome, chofe^. 

depuis les premiers Trou^dours MAOU DE LA TÊRO*, L*épt« 

ifofqn'âiaous» n'oni-ipas onitcf- lepâe, le ■mal"caiehjc».«kr ëauc 

^fa'phiéautremcni : iish'ootf&is mal. On diz auffi Jibfolumcnc « 

^u*un à ^ oà il -eft bien certain iou mâou , comme (t les autres 

^aHls pronbnçoienr,ou ; coinp- maladies n'étoiexit tienauprèt. 

ctntbien de rendre par lilear pro- On difoit en v. fr. le mai St. 

ikdnclatidn* Le» anciens avoieac Jean, dont les fymptomet fonc 

faifon , en ce que cette ortho- perte de co|^noi(Tance , chute, 

graphe ne* contcarioit point leur rtaouvemens convullifs, cris ou 

^onoaciàtion s les Lan^^edo- hurlenEieas>, roideur des mem- 

ckiït modernes auroient dâ en bres & bouche baveufe 9 ou écu- 

vi>ir le vice , ^Sc prendre une .mante. 

autre route , depuis les chaor i.^ racine de la vâleriea» faïk- 

geriiens arffvés â la pronoùda- yage eft employée avec fucçét 

tîon du françois , dont l'ortho- contre cette terrible maladie . 

graphe a réglé la leur« Voy. l'ar- oui faifoic rompre les alTemblées 

ticle Sâou. 4u peuple Romain , Urfque queU 

MAOU-BOS. V. 1. te n. pr. qu^un de l'aCemblée en ^t^îc 

Xauvaife forêt ; bois ou forêt ^ris. De là le nom lac morbus 

infeftj^ par les brigands. : comitialis. Tournbad^âoumâoui 

MAOU-CAOU ; Fièvre ma- être fttaquc du nvil' caduc, 

ligne 9 fièvre chaude. Toumba MAOU DE VENTRE; Le 

éë U fibre dou mâou câou ; ^voiement^ le flus*' oa coucs 

tomber de la fièvre en ; chaud- de ventre. On dit^ )*ai mal au 

mal, ou de caribde enjfvUa^, ^ ventre, ou j^ai. un grand mal 

MÂOU-COURA , d^mJoucob' de veiitre 5 «c non , i 'ai mal de 

ra, 0kï difcourA\ décourager « ventre. 

détourner, i^difpofet comte MAOU isN TRÎN i ïndifpofc. 

quelqu'un. ..li^ .S9Ûikoii w#««ifir.<W4; Je fui^ 



« . ( 



64 ^ A O MAO 

couc débifé» couc \t ne Cù com- MAoUHË ; Mouvoir , re* 



ment;. ittuer^ 



mAoU ÊSTRE ; Mal aifc. Un MAOU RËJHOUNj Dérangé , 

tel n'eft pas accoucuraé ao mal hors de place. Se ïou traite ^n- 

»iCe;^6c non, au mal être. taucon ptàou-rë/koun ; .fi le le 

MAOU-FARGA , ou mâou- trouve dans quelque coin à 1*4- 

gidha ; mal-adcoic , mal -fait , c>i^*a 

mal ^âd. . MAOURÉL, moureL, ^ mo- 

MAOUGp. Voy. Mâoulo. xtU n, pc. en v. fr. moreau » 

MÂOU*GOUVER; IncoQ- canné» tirant fur le brun, ea 

«luice. = Mauvais régime. Lou lat. fubfufius. Le n. pt. dum^ 

jko de capiténi mâou gouver ; mâou^el eft un de Ces compofé»^, 

jèîi d*enfanc , où l'on . fe dé- j& mAouro eft Ton fémiola danp 

ipouille de Tes habits qu'oii )ette le n* pr. rpca mAoiuo\ mu ea 

-fiece^ à pièce Tun après Tautre^ fr. daur roche, more. .Autant 

MAOUGRÉ , fe rend par, valloitij le traduire en entier ^ 

quoique dans la phf a Ce fui vante, j8c dite coche brune ^ on plutôt 

êi fât Smb*un tdou, mâougré oë le latlTef dans fa grenue re in- 

fiun pâirë li agiy Àifëndu -, il fré- tégricé « ràco mauro, . , 

quente un tel, quoique Ton père Les .altérations dans les ooim 

le lui aie défelidu; & non» 4ui fe font peu â.peq devie^neac 

malgré que, &c. «te drok iBconteftabje ^. Iqrfqu'tl 

MkOV LO <, wi mâougo ; la s*eft. pàiHe, quelques générations ;, 

fnauvs : plante émoliente 6c la- •& que pccfonnen'aelitfuciui tn- 

■sacive. Es ùnafumalas mâoulos \ -técét de les attaques » ou de Itf 

il eft allé au royaume des taupes, oontiipdire.: 

'Fa Uf.niAoùlo i troaorper au jeu. ^ MAOURÊLO ; Le toocnefol^ 

• ' MAOy-LOUB£T ; Chancre « -pbnte ^avec laquçUe oo fait h 

ailcerequi vteiu aux }ambes. De .couleur bleue, appelée, tojucoe- 

4â cette inaprécjuioD , miou- /ou- fol>ea- drapeau. Le village de 

hët të btrë; c*eft cdmme fi Ton <ialaogues efl le feul en po.Cef- 

^lifoi^^, b pefte te crevé, r -fion ide cette fabrique de bleu.» 

' MÂOU-MEJHAN. n. pr. Voy. auquel le» Rollandois donnent la 

Jj^ëjham L dernière perfeâion. . 

MÂOU-MËSOLÀ ;. Broutller', ; :<:ert«pUntc eft le RicçinàidfA , 

mettre la divifion entre deuk wt Heliotropùint des BC(Cianiues.> 

^^fonncs. itsés'diâSireot de .ce qu'on, ap- 

MAOUNA , ou mahûuaa ,; :jpnï\t. .Vulgairement cour defbl , 

<anelec; -&- non , 'jiavBr* On oa ifira'.fburëL ' 

^rrele un appartement avec des MAOURI , bu Mâourin ; n, 

xarrauxile rtrre cuite. On pave -pr. corrompu de m^ourjloii « maii' 

les tues aveè dt;s f avés ou des vais pu idan^^relix rtriireau. 

-cailloux. Mtfod flc- VMhâna» Ce MÂOUTRAIRË; Être en peine 

t*pprôchcni de Tstàlién niattp- .*^-i-%.»..-. î-^j_, 

fie. =;r En v.fr.mahohner; que- 
reller , dfT^ifer. Voy. Càlâdo, 

MAÔÔNAJHË, ou mahou' 

tiâjhë i le carrelage 'd'une cham- i^ue rîfcn , il ne i'aut pas être eli 

■bte ; & non, le carrelemeni:.; ipefiie,dc lui. Nous a fa mâou 

encore moins^^, carilure. àrmirë; il nous a ihîs en peine » 

MÂOU-PARtA; Médire du eu (oxitu Acomë f ai mâou- traire j 

:prochaib. ,:;p Dite de» injures, -cela pe fait mal augurer, &c. 

Màouparlan ; aicdifan. c= In- . .-MAOU VALÉ {se fa) ; Se faire 

folenr. • ; -h*ï*- =^Se faire mé/eftimer , ou 

V MAClUPtA. n- ^* Raboteux, zegacdec de mauvais aâl ,: perdre 

les 




M A R 

les 1>oDnes grâces de quelqu^un» 
fe faire des ennemis , li foui pa 
mâou vâougu 9 on ne ni*y voie 
pas de OMuvais oeil , on y a des 
ooncé^s pour moi. ^ 

MAOU-VIVËN, mâouvivUn- 
to ; homme ou femme de mau- 
▼aife vie. 

MAOUVOULIÉ , ou mâou- 
vouliinfo ; Haine , mauvaife vo- 
lonté pour quelqu'un , malin 
vouloir. Il y a long-temps qu^il* 
a' an malin vouloir concre moié 
Acad, malveillance, vieillit. 

MAOU2ËNSOS ; Un crcvc- 
cceur. 

MAQTLIA ; Tripoter. Maqi- 
Kajhë y tripotage. 

MAR ; La mer. La mar brulo 
pa } la foire n'eft pas fur le 
pont : façon de parler prover- 
biale pour dire , il n*y a rien 
^ui prelfe. 

MAR. Voy. Peirou. 
' MAK. V. 1. Mardi. 

MARAGDËS. V. 1. Éméraude. 

MARAN, ou Marânoy Nom 
des Maures devenus Chréciens y 
qui palTerent d'Efpagne en Lan- 
^edoc : on les appel I oit en Lf- 
j^agne , Mauri , ou Marani : ces 
tamilles qu'on appelloit auflî Re- 
culées , furent long-temps fans 
être admifes aux charges publi- 
ques. ^ 

MARANO j ou arcîjbus ; Les 
ifiites du fromage : infrcles pref- 
43ue infeolibles à la liruple vue. 
On les rue avec de Thuile , dont 
on frotte le fromage. 

MARANO , elt aufli une efpecc 
de phtide, ou de marafme qui 
attaque les brebis. 

MARASSAL ; Couperet ; forte 
de couieau^de boucherie. 

MARBOURO ; Juron qui ré- 
pond à mordiehne. 

MARCANDÂIRIA. v. L 
Trafic. ^ 

MARCANDËJHAIRË ; Bac- 
^uignetir , tatillon, ft. f<am. 

MARGE, v. L 6c n. pr. Grâ- 
ce, miféricorde. = Dilcrétion, 
en V. fr. merci. Caiar à mar ci ; 
éire à la difcrétion de quelqu'un » 

Tome II* , 



MAR 6s 

donc notre fort dépend. L'ancien 
proverbe dit , qH se dëj'én ; bona 
mar ci trobo à la fin* 

MARCHAN; Acquéreur. Se 
vin marckan , vendrai moun ouf- 
tâoû; s*il fe préfenie un acqué- 
reur je vendrai ma niat(on. 

MARC! ; Macéré, macérer: 
faire tremper dans de l*cau. 

MARCO , ou marcoc ; Une 
raarcoie; 8c non, un marcoc. Dans 
les marcotes ordinaires , telles 
que celles d'crillet , où l'on fait 
une fente au noeud d'une bran- 
che , li fève qui deiccnd fe 
convertit en chevelu au bout de 
ce noeud coupé : lorfque la terre 
bien humcttcc qui couvre ce 
noeud entamé favoiife cette vé- 
gétation , on peut fcvrer les 
marcores quin:^e jours après. 

MARCO-SIAOU; Rufé, ma- 
tois, lournois. 

MARÉLA j Tromper un jeu. 
MARÉLA ; Rayé , bigarré, 
en b. br. marelle ; peindre de 
diverfes coulctirs. 

MARÉLA ; Vitrer, terme de 
rircur de loic ; c*ciï diftribuer le 
brin de foie fur Técheveau de la 
roue , de façon qu'il y falTe des 
lofanges. f 

MARÉLAJHë ; Vitrage bon 
ou mauvais d'un écheveau de foie> 
ou les lofanges que le brin y £br- 
me en fc croifant fur lui-même, 
au moyen du va &-vJen : lorf- 
que ces lofanges font trop gran- 
des , ou trop larges , le brim 
revient fouvent au même endroit 
fur lui même avant que celui fur 
lequel il s'applique ait eu le temps 
dcfécher; ce qui eiï le vitrage 
vicieux qu'on doit éviter à cauie 
de deux iaconvéniens qui cm 
rérultenc- 

Le premier , que les brins fe 
collant l'un fur Taurte , rom- 
pciic fréquemment au dévidage , 
pour les décoller; l'autre, que 
la dévideufe ne trouve qu'avec 
beaucoup de peine & de perte 
de temps le bout de Coic rompu , 
qu'il faut nouer avec celui qu'élis 
lient. 



66 M A R M A R 

MARÊLO î La mércllc : jCU MARGASSO. Voy. TamagûS. 

des écoliers. MARCHE -, Un manche de 

MARÊLO i La margelle d'un coignéc , un manche i balais . 

puiis. V. PéiraL &c. Ne dounarUî pa lou marghS 

MAREZO ; Une citrouille: d: un* ëftrilio', \t ^cn àonnttoit 

les feuilles de la planie font pas uji clou a foufflet. 



découpées pi tachées de blanc. 
Voy. Boutèlio» 

MARFËGO i Une paillalTe de 
lie. = La toile , oa le fac de la 
paillalTe. 

MARFÉ2.Î3LE. v. L Flétri. 
Voy. Marfi 



MARCO > Manche d'habit , 
de chcinife 9 &c. Entré man i 
mârgo ; dans l'indanc , dans un 
clin d'ail. = Margo d'ipoucras ; 
chaude d'hipocras, ou abfolu- 
mène , une cbaulTc. Va de 



mâtgo cil long. Il c(ï bref dans 
WA^,-." r» riA— : I- n. pr. Jtfdrecî, ou Margot. 

MARFl ou marfi ; Flétri , m^RCOUL , ou marg!uUeire ; 
ehittonné, fl6ttit, finet, chrf- ^^ tourillo.i. Voy. Mdndre.= 



fonner , bouchonner. 

MÂKGA ; Emmancher un 
outil. 

MARGAL ; Herbe de pré ; 
plante graminée , appelée du 
Nonnat dans quelques Provin 



Voy. 
Margoul, Voy. Fërdit* 

MARGOULIA; Tremper dans 
l'eau. De U le fr. margouillis. 

MARGOULIN ; Pauvre fie 
mauvais ouvrier : deux qualités 
qui vont fou vent enfemble 9 fic 



«s : la meilleure & la prinçipa- J ,j p.craiete eft l'effet , l'.u- 

le, & celle dont on cueille la ,„|,„Jft. 

erame pour enfemencer un pre. *^AD-r-^tîvi _i..-.î^i 



MARGOUN , ati pluriel 



grame pour ensemencer un pre. 

*^'«il?î^^'''"«"'^J?°.'°"; a- '^^HO"' « manchôs; bout, d. 
MARGAL , eft auffi la Jauffe ^ J>^^^^ _ „„ ^^,j., . & „„„ , 

le des 
tropies de la main , ou du 



.. . lit- r- manches, ou amadis ; & non . 

maic. enlat /o//«mr.re«ne^zca „3„,hots, qui ne fe dit qu« 

jiur/^a = Margal elWncorc une ^^ .^^ ^;* j^ ^^^^ \^ _ 

herbe à foin qui croit dans un bras. jyftfr^o«n cil le même que 

champ après qu on en a coupe le j^ ^ ^^^ j« ^^g^„ 

u/*«^Ar « u 1 r MAKI, ou marri-, Égaré. 

MARGAL ; Penchât au plaifîc ^^^^ 5.!, ^^^- s.^g;,,,. Veiî 

fcnfuel , ou ce qu ofc appelle , \^ - ^^^j^^ ^^^ voyageur, dans 

du tempérament. j^^ montagnes du Gcvaudan & 

MARGALIA , o«i bracana ; <iu Vclai , lorfqu'il y tombe de 

Bariolé, émaillé de diftéientes U neige fie que des vents contrai- 



couleurs. 

MARGARÎDO ; La grande 
marguerite , ou le leucanihcmum: 
plante qui s'clcve à un ou deux 
pieds 9 qui pioduit 9 comme la 

Sâqueretie , mais en grand , une 
cur [à Hcurons; fie dont le dif- 
que eft jaune fie ^es pétales blancs. 
MARGARIDËTO -, La pâque- 
rette 9 ou la petite marguerite : 



res ragiceni ; ils font déforien- 
tés , ils ne lavent quelle route 
tenir fie rifquent de ptrir dans 
la i>eige ; lorfqu'ils font quel- 
quefois le plus près du gîte : 
c'ell pour diriger leur chemin 
qu*on fonne les cloches pendant 
ces tempêtes , fur-rout à l'entrée 
de la nuit ; fie c*ell ce qu'on ap- 
pelle , Jouna për tous maris ; 



plante des prés doot les fleurs fonner pour les égares, en itaU 

forienc immédiatement de terre, fmarrito j perdu , égaré. Voy. 

fans autre tige que leur pédicule. Cira fie fournela. 

On rappelle pâquerette ', parce MARI ; Mauvais. = Mkhant; 

qu'elle Hcuritau temps de Pâques, ce dernier adjeâiF ne fe dit que 

Elle e(l recommandée pour les des qualités du cœur , quand ou 

maladies de la tête fie pouc U l'applique immédiatement aux 

pbrcucdc. perfouncs ; car on ne dit pas un 



M A R 

«lauvàts homme ; mais un mé- 
chant homme. Il 7 a des pièces 
de vers qui font à la fois méchan- 
tes & mauvaifes. 

MARI ; Mauvais 5 c'cft i- 
dire, vil 9 chécif , de peu de va- 
leur, on le die des chofes. Un 
mari capéou ; un mauvais « ou 
vieux chapeau. 

En françois, mari, ou époux 
s'écrit différemment de marri > 
ou fâché & repentant. Un per- 
ibnnage dit dans Molière. Je 
fuis Ton mari marri. Ce derniet 
Yeillit. 

MARÎBLË; LeMarube : plante 
dont il y a plu/îeurs efpeces. La 
f lus connue eft le marube noie 
& puant. 

MARIDA ; Époufer. = Se 
marier. Époufer figniHe toujours 
prendre en mariage. Mais le 
verbe , marier , lorfqu'il n'eA 
pas joint avec Tarticle récipro- 
que , figniHe donnée la bénédic- 
tion nuptiale. 

Ain(i un Curé ne doit pas dite, 
j'ai époufé une telle , ni je les ai 
cpounés . en parlant du mari & 
de la femme ; mais je les ai 
mariés , ou je l*ai mariée. Au 
contraire un Curé Anglican , ou 
Luthérien , peut dire fans équi' 
voque 9 fai marié celle-là de )'ai 
époufé cell^-ci. 

MARIDADOj Une époufée , 
«me mariée. 

MARIDADOU , mandadoû.' 
no 9 ou maritoûfo ; Nubile , en 
âge d*être mariée ; & pour ainû 
dire , mariable. 

MARIMÈN. v. 1. Douleur , 
affliâion. 

MARIN , mari , marinas , 
tâouta , Qu vën j Le' vent de 
mer , le vent de fud ; & non , 
le matin qui elè toujours un 
adjeâif en nr. à moins qu'on ne 
dife 9 un marin, ou les marins: 
ce qui s'entend des gens de mer , 
foii officiers marins , foit mate- 
lots ; au lieu que , lou marin e(l 
pris fubllantivemenr. On dit en 
termes de cadadre 9 d*âou marine 
du midi , ou du côté du midi. 



M A R 67 

MARIN-BLAN j Le vent d*eft 
fec Se chauvi , qu'on red4>uie 
encore plus pour les vers à foie % 
que le vent de fud. 

MARINA; \vari% Café mari- 
na ; café avarié , qui feni la ma- 
rine. 

MARIO-MiCOS \ Une fainte 
ni touche. ^ 

MARJHASSO; Vaillant, gé- 
néreux. 

. MARMALIA ; Brouiller , 
mêler. 

MARMITOUS ; Pileux ; qui 
efl mal du côté de la fortune. 

MARMOUTOU ; Un bélier , 
ou mouton entier. 

MARMUL ; Murmure ; bruit 
confus. 

MARMUSAT ; Défait , pâle de 
maladie. 

MAROUKIN-, Sorte de rai(în 
noir de Languedoc , dont l'efpece 
fembleroit être venue de Maroc 
en Afrique. 

UkK%kLyOwMarfâou {Sën)i 
St. Martial ; Apôtre de Limoges. 

MARSËNS , marfins , mar- 
fâous ; Les mars , ou menus 
grains qu'on feme au mois de 
Mars : tels que les orges , les 
avoines , les millets. Sus un raf- 
tout birat sëmëna tous marsëns. 

MARSCÎOURË ; L'ellébore 
noir , ou pied de griffon , dont 
la fleur eA verdâtre : cette plante 
fleurit pendant les gelées , lorf- 
que les autres font morte^ , ou 
qu'elles patoilTent l'être. 

On fait avec les racines du 
pied de griffon des fêtons, pout 
les maladies conragieufes des che- 
vaux. L'efpece d'hellébore àHeut 
couleur de rofe & à larges feuil- 
les , efl celui qu'Horace recom- 
mande pour la folie. 

MARTËLIÊIKO ; L'éclufc 
d'un éung , l'épanchoir d'uu 
canal & d'un biez de moulin r 
qu'on bouche au moyen d'une 
vanne. 

MARTINE; Forge & fonde- 
rie de fer. 

MARTINE , ou mal; Le gros 
oiarceau d'une fonderie de fet 



lij 



6i 



MAS 



qu'un courant d*eau fait fouer. 
^ MARTO ; La Martre propre- 
ment dite , qui a le delfous de la 
gDfge jaune , ou la Martre du 
nord. = La Martre donie(liv]ue, 
ou la Fouine > donc le deflous 
de la gorge cil blanc & tout le 
tti\t du corps noirâtre. C'efl 
cette dernière feule *]ui ftéquentc 
les habitations & fur- tout les 

Îtoulaillers > pour égorger la vo- 
aille. L*(ine & l'autre font dif- 
férentes de la Martre Zibeline qui 
a la gorge cendrée & qui vie en 
Mofcovie. On die Martre i U 
non. Marte. 

MARTOR. V. 1. & Martrou ; 
La fête de ToufTains , 8c plus 
communément^ la Toulfainc : elle 
portoic chez nous le nom de 
Martor , ou des Martyrs depuis 
que Boniface IV bénit en 607 le 
Pantheuiu de Rome & le confi- 
era à Dieu fous l'invocation de 
la Vierge ôc de tous les Martyrs. 
Gr&goite IV lui donna en 837 
toute rétendue qu'elle a au- 
jourd'hui. 

MARTOR ) ou martrou » iioic 
une époque pour l'échéance des 
rentes , le loyer des maifons , le 
louage des domeAiques. On di- 
foit , de martor en martor , pour 
une année entière ; comme au- 

Îourd'hui d'une St. Michel â 
'autre. Bous pagarai p'ér Mar- 
trou i je vous payerai à la Touf» 
faint. Le proverbe dit , de San 
Mikiou à Martrou i-a un mes 
labouradou, 

MAS. V. I. Plus , pourvu que. 
fdas që y pourvu que. Bous aimé 
mas që jlioumëtis ; )e vous aime 
plus que moi-même, Voy. Mât, 

MAS y Une hutte , une bara- 
que. = Une métairie , ou habi- 
tation de métayer. Mas eft un 
terme du v. 1. détivé de la b. lat. 
manfus. On ne le difoit d'abord 
que d'une petite portion de 
champ : on y comprit enfuite 
rhabiiation du propriétaire, & 
on l'appel loic alors , manfus 
amafaïus ; métairie accompagnée 
é 140c izabicaùoo. Oa ^i de mas. 



MAS 

le fr. maifon. C'eft de mas qae 
font formés bien des n. pr. qu*on 
verra dans leurs articles icfpeâifs. 

MAS, ou mafc ; Un forcier* 
MâJ'co y une forcterc. f^ielio 
Mâfo y injure que le peuple die 
aux femmes, pour leur reprocher 
leur laideur ù leur vieilteHe. 

LIAS , qui cft l'abrégé de Ma- 
deiiKMleile , c\ï le titre qu'on 
doitue par honnêteté aux femmes 
de la moyenne & de la bafle 
volée ) ôc dont ces dernières 
t'honorent. Mas dé barâgno ^ 
mas de boulofo , &c. 

MASCAGNA ; Charcuter , ou 
découper mal-propremenr , ou 
mal - adroitement la viande à 
table. 

MASCARA ; Charbonner , 
noircir^ barbouiller un mur. Lou, 
peirôou vôou mafcara la fartan i 
la pèle fe moque du fourgon, en 
v. fr. machuter. Majcara vien- 
droic-il de malcara , ou dëfcara , 
dit pour mafcara ; défigurer > 

MAS-CLÂOU. n. pr. Méuirie 
clofe. ^ 

MAS-CLAOU « ou mafclou, 
Voy. âouri^lo, 

MASCLARI. n. pr. Métairie 
de Clati. C'eft aina qu'on dit f 
mas y ou mabërna > mas nâou » 
ou manôou , mas 'roujhë , ou 
maroujh't ^ &c. tout autant de 
n. pr. compofés de mas. 

MASCLOU , ou mâou de 
mafclou \ La colique. 

MASCLOUS 'y Cirons , cri- 
nons , ou draconcules : petits 
infeâes qui s'engendrent fous la 
peau ( ou entre cuir & chair ) 
des enfans nouveaux-nés &c qui 
les font fouSrir. Ils font rudes 
au toucher comme une foie de 
porc , qui ne feroir que poindre; 
£c font maigrir les enfans. 

On les délivre de cette vermine 
qui leur vient ordinairement aux 
épaules ) en y appliquant de 
l'huile 8c en frottant à pluHeurs 
reprifcs avec le plat de la main , 
jufqu'i ce qu'on ait détaché ers 
infe£les 8c (^ue la peau foie dçvç- 



MAS M A S 69 

%g.\SCOT.Woy. Maréifûl. On fait des jetées en maçoa* 

MASKEJHA , ou mafcajfëjha; nerie fur le bord des totreos, ic 

Luiiner , aller de nuit dans uoe on les oppofe de biais au courant 

ttiairon 4 chercher > fureter , tra- de l'eau , pour mettre le bord 

caifcr pendant la nuit. des champs à couvert & empê- 

MASNIL. V. I. diminutif de cher que le torrent ne les fape 

mas. b. lai. mafnil , mafniimm, & les emporte, 

en V. fr. mefnil • ou ménil ; Les jetées qu'on fait dans la 

pecite portion de champ avec mer pour couvrir les vaifleaux: 

une habitation. De là le n. pr. dans un port font appelées , mo- 

du Ménil. les y pour peu qu* elles foieac 

MaSSÂ j Piler , écrafer. = confidérables. 

AlTommer « du grec « malfo y MASSÎLIO; Argent monnoyé» 

pinfo. MASSIF , mafsîpo ; Jeune 

MASSACRA. Voy. ^afcagna, homme , jeune fille. = Maffip ; 

MASSACRÉ j Un attife- feu gros , lourd , épais. Uno erojo 

dans un atelier de Hlage de foie : mafsîpo ; une grolTe maite de 

emploi de celui qu'on appelle chàir^ 

chourou , dans les prefToirs à MASSO ; La ma(Ie d'un ton- 
huile, nelier, avec quoi il frappe fut 

MASSAf AN i Boite â confî- le chafiToir » pour chafler ou en- 
cure , boîte aux graines pour les foncer les cerceaux d'une futail- 
couvées des vers à foie î ôc non , le. = Mâfo d'afclâirë, Voy. 
maiTe-pain; pâtiderie d'amandes Mal, = MaJfdirH ; dérivé de 
pilées avec du fucre & pétries mâffb* 

avec de la fleur de farine , donc MASSO-BIÔOU. v. l. & n. pr. 

on fait de petits pains, ou paf- d'homme: ancien nom des bou- 

tilles & des cartes de mafle-pain. cbers pour la viande de bauf 

MASSAPARËN , Pijfocoty ou fie proprement, tue-bœuf, de 

Piffbgoc 9 Le Potiron rouge : l'italien, ma^^are; tuer, 

•fpece de champignon vené- Ce dernier nom , ou tue-bœuf 

neux ) comme le déHgne fon nom feroit préférable à celui de maffe- 

qui fignifie , tue-parent : il eil du bœuf , que nos Notaires em- 

genre des fiftuleux. Les Italiens ploient communément dans leurs 

l'appellent cambio'colorë ; parce adlcs ; s'il étoit cependant per- 

qu'il devient bleu ou violet , mis de changer les noms propres 

lorfque fon fuc , ou fa iéve eft en tout ou en partie y fous pré- 

expofée à l'air par une calTure, texte de les francifer en les ren- 

ou (împlement en y appuyant un dant méconnoilfables : ce qui eft 

peu le doigt : ce qui eft un phé- contraire aux bonnes regle$. 

nomene attcz fingulier. Cet ufage efl d'autant plus ex- 

On alTure que ce champignon craordinaite que lorfque dans ua 




MASSE, ou ma/féy Une loupe graphe, quelque hérillée qu'elle 

de fer des petites forges du Rçuf- foit de confonnes qui s'ont pas 

{lllon. , coutume de fe trouver enfemble 

MASSËTO ', Mai^et de tailleur dans des mots françois ; encore 

de pierre. = Mafsëto ; morceau moins les traduira- c-on dans 

de liège, ou de bois fur quoi font cette dernière langue : on écrira» 

fichées les plumes d'un volant à par ex. le n. pr. Scheuchzer » 

jpuer. fans y changer une feule lettre* 

MASSI ; Une jetée ; 8c non y Et l'on fe permet des change- 
ur maifif qui eft impropre. neQs dans les n. pr. l^ngucdo- 



70 M A s MAT 

cienf , dooc beaacoap font ce- ▼. 1. & n. pr. Aflbmmeur » gar- 

pendaot du haut allemand , étant çon de boacber qui aiTomme les 

mis en parallèle i côté du fran* boeufs, en ▼. fr. marfolier. en 

çois. N'eft-il donc pas permis à ital. ama^are, 

on Languedocien d'être de fa M A STIC AT ; Enduit. 

langue maternelle, la première MASTIS-, Un mâtin. 

qa*il a appris â bégafer , celle MASTRIGA , ou maftëga ; 

qui lui efl la plus tamiliere, & Mâcher, lac. mafticare, 

qu'ont parle Tes afeuz , pour MASTROULIA , ou châouchi" 

qoi le fracçois fut long-temps na ; Patiner : manier lourdement 

ane langue prefqoe aufl: étran- du fruit , en lui ôianc fa fleur , 

gère , que celle des peuples qoi ou en Técrafanc. en b. br. maf- 

nous environnent > troul ; vifage fale £c crafTeux. 

Cette manie d'altérer les n. pr. MÂSTULIA ; Pignocher; ma- 
ou de les défigurer gagne tous cher jmollemect & fans appétit. 
les fours parmi nous ; on fîgne MATA. v. 1. Bute , tertre. = 
différemment de Tes ancêtres > Certaine^ quantité de terrain, 
foit qu'on imagine qu'il y aie MATA ; Surpayer quelqu'un , 
quelque chofe d'ignoble dans Teffàcer^en efprit y en adreiTe. 
1 orthographe & la prononciation MATABLE , ou batal \ Le 
languedocienne « foit peur-être battant d'une cloche ; & non , 
que rougilTant de Ton origine on batail. Il eft fufpendu au moyen 
cherche â la faire oublier par ce d'une courroie i la bcliere , ou 
moyen & fe rapprocher d'un â l'anneau qui efl au haut en 
nom ou plus illuftte , ou qui dedans de la cloche. Celui de la 
Tonne mieux â l'oreille. On fe grofl*e cloche de N. D. de Paris 
débaptiferoit volontiers pour s'é- pefe , dit-on > 1 300 livres. 
lever au-deffiis de la condition On appelle aufli y battans 
de Tes pères. Mais & l'on venoit d'une porte , les principales pie- 
un jour difpnter à ces francifeurs ces de hauteur où s'auemblenc 
de noms leur héritage & leur les traverfes. On dit de même le 
filiation : quelle autre voie au- battant d'un loquet , le battant 
roient ils pour l'établir y que d'un comptoir qui fe hauife & 
l'ezaâe conformité} de |lear nom fe baiffe, le battant d'un métier 
avec celui de leurs aïeux > de rubanier, 8cc. 

Il 6iudroit donc écrire en fr. MATAFLÉ , ou patafié. Un 

finon , majptbiâou > ( ce qui feroit gros matafié \ un gros pâté : on 

le mieux)) au moins» maffe- ledit d'un enfant gtos, potelé 

biou , ou maffebiol ; comme on & de lourde mine. 

le trouve dans les anciens ca- MATARIÉ. Voy. Nëfsîjkë ; 

daftres ; pc non , maifebsuf. dérivé de mâco ; imbécille. 

Voy. Dëlëou^e 6c Maourel. MATAS, ou banas; BuifTon 

MASSOU ; Une botte de chan- ou bailler. ^ 

vre , ou paquet de plofieurs brins MATE LOTO •, Chcroîfctre de 

de cette plante liés enfemble^qu'on laine» cami!blle de molleton i 

net rpnïr dans l'eau, en efp.m^fo. & non, mirelore , qui efl une 

MÀSSOULA ; Adommcr : manière d'apprrter le poiiTon en 

fupplice en ufage dans les États ufage parmi les matelots. 

du Pape , plus affreux pour le MATÊOU -, Mathieu, 

fpeaacle, qui préfente l'étalage MATEROUN. v. 1. & n. pr. 

d'une boucherie de chair hu- Trait d'arbalète •, ou matras. b. 

maine , que pour la fouâFrance lat. mattrus. = Mattroun fe pre- 

du patient, qui d*un feul coup noit auffi pour maçon â pierre 

tombe & expire. fcche. b. lat. mactrio , feu macM' 

MASSOULIÉ» ou mârfouUé; riarum conftSor. 



MAT 

MATI ; Matin. Va de mttin 
eft bref. C'eA par-li qu*on le 
diAingue de mâtin ; gros t/hien 
de berger , donc la cH long. 
Qui a bon voifin a bon inâtiu ', 
parce qa'un bon voiiîn avertit 
a propos de ce qui peut incé- 
reUer les gens cle fou voiii- 
nagc. 

MATIGNÉ ; Maiincux ; 8e 
non , maiinier. L*Acad. dit au(fi, 
naacinal pour celui qui s*efl levé 
marin , & matineux pour celui 
qui eft dans cette habitude. 

MATINÂDO. Es dëjha mati- 
nâdo; il eft déji grand jour. 

MATÎNOS ; Heures , ou livre 
de prières. 

MATO & mata ; v. 1. & n. 
pr. Ij^ne natte, en lat. matta. 

MATC^ ou matâdo ', Une 
fane , une touiFe. Os dit une 
fane , ou une panipe d'heibes. 
Uno matâio de frigoùlo j une 
touff*e de ihim. La fane ne fe dit 
que des feuilles qui forcent im- 
médiatement de terre. Telle eft 
la fane des oignons , des lis > des 
poirées : c'eft dans ce fens qu'on 
die efFaner les bleds. = ToufiTe 
fe dit auili des feuilles balTes , 
niais drues « ferrées & en une 
grande quantité ; telle qu'eft 
une tpaac d'ofeille longue. 

MATO de jhirouflâdo ; Un 
pied d'crillets. 

MATO , ou niûtadô d*âouhrës; 
Une cepée d*arbres ) ou pluâeurs 
ifuaes pieds d'arbre qui ont 
pou(îe de la fouchs d*uu arbre 
coupé au pied, en efpgl. mate, 

MATO-FAN} Pièce de réfif- 
tance poùrappaifer la grolfe faim 
de ceux qui dans un rep^s ont le 
plus d*appétit. 

MATKAS , matraffino , ou 
pafadou ; y. 1. Trait , dard , 
flèche , javelot, au figuré , un 
lourdaud. Voy. âoubalèjirlé, 

M ATR AS ; Rayons de la roue 
à tirer la foit* 

MATRASSÀ; Blcfïe d'un trait, 
au iiguté ; moulu , harafïc. Soûi 
tou matraja; je fuis tout htifh 
de fatigue > je n'ai ni brai ni 



M A Z 71 

jambes. = Matrqfa ; g&cet fan 
profit. 

MATULIA ; AfTommer, 
meurtrir. Voy. Mackuga. 

MAÛOA ; Temporifer. 

MAZÂ « ou ma^at > v. I. & 
n. pr. Héritage où Ton t bâti 
un logement, en b. lat. maiatus^ 
ama^asus, 

MAZA. b. lat. majjfa , majpada^ 
maj/ana ; AlTemblage de quelques 
fermes , ou métairies. De U le 
n. pr. Maffane, 

MAZÂDO , ou mafiiiro; Le 
tour di la ferme » le vol du cb»- 
fton : champs les plus près d'une 
ferme, ceux qui Tentourent » 
qui font plus à portée desengrab 
bc de la culture ; dérivé de mac 

Le terme mafâdo qui eft au- 
jourd'hui la dépendance d'une 
métairie , fignthoit auflt comme 
ma^a , un domaine compofé de 
plufieur^ fermes, b. lat. majata. 

MAZAJHÉ. Voy. OuflalarU. 

MAZAJHE. b. lat. mafa^utm , 
manfio , manfura. en v. fr. ma- 
fure , ou maifon , gîte , hôtel- 
lerie ; tL celui qui Thabitoit » 
mafuiier > aujourd'hui n. pr* 
d'homn^e , le Mafurier. 

MAZAOUDIÉ. V. 1. & n. pr. 
Fermier , habitant de mas > ou 
de métairie. Ce dernier terme 
eft corrompu de , moiierie , om 
de moitié ; de même que mé- 
tayer l'eft de moitayer. 

MAZÂOURl. n. pr. abrégé de 
mas aou-rîou, en lac. manfus ad 
rivum , ou juxta rivum ; métairie 
près d'un ruilfeau. 

MAZEL. «r 1. & n. pr. en lat. 
macelium, b. lar. maceUinum ; 
boucherie. Le rerme ma^el, n'eft 
plus qu'un n. pr. d'un village . 
ou d'un quartier de ville , oà 
écoit une boucherie. Ainfi il faut 
dire en fr. le mafel , le mafel- 
viel , &c. Fa mafel ; faire bou- 
cherie , tuer un cochon. 

Difem që tug li mafelUr, una 
vëgada en l'an jhuronfobrël Jiij. 
Evanjhélis de Dieu që s*ël ma^^el 
dëfra la viella d*Alefl , lut éciënt 
StK alcuna guifa carn dëmoria, ni 



7* MEC M E I 

poirida , ni âoutra cam-mbrtal diffecenc du bec d*une lampe ; 

non vendon é aut vtrrg vëndran , & du lumignon : ce dernier cH U 

ni arët , trujha , digono al corn- partie de la mcche quibrûle, & au 

frador', JMia-a'îffoqu^il compra- bouc de laquelle fe forment des 

dor non Ù on dimant. De fëdaji champignons dans un temps hn* 

hom non li ho demanda g non fon mide. On coupe une partie du 

tënguts di dire nomnadamën. lumignon en mouchant une chan» 

Coji. d*AL ^ délie ; fie cette partie , donc tout 

MAZELA 9 amaréra 9 ou ma- ce qu*il y avoic d'huileux eft 

téra : Terme de boulangerie ; confumé , ne fait qu'obfcurcir 

faire le pain » le former lorfqu'il la lumière fans brûler ; c'efl ce 

cft en pâte éc levé y le marquer qu'on appelle la mouchure. 

de la tranche de la main. := Ma' Les becs de certaines lampes 

séla ; prefler , entaller la pâte , en fer-blanc , ou en cuivre faune, 

la condeufer lorfqu'elle efl levée , reifemblent aux goulaux d'une 

la patiner ; au lieu de la remuer lèchefrite. Il y a des lampes à 

largement » ou légèrement fans deux , ou a pluHeurs becs, 

la preÛTer « ni l'applatir. JVf^^e/a; MËCHÎNO {longo) ; Une 

prelTé » eutalTé , condenfé. longue échine : terme de raille- 

MAZËLIÉ f ou mouillé ; v. 1. rie , qu'on dit d'une grande per* 

Un boucher, v. fr. marfolier » fie fonne maigre, en v. fr«^échine ; 

par corruption mafoulié y ma- ieune fille. = Servante. 

fouie , marfoidié y tout autant de MÊCO ; La morve du nez. 

n. br. Mécous , mécoâfo ; morveux , 

Difim qu*ël masëlier non ëf* morveuf]^. 

campa eri carieras publicas boUa- MF.DAISSO ; Étoupes ou 

dos » o outras cofas pudëns% Cofi, filaife groiCere de chanvre. 

d*Al. MËDIS , mëdifa ; v. 1. Même. 

MAZER , ou maftr ; v. 1. fie Mofsën Cafion pér la grajfa 

n. pr. dérivé de Tadjeâif de la medijfa ; Mgr. Gafton par la 

b. lat. maferinus , ma^arinus » même grâce de Dieu , ficc. Voy» 

ou mafdrinum.y qu'on joignoic Mëtis, 

avec poculum ; tafle» ou hanap , MÊDRË. v. 1. MoifTonner. en 

fie l'on difoit , poculum ma^e* lat. met ère, 

rinum \ Qn hanap mafelin, ou de MÉG. v. 1. Le milieu. Për meg 

mazer , ou mazarin , ou de ma- iVëls ; au milieu d'eux. J^âi con- 

dre ; fie encore, plein un mafelin: trameg'dias i il va du côté dut 

cette taiTe , ou ce mafelin étoit midi. 

une matière ptccieufe ; mais on MÉIANCER. v. L Médiateur, 

ne fait quelle : étoit- ce de l'aga- Voy.Mëjkancié, 

the.dela cornaline, du bois do MÊIGHË Voy- Gâfpo. 

benjoin ? cela n*eA £^s clair dans . MÊINA; v. 1. EnUnt» d'oii 

les Auteuts. dérive meinado , mâinâjhë , mêi- 

M AZÎLIO ; Des broutilles dont nadié ^ fitc. 

en fait des fagots, au figuré , de MEINADIË. n. pr. Voy. Mdi" 

l'argent monnoyé. nadié. 

MAZOT. n. pr. diminutif de MÈINAJHE ; Toute forte de 

mas ) & fo" téminin mai^oto ; vaiflcllc fervant à la cuifîne ôc 

retitc habitation bâtie dans un â table. Lava lou mâinâjhë ; 

Laœp. ^*v" la vaifîclle. = Se bouta 

Kli; Cri de Tagneauquibêle. dm foun mâinâjhë ; fe mettre 

MËCHÊIROU ; Le lamperon : en ménage , mettre couteau fut 

morceau de fer blanc creufé en "We. 

aouttiere # pour foutcnir la me- ^ MÊINIA. v. 1. Maffon , ha« 

^ d'une Urope* Le lamperon cft bitacien. en y. fr. manoir. 

* MElNie. 



M E J W E L 7j 

WÈINIÉ. V. L & n. pr. Séfr- fd\c ,, la rare, dérivé de mëjhan, 
^nt 9 appariteur, en b. lac. mei' \oy, Fruchah, 
tierius. MËL, mil, ou mBl-blan ; It 

MEISSONAR. y. K MoilTon- millet : planie fromentacéc donc 
Her , recaeillir. Mlijfqnas që no la rige eiï cerminci p.ir uAe pa- 
sëm'ènas ; vous recueillez ce que nicule , ou de mêities branches 
vous n^avez pas femé. cparfcs & chargées de grains* 

MÈISSOU 9 ou sêgâdos ; la C*eft par là que le milice dif- 
fère du panrc , qui nf tait qu'un 
feul brin terminé par un rpi ras, 
cylindrique , & où rôut le graiû 
eft entalfé. On dit dn millet 5 



XtioifToD ; &: non , la raérive. 

MÉISSOONIÉ , ou mejbuniii' 
rë', inoînonneur; 6c non, mé- 
tivier. Lés termes aoûreron , & 

faire l'Aoûc , ne conviennent pas & non , du petit millet. Ce qu'on 
A nos provinces, où la moirf'ou appelle vulgairement , par oppo- 
efl faice long-temps avant le ficion , gros millet , n'en efl pas 
inois^d'Aoât. 

MÊÎTADIÉ , ou mitadié j 
métayer, b. lat. medioterius, 

MËJHAN, & fon féminin, 
fnëjhâno ; v. 1. &: n. pr. moven , 
mitoyen > ce qui eft entre aeux. 



un. Voy Blamarë & pams. 

Le terme grps millet couvienc 
beaucoup mieux i la plante ap- 
pelée forgo, qu*on cultive en 
Provjknce & en laûguedoc , pour 
faire des balais qui font d'un 



Mëjhanïlo , diminutif de më- bon ufer , & donc les gros grains 
jhan, dont les compofrs font, font bons pour la Volaille, en 
icâoujsë mëjhan f mount -mëjhan ^ hi, millèum atundirMceumfubrù' 
mâou-mëjhan , vilo-mëjhâno. Ce tundo fimi^c , fargo diSlum. 

MEL NËGRiS ; le bIcl^rar. 
rafin '. plante fromentacfe , donc 



dernict rcprond au fr. moyen- 
Vie. 

MÎèJHAN , oii méjhë ; mur 
ilnitoyen , cloifoa , réfends. 

MËJHANCtÉ-, Moyen, mé- 
diocre, d^e moyenne grandeur; 

MEJHANO; Efpecc de do- 
rade : poilTon de mer. 

MÊJHÉ. V. 1. & n. ^r. Fer- 
mier qui tient une ferme À moîf- 
fon , ou à moitié de fruits, b. 
lar. meguerius.] 

MÊ3fHÉ fe prenoît autfi pour 
médecin. On les appelle encore 
maiges en SuilFe. Le proverbe 
dit ; që pijfo cla . fâi la fîgù 
âou mêjhë; & aprtp là mot, 
lott 'Wfj^ë. 

MÊJHË 9 ou mege ) v. 1. Ko 
«n fraitura li fa de mzjhë , mai 



1* erain triangulaire eft rtofr 8c 
la fleur blanche, en lar. fago f-y- 
rum ereûum. On fait avec la 
farint de ce grain nnc pâte qui 
file comme celle du froment, 
& qui levé de même : cepen- 
dant te pain en eft dur 8c in- 
digefte , lorfquMl palfe vingt - 
quatre heures ; & ne c'onvieat 
qu'à des eftomachs robjftes. 

MÊL , ou mil , dérive de 
mille. ^ 

MËLëto , ou Ccilabîdo ; \ 
Mclette ; poiiTon délicat àz 11 
Méditerrannée , beaucoup plus 
commun aùtrefoi* qûMl ne !*cli 
aujourd'hui. 

MÈLËTOS: Les feuilles d'rt- 



tels që an mal ; ( non egent qui livicr mêlées avec les olives, 
fani funt medico ; fed qui malt MELGOÛIRËS , melgoùirêfo; 
kabene,) Mtjhë fana re mëteis \ 
( medtce cura te ipfum. ) Lux to 
méjhës ; Ç lucas medicus. ) 

MEJHINOS, mëchtnos ^ ou 



adjcftif 
Moneda 



de moneda 8î de fol, 
melgoàirêfa , fol msl- 
goûirës : monnoie <!jue faifoieni 
battre les Évêqucs de Mague- 
tëniolos ) les bratilles d*une vo- lone , Comtes deMelgueil, ou 
laille , la freffurc d^un agneau Mauguio. Cette monnoie <:|ui 
ou d*aB chevreau ; ce qui com- avoir cours dans. toute la Pro- 
prend le poumon , le çceur , la rince Se daus les Provinces \oU 

Tome IL K 



74 M E N 

(încs, porioit un grand proie 
aux Comccs de Mauguio. Le Châ- 
teau de ce nom ctoit le thcf-licu 
du Comte de Maguclone & 4« 
Subftaniion , dit pour , fextan- 
tium. 

Un fol mélgouirgs , qui étoit 
d'argent , valoir huit fou* lourr 
Dois , fit une livre mélgouirèfo , 
hui^ livres tournois. 

MELH , ou miex ; v. l. mieux. 
Vë mdh en melh \ à rcnvie,ou 
à qui mieux-mieux. Se la tua ma 
i*ëjcandalifa , ol* teuspcs , trUnca- 
les é ieta V de lu; që melh es a 
tu intrar ë la vida de Deu de- 
vol y contraits, që avër dos 
pis i dos mas , é ëfsër mes ël 
foc durable* 

MËLHOR. V. 1. Avë dël m*/- 
hor ; avoir Tavantage j on non 
fabia qui avia dtl melhor ; on ne 
favoit pas de quel côte étoic 
l'avantage. 

MËLIAOUCO , miliâoucoy oo 
limâouco ; le millet fauvagc , le 
pied de-poule , ou le panache 
des prés ; plante graminée de 
l'arriére faifion , qui vient avec 
le regain. Sa racine ell le chien- 
dent d'ufagc, en Ut. gromen dac- 
tylon radice repente, 

MËLINGRË. Voy. Rate, 
MËiSAT ; Efpcce de gros fau- 
cîflbn fait avec de la viande de 
porc , de la mie de pain . des 
aufs, avec les alTaironnemens 
néceriaires. 

MÊLSO ; La rate. 
MÉLURAMÉN. V. I. Amé- 
lioration. 

MËMBRAT. V. 1. Mémoratir , 
attentif. Son mëmbrats de lur 
€as ; jîs font fur leur garde. 

MËMBRt ; Un gigot ; ôc no» » 
Mn m^frmbre. 

MEMBRE ; Chambre , pièce 
d'un appartement, ai très mem- 
bres tou d'un van ; j'ai trois pièces 
de plain-pied. 

MËMQl ; La violette. Lame- 
moi Ttënëto; la petite violette. 

MËN ; Moins, âou mën që U 
pënfarën ; lorfque nous y penfe- 
lous le moins s Çc noa , aamoins 



M E N 
que nous y penfcrons. Ni podi 
pa de mën \ \t n'y faurois que 
faire, ce n'eli pas ma faute. 

MENA ; Projeter , avoir ea 
tête , être dans le deffein. Ou 
mënâvo dë:iimpiéi un an -, il y 
a un an qu'il avoit ce proiei en 
tête , ou qu'il rouloit ce deftein 
dans la tête. Mina de bru ; 
faire du bruit. Mena carôfo i 
traîner caroffe. Mena fuec } 
meure le feu , incendier. Mena 
mëjliè', faire un métier. Mena 
fofo fun ; faire le rodomon , le 
fanfaion, le glotieux, fe vanter 
à toute outrance. Mal-mëna, 
maltraiter. 

On mené au-dcU de Tendroit 
où Ton eft. Menez boire ces 
chevaux , menez mon fils à. l'é- 
cole. On amené au contraire 
vers foi. Nous amenez-vous quel- 
qu'un à dîner ? On ramené ce 
qui avoit déjà été amené. Ra- 
menez-nous là compagnie qui 
vint ici avec vous ces jours 

palTés? 

MËNADIÉTRO ; Cornue ou 
l'on fait les ménades d'olives-, 
c'cft-à-dire . où l'on en met la 
quantité qu'on veut faire moudre 
en une fois , & la ménade doii 
être de trois ou quatre cornues. 

MpNADO; Conduite. = 
Flottage de bois qui va à flot fut 
une rivicre,. 

MfeNApOU ; Brancard auquel 
on attache le cheval qui fait tour- 
ner la meule dcftinée à écrafcrles- 

olives. ^ 

MËNAlRË , ou coutâou ; ua 
chatTe-mulet. = Valet de meu- 
nier qui chaitie le bled & l^ 

farine. ^ 

MENAIROS; Les compagnes 

ou les amies d'une mariée , on 
plutôt les roeneufes : nom qu'on 
donne dans la cérémonie des no- 
ces à deux jeunes filles qui fonc 
l'office de Paranymphes , ou qui 
conduire nt la mariée chez foi> 
époux , & qui la couchent. 

MENAT ; Auge 6c meule à 
moudce les olives. 



, M E N M E N 75 

MËNDE. V. l. Propre, da Ut. fS fag o a^hefon , aiûnpena se" 
mundus. gunt <j'é vëfâirU sëria ss Cojfols» 

MËNDÎCHO; Rabais. A la Coft, d\4L 
mëndîcho i au rabats 9 adjuger MENESTREL fe rapproche 
reotreprife d'un bâcimenc au bien plus du lat. minifttrium « 
rabats 9 & non y aux moins que le cerme fr. mccicr, quoiqu'ils 
dires. ^ ^ CQ yiennent probablemcnc Tun 

MËNDÎRË ) rabattre, ou ra- & Taurre. 
baider-, ce qui eft oppofé à ren- MENËSTRIE ; Un ménétrier « 
chérir , ou pafTer un bail aux ou violon de village. =: Mënëf- 
encberes. trié ; toute forte de joueur d'inf- 

MENOITS; De la bifaille. trument. 

Yoy.j.Barjhalddo. , Ducange fait dériver ce nom 

MëNDRE, mëndro^ motn- du lat. mini/Z«//i ; Officiers inFé- 

dre , petit. Lou pu méndrt ; le rieurs de la Cour. Les menêtriert 

plus petit. cbanxoienc les Héros comme le 

MENDRIGOUL, & Ton di- faifoiom avant eux les Bardes , & 

xninutif mendrigoutët. On le dit les uns & les autres étoient des 

de quelqu'un de ipetite taille , pecfooiiages comme les chantres 

de petits traits de vifage } de feu du Pont* neuf à Parfts , où ceux 

de vigueur, & qui déplus ei\ -qui dans nos rues vendent 6c 

mince ifiç ^luet. chantent des chanfohs , qu'ils 

àiËNÊIRAL ; fouet 'de. cou- accompagnent de leurs tnl^ru- 

ptc. . mens. ^ , 

MËNERS. v. 1. Mines. Me- MËN^TO ; Bigote, ou faulTe 
ners 4ël arjkin ; mines d*ar- dévote, 
gent. Mp<NGANOS ; Flatteries. 

MËNE^âNTË . pu dëmë' MÎtmt y bràukiêiro ^ taffié , 
nëfcôntë; mécompte « erreur de ou tétnié^ fouche-mere ^< cbâ- 
calcuL taigner , têtard de châcaignet 

MËNËSC4>UHTA {se); Se franc, dont on recepe chaque 
mécompier , ou plutôt, fe ttom- année les jets, qui fervent à 
per dans un calcul , dam un ^reiFer en 6ûte tes et^âtaigners 
compte. Mënëfcounea c(i le même {auvajges. dérivé de mëno, 
que, moins compter, en lat. MÏNIË. v« 1. Mineur, qui 
minuj eompueart foaitle les inînes de qifctque mi- 

MËNËSPRÉS; Méptis. serai. On appelle auflfî mineur 

MËNËSPKEZA ; M^rifer , celui qui fait des rrous dans les 
jiii eût l'adbrégé d^e morns pri- rochets pour les faire fauter au 
ftk , bien mieux marqué dans , mofen de la poudre à canon ^ 
mënS/prë^ai que dans méprifer; ou de la mine. On rappelle mi- 
ce qui fetoit croire que,. miffflf/^ ntur, foit qu^l travaille dans 
prëra eid plus ancien que, mé- les mines « foit pour les fours à 
priier, ■& que ce rerme ci en chanx\ ou pour tirer (împlemenc 
dérive. On peut en dire autant de la piètre à Tufage des ma- 
de ininêpcourua i& de mënëfcon- 'Cons. 

të , qui fe rapprochent davantage M EN I M O U S ; Fanrafqae y 
du. lat. que mécompte & mé- d^n goût difficile. 
pYifer. MËNO ; Efpece , race, âoubfè 

MËNËSTRAL. v. 1. ou mSnëf- de hono mëno ; arbre de bonne 
triL\ métier. Voy. Afejliiirâou. efpece. Jevckidrois avoir, dit- 
Xi mas'élUr , Li tëoulier , li on , du plane ou des greffîïs de 
fâbrë , li meftrë de la parëcs , «et acbre , ou de la r^ëno d*aqël 
£ li âoutrë mënëflral non âàu^on 'â0Kbr^. ^ 

entre 4ë far <ovirtim i é ^'êtou, Ckiéë bono mënû'y chtea de 

Kij 



Te 



7^ ME N M E O 

bonoe race. Oa «lie aulfi c}*aa aorres cfpeccs «k ce genre qui 

homme , ^u'it eu Je booae race ; cioilTcni oacs les chaa^ps. 

ce tÔKo mc'iù = Gnjt ra mete ; Il v a deux fortes de baome 

M 11 y a pas .a moindre oa La qa'oa cultive : cciui à fruillcs 

pia? ^eti'e vboi'e. lougcitrcs , qui ûnt le baùlic 

M£.\0: U^ rameaux à grcf- ftc ijj'on mec dans les falades, 

frr. des rameaux de tranc oo & ie baume crdioaire. 

de bonne espèce : fcuoes fcions Ce detnkr cft recommandé 

q j'ort enrc dans un arbre , t.o pojr .e? pertes , pour le» cracbe- 

tiel^uels en détache une pkce m^as «k fan^ : il dm!e la lim« 

ou une vircU de l'ccorcc , pour i n.- , il for:xîiî l'eltcmac. On 

gtetH;r en t'cs:e ,en ccnlTon , &c. Tappiique en carapb'me fur les 

On dk an^ en ce fens la , niaiiimclles pour ramolhr & pouc 

enter da gteiiês ; cène grelfc ell dilfoudrc les grumeaux da laie 

trop Yieiile . elle ne reprendra caillé. 

pas; un fcion de bonne gretfè; MÊXTRE-QE -, TanJis que. 

c 'clt arec des grades ou des fcions M E X Ul> A ; Couper menu . 

de tranc qu'on tair des entes. Le MEXL'dAlIOS , ou menacé- 

terme ente fe prend aulfi pour lies ; le l'retm « la menuaille. = 

l'arS'^ enté* . MëntkiiLxos ; beaù!lcs . ou me- 

Me ^^ 9* ''**'"^ f raine mr mi- nues cbofes délicates qu'on met 

sicre de ùt^ ou d'autres miné- dans les pâtés; telles que du 

taux. Celles de ter le trouvent ris de veau . àe% crèces de coq % 

dans toute foae de terrains , les des t'oies , &c. = La ftcâVite 

autres adtcclent pour U plupart des jeunes animaux, 

des , terrains propres. MÈXUDIC , wiitauziiùo i ▼. L 

MeNOS , ou minoms ; t. I. marchand détailleur; & noii« 

Rioir^dres « ou mineurs. Las détaîUcc : oppoie à marcbacd 

J-râîris AlêKos » ou Mimms ; les groificr. ^ 

Frcres Mineurs. Ces Relipeux MÊNÛDO ; Fourniture de fa- 

prennent encore le nom de Frère lade . meiuies herbes ; telles que 

Jtvt*i|u*iis fe louent : on les qua- le cer^uil , la civette , la ro- 

Lhe de même au PatleoKnt 6c quecte. le Ihagon , les mâches 9 

dans ks aiures Cours 2M>UTe» û corne de cerf , êcc. 

latnes; mais on les otifèct^roit, MEXUT . on ftckem-y petit. 

Ia.is excepter méoie les CapocinSy M £ X U Z A ; Émiccf » ame- 

là un paniculkr leur difoi: Frère, suite. =: AT^aa^o. \oy. A/^r- 

cooitnc c'écoit autretlûs î'ntage driftcmL 

|:enéra!en:eat établi : ce tine MÈOUCO ; Manque. Matm 

inodclle & Chiécien t& rdJètré à fa^ a /à auT j«co ; moB fonl a 

rh'imiLite des Frères Lais. raté. Aeiî okuS m*^ fm 



àfEXOL*X ; Un bouc ckàtié. cet hornoie m'a manqué an bc> 

MENRE. V. L \oy. Mg^^ri. foin. 

M£XR6fiIO . ou «l^;:ra6no } MÈOUVS ; LeMelefe , en lac. 

un tact ù)it peu. Urix : arbre rétîneux , dont les 

MÈ STA>TKE : Le BaoïxK fan- âcuiLes menues , courtes & poin. 

va^e z on cacnpicni aaâi fous ce tues , Torrent par touâès ou pat 

com le r.'a:ioc> ou mente aqsa- P<(><* bouquets d'uiïe eaine. 

ii>^je . donr Pintlinon eft un MÈRAVJLAR. t. T SVcon» 

febfra^e. Le pouïioi eli encore ner> admîcer. Lz ^ica:i /h y tt' 

très-b^a pota tuex lea tcb dss arcfrcr • mi-^citj^ax i ( fui umtKtts^ 

cuùr,< nùrsi:jkKt. ) Oa peut lemarquer 

M £ N T O; Le hannK des îat- vet ; , qui a la tbtine d'un / 

rit'js , 00 abrëlnmeni le baasne ; ccnlocne ; il n'y en a point dana 



^ut»» nniliÇx quîK 4»<cs Tim^^S^^A ^ ^ v^l^«»ii 



MER 

MERCÀDÂIRA , ou rrurca' 
dêria f V. 1. marchaodtfe , né- 
goce. 

MÈRCADEIAR. V. I. Négo- 
cter , trafiquer , faire valoir une 
fomme d'argent. 
■ MERCADIAL. V. I. Marché. 

MERCADIÉ , mërcadâirë , 
ou nùîrcadér; v. I. marchand. 

MËRCÉ ; Pitié, miféricorde. 
Voy. Marci, 

MËRCENEIAR. v. l. Avoir 
connpalfion. Mercene:(i\ )*ai corn- 
f àt^oa. Mër cent tas i ayez com> 
paflion. Qi mërcënëia en aie- 
graa/a ; ( qui miftretur , in hi' 
laritate. ) rérqë de tocs Ptërcënë- 
gkes es s parce que Vous avez 
pitié de tous. Mërcënëiarei al 
quai âourêi mërcë \ je ferai roi- 
réiicoide â celui i qui il me plaira 
de faire miféricorde. 

MÉ&COU , ou mi^coûirë « & 
leurs diiâinutifs mtrcoûirôoù , 
nUrcoûirol^ &c. y\ 4« 6: n. pr. 
.de lieux^ confaccés autrefois i 
Mercure 9 une des pricipales Di- 
vinités des Gaulois , dont on a 
fendu le nom eu fr. par, Nier- 
cceuc y Mercurol , Mercoire , 
qui peuvent fe rendre eo lat. 
pat, Mercurii fanum. - ; ■ ' 

MÊRCRËS. V. 1. Mercredi; 
6c non » Mecredi j ( Mtrcurii 
di€s.)\oy, Lus^ ... 

MERDARIC 5 CrafTe de fer, 
MÊRDO. ; Le jeu de Téchclle , 
appelé aufli , merelle. > ' 

MÉRGHE , fie par (ôrrup^on , 
jniéfghe ; V. l. fi( l'un & l'autre 
n. pr. qui répondue à radjeÂif 
latin dominicHs , OU' dominica ; 
feigneurial , feigneuriale , d-oû 
Ton a compofé les n. pr. Di- ■■ 
mêrghë & Doumêrghë j qui en 
eil corrompu, en fr. Dimanche, 
en lar. Dominica dies. Voy. 
J^oumirtjh'é àc Doumêr^kë, 

MËRiCUËS ; Lunettes , ou: 
bé/îcles. 

MËR1C0UCA; Émaillé, peine 
de diverfes couleurs, en lac. mire 
çQCciaaeus, :^ Mëjiconca i JSmail^ 
Jcr. . ^ 



M É R 77 

elle eft brune , & le mi\t noir. 

MÊRLË-ROUKIÉ , oupalfëro ; 
la PailTe folitaire : oifcau de 
chant de même genre que le 
Sanfonnet , auquel il reflemble 
par la taille & par le plumage. 
La paiflc en diffère principale- 
ment , en ce qu'elle a la queue 
d'un bai-ardenc , ou châtain rou- 
geâtre. . 

Quoiqu'on appelle en lat. cet 
oifeau mtrula faxatilis y ce qui 
répondroit au languedocien rou^ 
kié , ce n'eft pas cependant le 
merle de roche. Voy. l'article 
Pajjo foulitârio ,, Ce l'acticlc Co- 
roujho, 

MÊRLË-ROUKIÉ ; Le Merle 
de roche 2 il a la tête , le cou 
fie la gorge bleti:i<endré 9 le 
ventre couleur de rouille. Il 
hante le fommet des cheminées 
fie des tours , fie palTe l'hiver 
dans ce^ pays-ci. 

MERLE , ou merlët ; Créneau 
d'une cour, d'un château» d'un 
mur d/ clôture , d'un champ 
noble ou feigneurial. 

Les créneaux font des pièces 
de mâçoniJerie coupées en dents , 
fie -féparées Tune de l'autre par 
des vides ou intervalles égaux, 
en b. lac. quarnellus. en v* fr. 
carneau , ou querneau. de là le 
n. pr. Carnet. 

Les mcrlons 9 terme de forti- 
fication moderne , font plus lar- 
ges que 1rs ' créneaux , fie fonc 
partie du parapet encre deux cta^ 
brafures. Acad. 

MERLETA; Feftônner , ou 
découper en feftons une man- 
chette » un mantelec. = Créne- 
ler le hauc d'une muraille 9 ou 
d'une tour. 

MERLÊSSËS; Merlans : poif- 
fons de mer. 

MERL&SSO; De la merlu- 
che*; fie noii» tilolue ; batba- 
rifme 9 ni morue ^ qui eft im- 
propre. 

La morue fie la merluche fonc 
U même efpece de poitToA ; fa- 
voir , le merlus, en lac. afetius, 

Mail la fluerluohe ^ui cft «q- 



7^ MES MES 

▼erfe , (l^cbc , tpplacie & parée, qiies provinces, un raêlange'd'a- 
a reçu des apprêts ^i y donnent yotne & d'efcourgeon , ou de 
vn goûc particulier 9 9c qui la baliarge. 
font préférer par bien des per- MESCONÈISSER.. r. I. igno- 
fonnes à la niotue : c'eft ce qu'on rer. O no fabjets , mifcontiffeti ; 
ajfcUc la morue -ilcbe êc pa- (an nefcitis aut ignoratU^) 
lee y 00 la merluche. MESCQULÂ i Cocher , on en- 

On appelle l'autre h morue tailler un fufeau. 
verte , en blanche. C'eft fur ie MËSCOUXO ; La coche , on 
banc de Terre • Neuve que les ia caseitijce d*un fufeaa. On la 
Pêcheurs de liantes, de Saint- fait au bout oppofé à celui du 
^alo , :&c. prennent la merlu- |>eron : elle eft échancrée de biais 
che & la morut i ils (aient fim- de t» fpirale , pour mieux re- 
plement celle-ci , au Iie>i quf Is leair le fil pendaiu qu'on le 
ialenc U font CUkket fut la grève tord. 

la merltrche. â^go dit mcfii^ffh i M£5CR£Z£NSA. y. J. Incfé. 
du trempis de merluche. «laUcé ; < drfidentia, ) 

MERSA ; Mafchacder. MESPLEX. n. pr. Néflier , 

MËRULIA;; Amender, ^e où 4>ois .de ticflier. en b. lau 
en meillejjf: . état , Ce /crousvr M^lta. 

sniettx, lor^'oa parle d*ttO ma- IRf EiSfiRSNTURO. v.î. Faute, 
tade. =: BaiUec de prix» en par- délit. 

lan; d*ttne denrée. 4.ou bla, a,, MË5PGU1IÉ>, .on JU^oélié-, 
mërulia ; le bled a baiâe de^pc&x. . k. néflier t arbre ûruiticar. Le 
JLoU mâou a mirédià s li^imaiadie (hai0QA airdent^ la Aobls épine , 
tourne à -bien, le Aalade ya . IWecelier , ' font <iu génie des 
mieux. JMIiërK/ia^ft pfopkeBie&t,«QAtcra..> 

méliorer. i M^^VOXihO y rtifplo y tti^eu y 

MËJiUtlÉ ; SoitlUgefloent , ^ÏJj^oiU ; la ncfte , frtiic du né- 
amemdennetitj, alle^aaettt diuiis ftier. Les nèfles ne mûtiâent 
une maladie ou dans la douleur. . Mqju'eft fiimoUiCfiinc , & iufqa'à 
Li 4robë mendié ; $t me Cens ce point , elles font âpres, i^es 
mieux -, |e Ae feas fe^dagé. Më^ p\w vHiWcs font aAdAgemes ; 
ruiié , cearompu âa lac. melio- x^-td par Tes oflelecs que ia nèfle 
raeuSji diffère des fruits quinôToni qa'â 

>M£5CI^« V. 1. SédÂHoo^ique- pej^in. 
tt^e.Mitfclâi «néler.. itôSP&ESADOR. ▼. t. Con- 

MËSCl>Ad)Ji$> oH. mëland'u ; tempteur. 
^e l'emtelardé^ du bcbuf entre- MÊSQË ; Pourvu qise. 
lardé, ou mêlé .tkatinrellevent de . MËâQi. iv. 1. Afiflàj$é, ml(é- 
gras & de -maigoe, eu de tran- cable. =£: Mésprifable. /^«j mëfjji 
che de igcaidè jenace le nfia^e. ftm de. tou 'âmes ; nots &ri«>os 
DëUtrmëfiktAist, du lard encre-. Ibs pliis infoitanés de; tons les 
lardé» tel que celai de la ipoi- .^hommes. Tmës câitîous é nufiis^ 
trine< ^ éptiubtr^ écex^éntnsi X^tu ts 

MBSCLL Bffiaa tau mëfdë^ miftr^ '& mifirabilis ^ fouper f^ 
ou fouro bouro ; mettre u>ai<friêle. ^ cacus & nuàus. ) 
mêle.^ MESQINIA. v. 1. Mifere. 

MëSOLO.; De .la mouiuse : MË^SAGAIRIA. v. I. Léga- 
mélange ide iromeni ^ de Tcogle tion 9 anibaffade. 
& d'efcourgeon , ou depaomele MËfSSAGO. y. 1. & n. pt^. 
par tiers. ^Oa dh du fated mou- .BnvDJré. ^ 
titr&, &: que la iionne onoucure . .MSSSAJH^^ 8c en v. I. ntêf- 
Tant fetgle. fighë, Mëfajhë , fe dit d!un 

iOa appette hitéciire dana queU xMieftiqtie de Utûdot-, ou de 



MES MES 79 

f âyrtn : chez eux ce ami 6e U Avex-ti la MHjh ? êtes-vous Pçê- 

doniefticicé n'ont rien d'avilif- tre-; Se non, avez- vo&sU Me (le! 

fa&t. Le maîcren'^d'aairerupé- La grand' MeiTe ; & non, U 

riodié que d'être à la céce , ou ^ande MeiTe , ni la Meifê gran* 

le premier à l'ouvrage qu'il di- de. Paàë pa (ftr'é âou prêche 

rige : il craite iês domeftiqties amâi â ia Mqfo ; je ne pu» 

comme fe» enfaus , ou Tes égaux; foiiner les cloches & aller I U' 

même cable « même ordinaire y proceflioa. 
mêmes actentions : image de la MESSORGÂ. t, 1. Lo dëmom 

première fcrviuide chez les Pa- co parla mSfforga , de las pro' 

tciarcbes. prias ciçufiu parla ; auar m£f- 

MESSAJHË; Commiffionnai- forgherëséëlpairëdë tuu 
re, envoyé. On dit eu proverbe, MESSORGHERS. y. 1. Men- 

mi/JajhS po pamâou-'trâirë. Celte teur. La part d*ëls rnëj^rgkers 

maxime qui fen^ble devoir taire es en ëflanh de foc ; le parrage 

regarder la perfonne des mëjfk* àts menteurs fera dans l'érang 

jkës 9 comme auffi facrée que brûlant de frti. Tots hom es mëf- 

celle d'un amballadeur « fignine , Jorghers. 

qu'un commiffionnaire ne rifque MESSORGH^ERO. v. 1. Meo- 

rien en s'acquittant de fa coin- fonger , trompeur. MaravjUas 

milfion. mëj/brghieras ; {prodigus nunda- 

Un raeifage en fr. eftlachar- cibus,'\ 
ge» ou la commiffion de dire » M^SSÔRGO ; Menterie « men* 
ou de porter quelque chofe. lî fouge. L'exprelfion ^ n*avés m'if- 

fe prend auffi pour la choTe que fôrgo , rend cxaâemenc celle du 

l'envoyé eil chargé de dire , ou fcauçoîs ; vous en ayez menti; 
de porter. C*ei\ loi, dit-on , il s'en faut bien cependant que 
qui poiftoit les meifages. Je ferai l'opinion ait attache à l'expref- 
yoire meifage. (îoo languedocienne l'atrocité de 

MËSSAJHÊ, ai Vëfpri mëfa^ l'injure que porte la françoife : 
jhi y l'ai un fecrec preilentiment. t<tnt il eifr vrai que ce n'eâ pas 
Rcfte de l'andeu ne croyance fur toujours le fens des chofes qui 
les génies medagers , ou Us ef- ofltnfe , que la manière dont il 
jprics familiers du paganifme. eft rendu , ou que l'idée accef- 

MëSSë; Merci , miférJcordc, foire qu'on a accoutume d'y 

*' ^ " ^ iomdre : 

MESSÉGNE ; Un meffiec : mÈSSÔRGO ; Terme de meû- 

garde de la maffon & de U ven- nier ; cheville fur laquelle porte 

i ***"?'? i«-" *^'* '"*^' , U levier qui fcrt à haulïer la 

MESSEIOU î Un noyau de ^^^\^ tournante. 

«""%• MÊSSOS. V. 1. Moiffon. La 

MëSSJOS.v.l. Fraix,dépen- më^os ë montas^ i li obrtr fo 

fcs. Mëffios fâitas ël plag ; dé- pauqët \ ( mefis quidem muUa ^ 

fétu faits au procès. operari autem pauci.) 

■ Si alcuns hom a colfëfat , o M ESTER, v. l. Miniftere » 

ptr rafhn es condempnacs d*al~ office. 

€uns baflars që fia sîau ^ fia tén- MËSTIÉ ; Befoin , néceffité, 

gius de far fos obs , sëgun fon Es de mëftié ; il eft néce (Taire. 

podtr in la mitât de las meffios S'ës dé mëfiit ; s'il le faut. Aco 

që auran in aquël a nôirir dëfra më fâi mëftié ; j'ai befoin de 

m. Qns, Coft, d\Al. cela, en ical. fa di më/iitre, 

MËSSO. Prënë la Mëfo *, MËSTIËS ; Sorte de jeu d'en- 

''^> recevoir la prêcrife , être fait fant. Jhouga as m'éftiés ; jouer à 

Prêtre ; & non , prendre U métier deviné. ^ 

MeiTe , ^afconifime fréqjaent. MJSSTIÈIRAOU ^ en y. I. 



^ 



?a M E Z _ MIC 

mënëjlral , oa micanU ; Artl^ MEZÂLA. v. 1. Una mij^dlai 

fan : celui qui exerce une pro- an foû , ou fol. 

feffion mécani4ue. Les artifans MËZEIS y mëiêifsës j y. U 

fonc fupérieurs aux iournaliers (^ident, vfi') ^f* ^^^ më^êis 

2c inférieursaux aiciiles ; comme loc .; (^in eodem loco») Vëiats 

ceux-ci le font aux gens â u- vos më^eis \ {videte vos metip" 

lent; fos ) , éc pour le féminin y m?- 

MÊSTRO , ou mëftrlfo ; La \aijfela parâÔMla j ( eodem 

maîcrefTe du logis. vcrbo. ) 

MfeSTÛRA. V. 1. Pièce. Nëgus, MEZEL. V07. Lâdré. 
c lunu hom no meta la mëfiura MEZEUS) mies^mùl; Mieux} 
4iël dra nôou ë la vëftimënta v» 1. Me^^eus disën ; d'autant 
viel 9 perfonne ne mec une pièce ipieux* On dit y cette marchan- 
de drap neuf fur un vieil habit, dife vaut davantage; & non« 
MESTURËT y ou toundûdo ; vauc mieux. Ce meuble m*a 
Petit pain de maïs. On le cuit coûté plus que cela ; & non , 
<l'abord à Teau bouillante & en- mieux que cela : faute ordinaire 
fuite- au four enveloppé d'une en Vivarais 
feuille de chou. MEZOÙLO ; La moelle. La 
MËTÈDOR. V. I. Oui doit être më^oûlo d'âçu raJUl ; la moelle 
envoyé ; Ç^mittendus») = Met- épinicre , la moelle allongée, 
table. MEZURÀ. v. 1. Los oms d'a^ 
MËTtOUS y mëtêoufo 9 Même, qitcfta mefura ; ces fortes dt 
l'ë mandé pa ; mes i-ané ël gens ; ( hujufcemodi homines, ) 
mëtêous 'y il n*y envoya pas ; il MËZÙRO {bono) ; Le corn-» 
y alla lui-même. ble , en patlant des grains. Le 
METÉSSA j mëunfa^ o më- marchand m'a donné cela pour 
ùtchs y V. 1. Même. Per aqefla le coi^ble. 
mëtëf^a via ; par ce même MIALIO ; Une maille : petite 
moyeu. monnoie de billon au-deifous du 

METIS , o mëdis; mëtijfay o dénier. 

mëdîffà; même, adv. qui fe M I ANS ; Soupirs, plaintes. =: 

joint « de même que ceux des MiiJaij^eries. 

deux précédens artidea 9 avec MIAOU : Terme inventé pout 

les noms fubilantifs j ou les exprimer le cri , ou le miaule* 

pronoms perfonnels. ^rom^m; ment du chat : mieu^ imité dans 

tout à l'heure , ou â Theure la bou04ie d'un Languedocien f 

même, en lat. hora-metipfa. Se que par un Parificn qui diroir 

mëcis ; foi -même. El^ mëtis ; miô. 

lui-même. Voy, Aro-mëmo. Lorfqu'ou préfente à quelqu'un 

MEU , ou méou ; v. 1. Mon » une cbofe qu'on n'a pas envitt 

pour le mafculin. Meva ; ma , de lui donner y on lui dit , ou, 

pour le féminin. La volonta dël voudrias ? & Ton ajoute tout de 

mêou pâirë ; la volonté de mon fuite en retirant la main y miâou\ 

père. Le jinhals dei mêou apofto- ce qui revient à, vous le vou- 

làt ; ifigna apoftolatùs met. ) La driez ? zelie ; ou bien , fe vous 

meva coffienfia ; ( confcientia en fouhaite. 

mea. ) Ëfirtouffi ab meva ma ; MICHAN ; Un charbon qui 

^manu^meafcripfi.) vient au vifage. = Un ulcère 

MEULA. V. 1. Moelle ; ( me- cancéreux ; chofes que la fuperf- 

^ulla.) ^ tiiion empêche certains payfans 

MËZADO ; Le gage , le loyer, de nommer par leurs noms. 

le falaire d'un mois. Paga à MICHANTÎZO ; Mécbancc- 

më^ados ; payer à tant par mois. té. = Un méchant. Ce derniet 

Payer les mois d'une noucrice^Scc» terme n'eft quelquefois qu'un 

reproche 



MIE MIE .8; 

Itproclie d'amifié. Vous Stei ifû ^rime ui^e foimne , on à\%, pa^ 

tnéchanc , ditoa à un ami ; il f ex. cela vaut plus d'une DÎftole^ 

• UD Ciede qu'on ne vous a vu. & dans aucun cas , icela yai^c 

lAÎCHOl pan dé) i Pain do œieux. ^ 

bralfe : gros pain pefanc envi- MIJÊLADO ; La miéiéc , oi| 

Von vingt- cinq ^vrei. £c au la mielluce. en lac. mallugo i 

Contraire , une oûche en fr. eft cranCpiration « ou plutôt « tran^f 

tin pain d'environ une -ou deux fu dation des feuilles de certains 

livres. arbres > ou arbulles^ qui fe ma-^ 

MÎCHO , eft audi un petit nifefte par des gutcules d'une 

pain qu*on donne â un herser Tubftance douce & vifqueufe. 

pour ïon goûtée ; le goûter d'un Les abeilles cueillent ce Cfif 

berger , du lac mica, mielleux , en particulier fur le 

. MICLA - SOUNÊTO j Une chârakner. & plus rarement fut 

fainte ni-«ouché. {.« ««JK^ X-* '^colte quelles y 

MÎCO i La mie du Pain, au ^^nt eft ^us abondamc ^ue cçll^ 

igsuré , un Pouitô in mico i un Qu'c»" trouvent à iairç fur Ici 

excellent Poète. "»«""• ^^ ^^^ tranfpite dct fe»|ii- 

JIIÎCOS iin); Excellemment. lf« dans la première fève du mois 

wt^/MTirâTrk iT •. <ic ï^*» ^ 1« lendemain d une 

MICOUKIÎTO j Une rnijatt- forte chaleur : il eft purgatif, ^ U 

ree ; terme de mépris fe dit f.uiUe de mûrier qii en a quel- 

^uncfemme,ouduncmiedom «„es reftes , que la* pluie n'J pas 

les manières font afi^aées «c i^é. eft un poifon «or*cl poM 

ridicules. • l. r^ • les vers à foie. : 

wM? U °" ^ Ir ^^ Les abeilles puifcnt à une troi* 

== Milieu. Unmu-mou/rui un ficmc fource p5ur augmenter leuc 

d^i-bourgeois demi- manant, .^^olte ; c'eft celle des dejec 

Mié-^drac i un lutin, d nui- ^^^^ ^^ ^„^^i„, -^ç^q^,^ V.^^^ 

cami^ à «i. chemin. FUfcou p^^^Uno. 

demies bouteille demi-plemc. iiiÉ.MOUSSU ; Une forte de 

Manjho pa foun mu-fadaul i ri Monûeut, demi-bourgeois demi, 

Be mange pas a demi fon foui. ^^„^„,, 

Coupa ^ mii 5 couper par le mi- j^jI^o^ gaU coamoh miiroi 

^'^tJ^^T^'^ ^j**",?'^*'"; ^ comme la mer.- en çfpi^ 

MIÉjUnmuid. Un mié, ou ;pi^,^, huile dt cade/ , . 

un mioch d'acâou; un muid de ^^^^^ ^^ ^^ • . ^^ ,/ ^^ ^,^j 

*^*"** noB\ , pion. Mus- fer ^ > Mon^- 

MIÊ7HO y Chopine , oju demi- Cicux. Ceft en retranchant Vi d^ 

pot de vin. Voy. Foulièto. = d cet ancien pronom vmKtf, qu'on 

tniijho ; â moitié >i la moitiés fit le mes , de rnss-Jer , ou mei«^ 

Bâila un mas d miêjho ; donner T^^r^ mcs-fire ; le mçme que»; 

une fejitie , ou affermer à moitié, mon fier , ou mon-£re ; dont oa. 

PaiTeronbaîl à moitié de fruits j a fait enfuiie^ Mon-HeuT. O^ 

ScnoU) â moitié-fruits. A miê' difoit aufli , mcsJDu^x ;, moA-^ 

iho gnuè} à mi-nuit ; 6c non, à U Dieu. V<}y, V-ztu SUwer,. .. , 

minait. Ceft par une fei^Wable.altétj^, 

MIEL , m'Ui ) miêou^ fe rend tion^ o^ un changenipi^t^e let^. 

par , mieux ; lorfqu^il s'agit de tre , qu'on fit de ce n\eme pi)o- 

préférence : 8c par [>lus ,ou da- nom , mus , lc> mes de9 termes' 

▼antage-, lorfquc mie/ a rapport mos-fin , mos-segne ^ mosfiu' 
â la valeur de ôuelque chofe. Ou . hor ; les mêmes que le lax. meuS" 

JUmëmiel} je l'aime mieux, ou fenior i en.-ft. Mon-fenieur , 

fe le préfère, Aco vâou miel; cela ou Mon^feigoeur. Voy. Mcien,- 

Taui davantage ', 8c ù l'«a ex- Mli-SOULli , où tri/ikt i 

Tome U. L 



l 



84 M O L MOL 

' MISTRAS. Voy. Tattndâdo, (xsuf. Le dmhsr conneoc plir» 

' MITA ; Une moitié. On cfit , ûcun tranches de différentes aù^ 

augmenté de moitié , faire bouil- Utés ; favoir , la pièce ronae ^ 

!lr )ii{qu*à diminution de moitiéi la femelle y ou bé-d'âouco, le 

8c ndhf de la moitié. tendre , ou d'in-de-cuiéifo, C'eft 

-- MITO, ou moâno, . Grouman avec cette dernière qu'on fait les 

toum'uno mîto y friand comme petits-pâtél. Le derrière du cimier 

line chatte. depuis les tranches jufqi»*Â la 

MISERIA. V. r. Pitié. Miferia queue , eft ce qu^on appelle , U 

ac fobrë lui ; il fut touché de culotte. 

tntîé pour lui. Prës Vin miferia \ MÔLO ; Une meule de cou- 

sl eut pitié de lui. . telier , de gagne-peth « de mou- 

MÔOO> Moyen. I-ati modo lin , &c. Une muleeft, ou une 

d^ëfta-%'à fiâou i fe taira-t'on > pamoufle , ou une bête de fomme. 

i-a mâdo pBr tou } il y a raifon On tire les meules des meulie- 

i tout, ou un juAe milieu, ou res , qui font les carrières des 

nn tempérament à prendre. meules. 

MOI 9 ou môio , ipër) : Juron Nous avoirs deux efpeces pria» 

qui vient originairement du lac. cipales de meules de moulins â 

tr maidm 9 ou par maia ; mère farine ; favoir, les quendues qui 

le Mercure. Ce terme n*eft au- font un aggrégar de gravier 9 ou 

jourd'hui <]ue comme une parti* menu cailloutage , la plupart 

cule explétive. Për mât , tanpis calcaires , 8c les meules françor- 

jtir H ; dame / tanpis pour lui. fes qu*on tire de Bourgogne .* 

MÔIOS. Voy, jSlînganêlos^ celles-ci font d'une pierre homo* 

iMÔIRE ; Mouvoir , remuer, gène naturellement raboteufe , 9c 

, MOLAR. V. L tf> n. pr. Meule qui imite en quelques endroits 

de moulin. Tagathe : elle en a par- tout la 

MOLAS vëflimëntas ; Habits dureté. Ces dernières . fervent 

niagnlfiques. En molas veftimëa' ordinairement au-delà de cent 

tas 9 vêtu mollement. ans , en travaillant toute Tai^» 

MOLISSOU 9 mouliJTou , di* née : on ne les emploie que pour 

minutif de moulin; petit mou- les moulins blancs, ou ceux qui ne 

lin. Moulinas , qui paroSt en mondent que le beau bled : les 

£tte Taugmentatif 4 ne fe dit autres fervent pour les moulins 

cependant que des ruiaes d'un bruns^. 

moulin ; comme caftelas , de MÔLO ; Relâche , rabais. I-a 

celtes d*tfn vieux Château : 8c môlo ; la prefTe n'y efl plus pour 

par raûcia terminaifon , as mar- louer à haut prix les journaliers, 

que ici un péjoratif. On le dit au temps de la moif. 

' MOLHER 9 molier ; v. 1. fon 8c de la vendange. /-tffild/o, 

'Époufe9 fenime. Voy. MouliL en parlant du prix des denrées ; 

MOLLE , ou monlë ; Un le prix du bled a baiffé , a rabaif- 

fpoule. Cela ne fc jeté pas en fé i ce qui arrive par la concur- 

'^oule ; 8c non -9 . au moule, rence des marchands 8c par l'a- 

'Q4ioiqu*on dtfe , cette figure efl bondance de la marchandife. 

faite au tpoule. MÔLOS ; Anciennes coiffures 

! ' MÔLLER. V. 1. ttmmty épou- portées par nos aïeules fur une 

Te. Ùi::iià Jkori ad trpt nà Uts charpente de fîl de fer : elles 

à tu avcr Id moUer di iofrâirë ; avoient une faillie en avant d'ea- 

3ean difoit â Hérode , il ne vous viron un pied , en guife d'avant- 

eifl pas permis d'avoir ia femme toit. Cette faillie eft aujourd'baf 

de votre frère. en arrière chez nos Dames 8c fe 

MÔLO 9 terme de boucherie ; - dirigera probablement dans pea 

le cimièt ; partie deUculâe^v d'uA autce c6cé « felofl f^^W 



r-^ 



M O s M O U 8$ 

Teot de la mode tournera* MOS. t. 1. Mon. Mosfrâirii 

MOLRË. V. 1. Moudre. Vojr. mon frère. Mos componk ; moa 

Idâburê, compagnon. 

Donam â traltoft qi puefcon MOS , particule eiplétive i 

firancamin molri on fi voirait . enfin » au furplus. =: Ceccaiue* 

s9s contrats dël Sêinor i dits mène » en véricé. = Mos» Vof • 

hdilos. Cofi.é^AL Flo, 

MON^moTUiV. l.Le Monde. MOSSËN , mqfery mefitr i 

Quai profeit es d l'omë fi ga^an- Anciens titres d'honneur; Ict 

ka tôt lo mon » é dëftroTfimën fil mêmes o ue mos sën 9 moS'Jêr p 

cfaarma? {Quidprodefthomini Qc mes fier ^ ou mes'fire « qui 

fi univerfian mundum lucretur , font i*origine de celui de , Mon* 

anim^ verà fiué, detrimentum pa- (îeur ; ils avoient la même ra- 

tiatur.) leur , & on les éctivoit 9 pouc 

MONDADURAS. v. !• Ordu- abréger de cette façon , Mfi 

tes i (purgamenta, ) tout comme on écrit , Mr. 

MONËDA nigra ; v. 1. Mon- MOS&ËNHÂSS! ou mo/^- 

Boie de cuivre , ou de billon. «^'«iP » P^ioja.nf de mofiëgug i 

MONEL ; Poux , traitable , 8'*^! *'^:;'^*.î'* ' Monfeigncuc. 

docile. MOSSÉNHE,mo/i««Aor.Vof«^ 

MONESTRAKiA. y. 1. Ex- ^^"r* « ^ „ j n « 
hortation. MOSTRO ; Un cadran folai- 

*,-^«l«: f j .. „ re. Le cadran marque une heure 

MOOURE , ou moldré; Mou- ^ u^ „„^ ; & non, une heui» 

dre , dont les temps fout ; le ^ ^^„^ _ ^^^ méridienne ; 

je mouds , tu mouds , il moud, ç^ ^^^ un méridien) eft une 

Pour les autres tenips il vaut f^^^^ ^^ ^jj^ran folaire. = U, 

mieux dire , nous faifons moU- „o„„ç j„ marchands , eft une 

dre, nous avons fait mon- marchandife d'étalage, diffcreniç 

dce , nous ferons moudre , jç ^ellc du magafîn. 
&c. que de dire nour mou- j^q^ moûts y & mole, ou 

dons , vous moudez . je mou- ^^^/, . ^ ,^ Beaucoup. Motos 

lois , j'ai moulu 5 ou que , yigadas; plufieurs fois , du Uu 

oous moulons , vous moulez , |e fnultum, 

siioulois , je rooulus , que je j^jqu ; Mot. Loufimnére, ni 

SK>ole , &c. Moire das dous ^^^ ^ TappeUai , mot; c'eft- 

€âifiësi manger â la fois des à-dire, point de répoufe , il fie 

^^ÎÏAiïî^i^ f j I ^ lourde oreille. 

MÔOUTO , molto , i molta ; môU . eft auffi l'abrégé de , 

La mouture & le lalaite du ^^^^„ ^ ^^^^ ^^ ^oni 

meunier , ou du maître du mou- ^^ f,^ ^ p^^^régé de Monfîcur. 

lin : ce qu'il prend de farine pour j^^ ^g ^^ ^ -^^ j^^„5 ^1^ ,^ 

la mouture ; car le même terme r . ^^^^ ^(^^ différence 

mouture s entend aufli de l ac- ^^^ ^ ^ots le cas oii le Roi'écri- 

"°"^1T". *■-?•«« „ . . v«nt i un Évêque lui dit .Mong 
MOR-D AS. AZÉS ; Une voirie. l'Évôquc de tel endroit , le Mont 
MOR-DE-FAN ; Famélique , -^^ ^^^ jj^ .^^ pUifantant , & 

'^L"^V !!.';,ri"";fi'^l.. -.... q^» »« «-" Ung'uedocien , qui 




chandelle, en iul. moccolo* 
MÔRFIO9 mourfiâ ; Bâfre 4 MOUÇ ; La loupi* du nez « 



t6 MOIS Mo V 

MOUCA ; Se moucher } & graide « un flocon de Uînç f 
Bon . moucher. Mouco hB^ dit- des pitons de farine «pourappà' 
oa a un enfant, n}Otrehe*toi « ter la volaille, &c. 
ou fouffle bien : TuppoCé qu'on MOÛDfi \ Émou(n^ . rebou* 
lui applique un mouchoir au ché , en parlant d*un outU cran- 
nez ; 8c non , mouche bien : car chant , tel^qu*un couteau, 
«lors ce n'eft pas proprement MOyoËLO ^ mou{<^» inÂ>tf- 
J'enfant qui fe mouche; il ne lio ,on brBntco.Voy. Moulido, 
fait que eoncouHc arec cdui oui MOUDOÛIRË« ou moudoùroui 
lui rend cet office. Il y a aes Idiot , tête d'ine. 
perfonnes qui ne fc mouchent MOUFIA : Mettre le nez fut 
jamais i &c non ^ qtii ne mou- ouelque cho(e » comme pour tî 
chent jamaii. nairer. 

MOUCADOU ; Iftouchûir. MOÙFLË -, Dodu » poceié. Un 

Moucadou dB poftBs ; vifage de bras bim do4u , une main pote« 

bois , ou porte fermée. On dit , lée , des feffeS « des joues rebon- 

l'ai mis mon mouchoir dans ma <Ket. ft. fâm. Vn oreiller » un 

poche ; 8c non y à la poche ^ matelas bien douillets , bien 

gafcon iCme. mollets. U n petit pain bien dodu. 

MOUCA IR% , ttitmeadoà , Le terme, moufiB répond à ces 

mouchadou ; Mouchoir. ^=:: Mou- differcns ad)câii&. en v. U, ma- 

€airB ; moqueur, railleur. flé , ou maflu , qui a le vifagt 

MOUCAkÉLO ; Une cfaiqoe- pleip. eiieijxgl. maflttes » qjii a 

tiaud« , féminin du h. pr. Chi- if s joués en£ées « comme celles 

quenau , ou Chicoineau. de Eoréc. 

MOUCEi, oo bùuti \ Mor- L'Académie dit au£ «le fnoii- 
ceau ; & non > mourcbau. On nie fle « i^nifie uo gros vîuigç giy 
«tttpas, fai mangé un morceau ^ rebondi 
de fottpe ^ on de faladè ; mâC^s Une mou^e en fr. eft |inp mi- 
une cueillcrée de foupe 8c une utne « ou gros gand de aiateloc 
fourchecée de faiadp. Les mor- donc le^ doigts ne foiu |>af divi- 
«eaux font taillés . ou coupés } ^ : c'«(J encore ua aAêa>bl^ 
-c'efl pour cela qii*on dit très- 4ie plufieucs poulies, qvi (e me»- 
bien , un morceau dje pain , ou vent dans une chaÂc coaaqMUW» 
de fromage. N*a pa fa qU*un pour multiplier le^ (ot^c% mo»- 
mouceld'aco; il n'en a fait qu'une vantes <au dcpens «Im >teq»pf . 
èouchée. Farié pa dB tU qu'un MOUFFU , moicjfâ^; Moût- 
Moucel .; il te mangeroic avec un .^u , moulTue ^ ou çcsuvecc de ' 
grain de fel. - jnoufiEê. 

MOUCELAH ; Manger de UOijG^^iQ , ou moûrB i Mo^ 

carcfTes. ^ ou mine. Fa la moypQi case 

MOUCHÊTOS; Les pincettes £achc , faire la minç , dédaignée, 

^u feu , pour tifdnner 5 & non , MOVl^E. VAbadU t^pBrdi 

Jesépimrctrcs, ni les mouchcites pa pBr un Moûini ; ptour «p 

qui eft l'inftrmneni pour mou- Moine « onneiaiHè pasdefiiire 

<her une chandelle. On appelle , l'Abbé, 

badines , des pincetre^ légères. MOUINIÉ , mounU ; MoAnicr. 

MOUCBOU ; Un bouchon ., b. Ut. mpnnerius. DcÛk M* F* 

ou ^dloTon de qu&îque ChoCe Monter, le^Monier. . . 

ramadée en pelote. Vh mtuchàu MOÔISSAOU , ou i^m/S^Imv; 

de pèoU5\ une poignée, un pe- V n moticheron , dofltil 7 ifilii- 

loton , un paquet de cheveu^ ^« Heurs efpeces ; telles enuejMitiiS 

de filt mêlés, du pipter mis eh que les moucherons .du vinaigre* 

pelote. Ondh auffi d^ns^c fens <tut qiii piquent fc qu'on .4»* 

if imnêhêu , ■uû'fActùvi éié pelle coufins, ceux qui yolêH 



MOU M tJ tf 

fiaims & qui femblem ne f^» rwgké motakê; il fut hita 

que d'âîr ) &€. penaud 'y & non ,, moquet j ni 

Icft pas rare à ceux qui (^ camus ; on die m £atUn»tt« dant 

enenc eo plein air à la cam- le feni de , mouhi ; ii revint 

;, de voir voltiger fur h avec un pied de neiK > eo partant 

je quelqu'un de la compa- de quelqu'utt qui auroic c« fuj^ 

un eCaim de ces derniers d*êcce penaud. 

;hierons, ils ne le quiiccnt MOUKË . diminucif de moHy 

Quelque mouvtnienc qa*il ou moac ; péciC' bout de chan** 

S & fi par une courfe ra* dcUe. 

» il fembie les avoir dérçu- MOCKËTA ; Moitiiier q«el» 

ou mis en défaut j, t'i| qu*u«. 

'te un inftaac , l'edaiiB qui MOULA ; Faire glitfer quel* 

i ' tranfpQcté plus lent^* que gros fardeau » lâcher h. 

9 reprend (a première p'acf corde. ^ 

e prend point le chaqge fur MOULARJ. n. pr. dérivé dv 

îr(onne qu'il avoir d'abord môloi pierre à nteule ; d'où l'odi 

Se ; quoiqu'elle eut pris un a fait radfeûiT mtiâri , ou 

rang dans la compagnie. moulâri ; pierre de meulière» 

eft probable que la vapeur ou roche d'oûi'on nreletaieu- 

k cranfpiraiion qui s'exhale la, en \»i. lapis ntolaris, 

orps , el\ r^ppât qui attire MOULJÈOAS ^ L'eiidcolc le 

ifeâcs ; cette vapeur montç plus charnu d'une.patcte ducorpi 

^ne droite comme la fuasée d'un animaL MoaUidas de <la 

e chenMnée dans un teœpi çamb^ ; le gnas lie ïambe, 1« 

e : elle cH feniîble , (lupn mollet. :=c G tas morceau de mi* 

yeux de nos mouch^roas « de pain, i, 

noins â leur odorat ; peut- MOULÊDO <». hrSuîc^ » mit 

s'en nouTrf(rent-fls • car un mko ; De la nia <de-paàa, dtp lac 

entaufliléger ou auâi fubtil, vudulku ^^ ■ . . . 

: â des corpt prefque aérienss MOULE N , ou rnoulUjfiM ^ 

a tranfptranon de certainpf Une moliere : terre bumeâée fac 

)nnes , ou plus abondav^c , plnfieucs petirei; focurces» 

'un goût particulier, eft c^ M O U L Ë T O S, kirhi^ 

détermine ces animalcuicf » nos , babôlos^ où iarhêios ; Les 

&t pour l'une de ces p^cfon- votMfveUet d'un votccmi :cram- 

que po^ur une autre. pons en forme d'anneaux dans 

iOulSSË ; Le moucher. Voy^ lefqueis glifTe un verrou, 

frottne/. « >f OULI ; Moultii i farine ; & 

OutSSJb *, Écoutti, q«i a non, de farine. Mouli-d*âouro ^ 

treilles courtes. Fëdo Ttioûif" moulin à veot. Mùûli d'éii ; 

; brebis i courte oreiilf ; pr^Hoir â huile. ^Mou/c de La 

une variété ; 8c non y une JarUo ; un bluteau- 

tt différente, pas plus qufi MOULIA {së)\ Se baigner^ 

chèvres & les pourceaux à prendre le baitidans.nne rivière , 

il pend des glands fous U 8c tionyfemouâleT.Voy. Bvjpui. 

;e. en itak. 7803:70 ; écourté. , MOULIÉ ; Époufe.. 3([amên* 

lOyiSSE ; ÉmoufTé. lié ; ma femoM , mon époufe. ea 

(QUISSIlO. Vny. SounglM* v. I. moLltr , du lat. muUtr^ 

lÔjDlSSELËJHAIRQ 5 U»a M0ULIÉH4O&. Yoy. Jl/w*/*». 

>pfl|le«ife. MOULINA; Mioliner b^ foie t 

lOUJHES. Voy. Mùec^ terme de manufaautc. 

[OUKË ^ ou dëghiliou ; Pé- MOULINA ; Moudre. Vofes 
d « capot , conius » bonieux , Môouri. Moulina dos dous céif- 
r4it, trvo^pé daM f<9n attei^- sisf mangée âvidcnuac 8e-iW 



88 M t) U Kf O 

4eux côtés » ne faire que tordre 9c MoràDAIRC , on mùttndâ* 

aiv^er. Jou } Grand crible de peau ^'doac 

MOULINA i Ébouler , s*cbou- les voies font oblonguet. 

1er. La tero moulîno i la terre MOUNDÂIRÉ : ott âirH\ Ik 

s*éboule : on le dit de la terre en cribleur » maître de Taire. Vof* 

poui&ere & da fable qui cou- Airié, 

lent , qui i*écbappeoc par quel- MOUNDI , moundtno ; Too« 

que cndtoit. loufain , Touloufaine. 

MOULINIÉ i Molinier d'un MOUNDÎLIOS. Voy. Crâ* 

iBouUo à doubler la foie : ou* pafsgs. 

yrier qui travaille au moulinage MOUNËDAT} Moonoyé. ami 

àe la foie, pour la tordre « la mounëdat ^i honime pécuniettx* 

doubler & la dévider en petits MOUNËDO ; Monnoie. pr. 

écbevauz.^ tnonaie ; & non , monuée. Je 

MOULÎNO , ou Mûlîno ; n. pr. n*ai point de monnoie ; & ooo « 

IkfouUn à tourille. ou â petite delà monnoie. Les appoints font 

loue boriiontale & découverte, une moindre monnoie y pour 

MOULOU; Un tas de pierres, parfaire un compte. 

àc bled , de fumier , &c. Moulou Les faux-monnoyeurt ne faa* 

dëjëi un meulon » ou une meule roient contrefaire la carnelle , oi 

4c foin. ^ le grenetis des roonnoies d*or it 

MOULOUNADO,» fe dit des d'argent. Le/?/ /tt>men« 8cc. eft U 

perfonnes 6c des animaux. Mou- légende ordiniaredesécus. Onw- 

iounâdo dëpdouris ; une troupe, pelle , exergue dans les médalllel 

un attroupement de pauvres , un & les jetons . l'efpaCe (lEparé an ba< 

tas de femmes, un peloton de du revers où Voù met une inf* 

ibidats f de mouches à miel , de cripiion. ^ 

fourmis, d béios moulounâdos; L'i-a rendu la mounBdodiJôtut 

par pelqtons. On ne dit , troupe arjh'tn ; il lui a rendu la pareille* 

que des perfonnes i & non , cfes MOUNINÂDO } Incartade • 

cbofes. ^ *-- rebulFade , caprice. Mouninado 

MOUNA ; Faire le chien cou- dëfënno ; caprice de femme, 

chant. = Regarder avec avidité. MOUNÎNO, ou mottni; Un 

MOUNAR, le même que Mo- Hnge. Les vieux Hnges s'appel' 

aard , n. pr. un finge» lent , magots i les jeunes ^ dei 

MOUNASTIÉ) ou mounëfliéi fagoins ; ceux de la petite efpe- 

Monaftere , couvent de filles , ou ce , des guenons. Ceux qui (ont 

d'hommes. On dit en proverbe , de plufieurs couleurs & qui ont 

lou mounaftU es pâourë , qan las une barbe , des Tapajoux. 

mounjhos van giëna. Le iinge d'Angola , appelé 

MOUNDA ; Cribler le grain , Orang-outan , eft celui qui ref- 

le paiTer au crible ; & non , fembfe le plus à Tefpece humai" 

snonder , qui ed impropre. Voy. ne. au figuré , mounino ; petite 

Cruda» en iat. micn^re;nettoyer. morveufe. = Péronnelle. 

On voit dans les Vies des Saints MOUNÎNO ; L'ivrefTe. Prënë 

de Bailler , que la ville appelée , la mounîno ; fe grifer , s'enivrer. 

Mal-medi , portoit autrefois le au figuré ; fe coiffer , fiiBer U 

nom de Mal mondât ; ce qui linotte. Les Efpagnols appellent 

fembleroit (igntfier que le n. pr. le finge , mona ; & l'on prétend 

Mal-medi feroit le même par que cet animal s'enivre & qu*il 

fyncope que le Iat. MaU-medi" aime la foupe au vin. De U ces 

€ata f fynonyme de maie mun- expreifions efpagnoles » dormir la 

data ', mal guérie : ce qui peut mona ; cuver Ton vin. M(^a 

avoir trait à quelque poittt d'hif- trifte ; vin de cochon, en b. bs* 

Mise de cetic TiiU» mwiM* en v. fr. monin. 

MOUNINOS ; 



MOU M O U «9 

MOUNÎNOS ; Fancaifies nmC- yadreiTa â Se. Denys fous le nom 

louées , envies bizarres. = Cba- <ie Jupiter : ( ce qui n*éto/c pas 

^rins , foucis , jpeines d*erpric.=: étonnant dans un Prince encore 

.Afottn//zoj; de rargeni. paycn) 6c qu'il s* écria , Saint 

. MOUAUSTRÔOU ; Moniflrol, Denys mon jove ; c'eft-à-dirc , 

n. pr.de lieu, du lat. mona/?e- mon aide ^ mon proieâeur 6c 

r/o2aiR« diminutif de 9 monafte- peut.êire ma divinité. 

riumi petit menaftece. env. fr. Ce furent des paroles facra* 

«noûtier. mentelles : on en£t dans la fuite» 

MOUNITOUÊRO. On dit » St. Denys mon \o\ , ou St. Denys 

publier un monitoire ; & non, mont joie^ 6c enfin , mont- joie 

un chef de monitoire. Voy. Éf- St. Denys i ce qui ne fignifierieii 

€oumën/hë. par ces altérations : mais corn- 

MOÙNJHË. V. I. Chanoine bien de chofes ^ qui n'ont pas 

régulier , 6c par exten>(ion , un plus de fens , font reçues faut 

.Aloine. = Mounjhë; un rame- contradiâion, & qu'on acchan- 

^uia au fromage gras. ge plus , loifqu*un lon^ ufa^e les 

MOUN JHËTOS , ou mour^hi- j.f"^^ confacrécs ! Voy. l'art. 

ios , diminutifs de moûnjho ; wÎ1",,xt *#.« • • 

ieunes, ou petites Religieufes. , MOUN^MAR. n.pr.quiparoît 

^^^.TVTTuA'r.^o ., f «"« *« même que le lat. mons 

MOUNJHETOS , mounjhtU , Manis, ou montagne confactée 

ou favarôous ; Des févcs , des ^ j^j„ ° 

ftveroles de petites i;&vcs , des on ^it par ces deux exemples 

hajicotsbIancs6cfecs. = J/ottn-. rnounjhàou 6c mounmar ic bien 

jhëtos ; efpece de limaçons d'autres , que nos n. pr. confcr- 

***^"^** vent des vcftigcs où l'on trouve , 

MOÛNJHO , ou moûrgoi Re- comme dans des médailles , 2e 

ligieufe , avec cette différence langage, les divinités 6c lé culte 

<]ue , moûnjho fe dit des Reli- des anciens Romains 6c de nos 

gieufes vêtuct de blanc , telles pères. 

que celles de l'Ordre de Citaux « MOUN-PÊIROUS , ou puéck 

, éc que les moûrgos , foût des Re- piirot ; n. pr. Montagne pierreufe. 

ligieufes vêtues de noir ; telles Ou en voit dont les fommets font 

que les Urfulines « les Clérides , des tas immenfes de pierre , ce 

êcc. Le nom de moûrgos fe prend oui ne laifl-e pas d'être embarraf- 

de la couleur de leur habit. Voy. lant pour ceux qui veulent tout 

Jdourghë. expliquer. 

MOUNJHÔOU «c MOUN- MOUNTA. On dit , votre 

JHÔI 9 n. pr. qui font certaine- compte ^ ou ce qui vous revient 

ment les mêmes que , Mont de fe monte à tant ; 8c non , monte 

Jupiter , ou conlacré à cette tant. 

divinité, en lat. mons-jovlsy qu'on MOUNTAGNÉ, mountagnôou^ 

rend mal à propos . pour le ou mountagnol \ Montagnard. 

mettre en fr. par, monc)oie : MOUNTAIROU ; Monceau > 

ancien cri de guerre de nos Rois tas , amas. ^ 

dont l'origine remonte à Clovis MOUNTAOU. n. pr. Haute* 

le Grand. montagne. 

On conjeâure , d'après un MOUNT ARDIÉ. n. pr. Mon- 

ancien Auteur , que ce Prince , tagne efcarpée. en lat. mons 

qui dans la bataille dont le fuc- arduus. 

CCS le décida à fe faire Chré- MOUNTARËN.n. pr. Traduit 
tien , avoir invoqué le Dieu de du lat. mons arenofus ; monta- 
Clothilde 6c St. Denys , Patron gne fableufe , ou fablonneufe. 
de la France ; on ajoute qu'il MOUNTËL. n. pr. diminutif 

Tome IL M 



ço M O U MOU 

de mount ; petite montagne. K on dit d*anc laide figure , m&itri 

lat. mont'dt » montUia, Le n. pr. de mountno, Fd. Itm. maure ; ùàst 

Montalec patoic en être cot- la mine, avoir un air fombie* 

loropu. une mine ^refregnée. 

MONTILIA , èft te nom d'une MOURË , ou bùurë i Bran « 

ancienne petite ville où s'en couleur de café, 

tenu un Concile : on n'en voit On voit ici ta diflR^reBce|lq^e 

plus que des débris , & pour ainfi met l'accent profodique placé 

dire , que la ptace appelée , différemment fur le même mot 

Cîouta, Samfon dans fa carte dei 9c qui fait appuyer rancôi fur la 

Conciles place montiUa»i même première ryllabe dans moùri ^ 

endroit ou cette C/oura eft fiinéej tantôt fur la d^roieft àuumùwrli 

à mi-chemin entre U|ez & AUis ce qui en change tocalemeat k 

près du hameau de Montel. fens. 

MOURALIOÛS , ou mouri- MOURË 7H A J lliidoyer quel- 
lious ^ Le nx>uron â fleur bleue qu'un. =: Donner des ibunkffc 
& à fleur rouge. Le premier eïl MOUREJHA-; Épier» montres 
un vulnéraire aftringent pour tes te nez , commencer à paroi- 
rougeurs des yeux, en lat. ana' tre. ^ 
^aUis, ^ MOURENOS ; Les hémonoï- 

MOURAOU , ou moural; Sac des. en efpgl. almorênas, 

à. foin. = Sac à avoine ; & non» MOURGA ', Terme d'agricul- 

mufcliere. Lefacà fois eflfaitde ture , ravaler. On ravale une 

menue corde de |onc en réfeau. branche d'arbre, , un cep de vi* 

On le fufpend . comme le fac â gne , en les accourciiTant. 

avoine « à la tête des chevaux de MOÙRGHË ; Npir , vêva de 

travail pour les faire manger noir , un Moine noir. = Pâté 

lorfqu'ils féjournent hors de Té- d'encre. « 

curie « ou lorfqu'ils font en MOURGHETO ; Jeune » oo 

chemin. petite Religieufe^ vêtue de noir» 

La mufcliere , au contraire» MOURGHËTO j Demoi- 
lie la bouche : oh la met' aux felle , ou grande mouche qui vole 
veaux pour les empêcher de té- par des allées & venues fur l'eau» 
ter , & aux Ours pour ks empê* fon premier élément : ces mou- 
cher de mordre. * cbes y pondent & y palTent leur 

MOURDASSO ; Un coup de premier état de ver 6c de nym- 

pinceite.=Motfure,Coup de dent, phe : elles font ( fuivant les efpe- 

MOURDASSOS ; Morailles : ces) bigarrées de diverfes cou- 

inflrument de maréchal , avec leurs ; mais l'efpece la plus Com- ' 

quoi on ferre le nez ou la lèvre mune qui a donné le nom aux 

jupérieute des chevaux fougueux» autres, a les ailes noires, 

foit pour les ferrer » foit pour les La Demoifelle , munie d'une 

panfer. ^^ targe bouche , prend fa proie» 

MOuRÊ , mour « ou bou^i- ou les moucherons en volant » 

gâirë. On dit , le raufeau^d'un comme les Hirondelles ; & com- 

chien, d'un âne , d'un faumon » me ces oifeaux , elle eft infatiga- 

d'une grenouille ; le groin d'uu ble au vol , ou à. voler, 

pourceau; le mufle d'un boeuf, MOURGHETOjPetiiefcafgot. 

d'un lion ; le boutoir d'un fan- MOÛRGO ; Religieufe vêtue 

glier , il fait partie de fa hure ou de noir » telle que les Bénédiâi- 

fa tête. ^ nés , les Clairiites , &c. En v. 

MOURË , fe dit dans left. fam. fr. une Nonne , une Nonnain, 

des perfonnes. Vn pouli mourS , une Nonnette. 

oaéiourë dêpûtoi un beau mu- MOURl. Sën vâi mouri » 

ieau , ou joli minois; comme il fe meute « il eftmorilHMid; 



MOU MOU 91. 

9c non , il t'en va mourir. tre par hazard , il gagne. 

I^ puanteur, la ceffacion de MOUROUS 9 mourousët; Mi<« 

la reCpi ration , du battement de gnon , délicat > joli. 

Soûls y la roideur & la froideur MOU RSA ; Amorcer une arme 

es membres » font des (îgnes à/eu. ^ 

équivoques» ou incertains de la MOURTALIO ; Carnage» tue* 

more , la flétri^ure de la pru- rie , mafTacre. 

odle eft le plus fur : il eA impor- MOURTÂÇU ; En danger de 

taot dy faire attention pour ne mort. Se ctëi pa mourtâou ; il 

pas rifquer d* enterrer vif celui ne fe croit pas en danger de mort; 

qu'on croit afles mprt , pour & non » il ne fe ctoii pas mortel. 

l'enterrei: au p^us. vite. Voyez Perfonne de bon fens n*a cette 

Fatitos & TBlëto. dernière croyance. L'autre eft 

MOURIMSN PC COR ; Dé- prefque générale chez les gens 

faillance. ^ même les plus feofés, lorfqu'ils 

MOURISCAOU 9 mQwrifcâoU' font «ttaquésde certaines mala* 

do } Brun > noiraud. On dit auifî. diesqui fe terminent prcfquetou- 

un gros moricaudk fl. fam. & jours par la mort. 

aon , mouricaud. MOURTIÉ ; Creufet de ver* 

Mk de Bufibu attribue avec rerie. 

raifon la couleur plus ou moins MOURTIGOUS ; Malingre ^ 

brune de Tefpece humaiqe 4 la lauguiiTaci ; on le dit des arbres 

température du dimat , & au, doi^t les feuilles font pctitps , jau- 

geore de vie différent auquel nés, flétries & dojit quelques 

les hommes fe font appliqués: branches font- fécbes. 

d'où il conclut que les blancs & MOURU ; Lippu » un gro& 

les noirs ne faifoienc original lippu qui a de groffes lippes, 

cément» qii!une même efpece, MOURU ; Rebouché. Cotuel 

d'hommes. ^^ -( mouru , un couteau dont le tran- 

XiOUR-L^BAT > ou mourUc f cl^^nt eft rebouché. AgâUo moU" 

Coquet , éventé » étourdi , fuffi- râdç; aiguille dont la pptn^f e(k, 

faot y infolen^ ; dérivé de moûrë. émputlee. On dit du bec df s oies», 

kLOURMOUL i Rumeur , bruit qu'il eft moulTc. 

ibudain de furprife. MOURU, au figuré .* homme 

MOURNiFXË ; Un petit moc-, bourru , rufire , incivil, d'iinq 

veux ; c'eft comme (i Ton difoir^, humeur fombre, farouche, {kç\\è% 

Ufi petit mufeau qui renifle. On rechigné. = Mouru ; fin , rufé* 

dit au0i 9 fis un picho mournîflë }. en li^r. nafiuus, 

vous êtes UAi peti( barbouilleur. MOURVEL. Voy. Groumel, 

Tai^a .vous mourntfto ; taifez- MOURVIS , ou câdë-raçurvisi 

vous péronnfil(e' en tr. une rapr- te Cèdre â feuille de c^yprès : 

aiâeeft un coup de la.maiii don* efpece de genévrier à baies rou* 

né fur le vifage. ft. b. ges. Ce qui rCdX qu'un arbriffeau 

MOURO.i L^ jeq de la mou- aans nos landes, eil un grande 

re » en ufage fur- tout en Italie arbre en Efpagne. La dé^o^iion.* 

parmi la canaille. Ce jeu leur a de fes r;^meaux diffipe la gale > 

pade des anciens Romains qui lorfqu'on en frotte les parties 

rappelloient , micatio digitorum , afiî^^élces. 

& qui difoient , micare digitUi MOUS; Le furmout.; jus dit. 

louer à ce jeu. L'un des joueurs raifin tiré de la cuve avant qu'il 

qui tient le poing fermé, l'ou- ait cuvé 9 ou fermenté. Le moût 

vre fubitement en étendant plus en fr.. qu'on appelle au(fî du ^in 

ou moins de doigts ; dont l'ad- doux » eft du vin nouvellement 

vetfaite doit dans le même temps fait i c'eft ce que nous appelions, 

dice le opmbre ; s'il le cencon- di vi nouvel» Dans quelques ea« 

Mij 



91 M O U MOU 

droits le moûc^ le furmoât, & en naiffant , ou en écfôfam de 

lé vin doux font des termes fyno* l*état de nymphe te de chryfa- 

nymes. Et on ne voit rien de Hxe lide , toute leur raille & leur 

filr cela dans le Did. de l'Acad. grofTeur & ne croilTent plus. 

MOUSCAL j Un émouchoir : MOUSQËJHA ; Châtier, cor- 

inftrument de maréchal ; queue riger. =± Il fe dit auflî des che- 

de cheval attachée à un rnanclre vaux qui chafTent les mouches à 

dont on fe fert pour émoucher coups de pied & de queue. 
les chevaux pendant quon les MOUSSAR. Voy. Arciciùus. 
ferre. MOUSSËN , ou mofsën : An- 

MOUSCAL 'y Un fdufflet. cieu litre d'honneur qu*on donne 

L*émouchoir eft différent de encore dans quelques endroits aux 

rémouchette. Voy. Paro-moûfco. Prieurs, aux Curés, & qui ré- 

Oii fait auffi des émouchoirs avec pond â Meflfire : c'eft un abrège 

des lanières de papier , pour chaf^- de « mon sëgnë, 
fer les mouches des enfans , ou Ou voit dans de vreux titres , 

des malades. Moufsën Pélrë , Moufsën Jhean y 

MOUSCALIA ; Émoucher un pour Médire St. Pierre , Meâitc 

cheval , en chader les mouches. St. Jean. On difoit audi en plai- 

MOUSÇALIOU. V. Moâifdou. fantant , Moufsën pâou fa ; Mef- 

au figuré, un biberon. . fîre qui ne fait rien. Moufsën 

MOÛSCO ; La mire , la vifie- équivaut quelquefois à , mêftë } 

te , ou le bouton d'un fufil : elle maître. Sën efï un abrégé de 

fert â yifer droit. sëgnë : ainfî , moufsën , dit par 

MOuSCO ; La mouche magi- Contraction de moun jën , efl le 

que , dont les prétendus forciers même que , moun sëgnë, Voy* 

tirent, dit-on, leur vertu. On Séiner èc Mouffît, 
dit d'un homme de journée dili- On abrégeoic dans les aâes 

geai , nerveux , infatigable au cette ancienne expredion langue* 

travail , a la moùfco $ il a un docienne en la rédaifanc â la 

charme , il a la mouche magi- dernière fyltabe 9 en ; ^ Ton 

que ; c'efl dans le même (ens écrivoit, par ex. En Dâoudii de 

qu'on dit d'un bon marcheur Baras , ipour Moufiën y ou Mof 

qui excelle à la courfe , qu'il a sën Dâoudii , &c. Quelquefois 

la jarretière enchantée. on ne mettoit qu'une n avec une 

L'envie trouve par-là à fe fa- apoftrophe. Êx.N'ttf «/^/«Morro. 

tisfaire , ou à fe dédommager , On abrégeoit de même les titres 

en rendant odieux ceux qu'elle des femmes. Woy, l'arr. Na, 
ne peut imiter , ou en attribuant De moufsën , ou mofsën on fal« 

à forcilége j ce qui n'ed que Tef- foit , mousënhë , ou monsëgnë ; 

fet de la force , de i'adrcde , de d'où efl venu le mon/èignor. Nous 

la diligence. avons vu un aâe de 1 579 , où 

Il y a deux efpeces de mou- ces trois titres font raUcmblés. 
£hes domediques qu'on ne dif- Mofsën Gaflon de Foix , par la 
ttngue guère âla (impie vue; les grâce de Ditx, Mofsënhor <tAr* 
unes n'ont qu'une trompe pour majgnac^ & Monfilgnor de Co' 
fucer ; d'autres piquent à travers mënge, ^ 
la trompe & aiguifent fur-tout MOUSSËGNE. On donnoic 
Ibur aiguillon dans les temps dans le dernier decle» â Mont- 
vains , ou pluvieux : ces demie- pellier , ce titre à des journaliers 9 
res infe^^ent le voidnage des hô- à des vignerons fort fivancé en 
tclleries de campagne dans les âge ; il rie pdUvoit être mieux 
Cevennes. applique , moufsëgnë étant le 

Toutes les efpeces de mouches même que le lar. meus fenior \ 

If de papillons > ont tout â (oup »on yiciUatd \ oa k icnd aii« 



MOU M O U 93 

)ôiird*bui pir , mon Seigneur : 3 trouve dans 9 Meffen » Mi^tr p 
n'importe que le Seigneur foi't Mes-fier , & Mes-fire , oui re- 
vient ou jeune ; on lut fuppofe pondent également â Mçnueur 8c 
la gravité « la fageCTe & le juge- àMon-feigneur. De là Pancienne 
ment des vieillards. expreflion , Meffire Mes-Dieu } 

MOUSSIGA , ou moufsëga ; mon Seigneur mon Dieu. 
Mordre , entamer avec les dents. On changea aulO eo Ve de » 
Mouffiga un pajfigrë ; mordre fur mes ; ce qui fit mos y qu'on 
une pèche ; & non » mordre une trouve dans , Mofsën , Mojfer , 
pêche. An moufjiga aqël pan ; Mes fur ^ Mas-feintr ^ ^c. titrea 
on a mordu dans ce pain. I-an qu'on voit exprimés dans d*ao- 
mouffiga ; on V a mordu. ciens aâes par le SigU , ou abré- 

MOÙSSO de mar; L'algue de gé Mjf; comme nous abrégeons j 
mer , Talgue des vitriers ; dont Monfieur par Mr. 
on enveloppe le verre , les bou- À l'égard du fubAantif, Heuc 
ceilles ; elle croît dans la mer & qui dérive du lat. /«ffior, on en 
fur- tout dans nos étangs. a fait par des retranchemens ic 

MOUSSO ifiôu de) ; Du fil des changemens de lenres dant 
de mofche 9 ou du fil de guibrai; differens temps » fiiner « feinor , 
ti cft blanc. fenhUr 9 fir , fire , fer , finhtn j 

MOÙSSO d^ araire ; Le vetfoir ou fi^nen , fen , fenhor ^fenher , 
d'une charrue. ' ou fetgner, £t l'on fe cdntentoit» 

MOUSSÔLO , ou Toujêlo; Le comme ou l'a déjà vu , de pren- 
Froment : la meilleure efpece de dre la dernière (Vllabe en, de 
bled. fenhen , dont on uifoit précédée 

MOUSSOUN , ou moûifoun ; Ta Signature. 
T. 1. La traite des vaches , pu C'eft ainfi qu'on voit dans les 
Taâion de les traire. De là le n. anciens titres. En Bernardus de 
pr. la MolTon , ou la MoulToun. Andafa , & en v. l. Êou en Pêirâ 
MOUSSU , ou moujfur ; Mon- Bermon; moi M.Pierre Berraond. 
£eur. pr. Monfieu ; & non ^ On y voit aufli. £1 Seiner en 
Mouflieu 9 ni. MouHiu. Il y a Ramon Pëlët ; le Seigneur M. 
environ quatre-vingts ans, qu'au Raimond Pelet, &c. 
lieu de Mouffu^ ondifoit même Quelques-uns de ces titres qui 
aux perfonnes .de diflinâion , font aujourd'hui fixés par l'ufa- 
Mûu de tâou ; ce qui revenoit ge , avoienr autrefois une appli- 
au Mons françois : mais ce Mons cation différente. On donnoit 
éroit même dans ce temps-là fort le Sire à tous les hauts Jufticiers. 
cavalier. On traitoit en langue romance de 

Les titres précédens ont la Mojfen , les Eccléfiaftiques , let 
même origine 8c font compofés Nobles , les Juges. On donnoic 
d'un ad jeâif pofTcflif te d'un du Meffier , à un Avocat , & du 
fubdaniif 9 qui ont pris dans Sëgnen à un fimple bourgeois. 
. l'ancien langage des formes fi Et au XV. fîecle on difoir , 
différentes par l'abréviation 8c Mofsënhë San Doumënjhg ^ 8c 
par le changement des lettres , Mofsën-hier San Lois, 
qtt*ils font méconnoiffables dans MOUSSURDË ; Un jeune 
les anciens noms , Më'ftr , Mëf monfieur ; àc non 9 un petic 
fier , Mëffirë , Mofsën 9 Mëfsën , monfieur i qui le plus fouvent eft 
MojPer y Mofsënhicr 9 Mofsën^ un terme de raillerie, ou de 
A#r , 8cc. mépris. 

L'adjeaif porTeffif de ces diffé- MOUSSURËT ; Expreflion af- 
rens noms e(l. Mon. en v. fr. feâueufe ; mon cher monfieur. 
mies ; dont pour abréger on re- MOUSTACHOU. Voy. Ba^ 
vancha Vi , xefta me^f qu'on vâdo* 



94 M O U M U D 

MODSTADO;DaaoâcdiaMl te , ^'ik ae poafoitoc tktt k 
pour êhtemwct les Êàuiliet. Vof. fikc 

MOUSTARDEN ; Colen , csa^MniU 46 ^i ; sue (node 
tmpocté 9 qui it Ûcbe 8c fie d^ tioiiipe avec àc% êpéci. 
pkc aifcmsnc MOUTIFLÂOU , o« tomUdém ; 

MOUSTEJHA 9 oa mom^Mi Joufflu, mooflard. maBé qû a 
Xcndfc du moâ:. des ioues mafiért. Ce gros moa- 

MOUSTÊLO , ou /fmttdo ; La Aud , ce gros ioofflu. Ceoe fem- 
belecce valgake qui a le bout de nie eft trop loafflae; dk a de 
la queue ooir. Les animaux foi- uop grotfec ioues. 
vans foflt du genre de la Belette^ MOUTO di râfi:^ ; Motte i 
lavoir , le Foret . qui feri poor la bcûier ; 8c. non , coorbe. Les mot- 
chaiTe au lapin. Le Patois qui eft tts à brûler pour le chau&ac des 
d'au brun iaunàcre y 8c qui a paavres font Eûtes avec 3e la 
le mufean blanc La Martre des uanée. Voy. Jlûfco, 
bob de fapin ; la MartredacKf- Les tourbes font des mottes k 
tique , qui a le gofier blanc , la P^o P'ès cubiques 8c d'une ma- 
Zibeline de Sibérie , ricbneii- ûere bicumineufe donc 00 fe fect 
■Km , 00 Rat de Plaraon , 8cc. Ppur le chauffàce dans les Pio- 

MOUsn i Matin , dogue, ^s vincQB du notd du Rofaume. Ce 
Cfodkr , mal-bàci. font d'anciens gazons de oiaiait. 

MOUSTIÉ « nufiU^ mommmf- -eonyertis en bitume. 
ùi ; Monallcre 9 ou Couvent dft MOÔTO tU «coa i Une pelocr 
Moine, en v. h. Moûtkr. de neige, pr. ploce. 

MOÛSTO , moûl^ , trmck , MOUTQ. v. 1. CoUine , émi- 
oa moâjo ; La traite « on la OMce , tente far lefqoels on bâ- 
quantité de lait qu'on trait, ou ûfloit des Châteaux, b. lat. OMca. 

Îiu'oa tire en une fois. On af- De U le n. pr. La Motte, 
emble plufieocs traites pour faiie MOUZË « ou tmgul^i ; Traite» 
le beucre , ou les gros froma- *^ tuer une vache , ou une cbe- 
9es. "vre. Les temps du veibe» tcaice 

MOUSTCKJS i Plein de rooât , ^00^ Je trais , nous trajrons , i'ai 
«o qui rend du août. = Mba/- traie ^ je trairai |^ trayant , quVMi 



tous ; gluant. = Douceâtre. A prononce trèiaot » du lai. cauw 

Us mans touios mouftiyùjas ; il f ère. 

a les mains gluantes, ou toutes MOVEDUR « mevëdSiri ; v. 1. 

dégoûtantes de moût. Meuble , cbofe mobile. CoÊtfit 

MOUT , ou mou ; v. 1. Beau- *om movedûra ; immeuble , 00 

coup , mou car ; très-cher , 8c chofe qu'on ne peut reeauer » ou 

proprement , beaucoup cher. ttanfponer , du lar. movtrc 

MOUTËDOUTS. y. L Multi- Lîhomqëfom tëncdors dé pof- 

tode. fijfios é caufas non movidurss i 

MOUT-PARLABLAMEN. v. 1. V. 1. Ceux qui ont des immeu- 

En plufieuis manières, lau mut- hles. ^ 

tifarian. ^ MUDA , ou dimudm ; Remuer 

MOUTEL ; Un grumeau de on enfant , vu le changer de 

fel, ou de qoelqu'autre matière, lange > de couche, remuer ui| 

Moutëlcd le diminutif de moûto. enfant â Titre. 

MOUTELI isë)iSo grumeler. MUDA } Changer , déloger , 

Xott iach ^g moutelis. déménager , du lat. muturt, 

MOUTËZA. V. 1. Multitude. MUDAIRO-, Remoeufe : fem- 

No poMan trâiri lo ret për la me qu'on donne pour aide à une 

mouië^a dais pHfsis ; il v avoit nourrice dans les grandes mai* 

«ne û grande quantité oc poif- tes 8c qui remue ua cnteu 



MUR ^ V S 9$ 

MÛDO , ôii à'éÇmUo ; Le MURDRIfÇ. v. 1. Tuer , égoc* 
jnaillôc ; tefirié dolleaif qui fe gei. 
dit du Unce » de la couche «de MÔRGO. Voy. Mîrgo. 
la bande ,^c. = MAdo ; le MUKTRO , on itbo (féôu Ut-^ 
temps vendant' lequel Terifanc pfk ghi y le 'Mitthe 9 àtbriffeau qu'oa 
au maillot. A prës à^ël* ëndBto cultive dans ids ^atdins , & donc 
« la mûda ; cet enfant a ptis Ce les feuilles font iiromatiqties t 
mal au mailloc '=: Mûdo, Voy. il étoit conTacré 'à Vhius , il fut 
Souraffb, pout cette taifon le fymbote de 

MUGAN ; le cifte à feuilte râmoiir & du mariage « futvi le 
cétènrieufe , 8e â fleut cotiléut plUs IbuVent de chagrins ^ tou- 
de fofe : fous-arbrilTeau dont les jouts de foucis ; (^e due figdifie » 
feuilles prifes en 'fumée y font le crbo d'âou tâghi : il fervoit A 
même effet que le tabac en côr- couronnet nos nouvelles matiées ; 
*de« ou tabac à fumet. le luxe a fabftitué depifis peu i 

MUGHË ; La lacinthe ; & cette couronne une cdcaltde <le 
non y le Muguer. La Jacinthe eft tùbans d'ot & d'argent, 
une plante bulbeufe dont on orne Les mccurs deï Romaitis , qili 
les panerres} à caufede la fleut habitèrent long temps cette Pro- 
blanche , bleue « & couleur de vince , s*y retrouvent dans let 
ffofe. plus petites chofes. 

Le Muguet en fr. qu*on appelle MUS. 'Nous connoifTons deux 
auffi , Lis des vallées , eft fort 'endroits datis \k Province qrii 
peu cdnnu en Languedoc : il portent ce nom ; la partyKTe oie 
donne une fleur blanche en Mus, au Diocefe de Nîmes ; £c 
grelot. ce qu*on appelle la Ville de Mus , 

MUGO , ou moûjhës; LeCifte dans ra'paroKTe de Durfort y au 
femelle â feuille étroite & à Diocefe d'Alais. 
âeur blanche. Il y a un grand Cette f^///e </e 3iiu paroît n*a- 
Cifle dans nos Landes qui eft le voir été qu'une roaifou de cam- 
même que celui fur lequel on pagne , ( FiUa) appartenant â 
recueille dans le Levant la téfine quelque grand Seigneur : elle étoit 
appelée Labdanum , drogue de ^^ns un endroit aride , élevé £c 
Pharmacie. refferré par des rochers d'un af- 

MUJHÔLO. Voy. />^r^A^. pea affreux. L'on ne conjcaure 

MUJHÔOU^ mujhol, majkôou, fa fîtuation j ficcet endroit n'eft 
\oy» Roufsë, remarquable que par un aqueduc 

MULAR. v.-L Motfiller. ^u- de'bonneconitruâion, qui abon- 
née; il mouilla. MulatymomWt, tit à un petit efpace fufceptible 
Lo pa mulot y {inte£his panis,) de culture. 

MULTO. V. 1. Putrition, amen- Cet aqueduc dont il y a de 

de, du lat. mu/âf4. beaux reOes , amenoit par de 

MUR ALI A ; Ctorre de mars, longs circuits 9 au milieu de cet 

MURALIÉ ', Une fabliere ; rochers , Teau d'une fontaine ap- 

piece de charpente de fept â huit pelée , fan das Sarai'ts, 

pouces de gros, ou d'épaifleur, Mus^ feroit>il le même nom 

Iputenue quelquefois par des que celui d'un Général des Sara- 

corbeaux , & qui étant appliquée zins appelé Mufa ? Ces infidèles 

contre un mur, fert à foutenir avoient fait d'aflez longs réjouri 

les foiives d'un plancher : c'eft dans la Septimanie , pour y avoir 

une forte de demi*poutre. conftruit ce monument peu coa- 

Lorfqu'on n'eft pas à portée du nu , quoique digne des Romains : 

fable des rivières , on appelle fa- & le nom du général abrégé 

bliere , un lieu de Tintèrieut des dans celui de Mus , feroit 

tertet d*oû i'oa tire du fable. en même umps icAé aa lieu 



o6 M U s 

de ran bibluiioo. 

MUSCAKDINS ; D«a Mara- 
dim : peiiiei pallillci Ciiaéet 
«ù il cniriHi autiefoit du mure. 
c= MulcaEtliiu , nom qu'on 
donne aux vcn i foie mont de 
la maladie appelas mufcacdiiu, 
qui l« dciCclle & Ici rend 
bUnçi. 

MDSCLE i La Moule : co- 

JuitUge de mer & de rïvic» 
ont il jF a diffiitam erptcci : 
lei pcinopalei {Vint la Moule de 
Magellan . ïcchecchic par let 
AmaieuTi de coquillage poui Ta 
belle couleur pouipie ; la Pinne 
DMclne ; erpece de giaade Mou- 
le j qui porte une coulïé de 
foie ronfle le rrii-fine , qu'on 
croli lire le Biflii) de> Anclcnt. 
Touui Ici Moulei oui de pareil) 
fiii qui relTcnr i Iti amarrer 
contre let fccoulTet dei vaguei de 



Un iDurde , CD ft. eft i 



e chari 



te dci ai 



: i tut l'organe du d 



II dcf- 



M U Z 

wnem; Bc dont le bout efiom 
tendon. Il y a dei mufclit qui 
ont la forme de noi MufeU$. 

MUSCLES, v.'l. Âpaulei. li 
Itrifcut nouui iot primtrt filit 

cadiiiras t Us S'uafiigai. Liai 
loi gran fiifilt «a penahlii , 
tU pâoujan fokr'eU mufitts dit 
komii ; Sf lec chargenc fur 1er 
f paulct dei hommei ) ( & ùi^* 

MUT. T. 1. Muet. U mat 
partan. 

MUTU5 i Moiut .- eipreajDH 
fimilieie pat laquelle oa avertit 
quelqu'q,n de ne rien dire. 

WUZK; S'aiiêicr en chemin. 
«ire oiGf. 

MUZAIRË i Mnfard . fO- 

MÎfzO i Dflai , retaidement. 

Pringhtrca loa comi d'Ails : 
E d' Atis fan paoïrft , ni m&ptf 
Calou^t'ën dUvés AndÛjo. 

Lou Sagliti dl: Mouiipclif. 




N. 



97 



N 



N 



N A 



N , fobftantif fémînhi. Une 
grafide étte ; & non , tnno. 
Loifqae dans an mot françob 



îl 



deux 



dans 



y ^ aeux n , comme ^«... , 
manne , -mannequin 9 bannir 9 
«nne, Sufanne , année » &c. On 



ces portent cette n liquide dans 
les mots fr. tek que , bon , an- 
cien , matin , importun , bâton , 
Sec. qu'ils prononcent comme 
s'ils étoient écrits , boue , an- 
cien e, bâtone, &&. au lieu que 



n'en prononce qu^uncy ou comme l'n finale doit y être prononcée 

s'il y avoir, mane , manequin , fourdement ; â quoi les Gafcont 

&c. C'efl en quoi pèchent les manquent le plus fouvent. 

I<anguedociens oui font iî enclins Dans Tancienne ortliograpbe 

â doubler cette lettre , qu'ils en languedocienne , Vn fuivie d'une 

mettent quelquefois deux dans h , avoient la vàK'ur du ^« 



mouillé François. AinH on pro- 
nonçoit > anhtl , pëakora , &c. 
comme agnel , pëgnora , ficc. 
Voyez le commencement de la 
lettre (7. 

NA. V. 1. efl le fîgle « ou les 
lettres abrégées de Domina , ojt 
Dona j en ufage dans le XII. ûc- 
cle. CTeft aiiiu qu'on voit dans 



les mots où elle eft (impie ; com 
me dans , dîner , qu'ils pronon- 
cent dans bien des endroits din- 
cier, eu din-ner« 

Cette confonne a deux pro- 
nonciation en François , une 11- 
<}uide s comme dans 9 ânerie ; 
l'autre muette , xomme dans , 
ancien. Vn eft liquide » lorf- 

qu'elle modifie la voyelle qui la les anciens aâes, Na Rigâouda ; 

fuit , & qu'elles forment enfcm- Dona , ou Domina Rigauda, 

blc une fy^llabc : teHc eft la fyl- Le Traduûcur du N. T. Vau- 

labe } ne d'ânerie : elle eft muette dois , ne donne le Na qu'aux 

lorCqu^elte modifie la voyelle qui femmes les plus qualifiées 9 ou 

la précède , avec laquelle elle ne qu*il croît telles : de même qu'il 

fait qu'une fyllabe ; comme la donne VEn aux hommes & ne 

fyllabe j an du mot , ancien. met quelquefois qu'une n pouc 

Cette dernière forte de fyila- les femmes : c'eft ainfi qu'il fait 

bcs font du nombre de celles dire à St. Paul. Saludats Na 

qu'on appelle voyelles nàzales, Prifca^ Umâifode N,£fiivena p 

On en compte cinq ; favoir , d*£n Aquila , d^En Fortunat ; 

^in^enj in^ on, un ; auxquelles faluez Madame Prifque ^ la mai- 

on peut ajouter 9 âm , em 9 im, fou on la famille de Madame 

o/n 9 um ; qu'on prononce four- Etienne & MM. Aquila & Fot- 

dement , quelque place qu'elles tunat. 

occupent dans le mot ; lomme On y voit aufli ^ Na Sara ; 

dans ., enfant « tendre , patente , Madame Sara , éc të sërpénsenga- 

manteau 4 enfin, iufîni , once, nec Na Eva ab la fua guifcojia % 

mouton 9 un 9 amphigouri ^ em- Madame .Eve fut féduite par les 

barras 9 importun , &c. artifices du ferpent. Tntnc Maria 

Ces fortes de voyelles font in- ë lamâifo dé Zacarias é Jàludec 

connues dans les finales des mots Na Eli/abec; & falua Madame 

languedociens où l'on fait Vn Élifabeth. 

liquide ; & par une fuite naru- ' NA , nap , ou nahë ; Un na» 

telle les habtians de nos L'covin- YCC : nciiu potagère. =: Nabi ; 

Tome II. N 



( 



9? N A D 

le pivot de certaines plantes qui 
pivotent > ou dont la tacine s'en- 
fonce à plomb à la différence de 
celles qui tracent , ou qui s*éten- , 
dent boyzontaleraent. 

NADADO , terme de nageur. 
Voy. Arcâdo. 

NADADOU , ou bagnadou ; 
Un baignoir : endroit d'une ri- 
vière propre à nager & â s*y bai- 
gner. =: Bagnadou i une bai- 
gnoire , ou un cuviet pour pren- 
dre des bains domefliques. 

L'art de nager devroit entrer 
dans le plan d*cducaiion des jeu- 
nes gens 'y plutôt que d'autres arts 
frivoles , dans lefquels on les 
exerce avec beaucoup de dépenfe 
& peu ^u point de profit. 

NADAIRE; Un nageur, un 
baigneur*: ce dernier terme s'ap- 
plique également à celui qui 
S rend le bain & â celui qui le 
oone ; ou au maître des bains , 
ëtabils dans les grandes villes & 
de ceux des eaux Thermales. 

On donne fort improprement 
le nom de » baigneur , aux per- 
ruquiers des petites villes , qui 
n*ont point chez eux de baignoire 
tu qui n* ayant d'autre talent que 
de frifer & de poudrer , ne fa- 
Tent ce que c'efl que de baigner 
leurs pratiques.^ 

N A D A L £ ; Les huit fours 
qui précédent la fête de Noifl. 

NADALËN; De Noël. Souc 
Nadalêr^; bûche de Noël. 

NADAOU 5 Noël, en v. ft. 
Kolet. Nadâou; n. pr. franci(e 
dans Nadal , du lat. Natalis , 
qu'on donne pour nom de bap- 
tême 'y comme ù c'étoit celui de 
quelque Saint qu'on pût invo- 
quer. Souc de Nadâou , ou Na- 
dûlën ; la bûche de Noël. C'eft 
un gafconifme de dire , â la 
Noël ; au lieu de , à Noël. Le 
proverbe dit « d Nadâou , âou 
fip ; d Pâfco 9 âou ro. Voy. Ca- 
Undos, 

NADÊLO ; La fardine fraîche; 
poiiTon de la méditerranée. 

NadIlIO , ou anîlio : terme 
4t meunier i l'anille : plaque de 



N A F 

fer en carré- long dont les dettX 
bouts font en queue d'aronde* 
L'anille « ou l'anil eft encaftré 
dans la partie ioEerieure & aa 
centre de la meule lournaate d'un 
moulin â farine , laquelle eft fpa« 
tenue par l'anille qui porte elle* 
même (ur Taxe vertical^ qui fait 
tourner cette meule. 

NADIUEL ; L'Orvaî ; petit 
Ccrpent de couleur de fer poli : 
il eft court , tardif, ferme & liClc 
au toucher. Le bout de fa queue 
n'eft point amenuifé en pointe 
comme dans les autres ferpens. 

.Le peuple croit l'Orvai aveu« 
gle & fi méchant , que c'eft un 
diûon vulgaire , que ù. l'Orvai 
voyoit clair , il feroit capable de 
démonter un cavalier. Deux ba- 
lourdifes s ce reptile a de fort 
bons yeux , quoique petits \ & 
d'ailleuis jamais animal ne fut 
plus doux 9 plus pacifique & plus 
îiupide. 

Il ne faut pas confondre l'Or* 
vai » ou NadiutL , dont nous 
parlons avec celui qu'on trouve 
aux environs de Montpellier qui 
eft le SepSt ou CaUides des Na- 
turaliftes : vrai lézard fous l'ap- 
parence d'un petit ferpent; ils 
quatre panes qu'on n'apperçoit 
qu'en y regardant de près ^ ces 
membres l'ont à la vérité » ^ 
foibles te fi court > qu'ils ne 
femblent lui fervir que de para- 
de; te il n'en eft pas moins 
obligé de ramper fur le ventre* 

On voit par l'exemple du moc 
N^-a-d^iutt <[\\t le languedocien 
ne le cède point au grec pour la 
facilité de faire des noms & des 
nom| énergiques. 

NADO 9 particule négative; 
point , pas. Noun m* in dounet 
nâdo ; il ne m'en donna point* 
en efpgl. nada. 

NÂFO. Voy. aigo nâfo* 

NAFRAR. V. 1. Bleflcr , ftafi- 
lader^, balafrer. 

NAFRO , & en y. 1. nafra ^ 
balafre , ftafilade. 

NAISSE , ou brulîa , en parlant 
dei ^cmeoces mifes en terre i 



N A O N A S 9r> 

U^fetj eu ^ndrc. Lou Bittes naf* <)u'il commence lux premiers 

eu; le bled a levé. r= Es nafcu jours de Février : il femblc qu'il 

eoum* un boule ; il eft venu com- taudr^oit di^e tour le contraire. 

me un diâmptgnon. NAOUCADO , ou nâoucat ; 

NAISSE ; Naître. On dît 9 natif Une augée , ou plein une auge. 

4*un tel endroit; &non, ué- NÂOUKE 9 diminutif de n^o») 

oacifd*un tel endroit : terme du une petite auge. 

bas peuple de Paris. NÂOUT. v. 1. Haut , élcré. 

NAISSËDÔRO; Mal d'avan- V pui gran i nâout j une large fiC 

turei efpece de panaris le moins hauti^ montagne. 

dangereux ; il vient â la main , NAOUTOU ; Hauteur. Es de 

te lorCqu^il fe forme au bout 'tA nâomou i il eft de ma taille y 

des doigts il n'occupe que les ou de ma hauteur ; & non , de 

cégume ns. nion hauceur. Il y a de Teau de ma 

NAISSËMËN, ou naifsênfo; bautjpur. 

V. 1. NailTance. = Pays. Baros NAOUTRËS , nantres , ou 

de tôt naifsëmer\. Hommes de f^ous âous ; nous J &: non , nous 

rrique pays que vous foyez. lucres ; imite de l'cf^gl. nos 

Vtri ex omni natione, ) Li otros. 

maior pgr naifsëmën-y les Séna- NAP. v. I. Écuclle ; (^cati* 

teurs; (majores natu,) num. ) 

NÂlSsiNSO. Efan di naifsên^ ïï * ^'?P o ^oy • if^m^^/. 

fi ; enfant nouveau-né ; & non, NARILIOS , ou na^îlios y Ut 

enfant de nailTancc -, ce qui fîgni- ?»«■*"" ^« . perfonnes , les na- 

ûcy ilTu de parens noblcs.^j fcau)ç^ des animaux quadrupèdes. 

inoucën coum'un ëfan de naifsfn^ ^/^^ i ^«^ . "«' ^" ^g"^^,; 

fi i il eft innocent comme l'en- f "f'^^" ' S^?*° ' /"JS"^-^ ^^ 

faut qui vient de naître. ^""J"^ "'' *^^;^î Z'^"" ff. ^^/^J- 

NANËT , ou net ; Un nain , ^^RO ; Odorat. Sentidénâroi 

petit nabot. Lou Dîou nanèt j a^^ir bon nex. A bô no ndro ; il 

Cupidon. * * odorat fin ; ce qui fc prend 

NANOUN. n. pr. Nanette , ^^SA^p'^cnr!'?^* »'^' i 

dit pour Annette. NARSOUS ; Humide. 

NANTI; Avancer . expédier. ^^^"J./ ^î^v '«*'^* P«nc- 

NAOU , néouco ; Auge à pour- "^' ' ^t"^ \^ÂT' - • 

ccaux ' © r NARUT ; Méchant, vicieux. 

NAOU; Terme de tanneur . .^A^' ^^on'apajhësdënas^ 

one folTc-au-tan, dans laquelle "^^^" a m tête, m queue, cela 

on tanne , ou Ton prépare avec °\V.f c*'^' "^f ' . . . r 

le tan; foit les peaux des em- ^ NASSO; Prairie qui enfonce 

peignes , foit le cuir fort des fe- *°"* *" PÎ^^'V r j 

méfies, en b. br. ntaw, = Nâow, , Ces prairies font une efpece de 

auge de moulin à foulon. J *"^?«^ ' *!"» f^"*:, ^"j^ *^«« 
f.j}^,, ... , d un lac fouicrrain ; U eft pnn* 
NAOU, nau, ou naifi v. 1. cipalement formé de l'enlace* 
VailTeau , navire, en v. fr. nauf, ^^nt des racines du grand fon- 
du la^ nAvis, çjjçj à répailTeur d'environ UQ 
NAOU , nâouto ; Haut , hau- pied , & fi bien liées enttî^elles , 
te. De U eadiêiro en nAou ; du qu'elles ne fç (eparenc qUe dif- 
hauc de la chaire. Ftfto-nâou ; tellement, 
fcte folemnelle. On voit tout près de Tivoli un 
On dit que le Carême eft haut, pré de cette efpece : une gtolTe 
lorfqu'il arrive tard , ou qu*il fource qui paffbit par-defloûs a 
commence vers le neuf ou le dix creufé & emporté une erande 
4e Mais î 6c qu'il eft bas» loxf- partie ilu pié i il s'en eft (Uucii6 

Nij 



loo N E B NEC 

<le grandes pièces dans les en- NÊBLO ; Le brouillard qu'off 

droits où la moue de gazon écoic appelle , brume fur mer : vapeur»' 

moins liée } ce font des îles flor- condenfées qui ne diâFétem de» 

cances dans un lac acsenanc : on nuages qu'en ce que ceux-ci font 

marche fur ces îles comme dans plus légers & plus élevés : ils ne 

le pré : à mefure qu'on pofe le rampent fur la terre d'où ils ou 

pied & qu'on le retire , le gazon rranfpiré , que lorfque l'air eil 

cufonce & fc remet d'abord plus léger que de coutume , oa 

après. ^ qu'il n'y a pas a(Tez de chaleuc 

NAVACÊLO. n. pr. en lat. pour raréfier tes globules d'eati 

nova cella , peu diil'érent de celo- qui font la matière du brouil* 

nôvo . autre n. pr. qui fignifie de lard. 

même » nouvelle cellule , ou petite La mauvaife odeur que répand 
habitation de Moine nouvelle- quelquefois ce météore , indique 
ment conftruite & dépendante atTez qu'il contient des partie» 
d'un Prieuré de Moines. Vo/. huileuies , ou bitumit^eufes ; & 
SaLlo. que les vapeurs qui s'élevenc de 
NAVEIAR. V. 1. Naviguer , terre & qui forment les nuages y 
ramer > tirer à l'aviron. Na- entraînent avec elles des matieref 
veians'y TiAvi^ini» Co aghefo nU' inflammables 9 capable de pro- 
veiae ; i^cum remigafent, ) duîrc les feux folets , lesécoUes 
NAVËTA. v. 1. Barque, ba- volantes, les éclairs, les cou- 
teau. De là le fr. navette. Pu- nerres, &c. 
jhet^ à poiët ë la navèta\ il NÊCl ,m^roâ,&^oii; Nigaud, 
monta fur une barque *, ( afcendit imbécille , niais. Ses bë ncci de 
in nayiculam. ) crëirë q'é. ., vous êtes bien (impie 
NAVOS. n. pr. en v. fr. Ka- dç croire que ... £5 nici de Jk 
Tesv vailTeau. fenno ; il raffole de fa femme , 
NAZËJHA ', Montrer le nez , ou il l'aime éperdument. Un 
ou le préfenier quelque part â la pâour'é nici ; un pauvre tnnoceDr.- 
dérobee fie pour épier. = Na^ë- Un michan nêci ; un innocent 
jha ; fleurer. foutre de malice. Svûi pa tan, 
HhZlCjnœ^ico.Voy^Narîlios, nêci de , , , je ne fuis pas û fot 
NAZILIA ; Aller a la décou- que de .. . Ses un nici de réfifa; 
Terte. vous êtes un fou de refufer celle 
NAZILTAÎRË -, Curieux, in- chofe. N'anës pa faire lou nêci ; 
difcret qui met le nez par-tour n'allez pas faire la bête Es pu 
où il n'a que faire ; fie non « nêci që Vâigo noun es lôngo ; il 
qu*à faire. cA plus fou qu*on ne fauroit dire. 
NÉBA , 9U nëva\ Neiger. Ni^ado de necis', couvée d'im- 
NËBASSADO , ou nêouajfado; bécilles. 
Pelote de neige. On voit dans l'ancienne farce 
NËBLA ; Couvert de brouil. de Patelin : il eA nice , quelle 
lards , gâté par le brouillard. = niceté , pour : il eft fou , quelle 
Touché par la nielle 9 ou niellé, folie, en efpgl. necio. 

NËBLA ; Obfcurcir , couvrir NËCi ; NécefTaire ; ce qui 

de nuages. Nehla Ver', obfcurcir cA difi^crent de nêci. 

l'air. C'eA ce qu'on dit d'une NËCIAROARIÉS. Voy. Nif- 

Tolée de certains oifeaux , fie de fardariés. 

certains infcétcs volans dont Tair NËCIAS , augmenutif d» 

eA quelquefois couvert fie pour nêci; erand benêt, 

ainfi dire obfcurci ; qé neblou l*er. NËCIJHË , ou matarié ; Im* 

NËBLA ', Bruiner. bécillité , (implicite. = Bêtife. 

NËBLADURO i Dégât dtt NÊCO , ou nêcio i Sotte» 

licouillatd. imbéciUe« 



N E G N E G lOT 

KëD f nëde *, v. 1. Net, pur. ItTement de tabac ^ ou de colo- 

cn lac. mundus, Bënâourat cël ab quinte. 

locornëdi {beatimundocorde,^ L'important eft de réchauffer 

Nëdis fo , o nedjfo dël fane dé en même temps le corps par tous 

tots ; ( mundus fum à fanguine les mojrens polfîbles. On n'a 

omnium. ) ' recours â la faignée « que lorf- 

NËDEIAR. V. 1. Nettofer , qu'il y a des fignes de vie non 

purifier. Nëdtiats le velh lëvan i équivoques , & que le pouls com-- 

( expurgate vêtus fermtntum, ) mence â| battre ; on la fait i 

NËDEIAT. y. 1. Nettoyé, pr. la jugulaire 9 lorfque la rougeur 

Netèyé,^necèyer: du vifage indiqueroit que le fang 

NEDËZA. V. 1. Pureté. Totas fe feroit porté a la tête. 
caufas fo nëde:(as als nëdës ; Pour ne pas fe lader, ni fe 
{^omnia munda mundis,) Reli- rebuter de donner les di^rens 
gios nëdës vas Deu es gardarli fecours précédons. , çn doit fa- 
no lâiT^at daqueftë sëglë ; la pi»é voir qu'en les répétant fur des 
aux yeux de Dieu c& de fe pré- noyés, pendant' fept â huit heu- 
ferver de la corruption de ce res , après qu'ils avoient été tirés 
fiecle préfenr. de l'eau , on les a enfin rappelés 

NËDÉIAMEN. v. 1. Pureté , à la vie. On eft bien dédommagé 

purification. de fes peines , lorfqu'on peuc 

NËGA ; Noyer, pr. nai-ier : jouir d'une auflî douce fatisfac* 

c'ell par- là que dans la pronou- tiou. 

ciation on didingue ce verbe du On doit être averti encore que 

fubflantif noyer ; arbre , qu'on c'eft un fecours meurtrier !;de 

écrit de même ; & qu'on pro- pendre les noyés par les pieds > 

nonce , nouai-iér ; & non , ce n'eft pas Teau qu'ils ont avale 

comme » noyé : faute que l'on qui les étouffe , mais l'air qui 

commet encore en prononçant « leur a manqué > comme i ceux 

xiiyé ; un nëga \ au lieu de pro- qu'on a étranglés, 

noncer , néyé. On dit proverbialement d'un 

Prononcez de même « tu te homme timide , a pôou de nëga 

noyeras j tu te nééras , qu'ils fe për kîou ; il a peur de s'embour- 

noyent > qu'ils fe naient. Ils fe ber. 

noyeroient y ils fe nééraint 9 NËGADO ; Un noyon : terme 

&c. de jeu de mail. On fait un noyon 

On fait revivre les noyés une lorfqu'on pouffe la boule au-delà 

heure après qu'ils feroien: tom- des bornes du jeu. 

bés dans l'eau & au-delà. Il faut NËGADOU ; Celui qui fe 

les porter avec le moins de fe- noie. = Celui qui devroit être 

coufle poflible fur un lit chaud , noyé , ou qui mériteroit d'être 

ou dans une étuve de boulanger j jeté & étouffé dans l'eau. 

le tourner fur un côté la tête NËGADOU; Celui qui nie une 

élevée ; faire des friâions d'à- dette. 

bord avec de la fimjple flanelle , NEGHEIS, nëgueU ; v. 1. £c 

y ajouter en fuite cie l'eau de même ; {^etiam») Senhor es lo 

lavande ou de l'eau-dc-vie cam- Fil dël hom , nëgheis dël Dijfab- 

phrée ; leur foufHer fortement tes; le Fils de l'homme e(l ma!- 

dans la bouche , irriter la mem- tre même du Sabbat. No iffiras 

brane pituitaire du nez en ver- d*aqui ëntro nëgueis la dërairana 

fant^ ou feringant dans les na- caufa rëdas ; vous ne fortirez 

fines de l'eau de luce, ou du point de là 9 que vous n'ayez 

vinaigre des quatre voleurs» y payé jufqu'à la dernière obole, 

enfoncer les barbes d'une plu- NEGO-FOL ; Un batelet , ua 

me , irritée les inteftins pat ua bachot. 



loî N E O N E U 

NËGÔSSIS ; Tracas , «nbar- mais <)ue le froid a*olt mf one 

tas. Lou diabls lous nggoffit ; au tellcmciv engoucdii qa'il iicvlcut 

«iiable toijs cet tracas ! ceftoic qu'un léger banement de 

NKGKAOU i Noiraud , qui a eceur. 

le teinc brun. Le uaicement à faire , eft de 

NËGRÉ JHA ; Paroîire noir > réchauftet , mail par degrb , 

tirer fur le noir , rembrunir > celui i qui cer accident îeroit 

devenir noiritre. arrivé > 8c de commencer par la 

NËGKEZI. Voy. ÉnnU^rt^i. plus foible chaleur ; telle que 

NiGRO-PËLfsSO ; Terme ce"e<le l'eau fraîche , dans la- 
infurieux pour les femmes d'un T '' ^"' '"'"'*" j" **"' 
•eini bruni "?«.»"?«; ^, "* * °? ^T "*! 

NËGROU ; Du noir. = Ta- P""",''! '«"'»"?" ' «*»"• }"V^ 

ehe , falilTure. Le terme noir- 't '^*^' au feulemeni 1. i«fe 

eeor ne s'emploie qu'au figuré. ! "« lî"" «J? ' *»" ' * '\»°' <« 

NÉGUS , nip'n, niguna ; v. f '".' ' "" *^!" 'f" "*« '« ^'VZ 

I. Perfonne , aucin /aucune ; '",!' '» "'"" '^»' «""« '*» 

<lérivÉdulat.%eî« unus , neaui f,t™W r ^ ■'/ M^ * 

»«<!. C'eft de là auffi que dérive V^L ' L"'^" i ce qu .1 donne 

I^À' ! l'ItcÈ'' êUlT^l ^«émenr chauffé : ou bien on 

»?gw Aom no o/apia. Nigus L '«'««"''/.'"» ^u fuinier, auquel 

NÊisS. V. I. Même ; ( ,tiam. ) l'jfA'"' ' ?•" "'"' ••*' ^'^l"""/ 

fj^:fr„m ^L j3i\,A «*. ^i tisr le dedams, &. fur-tout de 

NciJTunpas dgpc ; pas même un ^^^ j^ ^^^ .^^ ^ . ^^ 

pouce de terre. ^ t«* vu«im »ju uu laii. «v«wk 

A t *" malade: 

NEXT. ?. 1. Niech , niocA ; H faut bien fe garder de débif- 

'^^'^f^, ter par rapprocher du feu , ni 

l^ElZA.Voy, Endt^a. même de le mettre d*abord dam 

NENO ; Poupée. Fâi de né' du fumier chaud : on occafione- 

nos y elle fait des poupées. roit un abord du fang aux extrê* 

NÊOU ; La neige, & en v. 1. mités, qui feroit bien tôt fuivi 

unâou, Toumbo de nêou ; il d'inflammation dans ces parties, 

neige. Aco*s lou nîvo de la nêou ; & ceile-ci d'une fubite gangrené, 

ces nuages amènent de la neige , qui feroit tomber en mortifica* 

ou c*ell un temps neigeux. On tion rextrêmité des pieds & dei 

dit y blanc comme neige , & il mains du malade* 

s*en foucie comme des neiges NÊOU LOS ; Oublies y ou 

d'Antan. = Comaneus; {ficut gaulîres. ^ 

RXA.'. ) NÊOUSSADO , ou nivafsâdo \ 

Les molécules de neige qui Pelote de neige, 

n'ont pas été altérées , forment NEPS. v. l. Neveu , du lat. 

d^t rofettes à (îx feuilles, ou fix nepos. 

rayons très-réguliers ; & fur des NÊRVI 5 Nerf , tendon. 

dertcinsdifFérens, dans les mole- NËSPLO , /i^jJ?otf. Voy. Mif" 

cules de différentes neiges. poûlo. 

On a fauve des pcrfonnes qui NËTÈJHA ; Nettoyer, pr. 

avoienc été enfevelies un temps netai-ier; 6c non, néto-icr. 

considérable dans des frondieres NEUS. y. L De plus ; {item,} 

déneige, où elles avoient non- Donam neus i de plus^ ordoa* 

Ifulement fecdu coattoi^Tancc i nous. 



N r F N I s wj 

NfVILlADO ; Petite châte de àe Ce moucher : ou bien leut 
neige. Aco's pa që di nëvUiâdo ; manche , au befoin 9 leur fccc 
ce ue font que quelques mou- tout au(fi bien ; ufage ancien i 
ches , ou quelques flocons de d'où eft venu le diûon. Du temps 
neige. qu'on (e mouchoic avec la man« 

NIÂOU, Coumpâirc niâou- che. en anglois,/nxW. 
niâou; un compete « ou parrain NIKE-NIKÈ , ou peirê-r^J^ 
d'emprunt , ou poftiche , un ^Mb ; Le jeu de cache-cache 
prête-nom qui préfente pour mitoulas. 
autrui un enfant au baptême. NILIA. Voy. Êndilia, 

NIBIATAS ; Gros U vilain NIN ; Syncope de , ne li €n^ 
oifeau ; épithete de mépris que ounë lurën, N\n dî^ë pa rësf 
les eafans donnent au corbeau iÇ ne lui en dis rien. Se ne vou* 
lorfqu'ils le voient planer dans l'un , nin dounarian i%*ï\ieayoa' 
l'air : ils accompagnent cette loient, nous leur en donnerions, 
iniiire d'un couplet de cbanfon Exemple iîngulier d'un fyncopc 
qui y eft afforti. Niblatas , fera- qui en trois lettres renferme trots 
ble être une imitation de l'ital. mots. 
nibiaccio ; gros & vilain Milan ; NINA ; Terme de nourrice ; 

λarce que ce dernier oifeau s'é- dormir. L'èfan nino ; rcntanc 
eve jufqu'aux nues, en ital. nib' ^^^-^ 

hia , ou nibbie ; nuages. NINO 9 oti nînofon ; Terme 

NIBOUL. Voy. Nivou. ^iio«- de nourrice; dodo, ou fommcil. 
îâdo, Voy. Trounâdo, ^« f-tt nîno ; faire dodo. 

NICHOÛLO , ou fu'ao -, La NïNTAN-NINCAN ; En aa- 
Chouette. Voy. Cho* cune façon 9 ni de près ni de 

NICHOÛLO ; Groffe-bête , loin, 
petit d'efprit comme de corps. = NINTS. ▼, 1. Manquant. Êit" 
Nichoûlo, Voyez Ëskicho-gra* cara es a tu us n'iflts i il voua 
pâou, manque encore une cbofe i 

NlCOUÉSj Nigaud , fimple, {adhuc unum tibi deeji,) 
gille le niais. NIÔISO ; Obftade , empêche- 

NIÉIRO ; Puce. Tria las ment. 
niêiros ; épucer un animal « une NI6IZO ; Ébloui (Tement. tou 
chemife , s'êpucer. Manjhadâro fourël më fâi niôifo i le folci4 
de nièiro ; une piquûre de puce « m'éblouit. 
nne chiure de puce. NÎOU » nloul , ou nivêul, Voy. 

Lef plus vilsinfeûes, dît M. .Ntvou, 
de Bufon , femblent n'exifter NÎOU. v. 1. ou nts 5 Nid d'oî- 
que pour infulter â l'homme par feau. 

leurs piquurès ; & lui faire fcn- NIQUËTAR. v. I. Se mettre 
tir combien depuis fa chute il en peine » fe foucier. 
cft peu rcfpcôé. âij[p) dix , no quar dels pamhtr 

NIÊIROUS ; Mangé , ou cou- niquëtafsës à lui ; ( Judas ) di" 
Tcrt de puces , fujet aux puces, foii ceci ; non qu'il fe mit en 
NIENT. V. 1. Rien. Sënts lui peine des pauvres ; {^non quia de 
es fait nient fo q'ës fait ; ( fine egenis pertinebat ad eum, ) 
ipfofaUum tjl nihil quod faéium/ NISSARDARIÉS , ou bajhanâ- 
efi, ) dos ', Niaiferies » fotcifes , baga- 

NIFLA , nipëjhai Fleurer. = telles, en efpgi. necedad. 
Renifler. NISSARDeJHA ; Badiner , 

NÎFLO ; La morve qui pend folâtrer , niaifcr. 
au nez des enfans. Tiralamflo, NISSÔOU ; La Terre-noix : 
ou nipëjha ; renifler. Les enfans plante à ombelle dont la racine 
it trouvent plus commode que cft un tubercule de la grolfcuc 



104 N I V N I Z 

d*Que châtaigne , il en a même l^ti nuages prennent dffifini- 

le goùc : hi ppurceaux eo foDC tes hauteurs fcton que l'aie eft 

audi friands que lie la trufiè s plus ou moins pefant t Ut fe 

ils drcoiivreni celle-ci â Todeur mettent toujours en équilibra 

& i sfiiirc au port extérieur de la avec ce fluide « donc les Taria- 

plinte , tout comme le plus ex- tions de pefanteur font ordinai- 

pert Boranille ; car la Terre-noix rement marquées par les diffé-. 

qui n*a point d'odeur el\ d*ail> rens degrés ^du baromètre, 

leurs paitiblemcnt profonde en NIVOULADO , ou trounâdo ; 

terre. Nuage épais U. noir j nuage 

NISSOULOUS. V. Arciilous, d'orage qui s'élève lentement de 

NlbTÂ ; Fleurer, écornifler. l'horizon comme nne monca- 

= Fureter , s'informer avec eu- gne. = NiuotUado ; nuage qui 

liolîté. paffe & qui porte la grêle , ou 

NISTA , Terme qui n*eA d'u- uncgrofTe pluie de peii de durée, 

fage que dans cette fàçort de par- Aco*s pa qu'uno ntvotdado i ce 

1er. N'ou vos pa ^ niflo i tu ne n*efl qu'un nuage paflager , ou 

le veux pas i tu n'as qu'à le une pluie de peu de durée'. Voy. 

lai(Ter « ou accommode-toi. Trounâdo, a 

Nl-TU-NI-VOUS. Aïo noun NIVOULËTO ; La luette : 

Us ni tu ni vous ; on ne fait ce appendice charnue qui peqd au 

que c'ell que cet homme, il n'eft fond du goder. Mû mvoulëto is 

ni chair ni poitTon , il eiï entre toumhâdo j je me fuis démis la 

leziU & le zelt. (1. fam. C'eA ce luette j ce qui ne fignifie qu'on 

qu'on dit d'une perfonne irréfo' relâchement dans cette partie, 

lue , qui n'a point de fenciment Ceux â qui la luette manque y 

i foi , qui elHautôt d'un partie non- feulement parlent do nez ; 

tantôt d'un autre , fans prefque mais ils ne fauroient prononcer 

aucune raifon. On le clic auâi nos confonnes gutturales 7A « cA > 

d'une chofe qui n'cft ni bonne » dans jhouvë & dans chantas « ni 

ni mauvaife « & fur laquelle on le A 9 le 9, & le c duc dans 

ne peut rien décider. kermès , quel , cofre. 

NIVOL. V. 1. Nuage, nuée. Cet organe néce^aire à la pro- 

Nivoi s'énës âiga ; nuages fans non ciaiion , l'eft bien plus encore 

eau. Nivolas de v'ént mënadas; à la fucciou : ceux qui en font 

jiuages agités par le vent ; (nebu- privés en venant au monde ne 

léc turbinibus exagitata, } fauroient teter ; le lait qui leur 

NiVOU y niboul; Un nuage « entre par la bouche, leur fort 

une nuée , une nue : ce dernier par le nez 9 dont les conduits ne 

eik du dé foutcnu. Fâi nîvou ; font pas bouchés par la luette : 

le temps cft couvert, ou nébu- pour fauver la vie à ces enfans» 

leux : lorfque le froid s'y |oint , il faut les faite recourir à la 

on dit qu'il fait un temps gris, déglution. 

Zou nîvou de la nêou ; temps NIZA s Nicher , couver , foit 

qui menace de neige , ou qui pour pondre , foit pour faire 

l'amené. Nâou coumo las nîvousy edore ^des OEufs. 

haut comme le temps. NIZADO ; Nichée. Nipîdode 

tes nuaees ne s'élèvent pas caffibrâlio; un nid de canaille. 

au-defTus de trois mille (îx cents Ltva de ni:^âdosi dénicher des 

xoifes> La montagne de Cimbo- oifeaux. Un cerconiiâdos ; un 

zaco> I2 plus haute des cordi- dénicheur d'oifeaux. 

lieres du Pérou & du monde NIZAIROU , niralU ; VauC 

connu 9 n'atteint point â cette couvain, en v. fr. un nicheul; 

hauteur : elle n'a au rapport de & dans Quelques Provinces fran- 

M. Boufiuec que 5x27 coifes. çoifcs « le aiot, le nieu ; ccuf 

qu'oA 



N O B 

^a*ofi laifTe dam aa mé de 
•|>oule pour engager la volaille à 
-poadre d*auEres ceufs au même 
«adroit & pour une couvée : car 
c*ell daos.cetce vue que pondent 
les oifeauj. Et la feule poule do- 
-meftiqu^e femble Ti^norer. 

NIZAOU ^ nijalie & nichët ; 
^id de la poule qui pond , & 
-àc celle qui couve. Nijâou de 
.pijhounié ; un boulin : trou pra- 
tiqué dans un pigeonnier. 

NO. V. 1. Paccicttle négative y 
4]on. 

NO-CËRTËZA. V. 1. Incerti- 
tude. 

NO-COVINABLE. v. 1. Inuti- 
le. No covinabU fér féms y nous 
•fommcs des ferviieurs inutiles. 

NO-COVINEN. V. 1 Ingrat. 

NO - DËSTËNHÂBLË. v. 1. 
Inextinguible. 

NO-ESCLAVABLË. v. I. ( in- 
veftigabUis J) No ej'clavablës ma- 
nëntfos ; les incomprébenûbles 
richeifes ; dérivé de , cUva ; 
trace. ^ 

NO.LAIZAT. V. I. Sans-tache; 
( immaculatus. ) Anhtl nolttijat ; 
agneau fans taciie. 

NO-NED. V. 1. Impur. Dec a 
fis djifcipoU po-^eftat dels ëfpënis 
no-ttëdësj il donna i Tes difci- 
pies le pouvoir fur les cfprits 
immondes. 

. NO-NOMBRALS. v. l. In- 
nombrables. ^ 

NO-PËNSADO. V 1. Imprévu. 

NO PODEKOS. v. 1, Impofli 
ble« Sënës fë es caufa no podc- 
rofa plûT^ér à Dtu ; il clt impof- 
iible de plaire â Dieu fans la 
foi- - 

NO-RACONT\BLË. v. 1. 
Qu'on ne fauroit dire. 

NO-SENADO. V. 1. Infenfé. 
O nO'Sënadi Galatienc quai vos 
ënfoUi^ic i Q Galaces infenfés qui 
VOUS a enforcclés. 

NO-SIjA. V 1. À Dieu nç plai- 
fe f non fans doute ; {cûyfit. ) 

NOBLA PART. v. l. {optima 
pars. ) Maria la nobla part ëlë- . 
jhic që no fera toiua da lii ; 
( mAria. ogtimam partem tiédit 

iomc IL 



NON loç 

qiue non auferetur ab ea, ") 

NOCËIAR. V. 1. ipouler une 
femme. Melh es- nocëiar që ëjfcr 
uCclats ', ( melius ejl nubcre , 
quarp uri. ) Li fiih daquejtë sê^i ë 
ttocëio é jfb liurat d nojos ; les 
hommes de ce (iecle cpoureni 
des femmes, &. la femmes des 
maris. 

NOCËIAMËNS. V. 1. Ma- 
riage. 

NOCËR , no^ër ; v. 1. Nuire. 
Aquël që nots , noja ëncara l 
iqui nocet i noceac adhus.. ) 

NO-CERbÉNr. V. 1. Jumeau; 

{Didymusy vel^ermus.) To^ 

. mas lo quai es dits « no cër:icnt ; 

( Thomas qui dicitur Lfidymus, ) 

NODÀ. V. 1. Marque , lUgma' 
te. Las nodas del Sënhor ; (7*1^- 
mata Domini) ^ les cica.iiccs 
de fes plaies. := Les meuririlTu- 
res des chaînes que St. Paul avoic 
. porté. 

NODO ; Tumeur qui vient à 
la tête des petits cnfans. 

NÔINÈ (6/rf; î Uu bled grof- 
Her & mélangé. 

NÔ S. V. 1. Ennui 1 imporiu- 
nité ; (improb tas, ) Per le nôis 
de lui y à cauic de fon importu- 
ivité. 

NOLË ; Sentir bon. Aqëhs 
canno'tos nôiou ; ces vioUttes 
Tentent bon. 

NOMNADAMËN. V. I. Nom- 
mément , eipieirément. lat. no- 
minatim, 

NOMNADO. V. I. Nommé. 
Entro ôi es nomnado ; ( donec 
hodiè cognom natur, ) 

NûMNATlVANSA, v. I. Ré- 
putation. 

NûMNATI VAR. v. 1. Publier , 
répandre par tout la réputation > 
le bruit d une nouvelle. Mâ.s no 
Jla nomnativat ël pobië ; ( ne am- 
plius divulgetur in populum. ) 
Nomnativar La parâoula ; ( difa- 
mare verbum, ) * 

NONA. V. 1. Biens, facultés, 
poiTeflfions , proviùons de bou- 
che « du lat. ann^na 

Donam qëfi aïciuis^ vils.përfi- 
na^ dis anUa§ pçr^paxaoulas 4d 

o * 



166 N Ô T 

alcuns pros homes > dons juflieia 
(que la ju/lice. ordonne) për 
batrë fon cors -sens aver noneui , 
( C\ elle n*j pas de quoi p^yer. ) 
Coft. d'AL 

NONANTO. On dit , qiurre- 
vingt-dix dans le difcours ordi- 
naiie , & nonante en arithmcci- 
que. 11 en eil de même de 
feptante &: de huiraate qu'on 
rend par ioixance-dix , & qua- 
ite-vingt. 

NON - CORROMPËN- 
DAMENS. v^ 1. InvioUblc- 
nienr. 

MONO , ou nîno , ou nounnêtO' 
nonr.o ; Dodo \ terme de nour-i 
rice. Vos fa nôno ^ vos fu noun- 
ncto ? Viiux - tu faire dodo ? 
Nounn'éto nonno y cl\ un couplet 
de chanfon fur un air , ou une 
note très propre à endocniic les 
enfans les plus éveillés. 

NÔNOS. n. pr. de lieu appar- 
tenant à des K'eligicufes appe- 
lées en V. fr. Noncs, ou Non- 
nains. 

NÔOU; Neuf. L'/dcneufcft 
muette lorfque ce terme cft pris 
pour un nombre. On doit pro- 
noncer nea francs, ncu louis. 
On fait fnnncr cette confonne , 
lorfquc neuf n|',ni(îe , non-ufé. 
Un habit neuf. Faite tout à 
neuf; & non , de neuf. 

NÔRO , ou jilUdo ; Bcllc- 
£lle , ou bru ; ce dernier moins 
uficé 9 du lat. nurus. On dit en 
proverbe l 'amour de nôrù > amour 
de jhëndrë , ts uno bugâdo fan 
eëndrës. 

NOSTË , ou noflrë, Lou nof- 
trë; le maître » ou notre maî- 
cre : cxprcflîon rerpeâucufc ufi- 
tée parmi les payfannes en par- 
lant de leur mari : ceux-ci difenc 
dans le même fens , la nôflfo > 
pour déhgner leur époufc. 

NOt. V. 1. Nuit. Co làirë ë 
not ; ( flcut fur in noUe. ) 

NOT ; Noix. Voy. 2S7d?è'. Not 
iîbâro ; noix angleufe. 

NÔTOS ; Étude de Notaire , 
dépôt de"'tninuces ; te non , 
notc9 , qlit h'eft ufité que dans'le 



N O U 

corhpofé , garde-notes. Le tetmtf» 
Étude Ce prend pouc le lieu oà 
les Notaires & les Procureurs tra- 
vaillent ^ & pour le dépôt des 
minutes & des papiers que les 
Notaires ont dans leut étude. Oa 
dit , ce Notaire a vendu fa char- 
ge dix mille francs & fon étude ; 
c'elè-â dire , fes pratiques, Tes 
facs , Tes papiers , fes minutes , 
douze mille. 

NOU : Particule tutoyante dont 
on fe fett vis â-vis de fes infé- 
rieurs , ou de fes amis qu'on 
tutoie : on dit « nâni X ceux 
qu'on refpeAe, ou pour qui on 
a des égards. Cet ufage inconnu 
dans les autres langues fait par- 
tie de l'éducation ; on reprend 
un enfant , comme d'une faute 
grolOere d'avoir dit nou ; au lieu 
de nâni , à quelqu'un qu'il doit 
refpedlcr. Voy. l'art, oi , oc > &c. 

11 eftindiftérent en fr. dédire» 
non , ou nenni ; ce dernier feu- 
lement cii du A. fam. & nenni- 
da , ou nenni-vraiment du R. b. 

Un jkour é Vâoutr'é nou ; de 
deux jours l'un. Ne prënié un é 
l*âoutrë nou ; il en prenoit un , 
8c lailToit l'autre , ou de deux , il 
en prenoit un. 

N'OU , fe rend par, ne le. 
N'ou vole pa i je ne le veux pas. 
Voy. Ou , pronom conjonâif. 

NOUBÉLARI ; Un neuf ap- 
prenti f. ^ 

NOUCADA , ou nâoucâdo ; 
Buvée de pourceaux, ou marc de 
noix détrempé , dont on a ex- 
primé l'huile. 

NOUGA ; Du noga ; forte de 
gâteau d'amandes au caramel. 
On le faifoit autrefois avec des 
noix. 

NOtJGAL > ou rtougaliou ; Un 
cerneau , ou amande fraîche de 
1^ noix avec fon zeft détachas de 
récaillcavec un couteau a cerner. 
Fa. de noù^alious \ éc'xacr de« 
noix , faire des cernesux. 

On cerne auflî une pomme, 
lorfqu'avec la pointe d*»i* tou- 
teau on enlevé , nbî^-ftïïlcment 
le pourri , le vermoulu > Vniîsiet 

■ -. \" 



N O U 

^pîns & les kâilles du ccrur de 
ce fruit. Cour de -ado de nougor- 
lious ; un chapelet de cerneaux. 
On appelle ^ cernoir , le couteau 
avec quoi on cerne les noix. 

NOUGALIA; Cerner des noix. 
= Les caiïer pour en tirer l'a- 
mande. ^ 

NOUGARËDO , ou noujlêiro, 
tu V. 1. nochicra ', une noyéraie ; 
lieu planté de npyers. en lat. 
nucetum. Nougarcdo , fon maf- 
culin . nougarit 6c nou^ièiro , 
ou nofiere , ne font plus que de 
s. pr. & ne figniâent rien autre. 

NOUQHIÉ ,• Noyer j arbre.. 
Voy. N'égtu 

Un mai de noyer qu'on plante 
chaque année i la boucherie de 
Strasbourg , en chalfe , ou en 
écarte , dit on , par fon odeur 
les mouches. ■ 

NOÛGO , ou nosë loumbârdo ; 
La noix caballine : efpece de 
irès-grofle noix dont l'arbre e(l 
appelé en lat. rutx juglans yfruÔiu 
maximo. • 

NOU'L «. fyncope de nounlou, 
Nou*l crë^i pa;\t ne le crois pas. 

NOVI , noifio ; Un fiancé > une 
fiancée, en ital. novio. 

NOU'W , fyncope de , nous 
en. Cal që naWn dounës ; il faut 
que vous npu€ en donniez. 

NOUN ; Un nom. Les n, pn 
languedociens 'des petfonnesdu 
peuple qui pà^Tent du père à les 
filles & du mari â fa femme > 
prennent) comme en latin une teri> 
minaifon dffFérente ^ Ou féminine. 

Ainfi la fille, ou la femme, 
par ex. de Baftidd i -itAltâifa , 
de PUchagu , d^Ar-ghilié , de 
Pfpély &c. s'appellent,- Biafii- 
dëjfo , Altâtrâ^o , Pieckagûdo > 
■Arjhil'Uiro *, Papilo : au 4ieu 
qu'en fr. ces noms gardent au 
tiéminin la même ter^rfinaifon 
qu'au mafcul'in ; &c pour' les 
didinguer l'un de Tautte / il 
faut néce(rairemenc dire comme 
à Paris , Madame , ou plutôt 
Dame Raftide / Dame Alteirac , 
^c. ou la femme de Ballide 
4'Alteicac , &c. ce qui ne v«i^ac 



N o u 107 

^as pour la brièveté, Baflidëjfo , 
AltcirâgOj &c. 

Ce même caradere de brièveté 
dans l'exprelfion qui donne tanc 
d'énergie aux langues , fe fait 
fentir prefque par tout dans le 
languedocien : & fans fortir des 
mêmes exemples, les noms pré- 
ccdens prennent pour les enfant 
une lerminaifou diminutive qui 
les didingue non-feubment par 
leur fexe ; mais encore par leuc 
âge. 

~ Ainfi au lieu qu'on diroit en 
fr. le petit Baflide , U petite 
Bafiide \ le petit Alteirac , la 
petite Alteirac , &c. On dit en 
languedocien , haftidou , B^flL" 
douno 9 Aiteiraghë , Alteiraghë- 
to y &c. ce qui eft bien , plu& ' 
court. 

Ajoutons enfin au fujet des 
n. pr. des perft>nnes , que c'e/l 
une politelTe en languedocien de 
nommer les perfonnes à qui on 
adrelTe la parole , même â un 
fapérieur , & quoiqu'il n'y ait 
aucun tifque d'équivoque commd 
dans un tête â tête. U femble 
que l'un des deux abordant l'au* 
tie j il fuffîtoit de lui dire , bon- 
^our Monficur^ 

'PoKit du tout, nos payfan» 
& bien d'autres qui ne le fonc , 
pa^.j mais attachés « ou habitués 
comme eux aux anciens ufages 
de la. langue maternelle, diiont, 
fioé^ourMonfieurun tel , en le 
nommant , comme s'il y avoic â 
craindre qUe ce Monfieur eue 
oublié fon nom > t>u que ce nom 
fût un iiùte d'honneur pareil à 
celui de Duc, ou de Marquis : 
^f«ge: aa-^ reOd . fcrupuleufemenc 
obfervé parmi les gens les mieux 
élevés en Italie où l'on dit , par 
KX^i.'l^ivotiffiino Sigr. Carlo, 
\Gonie fe la paj/a Sgr. liacopo ; 
fici^t^uc M» Charles. Comment 
:(telft; va t'il M. Jacques; & ils 
lie ■ connotficni dans ces occa- 
'fionfr' que le nom de baptême f 
'qui eft-chez^ux le vrai nom. 
- . 'iU n'ça efl pas de même en 
fiançoiSf où l'on évicç. cojiM^g 

Qij 



io8 N O ir NU E 

un> défaut d'éducation de nom- KOUS-COURÈN; Un nœucf- 

mer la pcifonne à qiM Ton parle-: coulant. 

r (î elU ne peut pas douter que NOUViÂOU ; Nupdal. Abi 
c*el\ à elle qu on s'adrcifc) ; de nouvùtou ', habit de noces, 
la nommer (airons>^ous) autre- NOUZA. Po pa nouja tous 
itiw'nc que par ) Moniteur , à dous bous f il a de !a peine à 
moins qtrelle n'ait un titre qu'on joindre les deux bouts de Tan- 
joint que'qaefois à celui de Mon- née; c*eli-à-dire , que les rêve* 
fîeiir : auquel cas on dit, par ex. nuf d'une année ne lui Tuffifent 
oui M. le Duc , non M. le Pré- pas, ou qu'ils ne poivent attein* 
fticnt , Ikc. fans ajouter le n. dre ceux de Tannée fuivante. 
pf. qu'on ne dit qu en tierce NOV LÉ buféco ; Noix creufe. 
p;:rfonue. ^ Clâou^o , ou cuiiijpo de noû^ë f 

Nos Languedociens Ce rappel- quartier de noix. Voy. No^ë. 

Isront fur cela la le<^on de M. de NOL'ZEL ; Un aloyau, pr. 

Sorenvitle à Ton gendre George- alouéiaa ; & non f.aJo-iau f 

daiidin. Apprenez, lui dic-il « partie du bœuf coupée le long^ 

qu'il n'efV pas refpeâueux d ap- des^vertébres au baur beat du dos 

fréter les gens par leur nom ; & de cet animal. Il y a dans Ta- 

qu'à ceux qui font au delTus de loyau de la chair des deux côtés r 
nous ) il faut dire , Monfieurtout- le côté du dedans eft appelé vul- 

court. « gairement, le morceau du Pro- 

NOUNËNCO ', Un Monaftere cureur ; plus tendre & plus déli- 

de Religieufes. Nounënco eft au- cat que celui du dehors , ou do 

jourd'hui n. pr. d'uoc Abbaye de^Tus appelé y le morccjHi dit 

de filles en Roucrgue.. Clerc. 

NOUN FÉ j Point dir tout. Quand il n'y » de chaîr que 

Xt dans le ft. b. nenni-da Noun- d'un côté , ce n-'eft plus un 

fé , ou noun fait , elï une chofe aloyau ^ mais une charbonnée. 

qui n'eft point faite ; ce qui équi- NOUZËLUT i Noueux, ou 

vaut â une ncgarion. nouailleux. On le die du bois. 

NOUNT ; OÙ ? en quel heu > Les racines du buis ^ les bran- 

« NOURAT. n. pr. Honoré, cfaes de l'épine font noueufes. . 

^ottr^^o 5 Honorée. NOUZIÉIRO. Voy. NougtL^ 

NOURIDOU ', Cochon d'un rido. 

an , cochon â engrailTer , ou NOUZÎLIO ; Le Roitelet , le 

pour mettre au gland , ou à plus, petit oifeau d'Europe , de 

l'engrais : ce qui revient au lat. la groifeur d'une noix , & qui 

nutriendus. i ne le cède pour la petitede de 

N OU Kl G AT ; KourrUfon , la taille , qu au Colibri d*Amér 

enfant en nourrice.- ■ '» rique. . ^ 

NOURIS; Le nourricier,' le NOUZÎLIO, ou ' nougkêlo ^ 

perc nourricier. "'• i . / Petite noix. 

NOURÎSSO. A fa qatrë aoU* NOVI , novis, ou nobis :, Fiatt- 

riffbs ', cet enfant a tetc de quarre ce , Hancés. 

laits. , ■■.- r'" NÔZË , ou noû^ë ; Noix. 

NOUSCLËTO , ou maliëtùi Jiafcala de nô^ës ; écal<af det 

Porte : efpece d'anneau de fil noix- Veri de nô-^ë ; le brou de 

de fer qui fait partie d'uneagcat- la noix. = No^ë; nuire, 

fe & fur lequel on accpocbe le .. NUDlÈi A. v. 1, Nudité, 

erochet, pour relever le»;bords . NUÉJHO , & fon diminmif , 

d'un chapeau. =r Noufclëto* oSk méjkol ; v. l. ou la nuéjho , & 

auffi la Baguette d'un nœud » qu .la.nuijhol'y n. pr. quN^n con^ec- 

la boucle d'ua des boucr d^lne cure être les œéoies. <jucy Kou%i 



ip9 

=9» 



o 



£tce voyelle eft muette dans rèdir « tutèier , &c. v 

Laon , Paon , Faon « (Edipe , Au lieu d'écrire > comme oa 

qu'on prononce , Lan , Pan , le ^fait communément , croître , 

Fan , Edipe. croire , Sec. M. de Voltaire écrit» 

O devant / con ferre toujours craître , craire j &c. orthogra* 

en languedocien le Ton qui lui eft phe moins fujette â équivoque 

popre , & dans le mot fôirëy & où les Languedociens rifquenc 

par ex. on fait Tonner Vo & Vi moins de prononcer , rrouétre ;, 

qui font enfemble une feule fyl* fouéble , nétoueyer ^^fe noueyer » 

labe , Qu la diphthongue ^ ^/.^ rouéde, rpuédeur, tutoufyer.&c» 

L*oi françois , bien différent de O. y, 1. répond' à la con|onc* 

ï*^i languedocien, n*a jafnak le tion , ou. en lat. 4i<t.« vtl , fivcï 

Ton pur de Vo ni de-I'i , -on le Béi , o douma ; aujourd'hui > ou 

prononce le plus fouvent comme demain. Oea, ô iliy {fi^^^gOf 

ouèj & quelquefois comme un five illL) O dtvolj o contrait \ 

iimple e : double prononciation ( aut debiiis^ ont ciaadus. ) Se 

étrangère à ladiphthongue ôi, tua ma, ol tuo pes ; G. vot^e 

Se fource continuelle de fautes main , ou. votre pied. O*/ efl mis 

pour nos Languedociens. pour , o i/. 

La première prononciation de O, ou /o; v. 1; L*articley le. 

oi par , oué , ed la plus ordi- Cardats që në^us no o fapia ; 

naire. On peut en voir des exem- prenez garde que perfonne ne le 

pies dans, moi» toi, foi; boi- fâche. EL tuo pâirë en refcofi 

te ,- Sec. qu'il faut prononcer rendra o â tu ; votre père vous 

convme , mouè« touè ^ fouè , le rendra en cachette. Rendra o'y 

bouère , &c. pour , lo rendra* 

Ob ^ remarquera en paiTanc • 0« oc, 6fco , ôi <, & oui", 

qo*on change fort- bien en fran- particules affirmatives propres 

çoisl'o pris féparément > eTn ou ; chacune â differcns cantons de 

mais que c'eft une faute de faire nos Provinces S£ qui répondent 

co changement lorfque Vo efl toutes au oui françois : avec 

devant un m ou une n ; comme cette différence , qu'on n'emploie 

dans ^ pomme ^ homme , Rome ; les quatre premières qu'avec ceux 

comme, rond « bon 9 Sec. que qu'on tutoyé ; on dit o^i aux 

ptufîeurs Languedociens pronon- autres , ou bien le oui françois y 

cent comme, houme , poumç 9 dont l'accentuation met entre eux 

poun , roun, boun . &c. une différence. .Cette dernière 

' La diphthongue ffançoife oi particule ^ le oi2i languedocien, 

Te prononce comme 1-e fîmple qui en eft une imitation , paf- 

ouvert dans les mots tels que, fent pour les feules refpeâueufes. 

ccMinoftre , croire , croître , en- Il eft â préfumer qu'elles ne 

droit, étroit, nettoyer 8c tous font devenues telles dans l'opi- 

fes temps , noyer & quelques- nion vulgaire que parce que le 

uns de fes temps , roîdc , rôidir, oui étoir le terme dont fe fer- 

tuioyer. Sec. qu'il faut pronon- voient les François au tems où 

cer comme ^ cbnètre » crére 9 nous leur fûmes réunis fous la 

.ccétre, aadxéf ncc^ytr y néiei; , même ^ominaiion/Sc que c«f 



iio O O B R 

■anciens fujets ayant par cette , peu d'epdroics de nos Provinces ; 

même ancienneté une ferte de & que les autres qu'on a vues ci- 

pcééminence fur nous; dès-lors devant font celles qu'on emploi* 

leur oui & quelques autres ex- plus communément, 

preflions françoifes d'un ufage Pour ce qui cil de la particule 

autfî fréquent , que nous avions affirmative , oil , ou oyl , qui 

adoptées , ( foii pour plaire à de écoit propre à la partie de la mo- 

nouveaux hûtes , foit pour en narchie appelée » Langue d*oil , 

être mieuif entendus. « ) durent il n^en relte aucun veftige que 

palTer pour Iç langage qu'il fal- nous fâchions , dans les patois 

loit employer vis- à vis des per- des Provinces où elle étoit en 

fonnesà qui on devoir des égards, ufage. On s'en fervoit encore 

tels que des étrangers, ou des vers 4a Hn du XI V. (lecle; témoin 

fupérieurs.: c*étoit en même tenu ce propos de Charles VI : oiUoily 

une efpece d'hommage.que notre difoit-il , ^uiconques rien n*cti* 

Idiome rei\dx>ic 4 celui de la treprint > rien n'acheva» 

<)Qury dont on fembloit recon- Nous ajouterons , qu*il eft. 

noître pat «là les expre(fions , ce.ttain que tout le monde pro' 

comme plps i)obtes^, ou plus nonce chez nous > Languedocien, 

décentes, que. cçlks de. la langue fiç.noQ, Languedocbien : quoi' 

du pays. .. ,.. ^ qu'il. ait plu aux derniers éditeurs 

Au lieu de l'o. ample 6c 'cu' au Diâionnaire de Trévoux de 
tuyant, pour dire ouï ; on fe ferc donner la féconde façon d'écrire 
dans quelques Provinces des ex- ce terme comme l'orthographe fie 
.prenions , okB , ou obbë , âouhëy U prononciation courante; noui 
4idi-o , aplo « fl^/d , qui revieu- devons en être crus plus que touc 
nent au lat. ita plane , & qu'il autre , fur un point où. nous fom- 
faut rendre (implement par ouï ; n)es cenfés devoir être mieux 
& non, par ouï-bien 4 qui eA la in/lruits. ' 
tfaduftiou littérale de ces expref- La ponduation de ouï, par- 
lons, ticule affirmative , la diftingue 

Lorfqu'on acquiefce i la de- du participe oui , ou entendu^ 

mande qu'on. nous fait) il faut pn écrit cependant ouïr 6c les 

répondre par oui; & ne pas dire ouïes avec Vi tréma, 

â ta place, Voivs me pardonnerez. OBBE , obë , obënoc , obë oc ; 

£xemple. Êees-'vous fils d'un tel? Ouï vraiment » ouï certainement; 

Ouï Monfieur , doit-on dire , fi 6c non , louï bien. 

cela eft vrai ; 6c non , vous me OBJÉNC. Voy. Av&n» 

pardonnerez : ce qui e(l un vrai OBEZIMEN. v. 1. Ob^Rance. 

galimatias : mais fi l'on fait la OBËZIR* v. 1. ObétW 

.même queAion , 6c fur- tout {\ ■ OBI ST. v. l. Nous foupçon* 

l'on dit , vous êtes le fils d'un nons.que c'eAIe mêmcq^e , abrL 

te! ; on peut répondre par poli- OBORMIT .; Prct « .p^téparé. 

ceife t ^ cela n'ieft pas ; vous me . OBRA. Vr 1* (Euvre , travail, 

pardonnerez ,. je ne le fuis pas; Dar obra; {operamdare.) . 

6c en difant , vous me pardon- OBRANSA. v. 1. (o/>e»'tf/xo,)Ztf 

nerez , on fous-entend , fi je vous obranfa dUror; Çoperatich terrorisa) 

contredis. OBRAR. v. 1. Agif) travailler. 

L'origine du nom Languedoc Obrar lajhejja ; ( rur/iifudinem 

n'eA pas doutà^ufe : elle vient de operari) ; commettre des.ctimcs 

la Langue*d'oc , ou de cette d'infamie. . 

partie de la France j où au lieu JTëdam dëJlrëchtimën'quëlsJhM-' 

de ^ ouï, on difbito^; il clï cer- Jleu^ npn au/on obrar dënan.los 

•tain cependant que cette dernière oiU das CrëJlianSy qe ill topuef' 

^a^iculç n'^ v&iU ^ue dans coAif^sër, Plus fort vë4<Mi ô» 



oc .01 IM 

^nadëlur cors qH non éiufon tn affirmative , oc cft employée. 

fuhliqë cperar lo jhorn del mer- Cette particule dont notre à 

cres fains nil vSnrës , nil fabtës moderne eft l'abrégé , étoic 

dënannoflrë pafcan» Coft» d'AL tutoyante : c'cft la raifon pour- 

OBRÉR , oober ; v. I. Ou- quoi cet o l'cft de même , fie 

vrier. La mëjbs ë mouta , é li nous n'en avions point d'autre ; 

dSrerfopauqee, Dicnësës lobrery car Voâi refjpeâueux eft l'ouï 

dëfo maniars ', {dignus eft ope- François altère 9 bien plus réccnc 

rarius cibo fuo. ) chez n^ous. 

ÔBRO ; Ouvrage, travail. OCAIZA.v. 1. Mordre. 

Fu-fâbro; fainéant « ou ennemi OCÂÎZO. v. 1. Sujet, caufe. 

du travail. Michnnt oubrié trobo ^^ no trobi ocâifo en lui ; je ne 

jhamâi bon* ôbro ; un mauvais trouve aucun fujet de le con- 

ouvrier ne trouve jamais les ouiili damner; { nullam invenio in eo 

bons. caujfam. ) 

ÔBRO ; Façon » ou labour ; OCHO , ocha ^ ovl agrimoulié ; 

&. uoïi j œaytc, Douna un* obro y Le Grofeiller épineux commun 

donner un labour i ou une façon dans les baies; fie dont le fruic 

à un champ, /-a bon ôbro ? le la- roux fie douceâtre ne vient poinc 

bout eft- il aifé ? Toutil entre i il en grappe , mais un â un. 

bien ? ÔCHO ; La clavette qui re- 

OBS , ou ops ; V. 1. Befoin , tienr relfîeu dans la roue d'une 

Decedîté. lat. opus, Nona obs ; charrette. 

nul befoin. No a obs ccls që fo ÔDI j Ennui , drgoûc La car 

fa del mêjhëy ma li malâoutë, mëven en ôdi *, j''ai du rebut pour 

yenc lo dia dels âimës ë që era la viande , elle m'eft devenue 

obs âoucirë la Pafia ; le four faftidieufe. Më v'cnés en ôdi ; 

des azymes étant venu , auquel vous m'ennuyez : tour de phrafe 

il falloit immoler la Pâque. Far pareil à l'italien, venir en notai 

los obs ; fournir le befoin ou le ennuyer. 

néceffaire. ODI. v. 1. Haine. Àvër en ôdi^ 

Dëoutor që non podon pagar haïr. Dëgus no ac lafua car en 

als crë^ëdors Crëftians , devon àdi ; perfonne ne hait fa propre 

efsër licurats ë eital forma , <fë chair. 

de la villa nonfiâou trags. Éls OÊI ; Â préfent. en v. fr. but. 

crë^ëdors nonfiau dëjirëgs de far Lo jhorn d'oêi ; le jour d'hui , 

lur obs, se non eron tais që non ou aujourd'hui. De là le v. fr. 

aghe/fbn qe vifqeffbn ; als quais mes-hui-j^âèt à préfenr. 

dëou kom far lur obs n për arbirë OFËGADO. v. l. Suffoqué, 

de la cor t. Coji. d*AL étouffé. Carn ofëgada ; chair de 

OC. V. 1. Ouï , afTurémenc , bétc étouffée, 

certainement. Aco*soc; celaefl OFËGAR. v. 1. Étouffer , fuf- 

certain. très-alTuré. Crë%iqëoc\ foquer. La sëmënfa që ca ë lax 

je crois que ouï. ëfpinas , nquefl fo që âoufo la 

Crë-^ës âiffo ^ oc Sënhor ; {cre- paraula ^ é dëls coffirers de las 

dis hoc f utique Domine» ) lehfu manëntias ofëgan la paraula é 

«fiV^iie/; oc; Jefus leur dit , ouï. no porto fruit. Ml dëcëbemën 

Oc Sënhor tufabs që eu amo të\ de la^ mttnëntias ofëgan ta pa- 

ouï Seigneur , ( dit St. Pierre ) raula , é es fait ssnes fruit ; 

vous favez que je vous aime. {fuffocant verbun & Jine fruQu 

Voilà l'ancien langage de nos efficitur, ) 

Provinces méridionales , ou de ÔI. v. l. hôi ; Huî. Ëmro al 

la Langne-d'oc bien caraâérifé dia d*ôi ; jtifqu'à aujourd'hui, 

par les différentes exprefOons des Nous tranfcrtron^ à l'occ.iffon de 

plus anciens titres ou la particule et mot la tradu^on de l'Ocai* 



112 O L 1 

foQ DomiDicale ^u Nouveau 
Tcliamciu en langue romance. 

Le noftrë pâirë qii es eis celt , 
fan&ijicat fia lo teus noms^ovën- 
ga lo teus Ttgns « é fia fait à la 
tua voloneats , fico ël cel é ë la 
ter a , é dona à nos ôî lo noftrë 
page es fi)hrë cauja f é yërdona 
à nos lëi nofirës dbcutës âjj^ co 
nos perdonam als nofirës aéou- 
tëirës y é no nos amënës en tën- 
taeio. Mais délioura nos dël mal, 

ÔI ; Exclamation de douleur. 
Si më fa^ts mdou I aï , vous me 
faites mal. ôi, partie, affirmât. 
Voy. O, oc, 

OIANTO. V. l. ( oéioginta. ) 
Oianta è catrë ans y quatre-vingt 



quatre ans. 

ÔIL. V. I. Œil. Voy. lueL 

ÔILAS. V. i. {rana. ) Énsëm- 
hlanfa de gran ôilas ; (in modum 
ranarum ) ; i'emblables à des gre- 
nouilles. 

OLER. V. l. Va potier. No a 
jfo^efiat l*oUrs de la me'^éijja la 
mafa de lot far Vâoutrë vaijjel en 
onor 9 mas l'âoutrë en anta ; le 
potier n*a-t-il pas le pouvoir de 
faire de la même maife d'argile 
un vafe de/tiné â des ufages ho- 
norables ; 8c TautredeAiné â des 
ufages bas & honteux ? 

ÔLI ; Huile. H elï féminin. 
De bonne huile, de Thuile dou- 
ces ) les l'aintes huiles ; & non , 
les faints huiles. OU for ; de 
l'huile forte. OU ccrëjhadis ; 
de l'huile étrangère, ou appor- 
tée de dehors. L'huile devient 
plus pefante en gelant. Le con- 
traire arrive à Teau. 

L'huile de mere-gouttc eft la 
meilleure *, c'cft celle qui fort du 
marc des olives , fans le fecours 
delaprcCTe, ni de 1 eau chaude. 
On l'appelle auffi , huile vierge. 
On garde Thuile dans des auges 
de pierre, ou dans des )ares. V. 
n^o ôt Poure» 

On tire de Thuile de tous les 
végétaux 8c des animaux. Les 
plus connues , du premier genre 
font les huiles d'olive , de noix , . 
île navette > de colfa « le d'anjan- 



o M E 

de X celle du fécond fdnt l'hoiltf 
de poilfon , ou de baleine Se 
l'huile de clieval. 

OLI de Cddi» i Huile de Cadc s 
elle ciï cmpyreumatiquc , puante 
8c cauftique. On fait de cette 
huile dans les environs de Seine « 
au diocète d'Ufez ; 8c on la tire 
des fouches , ou racines de Cade, 
ou du grand genévrier à baies 
touges 3 on en met fur les bief- 
fures 8c les ulcères des animaux « 
pour les delTtcher 8c en écarter 
les mouches : appliquée fur une 
dent cariée dont on veut fe déli- 
vrer, elle la fait tomber en pièces. 
OLI de yé de biôou -, De la 
Hnovie , qui n'eA tien moins 
qu'une huile ; mais une liqueac 
vifqucufe de la nature do blanc, 
ou glaire d'oeuf , qu'on trouve 
dans \ts jointures dc^ grands os 
des animaux 8c en plus grande 
quantité dans celles du boruf , à 
raifon de fa grofleur. On l'em- 
ploie pour la brûlure. 

La nnovie eft de/Unée â confer* 
ver le poli des articulations 8c à 
faciliter le mouvement des têtes 
des os l'un fut l'autre ; elle em- 
pêche qu'ils ne s'ufeiit par le 
frottement : cette liqueur s'é- 
paidit 8c fe durcit dans la goutte; 
& l'on ne peur alors remuer les 
membres alfeâcs , fans redeniir 
de vives douleurs. 

OM. v. 1. ou oûmë ; L'Orme. 
Cafid de l*om ; n. pr. Château 
de l'orme. C'ett de , om qu'onc 
été formés notre oûmë aâuel 8c 
omédo , ou âoumëdo ; une or- 
moie. C e() de là qu'ont été tirés 
les n. pr. Efiévë ce l'om , lou 
mas de l'om , qu'on voit dans 
nos anciens cadaiires 8c donc on 
a fait le n. pr. De Ion , ou De- 
lon , par le changement de l'm 
eo une n. 

ÔMÉ , 8c en v. 1. om , ou 
hom ; Homme. Li omën ; les 
hommes =: orne; mati. Aco*s^ 
foun ômë •, c'eft fon . mari. Ce 
dernier terme écrit avec deux r 
eft fynonyme de fâché , ou re- 
pentant. Je fuis fen maii marri» 

dit 



V 



OME O M Ç iij 

éh Sganarelle dao«. Molière, «xtrilrs d'une pièce du XI. iîecle 
JAo/h'n'^më; garçon. ÉsjhouirCô' répandus dans cet ouvrage U. 
vit ; il eft garçon ; & non , auxquels nous joindrons le fui- 
feune boname , car il y a de vant. 

vieux garçons. Tug U notari en las cartas qe 

ÔM£ :, dans le fens de mari faran y dëvon ëjcrîourë la incar- 
eft un lacinifme. -Une femme die nation , ëls nombres dels ans , tl 
à Cort mari dans Tercnce 9 mi dics ( âiffi con lo crobon ëls com" 
homo <■ ce qui nous rappelle dicrs) ëls noms dëls crë-;^ëdors ^ 
au'au temps du gouvernement dëls m^iers 9 per tal që Hom. 
féodal , un Seigncuc de place [apia , &c. Afin qu*on fâche ; 
«ppelloit Ton vafTal , dans un ce qui eft le même ^ue j aHa 
autre fens bien avililîànt pour que -homme fâche « &c. ^ 4k d« 
l*efpece humaine , mon homme. plus« ^on volem quM Hom pren- 
ÔMË 9 fe prend au (fi pour dan las perfonas das CUrghës ; 
juni 9 ou pour camarade. P'ën* nous ne voulons pas qu'on fai- 
drâi ëmbë mounômë , dit- on en (liTe la perfonne des Clercs. 
Cevaxidan 9 je viendrai avec fDon U nous refte â dire fur cette 
camarade. Vou vë\is bëpaour^ô- Singulière particule , qu'il y a 
më ; vous voyez bien mon cher des «perfonnes parmi ce qu'on 
ami. A bouta vous paour'omë , appelle , honnêtes gens , qui 
€Lco'sp*aco 9 bon / mou cher , ce donnent encote dans un détaiic 
2i*eft pas cela. Voyez l'atticle de ptononciacion, fort commun 
PAour'ômë. au commencement de ce ^ede. 

ÔMË 9 fe rend difFéremment Ils difent , 011s « au lieu d'on. 
dans les phrafes fuivantes. Aco's 0ns a trouvé , ons ignore , ons 
un co'têr'un ômë; c'eilun écoute e(l embarraiTé , &c. au lieu de , 
s'il peut « ou un hazard, une on a trouvé, &c. en liant Vn 
chofe rare. = Ou bien , c'eft d'on avec la voycBc fuivante , 
une fornette , un conte fait â comme s'il y avoit o-na trouvé ; 
plaifîr. Paga un fran p'èr ôme ; & non 9 on-za trouvé, 
payer vingt lous par t«te. Aco*s Cette s furajoutée , peut être 
un êmë de boûroi c'eA une poule une lettre euphonique ; peut-être 
mouillée. Un ômë se manjko loa au(fî e(l-ce une fuite de l'ancien 
cor fans rës fa \ on s'excède de ufage ou l'on entendoit . on oa 
fatigue fans rien faire. om , pour« homme « & l'on pro- 

On voit dans ce dernier exem* nonçoit oms , ou ons au pluriel ; 
pie le terme &më rendu par , OR ; pour les hommes, & le n. pr. 
ce qui donne l'origine de cette Oms , tient peut-être â cette 
particule comme celle de bien otigine. 

d'autres mots françois tirés du Ajoutons encore ^n^on a die 
languedocien ; fur- tout de l'an- autrefois en françois au lieu de 
cien : car pn a dit d'abord 9 un om^ umct ou hume y n. pr. ic 
hom ; comme nous le verrons que c'eft de ômë que dériveoc 
tout à l'heure ; enfuite 9 om , les nonis , om^najhë y ou âoti^ 
le enfin ^ on , ic cette fyllabe mënâjhë > oménë , ou âouménë ; 
e/l devenue par degrés une par- omïnas^, ou âoumënas, 
tjcule françoife 9 inconnue dans OMËDO y ou âoumlà^ ; Une 
les autres langues anciennes & ormoie , lieu planté dVrmes. 
modernes : particule qui fait le OMËNÂJHË, v. L ou âoumë^ 
défefpoir des écoliers laiinilles / nâjhë i Hommage, dévouement» 
roalpré les favans tuités qu'on ou fervitude é'im valfal à foa 
a fait fur elle. . Seigneur , que celui*ci appelloit» 

L'origine de ce terme c(ï clai- fon homme, 
.xement. marquée dans diâeccas OMËSCADIER. y. l. Homicide. 
Tome II. P 



ii4 O P s O R E 

ON. Cecce fylhibe dontlefeni OPS 9 ou obs i y, I. Befoio. 

rentre dans celui de ont > ou hom, Agui ops ëfcrioure j {ntiejfi hfbmi 

eil en ufage dans quelques eau- fcribere. AL Senhor an oPi ; le 

tons de la Province. £0 voici des Seigneur en a befoin. Es 4tps i 

cxeropies. Tout on ; tout le il cd néccilaire. Compta aicelas 

monde. Tout on âici vous i ca- lâujks që fo ops à nos y acberes 

r'é£oy tout le monde ici vous ce qui nous eft nécefTaire. en lat. 

cacefTe. opus. 

ON. y. 1. adverbe de lieu ; où. ORAMEN , ou oromin ; Vi- 

en lac. ubi. On fi voidra \ où Ton lainemenc^ horriblement, 

voudra. On es le Efcribas ? {ubi ORÂR. v. 1. Prier, ^iiec si 

funt Scriba) f que font devenus Ichfus orar en 1. puig; {abiit 

les Scribes ? On U verm de lor Jefus itj^ montent orare. ) 

non mot \ ( ubi vermis eorum non ORAZOS. v. 1. Prières. 

moritur, ) Vôi non fabets d*on ORB , ôrbo ; v. 1. Aveugle. 

venc i on vâou ; vous ne faves Carièiro ôrbo ; un cul-de-(ac. 

d*où )e viens, & où )e vais. On On appelle en fr. un mur orbe» 

H Farifeu eram aiuflat ; ) ubi celui qui n*a ni porte ni fend- 

Pharifei erant congregati, ) rre , du lac. orbus i privé de quel- 

ONDIANT. v.î. Flottant. que chofe. 

. ONHËMËNS. V. 1. Aromates, ORDAL ; Troupe. Ordal d^{u 

parfums. lâou-^ëtos \ une volée d*alouectes; 

ONHER. v. 1. Oindre, em- & non , un vol , &c. 

baumer , parfumer. Onhan ab ORUEN.v. 1. L*ordre, le rang. 

oli; {oleo ungehant.) ôifsë ; il ORDI , ordical ^ oa fërâjhë ^ 

oignit. No âijjifl ; vous n'avez L*orgc > Torge carré , ou qui a 

pas parfumé. Loqualoijfi] {quem quatre rangs de barbes, ou Tef* 

ttnxtt, ) courgeon. On fait manger aux 

ONDRAR. V. 1. Honorer. Ofi- chevaux Pefcourgeon en verr. 

dra to paire i ta maire, Qi no Le terme orge eft féminin , 

onra il fil , no onra ël paire qe lorfqu'on parle de' la plante fut 

trames lui $ qui n'honore point pied , ou debout. Voili de belles 

le Fils , o' honore point le' Père orges. Ces orges font bien ve- 

qui Ta envoyé. nues. Il ell mafculin lorfqu'on 

ON ESTA FEMNA. v. 1. Fem- parle du grain , de l'orge entier , 

sne de condition. de l'orge mondé , ou dont ou a 

ONOR. V. 1. Ce terme demi- détaché la balle & donc on fait 

latin efl pris dans les anciens du gruau, 

aâespour, fief. = Emploi « di- ÔRË. v. 1. Impur, immonde, 

gnité. Los ëjpërîis ôrës ; les efprits im- 

ONSONÊLOS;SeneUes: baies, purs. Aco që Diou ne dëiec tu 

ou fruit de l'aubépine. no diras ôrë ; n'appelez point 

ÔOU , ou ouêy Interjeûion impur ce que Dieu a purifié, 

pour appeler i hôU ! ôou Jhanë ; Nëguna câcufa no es fora di 

holà ! Jeannot. ôou calië ; holà ! l*omë intrans tn lui , që pufca 

petit , avance « dit un bouvier â far ôr'é ; mas eaoufas që dël omë 

fes bœufs, ôou de l'ouftâou / êijfo ; aqëlas fiy që fan l*omë orë ; 

holà! y a-i-il quelqu'un ? enital. ( hac Junt quét inquinant homi' 

oh de cafa. ^ nem. ) 

OPITARË. v.l. Repaître. ÔRË ; Laid » vilain , affreux. 

OPS j ^iës ; Commodités. Es ôro \ elle eft laide, l/n* ôro 

Prënë fous ops ; prendre fes câoufo ; une chofe affreufe. Un 

ébats. =:= P'éf ops ; tout de bon , orr'omë ; un vilain homme , ou 
pour une bonne fois ^ peut tou-.. d'un carad^ere haïlfable. en v. 

iouts. fff* ord i laid , falc > le pécha 



/ 



O R T ose IIS 

M*i rendu lî oïd , Durot. ja ; que celui qui cft foUilé 

ORËDÀNOU.Voy. ^^W. maoec dei léguraei ( (qui ii^- 

pure. = Parole déiho-inSie. = , , '»''^°^î J..d,o.|« : .flen.- 



O'fjlfa dena. 



tl qu-il y e 



■ ORFË.V.1. Orphelin. W^X. u'^^A^Z, .^ll": 

ORGHË ; Un orgue , un bel 1„ . ou infuffifa« . ont tti le K. 

orgue i Se au pluticl , de bellej pj, d'un quacricr. au Hguré ; «i 

otguei. On dii un buffet d'orgue; loujhour pérô'tos; iitlttau\oait 

Bt la mourre d'un orgue, en pirroie ou par chcmioi. 
parlant de la nenuircrie d'uu OS .omiImj Noyia dcttrife, 

orgue d'Égliré ; k un cabioei de prun: , de pêcbe , &c. & 

d'orgue , pouc celdi qu'un parti- nou , un oi. Pua ioKi ôfils i 

rulier a dini fa maifon. Le enlei les novauï OitSi d'ouli' 

dirpoliiif e(l !c peti. fauffii placé vas ; le miic .l'olivcs piefftirf. 

dcvan le grand. Le vent eil Ofii, df iBifpeulo ; lei oOdetr 

poiré par le rommiei Bc dïlltibiié des neiges, 

dam les jeui ; par le moyen dei OE JJERTKAN } L'oi du crou- 
- regillres ; les rouelles du clavier pioo i en icriivs' d'anaiomie ; 
fc Ici pédalts font le lefle. l-oi fattum où abomifTcni (oui 
ORIGOULAR. T. i. S'enor. |« nfrli ^nl poiienr la vit & U ' 
jueillir. ftiiiimrni daoi le» exitîmitfi- 
ÔRLË ; Un ourlet i Se non, inférieures i & dont la luxation, 
un oile ; celui tiu'on fak à du efi loujouii dangireufe & fou- 
linge, aune étoile, pour l'em- *ent inorielle : c'eA i quoi ne 
pjch«r de l'eflîler. Ourlet plat , font pis irrtniJon ceux qui pai 
ourler blanc. Faite un ourlet, ou {eu font donner dci calTecu duu , 

Vienc , &c. âsco ; Une hoche , ou un* 

ÔRLË t Le bord , la Dutge coche .- entaille faite ordinafr«- 

d'un puits. ment fur du boii. On faii dai 

6koS ; AvivM ; maladie det hochei fur la uille de> boalan- 

chevaux qui a fou ii^^t dans les gets. L'A de hoche eft afpitée. 

glandes de la gorge : lorfqu'ellèt On écrit une coche , comme on 

vietmcni â i'cniler , elles ôteni coche ; voilure publique. 
la rerpirailon au cheval , te N'âeujfa J'mi'd/io ; haufTer' 

l'étouffcnt a l'on n'y met un d'un cran, Lei ctaDt fonr det 

prompt remède , qui ell de fléirii cocbet faîtet Tu ceiiaiutj cté- . 

les avivei ,& de faire Couvrir le maillerei. au figuri ,;îi «n'i/îo; 

cheval. l'endetter. Sâbè që nival Vàfa,; 

OB.T , ouon ; Jardin^ du lai. [= fai ce qu''cn vaut l'aune. Cal 

Ao'.«. /« •"■■ ih «l trimai ; il faut 

ÔHTO. Voy. Btïdo. =ôrHiî faire une ctoii i ta chemyiéc, 

grand jardin. ffl" f»râi un' Sfco âl'ioarflâi ' 

ORTOLAS. V. t. Jardinier, je voui couperai un petit bouc 

Èla aifnumi (ji foc ortolat ; ileroreille, pour Toui en faire 

(Madelaloe) croyant que ce fur leduu venir, 
lefardinier. OSCO , dl dit de l'ancien 

OR.TOI,ËZA< V> 1. .Légumn. Tetbe lar. oecart } couper .- 

Cd s'cit fitvai numieA U «rtoU- «hupu «h U voit dam ce vui 

Pij 



htûû! appliqué aux Parques. tire de U. en angtoiï « out, Xna» 

la b^ lac. kuejium ; huée. De là 

Cloto colum retintt » tachefis le n. pr. Huei , & le fr. hoer* 

net y Atropos occat, OU « pronom relatif qui Ce- 

rend par , le. Ou fardii )e le 

ÔSCO'; Païdcule affirmative f ferai. S'ou voulés criirë , crêpes- 

ouï alTu rément. ou ; fi vous le voulez croire y. 

ÔSDALARIÀ. V. 1. L'hofjpîta^ croyez le. N*ouvolpafai il ne 

lire. No vuLhcus ohlidar l'oflaU' le veux pas faire , & en v. U 

ria ; ne négligez point i'hofpi- non o vol fa, VoudUipa teouf 

talicé. ne vous le dis-)% pas > 

OSDALEK. V. I. Hofpicalier « Dans un autre dialeâ'e , au 

aimant rbofpitalîcé. 5i<tj ofdaUr lieu de , ou > on dit , ba. Ba 

entre vos ; exercez encre vou» vo/o«; ils le veulent, 
rhofpitalité. On obfervera au fujec de cer 

ÔSDË , ôfdë -, V. 1. Hôte t pronoms relatifs y que û Ton 
qui loge « ou qui eft logé. =: demande à une femme : êtes- 
Etranger 9 nouveau venu. Ofdës vous malade ? elle doit dire , ouï 
ira ; j*étois étranger. je le fuis ; & non « je ta fuis r ce 

OSDAL , oftal; v. 1. Maifon. pronom étant indéclinable & le 

Jieceub /m H l'ofdal 'y il les reçue mime pour le mafculin & le fé- 

dans fa maifon. minin , pour te (îngulrer 8c pour 

OS'PÙDËN ; L'os pubis. le pluriel. Madante de Sévisné 

O-SI-FARÔ ï Ob fe c'en ré- ne pouvoir digérer cette règle ; 

ponds I il lui fembloit , difort-elle , que 

ÔSSO i OS. = Les épaules , ce , fe le fuis , lui faiforc vente 

on la carre. A bon'ôfco ; il a la barbe au menton, 
une bonne carre. On le dit d'un II faut répondre de même â 

homme qui a de larges épaules, cette queftion. Vos enfans font* 

en iial. di buon ojfo ', robulie. ils bien fages i ouï ils le font. 

ÔSSOfCarcalTe. Jhoutsaqueftë Ma fille & ma mère ont été 

gfivt roc es rëboundûdo l^ôjjo enrhumées & le font encore. 
d*Êncélâdo ; fous ce roc gic la On voit que dans ces exem- 

carcaffed'Encélade, pies le pronom « le> fe rapporre 

OST. V. 1. Armée. aux adjeûifs , malade y fagie , 

OSTAL , & fon diminutif, & enrhumée : mais fi l'on de- 

oftalët , & fon pluriel , oftali , mande à une fille : êtes-vous la 

n. pr. Voy. Oufiâou, focur d'une telle ? elle doit dire , 

OSTIA DAMADA *, Du noga. ouï |e la fuis ; le pronom ne fe 

OSTIÂIRE , ou hoftiâirë ; rapportant pas à un adjeûif , 

Hôtellier, aubergine. mais au fubflancif, fœur , de- 

< OTA. V. 1. Ènota ; au-devant, vient déclinable. Et par la même 

Jjfiro en ota à lui \ ils allèrent raifon , fi Ton die : fonc-ce là 

au-devant de lui 'y ( procejferunt vos livres ? on répondra très* 

obviant ci. ) bien , ouï ce les font ; parce 

OTRICAR ; Parer. Otricar que , les , fe rapporte au fubf- 

Vort ; préparer , défoncer un tantif, livres , qui eft au pluriel, 

iardin. Voyez fur ces pronoms une bon- 

OÙ ! Hou ! fi ! particule d'à- ne Grammaire, 
▼erfion. On fait cet où très-long. OU. v. 1. qu'on prononçoic , 

0&! loupor ; fi le cochon! fi Te èou ; œuf. 
vilain / Oâ! n'âouriii bë vër- OUÊ ; Interjeâion pour appe- 

{oûgno J fi ! i*en aurois bien 1er ; holà / eh y hem ! parle 

lonte. On crie auffi aux pour- donc. Gué. efl une forte de buée» 

CMUX j oâ 9 qui fignifie i tirez «u de cii« 



O U L 

OUÊt , ou bêL Voy. luéi. 

OUÊIT; Huic. 

OUÊLIOS. V. 1. Brebis. De 11 
le £t. ouailles. 

OÛlRA ; Frapper ; meurtrir , 
brifer les os &: proprement « 
faire un outre y ou préparer pour 
cela la peau d'un vieux bouc : 
ce qui fe fait de la façon fui- 
vante. 

Le boucher après avoir égorgé 
l*animal le frappe à coups de 
barré par-rout le corps , pour 
ramollir les chairs & brifer les 
ps , qu'il détache enfuire par 
l'ouverture du cou dont il a 
féparé la tête ; quand tout le 
dedans eft net > II fait à la peau 
les préparations nécefTaires , pour 
tenir le vin , ou Phuile , fans 
y communiquer de mauvais 
goût. 

On voit parla que l'expref- 
iioo y lou diabli vou oûirSy fe- 
roit une imprécation horrible , 
ik l*on fa voit la force du terme , 
ou qu*on Teût dans l'intention : 
mais ce ne font le pfus fouvent 
que des ex prenions qu'on peut 
appeler explétives , qui ne ligni- 
fient rien ; ou tour au plus , 
que de Pimpatience dans la bou- 
che de ceux qui les emploient. 

OÛIRE , ou boûto ; Un ou- 
tre , ou bouc à huile , ou au 
Tin : fac de peau de bouc qui 
fert â voiturer fur des mulets 
de l'huile , ou du vin. Les ou- 
tres qu'on fait avec une peau de 
yache coufue d'un bout à l'au- 
tre 9 font plus folides que ceux 
de bouc. 

Fa lous oùirës ; faire du dé- 
fordre dans une maifon. Jhouga 
as outres ; jouer au jeu de , pet- 
cn-geule. 

OÛIRO , oûirâffo ; Terme 
d'injur^, falope. 

OULADO ; Une potée ^ plein 
un pot.^ 

OULAMË. Voy. Voulcut, 

OULËT^ Voy. Ut, 

O U L Ê T O ; BoirTeau 
4'aifance. 

O U X. I i, Voyci TSralU. 



O U M 117 

De U le n. pr. Olier. 

OULIÊIRO ; Un huilier de 
verre , de fer blanc , 8cc. 

OULIÊIRO ; L'ovaire ; celui 
d'une poule. 

OULIOS, oviâoulâris n. pr. 
Sintos Oûiios y Sënto OuUùo » 
ou âoularo ; Ste Eulalie , Ste 
Olaro y St. Auiaye & St. Au- 
laire. 

OULÎOU ; L'Olivier. 

OULIVA; Cueillir les olives» 
ramalTer celles qui font â terre » 
gauler celles des oliviers hauts 8c 
fcabreux. 

OULIVADOS ; L'olivaifon : 
faifon où l'on fait la récolte des 
olives , la récolte ellç-même 9 ou 
l'aâion de cueillir ce fruit. L'o- 
livaifon a été bonne. Për ouU" 
vados y â l'olivaifon , ou au temt 
de l'olivaifon. 

OULIVAIROS ; Cueilleufes 
d*olives« ou oliveufes. 

OULIVËDO ; Une olivette. 

OÛLO y Marmite de potin « oB 
de. fonte. = Pot à confiture. = 
Jarre à verdet ; & non ^ urne : 
terme confacré aux urnes des 
anciens ( dans lefquellel on fer- 
roit les cendres des morts) ou 
aux repréfentations qu'en font 
les peinttes & les fculpteurs. e^ 
lat. olla, 

OÙLTRË -y Au-deU. Dans 
certains endroits voifîns d'une 
rivière y ou d'un ruilTeau on dit. 
ana d L*ouUrë -y aller au-delà de 
la rivière , ou palTer l'eau , da 
lat. ultra ; au-delà. 

OU M , ou oun. Voy. Oûmë, 
OUMBRËN ; Ombragé, à 
l'ombre « couvert d'un ombrage, 
au figuré, on dit un homme 
fouçonneux , & une bête ombra* 
geufe. 

OÛMË 8c oum ; Un Orme ^ 
8c fon diminutif, ormeau ; jeu- 
ne , ou petit orme. Un vieux 
orme ; & non , ormeau. Nos 
Poëtcs préfèrent ce dernier ter- 
me , quelque vieux que foit cet 
atbre ; parce qu'ormeau rime 
avec hameau ^ chalumeau ^ 8cc» 



iiS ov s 



tik aa jcfccc de 6i 
À boa boâfie 
àoa% oa àis les 

La pti^oucc <ie ccf- 

le est acbre» 7 
gKêet cc£<i'<£S. 9CC vies 

^la'ca C4M1 aoaar ffoor ks 



ché, oa le 



rvk 




La deoxââoa d*d , ^ 
tccoact des icoacs ico <ic*^C'< 
fève de ce paft-ci , pctfe 
^yel<)tia ^oon , cft «■ ce- 
^Miveraia coaire la ^ca> 
wtlic. Cccce 



m't& pas aa& eâîcace <|ae cdk 
4e i'oroK fjrtasBidal coacie le* 
'^idîcs cotaoces, icUes ^lae ks 
res flc aunes. 



ODS > Voy. OtaKTê. 

0(I.\CH , omackcmmi 
^fMSc , lacbe d'imile. 

OU.NCHA , 9mmtmi Oindre, 
•iocy boileoz, crafleux. 

OUHCH6ro , ëmukad&ro ; 
Ooâîoo , i'aaioo d'oiedre , 
•ovce focie de madeies §raflês 
Je iMifleurcs. = Ce <|a*oo mange 
éc gras arec le pain. On die en 
ytoretbe 9 qi mMtjho fotug péUt 
ftn-i-otuukûro , lou auuxjho fmm 

OUNDADO ; Une vagse de la 
aer, & d'une rivière débordée. 
Les flou todiqueoc peu d'agiia- 
tioo & ne s'appliquent qu'à la 
met. Les vagues prortcnnenc d'un 
■Boovemeni plus violent ; onde 
me fe dit qu'en poé6e ; ondée 
cft une croue pluie fubite & de peu 
de durée. Vaigo for à kilos omn- 
dadosi l'eau Ibrt â gros bouillons» 

OUNDËCOMEN; En manie- 
fe y en guife de flots. 

OÛNDO, bul^ ou boni; Un 
èouillon , en parlant de l'eau qui 
bout. Li fdou pa a'ûno , on dos 
mâmdos ; il fuffit d'un « ou de 
deux bouillons pour les tifanet 
des plantes médicinales , lorfquc 
ce (bot <les racines 9 en d'aiiiret 
faokft liil|ciiiMqii'«R iaiiboBÎ&p 



O U N 

5r. Si 

<sne des <w^ftir*>* 

drcs ; ceLesq^K fie 

cagiIJaire ; d taist fies 

le poc qi0 ba«sc « le 

cisaoxp Atle 

La pacÔB 

la veiriB 

partie. 

il bou£ à gros 

ÔL'SOO , o« Ci 
fdrrai. Vof . 5ob£cs. 

OUXDaA, 
parect ctoé, pacé. 

OCNGASi Cène 

OtKGAXASSO, augiacntirif 

OL' NiiHiN <^IS ï L'ooncat 
■Ktcuiiel , contre la (aile ft 
iome tbctc de Tcrvîne. Le net- 
cure j eii fi diviie q«*if peut 
pailèr , au mo jen des ftîâîons » 
a oavcrs les pores de la peau t 
ceaediogiK ok pétîr omkc fone 
de verzaîne. 

OLNcaAOO ; t^orignw» , 
coup d'ongle. 

OÙXGLO , Oogic eft mafciiliDf 
■a ocwle lof^, ciocha. Vos 
ongles Conc fort kiap ; 6c noo > 
longues £ Emkjk très otdinake. 

OtNOU. Si tètipmsauMOiti 
dédaigart ^ mêpciicK , teair au- 
detTous de fo^ Si tém pa-s-CÊÊnom. 
d'ijiri imbë ii^a i il dédaîcne ma 
compagnie , il la tient an^aelTout 
de lui 9 coBMBe fi elle le déshoao- 
rott. 11 croicoic fe déshonorer 
d'être arec mot. 

On écrit par deoz a » honnê- 
te 9 honnêteté > honneur : & 
& par une feule , honorable , 
honorer, déshonorée, & hono^ 
laire^. 

OUNSO , oAmJos i Les iMttids ,* 
les iointures des doigts , oa les 
phalangeiv On fe -fcrt du nior > 
ioint pour les pkces de gibkr , 
ou de volaille qu'on découpe. 
On dit plus communément , 
iointure pour l'articulation oa 
ioin^ure des autres os. 

OUNSO 9 vknt du tar. o»c/Vi ; 
on pouce , ou la dourienae partie 
4*j|g pic^ ; il cft fiai quc-da» 



O U R O U R 119 

«c <as> fiorre o&nfi> 9 ou «nce , «Ik tSiante comme tme 'fîrcxic. c= 

Bc -convicndfoic pas â l*accica- Ourghtnoy orgue. On dît, .vm 

l«non« mais à la phalange com* bel orgae^ 6c de belles orgues, 

prife entre deux articulations du Ol}RIHAKIÉ i Place, «■ 

^ros , ou du pecic doigt de la marché au bled. 

aaiii. OURJHÔOU ; Une cruchc.f 

OUNT , cunt€, oun , èc lia OURJHÔOU . ou ardiol^ Ub 

ount 9 adverbe de lieu ; où. grain d*0rg« : petit bouton erv 

Ountë vâi ? oà va t il ? D*cun pullule qui vient f^K les paupie- 

venez ? d'où venei-vous > res. en ital. orcivoio, en Ut. «ir- 

OUNZË. On n'élide pas U diola. 

voyelle qui précède immédiate. OURJHOULAT ', Pleia ^llOt 

luent le mot , onze : ainH il faut cruche , une cruche d'^c^u. 

dire, il n*en relie que , onze ; H OURJHOULË , bandélo^ do&r^ 

non , qu'onze. De onze qu*ils no f dourkê j Un cruchon, ea 

étoient , & non d'onze , fut les lat. urceolus» en ital. crcioieuom 

onze heures. On dit cependant OURKET ; La blette vujgairc 

l'onzième 4 8c non , le onzième « des jardins : efpece d'artocbe^ 

ni la op|;îeme. propre à lever les taches d*huile 

OUJ(.ALIOS , ou âjourieir^s i fur les étoffes de laine , on la 

Les bords d*un champ , la li- frotte avec la feuille de cette 

iîere d'un bois, en efpgl. orilltu iverbe 9 on lave enfuiie l'endroit 

en lat. ora. ; bord. ^e ia uche. 

OURDIAC ; De l'orge mondi. OURLA ; Ourlet 9 faite oa 

Voy. Cruda* «utlec« ^ 

OURDÎLIOS ; Guenitlei , OUfUVlAKlÉ, Voy. éoumUda, 

haillons. OÛRO. On dit , il eft «me 

OËRDRË , andanou , ândaia- htutt 2c -un quart ; & non , «ne 
4iou , ou 'eambâ,do ; Un andaîn ? ^enre & quarr. Deux heures 
«rpace que parcourt en largeur la font fon-sêes'; & non , ont fon« 
faux d'un taucheur , ou la faU' né. À £x heures précifet , oa 
cille d'un moilîonneur en avan- au coup de fix heares ; & non» 
^ant en d^roiic ligne. C*e(l auffi â ^x heures fonnantes. Vous vê- 
la bande de terre que chaque nez de trop bonne heure ; 8c 
vigneron» ou journalier laboure^ non, trop de honne heure. De 
(ans empiéter fur les rangs dé fort bonne heure ; & non ^ fort 
ceux qui font à Tes côtés. On de bonne heirre. Vous arrivez de 
rappelle aufli dans quelques en- bonne heure ; 6c non , â bonne 
droits j un gein. Sëghi fçun our^ heure : tout autant de gafco- 
drë ', fuivtt fon andain , ou foa nifmes. 
cang. D'aqëtour*ën lâi ; Dès ce «no- 

Le terme andain femble être ment- la. M'é fara mouri davott" 

dit pour , ondatn ; parce que ch'oâro ; il abrégera mes fours, 

chaque coup de faux laiflè fur un Vë-^ii pu l'oâro ; il o'avoic 

pré des filions qui imitent les rien de plus prefTé 9 il lui tardoic 

ondes de l'eau. = Oûrdre ; infiniment, 

rayon 9 ou rangée de ceps de OÛRSO ; Une hooifè de 

▼igné. .. cheval. 

OUREL. Voy. Orlë. OURTALA , & en ▼. l. CKf-^ 

OU RE LA s Outler , faire un toulan ; n. pr. jardinier, en tac. 

ourlet. ^^ hortulanus. 

OUREZIA. V. 1. Ordure ; OURTALËCIO, Voy. Our- 

d*oiidérivev9 âourë^a, toulâio. 

OURGHËNO , otirghîno }^ Si- OURTË -, Petit jardin, en?, fr. 

vene. canto coum^un* çurghir» ; {ardtnef* 



izo , O U s O U S 

OURTËTO; Potage aux her- Qfie maifonnée. Il y a qtiatn 

J>es ; dérivé d*orr. ménages dans£ cette maifon « oa 

OURTIGA ; Ortier , s*ottier. elle tiï habitée par quatre fuenU 

On a guéri des paralyfies par la les. Toute la maifonnée eft venue 

bariture des orties , ou en frap- dîner chez moi. ft. fam. 

pant avfc des orties les parties OUSTALARIÈ, onmarajki; 

affèâées. ^ Un hameau : alfemblage cJe cinq 

OURTÎGO ; L'ortie-griéche , à fix maifons , ou cabanes dans 

qui efl la plus petite efpece « & la campagne. On dit auffi d'une 

la plus piquante : la grande qu'en maifon , i-afofs' ouftaUrU ; il y 

appelle Romaine , ou pillulaire , a beaucoup de logemenc dans 

donne une filaife donc on fait de cette maifon. Hameau en y..^. 

la toile. L'une & l'autre eft fudo- hamel. De là le a. pr. da 

rifique. Les femences de la gran- Hamel. 

de , font fouveraines pour les OUSTALË , diminutif d'ouf- 

pertes & pour les cracbemeus de ial ; Maifonneitc , ou petite 

fang. maifon. 11 ne peut y avoir d'é- 

OURTOUGRAFA; Orthogra- quivoque dans cette dernière dé- 

phier ; & non ^ orihographer. nomination , qu'autant qu'on la 

Une écriture bien orthographiée; mettroic au pluriel. 

& non , ortbographée. L'octho- OUSTALIÉ, ouftaliêiro ; Ca« 

/ graphe eft la manière d'écrire fanier , cafaniere. Une femme 

correâement les mots d'une lan- cafaniere , une bonne ménagère 

gue. ^ occupée des affaires de fa mai- 

OURTOULATO « ûuftourîffo , Ton , retirée dans ton domefti- 

ou fartâlio , en v. 1. onolê^a ; que , dans les foins de fon mé« 

herbes potagères > toute forte de nage. ^ 

légumes ; & non , jardinage qui OUSTAOU . oflal , ouftal , 

eft impropre , ni hortolage qui câio j oujlil \ Logis y maifon. 

eft la partie d'un jardin potager en v. fr. ofteil , donc on a faic 

ou font les couches & les plantes hôtel. On dit , je fais bâtir une 

bafles ; mais on ne dit ni horio- maifon , & je vais au logis. Les 

lage 9 ni hortolide , en parlant Seigneurs & ceux qui fans 

de ces plantes. l'être « logent i Paris dans un 

On comprend fous le nom de hôtel garni , difenc , allons à 

légumes, non-feulement les grains l'hôiel. On dit de même « un 

en code des plantes légumineu- Hôtel de Ville. Avin un plin 

fes ; mais toutes les efpeces ouftâou de moàndë i isunsACon cSt 

d'herbages > de fruits , de racines; pleine de monde, 

potagers tels que les potirons , les Le terme ouftâou paroir déri- 

oignons « les ails, les carotes , ver du lat. 7?ârio. On voit même 

les artichauts , les afperges , &c. dans un ancien titre que l'infini- 

en efpgl. onoli^a, Voy. Ligun. lif ,yi^tfre y eft pris pour dcmeu- 

OURTOULAN. V. 1. & n, pr. rc. {Hoc jaQurn dl in villa 

Jardinier. SanQi Mpdù , in ftart Comîtis 

OU ST AL te oftal.V. Ouftâou. Btrmundi) -, dans la demeure 

C*eftd'oï(/2a/î maifon, qu'ont du Comte Bermond. L'anglois, 

été formés, ouftalâdo , ouftalU , houfe, il quelque analogie avec 

ouftalarié , & les mots françois ouftâou^ dont l'augmentatif eft, 

hôtel , ou oftel, hôtellerie, hôtel- ouftalas ; grande & vilaine 

lier , & en v. fr. hoftelier , ouftil» maifon. ^ 

hoceler , oftilicr , ou ofteler ; OUSTAOU - PAÎROULAOU ; 

(loger) , otage, ou oftage, &c. Maifon paternelle ; celle où Ton 

OUSTALADO ; Une famille , cil né & qu'ont habité nos an- 

iiA ménage « & dans le U. fara. cêctes. 

OUSTIO. 



G US O V E m 

OUSTÎO } Pain à cacheter» ou des bofties : mais ce dct* 

mieux que pain à chanter , où nier terme ne fe dit propre* 

ronfous-cnicnd, la Meflc ; & ment que des Hoftics confacréci, 

non , pain enchanté , fi c»cft OUTRAFLUM. V. 1. Au deU 

|>our cacheter une lettre ; autre- de la rivière, 

ment on dit , un grand , ou un OVELHA. v. 1. Brebis. Ovelz 

petit pain , pour dire la MclTc » kas del foie; les brebis du trou- 

ou pour donner la Communion , peau. 



* 



PAG PAC 

CEtte lettre eft muette dans PACHACllRÊ j Fai(êur ^e 



champ , camp • tcmps^, galop y mauvais marchés. 




pfaltérion, loup , compte, fispt 9 font inventées pour exprimée 

feptance y feptuagénaire • Cep- Taéîkion & le bruit qu'on fait en 

tentrion , Septimauie , Septem- mettant par mégarde le pied dant 

bre , 6cc. un bourbier , ou en y tombant* 

On la prononce dans» beaucoup PACHÂCÇîMauvaife querelle. 

Zc trop fuivis d'une voyelle , ou PACHARAÇO$ ; PromelTes. =; 

^'une h afpirée. Trop heureux. Gageures, pr. gajure. 

JX a beaucoup étudié. PAC HO -, Mjircbé , paûe , 

PA,o/MtSy V. 1. Pain. Pas ël convention. Jvén fa pâchù i 

qudl franhën es parcënëianfa dël nous avons conclu le marché , oi^ 

€ors dël Senhçr i (partis quem abfolument , nous avons conclu. 

fr^ngi'mus nonne participatio cor- PACHÔLO ; De la pâtée pouc 

poris Domini fftS } la volaille , faite avec du fou 

PA « ou /w ; Pain. Pa sëgnat ; & des herbes cuises. = Tripo- 

p^n béuit. Mîco de pa f de la rage , ou mélange de chofes qui 

mie de pain. Pa carëlia ; pain fe voient rarement en'femble dan« 

cetlltté. un mets. 

£n quelques endroits du haut P A CHOU C A ; Tripoter » 

Languedoc on appelle , pa de brouiller , gâter. = Pachouca i 

nfibis., le baifer qu'on fait à de patrouiller , ou remuer avec let 

nouveaux mariés en leur faifanc pieds , ou les mains dans de. 

compliment. Mais ce pa de no- l'eau fale 6c bourbeufe , barbotec 

bis , lignifie paix de noces-.C'eft comme les canes dans une mare» 

de cette façon que les Chanoines, PACHOUKË ; Chipptîer ; le. 

par un ufage crès-ancien (6c non^ chipoieor, tâciilôn ^ târilr 

ajutrefois con\m^a à tous les fide- lonne. On ue fait rien avec C9 

les) fe donnoient la paix entre lâcillon. C'efl: un tatillon , ou.ua! 

epx aux grand* Menés folem- laniernier. Oii dit aux enfanV^ 

nelles : ufage bien dénaturé par anënpachoukè ; allons petit ta** 

la plaque de métal qu'on leur ttllon , t>u petit barbouilleur. On 

donne à baifer. appelle au(fî , cogne-fêtu cel^t^ 

PABALHO. V. 1. Pavillon. qui fe tue à ne rien faire. 

PACAN ; Gueux « homme de PÀCHOUKEJHA' ; Tatillon. 

H^nt. ner 9 ou entrer mal "' à proposa 

Tome Jl. Q 



111 PAG P A 1 

dans toute force de mcniis dé- PAGNEiRADO » oa pmaréi 

uiU} cbipocer , barguigner. di cafiâgnos ; Une panertc « oa 

PADE ; Un poêlon à queue, on panier de çhâtaigÎDes. 

Son diminmif , padinon. PAGNÊIRÂIHË i Un Tannier. 

TADtLO, pédino.o^fartani . PAGNÉIRO ; Grande cor- 
Uhc poêle , qu'on écrie comme , ^*^^ . g"»** P*"«f' » ^«"* an- 
an poêle ; forte de fourneau ; & f«- = ^««j" <*« boulanger. = 
qu'on prononce comme poi le , Berceau d'oûer , ou manne. 
2u dai»>ortatif. PAGKt ION . oafâiJfiUéou ^ 

PAOf LO </^ Uu afachâdos . P*wer-loBg , ou panier â portes 

im farran caftagniirp ; la poêle ^rentes charges fur 1 épaule; 

aux châtaignes , ou à rôUr les Ç>w ^Ç «>f °°« ^^'^ '**,^'*'°V? 

châuignes; ^"'^ ^^ P^"* longue qu'elle n'eft 

fes. Lapâom, dn un Poète . PAGNÉLOUNCADO ; Pleia 

mifmtrambULupadHostUlkiouL «a pawcr-long. 

PADÈNA,pi5n?yA.ii Frire, PAGNOTO , ou PH^J 

fricaflêr. "^ ^ ' Gueux , mefquin. Pagnoce en nr. 

PADËNADO , padinijhâdo ; P^„"/»? ' *^***- . , . 

Une poêle , ou pleiTunc poêle ^ ^AGO ; La paie , on le préc 

de friture , ou de quclqu'autrc ^" f°^^» 5 ï^ paiement d une 

choie fomme pour s'acquitter d'une 

PAGA ; Prononcez les temps ^«w- ^^/ ^ P^^<> 5 « '«▼*»" 

de payer comme , je pêê , tu pêe, che. iorfqu'on parU d'un troc . 

ilpêe. Nous pêion /tous pêié , f» ^«- ^«J«» ^oï^nerai ea 

i pVen. Je peerai , tu pêêra, &c. *«^°8Ç » /^ ^ P^«»; ^n dic 

en y. 1. pigar. Pacia pëna ; "« ' ''J^ dounapir lapâgo dm 

qu'il foit ^l\, S<« ^^ ^^<>^ î />» ï * P*y* ^!«« 

PAGADÔIRE. ▼. l. Payable. <*f« «^ups de bâton. = Pàgo 

% - „ ' quùn \ régale-nous de quelqu* 

PAGANËSME. v. 1. L'Incic- Jhofc. 

concifion ; ipr^ptuatm,) p^i. ^oy. Pâir^, 

PAGNÉ -, Un panier; & non , PAIRAJHË ; Paternité, en ▼. 

pagner. Un panier â bras n'a ff. paraee , de haut pacage, 

qu'une anfe qui va d'un bord on appelloit , gentilhomme de 

a l'autre. parage > celui qui l'étoic par foa 

PAGNÉ ; Un épi y ou im ba- père, 

fardeau : forte d'ouvrage qu'on PÀIRAL. Voy. Pairoulâoum 

fait dans une rivière pour en dé- Lëngajhi pâirtd \ langue mater- 

tourner l'eau. L'épi eft fait de nelle , celle du pays naul. 

deux rangs de pieux & de fafci- PÂIRASTRË ; Le beau-pere » 

Iles entrelacées« Le batacdeau peu celui dont la femme a eu des 

différent, eft fait de pieux, d'aïs, enfans d'un autre lit, en eft le 

de terre & de gravier. beau-pere : comme une femme 

- Le claionage eft fait de ;claies eft la belle-mere des enfans que 

tSfiues de gaules & appliquées fon mari a eu d'un autre mariage, 

fur la berge en talut d'une rivière parâtre n'eft pas fr. nurâtte eft 

pour retenir la terre nouvelle- une jm)ure. 

ment ^zonnée , contre le choc PAIRE , ou pH ; v. 1. Père* 

de l'eau & empêcher qu'elle ne pauH de las mâinadas , o ma* 

•'éboule , jufqu^â ce que le talut nadas ; perc de famille s ( p€Ut^ 

qu'on a enfemencé de graine de familias, ) 

A>in , foie bien gazonné. Les noms ^ pâiri , méHri » 

PAGNÉ À CÂRBO \ Panier â séri ^ 6c frûire^ prononcés à U 

•àfti ou cueiUoix. langaedocicniie , as foni plutr 



P A 1 P A I lif 

CODifUt'que parmi les pauvres ainfî. të noftë Paire që is es 

fens de la campagne du bas cels ; 8c en faifant le figne de 

anguedoc &: des Cevennes. Les la croix dans un autre dialeâe t 

arcifaas du plus bas écage qui on^difoic , en nun dël Pâi è 

habitent les villes & les payfanf Dëou Filh , &c. te un favetiec 

de la campagne qui ont un peu de ville s*o£Fenrera (î on lui 

de fortune , ou qui en ont eu « demande , ount es toun pâirë , 

dédaignent ces noms comme câouëstaforë>bcc.\oy,ldâirëm 

avilif&ns 8c difent , en parlant On dit en proverbe 9 vâott 

languedocien , moun piro , ma . mouftra à foun pâirë â fa lou$ 

mêro ^ mounfrêro, ma fur ; au ëfans ; c'efi gros Jean qui -re* 

lieu de , moun pâirë , moun frai- montre â Ton Curé. 

rë^ 8cc. PAIRE ; Métayer. = Maître 

Ce changement introduit dans valet : celui qui dans une ferme 

notre langage , ou cette aff*eâa- a autorité fur les autres domelli- 

tion d'imiter ce qu'on appelle ques. 

les honnêtes gens (qui parlent PAIRE-NOURIS; Père noue- 
plus communément françois) ne ticief ; 6c non > père de nourrice, 
date pas de bien loin ; elle efl PAIRËJHA , mâirëjha ; Ai« 
une fuite du luxe , ou de la va- met fes père 8c mère , les fecou* 
nité qui gagne tous les rangs : rir , les alfifter dans leurs befoins. 
elle a bien moins pénétré dans Les Latins avoient un terme pa- 
les Provinces gafconnes méditer- reil dans , patrijjare ; mais il 
ranées , éloignées des grandes fîgnifioit, reffembler à fpn père. 
Toutes 8c du commerce des gran- en avoir les mœurs , les inclina»- 
des villes : l'ancien idiome y eft tionj. Voy. Rafsëjha, 
bien moins altéré ; les moeurs PAIRE TÂT. v. I. Parenté ; 
anciennes , qui vont d'ordinaire {cosnatio,') 
de compagnie avec les bonnes PAI RETS. v. 1. ou parï % 
moeurs , s'y font mieux confec- Murj^ille. en lat. paries, 
▼ées. PAIRI ; Parrein. = Le plus 

Dans le Rouergue > entre au- vitujp d'une maifon., 

très . 8c dans les villes même , PAIRO. v. 1. Ancêtre. Zî 

telles par ex. que Villefranche y nofiri pairo ; nos ancêtres. =3 

l^s perfonnes de la prepicre Pàirp ; modèle, en lat. exemplar, 

3ualité 9 ne fe diftiuguent point PAIROL ; Grand chaudron^ 

u bas peuple pour le langage > Voy^ Pêirôou, 

Se difent encore avec lui , moun PAIRON. v. I. Li patron; les 

pâirë y ma mâirë , mounfrâirë^ parens , les pj^re 8c mère. 

ma sôrë \ comme dans les (îecles PÂIRONAIS. v. 1. Paternités, 

précédens , ou l'on ienoroit cette PAIRON AL. v. 1. ou pâirou' 

bigarure de termes françois , ou lâou ; paternel. Il n*e(l d'ufage 

prefque françois ; tels que , que dans , ouftâeu pairolaou ; 

péro , fréro y fur y 8c c. mêlés maifon paternelle , celle ou l'on 

avec le pur languedocien. cft né ; formé Ae pâirë. 

On trouve dans des aâes du Pv}.ÎROULIÉ. Voy. PêirouUé. 

XIII. fiecle les expre^ous fui- PAISSE ; Paître ; 8c non , 

vantes. Lo pâirë dël Vifcomtë dépaître : barbarifme très-com- 

(dë Bë^iés, La sôrë dël Rêi d*A' mun parmi les Praticiens. On 

ragon. Moun pâirë lo dones à ma dit au prétérit, }*ai mené pai- 

forë , dit le Comte de Comen- tre > ou j'ai fait paître au futur ^ 

ge » kc. On difoit dans le même je ferai y ou je mènerai paître, 

temps , lo San Paire, en parlant C'eft du terme de la b. lat. de^ 

du Pape ^ te la Santa Mâirë pafcere 9 qu'on a conclu mi^il 

Cléia, Le Patec conuneûçoic ifaUôic dire , dépaîcre. 



IM P A J PAL 

PAr^SEL. Voy. Paltgo» ejge courant Ce ordio^re. Voft 

PASSELÀ ; EchaUflet; Garait Part. Câou, cal ^ cald, 
tioe vigne d'cchaias. PAJHES , dérive du lac. p«. 

PAISSIÊFRO , ou fféiffieiro } gus 5 d'où cft formé au plutiel 
Petite digue, ou chauffée de mou- le n. pr. Pageii 6c les foivans. 
lin pour y amener Teau d'un PAJHÊZIO , en ▼. fr. Pagefie, 
fuiueau. On a dit d'abord p^i/^ qu'on appelle auffi Villenage > 
Jîêiro y d'une chaufTée faite de ou domaine donné à empbicéo* 
pieux , ou de palffeaux ; & en- fe. = Métairie , ou maifoo «ie 
fuite par extcofîon , dé celles fermier , ou de payfan. 
qu^on a ccynflruit |>lu$ folider PAJHEZIO ; Payfanne* ss 
ment en maçonnerie & qu'on a Étrangère. l'a la pajkifio \ le 
fubftitué aux premières. carrer, taire le pot à deux anfes» 

pAisSIÊIRO ; Meule de ou comme on dit bafTemeat » 
tnoulin. metc/e les poings fur les rognons. 

PAISSOU ; Paiffon > ou brouc; PAIZANDARIÉ ; Rufticicé » 
hi non , paiffance , &c encore groâiéreté. 
inoins 9 dépaiffance ; termes de PAL ; Une perche $ une barre* 
coutilme qui ne paiTent pour Voy. Pâou* 
François que dans le pays gafcon. PAL , ou plot ; y. L Tronc 
Oh doit dite , droit de paifTon , placé à la pone d'une Églifé; 
ou droit de paîcre^ de faire paî- en v. fr^. pieu, 
t're , droit de pâturage , ou de PALADA ; Le palais ; partie 
pacagé ; &ç non } de dépaiffance. fupérieure de la bouche, 

PAJHÉL i Un Pa^e! : poiffon PALADAIRË. V. Palëjhâiri. 
^€ la méditerranéê. = Pajhel. V. PALADAN , oapalatani w, !• 
Pajhës, ^ Homme de journée qui travaille 

PAJHELÂ 5 Mouler, ou me- â la pclle^j dérivé de />^/o. 
furer du bois de c)xau(Fage. PA L A D O ; Une péllée % 

ÇA^HÉLO ; Moule ^ pu mèfu* une pelletée de terre » de 
ire'de'bois, Que voie ; un^ corde grain , de (able , &c« ce qui 
debojs., ou l^ne page^e.alk.fîguré, peut tenir fur le pellâtre d'une 
pâjhêlo f taille , (lalure.. Es de ptlle. Pelletée ci\ peu ufîré. à 
ma pajhêlo ; il cîï^Àc ma, taille, telos palâdos ; pelletée â pelle- 
, PAÎpiLO , bù'Wirçott ; Me- tée, pi. peltée. Boulëga Varjhen 
furê de vin. ' \ ■ ' . à palâdos ; fe rouler fur i*or 8c 

. PA.?HÊOU j Un montagnard, l'argent^. 

PAJHES, bu pajhel; y, 1. & PALADO. v. 1. & n. pr. Un 
fit pc. Payfan , .villageois. = palis : clôtute faite d'une ran* 
Métayer, fermier, payfan aifé , gée de pieux, ou pals, qu'on 
prppriétaite d'i^ne métairie. Hè^ appelle, palilTade en termes dé 
(hë pajhës ;. riche tenander , fortification; 
iiche payfan. PALAFÊRi^IÉ ; Un palefre- 

Ôii dit, pojhës dans le Rouer» nier j & non, palefernier. 
guc , où Ton change prefque PALAFICA ; Perdre , égarer, 
toujours notre a eii o\ de ce Sëpalafica; tomber rudement^ 
terme y eft un nom commun ou tomber de haut y fe précipiter, 
appellatif qui a toutes les lignifia S*ës ëntoucoti palafica $ il s'eft 
cations précédentes. précipité quelque part. 

AinH ce qui efl vieux langage. 9ç PALAFICA» Impotent, per- 
devcnu par-là même ii. pr. dans dus. ^ 

certains cantons^ (oQ l'ancienne PALAIGO ; Petite Sole : poir« 
£gnification çfl. oubliée ) > .fe ^on de mer. 
tonferve dans d'autres a^ep \^ PALALAN , ou palaman | 
même fîgniâcation dans k lan* Montre , ptitadc, JFa palaUtn | 



PAL P A L ïij 

faire parade , ou étalage ât Ulo ^ prôpttr ihetum Jùiaorum,y 

quelque chofe. PALETO ; Pctice peUc. = 

PALAM AR , ou palama ; U péjujc ^e bois . ou de cuir. = 

|eu de mail, le mail avec quoi Palëco.yoy.Jhiradoûiro. 

on poulTc une boule , garni à PALËTOi Palette de chirur- 

fes deux tetei de virolej de fer, gie„ . g^ dq^ blette : écuell*. 

cnv.fr.palc.ma«. Pale etoit dit J'étain . dans quoi on tire le 

pour . boule , du Ut. px/« 5 balle, f^Qg , ^ellc de Paris en conticûC 

ou boule, en itaU «//«. le mail ^j,yi,^^ ^^j, onces, 

cft dit pour , maillet : ainli jouer ^ . , ^^^ , , , , 

au pafamar\ eft jouer au mar- ,.,^^^^^0 j L'omoplate : os de 

lean de boule , ou à la boule 8c ^ 7*."^^ » f>'°"' .^'5« ^ '""- 

au marteau; carm^r, ou mari «."*^"^- f° ^«"^ de boucbo- 

eft l'abrégé db marteau , & "c. le paleron : pièce de viande 

pala^m^ritù: un marteau dq qu« enveloppe l'omoplate Çc dan» 

\^^\c la*]uelle pièce , G. elle cft de bœuF^ 

PALAMARDIÉ ; Loueur de on diftinguc le premier & le fe- 

mails 8c de boules. = Faifcur de E,^°^ ^"^««^^ ' «F >* ï°»*^ ^«^ *>;«f- 

iQjiJI,^ Dans le premier travers eft U 

PALANCO.oup/dnfo;Plan- veine g^alfc. 

che â paOcr Peau d'un mifTeau. PALETO DE L'ÉSTOUMA ; 

C'eft de U qu'cft tirée Pexprcf- ^^ bréchet : petit os qui ter- 

fion figurée, faire la planche. ™»"c *« ^« daflernum , ou ot 

PALAOUDA ; Pdotcr. « la poicrine 8c qui répond aa 

PALASTAAJHO j Une pèn- creux de Teftomac Cet os eft 

ture : bande de fer qui fert i ^"jct à fc démettre , ou fe luxer* 

foutentr une porte , 8c dont le PALETO , terme de meunier $ 

collet reçoit le gond. Il y a des [e lançoir d'un moulin à ton* 

pentures à pivot « des peniures. rille : pelle 4e fer emmanchée 

flamandes , qui ont deux bandes de même : elle bouche l'abée pat 

repliées en volute. Voy. Para' oà l'eau du biei s'élance fur la 

mêio, roue. 

PALËJHA 9 ou palibra ; Re« PAL-FÊRË. Voy. Pâou-ferf. 

muer i la pelle. P^lëjko tous PALPOU ; Un pieu. 

Sfcus ; il fe roule fur les écus. PALI ; Un potle ^ un dat^ 

PALËJHAIRË S Homme oui porcacif , ou abfcÀument, un dais» 

travaille à la pelle. Parmi les Un poile e(l aufli un drap 

terra(Tiers , on l'appelle , chat- mortuaire de cercueil y qu'on 

geur , 8c dans les greniers à Tel » met fur une blerre « ou fur une 

palayeur : terme qu'où ne troave cepréfeotacioft ; c'e(l-Â dire y une 

pas dans le Di€t. de l'Acad. efpece de chevalet qu'on place 

mais qui eft dans l'analogie de dans l'églii«' â «in fervice de 

la chofe à exprimer. mort : -c'eft celui auffî que des 

PaLËNC ; De paille, f'émva" perfonnes de dlftinâion portent 

lëncy ou ëftabldJo ; fumier a'é- par tes quatre coins dans un 

curie , dont la paille fait la bafe. convoi funèbre. 

PALES. V. l. Ouvertement « Ces perfonnes de diftinâiott 

clairement, librement. lat. pa- portoient autrefois elles-mêmes 

lam. Far palis; dtcoavàr. ihn, le corps d'uq mort d'un rang 

o léhfU no anava paiis vas tu- diflinguê : mail comme c'étoic 

fiusi {Jefiu non palam ambula- trop pénible} elles firent fem- 

bnt âpud Jud^eos» ) Èmpëro de- blant de le porter en ne prenant 

gus no parUva d palet de lui 9 que les coins du poile pofé fur 

pir la paor dëls lufius; >( mmtf la bierre 8c en allant de com« 

èatnett palam hqtê€l}a$ur : da pagnie à câté des vrais porteurs & 



126 P A L PAL 

ks f mwu% im fuade 9 mdSmakt ell ■■ tas de paiBe. 
fc nearc à l'aifc . précède- PAlIÂRGO , mn pmUas ; VÛ 

le corps avec lent peile « pailler , 00 grand tas de pailk 

^pà me poric far tien , & «jat dretfe ca gcroier , àm lac jm^ 

B*cit plos rinlirumeiu pour por» ^ggtr. Et de b dérive probable- 



i|iMl<iae chofé. ment par coffrwptÎMi le ■. pr« 

n cb eft de cela comiDr des B^lUrghës, 

éMt U ^ bannières , que des PALIAS ; Grand tas de pailk. 

fcrfooMS de diâindion portoient = Vof . ff c omi îl ». 

J^refois ain proceifions , & donc PALIA&SO 9 ptfEitffSêiro» eo 

•Bj^ conceoic à prcfeut de le- wtarjégo ; Paillafie , ont le dit 

9ir no roban qui pend dn âiis , %alement dm oùcelas de pailk , 

on de ta bannière ; ce qat ne ref- & du (ac , on de I^ tuAe priie 

fenAAc pas a àe% porteurs même fitparément « qo*oa emplît de 

honoraires. paille. 

Combien de pareilles céréno- PALIASSOU > on ^raion ; Ca- 

oies qni ne fîgni fient rien ao|oor« cole , cnpale , 00 calotte de 

d'iMiff par les alcérarions 9 que le gland ; i^ d'abord y eft emié- 

irmps , Tinconfiance , te caprice y rcment caché & à covvett des 

MU apporté ; & dont on ne re- iuiures de l'air , lorfqo'il eft en* 

coonofc Fancien ofagc qa'en re- core tendre. • 

SoDcam i f origine. PALIASSOU ; Une fane de 

Comment devinera- 1- on, fi on paille , un paillon * un pax»eton& 

m'y 2. recours 9 ce que c'cli , par dans quoi les bonlaiîgers mettent 

ex. 9 q oc le chaperon des Con- la paie , pont donnée la fotme. 

ftà* y 00 àts Doâenrs , po(é fur au pain. 

leur épaule ; l'anmofe que les Vn paillaflbn en fi. cotiretiuie 

Chanoines porcent toai auds ino- de paille longue , que les fardi- 

tifcment fur k bras \ ks trois niers mettent fnr les coacbes , 

on qtiatrc cornes de kar bonnet pour garantir du froid les fciines 

aatretois carré » aufourd'hui en plantes de teuts femis. On double 

pain de Aicrc ; les cordons plus auA de paillaâbns les contre- 

€Xi moins houppes qui pendent vents des fcncacs * poor affiDi- 

des armoirks des Évêques & des blir , ou poor rompse le brait 

Cardinaux ; les di^remes pièces d'une rue. 

étt habits facerdoiaux , &c. &c PALIbRA. Vof . Palêihéu 

PÂLI, en ital. pa/ie. PALIE ; Le fenili grenier att 

Obfecvez de bko ouvrir la foin & à b pailk. Dans biea 

Itoucbe en prononçant dais : des Protinces on met la paîUe 

atitrenient , on Pentendroic d'an en-mcalons dans «i>e bafle-coar 

de i coudre » d'un dé â fooer y de campagne , 00 dans un cbamPy 

00 de l'a/cick des 9 ou dés. & c'eft ce ou on appelle en fr. 

PALIADO ; Une |onchée de pailler , diliereat du palier 00 

paille « ou une paillade : force repos d'un efcalicr , écrit par ane 

de charivari qu'on fait â un fi:uk L Cette / eft monîHce dans 

homme qui s'eft laifte battre par pailler ; & non « datu palier 9 

fa femnoe. On |oJiche de paille ni dans pailk r 9 ou dégulfeT : Zc 

le devant de ia maifon, on le pour la mouiller dans pailler o& 

repréfence lui même monté fur taie de dt une diphcboo^c lan- 

nn âne en filant ; k tout accom- guedocienne , comme dans kt . 

pagné de cbanfons & de huées mo^ françou ail 9 mail ; & de 

de la canaille. plus , Ton convertit la féconde 

PALIAR 9 00 Mz/:^( différent 2eni, dont on fait une autre 

depaîUard.) ▼• L Galopin 9 petit vraie diphcboagoe avec Te qoi 

§ai$on da peuple » dofit k lit fuit > ou comme ù, ce mot étoii 



PAL P A M 127 

icrîc 9 pai-Uet , ou bien « pail-!er .' ▼erbîalement */a de Dîou bârba 

on fait fentir de cette façon le dëpâUoi faire à Dieu barbe de 

fon de l'i avant &: après VI ; c'efl fouarre « ou traiter les choCet 

l'anatonÂte, pour ainfi dire , ou de la Religion avec irrévérence. 

le développemenr de cecce efpece PALIOU ; Grande bouceiUe 

de prononciation. de verre nattée , ou garnie de 

PALIÉ1RAS. n. pr. augmenta- paille ;& non, cantine ; Da/io« 

tif de palié ; erand tas « oU grand cà le même que le n. pr. Palioun» 

gerbier de paiUe. ^ ou Paillon. 

PALIÊIRËTOydi- PALIOUSSAS ; Tas de vieille 

minutif de pa/i^iro ; un cuveau. paille. 

PALIÊIRO > ou iiniiirou ; PALLË JHA ; Devenir pâle* 

Cave à fouler la vendange ; 8c PALMOUN ; Le poumon. Pal^ 

non , envier 9 qui fe dir de celui owunî/io ; pulmonique. 

où Pon fait la leflive. Cette forte PALO BIÊISSO. Voy. Luchë» 

de cuve eft inconnue dans les PALO BIRA ; Remuer â la 

Provinces du nord du Royaume 9 pelle* Ni-a à palo bira , ou ^ 

od Ton foule la vendange dans palâdos; il y en a à foifon. 

la grande cuve où on l'a mife PALOT ; RuAre , lourdaud 9 

d'abord , & après qu'elle y a pefant. 

fermenté. PALOUSO. Voy. Clavëlâdo. 

PALIÊIRO « ou palhero, Voy. PALP ; Le laô, le toucher , 

Palié, r= Paliiiro \ mefure de Tattoucbement. Aco si couniu 

Tin contenant quarante-huit piu- alp(flp; on le connott au taâ. 

tes y ou« pichés. PALPOS , dpalpos; à tâtons, 

PALlêJMflL ; Remuer la paille, en tâtonnant dans Tobfcutité. 

On le dit auffi du mouvement dei Circa d pâlpos , ou d tdjlos i 

mains d'^n malade â l*agonie. chercher â utons. 

Voy. FatBtoSf, PALPUG A , ou palpa ; Palper, 

PALl£7HAIRë; UnpatUeur y manier, manier doucement. 

qaiycndy ou qui voiture de la PALTRË. Voy. Chîgniêiro» 

paille. PALUN -, Un marais. 

PALIËT ; Une natte de paille. PAlUSSA (^sS ) ; Se frotter le 

ou de jonc. ^ dos par le mouvement des épau* 

P A L I ë T O difufil^ ou les : mouvement familier aux 

alaveli ; ^La détente d'un fufil. gueux mangés de vermine , qui 

PALIËTO de baloun\ La fou- fe grattent de cette façon, â un 

pape d'un Ballon. endroit où la main ne peut atteiti- 

PALIGO ,pâiJlil y ou palîffoù ; dre. Voy. Crâoumilia, 

Un échalas , un pailTeau ;^ ce der* PAM , o\ipan ; y. 1. Portion , 

nier eft un terme de Province, fegment. 

Quoique nos paiigos , nos .PAM. v. 1. & en termes de 

paliffhus , ou pâous , diShtcni un cadaftre ; quartier d'une ville » 

peu par leurs dimenfîons de l'é- ou d'un terroir. Lopam d*ëfcuro* 

cbalas ; dès qu'ils fervent aux ^<!cAo ; le quartier d*ercuregache. 

mêmes ufages ; on doit les nom- PAMOULIÊIRO ; Une paume* 

merenfrançoisdemême. Planta liere : champ , ou terroir àpau- 

éi paiigos ^ paliCer des ceps. melle , ou à efcourgeon. 

Un tuteur eft un bâton qu'on TAMOÔLO ; Efcourgeon , o^ 

£che en terre à côté d'une plante paumelle : efpece d'orge à deux 

qui fe courbe « .pour la redreiTer rangs de barbes , dont le grain 

en pliant au bâton. fert pour les tifanes & p6ur faire 

PALIO. Aco toumhi pa en deiabierre. C'eft un des grains 

p^'o 'y ce difcours 9 ce mot ne appelés , Mars , qu'on nomme 

tomba pas CA ttKc. Oa die pio* auÂi dans quclquei Provinces 



128 P A N PAN 

fraoçoifes, de la Baillarge. PAN, mefure de longueiyri 

L'autre efpece d*orge à plufieurt un empan ; qui eft l'efpace coin* 

laogs de barbes , 6c qu'on coupe pris entre les boucs du petit doigt 

foat le faire manger en verc aux & du pouce très*écartét. Le pai- 

cfaevauz , eA appelé orge d*hiver, me , mefure d'Italie , approchaa- 

orge carré , on â plufieurs quarts, te de notre empan « fe fait de 

en lat. hordeum polyftichum ki- même par l'étendue de la main 

iefnum, en écartant le plus qu*oo peut le 

PAMPALTGOUSTO , oup^m- pouce du petit doigt. Cet efpac^ 

foligôjfo f Pampelune. Le nom compris entre deux eft plus» oa 

de cette ville d'Efpagne eA pris moins grand Telon la loD£Ucur 

TaguemeuL pour un pays éloigné, des doigts; c*eft ce quiauitla 

7i mandarâi d pampaligoûflo ; différence des palmet. 

|e l'enverrai iCancale pêcher des Notre empan, comme on en 

linîtres , ou |e t'enverrai te-pro- eft convenu , a neufpoaceshuii; 

mener bien loin. lignes. Les huit empans font la 

PAMPALIGOÛSTO ; Le pays, canne de Montpellier. A^ut m 

ou le royaume imaginaire de Co- pan de nos', il eut un pied de 

cagne, od l'on vit dans Tabon- nez. 

dance de toutes cbofes & dans En françois > un pan de mu* 

■ne entière liberté. On dit en raille , un pan de robe » en font 

proverbe , âou pays de pampali- une partie considérable. On dit 

gôjfo y qt noun po carëjka tri^ aufli , une table à fix pani , of 

gôjpo. exagone « les prifmes à cinq pani 

' PAMPARUGO; Une perruque, de certaines pierres de volcan i 

On dit y prendre ou quitter la ce qui eft la même chofe qu*î 

perruque ; & non « prendre ou (ix , ou d cinq côtés, 

quitter perruque. PAN ; Flan : mot populaire 

PAMPOÛLIO ; Un noyau de inventé pour exprimer la toideur 

griot e. avec laquelle on frappe un coup 

PAN , oMpa\ Le pain. Pan & pour donner à ce mot plus 

gtouftâou ; pain de ménage , pain d'énergie. Li hâilit un* ancado « 

de cuillon -, & non, pain de pan; U lui donna une claque , 

jnairon , ni pain de cuifine. Pan flan. 

in ton lou toa 'y du pain â tout, PANA; Dérober. Panât i a* 

ou dont on n'a point ôté le Ion. pr. dérobé , volé. 

Tan carëlia ; pain qui a des PAN^DOU ; Voleur, 

yeux, pain oeilleté , ou qui efl PANADO ; De la panade, o« 

bien levé, en lat. parus occulatus, du pain émié & long-temps mi- 

Pan trëboulit. Voy. Crouflolëva, tonné dans du bouillon. 

Pan d'un sôou ; un petit pain , PANÂDO ; Trace du pied fut 

un pain mollet. Pan roufsë \ la poufficre. Voy. Pë^âdo. 

pain de recoupes, ou pain-bis- PANÂJHË. v. 1. La paitfon 

blanc. Ou ai fa en moun pan en des pourceaux, b. \au pafnagtum, 

moun vin 'y je l'ai fait fans l'aide Voy. Banâcho, 

de perfonne , je l'ai (ait à mes PANANN1-PANANNA ; Clo- 

dépens, en lac. propr/o marte, pin-clopant : expreffion familière 

On fit dans la b. lat. du mot pour tepréfenter l'adiion de cIo* 

Îi^n , le verbe apanare\ fournir piner, de clocher, ou de mar- 

e pain , ou tour ce qui eft né- cher avec peine. 

ceiVaire pour vivre. C'eft de U PANARj Boireux. 

qu'efl venu le terme François PANAK. v. 1 Dérober. Am^' 

apanage j fourniture de pain , fats d vos tejfaur ël cet , o lâtro 

ou ce qu'on donnoit aux cadets nol* fôiran , niV panaran ; ( k&' 

d'une famille pour vivcc» fures non effodiunt » ncc.jurantur») 

t>ANARDEJHA} 



PAN P A N 119 

PANARDE JH A ; Clocher » pan d'une robe , le bai d'une 
boicer, clocher des deux ban- jupei d*une chemife. 
cbes, clocher tour bas 9 ou clo* FANÈJHA. On le die de la 
piner. Woy.^Boûitou^ëjha. farine , ou du bled qui fournif- • 

PANATALIO: La Pariétaire : Cent plus ou moins de paie. Ai^ëlm 
plante qui pou(Te fur les vieux fartno panijho ; ceice Farine toi. 
murs dont elle prend le nitre qui lonne bien ; & elle foifonne lorf- 
contribue à Tes vertus. On Tem- qu'elle boit beaucoup d'eau : ce 

Idoie pour les cifaneS) lesbouil- qui active lorfque le bled qui U 
oos fie les lavemcns diurétiques, produit , croît dans un terrain , 
Panâfif/io 9 fc dit par corruption ou graveleux 9 ou feci tel que 
de paritâlio 9 dérivé de pari , du celui des coteaux » ou des chauipt 
lat paries i muraille. en pente. 

PANAlIÉîRO, OM baharôto, VAt^tL , on pandoureL Voy. 
en itaL ba^aro^io 9 La Blatte Baftos, Panel de camîfo ; Ics 
domellique : gros infecte nuc< bouts inférieurs d'une ciiemifc ^ 
turne ttes-vite i la coutfe » il qui en font comme les bafques. 
fuit la lumière 8c habite autour PANEL ; Claie i fécber les 
des cheminées & des boulange- châtaignes : elles lont de gaulet 
fies : il eft brun , plat , large , entrelacées & fou en ufage dans 
la peau en eft lide, il a deux Ion les Cevc^ines. 
gués antennes « 6c deux petites PANËTO ; Pain de boulanger, 
cornes i l'anus. Les femmelettes On le dit par oppoûcion au pain 
fuperlHiicufes fe Tunt un fcrupule de ménage , plus gros de moiiio. 
«le tuer une de ces Blattes. Panëto ell féminin de, panët « 

Les Kakerlaques : grandes & l'un & l'autre diminutifs de 
Blattes des côtes de Coroman- pan. 

del « incommodent beaucoup les PAN-FROUMEN , ou rafpiloi 
habitaus de ces côtes : ils en font Des Mâches , appelées au(n,duu<* 
délivrés dans une certaine fjifon^ cette , blanchctte , clairette .* 
par l'arrivée de grofTcs fourmis plante qu'on met en falade. On 
à qui on ouvre tout , & qui font comprend audi fous ce nom deux 
main balfe furies Kukeriaques. autres plantes très- dillérenies des 
Panatiêiro cH dérivé , comme le mâches ; favoir, le laurier fleuri» 
fr. panetière ^ de notre mot pan ; 5c le mourond'eau dont on man- 
du pain que ces infeâes rongent, ge également en falade les pre- 
PANATlElRO ; Panier , ou mieres feuilles qui pouffent en 
corbeille au pain. hiver. Le panfroumën ell la vu/c* 

PANATÔKI , ou râoubatôri ; rianelîa des Botaniiles. 
Vol , larcin , de Pana, PANGOUSSIÉ ; Kegratier de 

PAN-BLAN-D'AZÈ -, Le Pa- pain : celui qui le vend de U 
BÎcaut, ou chardon â Roland , féconde main. 
ou à cent têtes ; plante dont les PANIÊIRO ; La panetière , ou 
feuilles feches & roides, font havrefac de berger. = Le paiiicc 
hcriifées de piquans. Ses racines au pain. = Panier de boulan- 
charnues font apéririves. On fait ger. Le mot françois , panicc 
avec celtes du Panicaut de mer dérive de pan , pain & lignifie > 
une conferve bonne pour les uU vailfeau ou uflenfîle pro^^re à 
ccres du poumon. tenir ou â porter le pain. 

PAN-COUSSIÉ , ou part^ouffté, PANIS , ou panîjjb ; Le Panic. 
le même que , pancoufU ; v. 1. en lat. panicum, Voy. McL 
un cuifeur de pain , ou bnulan- PANMSSIEIRO: y. l. te n. pr. 
ger. b. lat. pancojftrius. Couffié 9 Champ de Panic, 
$i\ v. 1. celui qui fait cuire. PANLE ; Pâle. Pefez fur 1*^ 

PANDOUREL , ou panel ; Le de pâle. rdnUcoumolasU'.-Jri'r, 

Tome IL R 



13© P A N PAO 

pâle comme la morr. L'e xpref- ^ANTÈRNO ; Paio cle Ccm 9 

ium angloife eft fur cela mot à ou Tariftolocbe. V. Façmtmtf* 

moc^ comme la languedocienne. VkKThKl^O^Woy.Farfaïuih» 

PANOS ; Lei roufTeurs qui PaNTIMA » terme de mano- 

TÎennenr au vifage Zc aux roaius. faâure; élargir les 6ii d'un éciie- 

Ceux qui ont les cheveux blonds, veau 9 en deracher la ccDcaine» 

ou roux y y font plus fujets. La foit pour le décrufer, UÀi pose 

fève qui dégoutte de la vtgne au le mettre â la teinture, 

temps qu'on la taille eft , dit on, PANTOUFLA ; Gripper « a^ 

un bon cofmciique pour faire traper. 

pafTer les roulfcurs : elles font P AN TOUQË T ; Homme gro& 

très-diâTérenies des tannes, qui £er. 

font de petites bubes durcies , PANTOUQËT ; Le "fea de la 

& comme une lêie d'épingle ; patte ; jeu d'écolier , où l'on |etf 

elles s'engendrent dans les pores une pièce de monnoie contre •■ 

de la peau , d'où on les tire avec mur , & où Ton gagne quand il 

la pointe d'ui^ cure-dent. n'y a que Texteniion delamaîa 

PANOuLIA , ou cloujfa. Voy. entre la dernière pièce jetée flc 

Caijfa. l'autre. 

PANOÛLIO ; Un gros ventre. PANTOUSTIÉ. v. 1. & n. pc 

PANOUS ; Tacheté de rouf- de la b. Uu pantqffèriusi bon* 

leurs. langer. ^ 

PANOUTË7HAS Gciveler , PANTRAUO ; Canaille , li£. 

cxcroquer. ^^^^x 

PANSAR ; Ventru. PAOU ; Un pieu , un écba« 

PANSEL , ou pcifel ', Une las. On n'appelle échalas que ceux 

came : branche d'arbre ppur ra> qu'on fait fervir pour la vigne, 

mer les pois, les haricots. Un on échalaHe avec des geaievrei 

fagot de rames. de brin. Planta un pâou ; fichet 

PANSIÉIKO ; Éclufe , digue, un pieu en terre. F/Watfo de fifoiu; 

chau^fTce. une palée. Lorfque les picux 

PANSO Voy. Pajparilios, forment une clôture , c'eft un 

PANTACOUSTOS , ou manê- Palis^ 

tos ; Le Chèvrefeuille : arbuAe PAOU , pâouco ; Peu. Sntri 

rampant qui vient dans les haies tro-t-é pâou , mësâro li eâou ; 

ti qui fleurit vers la Pentecôte, rien de trop , ou il faut en couK 

On le cultive dans les jardins où un njilieu. 

il fait fur des cabinets de ver- PAOU ( Sën ) ; St. Paul donc 

dure , des bouquets de fleurs qui le diminutif ^ft , Pâoulë , fémi* 

répandent une très - agréable nin de fâoulëto» = Pdou. Voy* 

odeur , & qui font fui vis de Pavoun, 

baies rouges 9 qu'on donne à la PÂOUBER. v. 1. Pauvre. Li 

yolaillc. pâouber fo prédicats ; {paupera 

PANTAI ; Un rêve » un fon- tvangelifantur. ) 

ge. Les fonges fâcheux > trifles, P^OUBRêIRA. v. I. Pauvreté* 

ou eflrayans, font une fuite d'un PAOUCI-BAL ; Vaurien , là* 

embarras d'eftpmac. Pamâi ^sl» che, fainéant^, 

roît dérive du lat. phan'tafma, PÀOUDRADO , ou drâco i 

PANTAISSA ; Haleter , être Lie çu marc de vendange, 

liors d'haleine, refpirer avec PAOUFÊRE ; Grande pince de 

Îteine 8c avec fréquence , comme fer , un levier , un avant pieu de 

es chiens^qui ont couru. fer ; la pince fert â foulever un 

PANTAlZA ; Rêver. Ta pan* grand bloc de pierre , à faire 

fâ/^o ; faire long icmps auendrci des pefées fur un rocher, pour 

tenir au Âlcr, k détachée : elle eft pointue p»t 



PAO PAO lîi 

oft-Bout ; l'ancre booc plin gros paulme àe la ttiaîn. en lat. patmà» 

cft taillé en pied de chèvre. Drubii dUueis coumo de pâou- 

PUùieauno vigno âou pâoufêrë; mos ; il ouvroic des yeui grandi 

Plamer une vigne à la bare , ou à comme des Calieres. 

atanc-pieu. On plante de même PAOÔN.^Voy. Pavoun, 

kt faules. Les jardinieri font en PAOUNA (se) ; Se pnadec 

Petit la tnèmt manœuvre avec comme un paon qui fait ta roue* 

leur plantoir , qui ci\ une che- PAOUPA j Palper, du v. !• 

vHle^de bots pointue. pâoupo \ la paume de la main ; 

PAOUFÊRE » terme de meû- d*oii eli Formé le verbe , dSf" 

nier; l'axe de fer : il eil verti- pâoupa ; fe démettre la main, 

cal Se porte i Ton bout fupérieur PÂOUPÊKLOS » ou parpelâ» 

fanille enchaffée foui la meule gos ; Les paupières. = Les cils 

tournante. Le bout inférieur eft des paupières , ou les poils qui 

encah{2^ dans une rainure de les bordent, 

l'arbre de bois. Voy. Candêlo, Les paupières , tant inférieures 

PÂOUKË f diminut. de pâou, que fupérieures , fervent à c«u- 

Vn pdoukë ; bien peu , très-peu , vrir & i garantir la prunelle : les 

& dans le (ï, fam. un tantinet ; premières ont un autre ufage : 

& non, un petit peu : expredion dies ont vers le grand angle de 

familière à Avignon , & qui ne l'ceil, ou près du nez « un petit 

vaut pas mieux que le fcroii trou ouvert pour pomper l'hu- 

celle^, d'un grand beaucoup. meur des larmes qui fervent à 

PAOULIA, pâouliag , pâoul- humeâer la prunelle, laquelle a 

hofty^ït 6\voxnnu Pâoultaghët\ un befoin continuel d'être hu- 

n.' pr. fort commun en Vêlai ; medée : ces deux trous , dont 

dérivés du nom de St. Paulinien , les bords font calleux , font ce 

iSvéque de yelaununty ou yd- qu'on appelle les points lacri« 

lova , appelé plus anciennement maux. 

Jtueffio : cette ancienne ville , L*humeur qui aborde d la prii« 

aujourd*bui village, & qui porte nelle fans y féjouruer , pallê 

le nom de St. Paulinien , ou des points lacrimaux dans le fac 

PâouUac , a donné le nom au lacrimal , & va humeâer la 

Vêlai 8c a été le premier iîege membrane pitricaire du nez. Lorf- 

des ^vêques du Pui. que ce conduit e(ï engorgé, ou 

PiJ^OU- MËTË N. V. ^m/7eri. que les points font bouches, on 

PAOUMIÉ , ou palmié ; Nom a les yeux larmoyans : ce qui 

^es pèlerins qui reviennent de arrive fur* tout dans la Hflute 

Jérusalem avec une palme. lacrimale. 

PAOUMO ; Une balle â jouer On dit d'un avare , viou pa q'é 

au jeu de longue , ou de courte dS pâoupêrlos d'agdjfo» 

Iaurae. Dans le premier on pouffe On clignote des yeux lorfqu*t>a 

I balle , ( qu'on appelle aufllî l'é- remue trop fréquemment les pau« 

toeuf » ] avec un battoir. Dans le pieres ; & on les cligne » lorf- 

fecond y qu'on appelle abfolu- qu'on ne les ferme qu'à demi, 

snent , jeu de paume , on la poulie Les poiifons & les infeâes n'ont 

•vec une raquette. point de paupières , elles leur font 

Paume ne fe dit que du jeu ; inutiles , vu le milieu dans lequel 
Se non , de la balle : & fi' l'on font les poiifons & la confittance 
dit , jouer à la paume , faire une écailleufe des yeux des inieâes. 
partie de paume ; c'ed que l'an- Les grenouilles ont des paupières 
denne façon de jouer, étoit de cranfparentes. Dans les oifeaux » 
potttTer la balle , comme les en- c'eft la paupière inférieure qui 
fans le font encore , avec ta clignote & qui couvre prefque 
main , ou avec U paume , ou entiécement l'œiL C'eft looi le 

RiJ 



iî2 P A O PAO 

contraire dans l'homme. Lei rapport am facokéf pfouilaftftf 

chats ont â chaque (ril une pau- ni aux qualités du cceur ou dt 

yieze intérieure, qui s'avance du refpric « 6c ne répond poinrdn 

grand angle de roeil vers le côté looc au François 9 paovie bom- 

oppofe & le couvre euciérsraeuc. me : c*eli un terme d'affèâttiott 

PAOUO ; Une paufe. qui répond à» mon ami , son 

r^OUPOS (à). Voy Palpos. cher , mon camarade. Mi 

PAOUPU 9 palpu i Poupin , pdour^ome mi vëjis bi ; vous 

potelé , charnu , du v. 1. pdoul- voyez bien mon cher II eo eft 

po » ^ou palm). en ital. poipo. de même éepaourofirmo , paim' 

PAOUQET. V. 1. U pâouqët , ro përfiùno $ ma chère , mot 

al quaut ; un peu , ( modicum enfant , 6cc« 

quidy^) Voy. Pdoukët, Et G ces payfans du Cevaodan 

PAOUQIS , ou pâouqos; Peu, parlent à quelqu'un qui foit an- 

en petit nombre En pâouqis de delfus d'eux 9 ils corrigent la 

mëfiijs on gardo finoiuénf'o, ' familiarité du pâour-âmë 9 tny 

PÂOURAMÈN. Ce terme ne fubft i tuant . mouffu moun ami; 

fe rend pas toujours par, pau- ce qui revient dans leur intes- 

vremcnt. Mourighé pâouramën ; tion au, pâour'ômë ; maif daai 

il mourut miférablemcnt. Mi des termes plus refpeâueùx. 

toumbiri bë pâouramëa ; )e tom- On dit à la vérité en françoii 

bai bien nialheureufemeni. M*ën d'un ton amical , mon pauvre 

douné tan pâouramën i il m'en ami , mon pauvre enfant ; mais 

donya a peu. c'ell de fupérieur à infériear s 

PAOURAS , ptUurâfo , aug« ce qui eft bien différent. . 

mentacif de , p1o(/rê? ; fort pau- PAOURO. A pdouro l inter- 

vre. Il relTemble un peu à Tital. jeâion decrainte , ou d'étonné- 

jpovtraccio. ment. A paouro! aiffo anarû 

PAOURë. Moun pâourë paire ^ mâou ; ah )c crains bien que 

devan Dîoufic ël ; feu mon père ceci ne tourne mal / A pâùuroqi 

4]ue Dieu abfolve. De pâouros sera tout aijfo î ah qu'eA-ce que 

rë:(otts ; de mauvais propos. De tout^ceci deviendra! 

fâouros fâijbus ; de mauvaifes PAOURO, féminin de /i^arê; 

manières. L'Acad. dit dans ce une pauvre ; & non , une pan- 

fcns* De pauvre pain, de pau- vtedej le terme , pauvre , ayont- 

vre étoffe, de pauvte chère. Le nous^dit , étant de tout genre. 

Inot pauvre eft de tout genre. PAOURUC & Ton augmentatif 

PÀOURE, inter jeâion de com* pâourugas 'y timide, craintif* 

p^ffion 9 ou de douleur. Pâouri peureux , poltron , grand pol* 

tëou 1 malheureux que ie fuis , tron^ 

eu que mon fort eft à plaindre / PAOUSSiGA. Voy. Câoujfiga^ 

Tâourë vous J que \c vous plains! ou C^oupi:^a, 

Tâouri câou fias vous doun I eh PAOUTÂDO ; Une claque f 

nui ères vous donc ! coup de patte. 

PAOURfeT, ou/»/îottrof , in- PÂOUTAR. ▼. 1. & n. vt: 

tetjeâion de lendrelfe qui répond Homme à grofles & loutdci 

à l'ital. poverlno , ou povireUo , mains. 

te. à notre p'écâirë , mon pauvre PÂOUTËJHA; Fouler avec U 

«mi , mon cher enfant, ât paou- main. 

fitol ah ma chère enfant ! PAOUTOU ; ta main. =s 

PAOURIÊIRO ; Milcre, pau- Pâotttou. Voy. ÉfpëjTu. 

tfçté. PAOUTRADO » ou pâotttro { 

PAOUR'ÔK^Ë : Cette expref- la lie du vin « boue > mac- 

£on qui eft familière aux habi- gouijlis. 

tMius 4a GcTaudan « n'a point de PAOUTRI > Foulci , pèuk 



P A P P A R I3Î 

aviBc les pie<is. = Pâoutrî ; pa- ctans lequel la mangeaille eft hu- 

crouiiler > maaier mal-propre- meâée Se macérée y ce qui la 

iBenj[. difpofe , au d^aut de la ma(li- 

PAOUTUT ; Patcu. au figuré , caiion 9 à recevoir la digeftioa 

groflier , lourdaud , qui a de dans le géfier. 

gtod^es & vil^^ocs mains. PAPA ; Manger , fricaflcf. 

PAOU - VAOU , ou trâffo 5 PAPAREL j Celui qu'on appâ- 

Chécif , malingre , d'une fancé te avec de la bouillie, 

languiflame & miférable. = PAPARÔOUGNO ; Fantôme 

Paouvâou , die en mauvatfe donc on Uic peur aux peiits en* 

parc> fe prend pour une perfonne fans. V07. Roumêco» 

de mauvaifc vie. Aco'sunpâou- PAPaKOT j Un petit enfant, 

vâou, ; ce n*e(l pas grand chofe PAPASSAK. ; Une paperaffe « 

qui vaille. papiers inutiles. 

PAOUZA. Ta pâouja lou vi ; PAPASSAR ; Affiche placardée 

laifTer rafTeoir le vin d'une bou- aux coins des rues. Un granpa^ 

teille qu'on avoir fecoué. Pâou^a pajfor *, un long & ennuyeux ma- 

/oK dôou^ quirter les habits de nufcric. 

deuil. Pdou:;afa couUro fu câou- PAPÉL. n. pr. en Efpgl* àa 

qun \ palTer fur quelqu'un fa papier, 

colej-e. PAPËT; Delà bouillie pour 

PAOUZADIS ; Rcpofé , tran- les enfans. = PapSt , terme de 

quille. = Oidf , ou qui fe repofe nourrice \ Iç grand-pere. 

depuis long-temps. PAPO-GAI ; Uu perroquet, en 

^ Plusieurs adjeâifs languedo* Ital. papagallo, Papo-gât n'eft 

ciens ont la même terminaifon ; guère udte que dans cette pbra- 

tels entre autres que , carëjha- i*e. = Sëmblo aqi lou papo-gâi ; 

dis , qui ell voiture , ou qui eA il eft là adîs en pape-colas. £c 

portable. Baradis ; fermé , ou colas eft dit pour Nicolas, 

ferniable. Lëvadis ; levé , ou PAPÔLO ; De la pâtée pour la 

levable. Plëgadis ; pliant » ou volaille & pour les petirs oifeaux. 

plial^le. Counfijfadis t &c. Douna la, papôlo \ appâter les 

PAOUZADO. Tira â lapaoït' chapjpns » &c. 

;iâdo ; tirer â la repofée , ou au >PÂP0S , jhôgos , ou poûlsëu 

repos, pour les bêtes fauves; à Voy, Fannëco. 

la remiie ^ pour les perdrix , ou PAPPABA. Voy, Cafcalia. 

à Tendroic où elles fe remettent PAR. Ma par ; fe retiens part« 

aprêji leur vol. dit-on 9 i quelqu'un qui a ra- 

PAOUZAR. V. I. Mettre au maffé quelque chofe en notre 

nombre. = Se mettre à uble. préfence. Le droit de part efl 

en Ulz, idecum!>ere,difcumbere.') en vigueur dans certains pays « 

jiblosftlos'éspâou^ats ; il a été où les Juges obligent celui quia 

mis au nombre des méchans ; fait la trouvaille de la partagée 

C cum iniquis reputatus efl, ) avec celui qui en a été témoin. 

Pâouiiatts ëfiëms ; ( Jimid dif- On voit un procès de cette efpece 

cumb^cntes.) dans la Fable de T Huître & des 

PAOUZILIÉMEN ; Paifible- Plaideurs, 

inenj;. PAR. De erës par , ûno ; Le 

PAOUZINIÊIROS. Voy. Cou- tiers. De trës par , dos ; les deux 

^igne/ros. tiers. De qatrë par , ûno ; le 

PAOUZO-BËLO; Tout- beau, quart. De cin par y dos ; les 

arrêtez > patience. deux cinquièmes, &c. & non ^ 

PA?A,fafaCf ou pifach ; La de trois parties, une, &c. Le 

poche d'une volaille ; le jabot françois eil ici plus court : mais 

d'uu oifcau : premier cilomac notre ancien langage n'écoii pas 



MJ4 PAR PAR 

Ivniliar&r^ «vec kt cermet tfeff« dou, MouU parâirë ^om pa^aiùT^ 

Um<9, moulin â (oui on. = Faradtm i 

PARA i Défendre. = Prenc}re le foulon lui-même. b. lac. pàm^ 

BT'de. Para lou hëftidau ; chafTc torium ; Usa où Ton prépare U» 

Îes brebti , en fous-enceDdanc , de draps , Se baratorium , a Moft 

ce pré, de ce champ. Pâro la du bruit des marteaux du mautln. 

Bêûlo ! gare ! prends garde â la VAKaUOU -, Tireur de coii- 

boule. Pdra las moâfios \ chalfe vettures de laine. 

les mouches. PARAMÊLO-, Une paumelles 

PARA ;. Tendre ; pâro la man^ force de pencure i deux bandes 

£t un maître d*école ; donne la ondées ,^ou bien repliées en rond. 

nain-. Pâro eoun fandâou ; icnâi PA RAOUL A. v. 1. Parabole. 

eu ptéfente ion tablier. = Sg^ PARÂOULÂSSOS ; Paroles fi- 

para , ou s*apara ^ Te défendre, les. = Mauvaifes paroles y etof* 

PARA ; Fouler une é:offe de (iéretés , & dans le ft. bas » 

bine , ou la dégrailTer & la gueulées. = Paroulâjfos^, paco- 

Uanchir dans un moulin à les , ou- propos ennuyeux « laftf- 

loulon. dieux , ou qui n*aboutlâêttc â 

PARA ; Écrémer. rien. ^ ^ 

PARABANDO \ Ungarde-fott PARAOULËTOS ; Difcouri 

de poiu. Le parapet d'un quai « vains» frivoles, difcouri en 

wie rampe de fer , une baluftrade Tair. =^ Paroles emmiélées. 

ék bois, ou de pierre d*un efca- PARAOULOUS , parâoulié ; 

lier , d'une tribune d'Églife. • Verbeux. = Babillard. Un ômë 

PARABAS ; À bas, ou â bas parâoulous jhamâi noun faune 

la boutique » dit-on , quand on fajkë, ^ 

ctirend le bruit de quelle chofe PARAOULUN ; Verbiage » 
mil lombe , comme on dit en abondance de paroles. 
(id^ni^im y patatra , pour un che- PARAR. v. 1. Tendre, préfen- 
val qui en galopant, s'abat fous ter. Qi té fera â la tua gâauta 
Ton cavalier. deftra , paraLi Câoutra ; préfen- 

PARABASTA , eu parabiffa'y tez lui l'autre. 
Boulevcrier , djranger. PARAT , ou paffirou ; Va 

PARABASTAOO} Une batte- moineau. ^ 
lée , une grande quamiié. PARAVANTO. Voy. Ptnf 

PARABIS- PARABAS ; Sens- bândo. 
«fcrtus-ilelîous, PARAZËN, ouparëiBn {fol); 

PARADO*, Efcouife, oucour- v. 1. Sou pari(î^ 
fe qui fert i mieux fauter. Frinë PARCÈNEIANSA. ▼. 1. Paf 
parâdo i prendre fon efcoufle , ttcipaiion. 
leculer pour mieux fauter. Voy. PARCKNEIAR9 oixparcinêr; 
Van, V. 1. Avoir part. 

PARADÔSSOS ; Paradis ima- Us pas y us cors ^ im moues, 

^aire , faux paradis. tu:r që d*u pa e*d'u ealits parce* 

PARADOU iicouttl) ; Un pa- nëiam ; nous ne fomfhcs tous 

loir , couteau à parer : in(iru- qu'un feul paiu & un feu! corps, 

■Dent avec quoi les fabotiers don- nous tous qui participons aa 

" Bcut la dernière façon aux fa- même pain & au même calice. 

hoi%.-=^Paradou.\oy. Parâerë. PARÉ; Un mur. On dit un 

PARAFO. On dit un parafe ; mur de face ; & non , de façade. 

lE non » une parafe. Il a mis fon II y a des murs de face ancé- 

parafe. rieurs , podérieurs & latéraux. 

PARAFUL1A ; Boffer , lam« Un mur orbe eft celui qui n'eft 

ktiâer u^e couverture de maifon. percé ni de portes ni de (enêtres: 

PARAlK£«partfd«S| ou para* tels font la plûpati des ftiurt de 



PAR P A R 13$ 

pigiiolu Dans un nur ée piettf let Taches fienieat en diarrhée 3 

de laiUe , M doic y avoir des & elles ne fîencenc pas aatr«- 

ipicrrec feoucitres qui n'eut qu'on ment ea bvoutaoc ëaos ce paie 

l^areaiexu & des piertes parpai- 4e 1 herbe T«fte. 

gDcc qui en ont deux. On die le PARGAN « ou pirgami ; Um 

'blanchiment d'une muraille , Ton parcj^emin. 

écartomeiu , Ton rechau^emenc f PAR.GHE } Un p«rc à brebis. 

Ion empâtement* ou â vaches ,* clôture ^ite avec 

PAKËUA.Vov* Mura/xVt, des claies fouienaes par det 

PAK£ de fAiSSO ; Mur<de fourches, ou avec un long xlé« 

terralfe , mur de fouteuemenc , zeau de cord« , foutenu par det 

ou de revêtement. Loumeftr'édS pieux, f^ira lou parghg 'y chank^x 

las parëts } v. 1. architeâe ^ le patc d'une place à l'autre. On 

maître maçon , du lat. parUs^ dit au figuré , ai bë d'âoutre» 

PARËDÀLIO ; La pariétaire, parjhës à vira ; |'ai bien d*atM 

Voy. Panatalio, très affaires , ou d'autres chofci 

PARËDOU , diminut. de pari, à faire. 
Voy. Acpl, PARGHË7HA , ou parga 5 

PAREL i Une paire ; & non. Parquer y ou fûre parquer de« 
un paire : affemblage de deux brebis : pratique qui procure I 
cbofei qui vooc ordinairement ces animi(ux la fanté , un bc» 
cnfemble ; telles qu'une paire de engrais aux terres i bled , & 
fooliers , de bas , de gants : une belle toifon au propriétaire. 
£c une chofe unique 9 mais PARIA ; Commerce avec quel* 
compoféeeilèfltieUementde deux qu'un. Li lufeug no a» paria «î 
pièces (eparables ; telles qu'une tos Samaritas ; les Juifs n'oac 
paire de lunettes y de cileaux « point de commerce avec les Sa* 
de tenailles, &c. maritaiii;. 

On dit auffî « une paire de FARIAIRË. v. 1. Un Co Tel- 
poulets ; £c dans tout antre cas , gneur « ou celui qui eft en pa- 
tine couple. Une couple d'ticufs , riage d'un fief avec on autre 
de louis « d'andouilles , de bccuO« Seigneur, ou Co-feigneor 3 te 
. Couple cA féminin étant con- non , C^on^feigneur. 
fidéré comme un certain nombre PARAISEN , terme d*agri* 
de chofes. Par ex. une couple de culture. Voy. Maliôotu 
louis , une couple de boeufs. Il PARIÉ , ou parîou ; Pareil ^ 
eft nnafculin (\ l'on p;irle de l'af- égal. Sou pariés ; ils fout égaux , 
fortiment de deux perfonnes ou de même force « de même 
«nies pat l'amour , ou par le taille. Lou parie manco \ le pa- 
laariage. C'eft un heureux couple. leil manque. Se bouta Smbë fous 
A bis parëU ; deux à deux, pariés i Ce mettre avec Tes éganx« 
PARËNTÂJHEi Une parenté. Il faut rendre les portions éga- 
PARfl} Afin. Parfiqë; slEq. les , /'itrieirof s & "on , égalifer. 
que. . PARLA , parlan-t'ën rëfpé s 

PARC A. Voy. Parghëjha, fauf le refpe^t de la compagnie, 

PARGADO ; Une parquée : ou dans le ft. fam. révérence 
certain eCpace de terrain parqué parler. Paria fiâou; parler bas. 
te amendé par le crottin & le Parlo coumo La bêlo Jhâno ; il 
piifat des brebis. babille comme une commère» 

On fait parquer les vaches Parlo li që noun s'ëndormio ; 
dans la haute Auvergne pour parlez â Tâoe , il fera des pets, 
détruire les petites bruyères ram- Parlo se fiés bono câoufo ; fi tu 
pantes qui nuifent â l'herbe des es de Dieu, parle; û ru es de 
pâiurages. Ces fous-arbriHeaux l'autre , va-t eu : efpece de con* 
iiechent Se péii0*ea( par*rbac oà iaracioa que font les poltrons. 



Î36 



PAR PAR 



qui croient voir oa entendre det chette ; U non» émoocholr $ iA 

ipeâres dans l'obfcuricé. Aco caparaçon. Voy. Moufcal. 

ê*apêlo parla! c'eft pailer cela! L'trmouchette eft une forte de 

ou voili parler comme, il faut, houlfe en réfeau avec des bouu 

Parla më d^Andâio për las bonos de cordes pendants appelés vo* 

irîpos } vive Annule , pour les lexics , donc on couvre un che* 

bonnes tripes. Parla miqë fabiè val en voyage, pour k défendre 

la nouvelo \ le bon de l'atfaire » des mouches, 

c'eft qu'il (avoir la nouvelle. A ParonIL. v. 1. Paternel. PO' 

câou, parle liou F à qui parle- \t ; ronil les; ( Ux patenta. ) 

& non .a qui parle- le ? Qan sH Dâb^Mi^^f/tT ^ -i 

parla ! voyez ce que ceft i c'eft p J„^S^„^^'^^^ \ Zf'^'^'^'Jr 

admirable, c'eft ûnguli^r! Parla J*;^!^^" ' ^"' apparuent i U 

de têfto i délirer , avoir des ab- „.„/..,-, . « ... 

fçnces. PARPALIEJHA ; Papilloter , 

PARLADÎSSO ; Longs propos, ^« ^" ^«? X^"» î lorfçiu'un mou- 

longs entretiens. y«"*<^"f .'""",*'^^ involontaire 

Ay^LAlKÈ , parlié , parlufié , 1«. «nipcche de fe fixer fur un 

parâouriel j Parleur . iafcur , ^^J^^' ^.f* V^"» l«" papilloienc 

babillard indifcret. Jko d'âou ^^""nucllcmcnt. 

p§rlâirë; lafîfette ; jeu de cartes. PARPALlÔOU , ou parpalior : 

PARLAMENS.v.l. Entretiens, Terme de dénigrement qu'on 

converfations. Li mal pariamens donne aux CalvintUes ou Ptotef* 

corrompon las bonas eqflumas} tans du côté de Touloufe. 

(^corrumpunt bonos mores collo' PAR.PALIOU , oa parpaliol^ 

quiaprava."^ Papillon. On confond (bus ce 

PARLAZUROS. ▼. 1. Paralyti- nom les papillons propremenc 

que. dits « ou papillons de |our , 8c 

PARLERl 9 parleira \ v. I. les Phalcues 9 ou papillons de 

Caufeur > caufeufe. nuit : ceux du ver à foie font du 

PARLUFiJHA , parlaujka ; dernier genre : ils n*ont pas i 

Chuchoter. = Caufer , caqueter, beaucoup près la légèreté des 

PARLUFIÉ j Caufeur. autres : ils battent de Taile ; 

PÂRÔ 9 la para ; Petite éten» mais ils ne volent pas 'y U. les 

due de terrain près d une ferme, grolTcs phalènes champêtres ne 

ou maifbn de . campagne où il font pas plus volantes, 

croît de l'herbe. Voy Couder. == Le cclcbre Auteur de l*Ancl« 

Para ; terra^e de jardin pour lucréce n'avoir pas été fans doute 

la commodité de la promenade, à portée de voir celles des vers à 

= Terraffe de vigne , de châtai- foie \ il leut fait prendre l'eflorc 

gnerée 9 &c. pour retenir la au fortir du cocon ^ comme on 

terre des terrains en pente. Voy. peut le voir dans ce Vers qui 

râijfo, peint fi bien d'ailleurs le vol du 

PARO FIO ; Un garde-feu : papillon de jour, 
grille de fer qu'on met au devant 

de l'acre d'une cheminée, pour £t fit jurls per teCta volons ^ ptr"* 

icarter les enfans du feu. = que aeris auras, 
Paro-fio î un écran. 

PAkO-FRÊ i Défenfe contre Nos papillons d'Europe 9 le 

le froid i telle qu'une rediagotre. cèdent en beauté à ceux des In* 

ou un vichoura. Le rernie pare- des qui font les délices des ama* 

froid eft aufli bien dans l'analo- teurs. La Phalène appelée 9 le 

gie de la langue que ceux de papillon Paon , eft la plus grande 

pare-vent, parepluie 9 patefol. de ce pays-ci. Celle appelée « 

PAKO-MÔUSCO; Uneémou- léte de mort, a un cri qui a 

caufé 



PAR PAS IÎ7 

«Btffê quelquefois des terretm ^tend^ie de terrain. = Déparce* 
fmrmi le peuple. ment ^ J^urifdiâion. 

Il y a dc$ papillons & des PARTE N SO ; Départ. Soâidë 
phalènes, celles que celle du pareënfo^ je fuis à la veille de 
ver à foie •» dent la vie eft trop mou départ 9 ou fur mon dé- 
bourre pour avoir befoin d*aucun part. Panance 6c je fuis de par- 
•rgaue jnropre â la auccicion : ils cance , font termes de m'ariue. 
Tîvenc neuf â dix jours fans au- PA^TI ; Fendre « partager ; 
«une nourriture ,■ ic meurent de &'non , partir qui vieillit dans ce 
-Pure vieiUefle , comme les ciga- ^èns & qui n'ell u(icé que dans 
<les. Leur vie de papillon efl ce^ cette pbcafe. Il partiroit une 
^endanc-leuï. vraie vie dMnfeâe ^ maille en deux ; paniriéun piou 
leur érat parfait 9 celui oïl ils ^n dous. Parti la téfio ; fendre 
•ont acquis toutes leurs facultés , la tête. La xcflo me partis j U 
«elle furrtout de fe reproduire lête me feiid. 
far l'accoupleraenc & par la Partager , eft faire un cerraîa 
î>onre. nombre de portions. Fendre y tSt 

PARPAX104JNA ^ Percer, «couper fie diviferea long. 
ZoiM coucous parpalioânoui les PARïlNER , o parfoaer 'y y,^ 
•cocons percent , les papillons Qui a pan. No fiats parjbners 
«éctofent ; 6c non « papillonner; deU forfaits di lé i ; n'ayez .point 
qui ell voltiger d'objets en objets, de part à fes crimes. 
Voy, Tabanëjha. PARTIZOU ; Divifion, fcpa- 

PARPEl , lagâgno, ou cîro ; ."tion. 
Xa chaffie des yeux qui s'épaillit . PARUN ; La crème qu'on tire 
4ur \ti cils des paupières. C'cft ^ ^^*^^ ^^ **". 
l'humwir ou • U maiicTe des lar- ^^^ > pâfsës. Fa lou pas ; en- 
mçs qui prend la conlîftance du îamberieruifTeau d'une rue, un 
pus , foit daiM une ophthalmie , ^^^^ > <^«"* marches â la Édis, 
foit pour tvoh: croupi pendant la ^'^^«* M^ quinze p4fsës^ faire 
Auic. fcs quinze tours, yâou davan 

PARPÊLOS, parpélâgtis. & .'^"s pâfsSs ^ je vais tout droit 
porpdi^. Voy. Pd^pêrlos, devant moi, dit-on. â un curieux 

PARPELOOS -, i^ganous , ou >»4'^"*^V ^^ ^*°^ ^" *"* enfaris 
-cirous; chaffi*ux. Des'yeuxchaf- 9*** ^°?^ étourdiraent. I^ëgardo 
ficux. Le ferme, cire ne fe dit davan tous pâfsës ; regarde â tes 
que de -d^te desJdreilles. çitds. levo të davan mous pAfsës\ 

PARROT , o« perot .^ Un «te-tôi de mon chcmia,range-coi. 
agneau , un i^élier. ■ '^*^' tràuba davah mous 'pà/sës.; 

PART. V. U AW-deia. = À vjfi l'^i "ouvc fur mon chemin.' 
l'écart. Wd/sr èa. mar , part h '• i ^A^ ; Brèche , ouverture., 
fiam; au^dcli de la mer, au- J>affage,/bou!cmcnr. 
<iclà de la rivière; = rmëts ad , PASCADO ; Omelette au lard 
una part; venez à l'écart, ou ^"'°" ^*" i Pâques. 
reiJrcz-vous à l'écart. TASCALE, diminutif de paf- 

PART-A-CO^ D'aillcuts. "' » comme, Paquet cft le dî» 

PAU'T^rrt': Ti.. minutif de pâquicr , & toui 

PARTEGO; Un croc , un dérivés de Mco 

^Vr.yV-A^'"'^'' ^*'^"" ' ^ P^SCO , oupACcosi La Pâque 

ZLll^/^ .^ ^""^^ flotté des mulier,avecr article, en par- 

aier?d;rrii. /""*''"' ^' '^'^' ^W de la Pâque ancienn; & mo- 
mer c de croc ert muer. dcrnedes Juifs, 6c en termes 

PARTBNEMEN de têro -, Un d'Écriture-Sainte, faire la Pâque, 
jr^d do*naine , une ceciaioe ^éparct U Pâque. N. S. mangea 

Tome IL S 



138 PAS PAS 

la Pâque avec Tes difclples. Let f^ni régime. LotCqn^'û eft CvM 
Conciles ont réglé le jour ou l*oti d'un régime , on mec Tauiiliai- 
devoic célébrer la Pâque. Les re, avoir. U ar pa(f^ dans la rue ; 
Juifi fonc la Pâque, &c. 8c non, il eA padE Cetbétkage 
On mec Piques au pluriel fans a pafTé à un tel ; èc non, & 
article , & on le fatc mafitfulin oaflé. P^tfa un libre ; Utc un 
en parlant de la Pâque des Cbré- livre d*un bouc i Tautre i & iiob« 
tiens. Faire fes Pânues » 8c s'il y le paCTer^ 
a un ad)edif , on le met au un- PASSADO ; Séjour ^ («kuict. 
gulier. Ainfî on dit , à Pâques Le ré|our eft d'un , ou de quei- 
prochain ; & non , â Pâques ciues jours j la (lanc« d'one » oa 
prochaines. Pâques fera un tel de quelques heures. McAis y avons 
jour quand Pâques fera venu. On fait un long ré)our » ou notu f 
nier cependant Vadjeâif qui fuit avons fait une longue (éance 9 
Pâques 9 au pluriel , & on le uno bânopaffâdo. AqUl captlnfà 
fait féminin dans, Pâques fleuries fara ifncOro uno ptitffâdo ; ce cfaa- 
Se Pâques clofes. peau me fervira encore quelque 
. Ce ne fera pas le payfah qui temps. Cndun iafàJkpafiiJoi 
dira , |e ferai celle chofe â la chacun y^a paflé à fon tour. 
Pâque , ou c*eft aujourd'hui la Tout aqutfto paff^ido ; tout ces 
Pâqutf. Ces façons de parler ne jours padés » 00 pendant cet 
font pas dans fon idiome. Ce nt detnier^ jourt. 
font que des demi-letttés, qui PASSADO ; Pa(!age d'oifeaar. 
confondant ces deux fortes de = Allée de mâifon^ corridor. 
piques dont nous avons parlé» Paifade en fr. paifage. =s Don- 
ne manauenr guetes de faire ces nec la palTade â un pauvre. Faire 
fautes. Il n'y a pas de doute qu'il «ne vifite de paltade , ou en 
ne faille dire « le ferai telle coode palTaoc. 
à Pâques , c'elt aujoutd'hxii Pâ- PASSADOU ; PalTal^ , ^rou » 

aUes. Af ex'Vous fait vos Paquet oa trouée à tuvcft un mur » ou 

:c. fans employer rarticle . qne une haie de clôture. r= PcJfÂàon. 

dans Us cas rares ci-devant mar- Voy. Mairas^ . 
qués. PASSADOftiRO; Bâcoa, Ott 

PASQIÉ \ Pâquier , adjeâif chaffis à paiH^r \z- farina , ou 

Çc n. pr. le même que , paf^l fur <)uoi 00 fait allée le fas dam 

& temps pafcai , ou temps pâ- une huche, 
quier , dérivés de Pâques. PASSAR^ Le Tuibcv : poiAôn 

PASQEJHA ; Se decarêmer â At mer plat. ^ PçJPbw; la Plie : 

Pâques. autre poiiTon de ttitr plat. 

PASQëroS; Pâques clofV^ou . PASSAR1UA ; Secbé * fecber « 

le Dimanche de Quafimodo s au- ou mettre fechet des. grappes dt 

quel les nouveaux baptifês auit. raiHn. = ' Flétrir « fanor » rider. 

toient la robe blanche qu'oti leur Las annados H ctt paSkrilia Ion 

«voit donné la uult de Pâques eb moûrë ; les années lui ooc flétri 

ks baptifant. levifage. 

PASSA. Pâjfat'hier ; avant PASSARiLIOS;oUf^râof ; 

bier. Paipt iuii I ^u)ottrd'hui- Du raifiu fec , du raî€n de Ca- 

pade. PajPd-lis % paflet fans dire bat , plus u fîtes que àts PafTes f 

mot 9 fans s'arrêter t fans faluer. ou de la paiire ; un des quatre 

PaJJa la farîno ; Czffct , bluter roaodiaos pour les collations de 

la farine. r= 7^^^ ; petcé de ta Caiéme. Les mçilleiures nous 

pluie. Je fuis percé jufqu'aux os. viennent de Provence, en lat. 

Qan tout ioura paffa ; quadd uvapaja, 

tout fera paUe » & non , aura PASSATA. v. I. Le droit de pe> 

pa(I<^> : parce que pafTec eft là fade qu'on lefott en'Albigtéii* 



PAS P A S i}9 

9A$SA-TËN ; Prefcrire. pUide ezpolîtion au foleit. Ki* 

PASSÊGRE , ou pë/sigrë; La fajhë pafi; vifage fec , dçcbar* 
Pêche , frpic du pccher qui s'é- né. Lorfqpe les enfant fechent 
crivenc Tun te l'autre comme la pac maladie 9 on die qu'ils com- 
pêche do poitfbn , & pécher du benc en charire ; fou pafit. 
poiffun. La Pêche quitte le noyau} PASSI ; La maladie des Pafllîs .• 
ce que ne fait pas le Pavie. efpece de phd(ie propre aux vert 

Le ternie pafiigrë convient à foie : ils ne proficenc pas quoi» 
également â la Pêche qui vient qu'ils maugenc , ils fechent Qe 
éc femencc & fans cuhure dans périfTcnr.eaital. tfppajOircyftchei* 
tes vignes & â celle des jardins , PASSIDÛRO ; Fiéiririure. 
ou en efpalier. La culture a ren- PAS610. v. 1. PaiiTon , pâcii- 
du ces dernières plus grotfes « rage. Pafio atrobara^ {pafctui 
plus colorées , plus pleines de inveniet.) 
Aie : mais elles ne font au fond PASSI OS. y. 1. Maux y fouf- 
qu'une variété des premières : franccs. 

Tune tk ta Pêche des vignes; PASSO-CHIN, oapaffo-jhimi 
l'arutre la Pêche des |ardins. Le jee de coupe- tête , auquel 

L'efpgl. Pâffega fe rapproche les écoKen s'échauffent en hiver » 
davantage au lat. ^r/!ctf. en fautant de dtftaoce en dif* 

PASSEGRIÉ , ou pgfsigrié; te tance les uns pai-deCws lei au- 
Pêcher , qui s'accentue di^- cres. 

remmem de pécher, ou ofifenfer PASBO LIS } La pafle, 00 le 
Dieu. pertuis d'une cbauflce de mou- 

PASSëlMA ; Parcourir un en- lin , qui traverfe une rivière 6c 
droit. 5'^/'tf/j;Sf;Aa; fc promener^ à travers laquelle les bateaux 
& non ) promener. C'eiï une pafTent. 

faute ordinaire de dire , allons PASSO-LIS s Le radier: rigote 
promener , fans régime , ou de bois ^ ou de pierre qui fest 
nous promenâmes tout le jour ; à faire tomber l*cau fur la roue 
comme â le jour avoir été de la d'un^ moulin, 
promenade ; au lieu de , allons PASSOS ; Les pafles d*ua miC- 
nous pronfKner. Nous nous pro- feau : groffes pierres poiéey de* 
menâmes tout le four. Je me bout de diftance en di^^smce fût 
fuis beaucoup promené j & non , tefquelles les gens de pied tra- 
l'ai beaucoup promené. Ce verbe verfent un ruineav q«i coupe «l 
demande un régime. Afnfi Ton chemin de traverfe. 
die très- bien i>romener un eu- PASSOMANTIÉ ; Un rnba- 
faat 9 un étranger , ou les mener nier ; & non , pafiTemeixiec : 
promener , "ic promener un celai- ci fait des padenent ; cde 
cheval. ^ que ceux des b<ibits de livrée. 

PASSE JHADO ; Promenade , ec v. fr. Tillbrier ; dérivé du v* 
«in promenoir. fr. trifoc ; xifCu, 

PASSëRAT ; Un motnean , PASSO ■ SOULITARtO ; U 
en ft. d'Écriture-Saiute, un paf- PaifTe folitaire : oifeJo de chanr 
fereiu. , qui a le port ic la queue dtt 

PASSËRO. Vof, Merfé-roukU. Roffignol te la caille du Mauvii , 
PASSI ; Plétri , fané , pallé. grtvélé coimne la Grive bi le do^ 
Une feuille flétrie , de l'herbe cendré. Il loge foo« les cuilei. 
fanée > ilne fleur patTée , une PAS50UER ; Une pikllôirer V. 
pomme ridée. Lorfqu'on manie Coulâiri, 
ar.e fleur , on la nécrtt avant PASTA. On pétrit la farine , on 
qu*elle foit palTée ; elle paUe corroie le mortier ^la gtaife. On 
torfqu'elle eft trop long- temps gâche le plâtre. Âto*^fimhpâiri 
i^it la^pUmc fU 4 'Ént ctup ifé»f^ i cTeft fou pen -coût 

Sij 



140 P A s P A 5' 

craché, ft. fam. Sa pafi që si mêt-à-fètrÏT, La hocbreft cke* 

fâfto'y il ne fait ce qu'il die. les pariiculiece un coâre qui ferr 

Plus on remue la pâte en la i pêcrii & à ferrer le pain. Vof" 

pduilfanc & en la jccanr de bauc MacA, 

xuderocnr , plus on y introduic On pafle la farine chez le» 

d'air qui l'erc à la faire reodtr , particuliers dans la hucbc avec 

ou lever , locfque l'air Tient à le fas & fur le bâton à faâef. 

ie rarelîer par la ^rroeacatioB Les boulangers la bluient avec ujr 

que le levain occaâone : ce qui bluteau ; efpece de cily ad re creux 

Sroduic les vides . ou les cellules gjicni de trois fortes de roilet 

'un paiu bien levé. A l*cgard claires & en£erraé dans un grand 

du monter , plu» on le corroie coffre. 

en y mettant le moins d'eau poT- Le terme , mes i pêtrfr eft d» 

fible « meilleux il eft. François de fabrique gafconne » 

Les terres fortes fe corroient, & û répandu qu'on n'en connois 

Iorfqu*on les remue d'abord après prefque pas d'autre, 

la pluie qui les a trempées :& les PASTIÈIRO di mouli ; La 

terres corrovées durcilTenc da- huche d'un mouUa â farine. On 

yanuge en (echani Se fonr moins dit auffi y la huche d'un tueur de 

perméables aux racines : les la- cochons » dans bquelle oa 

bours ne doivent avoir lieu en ce échaude ces animaux pour le» 

cas que p;Dur les terres en friche, dépiler. 

PÀSTAIK). Voy. Paftoul, ^ Ce vailTeau 8c cette £içon de 

PASTADOU. Voy. Clouriëta, dépiler font inconnus dans les 

PASTARIÉ. v. 1. CarUiro delà Provinces du nord du Royaume» 

paftaric', tue de la boulangerie. où l'on grille le poil des pous* 

PASTECO , ou cîtro ; Le faux ceaux à un feu clair de paille t 

floelon-d'eau , ou melon d'Ame- par l'autre méthode on arrache 

lique t fruit potages de la grof- les foies fufqu'à la racine avec 

feur du melon ordinaire ; mais l'épiderme ^ ce qu'on ne faic 

dont l'écorce efï ViSc » rayée de guère par le grillage. 

Teri^lair fur un fond vert- foncé. PASTIS , ou mataflé ; Gros 

Ses pépins fout d'un beau rouge, pâté : enfant joufflu , dodu , Se 

On le confit au moût. Voy. CUro, potelé , mais cacocbime & ftupî- 

Le vrai melon -d'eau qu'on de. Lorfque , ptf/i^à fe dit d'une 

snange crû & fans apprêt , fore perfonne faite , oa le rend par , 

commun en Italie où il ell connu un gros pataud. 

fouslenomd*uln^r/a, alachair PASTIS d* ancre ; Un pâté 

& l'eau dont il eft plein , de d'encre > ou une goutte d'encre 

couleur de rofe & fucrée : il eft tombée fur le papier, 

très rafraîch^ilTant. PASTIS, v. 1. Accord , con* 

PAST£NARGO« 6q lit, pafli- vention. 

naca; la carote : racine* potage- PASTIS. Voy. Pafiurgâou, = 

re . charnue , rougeâtte . ou jau- . Paflis ; ternae d'agricitliure. Voy* 

itâtre. Ses feuilles approchantes Fougâffb, 

de celles du perfil. Ses fleurs font PASTISSËJHA , pafiiJlJfa , oa 

en ombelle ,;ou en parafol.^ apachouna ; Patiner , ou manier 

PASTENARGOSAOUVAJHOi gro(Céremeni & mal-propremenr. 

la carote fauvage , ou le faux- On dit auffi , patrouiller. Les 

cbervi , dont la racine ^u'on cuifiniers pactouilleac la viande, 

mange en friture a le gouc & Acad. 

l'odeur de^ la carote des jardins. PASTISSOU*, Le Bonnet d*!- 

PASTËNGA > Faire paître. leâeur : fruit d'une plante cucur- 

PASTlilRO , ou mach ; La bitacée , d'une forme fingulierc 

liucfac 9 k pétrin ), fie nan > fie approchaatt dr celk d'ua 



P AS PAT 141 

Soanet d*Éiedeur , OU d'un t>âc&. paîffon & le brout d'un tel 
On la mange par tranches minces champ. Et .un tel a cinquante 
en ragoût. arpcns de pâtures Ce d'herbages. 

PASTO ; Pâte qu'on icrit & PAT , ou pax } La, Tique des 
<]u'on prononce diâ^remroent de brebis. Voy. Lëngâfto» 
patte d'animal. L'a de ce dcrniec PATA , ioûlsif^ ou toulfa ; Un 
elk bref. On dit des chofes qu'on Pata : ancienne monnoie» appe- 
a faites trop cuire. Es en yâfto ; lée Double. Un double tournois 
cette viande eft en charpie j ces qui valoit deux deniers. .Le Patà 
vetmicelles font en bouillie; ces exifte encore dans le Comtac 
pois, ces fcves font en purée; Venaiflin 9 où il vftut un pcn 
cette compote eft en marmelade, moins que le pata ou double 
Pâflo de poumon 9 pefto d'aouhri' tournois. Nlf dounariëi pa un 
tfos ; marmelade da pommes 9 pata ; fe n*en dcmnerois pas ùa 
d'abricots, &c. Double. 

PASTOMOURTIÉ; Un rabot, PATAC j patacs 5 Coups de 
«me houe à corroyer : outils de poing , ou de bâton. = Patacf 
snaçon pour corroyer le mortier, oafiafc ^ le bruit d'un foufflec* 
Xe rabot efl en bois : la houe du grec , patajjein ; frapper, 
cfl un fer large & emmanché PÂTAFLA,ou^<ir0/?eAr,dit-ott 
comme le rabot , d'un, long vulgairement ' lorfqu'On entend 
bâ ton . tomber quelque chofe avec éclat; 

PASTOÛIRO ; De la bauge, ce qu'on exprime populairemenc 
<lu torchis : mortier fait de terre à Paris en difant , quarante- 
gralTe humedée & mêlée de paille, cinq. 

•ou de foin -, avec ouui on bâtit PATAFLÉ ; Gros enfant jouf- 
dans les endroits ou la chaux ieH flu , cacochime & Aupide. 
rare ; comme dans tous les en« PATANTÊINO, ou potantilo ; 
droits d'un terrain graniteux. La prétentaine ; & non , perten- 

PASTOUL ; Tas de mortier taine. Courir la prétentaine ; 
corroyé & prêt â être employé , courir çà & là fans fu jet , fans; 
ce qu'on . en corroie en une deflein. 
fois. PATANTÊROU ; Homme qui 

PASTOUL ; Un patrouillis : court â chevaL 
lieu où Ton patrouille. PATARI , patarîno ; Vaga- 

PASTOUREL , paftourelë , bond , gueux qui court le pays, 
diminutifs de pâftrë ; feune & PATARÔCOS; Petites nippes, 
gentil ^berger. Pauftourêlo y paf- guenille^ d'enfant. 
sourelëto ; jeune , ou petite ber- PATATOS ; Des Topinam* 
gère : termes favoris de nos . bours. = Des pommes de tetrc : 
Pob'res. ^ racines , ou tubercules de deux 

PASTOURËSSO ; Boulangère, plantes de dilférent genre que 

PASTURAL. Voy. ro/iicrg^it. nous confondons fous le même 

PASTURGA; Pâturer. Lesche- nom, 
. Taux pâturent , les brebis paif* Le Topinambour eft du genre 
lent. On dit pâturer 6c paître ; des Soleils {virofourël) donc la 
j6c non , dép^ître. tige haute & droite eft terminée 

PASTURGA7HË ; Droit de par des fleurs jaunes radiées, ta 
pacage ; 8c non , de dépaiffance. pomme de terre , du genre des 

PASTURGAOU & pafturâou ; Morelles , eft une plante ram« 
Un herbage , des pâtures ;■ des pance â petites fleurs purpurines» 
pacages , une vareune : érendue 8c donc le tubercule eft roueeâ- 
de pays où il croît de l'herbe tre. Ces deux racines fonr tari" 
qu'on n'a point femée 8c qu'on neufes & bonnes à manger ; 
as fauche pas.* 'po dit auifi U nais la dernière eft tneilkace» 



T42 PAT 

Ko4M n'àvoos pas la vraie Pacarc»* 
ou pkicôt , Batate , qui ell un 
liTcFOiy, ou Volubilis étranger. 

PÂTE , ou ioungâno > Ua 
laint]>iti. Voy. Loungâgno. 

PATE i Scrupuleux , iiniple , 
tfmoré y qui a des peines de 
coaTcieuce Tur les moindres cho- 
Cet. Aruu fis un patë \ aliex 
1MHI) cKs iin bon garçon. «Sc'j «/>• 
pacito ; vous êtes une bonne 
mie , vous avez ttup de âoipli- 
cité , vous êtes trop (crupuleuTe , 
vous vous fakes des peines de 
sien. 

PATER \ Un gr»in de chapelet 
«tt de patenôtre. Un voter de 
Uch ; un grain d'agatlse bénit 
que les- nourrices portent pendu 
au cour 

PATEa-BLAN f La Pérenotre 
.^aoche : prière TuperAicieufe 5c 
ridicule cfont ceux qui en font 
zélateurs promettent le Paradis 
à ceux qui la difenttous les jourt. 
Si y a peu de femmes de la cani- 

Îagne qui ut fâchent un^ater- 
lanc , ou un pactr de Caigndos » 
de S<e Anne » &c. Oraifons pa- 
acUlcs^ â celles appelées de trente 
fours, auxquelles le peuple fv- 
'*' perilitieux attache fans railbn 

. 4ies etfèts merveilleux. 
, PATERLOSj Lesfeifes. 

PATEROU , pateroûno i Un 
béat , une béate. 

FATEROU î Uj» pcrot, ou 
ycitc père. = Le Frcrc qui ac- 
compagne un Religieux. 

PATES , ou patouis. Le mot , 
patois eft un terme général qu'on 
applique aux di£Ferens fargons 
gro<fiers & ruftiques quepar^ le 
haa peuple , foie dans les Provin> 
ce» , foit dans la Capitale ; puif- 
^*on dit , le patois normand , 
cbampenois « & le patois des 
]»alles-r mats il paroît que cette 
forte de langage n*eft réputé 
fuAique & grolfier que relati- 
Temcnt â un autre de même 
genre qui eft plu5 pur 9 plus cor- 
reft, plus cultivé, que parlent 
les perfonae^ kctréeTf ou biea 



PAT 

Amfi le pacots nonnaad , pt^ 
ex. tl\ un patois du fraBçoii ; 8c 
il n'eft réputé tel , que parce que 
ce langage du bas peuple de Not- 
mandie , eft du françoit €i>rroin- 
pu , ou akéré U fort infiérienr i 
celui de la Covr fie des b«niiêtef 
gens de la Capitale t en an mof , 
c*cit un langage dégénéré d*uae 
langue plus pac faite ;. mai» de 
même genre 8c qui oBt l'un 
8c Taïutre une origine commune^ 

Il n'en eft pas de même d« 
gafcon.ou^gaedodea , aQi|ttei 
on a donné la dénomioatfon dt 
patois par une efpece d'avitiiTe- 
snent , par Toubli où il cA lonbé 
depuis eovîion un fiedc» faute 
de cuicute« ou d'encourageraenif 
undss que depuis la mëiae épe» 

2ue , où s'çit appliqaé â pe^- 
lâionner la langue françDi(c 
qui a £iit prefque édiplct fea 
ancienne rivale 8c qui n fiUc 4t 
plus en plus dédaigner. 

Le languedocteo qnoinec aé- 
gltgé 8c en partie dégénéré , 
n'en eft pas flaoins une fauigme i 
part » loin d'être le patois d\M- 
cuoe autre : langue au(fi liien i 
fui que piiiilent ^l'être aucune de 
celles de i'£urope , ^ qui a fcf 
termes propres y fa fynuxe 8c 
fia prononciation emiéreibent 
étrangères au françois ; te déét 
le génie , le tour des phiafiftt fie 
des coniittiâions font fi diffih> 
rentes de cette demiefc laagoQ » 
qu'on les appelle gafcmMÛnes 
lorfqu'ils s'y trouvent nélés^ 

9> Le nom de patois œ |ie«t 
. y» convenir X une laAgue îvtbCxî» 
yt tante » ( 'dilènc O.' Vaillette 8c 
9> M. CotiM de Gébelili) « de- 
9» puis plus de qainze cents, anv, 
» formée fttr 1^ plus anciennes 
» de l'Eutopc y plus ancienàe 
» qâ'aucuaede noslangâes^no- 
» (Krnet % entoe autre le firas- 
3» çojs » 8c dans laqaette on 
» trouve tout ce ^ai- oonitiiiie 
M une langue abondance à cet- 
» tains ' égards , 8c fut •tous- 
» agréablei; 9 

U a!/ a f«s df dawt qi^îl 



PAT ^ A T I4Î 

tt^â manqué à ce pcéiienc!il-pa« ventés pour exprimer U •tt<m 
cois pour devenir a, Ungue do- grande rapidité de quelqa*aa 4 
«sioantc du Royaume , que de parler , 6c pO'ur s*en moquer, • 
Vêtre trouve dans les mêmes ? ATO. V oy. Câhro i lî»rte ^ 
ctrconfiances qui ont favorilé vermine. = Pdto. \*yy. râtù* 
■les progrès de ta langue françoi- PATO \ Terme de maître à%^ 
te f ou que nos Rois enlTent pris criiure ; un cadeau : grand trafic 
pour la Capitale de leur £mpi- de plume hardi. ' On fait 4ivec 
.«e & Irur féjour ordinaire » une beaucoup d^adteffe avec cette 
des villes de la Languc-d'oc .* force de traits « des delTeini d^aiT* 

fes mauvais goût. 

PATÔFIO. Voy. Pitôfio. 
PATÔLO *, Une talocbe , «« 
coup de la main <ionné ùit !fai 
tête. =: Un coup de fouet. 

PATOUFIÉ ; Conteur de for- 

nettes« Pato/ifios ^ fornettes « 

contes de vieille. Vo/. P^iôfa êc 

Pëtoufié, : 

PATOUL ; Mavgeutllls , p». 



c'efl bien alors que la Langue 
«l'oil eut écé regardée à plus 
-îttfte titre , comme un jargon 
^roffier 8c ruftique. Vo/* i*ati« 
Jtouman, 

PATETARIÉ; Lanabinecir.nz 
Scrupule, iimptidté-, les petiteC- 
f es , ou. les minuties de la dévo- 
rion. Tout aco ftu. pa que de 
ftuëtaries ; ce ne font que de 



vains fcropules, que des baga- trouillis : lieu oui'on patcoulRe* 

xelles , desoiaireriss,Ar'^|f<t9^W!e On le dic>d'uo bouiJMer & d*aa 

pAtëtarUs à dire.; U n^a que des potage en déCocdre. H ne Grh 

miferesi vous dire. rots ^ dit<o« , manger de -ce 

PAT£T£5HA;Larobiiier,agîr patrouiUis. Quantë patoul .' >^vu^ 

«onchalamment , vétillec, ibar- margouilBs! 

£uigAer , faire kntemeot & à PATOULI A « 9n^zr/^tt//ii , TnajT- 

2ivar(ês reprises. troulia ; Patroiiiller 9 ou maniée 

PjiT£TO*UN;Le)eu diiPied' ^dqpè cboie mal-proprement. 

de-bocuf:)ead'enfancjiCeuxt}ai Les gens délicats ne UttroicBc 

l'iramnfeiu mettenriesmaJaB^ies manger la>! viande qu'on a pa- 

uns fous celles des attirps: «eliii uouillée 9 ou le potage daaa 

qui a la fienneiK-deflaits. ds leqjiel on a patrouillé. On dit 

coiises 4 die en la.cetiraat.& en la aii2fi , jpatiooiiler dans la bo«e« 

pdaç^at fur le tas jdts auife» *» Les en tans fe plaifecic à patrouil*- 

patiro un. ; celKi'd'apiffs dit » e|i kr dans les 'XuUTeauz àcs rues. 

^lUamt de mâme , jituêta dous^; PÂTOULIAR ; Le plumitif : 

& ainlî des autres iufqu'iaeiif.; papaer ^ngikial' fiff ieqoel ois 

te le demier à qui ce tiombre éccit le fomotaire^des Atr^ , des 

écboic dit en «étirant fa maixi 9 Sentences. - ; • î 



patëco nôou 9 tinë moun pé>éS 
éxôou^ & faificda. oboia de £elui 
•qui i*n au-delTus -jdes aMtnes 9 ai 
^oi par cette rencontre <dok p«]r<er 

■ PATI; Cour. 
Voy, Bujfhcour, 



f ATDULUai^ j l^atrovillage» 
faleté. .•.:•' 

P^ATOVEiAi^lÉ/, Un lavoir ; 

fie no»<, utHe feuliaÂde ; ce terme 

o-éant fMnct»9 daps aucun Cent* 

Baffi: -notitr. Voy. ilTat t. • Sauliar, . Le lavoir tft 

l'eadroic à potiée.d'uite cuiiîoc 



PATI ; Soaârir* Patilasfêi' «d lait lave la vaifTelie. 

ros; fouffrir le marx^se. Lm : PAS'Qli^LlOVSi fkmrlieirir. , 

podë va puti ; )e àb puis le . FAJOUSt.Cdluiqn'ieil axtt- 

(anStir, ... ^1^ djtoeÀKUiote vermine. Vof. 

PATIMCN ;Souflrranccv nfi- fClîénpk; :^ ,(, 

f«re. PATai)FA3Slj.,]Unmic-mac, 

PATIN^PATO&RLO ;.:.lUtti- snaquigOMiage , rripotage , ma- 

f ata y oufarééiAiidà';aaqi&ip- nigance AptaiiqM fêccetic p0«c 



144 P A V 

^odqse nuMvaifc w. On bb 
coBDoSc ficn i wom or tripota^, 
i ce mk-oiac. = Fmr^é^ ; ua- 
cas, cmiMuras. 

PATftI • PATRA : Ei^prcflioii 
^*oa cioic étfc anc iiBîcatâoo da 
noinreiiienc , <m d« bruic que 
£ûc OD cheval allanc ao troc Se 
«|o'oo rend co fr. par, cra-tra- 
tra. Vîrple a cxpriaié bien dif- 
focmnicnc le galop pac la mefuce 
dt ce Vers : 

Qmadrmpttamefntrem fimitm, ^stf- 
ux UMgKia uat^m. 

PATROUN-FANGHËT. Voy. 

PATS. T. 1. La paix. 
PaTUS , ou poits i Pltnrage 
où Tooc paître les bocofs , les 
l»rcbis, les cocboos. On a dans 
les Cevennes le Paiis des cbâui- 
gnerécs pour les cocboos : après 
qo'oa a ramaflc les ciiltaîgncs^ 
il en refie encore aflez fous la 
-feiille , oà ces animaux font 
liabiles i les décoorrir. 

On entend en général par p«- 
tis , nn maoTais pâiorage. 
' PATUS ; Ba^e-couc<l'uoe écn« 
jie. = Un chemin. 

PAVÉS 9 pavit ; Un pavois .• 
fone de grand boodier i «ne 
- targe de ionrenr. 

PAVESIÉ ; Soldat armé d'un 
pavois. 

PAVOUN; LePaon. pr. Pan.* 

-oifeao de bafle-oour , donc la 

femelle appelée Paone, fe pro- 

.nonce , Pane ', & lespetiu Pao- 

seaux, pr. Panaux. 

Le Paon fe prtcBê' «oofours 
dans la naft' iiir -ter endroits 
-les plus élevés .'iteft de bon guet j 
4iu plus loin qu*il apperçoit quel- 
qu'un dans la campagne , il fe 
met à crier : Ton ramage ou Ton 
cri eft affiretnc Se ne fe rapporte 
-point à Ton plu'rnage , qui eft 
Tarie dans les mâles des plus 
belles couleurs. C'eft le mâle feul 
qui fait la roiie Se qui femble 
avoir en vue de la faire admi- 
Kct Se d'tn liMC yaimé. 



P E B 

PAVOIH>iA (j^) ; Se fans- 
der : nuÊ^ba avec mu air d'oT* 
fentaiioB Se de complairaBCe 9 
comoie «n Paon qai étale la 
nchelfe des cosleers de £a qvene. 
PAZIMEN ; CaneMidctcne 
CBÎtc. V07. MmmL 

PAZIMÈNTA ; Carreler. Cte- 
hn patimfnrJUm ; chambre car- 
relée. 

PE ; Pied. Pé-ég-goûrém ; pied- 

boCy o« pied eAropic Se mal 

toomé. Témi pé ; piêter : leiiiie 

de jeu de boule. := Tenir |ea. 

Térê pé à câcmatm ; fuivrc qnd- 

qu'on pied à ^ied , marcher avec 

lui d'un pas égaL I>ammBt hms 

p^ëj à MM ëfm ; vêtir on ea£uit, 

lui donner la première robe. Cet 

enfans devient fort » dit-on » fl 

ett temps de le véitr. Se crti *s 

pé^és d'doM boM Diom ; il croit 

tenir Dieu par les pieds. Fa Imts 

piîës c las rnoMS ; en^beUk'on 

rédt, le rendre intcteffant .par 

les circonftances Se les épifodes 

qu'on y afoo:e. Sâouta de pé- 

jhoun ; fauter â pied foint. Li 

pafiê dB pi'jéùmM } il y pafiado 

plein faut : de £mple foldat , il 

devint de plein faat Capôcaina. 

Troubé fmkûzo iM /omm pé i il 

trouva chaulbre à fon pùd. ta 

pé-ïiourdcM ; tenir pied à boule 9 

oa être affidu à fon travail , ne 

point quitter fon occapaticm. S(ê 

cioUfa d'MM-pe-'Mâomtrë i fe mé- 

cbaotTer.- 

PÉ-BATRB i Gagner au pied» 
s^enfair. ra. pé-bani i nnenré en 
fîiite. 

P£D£R0U,'OO D«6«r£iio-, Le 
poivre d'Inde, ie poivre -de 
Cotisée , le piment : plante étran- 
gère cultivée dans nos pocagpfs 
dont on confit la goui|e au vi- 
naigre lorfqu'elle eft encore tca- 
dre 8c vene : elle fctt au même 
ofage que les caprts. 

La gouflè y pvt . fruit do- plmear 
devient en mûriffant d'un rouge 
de carai)-'; nom que ce fruit 
porte alors en languedocien ( 4ê 
cBMraUyitïiccA à ce point un 
de» pfav inoknixftttftiq^f l VtA 

qvii 



( 



P E B , P E C >ï4$ 

i|ui avoic mis Horace de G mau- PEBRli» v. U Épicier. i>. IJc* 

Vaife humeuc , n'ell tien auprès, pebrarius ; c'étoit peut-être aa- 

tJne petite miette fuflfit pour met- trcfois la principale « oti la feulé 

tre le feu â la bouche.. Nos pay- épice connue» 

fans s*cn fetvent cependant en PEBRIÊIKO s Boîte â poivre» 

guife de poivre â petite dofe. Les ou un poivrier» 

Efpaguols en font une grande PhC , pêco $ Niais 9 fot qui 

confommatton. ^ fait Teutendu^ = ^^jtiiihp^coj; 

FËBËROU , pëvëtëto , oa des mains engourdies. 

lach de pûto j L'cpurge , l'éfule» PÈCA. Aco's un pëca de iou 

bo cacapucia : efpece tle thyti- dëftriifouna $ c*eft confcience ^ 

Biale , pufjgatif bidragrogue t ou je me fèrois confcience d*jn- 

cinq ou un coques d'épurge ^errompre fon fommeil. On dit 

rumfcnt pour purger le plus ro- audi dans le fens cjj^ pëca^ c'eft 

\>ù^c porte-faix. Les payfans ne un meurtre de ne pas donner uoe 

tt défient pas aiTez de ce purga- éducation â cet enfant. s= Acù 

\\\ qu'ils préfèrent i, tout autre , fou mous pëcas | c>it une croix 

foit parce qu'il ne leur coûte que Dieu m'envoie , c'eft mon 

rien , foit parce qu*il leur eil héau , c'eft une pénitence ou unô 

préfeuté fans apptêt des feules punition de mes péchés , dit un6 

jAiains de la nature, moins fuC- roere en parlant d'un enfant in*^ 

^e£te pour eux que celle d'un docile & libertin. 

Apothicaire. PECA ; Dommage. Qattië 

PEBRA ; Poivrer, au figuré ^ pëca/ quel dommage» par ex. 

Survendre ; vendre 9 ou acheter découper cet arbre. Es un pëca i 

chèrement. P^ou Iou pëbraran , c*eft dommage de lailfer perdre 

dit-on à quelqu'un qui va àche- telle chofe. Les Italiens difent 

ter d'une denrée » on vous la dans le même fens , f^ecc^ro .' . 

falera. ^ PECA. Se p'éca de cami } fe 

PEBRADO ; Un civé. == Une tromper de chemin ; &c non , 

poivrade .* fauce faite avec du fe manquer. JL*ai pëca ; je l'ai 

poivre « du fei & de l'huile. manqué» 

PËBRÈ (/tf) 5 Pcfter, enra- PËCÂIRË pècddor ;?Uhcuu 

gcr. ^ S'il jhuft â pënaferafalvats 9 ël 

PËBRËlHA ; Avoir un goût fel ^ ël pëcâirë , on aparam i Aie 

piquant comme le poivre. jufte fe fauve avec tant de peines 

PËBRIANO. Voy. frigoûlo* comment l'impie 6c le pécheur 

PEBRIÉ^ Le Virex ^ ou Ag- pourroi]^t-ils fubfiflet ! 

liuscaftus ; & non , poivrier : PECAIRE.Voy. récAfl/rë. 

plante qui ne - croît que dans VkCH , puéch , ow pioch, Vof« 

les îles orientales* Pitt, Piech-pûrol j n. pr. mon-" 

L'Agnus-caAus e(l un arbrif- tagne pie^reufe. ^ 

feau dont les feuilles relTemblent PECHAIRE , pëcâirë y pëcairë- 

à celles du chanvre. Le bouton toyouloupâcuroti interjeâioa 

de fes fleurs eft de la groifeur decompamon^ de tendrefle , dtf 

d'un grain de poivre , il en a un dédain» &c. qui fe rend dilfe-< 

peu de L'âcreté ) c'efV ce qui lui temment tn fr. Un tâou ësbë di 

eu a fait donner le nom. plaonë , pechairë ! un tel eft bien 

On a cru riiifuiion de fes i plaindre ^ le pauvre hotnme ! 

feuilles propres a éteindre les Ses touta amalu^âdo ^ pëehâirë*. 

ardeurs de la concupifcence : les elle s'eft toute fracalTée en ..toi»- 

VcAaleS en mettoient , dit*on , bant, la pauvre îtmtt\e\ Es tan 

des branches dans leur lit : foi- jhoûino , pëehairë l elle eA ^i 

ble rampart pour la vertu de la jeune , la pauvre petite ! Qëfck' 

continence! fan a^!ës ëfatif pechairë l qtK 

Tome Ih T 



146 P E C PEG 

^erkndnmc ces Msvret petits FÈCOS. £ Um jêêmm fiet% 
cnfaos ! Pickslri! foâi U m^ 



|*ai les maint aoafdcf 9 oo en- 

léom ; bèUs ! \e fais bien ma- Bovitiies de miid. := Pi€9t ^ 

lade. Qi voÊUfUgmif pickàiri ! unies an |cn de maiL 

hélas ! que \e vons plains! flhUs PtCOUL , on fëeSU ; U 

mût , fCk.kairêù ▼eoez ici ma non- Qoene » on le pédicnle d'nn frnit, 

poniie , venez mon cher enfant. a*aoe lèoille. ^ Le pied d'un 

PËCHAIRË , n'eft qœlqoelbis banc . d'une cbaife , d^bne m- 

qu'une fimple ftviicnle explctlfv. ble » le pied » U qaeaonîUe 9 on 

AJiCmèn peckairi diwÊomrmsi eh la colonne d'un Ut. ÊfUca mm 

dame finiflez. Pickûiri «ou ^- ifâM dom ptcoÊd J'éom iié ; atti« 

wtarapa ; Tcaiment ! ce n'efi pas cher un cn£ui à la qtntwiill c 

pont Tons , TOUS n'en tltetcz pas. d^un lit. 

Qix»a mêci ^ckmiri ; quelque PECOUL. an 6g, srollè faon 

»i^ud peut être s'f fiecoic y i be , bras dodu , on vigooicni» 

d'autres , &c A dibt picmmlsi il n de bons 

Les paf fans de l*An§oomob 8c piliers, 

du Poicou , difent au lien de , PÊCOULli , dimlont. de fi* 

féckàtri » bonnes gens ! eh vrai- con/ > petit pied de banc 

ment , Monâcut , {'avons ben PÉ-COUQË » ou pé-r^mfbm 

du mal y bonnes gens ! quand Sâoium. à pc-comfi ; fanier à 

l'avons pajé les charges , \c n'n- cloche-pied. 



Tons plus rien . bonnes gens ! PECOULA ; Fnmier de dUC* 

Le terme pèckmiri répond an dn , crottin de ' 



▼. fr. le pauvret , la pauvrcue , PÊCOULA ; Lâcher dn ciM- 

qni fout les mêmes que les fo- tin • du lat. ^ecni. 

vtrino « pcpereao 9 paienUo , on PEDAS. Vojr. Drwpei. 

les ptckmiri des Italiens. PE-DE- BIÔOU ; la groflè tîo» 

PÊCHAOU ; La poiiiine. lette pl^tie : focie de gioflè %iie 

Pf CIAR. V. L Brifer 9 mettre peu délicate^ 

en pièces. Os no pidarits di Pt-DËSCAOU; Nn-piedfyO« 

bd ; vous ne briferez aucun de pieds-nus. Des Pénttens Tonc 

fes ou{Os JKM contmimmrtis ex eu.) nn-pieds aux p ro c ctfun s. Cmmhm 

PÉCO ; Manquement y faute, pé-difcâoa. ; il marche , on il 

nbTcnce. A fu mao graa p&u ; va pieds-nus. A mm pé jifcâùm ; 

il a fait nne grande faute. Fa il a un pied nu , ou dêcfaaofll ; 

p^co 9 ^re l'école bniflbnniete , & non > dccbanz. an figncé 9 pi 

liîpper b clafle 9 on s'en ablèn- éijcéom ; nn va-nn-pkds , na 

ter. = Lm vûuo m pris pito ; la pied poodrenz. Les payfiuit 

TÎgne a coule 9 c'en-â^dize , les n'appellent le lonp , par fnperi^ 

fleurs ont été fiériles , on les tition y que par le nom de « pé* 

grains de la grappe n'ont point difcdom, 

sooé; dérivé de i^Sce; manquer. PÈFOU; Boo drille, boooom- 

PÈCOLÈBRE ; Ticaillenr 9 pagnon. 

apprentif chaflenr. PÉfOUNA ; Se donner dn Boa 

nCÔLO 9 00 pitéh ; Crotte , temps. ^ 

czciément dur «c arrondi des PEFOCNARIO ; RaiOesie » 

perfonnes conftipées 9 les crcxtes plaifantetie , booflonnerie. 

des lièvres « des lapins 9 &c. PËGA » Poiflèr 9 endoire de 

souîoncs moulées fous la même poix 9 mettre nn emplâtre de 

foime, Bc dures dans l'état de poix. Poidèr le bétail, le mar* 

fanté de ces animaux de même qner a«ec de la poix ; ce qui 

qne le crottin de chèvre 9 de nit pour la totfon nn déchet 

biebfs & des fers â fnîe. Vof* qui c'auroît pus lieti fi l'on im* 

Cétgmrôct. piimoit ces maïqnes far la tèm 



> E O P E I 147 

4ei inoacoDs , ou des brebit. Le Ciel veut qu'ici-bas chacun 

PËGA« oapëgâott', Un broc. aie Tes fâcheux <, 

r= Un pot de vin : mefure de Et les horomes feroienc fans ceU 

Toulouie pefant huic livres. trop heureux. 

PEGAL. Voy. Dourco , ou 

dàurgo, PÊI ; Un poillon. 

PEGAS» ou pggoumasf £m- PÊI , apit , piifsës ^ pêijfbs» 

pUire de poix « remède univer- Voy. Piêi, 

feldcs Médecins de campagne» ou PÊI , ou piêi; La ville du 

de ceux à qui on donne ce Pui » Capitale du Vêlai, en lat. 

nom. éuticium^monsamiciijbc podium^ 

PËGASSOU ; Petit emplâtre de qui défîgne la butte., ou le mon* 

poix. = /'%tf^u; terme d*in)ure ticule fur lequel Tancienne viUt 

qu*on dit à de jeunes cordon- & la Cathédrale font bâties. 

iiiers. PÊILA , ou pëftela : Fermer â 

PEGO ; La poix noire , qu'on -Iv.,. .-^a«^ , r 
tire des arbres réfîneux ; telouc j,PÊILADOro ; La fermeture 

le Pin , le Sapin. On en fait *^ ÏÏ^PJ"* ' ^ !;2!,"T''% 

chau6R:r le bois dans un four . PÊILE , ou p?/?^/ ; Le pêne, 

dont le foyer eft en pente 8c «?"cfo« »^ P^lc d'une ferrure 5 

par où la poix coule. = La poix 5»«^^ ^« ^" "jo^'^e W "»^'« 

5e Bourgogne , avec quoi on fait ^«'^ ** gj^*';-. ^\ P«nc â reflbçt 

les empîâtws defficaiifc. Nggrë J «'^^^ **« foi- même, en pouj- 

coumo lapigo ; noir comme de ^î«5 ^ ^'l'' *"/*"' '^'"?" ^* 

l'encre /ou comme du |ayet. «^^f- ^^ P^°« ^«>^'?V'' '''''''* 

Poix fe prononce comme, pois, ^V^tm^** '''"'**•' ''^» ^ • 

légume , & • comme poids ]qvl . ''^1^0 , particule d'adanra- 

gravité, en b. br. peg. ^^^^ ^^^^ ^^^^^^ . ^ ^ .^J 

PECO -, L'Afphaltc: forte de mëfajis mâou i foin/ vous me 

bliuinc minéral que la chaleur faites mal, = £tfm4i/op^«iot'^ 

fait découler de certains rochers , toûft ; la mâle- rage de la faim te » 

& qu'on emploie pour les bief- «éve , du grec , ptina ; la faim. 

furej , pour Tes douleurs. Ro de PÊiNÔlKA. v. 1. Saifie. 

la pigo ; rocher bitumineux , to- PÊINQRA. v. 1. Caution, gage^- 

cher.d'Afphaltc. fureté ,.oantiaement. JMKrèr^ei^. 

PÇGO. Vojr. Pëgous. npras y engager , donner en. en- . 

PËGO ; Lç méconium : excté- gagjeine<it. Risëmer pfinoras^tt? - 

tnent hoir &:^ épais qui s'amafle tirer, racbeijer une chofe engagée* - 

dans les inteftins du foetus . 'tiijirans.sëspêinorasnojui^ 

pendant la groïïelTe & qu'il rend él^^fi.y.<{\» les étrangers ne 

p'ar le fondement deux ou trois foipnt point reçus à plaider , ou 

jours après qu'il .cft, né. Voy. éjKiutés en leurs demandes , s'ils 

Boutâdo, n'.ot^ç .point .de répondant. Cofifi 

PEGOyK^.; Un torchon. d*Al.ÈUfrutidglapêinorai\à: 

PEGOUS ; Gluant , qui fe petceptîon des fruiu d'un biea. 

prend aux , doigts comme la pris en engageaient. .i 

poix. • £• ■ ' PÊjll^bRAMEN' V. L Eoga« 

PËGOPS^ oii pigoi Un fîl- g^naeiie. Taâion d'hypothéquer* ^ 

cheux , un importun , iquï eft â PpNO.R>AlC- v. |L Saifir. .£?' 

chj^rge U dfont il eft au^ diffi- , alcuns koms CUrghës « o Ca«; 

cile de fe dé^arra^Tér qiîe de la valiers ; o âoutrës ëflrans dëoutét' 

poix qui tient aux doigts. Aco's rën d*a(ci adënan ad alcuns honUl 

unfëgousi c'eft.ttQ,fâcAeiut| lia . d'AUP » é clam s*ën fan â la* 

ennuyeux* ^ ' ' G^r^^fimn ûdoba^ iStialjsii^ 

Ti; 



r4» P E I P E l' 

sidor , aqu'él en fa përjhna 9 o faite en forme de eibeclerr- 

in las câoufas dëjlreinër t pêi^ te lerme fr. pérelu ou pére« 

nérmr > përo non voUm që hom le * eft le même que Docre péirëla^ 

prëndan las perfbnas dûs CUf' proDoïKc en Crançots : il n'a jpai 

ghës. Coft, d'Al, a^iutre origine > le ce derniec 

PEIQE ; Puifcjue. vient de , pêiro ; pierre > ou ro* 

• yélRADIS. V. 1. Pierreux « cher. Ceft de là auûS que dtti- 
couvert Hc pierres. vent , pcrrete , ^éronneltie. 

' PEIRADO i Une buvée : ce L'Orfeille^ plante 'analogue i 

O4i*on fait cuire dans un chau- la précédente « & qui fcrt pool 

dron pour le repas des pour- la teinture en rouge-cramoiâ » 

ceaux r dérivé de péiro. Voy. cd un Liken coralloïde. On pré- 

^irdou,^ fere la teinture en rouge de 

PÊlRADO i Chemin pierreux. l'Qrfeiile à rout autre , ^ur ca- 

t:^ Piirado. Voy. Artëliado, lorer refprit de vin des tbet- 

PÈIRAL; Tablette d*appui ,' rooroetres >' parce q^^elle'()sdcço•• 

d'une fenêtre , dNin balcon f. loce rooiiu. 

d'une rampe d'efcaliec.s: PerraZ, PÈIRIÉ ; Maço», Ac piopre^ 

ou rouvil f la margelle d*un puits; meac , maçoo ' qui fait des murt 

pierre de raille qui extermine It d pierre fecbe 9 ou en corcbit j^ 
bord fupêrieur , ou le haut du • avec du moelloii. On ks appell» 

parapet. On dit , la tablette Limoufîns â Parts.«n t. fi. M»* 
d'une cheminée. . Ccron. b..ku. Mocerio^ 

PÊIR4OU. Voy. p^x>iÀ>9^ PÊIRIÉ; Un catcier: ouvrier 

PÊIRAOUBO^ oa pêinoblan" qui travaille â tirer la^ pierre de - 
€o; n. p. Picrreblanchç. Çeùs' U carrière ^ & non , ccaceur. b^ 

qui poi-tent ce nom ne fe font iÀim-peintrim, s= ^êifié ; lailleitf 

pds eccore avITés de- le ftâncifer. de pierre. 

• PtlRE (San) ', St, Pierre. ÇÊIRlÊip.Ô:,^u plirA>a } Uao 
Mofsën pêirë '^ Maître Pierre ,, carrière : rocher d'où, les. carderic, 
qa*oa ne peut confondre , comme & les cI^^uFouroicrc tirent de la 
en fr. avec une pierre, en lan- pierrç, au moyen d* un taillant^ 
^edocieu , Piiro , ou CaUâou, H c'cd de la pierre de taille » oa 

Le n. pr. jpêirë eft devenu fur- du pi(^ & de la min,ç f 6, c'e(^ 

notp, de même de pâou ; Paul 9. de la roche â moello^^. 

depuis qu*ilfr ne foàt plÂs- u(ités On Ut fur çè fuj|,éc dajis U 

comme, noma de baptêiné , ou Diék, de l*Acad. J^èrri^re ; fermer 

oa'oa les prononce en langik-i dé Yuelques' Provinces j: û. ce Dicr 

oocien , en parlant kin^oii,'' tronnairé eltimable qiii coQcienc 

*- PëIREGADA* v« 1. Chû'ce de bien d'autres termes dç cett» 

jLik^t.Piirëgmda dëjïëndeéé^ieety forte ; tels entre aoytres que ^ 

n' tomba du ciel une gro(le«'grêle. ' cadôlç > jcoptèr ^^ çwrude , jàm- 

PÊIRÉLO , ou piiràunilo i' £a beue , &c. vouloic iacçnejlUr le» 

Pitéle ; efpece de LilftilSroIfFa- termes du patois d^ ^.roviflceSy' 

dé i plante qui s'attache fiir les & ceux en partictRier des PrO-. 

tochirs de nos ndontàgnes en viijces gafconnes \ ce ne feroir cas , 

forme de croûte n^lotfe ; blan- : une petite entreprise t U feniDie 

chr Àc'far&neufe^ qu*bQ Mpldie qu*il ne faudroic avoic cejCQUlrsi 




nérçle , su>pelés x pèirëtâirës ^ pece : nia^ Içs *?';9?f* ^'P^^^.' 
\%. fervent pour ia détacher ct-deCus ne. Tcij^ pii^; ^91 ^ 



P E I P E I 149 

PêlRIGAL ; Pierraille : mena aboutit le chemin de la bivoie » 
cailloucage. ou du carrefour. Les pierres mil- 

PÊIRO ; Pierre , caillou : ce liaires ne font pas à beaucoup 
dernier fe die propremenc de près auffi utiles aux voyageurs. 
touce forte de petite pierre ar- PÊlRO RASSIÉI^O; Dumofcl- 
rondie « pour avoir roulé dans Ion ; quartier de pierra brute 
une rivière. Les pierres font dans dure , ou tendre détaché d*ua 
leur principe le plus ordinaire, rocher ; Ôc qu'on emploie pour 
des morceaux décachés des ro- nos murs de toute efpece , ou. 
chers. U faut en excepter le cail- pour le remplage des murs ea 
lou appelé en lat. filçx , qui eft pierre de taille. 
le plus fou vent un morceau ar- PÊIROLO. n. pr. Chaudière, 
rondi naturellement & qui n*a PEIRÔOU , ou peirol -, Un 
pas fait partie d*un plus grand chaudron. = Un endroit creux 
rocher. Nous l'appelions , pêiro 9c fait en chaudron. C'eft pro- 
dëfio. Nous comprenons fous ce bablement d'une cavité de cette 
même nom les différents quarts efpece où une moufette faic 
2c autres pierres dures qui jetenr bouillonner Teau près de Monc- 
des étincelles en les battanit avec péllier , quepêirol^ ou le bouli» 
le fu(îi . dou de Perol a pris fon nom. 

PÊIRO-FRËJHÂOU ; On ap- Lou péirôou vôou mafcara la 
pelle ainfi les marbres dont on fanan ; la pelle fe moque du 
décache du moellon : on en dé* fourgon, en b. br. ou gallois ^ 
tache de nos roches vives qui à pairer ; chaudron, 
raifon d» leur denfité , font plus PÊIRÔOU paroît dérivé de , 
froides que les autres pierres pêiro , ou pierre ; ce qui le feroic 
auxquelles on communique moins croire» c*eft que dans un canton 
de chaleur en les maniant. de la Lombardie , on travaille 

Tous les marbres peuvent fe au tour une efpece de marbre 
convertir en chaux ; on peut les appelé ferpeniine. en lat. lapis 
rayer avec la pointe d'un cou- auaris » ou lapis Ubetum , donc 
tçau : ceux oà le couteau ne on fait des chaudrons & d'au- * 
mord pas , tels que le porphyre, très vafes pareils : les uftenHUes : 
le jafpe, l'agathe 1 &ç. ne font de cette efpece auroient>ils été 
pas des marbres 9 mais des pierres le& premiers qu'on eut connu 
ciures. 4 dans ce pays-ci avanc ceux de . 

PÊIRO -FRËJHO ; La erêle cuivre î 
donc on a vu des grêlons de la PÊIROU , pâirou , ou mar ; 
grolTeur d'un cruf de poule & MaitrefTe-branche d'un arbre qui • 
au-delà : comment s'en forme- eft , pour ainfi dire , le père 
t-il de ce volume { ce n*eft pas {^pâirou) des branches fubàlcer-^ 
une goutte d'eau qui peur geler nés qui pouiTenc d'elle, 
en tombant d'un nuage , 6c pro- PÊIROU « ou pêirous ; n. pr.* 
duire les grêlons ordinaires. On Pierreux. De là le n. pt^ Mont- 
tL VU de grolTe grêle, .tomber piirouj; montagne pierreufe « fie 
même pzx un tej^nps ferein. le Piireu ; belle place de Monc- 

PEIRO MAQADO» ou rëf" pèllier. = Peirou; un banc de 
câJTo, Voy. Nikë-nikë. pierre. 

PÊII^O mAlO. n. pr. de lieu j PÊIROULADO ; Une chau-» 
mauvais rocher 9 roche efcarpée dronnêe. == Sorte de matelote. 
te inacceffiblç. ^ de poisons de route efpece qu'on 

PEil^O- PLANT ADO I Poteau fait cuire, & qu'on mange par 
de chemin , ou de bivoie ; cf- régal au bord de la mer. 
j)ecc- de ciope fur lequel on écrit PÊlRÔULARlÉ , ou pêirou^. 
U Aoq» 44 Iktf ' ^(lAcipUl o liiiras'i Chaudronnerie « git &• 



rso P E I P E L 

itf<)ue dt chatidroof . Si c*e(l un <!e ti partit inf^rieitre de ta fcie , 

& pr. de rue où cette fabrique par ou les fdeors qui fooc i tenc 

£mc incoDnue t il faut dire pé- cirent la fcie de haut eo bas. 

*(>I*He ; & non 9 chaudronnerie. L'un tiro Im riffo i fâomtr^ Ion 

PilROULIÉ ; Chaudronnier f pê'urâou ; l'o» Ure à dia 8c 

It no» , poélier. rautre i b«r-hau j c*eft-i-dke , 

PÊFROUNA. Voy. Ct^. Tun tire â gauche fie Pautrc â 

PÊIROUNËN , piirounëncko ; droite : «xpreifion figurées tirées 

Vierreux , pterreufe , de nature du langage des charretiers , chez 

fietreufe , pétrifié. Bos pèirou- qui le dta fie hur-bau. qu'ils 

>^ » bois pétsifié. Têro pèirou' crient â leurs mulets « fî^ineott 

méncho i terre pétrifiée. i gauche fie â droitr. Et ces 

PÈIROUTOUNO; Perette. n. animaux ne %*y crompcnc pat 

pi* de femme. ordinairement. 

hlH^I^Ll' ^V^'""»^- /^.f*^- PÈITRÎNO; terme de boiH 

J^Z.t^'^ i'"' 'I." '/ '^^'^ ' chérie ; poitrine, ou bas^ôté de 

^wtl%f^t'"t^i'''œ' xr nwuton : c'eft U partie qui eft 

-J£ f;J*/^* ^""f"?' ^"^ au.derTous du haut-côté, ou d«. 

m^adcUpêifses; (nois vaUbàni jes côtes du carré de mouton « 

7^'^ ^'lA'"' '""^"n^rfSf ou carré de côtelettes. Le ba»- 

^V^.«î'^ *»°-. P'- ^^Wi^ï"' ^àtê s^étcnd depuis le milieu de 

Jlin^' '"' P/"- '^'^'J' ï^ <^*^"é de U poitrine ii»fqu'aii 

•u panfd ; rame à ramer des biéchit. 

MTICOtS. « • • j ' 

nûitLciéTnrx . «•!.** ^* poitnae de veau cootieiit 

PÉISSÎÊIRO j Petite chauffée k, os Lirtillagineux appelés teo- 

de moulm ,00 celle qu'on fak drons. I a blÙa unf^u fu la 

p6«irl»arrofcmcnt d'un pré. Voy. ^|i,^^ . u i^j , donné on grand 

D^r^f iMîtf rsu it L «o"P f« la poitrine. S9 tufta U 

PÉISSOUNIE; Çhaffe-marée: pH/rino; fe TTapper la poiisiiie. 
▼enurier qui porte la marée , ou nSirrli. wt i • 

fc poifTon de mer. Le même eft ^ PEKIN! ; Un piqoe-nique. 

quelquefois auffi,poi(ronnier, ou ^f''^ un pique- iique, fouptt â 

marchand de poirfbn. ' pique- nique- pr. piciii. 

PÉISSOUNIÊIRO. Ce terme PÉL ; Peau. Ftl de fer ; une 

lépood au fr. haratigée ; fie s*ap» mue de ferp^nt , ou U furpeaa 

ptiqut â une femme roalera- dont ils fe dépouillent, comme 

bouchée qui fe plaîr â quereller» les vers â foie de la leur, rtt 

<Hre des 'injures « des groflîérè- diranjhi ; écorce d*orange. ittl 

lés 9 des b. des f. , & autres de poûmà ; pelure de pomme* 

propos des halles , pu des baran* On dit de même . pelure d* 

(rres. poire , d'oignon , de fromage » 

PÊ1TA ; Attendre. Fêita*n fa peau de la Châtaigne » àt%, 

fétu ; attendez un moment, pêi- grains de taifid » l'éicale des pois». 

99 « impératif de piUa ; cri que ficc. 

les muletiers font i leurs OMilets PÉL MÔRTO ; Les durilloos 

your les faire arrêter ^ ce qui des pieds if. des mains. Vus 

aêpond â , tout- beau ? raélote^éft une peau de moutoa 

PÉITA a plus de rapport au préparée avec foft poil fie oui' 

Im. expèQu ; attends \ qu'au (crt de vêtement : tel eft celui 

ffec « piitf ; (fuûdeo. ) des Coufiôts , ' ou payfans dei 

' PÊiTRAOU * féirrtf/» eu pi" Landes de Bordeaux vêtus Corn- 

tr⣠; poitrine. me les Prophètes £U< fie ÊlUéc* 

PilTRÂOU » terme de fdenr Au figuré , uno^pel i un m* 

4b long i les anfcsy ou fe )oi^ sc^ ua teiCB-auv^o. 



P E L P E L i5f 

9tL 9 phi , plal f on piUës, tïlAh ; Pilier. r= Mahrahsc 

Voy. PëoHs. de paroles. 

PËL , fyncopc de, për louy PÊLIANDRÔ ; GuetHlIe ., 

ou për la ; & au pluriel , pës. chiâbn , haillon. Un d^uenilii, 

Pël cami ; fur le chemin. Jfës PELIAROT \ ChiiFon , ^ 

cheftrës'y par les chemins. cbirfbn , du vieux drapeau. = 

têliarot ^ pëliarotâirë; marchairil 

Bijho couffifan ci^o ajhitadopël de chiiTuns^ 

bërij PELICAN; Un poilous s 

Oundëjho din la plâno uno mar honime de oêanc , un va-n«. 

difourmë/tm Peiroc. pieds. Pëlican cil die par c(^- 

ruption de poblican <, -ou pubS- 

PELA ; Peler , écorcher. Tefto cain ; nom qu'on donnoit daas 

pëlâdo) tête chauve. l'Albigeois aux Manichéens-, dè- 

P£LADO;Écocch«ire.r=:Coup criés ôc haïs. Voy. B^/i^^. 

de fouet , coup d'ctriviere. PËLITIÉ , ou p£ligandé 4 Vu 

PËLÂDO 5 Sorte de maladie ^oun^z : marchand de peaux ac 

qm fait tomber le poil & les ^« foutwjres. = ^n peauflier 5 

cheveux. marchand qui vend ^ <)ui p«e- 

_...*' ^ . « ,• pare des peaux «Bmégie. en v.fe. 

PELADO ,• Le pofl , la pca»- Cilciièr. 

la impourca la pëlado', i\ Ta PÉLIË, ou pH'uc -^ v. L «C 

«lordujufqu'au vif, ou juiqu-au ^ \ç^ Pelletier, 

rang. H lui a entamé la peatt. 'pIÛëtOî pJtît chiffon. 4» 

^*îf • fi'^V^Jf ""^^ ir . ^g"« ' '*bai , petit collet. 

PELAFOUS ; Coffu , qui a ''peLIGANTIÉ. Voy. fëlUiL 

beaucoup de cotre. On le dit des PËLIGoèsTO , ou pëlaeoûftai 

fèves, & au figuré d un honmie ^^^^ jç i, viande' de boucheries 

fott riche. membranes blanches qu^on «ou* 

PELÀOU ; Avare. = Un gre- ^^ j^^, ^ ^.^^^^ ^,^2illie . ïur* 

dm , un raalautru, un bcHtre. ^^^ ^^ quartier de derrière & â 

en n^X.Jpilorco. U poitrine de mouton. Aco fou 

PËLÂOUOA ; Peloter, battre, pa que dëpeUgoùftos j ce ne font 

maltraiter de coups , ou de pa« que des peaux. On dit d*unc 

rôles. perfônne fort maigre , ^s unm 

PELATIÊ , dit par corruption pëligoûjio ; elle n'a que la peait 

depëladiê; v. 1. £c n. pr. mar- & les os. Acato tas pëligoâfias s 

chand de peaux. ' couvre ton fein. 

PELÈGR! , pëigri ; v. 1. Étran- P Ë L I O ; Haillon , chiffon- 
ner , pèlerin ; nom d'une efpece Sâouta fit la pëito ; hpuCpillec 
de châtaigner , dont les châtai- quelqu'un, au figuré ; fe )ecec 
^nes appelées , pëlëgrînos , font Air fa fripperie. 
velues & les plus délicates après PELIO ; Feu volage , écbau^ 
les marons , du lat. peregrinus, boulures. = Cfoûte de lait i ef« 

PËLËJHA ; Dauber , battre pece de gale qui vient au vifage 

à coups de poing. des en fans qui tètent. 

PELËNC i Un pâtis , unp PELIÔFOS.ou pëloûfos; Le< 

ploufe. ^ écatcs des pois , ou la peau qui 

PËLËTO , féminin de pëlë ; s'enlève de ceux qui cuifent. Oa 

la furpeau , l'épiderme. dit a^ors qu'ils font écaiés. 

PELFEKIT; Engourdi par le PËLIÔOU} Une coque d'ceuf. 

froid. On dit au figuré d'un blanc-bec 

PËLIA, ou fata ; Boucher , oui fait Tolibrius , fâi pa qtu di 

calfeutrer avec du vieux diapeap Jourti d'âou pëliôou,} il ne faû 

un xonncau qui s*enfuiù qued'éclote, il fort à peine de 



15* PEL PEN 

la coque & il faie renteodu.z: La tnaturitê fait bâiller le Jiâ^ 

jpgliôou ; pelute do châraignes. tlffon des châcaignes 8c dktïnji 

PËLIOT ; Vieux chif]ton. au en même temps l'adhérence de 

figuré ; le magot : argent que ces dernières au hérifloû i en 

les pauvres gens ferrent dans un forte que le plus léger mouvez 

chiffon faute d*armoire , ou de ment de Talr , ou de la pluie lei 

coffre. fait tomber. 

PËLIOUS ; Déguenillé. Le chaton femelle des cbâcai^ 

PËLISSARIÉ. V. 1. Pelleterie, gnes porte dans toute fa lODgiieur 

CarUiro de la pëliJfarU ; rue de beaucoup de germes de goufies » 

la pellcte««e. ou de hérififons : il n'y a que lèt 

PELÎSSO ; Les cheveux. r= La deux ^ ou trois plus bas qui 

peau. Vërma pëiîjfo \ maigrir. nouent , ou qui retiennent ^ dana 

PËLLÈBA,, ou #mp£'/â; En- les meilleures années, 

gloutir, «avaler avidement. PELOUS eft dit pour « pioU^ 

PÇLLËRO; Fainéantife. Fala tous ; poilu « on bériiTé de poils* 

pgllêro i vivre dans l'oifiveté. en efpgl. pelofoé 

PËLOS ; Le grattin , ou la PËLOUS. Vé 1. Se n. pr. enT< 
partie de la bouillie qui demeure fr. poilou , fale y vilain , mal- 
attachée au fond du poêlon. propre. 

PËLOÛFO , ou culêfo. Voy. PËLOUSTÎOU y Petite haîtff 

pëliôfos, qui lient â une plus groiTe. 

PËLOÛFRË , ou pëbis. Voy. P£LTiR«oo^j^^o«xir«.Vo]r4 

jpëlous. Pêoutira. 

PËLOÛIROS; Pelures : peau PÈLUCA; Picoter, becqoe* 

dégoûtante des viandes. =± Peaux ter , croquer çà 6c là des graini 

liafques & pendantes d^es vieilles fur une grappe de raiffn. On le 

gens. = Fëioùiros dëpë\ës^ Voy. dit au Pf opte des oifcauz* 

jfëtiôfos. PÈMABLË. Ce terme ne le 

PELOUQËT^ ou pëlonghëe ; rend en françois par, pénible , 

Foiieux > ou raifêrable « chétif qu'en parlant des ouvrages qu'on 

de baffe & vile condition* fait avec peine i on ne le dii 

PELOUS 9 pëloûfoy pëLoûfrë i jamais des perfonnes ÔC tfès-ra« 

La coque « le hérilTon , la gouffe , bernent des lieux, 

ou la bogue des châtaignes , hé- Aqël ômë es bë pënâbti ; o!t 

riffee de piquans : on dit auffi homme eft laborieux j il ne craiiic 

dans quelques Provinces fran- point la peine, il eft infatigable) 

Soifes , la bourre y ou le peloa & non , pénible. Ses bëpënablM} 

es châtaignes. vous prenez bien de la peiDé< 

Le terme héri(toB , quoiqu'im- Et par compliment, vous êtes bien 

propre e<l plus ufité dans ce pays- bon dé prendre cette peine* Aco*^i 

ci ; c'eft une raifon pour le pré- un pais pënablë $ c'eft un payl 

férer , d'autant mieux qu'on n*en montucUx « cfcarpé , où l'on ne 

connoïc point d'autre à Paris , va , où Ton n'aborde qu'avec 

pour cette enveloppe des châ* beaucoup de fatigue te où les 

caignes. travaux font pénibles^ On dit 

Le petit quadrupède appelé cependant , un chemin pénible 

roprement hérilTon , re^emble où Ton ne vst qud difficilemenc. 

eaucoup à l'enveloppe dont nous Et en poéHe » un pénible fiUoiw 

parlons ; il eft de même hérilTé PËNAR. V. L Punir, rëiuui 

de piquans , lorfqu'il eft roulé puni. 

en boule. Ce petit animal qu'on PËMAR ; Efpeee de fabre^ov 

prendroit pour un Ourdn , ou coutelas. 

HérifTon de mer eft fort diffé- PENARIÉ. ▼. 1. & a. ft« 

sent du Pofc-épic. Peine . travail^ 

PENCHE i 



l 



, P E N P E N t55 

PëNCHË y ou pîgno ; Un pcî- pour arrêcet les accès de fièvre. 
gne 5 & non , une peigne. Pên- PÊNCHINÎLIO ; Le champî. 
ckës de las groffhs pûîoi ; peigne gnon dénié , ou en hérilTon , 
dait , prigne à -démêler. U'é las genre de champignoo à chapi> 
pichotos pûios ; peigne fin ou â teau , différent des laminés SC 
décrafler. Fënchë bi'rcâdo i pei- des fifluleax & donc ie delfous 
gne édenié. Lorfqu'on nettoyé , e(l hériffé de pointes charnues 
les peignes, on en oce les peigau- * & pendantes « il elï bon à man- 
ies *« ou les cheveux que le pei- gcr. Les Botznifles l'appellent^ 
gne a détachés. ' . fangus herinaceus , tfculcntus , 

On dit , les peignes d'un car- crajfu% , ulbus^ 

deur de laine, & les férans d*ua PEDIGOULA^ ou p'mdoula; 

chanvrier. ^ Pendiller , être furpendu. Se 

PENCHENADO j Un coup de pëndigottla i (e rufpendre par les 

peigne. =:= Un coup d'étrillé. mains à une^barre. 

PENCHES ; Les dents de la PENDILIADO. Voy. Lian di 

roue de champ d*un puits à r^fln, 

soue : elles font perpendiculai- PENDÎLTO ; Un croc , ou 

tes au plan de la roue & s'en- crochet â pendre de la viande, 

grénent dans les fufeaux de la PËNDÎSSÎOU *, Pendaifon. La 

Isnierae. malo pëndîfsîou ti vêgno ^ puiifes* 

PËNCHIGXÉ de candi ; Un tu être pendu! 

€iianvrier, un filaflScr ; & non , PÈNÊCA , pënëkëjha , où rë" 

un pcigneur : artifan qui féran- venta ; Peiner , avoir de la pei- 

ce , t>u qui peigne le chanvre , ne , être i l'étroit , fouffrir , 

9c qui l'habille ^ ou le mec en avoir d^ mal. 

paquets , pour le rendre propre PËNëCOS ; Figues féches , 

à être vendu ôc filé. Le chan- figues de Cabas U figues de 

▼ricr a deux forces de férans, Marfeille. en lac. carier. 

l'un a dégroffir & l'autre à affi- PËNÈDËNZA. v- 1. Pénitence, 

ner e peignon , ou la poignée repentir. Noteropgnëdenrafobrë 

de chanvre qu il tient à la main, la lajhifa é la nocafietat ; ils 

PENCHÎGNE en v fr. cane- ne firent pas pénitence de leurs 

bafiier ; d ou eft forme ie terme impuretés, 

canevas, en iiiX. canapa; chau- PÊNEDËR. v. 1. Se repentir, 

^'1' ••«•,«„-*.*. . fënëd4ts vos ; (penkemini.^ 

PENCHINAl, ou mena î Pei- * , "^ J . 

fioec. Fënckina de candi ; féran- PÉ-NEGRÈ; La Charbonnière» 

cer du chanvre , ou paiTcr la ***^'^*" "*" 5*^*"^^ **" Bergcronnet- 

poignée de filaffc fur les férans. î« » .«" Hoche-queucs : elle a 

jPënchina â rëhous de pêm ; pei- *". P»^^* ^ ^f ^^^ «P"« »^^« 

gner â rebroulTe poil. Fa pën- S'''"^*^"f r P'"'?^^? ^^ '*^^"*- 

€hina tas dïns-, jouer de la ma- T*^"i *« .^^*^?« ^^ ^^o*^' 

choire. ^ PÉ-NÊGRE ; Le Cu blanc » 

PËNCHINÂDO -, Le chardon «i^c*" du genre des fauvettes » 

à bonnetier. Il y en a deux ef- <>« moiacilla : il a deux grandes 

pcces : celle qu'on cultive pour taches noires aux tempes , le 

les manufaâures de laine & dont *our du cou bai , le croupion 

on applique les tcces hérillées de ^^^n^ > 1* queue blanche 8c 

petits crochets , à une palette , noire. Il niche dans les terriers 

5our tirer le poil des pluches , abandonnés des lapins, en lac, 

es molecous ; & celle des champs t^nanthe viciflora, 

dont les écailles de ta tête font PËHE « oa pë nous ; Les pe« 

«Iroites & point crochues. Oa tons : terme de nourrice. On 

die cette dernière cfpccc booftc «ppellc ainfi par mignardife les 

Tome IL V 



154 P E N P E O 

pieds des cafans. Tes jolis pe- one rederance imnelle ; ci 

rons, die- on. =: Ftnës , dimi- vertu d'uo bail i locauitie pef«* 

outif de pêsf pieds d'agneau « pécuelle, ou d*QO cootraââica- 

ou de cberteaa <}u*on mec en re perpécnelle : ce qui eft diiifaM 

ragoût. d*uj) bail empbichcaci^iie. Pca» 

PENETRA ; Peofer i réflé- tUm , du Ut. ptmfitmim ; pat» 

chir. finctravi p'aqi ; |e ne mène, 

porcois pas iufques la mes vues. PENSIOUNARI ; Rcfniec s 

PENJHADisSO. Voy. rêdif- celui qui paie une renie feodeie} 

sîmi. èc non , penfionaaire « qai -cA 

PENHORA , pignora , ou 'impropre. 

pinhs ; V. 1. Eogagemenc } PkXlI ; Pani « mttn^. a 

{pigniu, ) ^ënti ; £àcber , punir » fiUrc le- 

PENJHO-COL ; Figue â pende ycaufer du déplaifir. 5«âr 

col tors : Ague miire pendante, ^i pënti ; je luis bien puni. 

au figuré; torticoU > hypocrite , PENTS, ^xetfi^ v. 1. Pire $ 

ou faux -dévot. {ptjus <, daerims.} Ar« vos «w^ 

PËNJHOURLA. Vof. rendis tau i melk , mâU ëm pSmu i 

gouia, ( non in meliiu couve» irif 9 fid m 

PENNE JHA f on piaëjka ; dctcrius ) ; vos alTemblécâ vo« 

Gambiller « ruer. Les enfans nuifent > an lieu de vous êoe 

qu*on reroue à l'ârre gambillcnt. utiles. 

On ne peut emmailloter cet en- P£OU 9 pel , piol i Chewm de 

faot ^ il ne fait que gambiller. la tête. Poil de quelque aane 

PËNO. râou pa la pêno i ce f^^^^^ fu corpu PartirU mm fi»^ 

n'en pas la peine de... Si n'avén 'J. endroit fur un oui , dk-on 

U pëno ; fi nous fommes en àjïmvuc. Circa de pions imb'MM 

Yîe. '^'^ > chercher des caches dans 

PËNO DE RÎBAN ; Le pcne ^^ ^«*^«»* * ^" ^'«» «û il n> 

d'une pièce de ruban, on les «»*?«• Ce qiie les Latins ren- 

reftcs clu fil de la chaîne qu'on do««î P*' » nodum m fiirpo qm- 

De peut tiffcr , £c qui dcmeu- rtrc. fat a ribous dipêoui cf- 

fent atuchés â l'enfuble. P"^ «« "*^«« » caraOcre reboun. 

PËNO DE POR. voy. Sot. .^r^S^^r^i^'p^Vf: 3Î 

/êNOUN ; un lobe , Te die .^^^Tn rt/eau^t ^n^. 
Ipccialcmeni du poumon & du ,^ ^^j, ,^u,. PA>«/aiii<iâ? poi» 
fc.e àcjo^.Av€n manjha un fj^,^ on dii des cheveux S- 
fëfumn di fijhe de par ; nous pé, ; & non , crépus, 
avons mangé une pièce de foie '^ pé ou ; Brin de quelque chofc. 
^*P?^^' Un brin de perfîl. = rêou d€ 

PËNRË. T. 1. Prendre. lach -, le poil « ou la fièvre éphé* 

PENSA; Penfer, qu*on pro» mère des femmes nouvellement 
nonce conuBC , panfer une plaie, accouchées. Fêou d'une lamo i 
Le verbe penfer n*eft pas réci- paille dans la lame d'un cou* 
proc^ue. S*ou ptnfo bi ; il le teau 9 ane glace dans une pierre 
penle bien, lëou mi pënfavë ; prccieufe. = Pêou ; fil , ou if- 
je fiiifois réflexion ; & non , je pararion naturelle dans une pierre 
sqe penfois^ Tâou es bouffit que de taille , & fujetee â fe fendre 
nounfou pënjo ; tel eft botfu qui par- là. foi pa unpêom ttâouro ^ 
ne s*en doute pas. il ne fait pas le moindre fouffie 

PËNSÎOU *, Rente foncière ; de vent. Tira un pêou; couches 
êc non 9 penfion 9 qui eft im- un farmenc pour le piovigner^ 
propre* La rcncc foockie dà &^ 



i^ E P P fc R ï5§ 

PÉOÛlIno ; Race , ou en- PËPÎDf JHA ; Avoir la pépicv 

^eance pouilleufe. Êcre^ouvw'nc > ou longuement 

PÊOULIO ; Lien de cheveux , malade. 

Tuban de fil. PEPiDO ; La pépie : maladie 

PÊOULU 9 ou pialu i Velu, des poules donc on croii vulgai- 

Velu comme un ours « ou com- rement que la langue l'oie le 

sne la Fable rcpréfenie les Sacyres. fiege : pour la guérir on écor- 

Les endroits de la peau bu- che en conféquence cette partie 

naine qui paroilfenc les plus cartillagineufe ; ce qui u e(l 

nuds ont tous « à la réferve de qu'ajourer un nouveau mal à 

la paume de la main 9 de la celui que fouffrent ces animaux, 

pianre dts pieds & d'une parcie On croit avec plus de raiCoa 

au vifage , de petits poils , ou ce que la pépie eft occa(tonée par 

3ui en eA la racine. Nous ne des poux que les poules ont a la 

ilFérons â cet égard de l'orang- cête , & août il efl aifé de let 

«ucang que du plus au moins, délivret avec quelques gouttef 

PÊOUTIRA « ou Sfpêoutira ; d*huile de poidon , ou (refpric 

Tirer les cheveux. de thérébeutine , qui tue fubite- 

PÊPËLOVj ou poupëlcui Le ment cette vermine. Fëpîdos* 

bout de la mamelle , ou abfolu- Voy. Pupîdos. 

ment le bout, & proprement le PÊPIO « féminin de pipi; une 

tetin , lorfqu'on ne parle que de bégueule , une peque : injure des 

la femme. On die le mamelon halles. 

pour les deux fexes , & la tête, PËR ACO) Pourtant , néan- 

ou le trayon , ou le bouc du pis moins. 

d'une vache , d*une chèvre , &c. PËR ACO DAQI ; Pour cela » 

Pëpëlou dérive depoupa, à caufe de cela. 

Les mamelons de l'homme & P£R-ACO<PA-MËN; Cepen- 

généralement de. tous les quadru- dant « quoi qu'il en foit. 

pedes mâles femblent n'avoir PËR AFI QE ; Afin que 9 ou 

d'autre ufage ou d'autre fin que pour que ; & non ^ à celle fia 

de marquer l'idemité d'efpece que.^ ^ 

avec leurs femelles. Il y a bien PËR AlSSO. v. 1. C*eA pour- 

d'autres parties dans les animaux quoi ; {propterea, ) 

fur-tout dans les infeâes, qui PERALDOU , ou përâoudou ; 

n'ont pas eu peut-être d'autre def- Un péraldon ; petit fromage de 

f ination , telles font entre autre lait de chèvre fec & piquant , 

les ailes de certains infeâes qui propre aux Cevennes. Pline vante 

ne volent jamais & qui ne fau- les fromages de ces montagnes, 

roient le taire : ce font comme Doit-on Tenceudre du Péialdon^ 

les livrées & l'uniforme dugen- ou plutôt du Roquefort? PëraU 

te 9 ou de Tefpece qui les dif- dou e(l corrpmpu de; , pëbratdou , 

tingue.^, dérivé de pëbrï , â caufe de foa 

PËPËZUC ; Célèbre Aatue en goût piquant, 

pierre qu'on voit à Béziers & PËR AMOR QÊ; Âcaufeque, 

qu'on croit repréfeuter un vail- parce que. = Bër amor de ieou ; 

lanc Capitaine qui fauva cette pour m'obliger 9 pour me faire 

ville du ravage des Angloi». On plaifîr. Për amor de vous ; à 

la pare chaque année à la fête votre conddération. Për amor 

de l'Afcenfion , & elle eA tou- d'aijfo ; v. 1. c'eA pourquoi. 

^ours le fujet de quelque diver- PÉ-RANKË. Voy. pé-coukë. 

tilTemeut. PËR-AQI j Là-Iâ , tout dou- 

PËPI 9 Sot , égaré. Voy, Pec, cément : c'cA ce que répond un 

PËPlAJHË ; Radotage « afi^i- malade â qui on demande des 

^lineiQencdfel'efpiic* nouvelles de iafanté, qui n'eâ 

Vij 



156 P E R P E R 

pas eDcore bieu rctjiblîe. Ou le Ii't où elle tient Te rettfoft eil 

b.en celui â qui on demande fi (ïchanc , & fc dérache par U 

on Ta bien régalé , bien ac- des femences j. let aîgretic» en 

cueilli, &c. <*epanouinanc préfenceni; au veiil 

FERAS; Le poirier fauvage» mie plus grande furface , ^ alors 

donc le bois feit aux Ébéniltes îe moindre fouffle leii emporta 

pour les ouvrages de marq<»£te- au loin avecla- femence» 

rie » 8c aux graveurs en bois. C*eli un des ipoyeus que l'Ao- 

Cet arbre c(k appelé béHr dans teur de la nature à établi poay 

quelques Piovincet : de U deiive répandre les femeaces <|ui fooc 

le nom des poires de Bétî. portées fur les ailes, de leiirs pa« 

PÈRASSO ; Fruit du përas ; pillotcs. Il y a dans chaque genre, 

poire fauvat^e , poire d'érran- de plante des mccanifnies par- 

guiilon , dont le goût eft fur & cicuUers pour ane pareille fin. 

xevêche. PÉKDIGoAno ; Le perdrigsô. 

PËRAT; Du poiré. =: Confî- Une prune de pcrdrigoo. Les; 

tare de poire. prunes, feches & en particulier les 

PËR AVENTURA ; v. 1. Tëms perdrigons fecs font appelés prur 

que për aventura ; ilcraigniique neaux. Ceux de La Salle audio- 

peut-être... cefe d'Aiais font audQ cllimési 

PËRRALEJHE; Privilège. que ceux de Brigooles. 

PE^BQULI ; Faire blanchir PÈRDIO ; Perte « doramagea 

quelque légume dans l'eau bouil- Aco fec fa përdio ; cehi caufa Ùk, 

l^nre , y Faire prendre un ou perte, 

deux bouillons. PËRDO , përdonanja ;. t. U 

PER CANT TEMPS, v. 1. Tanc Indulgence , pardon. Ca^agnar, 

que , durant le temps. Ter cant io përdo ', gagner l'indulgence* 

temps VI ou ; {quandiu v/vif.) ' En përdo ; en rémiflion. 

PÈRCANTO ; Pour cç qui cft PÉROONAR u dëouti ; v. U 

de . . . ou quant à . . . Remettre une dette. 

l'ËRCAS ; Recherche, perquî- PËRDOUNA ; Pardonner, fe. 

illion , fréquentation , pourfuite. dit des cboles & jamais des pei^ 

en V. fr. pourchas. On dit en Tonnes. Ain(i on dit très bien» 

proverbe , en jhëns de toun bras je lui ai pardonné , 8c l'on fous- 

fâi toun përcas ; ne fréquentez entend , cette o^enfe ; 8c non , 

que vos pateils. je l'ai pardonné « ni je le par- 

PËRCASSA \ Reçhçrcher , donne ; mais {.e Iç lui pardonne, 

pourfuivre. en v. fr. poutchader. Il ne pardonneroit pas i fon. 

PËRCATORl *, Le Purgatoire, père ', ^ non > U pe pardonneroic[ 

PERCÉ ; Pouir caufe. pas fon pcre. 

PÊRCO ) ou' pirgo I interjec- ' Nota que dans cette formule» 

tîon , pelle î pirco q*àco's bel / vous rne pardonnerez, le , me »' 

pelle que c*eft beau !. Malopêrco e(l au datif 6c que,! la faute i^ 

ç'dcoV câou ! malepefte que c*e(l pardonner eft içus-entendue : 

chaud ! ^ cette formule au rèf^e eft pour. 

PERCLfRO ; Procuration. Per- le moins déplacée , Vocrqu'on 

curcûrë \ procureur. acquiefcc â U demande qu'on 

PF.ROIGAL; Un perdreau. nous fait. Par ex. un tel eft-il 

Pi^RDIGÔLO ; Une papillote, chez vous ? ouï il. y eft \Zf, non» 

ou aigrc'te : cfpcce de duvet que vous me pardonnerez, il y eft. 

portent les ^cmcnccs de certaines PÈRDOUhJABLÈ. ' l^es fautes 

planter « relies que les chardons , 8c ceux qui les commettent fon^ 

les piircniits , les fcorfonercs , excu fables : mais il n'y a que les 

&:c. Lorfque la femence eft fautes qui foient pardonnables^ 

TRÛrCf le thalamus , c 'eft- à dire « & c'eft mal parlé de dire^MonGcur 



P E R P E R 157 

cft pardonnable ; au lieu de f coudes de ceux qui t*appu)reoc 

il cft excufable. (réquemmenc fut ces parties. If 

PERDRE. Aqëlù boûto pér ; ce s'en forme à la longue dans toa- 

tonneau s'en va. = Lou perdre tes les autres parcies de là peau 

blan , lou perdre roujhë 'y les vi- expo(ees à de fréquentes corn* 

<laiiges des femmes. , prenons •; elles détournent peu 

PÉRDRIS , terme de bouche- à peu le cours des humeurs qui 

cie ; un poumon de mouton. les vivifioit ; d*oîi téfultcnt let 

PERDRIS , ou plfrlic i Perdrix, cals 9 les durillons. 

Li Baitevelle e(l une grolTe per- L'Hilloire remarque que Sr. 

drix rouge du Daup.hiné. Le fai- Jacques le Mineur fe proAftnoic 

l'an & le- coq d« bruyère font fi fouvent le vifage contre terre » 

du même genrre de la perdrix. que la peau du front lui durcie; 

PERËL ; Certain mal qui vient comme^celle d'un chameau, 

au fein des nourrices. PËRËZOS ; Gringuenaudes ; 

PËRELHOS, V. 1. Dangereux » grains de morve delUchés qu'on 

|)érilleq,x. détache des narines. == On donne 

PËKËNGO ; Bifet ; efpece de l'iin & l'autre nom aux ordures 

pigeon fauvage dont la chair eft de même volume « qui s'atta- 

plus noire que celle des autres chent au bord de l'anus des 

cfpeces^ perfqnnes mal-propres. 

PËRËTO , pirot , ou pâirot ; PËRFËRI , ou përvouga \ Crç- 

Vn petit pere 9 un perrot , un pir j & non « recrépir : appli- 

i[aoinill6n. JVfoun përëto i mon quer du monier (ur un mue 

cher petit papa. brut de moellon , ou de cailloux , 

PÈREZÎNO « ou përouîno ; pour le rendre plus uni. 

X<a réline , la colophane. Réfine Lorfque fur cette première cou* 

cft un mot générique qui fe die che bien drefîée , on plaque du 

des fubflances huileufes, épaif- mortier clair avec un balais, c'elb 

ûcs fie inHammablcs , qui dans ce qu*bn appelle , hourder. 

leur érat de liquidité découlent PËRFËRIMEN ; Un crépi. = 

de certains arbres fie qui dur- La crépifTure d'un mur « ou 

cilTent enfuite â l'air. l'a^^ion de le crépir ; fiç non , cté- 

On diftingue les réfines des pi(rage,barl>arifme. On fait entre 

sommes en Ce que celles-ci font les trumeaux d'un mur de face 

»>Iubles i l'eau ', fie que les des ublcs de crépi , revêtues fou- 

réfines ne fe di(îôlvent que dans vent d'un houroage. 

les huiles edentielles & fpirj- On confond quelquefois le 

tueufeS I tçUes que l'efprit de crépi avec l'enduit. Le premiec 

▼in. la^ffe des inégalités qui fe ren- 

Nous appliquons principale- contrent dans le mortier appli- 

qient le mot , përëjîno à la co- que « pu même raclé avec U 

lophane dont on frotte les ar- carne, de la truelle : au lieu que 

chets d^s violons ;elleeft le réfidu daivs l'enduit , on rend la fur- 

de la . diftillaçion de l'huile de face du mortier unie fie lifTe « 

thérébentine. . en y pafTant le plat de la truelle.' 

PËRËZO." JkB?/4i>^rlîo; la \oy. All^a. 

parefTe me tient , ie ne puis PERFILÛRO ;. Du vieux ga- 

gagner. Cur moi , fur mon indo- Ion. Marchand de përfilâro ; 

lence « de faire telle chofe ; ie ne marchand de vieux galons d'oc 

0ie fens pas 4e faire relie cho- fie d^argent. L'argent du galon 

<e 9 le Cjzur ne me le dit pas. d'or eft eftimé parce qu'il a 

PËRËZOS ; Cals , durillons ; très-peu d'aliage : car d'ailleurs 

^failles de la peau durcies qui l'pr ^u'il contiefyt difparoîc à U 
yjçni^Qt aux genoux fie aux fonte* 



15» P E R P E R 

Quelques Au reurt écrivent par* ta digeftion fe fait danicer* 

fiWe , & parfiler ; termes qui tains animaux au moyen d'an 

se fe crouvenc point dans le ditTolvant qui divife les aliment 

Bki de l'Acad. pa» plus que» & les met en bouillie. Elle 

poiirfilure. ^ s*opere dans d'autres par la tri* 

PËRFOJHËIRË , ou prëfaché;. curation , ou le broyemenr. 

Entrepreneur d'un ouvrage â la Les oifeaux de cette dernière 

râ«he* Ce qui ell diti^erem de , efpece ont befoin d'avaler d» 

tache ', faliUure. giavier ; & ceux qui en man- 

PËRGAMIN1É } Parcheminier. quent , comme la volaille qu'on 

PÈR.GO , ou lato i Perche. élevé dans une chambre , se 

PERI , ou âourë^a ; Sali y font que languir. Le géfîer cft 

gâté. Salir , tacher. Soûi touto couvert d'un mufcle vigoureux 

përîdo ; me voilà touce falie. capable des plus fortes contrac- 

Aqël chi fangous m*a përi toûto tions & des plus grands eSbrtt* 

ma râoubo y ce chien crotté m*a C'eft au moyei^ d'un dilTol- 

(âté entiére^ienc ma robe. vant que la digeftioii fe fait 

PËRJCLADO i Orage y tem- dans les quadrupèdes » te que 

pêee. les chiens en particulier digèrent 

PËRlCLë ; La foudre 9 celle les os dont ils extraient les fucf 

^ tombe avec la grêle. Dëffaro- nourriciers. De là la couieuc 

nërîclës f exprcifion poétique; blanche de leurs ezcrémens. 

2oudroyant , qui lance la foudre : PERIÉ eft dit pour, piiriéy 

^ithére de Jupiter» â caufe du gravier y. ou pethet 

PERIDiLIOS, ou përadîUosi pierres dont il eft rempli. 

Pelures d'ail , ou d'oignon. PERIGOLAR. T. L Être ca 

PËKIdArO ; Saliifure : eHe danger., 

a^bn va plus aifément qu'une PÉRILIÂ ; Rrfqaer , courir 

tache. Ce n'eft pas une tache » rifque. Aqjëi malâou pSrilio ; ce 

dit -on 9 ce n'eft qu'une faliffure. malade eft en dapger , on fous- 

On fait revenir la couleur de entend y de mourir ; te non , il 

l*ecarlate falie de boue , ou eA dangereux. Péricliter fe dir 

tachée de pluie , avec de la dif- plutôt des chofes qae des pet' 

Iblucion de crème de tartre : Tonnes, 

lel qui ne fe diffout qu'à l'eau PËRÎLIOS. Voy. Përidilitu*. 

afcaude. PERLiC *» La perdrix. Ctl 

PERIÉ; Poirier. SâoutadëUt efirë pla mouffu. Për cr^umpaU 

9&f9 âoupërU; faire des coq-â- përlic y dit Goudouli. 

Pane ; fe jeter fans tranfition PÈRMËNA. Voy. Pûfsëjha, 

liir un autre propos que celui PERMIÉ (moun), dit-on ^ 1 

«ibnt on parle : chofe fort ordi- certains jeux ; je retiens date. A» 

Aaif e dans les dtfputes de con- |eu des cartes & des dea on dit » 

croverfe « qu'on a avec quelqu'un jouons à qui aura la primauté, 

«b mauvaife foi » qui ne fait que Soûi permit ; j*ai la primauté. 

éts objeâions > qu'il accumule PËRMIÊIRËN , ou primâUm 

j^une fur l'autre, fans vouloir Frùchopërmieirêncoi fruit hàiitf 

fiiivre une feuie réponfe , ordi- fruit dans la primeur. Les fruits 

Bairemeni plua longue que l'ob- hâtifs viennent avant le temps 

jeâion. ^ ordinaire > par certaines circonf- 

PËRIÉ ; Le géfier des oi- tances : ceux de la primeur font 

iaauz , leur fécond eftomac : il ceux qui fans être hâtifs y vien- 

cft mufculeux. La mangeaille nenc les premiers. Les guignes 

«iéjâ préparée dans la poche font plus chères dans leur pri- 

nembraneufe appelée , jabot , roeur & encore deroi-vertet » 

ift digéiéc dans le ^c6gu ^ue lotfqu'eUes font mûies U dff 



P E R P E S 1S9 

Mdlletir goât. Certains vint ne U^baut) fans déterminer le lio», 

font bons que dans leur primeur. PÈRRË ; Haillon, laubeaB, 

Il ne faut pas les laitTer vieillir, guenille. 

PiiaMIÊIRÈN i Printaiiier. PÉRRË ; Révérence , falac 

PER-MO , ou për-mor, Voy. Fa luu pérrë 5 faluer , & f f#- 

Tëramor, , prement faire le pied-dorriesB. 

PËR MÔIO , ou për moi ', En PÉRROU i Homme gaillard^ 

vérité , certainement : forte de plaifant ,^un drôle de corps, 

iurement très-ancien dans ce PERTAOU , Parce que., 4ifia 

pays-ci. Voy. Moio» de , â caufe. 

PÊRNA j Fendre , couper , PÊRTOUCA ; Concernée « 

divifec en long. Lou toupi es toucher , rçgarder-. 

§f£rna i le pot eft fen^du. Caï PERTUS. v. 1. &11. ^. Tcoii* 

Jfbjfo cuns për përna aqëlofûfto; en v. fr. Pcrtuh, 

il faut bien de» coins pour fen- PÈRTUSAR. v. 1. Percer, 

dre celte, pièce de bojs. Përtu^a i percé. De là le n. ^kc. 

PÈRNËTO, oup^mo i Vil- J^ôco-përcâ^o i roche - pctcôc 

lageoife aâiiblée d'un couvce- Mâou-pënus. en v. fr. maupet* 

chef, ou d*un bavolet. tuis ; mauvais trou. £t k & 

PËRNO f Un couvre-chef» pertuifancj arme propre à per- 

-ou bavolet : coiiFure de villa- cer. 11 faut dire, roco pênufi;^ 

^eoife. = Lange des enfans au & non , roque-pertuis ; ce ^ai 

maillot. = Fiente. n'eft pas la même chofe , Cam 

PËRNO-BATRË ^ Se débattre compter l'alliage Informe da 

des pieds ; mourir. gafcon & du v. fr« dans roco « 

PÈRO , ou ëmpëro ; v. 1. où roque -pert4iis. 

•Pourvu que. = Ccpjcndant» PËRUCO. Li bâilet une përu* 

PERÔ. Voy. Përëto. -co ; il lui fît une verte xépi»* 

PËR OPS ; Pour la dernière mande. Voy. Pamparûgo, 

Ibis. ^ PËRVÊIRË. v- 1. PrêiCfi 5 ( jf*-; 

PËRPAOUS. Jhouga as për- cerdos, ) ^ 

j>aous ëntëroumpus ; fouer aux PËRVËIJIIAL ; Sacerdoce. 

coq -à-l'âne. Riais përvëirial ; facetdoce royal; 

PËRPELS ; Les paupières. ( regûdc faccrdotiunu ) 

PËRPÉLÛGOS. Voy. FÛou- PËRVOUGA, Voy. Prtfëri, 

pêrlos , & ëfperpëluga» PËS 5 Poids.^ Lou gran pcs « 

PËRPËSSAR. V. 1. Méditer, lou j>icho pës; le côté fort , le 

Aquefias caufas përpejfa > médi- côté foible d*une romaine , d'u^ 

tez ces chofe s. pefon ; & non , le grand & le 

P£RPÉTIO(5'ânro) ; Sainte petit poids. 

Perpétue. <= Une bigotte. PESCA ; Pêcher , ou prendre 

PËRPRËNË ; Prendre , entre- du poilTon. Pêcher un fccau, 

prendre* ^ ou tout autre chofe tombée 

PËRPRENRÊ. V. 1, S'emparer, dans un puits. = Moun fouliè 

fc faifir ; (^occupare,) Përqë ne- pëfco ; mon foulier perce Teati* 

gheis la tera perprën > ( ur quid . Lou fâou manda pëfca ; il faut 

terrant occupât. ) l'envoyer â Cancale pêcher dci 

PËRPRËS *, Surpris , interdit, huîtres ; c'cft-à-dite , l'envoyée 

:= Occupé. promener. 

PËRPRËZOS ; Eutreprtfes. = Le premier e de pêcher da 

Faux-bourg. poiifon , & de pêcher , arbre 

PËRQE \ Pourquoi. San dire fruitier eil long. Il e(l bref dans 

përqë ni-përqë nos fans dire pécher contre la loi de Dieu. Il 

pourquoi ni comment. en cfk de même dans pêcheur de 

{!£R Ql 'N AMOUN i Vert peiiToA ^ pécheur impénitent 



i6o P E S 

PËSCAlRÔOU -, L'Alouette de 
jner ; & non , pie , ou bécafle de 
mer : oifeau qui fréquente nos 
xivieres & qui eft crès-vîte i la 
courfe. Il pond Tes Œufs comme 
I* Autruche dans le fable avec 
lequel il les recouvre ; & lailfe 
À la chaleur du foleil à les faire 
édore. 

L* Alouette de mer cA blanche 
deffous , comme la plupart des 
f>ifeaux , & châtain par-dcfTus. 
Elle a un collier & des moufta- 
ches noires , le front mi-parti 
de blanc & de noir. Elle eft haut 
montée , & n*a â chaque pied 
que trois doigts liés par une 
membrane i cile ne pond fcs 
ceufs que dans les étés fecs « 
qu'elle femble orévoir par un 
inftinâ refufê a Thomme ; le 
débordement des rivières feroit 
périr fa nichée. Elle paiTe ici la 
belle faifon , comme l'Hiron- 
délie , & part comme elle , aux 
approches de l'hiver, en lat. 
charadrius, 

PËSCARIÉi Pêcherie. Cariêiro 
de la pëfcarié, 

PESCAJHOU ; Beignet » ou 
{âte frite à la poêle. 

PËSCÎÊIRO. Voy. TëskUiro, 

PËSQIÉ ; Vivier : baiCn od. 
Ton nourrit du poifTon, 

PESQI.PA i Point du tout , 
ce n'eA pas cela« oh pour cela 
non. ^ 

PËSSA 'y Choyer y foigner & 
bien nourrir. On le dit des nour- 
rices qui donnent de la bouillie â 
leur^ nourtilTons. 

PËSSA j L'ame 9 la penlée ; 
( anima , mens.,) Amaras Dêou 
de tota tua pBJfa ^ tu aimeras 
Dieu de toute ton ame. Corrom- 
puss për pêfa ; ( mente corrupti,} 
Aias en pëfa; fouvenez-vous j 
4 in mente habe. ) 

PËSSAMÊN, pëfomëny pën- 
famën ; Peine , fouci, chagrin , 
inquiétude. N'avés pa jhës de 
vëfamën ; vous n'avez fouci de 
rien. Ses pa për vîourë , avés 
tro de pëfamën ; vous ne vivrez 
pas longtemps « vous prenez 



p E s 

trop de foucis. Ont ëfeus ii 
pëfamën pagou pa un digne de 
dëoutës ; le chagrin ne paie pas 
la plus petite dette. Tou U fâi 
ptjjamtn \ tout le peine. iâJi fâi 
pëjj'amën de l'ai ana j je ne me 
fens pas . je n'ai pas La force f 
ou le courage d*y aller. Vâi 
tira d'un bel pëjfamën i )e Tai 
tiré d'uq grand embaicas. cm 
Efpgl. pëjfamiento. 

Nous rifén , nous cantan amaffôf 
E për vîourë pu doujjbmën » 
Din lou rëmouli d'une tâjjfo « 
Tënen nëgat le pej/bmën» 

Le mot pëJpsL-mën eft form£ 
du V. 1. peja & du lat. mens » 
& partant (ignifie la même choie 
que pcnfée-penrée » pu menS" 
mens, Voy. l'art. Macâri, 

PÈSSAMËNTOUS , oup^^ 
mëntous ^ qui a du fouci qui en 
prend ; qui penfe â tout ca qu'il 
y a à faire dans un ménage. 

PËSSAR. V. 1. {cogitarey me- 
ditari,) On difoit autrefois, i^ 
pejfar* De là nos expreflions « 
se founjha , se pënfa y & s*ou 
pênfo. Ce terme eft ttcs- correc- 
tement réciproque dans le vieux 
te le moderne languedocien s 
nous le traduirons mal en fran- 
çois. Më peffi ; )e penfe. Kos 
pëjfats ; {putatis») Eli pëfferoi 
{putaverunt, ) 

PËSSÊGRÊ. Pefsëgrié, Voy. 
Pafsêgrë , Pafsëgrié, 

PESSIGA. V. 1. Mettre ca 
pièces. 

PÊSSO. On dit ironiquement^ 
a ! la bono pêjfo de cabine i ah l 
le bon fujet. PèJPo , pour pièce» 
eft du languedocien bâtard , oa 
du françois un peu dégui(e. 
Nous avons beaucoup de ces 
termes, & le nombre s*en accroît 
tous les jours par notre com- 
merce avec les Franchimans. 

PÊSSO DE LA CROUS ; U 
gras-double, terme de bouche- 
rie > partie de la panfe du bcxuf » 
ou ligament en croix de foa 
premiei ventricule > ou de celui 

qui 



I>£T PET i6i 

H|tii cft au-derttfs du réfeaa. PËTA ; Craquer, Ce dit cTu ne 

. PÊSSO DE LA GALIO ; Autre poutre trop cliar^ée^ au figuré f 

morceau du ^ras>double. fapëtaja noubUjfo; Ce targuer 

PÊSSO Bt POULIE ; Une de fa nobicfTe, faire fooncr haut 
iiauffe : pièce qoe les favetierf fa condition. Fa pêta un effo » 
attachent au bout d'une femelle lâcher tin ef. Pëtë frë^ nargue 
«fée. et l'hiver , ou que 4e froid 

PfiSSU , ott pëguc. Voy. Mf' vienne , que la biie foofflc , je 
^»^?(/«. m'en moque. C'eft ce qu'on dii; 

PËSSU ; Une pincée. Unpëfu quand on ^ bien gatni. sa péta, 
■de grânoi use pèncée de graine ' Un âirë\ cntomioc un aie ^ uno 
^e vers i, fdic 2 c'eft comme on chanfon. Fa pëta foun fouë \ 
prend une pincée, ou prife de faire claquer fon fouet, i-apëca 
«abac, fujhigan ; fuir, 

PESSUGA 5 Pincer. De tan PETAR î Une mhxc de car-» 
favié Us cars ama^irados , €a rier , de chaufournier , ou de 
voudio pa loupëfuga} il iivoic mineur , pour brilcr 6: faire 
les chaits fi termes , ^u'^on ne faucer des blocs de rocher. La 
pouvoir le pincer. Voy. Mfpcjfu' mine , ou pëtar , eft un trou 
|fa. en ECy^. pecilg<ir, fait dans le rocher avec l'aiguille 

PËSTÊL. Pëftëla. V07. PéilM de mineur, & chargé de poudre 
Zc P^iU, à canon qtii fait une i;rande 

PESTÈt f Xiv pëfleihf v. t tc csiplofion ,. lorfqu'on y met le 
1). pr. Voy. Trijffadou, feu. On dit , faire une mine Sc 

P£ST£N£NCIA. ▼. 1. Pefie. Ufaire^ouer-, & son« un pé« 
Tamë é pëfiënëmcia ; la faim & ia tard, 
pcfte. ^ PËTAR; De la corde à foaer, 

PÊSTRE , pëftourîJPo ; v. U 8c ott du fouet qu'on attache au 
a. pr. Boulanger, boulangère ^ lM>ut d'une ftonde 9 ou d*uii 
le même oue pîjirëj qui tstn au foiiet de poÛe pour les faire cla- 
ffluriel pifi&ri ; l'un & Tautre qiitr. 

a. pr. On pétard en fr. eft nne forte 

« Li pijlrë -që faon iou pan à d'artfnce qu'on applique â unr 
oindre i devon ga:^ankar U trë-^ë porte de ville «ffiégée , pour U 
denier , e non plus , é se canna' trifer. C'dt aufli de la poudre à 
rënjafian^ greumensfiâou pënats caaoB bien ferrée dans les replif 
pëls s'éiners é li cojfols, CoJL d'un papier. 
é'AL PÉTARDA ; Faire jouer une 

PÉ-SU-FIELIO , Terme de mine. ^=r Mifter un rocher , 01^ 
.Sorcellerie & formule des pré- le percer poitiv faire une mine f 
tendus forciers qui vont au fabat» & non , pétaroer. 
La route ordinaire eft le tuyau de PETARDIÉ ; Un mineur? 
la cheminée : on mer un pied métier dangereux aux mineuri 
fur la crémaillère comme fur un imprudj^ns. 
ftrier, on prononce pi-fit-fiélio, PËTARDO. Voy. Braun^dou» 
le forder difparoît , & tout eft PETARUFA ; Homme fan» 
^îr. conféquence. M^ënchâoutëcoum$ 

Les forciers des autres Provîn- de pëtarûfa ; je m'en fouci? 
<ces.fe tranfportent au fabat en comme de Jean de vert, 
chevauchant un manche à balais, PÉTAS ; Pièce ; petit morceau 
-qui eft une monture moins péril- d'étoffe , ou de toile pour rap- 
leufe. Fa pëfu-fiélio ; difpa- précer un habit , ou une che- 
Toître â la manière des forciers. mife. Lorfque ces pièces font 
Zou traite dëlouyal âoura fa pé' vieilles fie ufées , ce font de» 
fi'fiélio. La DiioTi de Bcrgoin. lambeaux , des guenilles y d^i 

Tome If. X 



i6i PET PET. 

hail.'ons. en Efpgl. pedafo. getit de toycher « de frapOéf l 

PËTASSA; Rapiécer, mettre 6cc, =: Pëtigo ; grand de&r d* 

des pièces â du linge , à des nunger qoe retlcnrent Itfs gour* 

habits. On dit capiicer , locf- roands quand ils voient les vian* 

qu'on bouche des trous propre- des/ur la table, tous iols li fui 

ment ; & rapétaffer , lorfqa'oQ /}^<e^o; ils les dévorent des yeux* 
rapièce groflîéremcnt de vieilles PETËT , pëuto ; DêUcac > 

hardes. On dit plutôt félon qui aime Tes aifes & â fe mi* 

TAcad. rapiccerer . que rapiécer, tonner. 

PËTASSA au figuré ; rhabil- PËTËTO ; Jeune fille. Aeow^ 

1er, rvaiher, tacher de juftificr, tis las pëtiros ; il court aprt» 

de diminuée une faute , ou de les jeunes filles, 
rcxaifer. ^ PËTIMA. Voy. f^^r/tftftf. 

PETASSAOU , ou pëiafal t ^à^^ ^ V j/ 

Un grand coup , l'adion dé , ^^Y^ - ^^''^ •>*>."« ^^ 

frapper , & pour ainfi dire , trempée ; ordure qui s attache . 

frappement, âouras di pëtaf- ?H ^7*^ *^« '^^\ ^ ^":.^** 

fâous i tu feras roflî., épëtafr *^"* • f" ?^"5^"^^^ ^^f*^* ^^^^ 

faousfufafinnoi te de VoiTcr «".«.^^^ écUbônlH la crotte . 
fa femme , & coups de bâton. J"» » attache au poil des bœufs, 

trotter, un rtttë pëtajfal ', ixn «" brebis , des barbets, 
lude coup de bâton i du grec, Pëtos de magna ; da crottia 

pataffein ; frapper. de vet à foie. Un boo ver 4 

PÊTASSARIÉ , o\ï pêtaféjhë i toujours le crottin duc au der* 

Rapiécetage ; Taûion de rapié- . ' icre. CértQS aco fou pa de pi'* 

cer, ou de rapiéceter. Aco's pa 'os i vraiment! ce n'ed pas dii 

që de pëtafdjhi y ce n'eft que du ^^«tin, ou voilà qui n'eft pas de 

rapiécetage. paille y ou peu de chofe. 

PÉTASSOU , diminutif de . PËTÔFIO , oup^raw/fun; Une 

pëias ; petite pièce. =: Un ta- tracafferie ; & non» tin plac ,. ni 

vaudeur , an fripier. = Un ^^ pot-pourri : difcours > ou 

Arlequin. rapport qui tendent à jeiec dit 

PETASSUN. Voy. Pëtqfarié. ridicule fur quelqu'un , ou â le 

PETËGA ; Travailler 9 pej- brouiller avec un autre. M*a 

net ) faire de grands efforts j^' '^'l^^o pëtêfio » il m'a fait 

pour fe^ tirer d'un embarras. cette tracalfetie. 

PETEGO 9 Noife , bruit , Madame de Sévigné emploie 

grabuge. z=z £mbacras » inquié- le terme pétofe x mais c'eft cbex 

tude. ^^ elle un terme de coteiie, qu'elle 

PËTEJHA \ Craquer, lorf- avoit pris en Provence, 8c que 

qu'on parle d'une pièce de bois TÉditeuc n'a pas manqué de 

qui commence â rompre fous le mettre en italique, 
poids dont elle eft chargée. =: 

Pétiller » pour \t% étincelles du Tout languit > tout cil morc 
feu appelées gendarmes. Le lau- fans la iracatTerie > . 

lier craque au feu , le fel y C'eft le relTort du monde U. 
décrépite.^ l'ame de la vie. Greflet. 

PÊTËLËGO , ou pftl£o ; Dé- 
maneeaifon, ou envie deméfurée PETÔFIOS ; Sornettes, en* 

de oire , 01^ de faire quel^que tretiens inutiles, 
chofe. Sa lëngo li jâipëtëlëgo j PÉTOUFIÉ j Tracaffict , . rap-; 

la langue lui frétille de. dire porteuti flagorneur, daubeut. Let 

telle chofe. On dit au(fî , les daubeurs , dit la Fontaine , ont ■ 

pieds lui brûlent d'aller en tel leur tout d'une ou d'auice xiu- 

cndreir. tes mains lui dénaui- nierc. 



_ P E Z P E Z 165 

PETOUFIÉJHÀ ; Faire def 4ajhS : mes en tots luecs àion 

tracaflcrlés , ou des rapports in- plemere^ frànùëfa lur pèrfonas é 

difcrcts , fie proptement , dau- iur taUfas, Coft» d*AL 

^'"n^'îïilwn "• ^ P^^ 5 Po"- On «ii^t en pro. 

PETOOIR.E ; Tracas, xroa- verbe, se pu rës noun viles, 

Wc, bruit ,défordrc , embarras, ^ji^,^ ,.^, pf^^, . g ^^ ^'ûs point 

PETOUNEJHA , ou ripoutë- jc ch«oh , fois çonicnt de pain 

ga s Péti 1er comme le fel qu'on ^ d'bîgnon. Péfj^i ^rcwmaw 5 

tête fur le feu. PëtounBjha, ao jg^ pois goulus , ou de bonne 

figuré ; fc dépiter , regimber , colTc. ^ 

murmurer , répliquer. =:: Cla- pËzËGNO ; La paille des pois, 

bauder -, criailler , être en co- yoy, Përiêlro. 

Icre , répondre avec emporte** n^yri . t !.»'«' j» .« 

ment, du lat: perpnare. ^ . ^J^^^^^ ^J P-"« ^ T £'T 

VETSiQLl; Huile de pétrole , {* fl'^%!^?/^i\^^ !f ^S^i' ' 

,du lat. petr^ôleum : huife miné- {"^'^fr ** ^°**^ ^^ .^'*^« ^f ^*î"« 

ralenoiSi d^uné forte ode ut de If"^^"*»"- On pend au planchée 

bitume. Le pétrole de GabSan IfS^X /'.ir /'"^ " 

au diocèfe d^pézien eft trèil. ^^ ^L^i^^^ ^' '^^Z^'tf'' a> 

renommé.; . ^^^f^ ' ^" .^^^^^" ^ "«^ 

PËVERËTO.'Voy. P^fc^roui. ^"«"^hctte : petits cordons qut 

P^ADO. V. L Les revenus ^''itvîunlT ^^'T' i A' 

^c la paix : ancien droit doina- .^^^^JÎ:^V^- ' *^""* *'*"' **" 

xiial établi pour la iréVc de "^l^^yAr^i^'' ,. » ^ .1, 

ï>ica . PEZŒIRCy, ou /><?î^|:wt ; Un 

PÉZÂDO ; ou pë^agAdo ; U ^^^P ^^ P°''- 

trace , ou l'empreinte du pied P?2lL. v. L Péril , danger, 

fjir le fable , la neige , ou la PE20NER. v. l. Piéton, 

pouOiere. en tfpgl. pifdda. en PEZOUL. Vn pë^oul rèvën- 

grec , pe^tf. ^ î un gueux revêtu. EJcourjha- 

PËZApO ; Une pelïc ; quait- ^'V «« pë^oul i il -tondroit fur un 

tiré dé ce qu'on pefe en une ®"** 

fois. Il faut faite pluficurs pe- ;On regafde comme unfrgne 

ïees. = pé-^^âdo ; Talion de ^ ""^rt prochaine dans un 

jpcfcr. Hôtel-Dieu » lorfqUe les f our 

PËZÂDO ; terme d*archirec- «bandonnent le corps d'un ma- 
ture ; le giron d'une marché }a<lc' & qu'ils fe répandent fut 
d'efcalier ;& non , foulée. Cette les draps. Eft-ce le i^éfroidilfe- 
marche a un pied de giron ; mcni du corps qui fait retirée 
c'eft à dire, de largcnr. Foulée «"« vermine 5 ou bien le fuc 
& foulées, termes de chaiTe. q^^'^He en tire change-i-il de 

PËZÂJHË, ou piâjhëy v. 1. ^ nature êc lui devient-il contraire 

Droit de pafTagé. b. lat. pedd- «ttj approches de la mort .' 

gium, ptdancum', droit qu'on ^^^^T « gucfe d'animal oui 

percevoit fur les chemins. Le n'aiï une efpece de pou qui lui 

latin femble faire dériver ce «^ particulière : on en trouve 

droit de , pes ; pied , au Heu jusque fur les poiffons fie fur 

que ; péage , lé même que, les infeôes , le Créateur femble y 

■payagé, dérive de payer., Dt& avoir établi un droit de fubuiUnce 

pë7ajhëi donner , ou payer le Pour les petites efpeces parafitcs. 

péJe. ' Voy.N'Uiro. 

Donam qe' Il home d'Alefi * PËZOULIË ifa) ; Faire de 

non devon en dkim luecs €n Ik Vains, efiforts pour (€ vongër , 

ura dcU Siinùrs fëfajkë niguU on fom témoigner Ton dépit » 

Xii ■ 



ï64 P £Z PI 

en faire de petits daoi l'knpuir- Koé \ttiitieti compnfùiea» 

fance d'en faire de grands. =â dafG fous le nom vague de p^« 

ConreAer opiniâtrement & coâcre ^oulîno , les punaifes de« atbfesi 

toute raffoa. Nous n'zvûni en celles que celles de roraiigec ÔC 

ftançois qUe des équiValerïs fur du mûrier : genre d*infeâes dif* 

TexprelHon , /a p^^ou/i^ ; 6c cet féreni des pucerons &.detvcAiei 

Inconvénient eft attaché aux tis* punaifes , connu fous le oom de 

durions de toute ef]}ece. galle-infeâes. 

PËZOULîÉIRO ; Un pouiiler , PËZOULÎNO ', Branches cbif- 

ou un pouiUis : terme de mêprh fonnes « ou très«meuues brancbef 

3u*on dit d'un lieu habité par inutiles dont on nettojre un ac* 

e pauvres gcns^ par des gueujC» bteen l'émondanc. 

que la négligence encore plus que PEZUC ; Pefant. 

la mifere » rendent fujecs à cette PI 9 oapigné'y Le Pin : %tf>n 

Termine. On le dit aulfî d'une de futaie , réfineujc , toujoutf 

inScbante hôtellerie , qu'on ap- vert & dont les feuille^ fortcoc 

pelle « lou cabarë des tris pi' deux à deux d'une gaine. Il 

^ouU. ^ donne par inciiîon une réfine qui 

PEZOÙLÎNO y ou pioulîna ; reçoit différeus; noms félon les 

Vermine. =â Race ^ engeance apprêts par où eJflc pa^e. 

pouilleufe. Lti jeunes plants des arbres 

PEZOULtNO I Les pucerons: ré(îneux , tels <iue le Pin , qu*oa 

infectes qui s'attachent aux feuil- cire d'un femis pour les tranf- 

les & aux bourgeons des arbres planter , reprennent uès-di£ci- 

le des plantes potagères , qu'ils ment , à moins qu'on ne les 

fu cent au .moyen d'un aiguillon plante en hivet.avec U œotce 

qu'ils y enfoncent. Ce font les gelée, 

poux des plaintes dont les diifé* ^ 

tentes efpeces ont dsfférens pu- ' Amai vitras tabi ysî rCas pa la 

cerons qui les fucent ; comme Lag4gM , 

elles oui dtâFéienies chenilles qui Davala lous pigmés^ d'al nâou di 

jes rongent. U mountagno» Bergoin. 

les piq<>ûrcs de» pucerons oc- 

cafionent Us galles , ou cteufes, PI '« Le Pic- verc ; QÎfeau de là 

ou folides de l'orme > du théré- taille du Merle & dont le plu- 

binte , du faule y &c. dans mage eft vert 8c la lêce d'tift 

lefquelles un feul été voit éclore rouge^ponceau^ 

plufîettcs générations de puce- . Nous avons quatre efpeces de 

tons. .pics t on les diftingue des auctet 

Les fourmis vont â la ptfle oifeaux par leur langue três- 

de ces infedes pour recueillir longue & charnue » reflemblante 

une liqueur mielleufe donc ils â un ver de terre : le Pic l'tn- 

fe déchargent pat l'anus & fut troduic dans les fourmilières des 

laquelle les Abeilles vont grap- trous d'arbre « pour en tirer lea 

piller 9 pour augmenter leur pto* fourmis , fon mets favori. Avant 

-vifion de miel. C'eft mal â pro- de fe fervir de ce hameçon , U 

pos qu'on met fur le compte des frappe â coups redoublés le bols 

fourmis le dégât que font tes pu- fec éc caverneux. d*une branche « 

cerons fur les feuilles det arbres ou d'un tronc d'arbre pour »ttC 

fruitiers qu'ils font boffeler . irer au-dehors les fourmis , oui 

tecroqueviller & ^ quelquefois s^accrochenc à fa langue : aèf 

•mourir par leurs piquâres. Les 'qu'il la fenr bien garnie , il ta 

fourmis ne vont point roder fur retire 8c fait fon repas, 

les plantes où il ji'y a point de Ces oifeaux om des tacbcf 

fuceUuis* caiiéet de deux cbùUcucs dlTpo^ 



P I A P I C i«j 

f ces atternaiivemehc , comme tel ^oàtre les terres , dont on crainc 

cafés d'un échiquier, fur le bord Téboulement ; quand on creufe 9 

antérieur de leurs ailes plîées* On par ex* uu puits > ou les fonde- 

peut reconnoître encore ce genre mens d'une mairon. On roec 

a'oifeau â la difpofition de leurs auflî des étréfillons entre deuc 

doigts 9 qu'ils ont deux devant murs dt maifons vis*â-vis l'uift 

& deux derrière ^ comme les de l'autre, pour foutenir celui 

Perroquets 6c les autres oifeâux des deux qui deverfe , eti atten- 

3di ont un befoin paiticulicr danc qu'on le jeté à bas. L'étré- 

e fe bien accrocher. La ma* (illon a une pofition à peu prés 

nœuvre des pics en frappant du horizontale ; l'érai l'a ou droite p 

bec exige cette difpoûtion. Vof • ou inj^linée. 

JRacë, PIANCHO5 La liqueur bachî- 

Le grand & le petit pîc-vari£ que , ou le vin* 
fout de la même efpece ': |ils PIASTRO i Pièce de deux 
font mouchetés J'une oc l'autre liards. Une piaftreen fr. mon- 
de blanc & de noir ; & le mâle noie d'Efpagne, elle eft d'argenc 
a le fommet de la tête rouge. & vaut nx livres dix fous de 

PI- DE -COL- DE -SÉR. V07. notre monnoie. 

Tournighié, PI BOUES , terme d'argot ; 

PI^DO. V07. Pë^fâdo. du piot , ou du vin. 

PIAJHË; Péage. b.lat.;»«i^- PIBOUL^Voy. Pivou, 

glum , pefagiunii du lat. pes i PIBOULADOS; Champignons 

Comme qui diroit, droit furies de fouche qui viennent commu- 

pieds , ou fur les pafTans ; car néiâent par touffes au pied des 

il y en avoit fur tout au temps vieux peupliers & dans une par- 

du règne féodal. Voy. Pt^ajhë, tie morte : car ces plantes ne 

PIALA ; Peler , écorcher. Fa s'engendrent que dans les végé" 

un frë që piâlo 'y il fait un froid taux morts, ou pourri;, 

cuifant. La râfco Va pialâ } la PIC; Uu coup d'épée de It 

teigne lui a pelé la tête.= Pialai pointe , ou uu coup d'efioc. 

n. pr. dit par corruption de PICS*É-PATACS; Coups doa« 

piéla ; ou bien c'eli fe même n^s 8c reçus. = Force coups. , 

que )^ pelé. PIC. Àco^s lé pic; c'e/^>là le 

PIÂLO 4 ou PiaU ; v. 1. & 11. hic , ou le poinr , ou la princi- 

pr. Ypy. Pî^o, pale difficulté « c'eft le nœud de 

PlALOS ; Auges de pierres l'affaire, 

fccllées dans les marché! : mefu* PIC ; Bec. Pie , ou pëlâdo : 

res publiques de grains dont les expteflîon ufîtée dans cette façon 

vendeurs £c les acheteurs font de parler. J'en tirerai pied , ou 

obligés de fe fervir 6c fbr Ief« aile ; c'eft-à-dire , quelque cho- 

quelles on ne tire point chaque fe. en Efpgl. pUo ; bec, Peladoi 

année un droir cl'échanrillon- poil, 

sage. PIC ; Un lardon, au figuré , 

PIÂLOU ; Une étaie , ou qn un brocard. 

étançoQ : grolfe pièce de bois PICA ; Frapper , cogner , 

qu'on mer pour foutenir une çha(fer un clou , cogner contre 

muraille qu'on fape > ou qu'on un mur. St pica , ou se tufta la 

reprend par-de(fous <tuvre. On tifto\ fe cogner la tête. Picauno 

en mec auflî pour foutenir le dâlio } rebattre une faux. Aeo's 

plancher d'une maifon dont 00 lou pica de la dâlio \ c'eftolà le 

' veut rétablir un mur. nceud de l'aâfaire* Pica lou mar" 

PIALOU ; Un étréfillon ; pièce ni ; heurter , ou frapper i la 

de bois qu'on met entre deux porte. Câou pîco i qui frappe t . 

ais » ou des dofles appli^Uéei qui heurte la \ An pica trës cos$ 



j66 V\ C PIC 

en a hearté trois coup^. Las les individus de la mêase cCpece 

cûros pteou ; lef heures fbnneiiV. des champs : elles peuvent fervir 

Qant* oâro pîco ? quelle heure â les caraâiFifer ; Téducatioa 

cA-ce qui Tonne ? & non , qui domeftique , <^ui change \ei na- 

frappe. Quant a pica d*ouros ? turels , les fait fouTeot varier, 

combien de coups r horloge a-t- Moucheté fe die plus commu- 

elle fonné ? 5*011 très oûros pied- nément des quadrupèdes. Os 

dos\ ileft trois heures Tonnées, dit, picoré de U petite vérolew. 

PICA. en V. Tr. baculcr , 09 PICHAROU , pithêro , picha- 

frapper avec un bâion ; d'oii ràta^ou dournët, Voy. Dourki. 

eîï tormé le n. pr. bacular j ftap- PICHÉ , pichêro , mefuie de 

peur. vin unj peu moins grande que la 

^IC A ; Grenu, De fou^ëls pi' pin re de Paria. 

cas ; des cocons gré nus 6c comme PICHÎNO ; Un ivrogne , OA 

chagrinés : ce qui eil oppoTé à , buveur de profeflîon. 

cocons Tatinésv PlCHÔ 9 pichou , ptehotm ; 

PICADrs ; Train de vie. Petit, petit gaii^on. Pichoutg , 

PÎCADÎSSO ; Frappement , diminut. de piàho > crés-pecit. 

fcruit qu*oii fait en frappant , Picf^outas ; grand garçon. "• 

fcéquens coups de marteau. C'en au moyen du terme ^ 

PICAGNA ; Chercher noîTe , pe"t, qu'on tend e.n fr. prcTqùb 

ou qucfelle. = Picoter. Voy. tous nos fliminuc. latig^dociem» 

Capigna. tant les n. pr. que les noms com- 

PÏCAGNOUS, picagné , capi- inuns; par ex. Andrë^ë; le'petic 

fnâirë 'y Mutin , querelleur. André. Anguftinë-j \c petit Ao« 

PICAREL « cagarelf on fùfr guflin. Unù poufilto ;'un pedc 
€lë ; Le Mesdole : poflTon fec *"• ^«^ tâoullto ; une petite 
de la méditerranée 9 'qui â cauTe table , très*difFérence d'une ra- 
de fa falurc pique fore la lan- blette , &c. 
gue. ' No« diminutifs faivans n*oot 

PICASSA ; Becquetet , de npport qu'aux fencimens d& 

TEfpgl. pico i bec. cceor » fans aucun égard â l'Ige 

PICASSA > ou prgalU j Ta- ou i la UilLe. Moun amigjfi ; 

cheté de diverfes couleurs. mon cher ami. Ma fouritû\ 

PICASSAL , pigajjhl , pu pi- ma petite Toeur. Ma cùafiàitoi 

€ajrâoui Coup , ou impreffion ma chère cbufine , 00 ma j^etite 

que fait un Corps fur un autre confine î & ainfî de oia petfie 

en le frappant , le perçant , le femme , mon petit ' bomme 9 

dlvifant. 9cc, 

PICASSOU. Endura lou pi. Qn difptt autrefois au ffea de 

tajjhu ; e^uyer une groiTe pluie, petit , pèlioi , devenu n. pr. 

PICAZOU, oupru^îjkë; Pi. comme il^eft arrivé â un^ grand 

cotement : impredion incommo-' nombre âd termes doiit la Gfplh 

de cauTée fur la peau par Tacri- ficâtlôn é/l tombée d^abora en 

tnonie des humeurs. défuétude, Sc.enTuite dan&roubli. 

PICATA ; Tiqueté , tacheté , PlCHOULÎNÔS ; Les pichcU- 

moucheté , grivelé. On le dit nés : Torte de petites olivé& con* 

fur-tout des bifeaux tiquetés ; fites dails de la faumure. Côoinie 

lorfque les taches ne font que de c*étoit l*e(pece que Ton tionfi- 

petits points. Les oifeaux gri- fpic le plus communétnent 9 cet 

Télés ont des taches allonges , apprêt a pris chez nous le'aom 

telles que celles des Grives ; ces de , pickouiîno , diounutif de 

taches quelquefois de fotme fin- picho ; TAcad. en a fait fort 

{Suliere , font toujours au bout i propos le fcadçois » pich»: 

ebune plume fie çonftanccs dans Une. 



PIE P ï f 167 

PTCÔ ; Une cngrélure : forte ^ p'e« ? après» dic-on , d'un xxm 

^c pedc point fort étroit j qu'on d'interrogation , pour engagée 

met à une dentelle. quelqu*unâ pourfuivre fonréciii 

PICO-CROÛSTOS ; Couteau Ôc non , & p'uis. 

dont ou fe fert pour chapelet la ^1^1 ; Le pis d'une vache ^ 

croûte d'un pain. = Pico' d'une chèvre , ou les mamellef 

<roûftos ; vieux brâquemar , ou de ces animaux. La vache a 

épée rouillée. plufîeurs traions 9 par où coulent 

PICO-POUL ; Efpecederaiihi. I« jets de lait. 

PICOPOU4.1E, ou bmcouqié'. PIÊI QË ; Tandis que. PUî 

Voy, Fanabrëgou, fug mënfouvénë 'y candis que je 

PICOPOULO , ou bilîcôco i me le rappelle, fiii qi U fénî 

^« micacoule , fruit du mica* tandis que nous y fonimes après , 

coulier ; te non > Alifer > la. ^^ que nous avons la main â la 

znic;fcou!e , qui n'a prefquc que P^^e. 

le noy4U & la peau^ eft douce PIÉJHA , ou pijha ; Étayer ^ 

& bonne â fucer plutôt qu'à étançonner. Voy. Apialouna, 

manger. = Picopoùlo ; forte de PlÉJHO , ou pijho ; Uneiuie« 

zaifin blanc à petits grains. UQ étançon. Voy. piaiou, 

PICOU ; Un pic : toilxument PIÉLA , oupi^/ar , & par cor- 
de mineur, ou de carri«r , ruptiou, /^ia/it ; n. pr. qui paroît 
pointu 5c acerré. = Picou -, U avoir fignifîé , large montagne» 
tcuille de fauge : outil de labour oyt longue colline, 
pour les terrains pierreux. Il cil PIÉLOUN^oupiâ/oxcnf colonne* 
plus large par le milieu & pointu PIÉ ME JHAN. n. pr. Monta* 
par le boiic. gne moyenjie entre deux autres. 

PICOU RÊLO ; Une ferpctte. On auroit dit en v. fr. moyen 

Plé , piech y piêi , pioch > ou mont > comme on a dit ^ moyen* 

f>io f V. 1. & n. pr. b. lat. po- vie. 

dium'y montagne , colline , mon- PIÉRËDOUN , ou mont-rS» 

licule t & en V. fr. pui. C'efi de ^oun ; n. p. Montagne ronde. 

là que viennent les n. pr. le Pui- PIÉROTO , diminutif de Pier* 

de-Oome , la ville du Pui , le tt. Pierrot, en b. lat. pttrum» 

Piè St. Loup , le Pié des Fabrcs culus* 

te les fuivans. PIÊSSO ; Une vigne , une 

PIECH * AGU. n. pr. Mont- terre à bled. Quoiqu'on dife en 

pointu , ou MoQtaigu. fr. une pièce de terre ; ce ferotc 

PlECH-AOU , ou pichâoM , mal parler dédire, fe vais à ma 

le iiicroe que PujhâouU . ou pièce ; au lieu de , à ma vigne» 

pujhol i dont l'augmenutif eft ^ à mon champ 9 6cc. 

Pujhoulas i oa pujholiu y lous n. PIÉTA ; Pitié, compalHon. 

pr. haute montagne, très- haute Aco fâi pictax cela fait com- 

montagne. palCon, ou pitié. 

PIECH - ÂOUROUS. n. pr. PIÉTADOUS; Tendre, corn*. 

Mont venteux. patifTant y qui a des entrailles. 

PIÊI , ou /»ei ; Le Puî : ville. PIETRE ; Piètre, chctif, 

«apirale du Vêlai, en lat. ani* miférable. On difoit en v. t'r. 

€Lum» Mons anicii , & plus ré- s'apiétrir , ou fe gâter , fe cor- 

cemment ^ podium» rompre. P'utro mino ; pauvre » 

PIEI , pêi . pût g piiijfo » ou chétive mine. 

p'îéifoi y péifsës y apêiy a^iifos \ PIÉTROMÉN ; Pauvrement , 

tantôt , après , puis » enfuite. mefquinement , piètrement. 

Ou farSn piêi i nous ferons ^ccla PIF^CH; Jabot. Voy. i^ûpa, 

>iantôc ', 0c non , puis. Ou vëirën PIFAOU ^ Ctos joufHu , u^ ^ 

piêi ', nous vetifoos cela enfuite. gros piâre. 



î68 P I G P I G 

PIFRË ; Fifre , Hageolee* PIGNOL. n. pr. diroinatif de 

Touca d'âou pîfrë ; jouec du pfgno ; petite pomme de pin. =s 

Haçeolet. au figuré ; ronger fon Pomme de fapin. 

frein , croquer le marmot , PIGNORAR. v. 1. Voy. rei» 

regarder faire fans être de la norar, 

partie. PIGNOULIÉ ; Galopin , {eunt 

PIGAL , pïgâUo *, Bigarré ^ garçon qu'on envoie faire des 

marqueté. comniillîons. 

PIGALTA ; Bigarrer de di- PIGÔTO , ou pic^co ; La petite 

Terfes couleurs. vérole ; maladie qui n'a rien de 

PIGASSO ; Une houe. Vh e(l tommun avec une autre de même 

sfpirée ; outil de labour dont le -nom & dont elle femble être le 

fer eft un carré long & large diminutif, 

rmmanché & recourbé comme Un grain , ou bouton de iiérîte 

Celui d*une pioche. On fe ferc vérole fur un des points lacri- 

de la houe pour remuer la terre maux le bouche , 8c produit un 

m la tirant â foi ; c'eft à peu larmoyement incurable « fi on 

près le même outil que notre n'a eu foin de détergec fouvem 

ciJPadO'jhard'tniiiro 9 houer une le petit ulcère & d'y introduire 

-vigne « ou la labourer à la houe, une petite fonde pendant que ta 

en b. b/. pighel, cicarrice fe formoit. 

PIGASSO , pigaffbu, Voy* Piô- ' L'Inoculaiion » un des grandi 

io , piouliio* préfens qui ait été fait à l'hu- 

PIGNA , terme de roagnague- manité , prévient cet accident 

cie; garni. De fou^ëls bë pignas; & fur-tout la mort } fur quoi 

des ran>eaux bien garnis de co* M. de U Condamine , en dé* 

^otis. Sëpîgnoahëi fts rameaux montrant les avantages de cette 

fe garnifient bien ;' figure tirée opération , a eu raifon de dire , 

des écailles d'une pomme de pin que tous les fiedes â venir en- 

appelée pîgno 9 qui font ferrées & vieroient au nôtre cette décoii* 

comme entaffées Tune fur Tautre. verte. La nature nous décime y 

PIGNASTRÈ ; Têtu, opiniâ- dit-il , l'art nous milléfîmc. 

tre ; & non , opignâtre. PIGÔTO ; La clavetée y ou U- 

PIGNASTRf JHÊ ; Opiniâtre- claveau y maladie des brebis ^ 

té , entêtement ; marque d'un le plus fonvent mortelle, 

petit efprit. , PIGOUTA , ou ptcoura ; XCar- 

PIGNETRËDO. Voy. Pinëdo, que , ou gravé de pelîte vérole. 

FIGNEL. Voy. Broutël. On dit dans le ft. fam. il cft 

PIGNO ; Pomme de pin aai tout gcêié. H efl tout coufn ^ 

renferme des pignons fous des tout cicatrifé , lorfque les cica- 

ccailles ou'on n*ouvre qu'en les trices font confidérables , comme 

faifanr bien chauffer , (! la dans la plus petite vérole con- 

maturité ne les a pas fait encore fiuante. On évite cette difibr- 

bâiller. mité en humeûant fréquemment 

L'oifcau appelé , le Bcc-croîféj le vifage avec de Tean tîedc , 

tfpece de gros pinçon , fe nour- au temps de Téruptiou ; ea 

lit des pignons de la pomme y tenant un linge mouillé, en 

de pin , après les avoir cafTes ; perçant If s puflules ^ès qu'elleff 

fon bec robuAc cA admirable- font mûres ; 6c en laifîam tom» 

snent ajufté pour écarter les ber les gales d'elleS*mêmes , faut 

écailles ; manoeuvre qui feroit prévenir leur cbôte « malgré let 

impo(CbIe d tout autre otfeau, démangeaifous qu'elles caufent. 

On dit d'un homme dur à la & fur-tout en appliquant aux 

defferrer « ësfara. couni'unopigno jambes des véficatoires. 

9êrd§, PIGOUTOVS; Un malade db 



PIM PIN t59 

la petite vérole W ptisou tttaqtiÇ PIWFANèLO (/<f gntndo) ; 

^c cette maladie, ta Pivoine ; plarne qui pcoduh 

PiGRE 5 Pvcfleui , d« lac. ««w gcaadc 8e belle fleur cta- 

pigtr, raoïG- On fait de la bulbe des 

PIGRIIHË i PateCIe. cbapclc» q4i'on pend au cou des 

PUHA ; Étayer , ècaBçonner. enfeins , (oomme un préfcrvaiif 

Pîjho 'r ^laiç y. éfançon. contre l*épilepfie. 

PIJHOUNlé >. Uo colom- PIMPARÊLO; La Pâquerette» 

bier, u»volf9C>ou pigeunnîet. ou Marguerite qui vient dans Its 

Le cploiBbiev eft à pied & ifoié. pc^s & <|[iri fteuric au tetops de. 

Le volet, ou £ttiè, ell «ne âaipie Pâques. 

volière d^ns quelque endroic PI MPOUNA ; Dorloter, délU 
dluHfr.m^fon. 7ooc .le. monde cater, traiter trop délic^l^enr."' 
peut avoir des volets. Le colom» PIMATÈLOS ; Anciennes piè- 
bier fuppofe uiAdfoitdefief. Le c^s de fix blancs du nom de' Pi- 
voter eiè auil^ Tais qui eft à Tcb- natel., 4>l]Rcier de la moi^poi'e q^l ' 
crée de la volière & Tus leqoei fut pendu enfuite pour en avi^c 
les pigeons prennent le foleil. £911 cTe faufTos. '^ 

ÇILA. v,l. Porte, JLou pila St, . PINÇAT j Pincé . épuré. . 
Jkèli r la ^octe Se Gilles , du PINCHOU , ou BCpinchou s ' 
^çec r p^ M 09 pyle ; porte. PiU Lorgnerie , aâion de lorgner. r<i " 
ii^i€e attdl en grec > auge de pmchùtt ; regarder du coin de 
fontaine. l'œil, épier a J.4 dérobée 6c d'un 

PiiHAR , ou palUr ; Un ga- endccrit d'Vjii l'on ne peut être 
lopin 3 dérivé de la paille fur la- apperçu. Ceux qui lorgnent . ou 
quelle il fe couche.. qui épient de cette façon difent , 

PILIAR de mouli'^ôli, Voy, pinchou ; ce q|ii dgnihe , je vous 
Chaârou» vois quoique vous ne me vôyéii 

, PILIO-PILIO; la^ibouliette. pas , Ou que vous ne vous'e 
9 puer à la gtiboulietue ; c*cH leter doutiez pas. 
àr terre une pièce de monnoic 9 PINCHOUNA. Voy. M/piw ' 
qu'oa abandonne.. â la canaille ckit,- 

cjui s'y >ete deffus ; 8c Ton fc PINDOULA. Voy. Pëndl* . 
bat à qui L'aura. On dit aiiili » goula, ^ 

jeter fon coeur à la griboulietne; PlNËDO 9 ou pignéirldo f . 
X0U* es â UpiliorpUia', touteft Bols ^ ou- forêt de, Pins appelée » 
au pillage dans cette maifon 9 une pinée- dans quelques Provln- 
<Sans cette Provence; ces françoifes. 

. PÎLO. Voy. Pî^a, Voy- DùUr, PINÊIO rfe rajtn, Voy. I/4/1.' 
PILOT , pUoutiit 5 Une pile , PÏNNA dH tëmplë ; v.. l. Le 
un us , un petit tas. hâiut du Temple. - 

PIMEN i Toute foncdenour- PIN-PAN ; Pifpaf : mots in- 
riturc exquife. Acê's de pimin $ ventés pour exprimer Paâion de 
c'eft du neâar, c*cft du nanan. frapper quelqlAin , & pour don- 
ft. fem. ner au difcours plus d*énergîe. Li 

PIMPA isë) ;. S'attifer, ft. bailet dons fouflës , pin-parti il 
£am. fc pimper , n'eft pas fran- lui appliqua deux foufflets , pîf- 
çois ; quoiqu'on dife, un homme paf. 11. fam. ou populaire, 
pimpant. PïNQËT. Voy. Jhintët. 

PIMPALÏA; Orner, ou char- PINSAR. Voy. .^Tin/cw. 
ger de colifichets.^ PINSOU ; Un filou. 

PAMPALIËTO; Colifi- PiNTA ; Chopiner , sVnîvrcr. 

chets , clinquant. PINTA ; Peindre. C'eA de ce 

PIMPANÈLO. Voy, fr^/flî- verbe qu'a été formé le nom de. 

lUto* la poule appelée y pintade , ou 

Tome IL Y 



170 P I O ,P I P 

peinte , donc le plumige éft ta- PIOULËTO ; Un bachereaOf 

cbecé de deux ou trois couleurs, une hachette^ 

FÎNTO. Lapinte d'Alais^ pe- PÎOU-PiOU ; Pi pi : cri des 
faut environ quatre livres poids pou(fins. au figuré,/àj9/o»-^fott$ 
de tablé , répond â la quarte , faire parade de force dans une 
ou au pot de Paris de même gtande foibleife , faire bonne, 
poids, ou qui contient deux pin- contenance dans on érat de lan- 
ces mefure de Paris , ou quatre gueur 9 du ia.i, pipio, 
livres poids de marc. Ce qui fait Ou dit dans un fent différent , 
cotre ces deux mefures une petite fâi toujhour piou'ptou ; il a tou- 
difference. fours quelque fer qai loche. Le 

PINTOU i Demi -pinte 9 ou ^to\ethc dit 9 pîou-pîou, touiftour 

cfaopine. viou *, un poc fêlé dure long- 

PIOCH. Voy. PUoupieeh» à temps. 

cado coûmbo se trobo un piock ; PiOUSSA ; Pincer, 

on trouve des difficultés par tout. PioUTA i ou pîouU ; Piolcr^ 

PIÔI. Voy. Ptii, pépier. Les poules d*inde pic* 

PlÔLO , manâiro « dëftrâou , lent , les pouffins & les moineaux 

âpio ; Une hache , une coignée. pépient, au Bgaté , ptouta , crier » 

Afpirez Vh du premier mot > faiis criailler. = Geindre ; enpatlanc* 

quoi il fembleroit qu'il n'eft de quelqu'un qui fe plainr de 

qiieAion que de cette même quelque infirmité » on dit , fOK* 

lettre. jhour pîouto ; il ne fait que gein- 

La coignée eft i*outil dont on dre. Coûro ris , toûro ptofuto $ 
fe fert pour fendre « ou pour . tantôt il rit, tantôt il pleure. 

é<)Oarrir une poutre ; ^telle eil PÎOUTÂIRE; Inquiet, criail-.' 

celles des charpentiers Se des leur. 

fdeuts de long : elle a un large PÎOUZË. Voy. Nièiro. Piou» 

(et & un long manche : on s'en ^ous ^ plein -de pu^es. 
fert â deux mains 4 dii lat« yêci£- ; PIPA ; Jun^r du rabac «- 

ris cuneata ; hache faite en coin, prendre du tabac en fomée ; tC 

La hache 9 plus petite, a le. non j piper» qui fîguifie au pro- 

fer & le manche plus courts ; on pre , prendre des oifeaux â la 

la tient d*une feule main pour pipée , 8c au 6guré » beaucoup 

dégauchir une pièce de bois» plus u(ité; tromper» filouter, 

polir émonder un arbre ^ &c. Le PIPLRAIRË , ou pëbrii ^ y. 1« 

manche entre dans Tail de l'une . épicier. ^ 

Zi de l'autre. Il y a des haches PIPETO ; Pîpe i fumer. 

à marteau , ou pièlo tëftûdo, PIPI ; Terme de nourrfce ; le 

Jico*sfat d la piôlo ; c^eft fait à grand-pere. Pipi en françois ic 

Li ferpe , ou groffiérement. h. dans le même langage de nourri^ 

lar. hapiola j furnom donné à ce ; le befoin de pifler. Faire le 

Boudouin , Comte de Flandre.- pipi. 

Happiolay diminut« de apio , ou P|PO » oupipnni Pipe : grande 

hapio, futaille à mettre du vin. Loa 

PIOT ; Un dindon. Piâto ; mâou de pîpo ; r-ivrcfTe. Mâont 

nne^ dinde , ou poule d'inde. de pîpo bous bîrë; puiffiez-voiif 

Prën'é lapiôto ; s'enivrer, tomber ivre mort. 

PÎOUCÊL ; Virginal. On dit dans le fens de pipe à 

PÎOULA. Voy. Pîouta, fumer , vâou pa unb pîpo de ta" 

PÎOULEL ; Appeau , ou (îfHet ba ; il ne vaut pas un oignon« 

pour appeler les cailles. Ni dounariei pa uno pîpo dëtaba ; 

PÎQULETA , ou fîoulëta ; fe n'en donuerois pas un clou à 

Attirer 9 pipCE 9 pcendie à la fouflflet. 

jpipée. PIPOT ; Petit tonneau, m 



/ 



PIS PIS 171 

Fetit homme trapu. Jhougd â leur cadavre infcQt & hideux 

qatrë pipots ; |ouet à pet-en* écanr égalemeuc fujec dans la 

gueule. tombe , ou dans la terre à la 

pourriture tf aux vers. 

Toutes i ptrdon U varâoulo » PISCOU ALIO ; Marmaille. 

£ la prurou nous bin as pots 9 PISSA ; Jaillir. Loufan pijfo ; 

Qan pgrlics é Ubrâous en tâoulo ^ le fang jaillit quand on a piqué 

Cubujponâ qatri pipots, Goudouli. la veiuc , une nourrice fait faillie 

Ton lait. A pifa v^rgoûgno ; il a 

PIQETO ; Une ferpe » une bu toute honte, 

ferpette. = Piqlto } cfpece de £n parlant d*une charge , ou 

petite olive. d'un emploi qui étoit occupé 

p!rË , ou pîri ; Très , beau- par un mauvais fujet , lequel eft 

coup , infiniment. Es vîri që fouvent remplacé par un autre 

pouli i il eft très-gentil. Soupire qui eft pire & qui fait regretter 

që bels ', ils font fort grands, le premier , on exprime cette 

L*aimë pire ; \c l'ahne beau- alternative par ce diâon énergi» 

coup , &c. que , mais peu honnête « Vun i 

PIROL ; Un fat , un écer- ptfo « Véoutrë U câgo. 

Telle. Caro lé piroi ; voyez ce PISSA, v. 1. Depuis peu. en v« 

fat. fr. piéça. 

PIROU , & par corruption « P^SSADOU ; Badin de cham- 

piérou ; un blanc : ancienne hre, badin de nuit» badin de 

iDonnoie valant cinq, deniers. garde«robe , pot de chambre. 

PeJTo de trës pidrous ; pièce qui Pijfadon griffa; pot de chambre 

étoit la moitié d'une pinatele , enduiç de tartce « ou lartareur, 

ou de fix blancs , ou cinq liards. L'uriual eft une bouteille de verro 

PIROUTÊLO ; Pièce de trots â large goulot recourbé , â Tufa- 

blancs. ge des malades. 

PIS ; Urine , piflat. Sentis à PISSADOU ; Un pidbîr : lie^ 

pis ; cela fent le pidat. Es tou deftiné pout y faire de l'eau , fur 

pis ; il eft tout trempé dç piCar. un petit tas de fable y au coin 

Voy. PiJJèigno. , d'une cour. ^ 

Le proverbe , Entre la merdT PISSADOUNAQO ^ Une potée 

i lou pis , hu bel ëfan se nouris y d'urine.^ 

fe dit communément du temps où PISSAGNO , ou pis ; Urine t 

l'enfanieft au maillot, & con- pidat. Urine eft plus général it 

vient tout auffi bien à celui qui fe dit en particulier de l'urine 

le précède dans le fein de fa humaine. On dit, du pidat de 

snere : la matrice en effet « dans chien , de chat , de cheval « 8cc. 

laquelle le fçxtus oà l'enfant a Le terme , pidfat marque au^ 

végété quelques mou » eft placé , un rapport a de l'urine fale > 

comme on fait , entre deuiç dé- corrompue U propre i gâter oii 

goûtans vifçeres , la vedie & Iç tacher une éibttè. 

boyau-gras ; çe qui équivaut 9 On dit i^u'un pot de chambre., 

ce femble . - . - . . -, 




termes 
c'cft r 

la brute ;*ç*e(| celle du glorieux lorfqu'elle eft corrompue. 

Geniilbomme qui (b die , haut L*urine la plus limpide devient 

& puiflTanr Seigneur , £c celle de bientôt nébuleufe , & enfuite 

l'humble artifan ()ue ce Seigneur trouble , pour peu qu'elle (éjour- 

dédaigne : la fin de ces deux ne dans un vafe , pendant lei 

derniers êtres ^ fi difFérens en grandes chaleurs de l'été , Bc 

tfpai:cncc« f eft eucoce aflbrticj même «u temps de la gelée : '\{ 

y ij 



172 P I s P l T 

s> forme avec de la boue , oac PISSO-FRË ; Ub cacBcbti 

maciere gUireure & du gravier , == PerToone d*aa lempécaoBCBC 

<]ui o*e(l d*abord qu*une ciifta- froid & ticgmatiqae. 

lifacioo de fel matin « que l'uii* PIS50L , oM^jFàcm ; lafflillê- 

ne coaiienc. mène, loïc jôn rdni^i* « Ad 

Ce fonc là îes mitériaiiz du p*ffcl ; le fai^ coaloic k ^los 

tartre de« pou de chambre & des bouillons. 

calculs qui te formenr dans les PISSOUU^ ; La piflocc d'an 

Toi-1 nriaair?s ; Iorr«]u*elles font cuvier à lefive. := lin pccic \tt , 

ttïsichiti , que l'urine y fé iouroe un filec de liqueur. ^ Une pif- 

crop y & que le moindre grain fociere. 

{&Adc cfefccndu des Reins pré- PIS SOURIE JKA ; Piflorer : 

feore un noyau , ou une bafe i ctxxt fontaine ne fait qae piâb- 

des molécules ceiceufes , ou ter , ou ne {cte qu'un fikt d'caM* 

criflalmrs. C'cft une viak ptHôciere. 

La boue efi la maciers des PISSOUS , pt^jfôijo • Piflêox » 

pierres de la veffie appelées cré- enfant qui fenc le pitfât. 

tacées , formées par coocbes pa* PISTOLA. ▼. I. Épkrc » lettre 

tallelcs 6c concentriques. Des ^o en Us piftoUs éè Pêômtx al- 

molécules criâalines qui nagent contas cdomjas > Crtms , o gr é a » . 

dans l'urioe , font les élcmens P^r Pëiuëndëmin ; il y a dans 

des pierres appelées murales « à les lettras de Panl quelques cn- 

fnrfacs raboieufe : il s*en forme droiu difficiles à entendre. Voy. 

un groupe de criflaut dirergeaos O'-ai, 

do centre â la circonférence : PISTOLA UbujatU ; t. L 

fotte de calcul qu'aucun diilTbU Letue de recommandation. ^ 

▼act connu n'entame, & dont PISTÔRI , pifiri ^ P^firijô^ 

on ne peut être délivré que pat pifiouris , prfiùuwîffo ; ▼. L & n. 

l'exrraâion. pr. boulanger , boulangère , dn 

De célèbres LithotomiAcs ont lat. pifior, en v. fr. talamafier ; 

obfervé, que ceux qui ne font d* où dérive peut-être le nom de 

ufage pour leur boiffon ordi- talmoufe. ^ 

naire que de la bicrre , ne font PISTOULADO , on pifiouîê* 

pas fujcit au calcuL tâdo ; Coup de piÂolet. =r Pif- 

PISSALLÊIT; L*GeiIdelxruf: toulâdo y revenue ; tetme de 

plante i fleur radiée , >appelée en }eu de quilles. 

hoiAm<\\xc, ^Buphsalmum. PISTOU LËTEJH A ; Vctbe 

PISSARADO y Grande quan- fréquentatif; tirailler des coups 

tité d*urine. = La rache , ou la de piAolet , conune il arrive, aux 

marque que fait Turine fur le noces de village. = faite le coup 

drap de defTous lorfqn'on a piâ*é de piAolet. « 

au lit. PITANCETO (/i). Voyez 

PISSOCOT 9 ou pîJTogoz 'y Le Jkinsêt. 

potiron rouge ; champignon vé- PITANCIÉ ; Office de Rell- 

Aénenz.^Voy. Mafoparën. gieux autrefois chargé dans un* 

PISSAOULIÉ; UnpiAenlit, MonaAeiedediAribner.àcliaqDe 

fc dit également d'un enfant fuiet Religiçjux la pitance 9 Qfi lapoir 

â pifTer au lit & d'une plante des tion de meu avec le pain «L le 

prés â Aeur jaune fort connue vin pour ui]t repas, 

qui a le goût 8c les vertus de la PITANSA y Ménager . ne 

chicorée fauvage ; & qoi n'a mettre, ne donner « ou se pren- 

rien de commun avec Pincpnti- dre d'une chofe quelconque que 

Bcnce d'urine dans les dormeurs» fort peu , ou comme on «ut 9 q«e 

laquelle n'eA pas libre quoiqu'elle cbiquet i dbiquet. 

foti le plus IbavcDK volontaixc. VlTàîi$Aj^pii€pum£^utiikai 



P I T 

Manger du pain avec le mets 
d'un rrpas ôl en manger beau- 
coup plus à proportion que du 
mets i en force qu'on mcuage ce 
dernier & qu'il ne fervef que de 
véhicule au pain ; qui doit être 
félon les règles d'une faine diece 
le principal alimenc. Les enfans 
■friands/ont coude contraire. 

PITANSO : Ce cerme qui ré- 
pond au lac. obfonium , ou pul- 
mentum , n'en a point de propre 
-en fr. quoiqu'on le rende dans 
quelques Provinces par celui de , 
coropaiu , ou pouffe- pain > très- 
«xprellifs l'un &, Taucre & qui 
pour cette raifon devroienc êcre 
adoptés. Pitânfo Ce prend pour 
toute force de mecs qu'on a cou* 
tume de manger avec du pain .* 
ce qui ne répond pas au François 
pitance : il faut donc pour les 
phrafes fuivances recourir à des 
termes équivaleus. Manjho foun 
pan fan pitanfo ; il mange fou 
pain fec , ou il ne mange rien 
avec. Êtnbë de pitanfo ; il le 
mange avec quelque chofe. N^a- 
jherë pa d'âoutro pitânfo q'é de 
foàrmoy je n*eus d'autre mecs « 
ou pour tout mecs que du fro- 
mage. On diroic dans une Com- 
munaucé , on ne me donna pour 
«oute porcion que du fromage. 
Douna li dé pitânfo ; donnez*lui 
de quoi manger avec fon pain. Il 
a du pain , donnez -lui de quoi 
manger avec. A de pan , de vif 
é de pitânfo ; il a du pain , da 
vin ic de la viande. 

Le moc pitânfo cire Ton origine 
de la b. Iaz. pitanfia > ain(î dit de 
> piâanfia i ou portion monafti- 
que de la valeur d'une pi£le , ou 
picte : monnoie des Comtes de 
Poitiers ; {piCtavenfium ) qui va> 
Icir le quart d'un deaier. On 
difoic auifi 9 rnaUa pf&avicéù ; 
mailles poitevines. 

Pitance- en françois ed la por- 
tion de pain , dé vin 8c de vian- 
de qu'on donne â chaque repas 
(dans les Communautés. Ce cerme 
n'a point d'autre fens dans les 
cxpreflîons ^ 4oj^lc pitance ^ 



p I V 175 

retrancher la pitance, &c. pitdn" 
ferius , ou le picancier étoic d'a- 
bord un office chez les Moines , 
& fut enfuite une dignité. 

PÎTO. V, I. Une pitte : petite 
monuoie de cuivre qui valoit la. 
moitié d'une obole , ou le quart 
d'un denier. On a dit pitte pout^ 
piâte, Voy. Tare, ci delTus. 

PITOT. Voy. Goujhar. 

PITOUÉ ; Jeune homme, pe- 
tit garçon. 

PITRASSA , ou apitraffa ; 
Faire , dire > agencer mal-adroi- 
temenc quelque chofe, la eâter. 

PÎTRË y Le poitrail des bœufs» 
leur fanon , ou la peau Halque 
qui leur pend fous la gorge. = 
Pttrë, Voy. Piétrë, 

PI TROU; Solive : pièce de 
charpente qui forme 6c qui fou- 
tienc un plancher. 

PIVÊOU. Voy. GargaliùL 

PÎVOU , ou piboul ; Le Peu- 
plier noir ; 6: non , peuplier 
tremble. On l'élague de temps 
à autre pour affourer le bétail ea 
hiver , avec les fagots de (ti me- 
nues rames* 

Nous ne connoiffons que deux 
efpeces de Peupliers indigènes, 
ou du pays ; favoir , le blanc 
appelé auài l'orme blanc , ou 
âoubo , qui donne du bois pour 
la menuiferie & pour la fculp- 
ture : & le noir, qui eft celui 
qu'on élague & dont les jeunes 
bourgeons font enduits de ce 
qu'on appelle eu pharmacie 
Tonguent Populeum, 

Nous n'avons point de peu- 
plier tremble , donc les feuilles 
font dans une agitation conti- 
nuelle au moindce fou6fle de 
venc. 

Le Peuplier qui nous efl venu 
depuis quelques années d'Icalie , 
a la feuille du Peuplier noir , Sc 
le bois du Peuplier blanc. Il efi: 
beaucoup plus beau en France 
qu'en Icalie *, parce qu'il efl fans 
culcure dans ce dernier pays : il 
ne paroît pas que malgré celle 
qu'on y donne en France , ott 
en tire autant de profit que de 



«74 P L A P L A 

jiocre Peuplier blanc. ne font pat fyQonyines. On plaltf 

PIZA i baccie les châtaignei y un mourant qui fouffre » oi 

4|ti*oa a féché à la fumée. On lei regrette un homme mort. huA 

mec dans un fac que deux hom- c'eft parler peu correâemeot de 

SX» frappent fur un billot de- dire d'une petfonoe dangére»- 

bout. Pi^an iuêi ; nous battons fement malade : |e la regrette 

auiourd'bui. eu Ital. piggiare. en bien ; au lieu de » fc U plaint 

Xfpgl. pir^ar ; fouler aux pieds, bien. 

C'cft de cette dernière façon VLKGSOL, oaplaniûl in. fu 

4u*on brife l écaille , ou la peau petite plaine. 

ees châtaignes fiches dans quel- PLÂI ? Quoi ! comment! pbtfr 

qufes endroits de l'Iulie 6: des il} oj^ qtie vouiplait-il}' i 

Cevennes : on les Foule avec des PLAIOEJHA ; Plaider « = 

fabots hérilles de pointes. Pi' Héfiter» balancer, être indécis» 

^«liâ, en Efpgl. ; la trace du pied: indéterminé fur un partià proiF 

ce qui appuyé l'étymologie que die « lanterner « marchander, 

nous donnons au mot f pi^a ^ On dit en proverbe 4*°* ^^ ^<^ 

Ibuier ^aux pieds. dç plaider. Që plâidejhot malt' 

PIZÂDOS ', Le battage des v^/hOf toufo qi manjkQ Utmâ' 

châtaignes « ou l'aâion de les rëjho, 

lettre, ou de les fouler. Për 9LklG AK. v* \. ou pldidijkâi 

pi:^âdos ; à la faifon du batug^. plaider. PUigar dëittm aréèrH 

PIZADOU Cyâ); Sac abattre èlgguts; plaider dev^t det at- 

let châjfaignes. bitres^ qu'on a cboifit. 

PIZAIKE ; Batteur de cbârai- PLAIJHA. v. 1. cantionoer» 

gnes. Souco de pilaire ; billot à être , ou fe rendre caution pont 

battre les châtaignes. quelqu'un, en v. fr. pieige 'y aor 

PÎZO , ou piâlo i Auge de don. 

pierre « auge de fontaine , auge â PLAMËNS. ▼• 1. Sut le champs 

abreuver . auge à huile *, & ou de piano, Adobar plats lan 

non , pile > qui ne fe dit que de plamëns ; terminer fur le champ 

celle d*un pont » ou d'une pile un diftérent de peu de coaiè* 

de livres , de planches , &c. queuce. 

PLA f oubëi bien. Aco*s pla PLAN ; Plainte , gémifleme&t) 

fa ; c'eÀ bien fait. Aco's pU bou ; lamentation. Sous plans mi 

c'eâ fort bon. Fia bous l*an pa- trâoucou lou car i fes plaintetnc 

gai ; on vous Ta baillé belle, percent le coeur, 

O pla ; oui vraiment. PLAN , Doucement , poff- 

PLACAR ; Armoire pratiquée ment » lentement. Plan-pUm \ 

dans répailTeuf d*un mur. bellement y tout doux «- cdoc 

Un placard en françois , eft beau, jina plan ; marcher douce- 

«n écrft , ou un imprimé qu'où ment > fans faire de bruit, sr 

. aâiche dans les carrefours : c'eft Aller â petit pat. Parla ^am'^ 

audî un écrit in|urieur pour parler bas ^ i voix i>aâi8 ^ bailler 

quelqu'un » & qu'on affiche de la voix. 

même. On le dit encore d'un PLAN , pU ; plaine , petite 

certain a^emblage de menuife- place , plateau, 

rie pour la décoration d'une PLAN, Plaint uni. Plan 

porte d'appartement. coumo la man ; uni comme OM 

P L A G. V. 1. Plaidoyer. = glace. 

Caufe , différent « procès. =: Au- PLANAS , planâffô « aBgmen^ 

diencj. tarif de plan j grande & lar|i 

PLAGNE > plânëf ou planii plaine. De même que» pUtnip 

plaindre > avoir compaffion. = p/^nlro, ou /^/tfffio/; petite plaint 

ffltetiK. Plaindre ^ f^ficetiçi; «aeil )é dtaUni^tif» 



P L A P L A 175 

. 9LANAS ; Une fciche , un d'airîer ; dreifer des ^tbes 1 

Vacanj; en plaine. l'aire pour les fouler , ou y tah-e 

PLANCA. V. 1. plâncOf ou troter des chevaux. Arrive ^ 

fSf une planche. plûntoi vogue la galère» on 

PLANCHOU > OVL plancboun; arrive ce qui pourra. Li planté 

«B gtrbiety fit lou nos ^. ... il lui plaqua an 

PLANKëTO \ Une chaufiv- nei que . . . 
retcev & nçQ « un chauffe pied. PLANTÂDO; Un plant d'ar- 

PLANKËTO di birdo i un bres, ou une plantation ; ic 
marche-pied de barde, qui rient non , complant, quoique TAcad. 
lieu d'écrier pour les femmes admette ce terme pour un plasc 
aflifes^ fur la barde. de vigne compofé de plutieuts 

PLÂNO ; La Plie : poifTon de pièces de terre ', ce qui ne répond 
tner, plac comme le Turbot. = pas à ce que nous entendons pac 
I*lano ; plaine. pUintâdo, 

PLAN-POUN } Une poignée 9 On dit de inlme > an plane 

mu plein la main. pour un feul ieune arbre planci' 

PLANSAR ; Un blanc-bec : ou â planter : c'eft pour éviter 

jeune homme fans expérience .* les équivoques que les agricul* ' 

ils font ordinairement enclins i teurs , en parlant de l'aifembiage 

décider fur tout , 6c à ne douter de plufieurs arbres plantés près à 

de rien. z=zP!anJard au propre ; près dans un même champ , em<* 

jeiine plant d'arbre. ploient le terme plantation , qui 

PLANSOU ; Un chéneau , ou n'éioit propre qu'à celles def 

jeune chêne- vert de belle venue ^ cannes a fucre ^ ou aux planta- 

«u de ceux qu*on écorce pour tions de tabac en Amérique. 

faire du tan. Planfiut de fal^ë ; PLANTÂDO; Une airée de 

an plantard de faule. Planfi)u de froment , d*avoine , &c. ou \t 

€ajia^né , jeune plant de châtai- quantité de gerbes de ces grains 

f ner. qu'on dreffe en une fois à l'aire 

PLANSOU ; Un poteau. = pour les faire fouler. 

Planfous f ou plonfousi jeunes PLANTAJHË {^trbo de); le 

plants de choux. plantain à large feuille ; petit 

Un plançonen fr. eft unplan* vulnéraire alhingeant. On en: 

tard de faule & d'autres arbres fait des ptifanes pour les perces , 

3ui reprennent fans racines 9 ou pour les crachemens de fang. 
e bouture. On dit ^plançonner« PLANTIÉ > ou plante; ua 
4>u planter de bouturé. plantât, ou plutôt un nouveau» 

PLANTA. On dit planter un ou un )enne plant de vigne, 
champ en plein ; & non , com- PLÂNTO , au figuré , un» 
planter, barbarifme , de même bêlo planto d'om'é; un beau brin 
que comptant Se complantation : d'homme 9 ou un homme de 
ces termes prétendus f rançois qui belle raille. Planto de pisoto ; 
se font ufîtés que dans les pro- un graih 9 ou un bouton de pe- 
▼inces gafconnes,font traduits de tite vérole. 
la b. lat. complantum > complau' - PLANTO- VIT. v. 1. & n. pr. 
^sare» Vigneron 9 ou planteur de vi« 

PLANTA un clavtl; ficher, gncs ; (vir«yïiror. ) 
on mettre un clou , le chafTer à PLANTOULIÉ; Un femls de 
coups de marteau. /^ /'/anre/ôun châtaigners, de mûriers, d'oi- 
, ëfpaT^o din lou vintrë'y il lui gnons , de choux « depoiraux, 
donna un coup d*épfe dans le &c. 

centre. On dit au figuré , planta PLANTUN : Terme de jardî- 
^ë fûou^ës\fenàte du plomb. nier ;. jeune plant de différent 

i'LANTA de girbof ; teime herbages que les jardiniers yea- 



176 PLE 

* dent, ou qu'ils dcflinent à gar* 
Jiir des planches. 

PLÂOUCHU ( couloumh ) ; Pj. 
geon pattu. De là le n. pr. plo- 
chu , ou plauihu } paciu. 

PLASTROUN : Terme de cor- 
donnier ; un pâton : petite pièce 
de cuir Fort > dont 00 renforce 
CD dedans le bouc de Tempeigae 
des foulieis: ce qui eli trè^-pcopte 
à produire des cors. 

PLATÊOU -, Un madrier : 
forte d'ais fore épais : ce qui cù. 
différent du François, plateau , 
qui eft le fond d^une grande 
balance fait d'un boui d'ais 
carré. 

PLATÎNO : Terme de Char- 
cutier ; une Hecbe de lard ; & 
non } platine *, terme d*Armu* 
lier. C'eA fur les Hechcs de lard 
qu'on coupe les lardons» 'les 
bardes de la volaille , les gtibe- 
lectes des bjocheiies. 

PLATISSAOU D'ÈSPÂZOjUn 
coup de plat d'épée. 

PLATOU ; Un petit plat. = 
Une petite emplâtre. 

PLATRARIÉj Plâiraec, du 
plâtrage , ouvrage de platie i & 
non , plâtrerie. 

PLATS y ou plag ; caufe , 
procès, en v. fr. plaid. Plats Uu , 
ou Uru i affaire de peu de coafé- 
qucnce , ou facile â terminer. = 
Flacs ; v. l.^place publique. 

PLÈ. Plëno ', plein, pleine > 
fe prononce comme plain^ plai- 
ne 9 ou uni , unie. On dit en boa 
languedocien , un plën capel , un 
plën pagnê *, & Ton traduiroit en 
fort mauvais françois,par un plein 
chapeau , un plein panier ; au 
lieu de « plein un chapeau > plein 
un panier. 

On dit de m^me , j*avois tout 
plein mes poches d'argent , ou 
l'en avois plein mes poches j & 
non , mes pleines poches. N*aviêi 
mas plënos mans ; )*en avois Us 
mains pleines. Mous pltn foulies; 
mes fouliets en étoieiit remplis. 
Ses poches étoient pleines de 
jujubes *, aviê fas pUnos pôchçs 
flë din/ioûlos% 



PL E 

PLëC (d); Abondanmenr « 
â foifon. = Parfaicemenc. 

PLEC , ou pies i Un pu 9 on 
plii5eurs doiibles qu'on fait i 
une étoffe. 

PLECHA; Lier, ferrer avec 
une bande. Piecha uno plÂgo; 
bander une plaie. 

PLËCHO ^ Une bande , oa 
bandeau , un voile , un ficha. 

PL EGA un fibre , plëga Utts 
iuels j Fermer uo livre , fermer 
les yeux." PlBf^a lott jhinoul ; flé- 
chir le genooii. Se ptëga ; Ce 
coiffer , fe mettre à fa loileite* 
Plë^a lous brafsës ; croifer les 
bras, être à ne rien Uin.Ptega 
boutigo ; détaler i la fin de la 
joyrnée , ou d'une foire. Un tâou 
pfëgo , dit on d'un malade } un 
tel tire â fa lia. JFoughé lèou plë' 
ga ', il ne traîna pas , il fut bien- 
tôt tTouffc. (h fam. 

PLËGA t*ûrjhëniarie j Serrer 
l'argenrerie d'uit ménage. Piëges 
tout aco 5 ferrez tout cela. Ptëgd 
las ëfpânltff ihizuffcT les épaules, 
plier les épaules;; on les haudfe 
ponr marqu^ ide' mépris , de 
pitié, d'improb^tion;.9n les'plie 
pour marque de. foufnlfiîon} de 
réffgoation. 

PLËGADISj Souple. flexiWc, 
pliant. Cadieiro ptëgadîjjb i chai- 
fe pliante. Plëgadis j facile à 
plier. . 

• PLËGO ,■ terme de }eu de 
cartes ; une main , une levée ; 




têlo ; le jeu de la toile. 

PLË JHAS , ou ploujhas « aag* 
mentatif de pléjho ; giofle 9 on 
longue pluie , une averfes pluie 
qui vient tout â coup , & de 
peu de durée. 

PltlHÔ , ovL plôjho. pr. plui-t;. 
& non , pluie. Plogho mënûdo % 
ou de mënudoy de la bruine. 

PLÉT I > Plaît'il ? ou que vous 
plaît-il î C'eft.fur la dernière 
fyllâbe » il , qu'il faut appuyer. 
Li Jâou faire pléii en tou $ il 

faut 



P L O P L U 177 

hat qa*on fok.avec lui â plaîc-il- PLOUMAS ; Du bois pelard » 

taaîcre. ' - une bûche de peiard : bûches do 

iPLO i Carrefour > place , plai^ chêneaux , ou )eunes chénei^ 

lie. De là le n: vt. plos^ plai- ccorcés^ 

net. = Pioi bellement, dou- PLOUMBÊOU dëfpâ^o 5 Le 

cerné m. ' pommeau d*une épée. 

PLÔNCHO î Plainte. PLOUMËT. n. pr. en v. fr. 

PLÔOURË j Pleuvoir ; 8e plomey, niveau de plomb, 

bon^ pie voir. On die au pré- PLOUMO; Plume j & non * 

fenc , -iï pleut t au pcétéfic 9 il pl^me > donc les parties func» U 

plue , ^ui'n'eil diilingué dupré- barbe & le tuyau. On hollanda 

"téfit de, plairev que parce que ce dernier , en le palfant fous U 

ice defniereft K>og. On dit d'un cendre chaude , pour ie^dépoulU 

Duvrter qui au lieu de travailler 1er d'une pellicule & pour le 

t'amafe-^à regarder , Sfcouto sï durcir. On appelle, pennes les 

plôott ; il écoute d*où vient le grandes plumes des ailes « donc 

Vent. Et d-u!i moulin qui ne va celles appelées 9 bout-d'ailes ^ 

que par éclufées>; ^*eft un écoute iont les'meilleures pour écrire, 

s'il pleut. Cette, dernière ioscu- - PLOUKA. On dit) je pleure ^ 

tion s'appliqae aulU â udechofe & non» je me pleure. Ce verbe 

iqui tf*arrire que rarement. ti'tiï point réciproque » i moins 

PLOU3HA'y plokjhâdo. Voy. qu'on ne foit foi-même l'objet de 

■Pliihas: ■'S — - f^s pleurs, & alors on diroit , je 

PLOUJHÎNp, Voy. Pioutinë- pleure fur moi *même , pleure fut 

>}had0,^': ... ' ioi*niême. On larmoie iorfqu*une 

PLOUJHOUS , ploujhinoùs\ maladie des yeux eilla caufe da 

Pluvieux, tx Trettipé de ta pluie, larmoyement. So aë miftrg volon. 

' PLOUM A \ Plumer ; Ac non ; t varies plouron , /on dH Lagrëmos 

pleumer« plouma de caflâgnos , përdûdos, 

kii rabo9xàCQ, pc\et des chârii- PLOURAIRË^ oup/ouro-mico^l 

gnes f des' raves. Plouma un -Un pleurard. 

'dmourU $ effeuiller entièrement PLOXJVINËJHA ; Bruiner i8c 

*iin mûrier. Plouma L4 cambo non , brouiner.. ^ 

\giiMn âoubrë; écorcer la tige d'«n -PLOUVINËJHADO , plouvU 

arbre : Técorcber ) lorfque c'eft no ; De la bruine ; & non « 

•par 4tcfdent^u*il s*en enlevé une htouine ; menue pluie qui ne 

partie de TècOrce )^le peler par tombe pas de haut ; lelleed celle 

:inéchanceté; Las galinos se des brouillards , qui.fe réfolvenc 

ploâmou 'i les poules fe déplu- en plaie II ne combe guère que 

-ipenc au temps de teur mue. fâi de la bruine fur les hautes mou.* 

un frë qc ploumui 11 fait un froid tagnes. A fat uno plouvinëjhâdo i 

.coifant. - ■ ■ ' lia fait une petite rolee. Ce zCttt 

PLOUMÂDÎLIOS ; Pelures de <iue de ka bruine, 

■châtaignes , de pommes , de ?ll) G fi, cluga y cuga ; Fermée 

poires; . les yeux , les bander comme aux 

PLOUMÂDO ; Les plumes dé* |eux de colin maillard Se de cli- 

tachées d'une volaille, au figuré; gne^mufette ,011 l'on dit* Câou, 

dépouille , riche fucceffion. =c plâf;o ^ qu il faut rendre par* à 

Tejio plowrtâdo'i tête chauve. qui ell-ce à faire î C*e(l à mof 

PLOUMADOS ; Châtaignes à faire ; on*fous-enten4« par t%. 

fraîches écalées , ou pelées. colin- maillard \ ce qui eil U 

PLOUMAR ; Un balais de même chofe que , à qui eft«cp à 

Ï «lûmes. = Touffe de plumes fur .fe boucher les yeux î C'cft à moi 

a tête des mulets êc fur celle des i me les boucher , ou â faire 

femmes coiffées à la gtéque. colia mailUtd. PUiga câçucut \ 

Tome IL Z 



178 P L U P O I 

lïoucber les yt oz à qaelqQ'aB , PLUMBAR ▼. 1. Être enf^M^ 

In lui baoder. dans Tcaii , être fHhmcrgé. Mm 

PLL'GA, paroîc être dit poar» âif qi per pâcmc mo flumharof 

plBga s feimec , ca fouseotcn- en forte qu'il s*eo ralloic pcv 

dant t les yeux. Combien de ter- qo*ils oe coulaiTent â U^nà, , 

mes dont une feule lettre chaa- POBLË 9 o fobol } ▼• 1. Le 

gée fait difparoître l'origiBe ! peuple. 

PLUGHE 9 clukèt , tuthit 9 oa PÔCHO. Oa^iît biea . metnv 

rifcoundàdo ; Le ien de di^e la main dans la poche loicfqB'oft 

Bufecte » on cache- cachette « patlc Tagncmeot ; > niais il faac 

aoqoel les enfans s'amufcnt. Il dire . i*ai mis la main ddms bm 

y en a un de U ttoope qui a les pcche y bi non » i la poche , ai 

yeux fermés > tandis que les aii- dans la poche. Je meotrai ce par 

très fe cachent ; c'eft i loi i les fier dans ma poche ; £c ooa , 

découvrir « & d*en faifir un qu'il a la poche , gafcqaifaae fréquemw 

mec à fa place, en v. fr. fe Dites « il a mit fon mouc^hoic 

niutTcr 9 fe cacher en fe tapiflant. dans fa poche 9 il étoic tombé de 

I>e là le mot mnlTette 9 ou ma- ^ poche, 

fette. ^ . POD£R. T. I. Pooroir , puiT- 

PLUGOS 9 cùtos^ cûgos ; les lance. In. <amt Imr podtr firinf 

antoques , ou lunettes des che- autant qu'il Unr (cm ppffible. 

vaux ; calottes de cuir avec quoi PODÊROS , poént ^ o» poét ; 

on bouche les yeux des chevaux ▼• U pui0ân|. - =z Poâefieur^ 

de manège , fie de ceux qui fou- Podtros l'en /are ^ ie l'co (ctwt 

lent le grain 9 folt pour empêcher fooir. 

que la tète ne leur tootne y ou . POOEROS. v« U Pofible. N9 

que n'érant pas diftraitspar des podtros i impoÉîble. Si es cûufi 

ob|ecs 9 ils aient moins de petac pcdërofa i s'il eft pofliblc* A 

à marcher long- temps par un /^ totas csupu Jô ppdtFofas^ 

chemin circulaire autour d'an tout cil poffibû à Dieu, 

centre. Tels font encore 4es die- POIAK. v. 1, >|<inter.. Pota- 

Taux attachés au brancard d*an dure ; qqi montera. JimUç, pam 

puits- â roue, qui ont \tt yeux finiras i iamîceafiefuUfuptrui^y 

houchés de même. PÔILO i Une truie. =r le 

Ces anteques , ou Itmettes.; feffier. =: Le bat.<;u|.4rpi| mulet* 

font différentes des ailleres dtt PÔILO ; Upe f^iiièiace. 

chevaux de cartoHe 9 qui ne les PÔILO , fidj^so » oa fiâfioi 

empêchent pas de voir « & qui Vne poire â popdre. 

leur garantiflent les yeux des coups PÔINAR. v. 1. S'éuidiec , s'ap- 

de fouet. Elles font dificrentes pliquer , ttavailier. 

anffi des flaquieres dtt mulets , PÔiNS. v. I. Le 

ou de ces larges plaques de eut- Piaftant. 




garantir de la neige que le venc us poix cc^fr ; {JmcUius tfi'cmlum 

y pouITe for les hautes monu- & ttrram praiaire « fttâm de 

gnes. Les flaquieres empêchent Ugeunumapùcmcûdere.') 

ietilemeot les mulers de voir de PÔISAR. v. 1. Percer. PSi/ô 

côté ; ils n'en vont que plus h Uft di Imi ', il loi per^ le 

droit leur chemin. côté. 

PLUGOUS idë) , de cugous , PÔISS-QÉ . v. L ( jiAî , pq/l- 

a tukët ; à tâtons , les yeux quant.) Mais pôijf që Ufi yeju.i 

fermés , ou à Taveuglette. ( aft ubi vtnitfides. ) 

PLUMAÛTyUnTolantàjcuer. POIX. v. I. Cochoo* 



P O R POU 179 

70LI. V. l. U|3 pouUn. ftknenc , un porte-faix en Pio- 

POLJBË , ou ponjhëy n. pr. vioce ou les crochets font pea 
corrompu de l'Italien poggto > connus, 
tertre , monticule. POS , pofsës , poft , ou poftS » 

^POMÂDA. V. 1. Du cidre. No Planche^ ou ais. 
bëoura ni vi ni pomada; (yiniuR POSCOLÂDO ; Éclat de rire* 
& ciceram non hibet» ) Voy. Cacalas, 

PON LEVADIS ; Un pom- PÔSTO ; La ponte des oi- 

Jevis. féaux. = La poulC: des arbres* 

PÔOU;Lapeur. Q'avéspôou? POSTOURÎSSO \ Boulangère* 

xle quoi avez* vous peut ; 6c non, POT, ou pout ; La lèvre. Son 

xju'ayez-vous peur? diminutif, poutët^ ou pouiou^ 

PÔPA. v. 1. La mamelle. petite lèvre. = Un baifer qa'oa 

POPAK.. v. 1. iTeter. Murtri fait en iciréciiTant 9 où rappé* 

ios tfan që popavon ; il égorgea tilTaut les lèvres. Baila fui pot 

les en fa^s à la mamelle. Bënë^cH ëfqer ; mater , humilier. Rire 

es io vëntr'é që të portée , é Las fus pots de qâoucus ; rire au nez 

fopas që popeji, de quelqu*UB« 

POPÔOU. Caro U popôou, PÔTO , OMpoàfrë', Le pou- 

Voy. Babâotu mon de mer de Rondelet « la 

POR. v. 1. Après. For jhuijî ; xncdufe de mer de Linneus. La 

après le jugement. gelée de mer de Reaumur : ef* 

PORE ; Un poireau, pr. po- pece d'ortie de mer errante , ou 

Yeau. qui flotte au porr de Cette ', elle 

VàRl'é 9 pôrjhë; v.L Por- s'y fouiicnt à fleur d'eau 6c 

tique, pat vis d'une Églifc. Ero avance par un mouvement de 

tutt d'u corajhëëlpôrjhë de Sa- fyftolc fie de 4yaitolc bien fen- 

//omo \ ( erant omncs unanim'uer iihle, 

in porticu Salomonis ) ; un por- Ce zoophyte d'une matière 
tique efl en particulier ceJui qui gélatine ufe a la forme d'un -cham- 
tH ouvert de trois côtés au-devant pignon , ou d'un parafol. Le 
tl*une Églife. . chapiteau eft bordé d'une frange 

p6rJHË ; Porche ; pafTage pendante de même matière & de 
étroit â l'entrée d'une maifon. couleur pourpre. Il y en a de 
POR-MARI; Cochon d'isde: petits fie de grands , on les tqu- 
yraie efpece de]apin. che impunément ; mais iî l'oa 

PORT'ESFRAI, ou «yj^tfrntf/, porte d'abord après les doigts 
au propre ; épouventail 9 ou aux yeux ou i la bouche , on y 
•haillon qu'on met au bout d'un fent une forte cuiflon ; ce qui a 
bâton dans une chèneviere pour fait donner â cette finguliere 
en écarrer les oifeaux. produâion le nom d'ortie de 

PORT'ËSFRÂI , au figuré î mer : elle n'eft pas cependant 
perfonne laide , ou hideufe à une produélion fortuite ; puif- 
faire peur. = Un rabat-joie» Ôc qu'elle fe reproduit régulièrement 
proprement « un porte-épouvante; fous la même forme organifée , 
tel que le pédant, porteur demf- fie qu'elle a un mouvement pro- 
tefle . de Roulfeau. pre ^ui la fait avancer. 

PORT'ËSPAZO; Homme d*é. PÔTOî Le Thim. V^y. Fri' 
■pée ) homme en épée ; fie par goûlo. 

dérifion , un traîncur d'épée ; 5c POTS. v. 1. Un puits. = ïXs 
non , un porte-épée 9 qui eft la, pocs ; un point , une virgule, 
partie d'un ceinturon où l'épée POUCE, ou poucët; L'afthme 
eft accrochée des brebis ; maladie qui les fait 

PORTO-fIi. On die à Paris 9^ périr fi l'on n'y apporte un 
«n aojCOfiettCy fie plus conunvk proinpc cemedei le ventre s'fo^ 

Z ij 



iSo POU 

fie , la rcfpiradon cft très-fré- 
quente ) ranimai ne peur rumi- 
ner , &c. Le icmcde tl\ un bâil- 
lon , que la brebis mâche pour 
s*en (iélivfcr : 6c cette maUica- 
tion la guérit , en la t'aifant baver 
ou faliver. 

POUCEL , ou iachën j petit 
pourceau y cochon de lait, du lat. 
porcellus ; & Uchën , du lat. 
daSaneus ; de Icch. 

POUCELA ; Cochonner. La 
' truie a cochonné. 

POUCELADO ; Cochonnée, 
ponce de cochon : ce qu'une 
ctuie fait de petits en une portée. 
Le nombre en eft ordinairement 
nie fur é fur le nombre des pis de 
la truie. 

POUCELË ; Un goret. 

POUCÊLO ; Une jeune truie 
qui n*a point porté. 

POUCHA ; Pocheter des oli- 
ves , des jujubes ; fruits qu'on 
croit de meilleur goût , lorsqu'ils 
ont été pochetés. 

POUCHÂDO; Plein une po- 
che, /vë porto de plënos pouchâ- 
dos ; il en porte plein Tes poches , 
ou Tes poches pleines ; & non , 
fcs pleines poches. 

POU CHOU j ou pouchô ; an 
bourfon » un goulîct. 

POUCHOU ; Sorte de vatfTeau 
qui fert à mefurer le vin , & 
qui contient la moitié d'une 
pinte. 

POUCÎOU -, Toit ou étabic a 
cochon. Mot corrompu de > 
pourcîou, en lat. porcinum ; en 
fous entendant, (jJ^Wi/m. ) en 
V. fr. fou î d'oii font formés 
nos , foudë ^ &c à la fou. 

POUCRAS , ou bi-poucras ; 
de Thypocras qu'on fait avec 
dii vin, du fucre 6c de la can- 
nelle. 

POUDA ; Tailler la vigne » 
former la tête d'un jeune arbre 
fruitier , reccper la têrc d'un 
opcr franc, en cfpgl, podar, en 
lat. putare , qu'eu pronouçoit , 
poutare. 

POUDÂIK^ > Vignecoii qui 
«illv U vign^ 



POU 

POUDADOÙIROi Serpel 
tailler la vigne. Le dos de cec 
outil porte un tranchant en fail- 
lie appelé , le talon , qui feit i 
couper les pétreaux des ceps » ou 
les rcjcttons qui poufrem de 
terre , & les chicots de bois 
morr. 

POUDAR , ou bareaffié ; U 
grande ferpe â tailler les h4ies 
& les charmilles d'un )ardin ; 
elle ei\ ennnanchée d'un long 
bâton , & le fer elf grand comme 
celui d'une faucille. 

POUDAZOUS; Saifon où l'on 
taille la vigne , l'aâion de la 
tailler. Për pcuda^us ; au cempi 
de la taille. 

POU DE, ou coutel poudadoH î 
ferpetre à greffer « â émouder » 
à tailler ; & non , couteau cour- 
be : inilrument de Cfairufgien 
qui ferr aux amputations. 

POUDË ; Pouvoir , autorité > 
crédit. 

POUDË. Verbe neutre ; pou- 
voir donr les temps font : Pôdê} 
je puis. Podës ^u peux ; & non « 
tu pus ( temps du verbe puer. ) 
Po ; il peur; & non, il pue 
( temps du verbe puer. ) Pou- 
ghérëy pougherës , poughet ; je 
pus , tu pus 4 il put. Pougheu 9 
pougkés^ , poughërou ,• nous pûmes y 
vous pûtes, ils purent. Që pou* 
ghêrë , që poughêfsës 9 që pou» 
ghëJTo ; que je puCfe , que tu 
puiTes , qu'il pût ; & non ^ que 
je pus, que tu pus,&c. 

Camînë tan që pôdë \ je marche 
du mieux que je puis, ou aufli vire 
que je puis. Couriffian tan qi dé 
Diou pottdian ; nous courrions i 
toutes jambes, ou autant que 
Dieu nous donnoit de forces. 
Pico tan që po ; il frappe de 
toutes fes forces. S* en vai tan 
^ëpo , en parlant d'un malade; 
il tire à (^ fin. Pïôou tan që poi 
il pleut à verfe. 

Cette expreflion j tan' që po 
( qu'il ne faut pas traduire > 
comme on voit, littéraleinem X 
nous eft commune avec les An- 
ti^i s <i^ diffiac. de ndme s /« 



POU P O U iSt 

t4ÛHS asfafi as canpour ; il pleut POUGNE , ou poûgni ; piquer, 

auunt qu*il peut , ou à verl'e. tei abeilles & les ronces piquent. 

POUDÎLIOS, ou r'iboundun ; Le proverbe dit : àffignc^ që noum 

les émondes , les menus brius > poun qan nâi > ëfcaUopêno pou." 

les fcions & les branches qu*on gnirajhamâi, ^ 

retranche d'un arbre avec la POUGNEDÎSSO ; Un point : 

ferpetce , ou avec la hache , foie douleur vive qu'on fenc au côté » 

en le taillant, (bit en l'émon- ou ailleurs, 

dant. Fouiîlios i les farmcns POU G NE DURO; Piquore 

iqu*on coupe fur un cep de vigne. d'Abeille , de guêpe , de frelon , 

POÙDO ; Serpe à couper les de puce , de fcorpion , &c. L'eaa. 

ronces ) emmanchée d*un bacon fraîche appliquée fur une piquure 

long de quatre à cinq pieds : Ton d*abeiUe> tH félon M. de Réau-, 

fer beaucoup plus pctic que celui mur le meilleur de tous les ce- 

du poudar, eil un peu plus grand medes. Voy. Pounchou* 

^ue celui du poudë , ou lerpette. Nous avons vu au mictofcope 

POUDRIÉ ; Magalînicr , qui une guttule féchc du veuin d'une 

a le dépôt de la poudre â ca- guêpe : elle préfenioit^ne forêt 

non. := Canonnier, pointeur, de rameaux hériHés en tous fens 

boute- feu. de milliers de piquans très aigus * 

POUOROUER ; Houpe à pou- & peut-'être trancbans par les 

drer ks cheveux. = Boîte à pou- côtés. On comptend quels déchi- 

éîc pour les cheveux ; & non y retnens ils doivent faire dans la 

poudroir. partie piquée , lorfqu*ils fonc 

POÛFRËS , priulpos; orties de P<»"^* P*"^ ^* circulation & par 

mer. Voy. Pôto, ^ mouvement des humeurs. 

Dr^rir-xTArNréTo^-k Le Venin des autres mouches 

POUGN ApiÊlRO , ou pou- ^ ^i ^^^ gft^i.^, ^ ^,l^i ^,, 

gnetro : petite mcfure de grains fcorpions (quine piquent comme 

contenant environ une poignée ; ,„ ^^^.h^^, ^^^ „„i,^ ^^ 

Ur^^n rr- .?'"°" ^^"^'"11; Po»' ^^ défendre , faus autre pro- . 

LtrondcParis.Une;,o«^H^/roeft g préfcnteroit fans doute k 

dans ccrtams endroits , un boif- même phénomène, 

feau L une & l autre mefurc o„ J[^ .^ ^ ^^^. 

poicnée^ ' FO«^^Oi f^,, je ferpent , quoiqJe ce. 

Dr^n/^MAr»rtfiBêoc/^ reptiles mordent fie ne piquent 

j/n.V. n ^ • A °* J'- P« •• ^'«^^ d'«Pf« rancien pré- 

de lieu , qu on croit répondre ^^ ^ ^, ^.^^ ^{'^.^ ^ J^^^ 

rll^ Z"^""" . nt"''' ""' ^ iinaiguiUon au bout de la langue 

PnnrN?A? "^ ' a ^ ^'^^^ H«"c : c'eft ainf, que 

POUGNAL,ou/>oi^o«5un j„ repréfentent quelques pein- 

«„^^£? • " /^ci«^4^o; fctpens^l'efpeceeneftperdue. 

«nepoignec. ou Wt pas connue. ^ 

POUGNE, oapânëi pondre: POUGNËIRO. Voy. Pougna^ 

fe dit de4 animaux ovipares , tels diêiro. 

que les oifeaux , les tortues , les POUGNÊJHA ; Terme dç bon- 

lézards , les couleuvres , les lima- langeric ; fouler la pâte avec lef 

çons , ficc. Le froid empêche les poings ; c'eft ainii qu'on pétrie 

poules de pondre ; elles ne pon- celle de feiglc fie de paumelle , 

dent pas non ^plûs' pendant la qui doit être ferme 5c dures 

inue. fané crëirë aë las câtos au lieu qu'on brafTc largement 

pou^nou d'iôous; il feroit ac- celle de froment , ou louflcUc, 

croire que les vcffics (bm des qui doit être molle. 

Umcirics , ft. fam, ' ^ U pâte des macaronis d'Italie' 

/ 



sZz V O U POU 

dk G dure qu*il faut une grofle k nous plaindre aucrefoli de 

èk longue barre poar la fouler à ceux de cette nacioa , poar que 

vluâcurs reprifes fur une table ; poulâcri fuc devenu chez noui 

Lv barre y ou le levier tient par vne injiii;e i' 

une charnière à la table > où un POULASTRË ; Un grot poulet. 

homme remet à chaque coup Pomlaftr^u « poulaftroun ; im 

la pâce fous le levier ; tandis petit poulet. 

4|u.' un autre ouvrier fait (ouer ?OV LB tRO ^ pmtU,€^ pousi 

celui-ci en y appuyant de tour Poulfiere-i,Poj(/ireroa.s ; poudreur» 

h. poids de fon corps. POULËJHË. Voy. Tirôlo, 

POCriRË 'y Le pus, le fang^ POULÊJHO,/>ott/ie;A0 ;CJgo- 

CDcrompu qui fort d une plaie. gne > ou bafcule de putit : inftrik 

POÙITRÎÈ I Un gros pifïre) un ment qui fert à la campagne k 

gjnos pouflif , une grolTe crevée ; puifer de Teau dans an puits pes 

termes d'injurei. Siés vëngu bë profond, en lat. toUenum puteL 

jt^ûitrë ; ta es devenu bien pif- C'eil une barre portée fur une 

rie y ou tu t*es bien enipiâfré. (l. fourche où elle raie Tofiice do- 

£vn. Acad.^ 4evier ; elle porte ells-m^me à 

POÛITRÔLOS ; Les gros un de Tes bouts one perche od 

boyaux ; tels que le coLum 8c le tient un feau y l'autre bout pltis 

neàum , ou boyau gras. C'eftde près du point d*appui , ou oe la 

goûitrolos ;]ue dérive poûitri. fourche , eft chargé d'tsne grolZê 

FOUJHË , ou poujhët'y n. pr. pierre , d*nn poids égal À Celai 

diminut. de , pieck , dont on a du feau plein d'eau » qu'on cire 

fait , piickëti pouchët, & enfuite, facilement pat ce moyen. 

foujhë , un têtue , uu monticule. POUL{ » ou brâvë ^ Gémit , 

Le poggiolo , italien , diminue, joli. Le [oli eft aa-de0bus da 

de;7o^^/o;^ montagne. beau. Les Gafcons ne font pas 

POUJHËZQ i Ancien nom les feuls à dire d'un fompcueux 

aKÏ^eâif de différentes monnoies édiHce tel , par ex. que la façade 

ai» tejiips de St. Louis. Malio du Louvre , qu'il ell fort* ioli ; 

pvttjhë^o y ou maille du Pui f au lieu de , for; beats, en ECpgL 

irès petite raonnoie que faifoient pidido» 

baccrc les Évêques du Pui. Po- POULI ; Un âoon » un boutti- 

gefius. b. lat. eft le même que quet, le petit d*une âneife. 

padUnfis ; & podium ^ ou po- POULI \ Un poulin : le petit 

^um y eft un des anciens noms d* une jument. Le proveibedil» 

4e la ville du Pui. Voy. Piéi, që noun travâlio pouli , travalio 

Il f avoir auin des fous peu- rouffi. JLou pouU de P'é^ënas ; 

j^s & des pitres poujhëfes, les poulin artificiel qu*on> promené 

pitres valoient la moitié d'uqe en.triomphe à Pézenas le i«ur de 

maille te celles ci la moitié d'un l'AfcenHon , a l'imiutton da 

Renier. D'après certains Auteurs Came/ de BéHers. 

la pougefe » fimplement dite , POU LIS de movli ttoli ; I^s 

valoir la moitié d'une pitte, ou clefs d'un preffoir à huile : pièces 

Ib quart d'une obole , ou le hui- de charpente de trois pouces d'é- 

fieme d'un denier ; & le denier , quarriflage -, qu'on place dans la 

qui n'exifte prefque plus , eft à coulifTe des pieds droits, ou ju- 

peine aujourd'hui la plus balTe melles , tantôt defîïMî » tantôt 

noonoie. deffous le mouton ; félon qu'on 

POUL , pouUqët i ou gdët'j veut abaidèr , ou éleVtc ce dér-* 

YJn coch|^t, ou jeune coq. nier. 

PCXJLACRE , ou pouâerë j POULI A ,* Pouiller ; dire des 

Salope , dégoûtant. Polacro, en pouilles , ou des injures. 

Icalr Polonois. Aaiions-noui eu FOULIDÀMËN; Dos; 



P O Û t> O U jSj 

-«etnent , bellemcnr. POULOUM. d. p. mafcutin^ 

FOVLlDè j pouUditù\ Gcnû\g pouloûmo, 

gentille POULS ; Souffle « haleine ^ 



POULID^TAMËN ; Petite- leCfttation. Tënë lou pouU ; 
tnent. Vîourë poulidëiamën $ tenir Ton haleine. = Se cairc ^ 
▼ivocer 9 vivre petitement , de garder un profond (liencc. 
peu de chofe ; Toit par régime 9 POULS ; Pouflîere. Fa 4B 
ioît par tempérance , foéc enfip pouls j faiM élever de la potfF- 
par indigence. âere. 

POULIDÎJHë . ou pçulidow, POULS A ; SouflDer , rerpirat. 
beauté ) ^ntiilede. A tout endura Jan poulfui fljt 

.. POULIDO. Voy. JUttou, Voy. tout foulFert Uns fouffler. 'S/! 
Moufiêlo* ^ poulfos t^anfii i û tu fouffles » |e 

POULINA ; Anotier, ou plu- ce donne un foufflec. 
\6t , mettre bas iia ânon. =: POÛLSËS , ou pipos* Voy. 
Pouliner ; mettre bas un poulin. Farinëto. 
en fr. une pouline ell une cavale POULSOUS , ou poulberous^ 
couvellemejpt née. . Poudreux. 

POULINADO ; Une échapvée^ POULTRI; Fouler amcpsedf. 
ttJie.efcapade d'ccdUcr,oud*un POUMARËDO , féminin de 
Icune. libertia , qui s'échappe de p^f^arë , dont le diminmif 
ia roaifon paternelle , pour aller ç^ ^ poumairol ; une pommeraie, 
courir la campagne, pi. 1 i d ef- ^„ i^^ pémarium ; lieu planté de 
«papade. • '; ' , pomniierl ou d'arbres fruitiers^ 

r UiM équipée eft une «aiqn té- i^^ yç^ger , eft le fcul terme 
«téraire , indifcrete , çxtrava- ^(î(^. 

gante. Cette femme a^ouitté fon ^^^ ^0^5 de «rte ef>ece , téb 
.«nari faqs dire mot ; elle a U» f^^ ^ nèugar^,' nougarido; figa- 
U une hdlc équipée. ' ^^ figarëdo ; prunarë, pruhw 

: POULINAS; Chiurcde poule, rëdoh vërnëV iernido,Uc. ont 
•ou de quelqu'autre gros oifeai. „j„ j^^^ fignificatJoiv propre le 
On dit auffi chlore dq mouche J^ ç^^^ ^^^ ™' ^^,^ j^ ^j^^ 
icagaduro)', dérive de poule, -^j^ j^ ^jf^,n„e,, . 

La fiente de pigeon » o» la 'co- «à.. ;\. ««-../%*. Vv r n 
Jombioe, s'entttid de. la phiuie ^ ?<?^MiTOS ; Des renclle» ; 
4e ces oifeaux. : bajes de Uubepin. 

POULOUMAS-, De la^celle. POUMÊTOS dif- </o«^ i;lôfsit^' 
i£lle diffÎM-e de la corde à (bàec, ou arjhèirolos ; L'aferole^ fruic 
«ou {lignëto ) en ce que la ficcUe 4e rarerolicc$'elle eft «ouge , de 
.i)*ell: que d'un brin.-tords-& que la grofTeur d'«Qe corme èc d*«a 
• la corde à fouet eft de-; deux ou bon goût. Au lieu de pepitt > 
.'plufieuri brins , donc chacun elle a deux t)ii trois oflèlets B- 

ayant été tordus (cparément , gneox. C'eft le ineyp^«tfpMj^>i^ 
-font enfuite réunis pour ne^faire • iaciniatoàt» Botaniiles 

qu*un brin, en b. lat. polomm- PÔUMIÉ .$ Ua cui-pomme ; 

ritiin. • oftenfile en fer blanc 9 ou «a 

POULOÛMO ; Une palombe ; poRrie , pour Cûirc les pommes 

{ pigeon fauvage , plus petit que au foy^er. 
e ramier. Il a le bec 5c les pieds • POUMO.» ou <ourë ; terme de 
ronges, la tête d*uii bleu pâle, , boucherie ; Iccceur du bceuf , 
' le i.ibot rougeâtre ,.la poitrine ; ou du mouton. Ce. yifcere eft 
& le ventre cendrés , de même renfermé dans une poche mem- 
que la queue | dcibt U'p<>iote eft . braneufe . appelée > péricarde ; 
ooire. en \u^ çolimbal .iut^kùla . les oreilles da cceg; Ilont pUcéca 
jMfadlis* k l'oiifice de Tes deux vencti- 



i84 P O U POU 

cules , i celui de l'aorte 8c à commence à poindte au ttuMi 

celui de l'artère pulmoaaire. ton U'un Jeuçe hominc. 

l>OUMO-KÔSO ; La pomme POUNCHËTO itdou )hùmr ^ 

d'api de la grande efpece , qui La petite pointe du jour, 

ne vaut pas celle de la petite. l'OÙNCHO d'aou jour } Le 

POUMOUNISTO ; Pulmoni- point du )oiic; l'aube qui précédt 

que ) & non , pulmoniile. l'aurore f que les Pob'ces défi» 

POUMPÈIRÉ ; La pomme de gneni par les doigta de roTe^ 

Rambout , d'un trèi-gros volu- parce qu'elle eft de cette couleur* 

me. EUeeft fondante à lama- POtJNCHO , ou r(/?o ; ley 

niere des pommes ; c*e/l-â-dire 9 d'enfanr qu'ils font aTcc une 

que cuite au foyer , elle fe met épingle Qu'ils tiennem cntte le 

eu bouillie. doigt inaice .& Je poufce 9 8c 

VOVMfE , flamado t oa poûm- aont ils donnent à dcvidec b 

po ; Galecre ; morceau de pâte bout qui repréfenre le'prcmîet 

applatiequ'on fait cuire à l'enttée en dilant. Pouncho , oiM Uftéi 

de la gueule du four. eft-ce la pointe , ou la tête \ 

POUMPES ; Auneaux d'or & PÔUNCHO ; terme d*agricol- 

d'acgent que les femmes porcoient ture ; une pio/:hée. Dounm. dti 

autrefois 6c qui ctoient relevés poûnckos de. trinco i donner deva 

tout autour de petites bulfes. =1 piochéts. Une piocbéc. «ft la 

Poumpëts i efpece de coiâFure quantité , ou la. profundeur de 

ancienne. terre que la piocbe ^cobim ca 

PUUMPI ; Frapper rudement, une fois. 

Poumpi U porto ; heurter à une Quand on défonce on cbamp 

porte. Pùumpi'dë pê^ës'y frapper & qu'on le défricbe par tian- 

du pied de dépit , de colère , de chées , pa par piocbées 9 



douleur ; le dépiter. enlevé la première qui a été fon- 

POUMPiOO ;. Grand coup , levée dans toute la lon^^ueur^de 

bruit, frappement. la tranchée; avant de faire aat 

POUMPIL i Le mollet , le gras féconde piocfaée; ( dans la mline 

de la jambe. tranchée) qu'on enlevé dcL-m^tos 

POUN , adverbe de négatioiii avec la. pelle te qû*on mer de 

point } pas, nullement. Noun côté.* - ... 

toU poun; je n'en veux point. Ce qu'on a fait avec la pltf- 

POUN ; Point de couture, che ., oa le fait égalemeiit ah 

Poun de dijfatë i couture à long loucher dans un ierc«in. ^faf 

r tint y ou faite négligemment fie pénétrable. U.no pcùitehà.' dt bt- 

la hâte. - chë } un trait de louchec ; ifii 

POUNCHAs Piquer, aieuil- fer de louchct , une loucb^iée* 

lonner. Pounchâdo ; coup d'ai- Donna dos poûnchos dëlutàii 

guillon. défoncer â deux fera de louchet. 

POUNCHÉI Un pointai, ou PÛUNCHO d'dou cal; Ufl 

un étai; pièce de bots qu'on met fichu de RuaulteliBc. Poânchodi 

debout pour foutenir une poutre têfto i ■ un mouchoir - on deni- 
qui plie , ou les folivcs d'un - mouchoir de léte. 

plancher. PO0NCHO. On dit des fté- 

POUNCHËJHA i Poindre. Le daines d'un je^ne hommes Pdoti 

foleil commence â poindre i ^ë fâjhë fa poâncho i ii hnt ^ws 
pounchéjho. Ceux que nous at- • 'leunelTe fe paffe. 

tendions commencent â montrer POUNCHOU ; Un aigutUea 

la tête au haut de la colline ; pour piquer , & faire avaDcçt bb ^ 

pounchtjhou. On le dit au(li du âne. 

bled qui commence à pointer , POUNCHOU t ou Jiffom i 

•U à poi«dte 3 9c du poil qui L'aiguiUoik d'iiae abeille , d'ue 

gttêpe. 



P O Tir F O U if5 

gtllpe , &:c. Ces mouches portent VOUPA ; Sucer , cecer. Poup» 

A Tanus un aiguillon creux 6c pla ; il cecc bien, 

barbelé , i travers lequel elles POUPEL , poupelit ; Le bouc 

font couler une li.]ueur cauilique de la mamelle ^ ou abfolumenc ^ 

dans la plaie que Taiguillon a le bour« Foupel di bâco ; le 

faite. Lorfqu'on chaflc une trayon d'une vache. Voy Fëyë^ 

Rbsille dans le momeni de la loti , le même que le diminutif^. 

Êiquure , Taiguillon refte dans pëpcië ; ^dérive de poupa. 

i plaie qui eu devient plus dou- POOPETO ; De la 'bouillie 

loureule & plus long temps à pour les petits enfans. 

guérir Se Pabeille en meurt : un POÙPO y terme de charcui- 

momenc de patience de plus » tier ; le filet extérieur du porc « 

die auroii retiré ton aiguillon , celui qui règne le long du doc 

en repliant les barbelures qui de chaque coté de Tcpine. Les 

j^^opporoîent d fa fortie. Ceux tueurs de cochon appellent ^ 

qui châtrent les ruches foufFrent Jilë , le filet intérieur qui répond 

patiemment ces piquûres. aux reins, en Ign.pulpa; la partie 

D autres mouches', telles entre la plus charnue des animaux. 

Autres que le taon , portent . à la POUPÔIO , ou poupôco; Une 

bouché leur aiguillon , qui clï poupée. Les poupées de carton 

un appareil de plufieurs lames fi qu'on donne aux enfans (bot d« 

xoides^ fi afiîlées , qu'elles per- genre des bimbelots « ouvrage deè 

cent du premier coup le cuir bimbeloticrs. 

épais d*un cheval , d'où il fort POUPoUK ; Un melon, eii 

fur le champ une goutte de fang lat. pepo, 

qu'elles fucent : car ces mouches POUPOUKA 5 Mitonner % « 

ne piquent pas comme les pré- choyer , dorloter , prendre grand 

cédent^s par méchanceté , ou foin de ce qui regarde la fanté ^ 

par vengeance j mais pour avoir les aifes d*une perfonne. 

4icqu«iTivce. t»OURADOî Durée, farapa 

Parmi les niouches à miel 8c longo pourado ; il ne fera pas de 

les bourdons , les mâles & la longue durée , ou il mourr» 

femelle font armées d'un aiguil- bientôt. ^ 

Ion : les mulets vils efclavcs . qui POURADO ; Gain » profit, eni 

n'ont aucun fexe , font fans dé- lat. porifma. On dit en proverbe» 

fenfc ; on peut les ptendre im- Chambrieiro rëtoUrnâdo , foup» 

punémenr. recaufâdo noun fan jhamâi bônm 

POUNCHOUNA 5 Piquer , pourâdo, ^ 

aiguillonner. POU RC ADO ; Troupeau d» 

POUNCHU , pounchûdo, au cochons. == Cochonnée, 

figuré; malin, cauftique , mor- POURCAIRÔLO. v. 1. Toit i 

dant , pointilleux, fatyrique « cochons. = Bourbier où les pour- 

;inclin à pincer. ceaux fc vautrent, b. lat. porche» 

POUNHAR. v. 1. Tarder. ria. en v. fr. porcherie. 

POUNJHA. Voy. Pou^r.e. POURCARIÉ i Viande dft 

POUNPOUj De la galette. V, porc. = Cochonnerie, faleté ^ 

Jou^àffo. ordure. 

POUNTANIÉ , ou pountii ; POURCAS ; Un gros pout- 

V. 1. & n. pr. Commis aux ponts, ccau 

b. lat. pontanerius pour perce- POUCATIÉ ; Marchand de 

voir les droits de patfage. b. lat. cochons. = Charcutier « ou 

pontanagium^ ou telontum pott' celui qui vend delà viande de- 

tium -, pont.mier.en v.ft. batelier, porc frais , ou falé. 

POUNTË; Un poacwu, ou POURCHÔS. Voy. Cottr^/w» 

pcti: pont. ?0URCiNO> ou powçâdo ^ 

Tome lU A a 



i86 P O U POU 

Traj7£23. *is C3ch=2s. tt^zst pcrub'es à tel endfok 

POUx^TO ; Dt la p^^rs;- : Un hibtc ia!s & dcchicë ne pal 

mezj plazc is = jriïr , arracci c::e7c:i£, un hoonêce boauni 

da i£3*.is f cjr Is r::r:::£ rlji aj ne dcic pas le ponec; Se noOf 

large 3c l'slsver dizi la pipi- i^ ='*it pai poctâble. 

DKce. POLRTALË , u plnlel . 

•.t.'zslis , iiaiiniir. de pOÊinémm 



PO'JRGA ; Criblîf. Ver. fCf 
^teandji, dj lac. fi--^â-r. co r^':^ ; sa goicfaeV. 

FOÙRGOS ; Crib:j:£S. Vagr. Pbû:S.TAL:É . pemnsUàf f 



Ci'crtfjMi. V. î. &L n. pr. Ponîei « ^ 

POÛRIDOU ; FotT; à f jnifr. ^czz porre de ville ; char^ fap* 

POURJHA : Appcrcsr • don- pri:i;^e , oj devenoe inDiîkdaoff 

n:r , £aire patfer. Pe^'jzi m€ pljlî^uts villes conbdécables oâ 

VifczufUo f doace cci le ic- la mode cfi Tenue d'en abatnc 

cfaaud. In por:rs & les mun pour laîl&t 

POUR.KÎÊ ; Da porc frais. à l'air ace plu libre cna£e j 

POURKÊIRARGHES. n. pr. icaxs on donne anfi au b&ci 

en la?. Percii û^t** farouches la facilùé de venir dt 

POURKÉIROLO. T. I. & Ui nui: atca<;uec les habitani ^ fie 

pr. Recherche, en v. U. pocr- d'un autre cbnh l'on favorilê 

qosrre : chercher d; tous côcîs. Tëvadon des volenn & des af- 

£= Pcu'ki.rclo ; :ci: â cocLoni. fadins. 

POURKIÉ 9 pou'V.iiro > Car- li eic vrai qoe le commerce ft 

dear j gacdeuie de cccbozs , la popuîacion augmentant de 

porcher ^ porchcre. )our ca iour dans certaines Ti!les« 

POL'RK^JUË s Saleccy ma!- renden: nêceifaîres de nouvellet 

propret:. habitations autour delenit miiti| 

POURTA. L'on die, porter, ou dss taoLboures , qui 

~?no»- 
derien- 

tes: iufqu'à çuatre cents livres (2rc:eat ellfs-mèmes inutiles mZ 

^fant. L'on d'i: apporter, lorû fauxbourgs fublequens. 

^ue le terme cà Ton apporte efl POURTAUÉIRO. Voy.^oar* 

indiqué. Apportez- moi un verre icou. = Pcunalieifo ; porricfl 

-d'eau i & non , portez-iroi ? &:c. ou rideau de porte. 

Xt rapporter , pour une chofc POURTANEL, oupoBrrii^i 

défi emportée & que Ton rap- Vn guichet j petite porte qui 





rapporte ta::t ; & non , poite priros , de celui d*uue porte co- 

xant. chetc« d'uae boutique. On dit 

POURTA entré hrafsés ; Por- auffi , le gj:chet d'un confeffio* 

<er i bras. L'unpourtan l*âoutrë; nal, les g'jichc:s , ou les volets 

Je fort portant le foible. Lou d'une armcire. Guichet fe dit 

jfourturas pa en paraJLs ; tu ne au(u d*u3 raifage éttoit. 

^neras pas le péché en terre ; POITRT.'VNIÉ. v. I. Commis 

c'eft-à-dire , tu ne le porteras aux portes des villes , pour per- 

pas loin. On dit d'en homme ccvoir les droi:s d'entrée, b. Iar« 

firanc 9 porto foun cor fu la man; portar.eriusj^ 

il a le caij^r fur les lèvres. POURTA OU « pourtalîeiro s 

POURTABLE ; Portatif , ou ou pourtal , dont on a fait lel 

4u*on veut porter aifement. Por- n. pr. Portai & Portail; porte 

tablf n'tft fuo^ois que pour les cochere , porte de coiic » de 



POU P O U 187 

bafle cour, porce de ville » la VOUS , oq pout ; Puits. Pous^ 
grande porte d'une maifoo ; & roud'u» Voy. fous à rdnco, 
non . portail « qui Ce dit de la FOUS A LANCO . ou vëlié dt 
£içade entière d'une Églife, où pous, Voy.Ppulejko. 
le trouve la principale porte > TOUS \ KANCO ^ pous roudlé^ 
avec les ornemeus d*architeâute ou feigno ; Un puits à roue. Oa 
te de fculpiuce qui l'accompa- 4ic pous a ranco « par corruption 
gnent. de pou^ar ago ; puifer de Teau « 

Une poterne eft une faulTe- ou un puiCeur d*eau. 
porte d'une place forte ^ pour Cette machine hidraulique 
faire dts forties feaettet dans confifte en une lanterne , ou 
les fo(Tès. . forte de pignon à jour garni de 

POURTOULAIGO, ott bour- fufeaux > dans lefquels s'engre-* 
gouldigo i Le pourpier i plante nent les dents de la roue dentée; 
gralTe potagère. Le pourpier fau* ce qui fait tourner la- grande 
vage , ou fans culture t& aftrin- roue de champ « dont Taxe ho- 
geant , rafraîchilTant & un bon rizontal êfl commun avec la 
mets en ragoût. On le met infu- roue dentée. La grande roue de 
1er pour les inflammations d*en« champ porte fur Tes longues che- 
trailles. Cette plante étant man- villes en faillie le chapelet garni 
gée crue ou cuite « eft à la longue de fes godets ; lefquels verfenc 
un bon remède contre le ver dans l'auge Teau qu'ils puifenc 
folitaire. tour â toijr au fond du puits* 

POUS, poû/pt 9 ou poulbiro ; Voy. Bafsëgou, 
Poudre , poulfiere. On dit au POUSSA, ou pou//ct; Refpirer.* 
figuré t jeter de la poudre aux POUSSA. On dit â quelqu'un 

Î^eux , ou éblouir. Et mettre de qui mante imprudemment dea 
a pouffiere fur le papier » ou armes , se lou diable vou poujfâ- 
t^èue bon à rien. vo ; vous ne favez pas ce qui 

POUS; Le pouls que let Mé- peut vous pouffer, 
decins tltent , ou le battement POUSSÂDO ; Un heurt , ane 
des artères , & en particulier fecoufTe , un coup de coude ; 6c 
celui qui fe fait au poignet ; populairement , pouflée , dans 
par pu les Médecins exercés aux cette expreflîon. Donner la 
di^rens battemens 9 conuoifTeac ppuilée à quelqu'un , ou le pour- 
bien d'autres maladiei ,que la fuivre vivement ; car d'ailleurs » 
fièvre. pouffée en françois , ne fe die 

fous ; La tempe. Lee coups que de la pouflée d'une voûte « 
aux tempes font dangereux , d'un contrefort , &c. 
parce que l'os y eft beaucoup POUSSADOU ; Un cognoir , 

£lus mince que les autres os de un chatloir ; outil de tonnelier f 
I tête ; mais audi il ell bien coin de bois dont ces artifans fe 
moins expofé par les chûtes , que fervent pour chalTer les cerceaux 
ne le font le frontal fie l'occipal, avec le maillet. Poujfadou , ou 
qui en revanche font l'un 8c rcpoujfudou ; cheville à repoulTec 
l'autre fort épais. Potis , du lat« les clous & le bout d'un manche 
pulfus i battement. de mail cadé. 

POUS ; Efflorefcence du vert- POUSSËJHA ; Faire élever^ 
de-gdsy ou la rouille verte qui ou exciter de la poufliere. 
fe forme fur les feuiljes de cuivre POUSSELASSO ; La porcelai- 
dans les manufaûures du vert- ne ; légère maladie de la peait 
de-gris de Montpellier. Rafcla. fur laquelle il fe fait une erup- 
iti pous d^âou vcraë ; décaper les lion véiîculaire , telle que cella 
feuilles de cuivre ^ ou ea caÛlTec des piquûres des moucherons « 
le ¥£i(-de*gdit accompagnée de démaogeaifoip 

A ai/ _ 



i88 POU 

8c qui dîfparoic en peu de 
temps. 

POUSSES , boulôfos , & abëts; 
La balle du bled ; pellicule de la 
nature , & de la couleur de la 
5?aillc , ou Tenveloppe du grain 
ae fromeDC & de Pavoine « &c. 
La paille d'avotne qu'on crie 
dans les rues de Pans pour les 
oreillers & les pai'.IafTes des pecirs 
enfans au maillot , cil de la balle 
<l*avoinc. = Poufsës ; menue 
paille réduite prefque en poulliere 
pour avoir ctc long temps remuée 
caus une paillalTe. = De la pouf* 
iiere de paille. 

POUSSES ; De la pou (Te , ou 
du grabau de châtaignes ; débris 
de leurs peaux provenu du bat- 
tage des bajanes , ou châtaignes 
fécbes, 4 

POUSSËTO ; Le mamcUon. 

POUSSIÉIRO , en termes de 
thaiTcur ; de la cendrée ; le plus 
menu plomb à giboyer , pour la 
chalTe aux petits oifeaux. 

P O US S î O U de palmoun ; 
L'afthme. =: Poufstou, Voy. 

POUSTA ; Une foupenrc ; 
retranchement dais fouienu en 
Tair entre deux planchers li pra- 
tiqué dans une boutique, pour 
faire coucher les ouvriers , ou 
les garçons de boutique. Voy. 
Trifiët, 

POUSTA ; Plancher, du lat. 
jtqfitum, 

POUSTADË j Petite fou- 
pence. 

POUSTAMA , ou pouflada ; 
Planchayer ; garnir de planches. 

PoUSTAN , terme colleâif ; 
des planches. Fojp) pouflan 3 
beaucoup 'e planches. 

POÙSrÉLlOS ; Des atcllcs 5 
terme de chirurgie > minces 8c 
petits ais employés dans les frac- 
TUres des os S pour les tenir en 
état , lorfqu'on les a remis en 
place ; ce qui fufïîc pour que les 
Douts calTés appliqués Tun â 
]*auire fe réuniflenc & falTeac 
^lus. 

Ui Gx articles précédcfll font 



POU 

dérivas du v. \»pofi, 00 poflff 

planche ou ais. 

POUSTEMËJHA, o\x pouflu" 
mHjha 'y ApoUumer , |etcr du 
pus , ou abfolumenc « |eier ; 
lorfqu'on parle d*un apolUme» 

POUSl ÈMO ; Pus , ou boue 
qui foci d'un abcès 9 ou apof- 
lémc. 

I>OUST1L , ou taliadou ^ dérivé 
de pofl ; plauchc. Voy. Talia» 
dou. ^ 

POUTAJHË ', Ou bouillon i 
& non , du potage. On donne 
du bouillon à un malade â qui 
on interdit le potage : ce derniet 
terme qui eA fynonyme de foupe» 
ell plus uCnê parmi les honnêtes 
gens, chez qui Ton die > manger 
le potage , le drcffer . un potage 
à l'eau , il n*y a pas allez de 
bouillon â ce potage. Oe vi céoa 
coumo dëpuutajhë i du vin chaud 
comme bain. 

POUTARADO j Une potée^SC 
dans le it. fam. une ca(Toletre. 

POUTARI , ou poutâro ; Gtoflé 
lipe : terme d'injure dérivé de 
pot , ou pous. 

POUTÈT ; Petit baîfcr ; dérivé 
de pout, 

POUTINGA isë);Se droguer» 
fe médicamearer « prendre des 
remèdes. Ce terme- ci eft généri- 
que, les circonftances le détet" 
minent à la fignification de la* 
vement. 

POUTÎNGO î Va remède , 
un lavement ; ce dertaier renne 
ci\ moins u(îté dans ce fens » 
que celui de remède. Potttîngosi 
clrogues médecinales > raédica- 
mens , médecines , purgations ; 
& non , purges « gros barbarif» 
me crès-tréquenc parmi les £c- 
cléfîaAiques qui ont (ai^ un cer- 
tain féjour à Avignon. 

POUTICAlRË , ou bouticâirë% 
Apothicaire > dont la profeflioa 
eft appelée. Pharmacie. On dlc, 
TAporhiçairerie d'une Commua 
nauté , & TApothicairefle d*une 
Maifon Religieufe. Le$ Apo- 
thicaires font des qui-pro-quo) 
^ «en 4 éc9 é(|ui^ro(«. |(« 



P R A: PRE iS<) 

Idproeo. Voy. Botuieaîrë» n. pr. de lieu. Pradel eft le non 

POUTÔTO , pêtôlo , ou poU' d'utl village. Pradêto^ celui d une 

pôioi Une poupée d'en faut. On pecice ville de Vivarais ; Tun ^ 

jippelb auffi poupée 9 un doigt rautre tirent leur nom di$ pcat* 

empaqueté de linge , pour quel- ries qui les encourent. 

4]ue mal , & la poupée cTune On difoit en v. fr. preau > pour 

coi^Tcufe. petit pré , & ce nom efl reilé à 

POUTOD , ou poutët, dé- la cour de la Conciergerie dé- 
rivé de pour , ou pot. Paris , qui étoit un petit pré : 

POUXpÊNO & Ton diminutif c'eft auffi le furnom du célebr&^ 

poutounëtoj mignonne. Boileau des Préaux. 

POUTOUNEJHA, verbe fré- PRADINAS, péjoratif de /»r<u/; 

^enutif ; baifocer « dérivé de grandj^ & vilaine prairie. 

pot, PRADO ; Prairie : fuite de 

POUTARAS ; Grand broc qdi plufieurs prés dans le voiiinago 

fert à tirer le vin à la cave. = d'une rivière, en v. fr. préc» 

Mefure d'un pot de vin. pr. bro. Prado eH le même que^ Prade, 

Vomouras ell corrompu de pota- n. pr. 

r^,«ugmcnraiifdepof. PRATICOUS ; Induftrîeux. 

POUTROÛLIO i Lie, ou ce PRËBOST. v. 1. Gouverneur. 

qu*il y a de plus groflier dans lit. prafes, 

yne liqueur. PRÈBOSTAT. v. 1. Prétoire. 

POUVERIN ; Quille de pou- No intrero en prSboftat , që no 

dre â canon en pâte féche. Pul- fojfo L'âifadi i {ut non contami'" 

vérin en fr. e(l de la poudre fine narcntur. ) 

en grain, pour amorcer un PRECARI (5ân) ; St. Priefl^ 

ftifil. St. Prift , St. Prix, en Ut. Pr^- 

POUTROUNCAN , ou pa-. Je^us. Voy, Prêt, 

trdco , terme de mépris ', un em- PRE FA ; Entreprife à forfair. 

jflâtre , fe dit d'une perfonne qui = Tâche 9 entreprife â la tâche ; 

n'a ni fanté , ni vigueur, & qui & non > prix f^it « qui efl im- 

fi'eft pas capable d'agir, ^co'j un propre. 

pâourë poutrouncan , unpoutroun- L'entrcprife à forfait cil celle 
€^n di Fenî^o ; c'efl un pauvre que font les ouvriers pour quel- 
emplâtre de Venife. que ouvrage dans lequel « outre 

POUZADOU ; Un poufoîr , la main d'oeuvre , ils font des 

ou une cueillere à huile ; udenHle fournitures dont le prix ed con- 

cn fer- blanc pour puifer l'huile venu en bloc, fans le mettre à 

d'une jarre. chaque pièce. J'ai faic , dit-on » 

POZESTAT. V. 1, dit pour, un forfait pour la ferrureric de 

podeftat \ pouvoir , puilTance. ma maifon : ce qui efl réciproque 

VKh^prad, oaprat-^ Un pré; pour les ouvriers qui font l'en- 

if. non , prè. Prafécâou ; un fc- trcprife. Et d'un autre côté, un 

c.heron ; pré qui n'tiX arrofé que forfait efl un crime, 

par la pluie. L*herbe de la meiU Un marché à la lâche , efl 

Ieur« qualité qu'çn a femée dans celui qu'on fait en gros pour !« 

ces prés 4 fe coiiv^iit en une feule main d'oeuvre d'un ou* 

Laièfae dure. que 4ts chevaux dé- vrage qui efl tout de même na« 

«laigirexft^, lorifqtK le femis fc tu re ; comme pour défricher u& 

fait dins une terre franche. champ , pour faire tant de trous 

PR|lD£L, pradUo , pradelS j de mûrier, &c. fans .égard an 

prâdo^ypradou ; diminutifs de nombre des journées que les ou* 

pra , ou. prttéTi petit pré , ou vriers y auroient employés, 

^oin de pré. Les trois premiers jpâou faire mu vîgno â pr^fai 

4ipimuiiff PC font, plus que 4es |e fais labourer m^ rigac k U 



19^ P R E PRE 

tâche. Fâi travaUa âfounprifa; PReNSÂ. Voy. Difirignê, 

il va travailler i fa lâche, âiprës PRËNSAIRË. v. 1. PrcDe'Aw 

^prefa ; J'ai pris un ouvrage à - prënso ; Un oiâfc : la quao- 

u acné. dié-de marc de veodange - qo^on 

On ne peut rendre , prifa , g,^j ^^ „„ç f^j, f^^ ,^ maie d'un 

dan. aucune de cei phrafcs par p^^ff^j ^^ j^ planchée fur lequel 

1 cxpreffion. prix faïc, qui n'cft J^ „„' i, „/j, ,^ vendange . 

d une chofe dont le prix cil hxé a agu dos prlnfcs i i'ai cS dcu» 

par l iifage , & qui n'crt même ^„|,, ^/j^J, ^J, Le vin di» 

-frTAîi'A'**"* "'?-^*^°° '*'' premier marc cft le «ciUcar. 

parler. Ceft un prix im. comme ' .\ 

de peti:s pâtés. PRiNSO ; Serre . oa l*aaioii 

PRËFACHÉ ; Ouvrier , ou deprcffurer, ou de feirec. Loif- 

cntrepreneur d'un ouvrage â la ^l^i'on pcetTe la même pile ds 

tâche. m^rc â plufic un reptiles on dit » 

PRËFËRI, ou përvouga.Vùf. donner la première , la féconde 

Terfëri & PërfënmSn, ^crre. Les mêmes ezpreffionf 

PRËFUDl^f^yinc; v*l. (pro- «'emploient pouc le pteffiiragp 

fuviumfanguinu. ) de^ oUvcs. 

PRËGAIRIA. V. 1. Prière. P^ËNSO , oa dëjire r TftTcit 

Junis é prigâirias , sërvia de de vsndagge. Voy. Diflre, eA 

Huits é de dias ; ( jejuniis & Efpgl. ^prënfa *, prefToir. Souc 

obfecrationibus fcrvidfu die ac de prtnfo ; le mouton : gro» 

noSe,) madrier engagé pai fes Jeux 

PRÈGÂLlOS;Longaei prières, bouts dans les vis dn preflfoir ; 

PRËGAR. V. 1. Prier. PrSc të il porte fur le couvercle, 8C 

^ m'ëfauësi |e vous prie de celui-ci, fur la pile du marc 

m'excufer. Êmpër aijfo tu vos PRËNSO.Br6cOS$ 

prec ; ( obftcro itûqut vos. ) Un avare » ou felTe-mathieii. 

PRËGHIÊTRO. v. 1. Prière. PRËNSÔIO ; Femme enceinte* 

PRÉGO-DÎOU de rëftoûblë , = Ventrue, 

eu un San Jhaqë, Voy, Bërjhii' PRËON. v. I. Profond. Siran 

rounëto, jhitatëlas ttnéhras pus prSondMSm 

PRÊ! (^en) , om Préits t PRËOXDÊZA. v. L Profbn- 

T^rtfi \ St. Prix ^ St. Prie. deur. ^ 

PRENDA. V. i. {prandium^ PRËPAOU , ou përpéou ; 

ewTftf.O Gros inllrument de fer avec quoi 

PRËNË. Prënê U Mëffo ', re- les vidai^eurs diboncbent U 

Cevoir laprêtrife, être fait Prê- conduire des latrines obftruéet» 

tre ; & non , prendre la MefTe s PRËPUCIS. v. L Incirconci* 

ce qui n*eft ni françois ni lion- fion. circoncipo nient H ^ H 

ne te. Voy. Mejfo* prëpucis niïnt es ; ce n'eft cîea 

Prënë la B'énodifsîou ; recevoir d'être circoncis ^ ce n'ed ckn de 

la Bénédiâion , y aller aflifter. ne l'être pas. 

On reçoit auflî les Cendres , & PRËS. v. 1. yn pciTonnier.' == 

on ne les prend pas. Ne prëndric Prës-y pris, enlevé. £s pris él 

fa d^arjkën ; il ne donneroit pas cel^t fi âU dtftra»; ( ajfump^ 

ia part aux chiens, ft. fam. sus ejî in ceelum &fidu ad dtM» 

PRËNRË* V. l. Prendre. Prën- teram. ) 

h ; ( toile.) Prënfus ; {fuftûliu ) PRËSËNTÉIRAMËN, T. !^ 

PRËNS , ou pleins, Femna Manifefte. 

freins \ v. 1* femme enceinte, PRËSSEC. Voy. PëffegrB^ 

du lar. pragnans^ = Frens ; Prëfsëgkié. Voy. Pafsigrii, 

gros , templi« PRJESTA* Ûa doit dite à ublq^ 



P R I P R I tçt 

làîces-moî paâer le paia , là fa- ce ffloyêa longs 9 droits & fan» 

liere, &c. Se non , précez-nioi le branches 9 & la filafle plus fine* 

pain « &ç. Aco's un prëfta à PRIMACHÔLOS \ Défaut d*é« 

pagapajhamâii c'cft un prêté à galiié dans le fil qui n*efl pat 

ne janisis rendre. uni 5 donc certaines parties (om 

Ï>R£STI i Pétrir* Prëjiidâro | trop fines^, d'autres trop giodèi* 

«inpccrin. PRJMAIRIAS. v. 1. Premécet. 

PRETENDU t Un accordé « PRIMAMËN *, ChichemeK , 

«ne accordée ; celui ou celle qui avec trop d'épasgne 6c d'écoQO* 

font engagés Tuo à l'autre pojc mie. =3 Primamën j de près > 

le mariage. ^, avec exaâitude. Li vâou pa tan 

PRËVÉIRÎ , cpërvêirë ; v. I. primamën *, )e n*y regarde pas de 

t>rcire. Prëvêirë de loupitcr | li pr^s. 

< Sacerdoi Jovis, \ PR{MER - ËNJHËNERAT 5 

PRËVÊÎRAJHË, t përvêiria j Premier néj (^primogenitus,) 

Y« 1. Sacerdoce. PRIM-FILO ; Une coquette ^ 

PRJBVJ^ËNSA.v.l. Prudence, une mijaurée. 

PRËZA i Faire cas , tenir PRÎMO ; Le Printemps, ^s 

compte* 5^ prëro pa ; il n'eft Primo -y une jeune truie qui n'a 

pas fier « il eit honnête 9 atifàble , pas encore poité ^ ou qui o** 

humain. porté qu'une fois , du lat. primi- 

PRËZA 9 Eftimé , ou apprécié ; para. 

d*où ell^formé le terme iuivant. PRIMOU ; Mefquineric 9 ara* 

PRÉzÂJHË , terme de cadaf- tice. = Primwir. 

tre j prcfage ,ou ellimation d'un PRIMOUTËJHA. Voy. Sfpg- 

champ , d'iinc maifon. On doit piffouna. 

dire 9 je fuis pour ma maifon PRIMOUTIÉ i Avare 9 qui 

tant en préfage : terme qui a' a regarde de trop près, 

rien de commun avec le fran* PRIN 9 Mince ^ fin 9 délié» 

5ois , préfage , ou augure , qui grêle. On ne dit mince que d'un 

«ft un figne pour juger de l'a- corps confidéré félon fon épaif- 

Yenir. feur; grêle 9 lorfqu'on le confi* 

P RËZIC A 9 ou jjFrmound; v.l. dere fclon fon épaideur & fa 

Prêcher. Li paubtr fo préficats 9 longueur. Les termes, fin & délié 

Çpâuperes evangelifantur. ) fe difent quelquefois dans le fenf 

FKEZlC ADO\J , pr'é7icador ; de grêle; mais ils exprimenc 

ir. 1. Prêcheur , Prédicateur ; quelque chofe de plus menu. Va 

Frère Prêcheur , ou Dominicain, ais mince , un ni délié 9 une 

appelés Jacobins à. Paris. Lorf- plante grêle. Ce dernier s'accen* 

que Prë^içadou td un n. pr» de eue de même que grêle ; météore 

lieu ,^on ne le change pas. dont les grains font appelés grê- 

PREZO 9 Prife*d'eau : chauffée Ions. b. br. prim ; menu. On dit 

de moulin. La prife d'eau c(k en proverbe : Fialo-prin 9 mou- 

plus éloignée des moulins que les righi de fan ; fialo gros vifqë tott 

chauffées ordinaires. Ce n'efl Can. 

fouvenc qu'un batardeau 9 pour PRIN au figuré : avare 9 te- 

(léiourner l'eau d'un ruiffeau. oace. = Économe 9 ménager ; 

PRËZOU. Voy. CaL vertus plus voifines de l'avarice 

PRIGOUN , vrifoun , prtoun l que de la prodigalité. 

I^refond. en V. tr. prions. PRIOUN. v. l. profond. Ltt 

PRIMACHÔLO ; Plante ctîo- villa tra tornëjkada de valais 

fée ; c*ell-à- dire, grêle, menue, priouns ; la ville étoic entourée 

élancée 9 pour avoir été femée de fofTés profonds, 

dru. C'efl atnfi qu'on feme le PRÎOUSSES; Épreintes, fauT- 

•hjUtyrc I d^o; Us brios ff 9c £a( ft 1 ç avies d'aller à la felle^ 



ipi P ft o 

PKI VA , Les lieux » les CORi- 
inoditéfc d'une maifouy les la- 
trines d'un hôpital , d'une Com- 
munauté. Les excrémens pafTent 
^ la lunette fur laquelle on 
a'aflîed , par les boilieaux de 
poterie qui forment la conduite 
41U chauHe d'aifance 9 & lombenc 
dans la fofTe où eCk la gadoue, 
d'où les vidangeurs la retirent. 

On ditauflile retrait, le piivé» 
le lieu fecreiy le cabinet d*ai* 
fan ce où l'on va â la fclle ; & 
von , i Telle & à la garde robe ; 
c'eil-â-dire 9 le cabinet de la 
chambre â coucher) où Ton tient 
]a table de nuit > la chaife per- 
cée , &c. 

PRIVAT. V. L Ami, familier, 
perfonne de la maifon. Se mof- 
tréghën amies é privais \ ils fe 
iircnt connoître pour être des 
nôtres. Obrëm bë à tots; mas 
jnaiormin aïs privais de la fë ; 
faifons du bien à tous; mais 
fur-tout â ceux qui font entrés 
par la foi dans la maifon du 
Seigneur ; ( mwiime ad domefii- 
^os fidet. ) 

PRIVAT. V. 1. homme du 
pays 9 par oppofîtion à un èrran- 
ger. Tan los ëjlr amers , që los 

{^rivats; tant les étrangers que 
es gens du pays. 

Si aUuns hom privât^ , o ëf- 
trains captalitr , o dëomêirën 
fu^la viUa d* AUJi 'y i'è crë-^êirë 
lo puefca pënrë é mëter en fêrës ; 
^ntrii që aia adobac fo që dtoM, 
Coft. d'AL 

PRO , ou prô-^ë ; v. !. Prudent. 
Tus pro 'y ( prudent ior. ) 

PRO , ou prou 5 V. 1. Profit. = 
Beau. 

PROAR. V. I. EfTayer. == 
Trouver. Proar ; prouvé, efTayé. 

PROBDAN , ou propdan ; v. 1. 
prochain, proche parent. 

Donfella d'onor qt fia donada 
Un dot non puefca lianar për lo 
tnarit ne për la moller ', fi non 
fafia ab coj'el de fos parëns ; o 
fi aquel eron mort , ab coj'el de 
fos propdans vaila la liananfa* 
^ofi. d'Al, 



PRO 

PROBDANAMEN. ▼. I. ft««' 
chaiiiement. 

PROFECH) ou proJUgi t. U 
profit 4 avantage. 

PROFEITAR. V. I. Avancée; 
(^proficere,) Li Bnganador prO' 
feito en pëits ; les hypocrites (à 
fortifient de plus en plus dant 
le mal. Rc no profeita ; ( nihil 
proficimus. ) QSproJéitcraadëUf 
À quoi cela leur (Irvira-t-il? 

PROFÊITOS 'y profêitabU i T« 
1. utile. 

PROFilT. V. l. Uûlité. 
P R Ô l S M A N O , /7 r5 x/m<z/o ; 
prochain, y. 1. È las prôifmaiot 
viias y (,in pronimas civitaus, ) 
PROISME. y. 1. Le prochain. 
Amaras lo tuo prdifm'é , en aiji 
coma tu metêis ; vous aimerex 
votre prochain comme vous- 
même. ^ 

PRCX>ND£ZA. ▼. 1. Profon- 
deur. 

FROP. y. 1. Prefqae. en lai; 
pêne, 

PROPj^Pr^s, auprès, proche* 
PROPËNRË. v. 1. Envahir. 
PROS. v. I. Vaillant, en v. fr^ 
preux, b. 1. yrobus. Le mot pro' 
bitas répondoit au fr. prouelTe y 
ce qui n*ell pas la figoification 
ordmaire de ce terme latin. Ce- 
pendant la proueiTe , la valeuc 
& la probité doivent aller de 
pair. 

PROSÔMËS. V. L Ce terme 
qu'on a rendu par , prud'hoixw 
mes y fignifioit les principaux 011 
les notables d'un lieu 9 les gens 
de bien & de probité 9 fages tC 
vaillans « qu'on appcloit dans la 
b. lat. boni homines ; coturaU 
quai non puefco hom rën dire ^ 
ou gens fans reproche. 

lis affiflotent aux plaids^ aux 
affcrmblées : on prenoit leur avis 
pour le jugement des affaires y 
comme on prend aufourd'hui 
celui des Confetllcrs des aifcm* 
blées municipales 9 qui ont pré- 
cédé celles des Paricmens. La 
Barons 9 ou premiers vaifaux p 
étoieni aufii appelés 9 ( boni fuy 



P R U P U C 195 

liemmes de ce r4mg , pros'fSmnas,, ^enre. Ii dernière eft aroihaci- 

IPros en v. fr. preuve 9 ou vaillaiir. qMti Les brafleucs metcenc de tel 

. PROU 9 proktt , ou proi fémeoçes dans U bière pour jr 

beaacoup. Prou dans ce fens donner du monunt. 

étoic aacrefois françois , & il en PKUÊSMË. v. 1. Proche. 

t& reûé Texpreifioa, peu , ou PRUNAlRÔl^a n. pr, diihi- 

proa. natif de prun^redo. 

PROU , ou f>ra ; profit. Bon PRUNARëDO.n.pr.Unepru* 

ppou voufefo ; grand bien vous nelaie : lieu planté de pruniers, 

faife. On difoir même en fr. pro« Ces. termes ont C\ fort vieilli 

/îciat , ou pro-fadiai, N*a pa fçL conrime noms aj^pellatifs \ qu*iU 

dë:;ëmpiii foun prou ; depuis cet ne font plus ubiés que coinmo 

accident il o*a pas porté fanté f n. pr. 

Ou U s'en eft touiours re0enti. PRUNET, fynonfme de/>ra- 

Në fara pa jkamdi foun prou ; turido, & n- pr. lar. prunetum, 

^ n'en reviendra jamais. PRÛNO<f^&oâiyô« s prunelle, 

PROUBAJHiNAi Provigner. fruit du prunellier. De vi di 

Voy. Cabujpa, prûno ; du vin de prunelles > 

PROUBAJHO, ou proûvo, ^u*on appelle aufit dii vin de 

Yoy. Cabus. ' Brétigni qvii fait danfec les 

PROU CURA ', Un deffervant: chèvres. 

Prêtre qui fert une paroiiTe en PRÛNO mëdicinâou : le petit 

i'abfecce du Curé. Le terme pro- damas noir ; iège^ purgatif. 

Cuié n*eA ufité que dans le pays * PRÛNO roufeëto i Piune d^ 

^fcou. la Magdelelne. 

PROUÊZO ; Fable > cont» de PRUS ; Le fil d*un outil tran^ 

Tieille 9 conce â dormir debout, chant, celui d*un couteau. Don^ 

PROUFÊCHË s Binet de fer na lou prus ; donner le fil. A bon. 

I^Ianc» on gâte-bout pour brûler prus ; ce raroir9 ce couteau font 

un bout de chandelle, du lat. bien afilés. On dit dans le même 

frofiao» Voy. Ëfpârgnë. fens, afûter un bec-d'âne, ui( 

PROUFlECHj Profit, avaa- cifeàu» un fermoir de menui* 

cage. ^ fier. = Au figuré^ bouta en prus j 

PROUNTË ,- Vif 9 bouillant. = mettre en appétit. Appuyez fur Vé 

Binporté. d'appétit 9 8c ne prononcez pas 

PROUMTTTÛDOj Viva- ipti. 
cité. = Emportement. PRUZËN,/>r«jenfo; hargneux^ 
PROUVÊCHÉ. V. Praufcehë. hargncufe, qui ûe peut riea 
PROUVENCHÉIRO; Proven- foutfrir. 
cale. PRUZT ; Démanger. On dît 
PROUVISIOUNÊLO î Terme en proverbe , Noun fi cal pa 
de Palais : une provifion. On grataj taUou që l*onfë prus. 
lut a adjugé une provifion de PRUZÎ JH £ ^pru^x^iro^ démao* 
mille francs « par une fentence geaifon » prurit. 
provifoire» & non^ une pcovi* PUAT. o\i puiat ; un vilain 
fionaelle , ni un provifoire. râtelier en parlant des rangs de 
PROUVO. v. 1, Voy. Cabas. dents d'une bouche. Dérivé de 
FROVËZËljL. v. 1. iProvidtre,} Pâo. Voy. Pâio. 
Provë^em^Us bos ; { proviientes PUCH. v. 1. Haut, noble». 
bona ; ) nous tâchons de faire le Puck é poderos Ctnhor N, No- 
bien, ble , haut & puiffant feigneut N* 
P R U D Ô M t ; t'ormîn des C*eft pour fe déguifet fa mifers, 
prés. = L'orval , la toute-bonne : fa foiblelfc , fa bafleife , foa 
plantes ophtalmiques à fleur la- néant , que T homme fe pare de 
j^iée ; deux efpeces de mênie ces titres failueux. 

Terne JL - ' B b 



l94 ï* U D P U I 

^UCHOL. D. pr. die par cor« fur deux piedi differens » & dcMK 

tuption de pujhol\ le même que f te femelle oe produit que dâ 

pujhâou ic pîchâou , ou picch* piAaches avortées , lorCqu'il cft 

éou ; haute inootagne. trop loio du pied mâle. 

PUOÉSSÎNO ; Puamçur > ia- PUDIS ; Le bois puant, co lac 

feôion. anagiris fitida : atbriileaa qvit 

PUDI ; Puer» femir mauvais, croit aux environs de Saint* 

Pudis à Vf ; il fent le vin ; U Cilles. 

non , à vin ) galconifrae Tou- PUDIS *, Efpece de cormier*' 

loufain. eu lat. forbus tormirtatU» 

On appelle punais ceux donc PUECH^ ou pecA ^ montagne, 

le nez fcnc mauvais*, foit à caule de là le n. pr. dilpuéch j du pol« 

d* un ulcère au fond de cet or- PUG , puig'y puits «puts. v. !• 

gane , foie â caufe de la morve montagne, lat. mons, El pug di 

qui %*y corrompt par un trop long Sina i la montague de Sinaï. 

fcjour , comme dans les camus. Doncs comënfaran à diri 9 puig 

Les temps du verbe puer font, cajetsfobré nos i montagnes tom* 

}e pus ) eu pus , il put *, pudîfsë^ bez fur nous. 

fudîfsês y pudis. Nous puons » PUGNI ; Poindre > commen- 

vous puez ) ils puent ; pudifsén , cer â poindre , ou à paroître. 

pudifscs , pudîfsou. Nous puions » PUIAR. v. 1. Monter ; ( ajcfn* 

yous puiez , ils puioient ; pudif- dere, ) Dot homipujhero Si tim* 

Jtan , pudiffias 9 pudiffién. Je pu- pie që oréjfoi us farifeus » éâou' 

xai } tu puras. il puraj pudiraiy tri publîcas. Deux hommes mon^ 

pudiras 9 pudira. Que \e pus ; që cerent au temple pour prier , &c. 

vudighefic. Je purais ; pudirUL Puiasfa \ ( ajcenditt hue, ) Paie^ 

JVuue pué ; aouriêi puai , &c. Pêirë en fibiraneffa 9 qc ora ; 

Parâoulospudou po ; parole ne Pierre monta au haut de la mai- 

put pas. Put (fën varâiro; il put Ton pour prier. Pujhtt ël pug% 

tomme un rat mort > ou comme ( afcendit in montent, ) Puiant ad 

un bout. ë la navëta « Sëgiro lo Jbs defci' 

PUDI ; Un putoi : efpece de pcU ^ Jefus étant monté dans la 

belette d'un poil mêlé de jaunâtre barque » Tes difciples le fuivirent. 

& de noir. Le putoi a le mufeau FUIO , ou pûo ; .pointe. = 

blanc 9 le cou jaunâtre , le corps Dent de peigne : il y a de quoi 

long , effilé : alfez fembbble ftiiTonner , pour des oreilles rant 

<i'aiUeurs â la fouine. La puan- foit peu délicates 9 d'entendre 

teur de cette bête fauve Ta fait dire ; j'ai coupé les pues de cette 

appeler , pudi, peigne ; au lieu de , j*ai caffé les 

PUDIS ; Le térébinthe : ar- dents de ce peigne. 

|>ri(reau réfineux. Celui qui croit C*cft cette efpece de françois 

à Chio donne par incifîon la qu'on entend de la bouche des 

térébenthine ellimée , qui porte enfans de bonne maifon ; parce 

Hé nom de cette Ifle. La feuille du que leurs parens les obligent, 

térébinthe eft vulnéraire. Nos pour les mettre fur le ton des 

térébinthes portent de longs honnêtes gens , de parler une 

cornets rouges & pointus. Ce font langue dont ils ne peuvent leur 

des galles creufes occafionées donner des leçons ni des exem- 

par la piquure de pucerons ailés : pies , ayant eux-mêmes manqué 

elles font pleines de ces infeâes dans leur jeuncfTe d'un bon inf- 

Sc d'une liqueur gluante & mié- tituteur. 

Jeufe 9 qui efl ^Icur déjeâion , Penche de làs grôffos pûios ; 

qu'on croit être vulnéraire. peigne â démêler. Dér/oipicAdrox 

Le piftachier eft une efpece de pûios ; peigne à décrafler » peigne 

lércbinihe qui a les deux fexes £tt. 



PUR P U Z 19s 

le côté oppo(% aiuc dents de la cavkê de la poitrine & les 

ver tains peignes, en eft le dos. vifceres qu'elle cenfenne. 

Xes larges dents du bout du Quoiqu'on trouve dans quei- 

peigne , en font les oreilles ; la ques Auteurs pleuvrede & pieu* 

partie du milieu de ceux qui re 9 cependant Tufage le plus 

l'ont â deux rangs de dents , en reçu eft de dire > pleurefie & pl£- 

eft Ig champ. ^'^v 

PUIOS de raflel; les dents d*un PUR7HO » oapûrgo \ une pur- 

fauchet. en efpgl. fuia ; pointe» galion } U non, une purge ^ 

épine. qui eft un barbarifme. 

PVlSSAS,vA.{amplms,)Dë' PUS; v. t. Plus. L'arma pus 

gus puiffas no viro ; ( neminem es , qël maniar 9 // cor 9 q'él vëf^ 

ampUusviderunt,)=:.Puiffasiz^Tèi timënt ; {plus eft anima qudm 

que. Puiffas qan rëjfucitarei ; cibus , & corpus quâm veftimxn^ 

^fid poftquam refurrexero.') tum. ) 

PUN 9 ou poung ; Le poignet. PUSC. ▼. 1. 7e puis. Fufcan ; 

PUNI^L. V. I. Poignard. qu*ils pui^Tenr. 

PUNNAIZIÉ ; Claie, ou natte PUTAIRIA. v. t. Profticution. 

aux punaifeS) ou à prendre les Corompec la tera ë lafuaputai" 

punaifes. ri<i; elle a corrompu la terre 

PUNNAIZOUS ; Plein de pu- par fa proftiiution. 

naifes, entiché de punaifes. PUTANERS. v. 1. Les Fornt* 

P U N T I É I puntiéiro, Vof* caieurs. Als putanersfëra ïftank 

Xhëchurii. ardën de foc i dëfolper, 

PUPiOOS» ou pëvidoSi ou PUTANIÉ. v. 1. Putaflfîer r 

jpatanii ; Envies : pellicules qui terme dont Us honnêtes gens 

ie déuchent de la racine des évitent de fe férvir 9 Quoique 

ongles à niefure que ceux-ci croiP* fynonyme , ou peu s'en faut , de 

/ent. Les envies font dans une celui de fornicatcur. A Trgard 

partie toute uerveufe & très-fen- des termes putâiria , putaner^ ou 

uble. Il eft quelquefois dangereux putanié , nous ne croyons pas nue 

de les arracher lorfqu'elles tien- l'opinion y ait attaché autrefois 

sent au vif. aucune idée d'indécence. 

PUT-PUT; LaHupe, oifeau PUTÔFl; Dégât, diflipa- 

appelé put'put , foit à caufe de cton. = Fa putofi ; finir mal ^ 

ia puanteur , foie à caufe de fon faire une mauvaife fin. 

cri qui femble imité dans Puu PUZÂOU ; Le galetas , le gre- 

fut. Voy. Lupijo. nier 9 ie plus haut étaee d'une 

PURÊZI 9 ou pulbéifi ; ' une maifon ; il a cette omerence 

pisuréfie ; & non 9 pleuvrefie ; entre le galetas 6c le greniet , 

-maladie caufee par l'inflamma- qu'on loge dans le galetas, ic 

tioif de la plèvre , ou de la que le greniet fecc ^ fe,tcec di^ 

mcsxibt^t ttès-mince ^ui upifTc mentes chofes. 



*o^ 



6b i] 



tç6 

• ■ ■ • • 

• ^ m 

Q 

A R Q S 

vy N trouvera fous la lettre k non , une heure & quart. 

^siarckle» dont la première lettre QARTÂIROU . ; Vi? quarte* 

pouvoir abfolument ( â.ne coo^ ron : quatiieme panie d'«o cent 

iuiter que le fon ) les faire ranger & d'une livre. On d,c dh ^m oa 

fous cette lettre- ci. quart de viande j mais on qua^ 

La fyllabe qua^ fe prononce teron i trois quarterons. L*pjiirf 

en François comme coua dans 9 d'Alais fe divifoic autrçfois en 

quadragéHme , quadragcHmal 9 quatre quarterops, donc on quar- 

quadrangAilaire , 'quadrature du teroif fait la pinte d'au) oord'hid. 

cercle , quadrige , quadrilatère 9 pr* cartron. . : < . 

quadrupède , quadruple , qua-* QARTENIÉ ; Un quartinîerj 

<lrupler ) le quanquan d'une qjK 'on appelle ^ ('ariç un ConuBil- 

théfe i aquateur. Cependant là faire de quartier. . Dites quârti* 

quaHmodo & la quadrature d'une ^^^\ & non « qu^tj;enier« 

montte , fe prononcent comme QARTO ; Mcfure.de ^ains"; 

cafimodo & cadrarure. . une quarte* nKHtié de la mine 

. Que & qui fe prononcent & le quart du fetier , ou fepticri 

comme eue & eut dans quin* On écrit par , qu « une quarte* 

quenoal, quellure, &quiiationi mefure , quarteron., un quarts 

quinquagénaire , équeAre , quin- fièvre quarte, poufferune quarte» 

quagéfîme y liquefaâion ; mais, qiiartier » quarte*ma|or 9 qoa* 

liquéfier 9 fe prononce comme , tante 9 quatorze , quadier. . 

jikefier. £t l'on écrit par un c 9 carte â 

Q/VN li iërës ; Tandis que jouer 9 carte de géographie « cac« 

'VOUS aurez la main à la pâ(e 9. ou Uer ou marchand de cartes, à 

que yous ferez en train ; & non. )ouer 9 un carr^ , .un çartean, 

quand vous y ferez ; car il ne carrément « carrelet , carrure » 

s'agit pas dans cette j)hrafe. d'un cadre. 

lieu où Ton doive aller., .mais QATRË de ekifro i Ua quatre 

^*une chofe â faire 9 ou à dire, de chifïre. 

. QÂNT£« ou câgnëi Quel?. . QÉ ? interrogacif,. heni} Cet 

lequel î Quanië që fiégo ; quel deux fyllabcs 9 ^éf , de hem 9 pour 

que ce foir. Quantë es iou mi' faire répéter . ce qu'on n'a pal 

iiou / lequel efl le meilleur i. Bc entendu 9. ne font pas de petfou* 

Î)our le féminin. Qânto & câgno^ nés bien' élevées. Il eft mieux» 

aquelle i Ci l'on parle â Tes égaux de dire, 

QANTË • C AN y Tout auflîiôt 9 comment ? comment donc ? & de 

fur le champ. prendre avec fes fupérieurs quel- 

QAR ; Quartier , quarteron, que tour refpeâueux pour les 

Donnez - moi un quartier de engager i redire la même chofe, 

celte pomme , & non , un quart. Q£ , fe rend auffî par , com- 

Cela pelé une livre & un quar- bien , de quoi j, dont. Që cqfto 

teron ; & non , une livre & un aco? combien cela coîite-t-il 9 ou 

quart : encore moins , une livre abfolument , combien cela i 

ic quart y ni cinq quarts. On dit Q'ave^ pôou -, de quoi avez-vouf 

•fie hsute U un quart j fc pcuii;|. li d^aoufo q'abëbëioimp 



QIN QIS îçT 

«o lui donne ce donc il a befoiny mercier y tintôt un bi)oucier« 

Ijcc, & non , que coûù ceù l Les gros marchindt merciers 

^u*avez-vous peut» on lui donne vendent toute forte d*étoâèt de 

ce qu'il a befoin. foie d'or & d*argenr » des tubans» 

QÊaBO .; Anfe de chaudron des pafTcaiens. &c. 

eu de panier. == Qerbo ou ger* Les merciers en deuil « qui 

bos y les nerfs du cou. Voy. font nos quincailliers , font ceux 

Têndos. qui étalent aux foires , aux roar* ' 

QERBOS ; Charpente , ou cbés toute forte de menue mer- 
carcade d*un panier & de tout cerie « dts couteaux 9 des ci- 
autre ouvrage de vannerie. Oa féaux , des peignes > des boucles^ 
âir au figure , n'a qc laptl é las des tabatières , &c. 
ferbtu i il n*a que la peau & les Ce qu*oo appelle en françofs p 
ot. ' un quincaillier, vend toute torte 

OÊRË ; Quérir. Voy. Cërca. d'ulleniiiles , d'inllrument de 

. Q£SrA ) queftaSf ou quiftas i ^er » de cuivre ^lune., &c. 

▼. 1. Tailles , impôts. Ou difoic On appelle meroilot > un petit 

iueftéu i toitas ; que/Us « pour mercier qui porte dans les rues 8C 

les impôts volontaires ; touas > â/ la campagne de menue mer« 

pour les impôts forcés. Un Sei- cerie dans des balles 9 ou âei ma- 

neuc avoir fur fes vaCTeaux le nettes pendues au cou» 

^'Û*^ Sril'é'^ i'c~'f.-.^._ <ilN! iANÊLO , oa ,.«,.«<& ; 




ce 

cmpi 

git <«i en parTattf *o ihuin«if. qùi„q„,nae i caùfe des fcttre. 

me : devinez ce que ceft , mon J^ ,;■ j^ jj ,„,_ j„ ,„. 

enfani . que la chofe du monde ,i,„-;,„„L„ , accordée, pat le 
^lu vient le plus vue & qui s'en . »,)„»„ „„ ', ,. j des débi- 

va le plus leniement. Et elle „„„ ' j ,•;„).„, „f,i ^jj i^u,, 

a,oute , ,e.ei.vous voire tangue ^,i,„1 ,„ b<,„, d„ „., 

au chien .? ce qui eft noire , a»« g ,^ ^4^.,^^, „.,^^ij -•„ ,, „„^^„ 

^,'^f^L ^ .n 1 «•« P»y". o» l'«pofoit nui 

QICON , ou couccn ; Quelque f„, J„J ;•„„ . j, Ji fe prati- 

cha e. Quon mcud fie; te caat .„„;, J„,foi5 i^Montpelliet 

mejediloit, ou Jen^vott un 3„,„ ^ Juge du pe.U fcel, 

prefl-emimenc. O» /«ft. ccuffi j.„^ ^ «^ cet.e'^ façon dl 

5««Bi nous le ferons dune fa- ,„ j,^^ /„„ cûw.pouc 

çon ou à ancre, f «îf-Jf r& '"Jp 5|„ , faire ba.wiucroute. '^ 
^on ; }c ralulterai d'une cer- . a .. 
caine façon j fie non , comme QINQINÉLAIRE ; Banque- 
quelque clK>fe. routier. 

. QICOUMfe , diminur. de QINTALEN j D*un quintal , 

^icon; quelque petite chofe. Un <>« PO«^» <lc cent livres. = 

pauvre clit , douna më qicoumè ; Fp" pefant. ûno coûjko qiMta- 

ce qui fignific , un pciii mor- 'è«<^o î citrouille d'uu^ cent pe- 

ceau de pain , un pauvre liard ^ ^*^^' ^oumâno qintaUnco ; ro« 

£(C. maine qui pefe un quintal. 

QILIA ; DreHer les quilles. =: QIOPPE , ou aai âmbi 9 

Qilia ; ^debout » planté » perché, particule explétive l dame ! vrai- 

QINAOUT ; Gueux , coquin, ment ! 

QINCALIÉ 5 Ce terme ne QI ST A ; Quêter. Qifiâirë y 

£gnifie pas chez nous , on quêteur. Qîfl^ i quête , coeiU 

^incaillJec ; mais antôcua làtcc. 



«çS Q U A QUI 

QISTOU , ou qiftan ; Frère conque» qui que ce Toit. 

quêteur. <XKL'L\}N ferai ob vos ; t. t. 

QITA ; Ce rerme fe prend ( quandiu vobifcum ero, ) 

foBvent â Montpellier pour ^ QUAR. v. 1. Parce que , mair; 

laiAer quelque part â deflein, QUARTER. v. i. Une obole» 

ou par oubli, un des meubles (quadrans,) 

Î|u*on porte ordinairement avec QUE Ce- që ; v. 1. Afin que* 

oi ; tel qu*un couteau > une Trës paffcc Ithfu daqi % që ëfi 

clef , une montre , un mouchoir. ïénket é pri^iqés i las couds de 

di qiia ma clâou fu la chami- tor, ( Abiit Je fus inde ; ut do^ 

fneiro ; |*ai laiflc , ou j*ai ou- certs & predicarct in civitatibus 

lié ma clef fur la cheminée; torum,) 

& non, l'ai quitté, &c. ,. QUeRËLLAR. v. 1. (/09SC.) 

On quitte des perfonnes , fa Entre lor se quërëUavo ; ( loqute^ 

place * le grand chemin , &c. bantur ad invtcem. ) 

Quitter (%nifie au(G , ôrer de QUERFR. v. 1. Demander. Es 

deffus foi quelque chofe qui fait Që quira é iuië; {eft qui quétrat 

partie du vêtement & de plus, tf judicct. ) 

lâcher céder» fe déâner,&c. QUIGNA es qucfta parùUf 

QÎTE à rëcoummenfa i Sauf â ( quid tft hoc veraum ) r 

recomipencer. QUIRA. v. 1. Cilice. Za m 

QUAIS. V* L Comme, lat. artirë» En quira é en cënSrifca 

%uaji, ii foro pënëdits ; ( otim in ait* 

QUALQUE-QUAL. y. 1. Qui- cio & cintre ptniterent,) 



* 



R 

R R A 

'Un reou uner fubftantifmaf- he^pe, Uc. donc le Ton cfl^ 
culin. momentané^ : car dès qu*on pro- 
Cette confoonc a , comme les nonce be , par ex. il faut s'arrêter 
voyelles , un fon permanent ; après un premier , peur en pro- 
c'eft-â-dire 9 qu*on peut faire noncer un fécond ; ou fi l'on 
durer le fon qui lui eft propte » continue » ce ne fera que le foa 
autant que la refpi ration peut fourd de l'e féminin » dans le- 
s'étendre ; ce fon continué peuc quel le fon propre au 6 ou ao j> 
s'exprimer par une fuite d*r , ou n'entreront pouc tien « & ne $*f 
dt re ^ rrrrrrrr, &c. ou plutôt- feront pas fentir. 
|ur le fon du même r prolon|é » Dans k difcours familier oa 
en roulant la voix dans le golier^ fait Vr final mueç , dans les infi- 
où cette confonne fe forme, au nitifs des verbes en er te en ir^ 
flnoyen probablement du rouit- tels que chanter » aimer , finir « 
jnent de la luette. fentir , & dans , plaifîr , mou- 
La même remarque peuc avoir choir 9 loifir « repentir , danger» 
lieu fur trois autres confonnes ; monfieur 1 toujours . & fembla* 
fa voir , fur 1'^, le ; , 6c 1'/, ou blés ^ qu'on prononce comme 
/ur le fe , le je , icXtfci dont chanté « aimé , fini » fenci « 
le fon peut être prolongé de plaifi 9 mouchoi , loifi 9 &c. 
«)ême ; ce qui ne peut convenir RA « ou roj 9 al ras i Auprès* 

9^ auucs confojmtes tclks que> ca v« L lcz« Ra ds V9us$ au£(ciL 



R A B R A B 199 

^ TOUS. Ra'd*a7[ë ; voifîo d'un pièce âe cbarpeaterie de moyen** 

âne. ne groffeur, entre la poutre & la 

RA ; Animal quadrupède. On folive. = Rabdjios ; cravcrfes du 

Be met pas communément de dif- plancher d'une charrette ; fut 

férence encre le rat & la foucis ; quoi portent les pieux qui retien- 

on appelle rat Tun & l'autre : ce nent les ridelles. Voy. Râti' 

font pourtant deux efpeces très- chSs, == Rabdfto, Voy. Rëcâtt» 

diilinaes ; ne fut-ce que du côté RABASTOS ; Débris du filagt 

de la taille : celle de la fouris de la foie j tels que les côtes % 

qui après route fa croiffaoce eft les frifbns , les baffiiiés ^ les reftet 

toujours de beaucoup inférieure des cocons filés , ou la dernière 

-à celle du rat. Voy. Oari & pellicule ; ce qui fait les ftrace» 

^urë.'* Ëmpiita counCun ra en proprement dits. Ces débris paient' 

4r'és nô-^ës ; empiché comme une ordinairement les fraix du tirage, 

«poule qui n'a qu'un pouifin. RABAT » ou ravat, Voy. 

RABANEL , ou caband; Feu Rabas. = Rabat \ mouton ma^ 

Ac joie 9 feu de la Se. lean. lingrc. 

RABANÊLO ; Une grillade de RABATÊJHË % Le reliage dc< 

«hâcaignes. Rabanélo ^ eft die futailles^ 

four , rabinilo , décivé de ra- RAfiATOS ; Troupeau de bre- 

éina. ^ bis qu'on mené paître de la plaint 

RABANËNCO , ou fifio ; fur les montagnes des Cevenxlet 

L'Ombre ,• poiiTon de rivière du pendant lés chaleurs de l'été, 

^enre des Truites. RABË , ou râfë; Raifort t 

RABANIS. a. ,pr. en y. fr« racine potagère , qu'on appelle à 

^abaaille i homme i rabat. Paris rave ; de bonnes raves : ce 

RABAS , ou ravat ; Vieux qui n'cfl point équivoque à Part» 

aaouton , mouton â laine pen- te le feroir dans nos Provinces, 

«lante & frifée. en lat. raphanus , dont le goÛK 

RABAS ; Un putoi-: quadru- efl peu diâférenc du radi. Voy« 

pede qui refTemble i la fouine 6c Râbo* 

€\M\ put lorfqu'U efl irrité. Voy, Le |us de raifort eft un vomi- 

Pudi, =: Rabas. Voy. Tâi, tif : cependant fa fubilance char- 

•RABASSIÉ ; Un pic : outil de nue , telle qu'on la mange crue 

^bour. ^ d la croqne-au-fel , efl un diuré- 

RABASSO ; TruflTç : champi- tique Ôc un aliment qui excitt 

gnon fouierrain , qui croît dans Tappétit. 

les chênaies , 8c que les pourceaux RABÊTRËN ; Galer , ou pierre 

découvrent à l'odeur , beaucoup roulée de rivière. Rabeiren eft 

mieux que l'homme par le (impie le même ad^eâif que , ribe" 

coup d'ail. roi; n. pr. & en fr. riverain* 

RABASSOT , rabafTâôudo -; C'eft aurfi ce qui (îgnifie le nom 

Courtaud ^ courtaude , trapu , des châtaigners appelés > rabèi*' 

trapue ; de taille courte « groHè rës ; c'eft à-dire , châtaigners 

Zc entaffée. riverains , ou voifîns des rivières. 

RABASTEJHA ; Troubler , RABEJHA ; Guéer , baigner 

importuner , tr^caffer » ravauder, un cheval , le promener dans 

RABASTÂIRJE. Voy. Rambti' Teau pour le rafraîchir. = Guéec 

iiâirë, le linge , le remuer dans l'eau 

RABASTINA4 Griller 9 rôtir avant de le tordre. 

for le gril , rifTolcr. f^i^âjhë RABËNT -, Roidc , rapide, 

rabaftina ; halé , brûlé du foleil , vire. 

jRérri 9 dedéché. âoubrë rabafii' RABIDOT , ràbigo •, ou ravi* 

ina ; arl«re broui par la gelée. dët \ L'os 9 ou l'olTelet de la 

RABASTO i Ua ÙÊmmUi : jointure d'un gigot de mout«B* 



200 R A B R A C 

en V. fr. le garig<ioD : c*e{l Vûf- At otlfTon & qui eil attaché ia 

sragalus , ou le talut , avec quoi fond d'un plat, 

fouoienc Ici ancieiii Roroaioi. . RABINÈL. n. pr« dérÎTé de 

Oâavien AuguHe ga^na , dic-on , rabina. ^ 

plus' de cinquante mii4e écus i ce KABINO-SARDO ; Avare qol 

jeu f qui eft auiourd*hui celui mec fi peu d'iiuile dans la poilc 

des enfant & de la canaille, â frire des Sardines > qu'U les 

Jhouga âou rabadtot 9 ou i bidin- brûle « au lieu de les frire. 

hëdos \ louer aux olTeleci. Ce RABISSANA ; La faune 4'uae 

jeu eft repréfeni: dans les petn* rave^ d*un navet. 

fuies tirées d'Herculane. RABO ; La rave propcement 

Le terme garignon ferott pré- dite , ou navet rond , la vialc 

lerable à ceuii d'oiTclcr : terme rave du Limoufîn , ou le TlirnSpt 

générique » ou commun à plu- des Angloit : racine potagère pe« 

lieurs fortes d^olTelets ) au lieu connue â Faris où Ton n'a dan^ 

que le terme garignon dillingue- ce genre que le naver. £0 forte 

roit Tefpece d'oflelct qui répond H)ue fi l'on y demande des raver» 

au lat. aftragaUts, vrai nom fr. de nos rahos $ on 

Pareil défaut ( c*eft^â-dire , Tentendroit du raiforc qu*on a 
d'employer un terme génétique , vu à l'arcicW 9 râbi. 
au lieu d'un nom propre , ou Cette racine fort commune 
fpéciHque ) fe rencontre entre dans nos Provinces , l*ieft beau- 
autres dans les mots fr. bled'Sc coup plus en Limtmfin ; c'eft 
cerife. Le premier ne s*en;end à de là que Rabelais en appelle les 
Paris que de l'efpece de bled habir^ius , des macbct • rabes. 
que nous appelions touzcUe , & Aco*s un mina éë ràbos | c*cft 
on n*y applique le fécond qu'à un match^ comme de raves. Slrd 
]*efpece de cerife qu*on y apporre damna coum*uno râbo ; il fett 
principalement de Montmorenci, damné comme Judas. Râbo eft 
& qui n*a pas d'autre nom â ici dit pour , arabe : diâon donc 
foi 9 comme en ont la guigne , l'origine remonte au temps oà 
la griote > la courte'queue , ia les Sartazins , ou Arabes rava- 
inerife , &c. qui font des efpeces geoient cette Province, 
decetifes. RABKOUSTERI. Voy. Ri* 

RABlilRO ; Un champ de bouftcri, 

raves , ou une raviere. On die RABRUGAT ; Raboteux » 

en Normandie , une naviere , noueux , inégal. On le dit dcf 

d*un cb«rop fcmc de navets or- arbres rabougris, 

dinaires , ou vrais navets. Le RABUGAS , rabugaffit ; Ra« 

n. pr. Navié ell le mafculin de bougri. Voy. Charpinous* 

XJavière, KABUZA ; Radoter. £=r Ra* 

RABIGOUTA ; Jouer aux 6f/^â , ou ana en rabu^an ; en»- 

ofTelets. ^ pirer. devenir pire, reculer ail 

RABiNA ; Brûler , rifioler , lieu d'avancer oans quelque art y 

lailTer furprendrc au feu ce qu'on dans quelque fcience. 

ne vouloir que faire cuire. Cette RACA , rëglana 9 boutëlia 9 on 

côtelette eft riflolée. La viande rapuga i Grappiller. On le dit 

xiflblée ne fauroit fc manger. = au propre des grappes de raifin f 

Rabina ; rouait le linge en le & par extenuon 9 des châtai<* 

lepaliant. gn^S9 <^cs olives & autres fruits 

RABINA ; Le rilTolé d'une qui ont échappé aux cueiK- 

pièce tôtie. = Le gratin d'un leurs. De U le rerme de Rabe* 

potage mitonné 9 d'une caiîolc lais. Raco-denare ; mendiant^ 

cuite au four , du téfiné , ou de quêteur, avare 9 & racadonagei 

tout amre mets qui a piis trop avance . viUioic. 

RACAj 



ft À ï îl A G tôt 

It ACA S Vèraîr , tendre ]^r^. titfh tient \isrà de moutard. 

KACÂDO, ou dracâdo ; Un RAFAR^ Mulet quia cinq ans 

liyinage t inaniere d'abreuver le pafles. ±= Au Hguré, un vieux 

'fond & rincétteor d'on tonneau, Teirrc » on vieux rocantirt^ vieux 

en y répand àùc du fùrmoût tôUt rodrigue i terme) de Aiépris. ft* 

rhàbd , ou de l*eau dans laquelle fam. 

t>p a fait .Wyuiiltf dà marc de RAFASTrCKOUS » on rafaf^ 
raifiA. Favno racâdo% aviner^ rmoi/J $ fa^Hafque , délicat » d if- 
vu abreuver ùd tonneau. ficile î coi;jtencer, dédaigneux. 

. RACADÛRO I Grappillage *, RAFATALtO ( Terme de jar- 
re qu'ojn trouve «a grappiUaot, diniers les berbagirs communs & 
JLei mofs, grappiller, grappil- de peu de valeur. = /?tf/arc!/<0, 
lage , grappilleur ^ font formé's ou rafiuun^ le rebut d*une d en- 
^C9 grajj^pillon. Voy. 5ouff^/^. rée> la racaille. Il a vendu ce 

RACAIRË fntcâiro^ grappil- qu^îW avoir de meilleur { ce qiril 

leur, grappilleùfe. lui relie n'eft que de la cacaiUe* 

RACANET.; Terme d« mi- RAFE. Voy. i^ï^ë. 
fiis.Y^y, tracànët, RAFI , rufat ; havi, dcflé* 

RAG^T. Vt)y. Riprîn, ché. = Ridé, chifiTonné, rata* 

RACH , 8c par corru'ptioh > tiné. = Moi^. Rtfi lou nas^ dé- 

r«. \oy. kajhôftu. daigner , faire la mine comme 

RACO^ ht marc de la ven- le rat du bon Hotace. 
idange ^ )es marcs qui n^ont point RAFIOURO ; Plis, rides, 
été preUurés, font une bonnt RAFIÉ * Marchand de verre 

^piquette 9 ou de la bovande ^ ambulant qui va dans les campa*» 

^ai eft rafratcbiifante & diure- gnesv 

tiqué , for-cout celle de la pre- RAFI TE , ou rëpotis^ un fouf- 

jinierjp tttvée. flet , uû horion > une goui> 

RACOv Voy. Orapo^ dû lat. made. 
ràctmûs, RÂFÛ % Engin » on grande 

RAGO DIGKEIROUS ^ ou corbeilUe de marchand de verre 

raco dinâro) Utt pince- maille , ambulant qui de U eft appelé^ 

dérivé dt raca% grappiller. ^<^fi^i, 

RÂDABLÉ; Riote, hardd- RAFO ^ Petite tablette crian- 

lev =s: Rûdablë. Yùf. RSdàblg, gulairede payfan Culpendue par 

RADEL s Un radeau^ Un clou à facuifîne , fur laquelle 

RADÊLOS , ou rëdêlosi les il place un verre à boire pour lea 

ridelles d*une charrette. étrangers de diflinâion. 

RADOULET; Plis, roo- RAFO ; Paquet qu*on port* 

leaa. os De radoutë^^ ; en rou- derrière le dos. == Manière de 

i«nt« porter ce paqUet. Pouna en râfoi 

RA'DOtJRKlttkÊ.^ Le loit, porter i travers les épaules > 

ie mulot. comme les foldats portent leyt 

^AENCION. V. I. Rançon > havrefac. 
ccdemptionw iî<i?rtCfo« » & tan- RAGASSOU , ou ratgûck j 

çoa dérivent du lat^ reàemptio » Goujat d'armée ', valet de cava- 

mais le ptemier s*en rapproche lier, en IcaU ragafib i jeune 

davantage , & z*t(ï fur lui que garçon. 

tançon paroît avoir été formée U RAGRÎOULË $ Le Ratd*eauf 

terme rédemption n*e(i d'ufage quadrupède amphibie, de la taille 

qu'en parlant de celle que K» S^ £c du poil du Rat : il a d'ailleurs 

nous a procuré « & pout celle en petit , les oreilles , les dents 8c ' 

des captifs des côtes de Barbarie, la tête du Caftor : il habite les 

RAFANÊLO ; Le raifort fau-' rivières , il plonge comme 

yagje» le ccan donc la lacine uti canard 9 vit de poilToR 

Tamc //• Ce 



202 RAI R A y- 

le eft bon à manget. aaec des Cevennois , qui leur fat 

kA-GRioULË , ou ra-tâoupUi donné fous les Valois ; à caufe du 

Le Léroi : efpece de Loir , plut lele qu'ils momrerenc pour let 

Î>ectc que le Rac, plus gros que intérêts du Roi leur Souverain ; 
a Souris : A n'a prcfque pas de & du courage avec lequel ilt 
poil à la queue , i la rcferve s'oppoferenc aux eotreptlfes def 
a*un coupée qui la termine. Il Anglois , qui occupoieoc Is 
eft blanc fous la gorge de fous le Guienne. Ce nom que le peuple' 
veutre , 6c il a des caches noires regarde comme une ii)}ure ^ de- 
fous les yeux. Le froid Tengour- vcoit être aujourd'hui , comme 
die de rien ne le réveille que la il le fut autrefois , un cicce 
chaleur. Son nom paroîc formé - d*hoj[incur. 
de celui du Rac & du lac. glts^ RAISSÉJHA ; Être en diff^ 
glirU ; loir. rent , conttftcr. = Héfîter , bà- 

Des ÉcrevtiTes pendues çà ic U lancée 9 marchander. = Rechi* , 

dans un jardin font fuir » dit^n» guer. 

par leur odeur les Loirs & garau- RÀISSO ; Le cri , le gémiftè- 

tiCTent les fruits du ravage de cet mène d'un eflieu de roue qui 

anin^^al. n'eil pas graiH^. au figuré > m^iun 

RAI y Un rais 9 ou rayon de de râijfo» Rechigner, fe <lic de 

roue^de voiture 9 de charrette. ceux qui fe plaignent d*ètre con- 

RAL Aco râi ; cela eft aifé 9 ttainis à faire quelque chofe qui 

rien de plus facile. Ce terme efl ^ leur jrléplaît. 

félon M. Aftruc , d*otigine Ccl- RAIVASSËJHA; RévafTer. 

tique. RAJHA ; Couler » jeter. La 

RÂIDA ; S'échapper , fe déro- fin râjo ; la fontaine coule. 

ber,^ s'en- aller fans rien dire. Râjho coumo la câmho ; elle jeté 

RAIL ; . Babil , converfation. gros comme la jambe< Moïfe fie 

De là le terme « râbio, . jaillic Peau du tlocher^ r= Rajha^ 

RAIMACH ; Un coupe-pâte, en parlant d*un apoftémc ; jeter» 

Voy.^Râfclo* fuppurer. Cet abcès com;neuce 

RAINAOU 9 ou rêinâow, n. à jeter. Cette plaie flue toujours, 

pr. formé du lat. reginaUus ; RAJHA ; Larmoyer. Sous 

loyal ; cette origine eft alfez belle iuels li rajhou ', il a les yeux lac- 

pour ne pas défigurer ce nom , moyans « il larmoie, 

en lui fubftijtuanc celui de rai- RAJHA , ou ëfcampa i Fuir : 

Bold. ^ on le dit d*un vaifTean d'où une 

RAINETO'; La Raine-verre, liqueur s'échappe par une fêlure. ' 

ou le grailTee ; petite grenouille La boâto râjo ; le tonneau fuie, 

Terte qui fe perche fut les butf- ou s'enfuit; & non ^ répand 9 ni 

fons & qu'on croit mal à propos fe répand : une liqueur ne fe 

Tenimeufe. Sa peau, à la vérité, rép;ind que par les bords du 

e(l enduite d'un mucilage amer, vaiffeau qui la contient) corn- 

On difoit en v. fr. une raine , me d'un broc trop plein. Voy. 

pour une grenouille , du lac. Boujha. ^ / 

■rana. Le grailTet a un cri fort RAJHÂDO , rajhâoulâdo ; Un 

«nroué. On appelle grenouillère , filet. Rajhâdo d*ôU ; un filet 

Jes endroits humides , ou mare- d'huile. 

cageux qu'habitent les gtailTets RAJHAL ; Ravin creufé par 

Zc ie| gre^iouilles. une ravine. = Précipice. 

RAlNËTO ; Petite creffelle , RAJHAR. v. I. Luire, rayon- 

ou moulinet de bois avec quoi • ner;^ dérivé de r^/Ao. 

les enfans font du bruic aux RÂJHO*; Rayon de lumière > 

•iKces de la fen^aine fainte. rayon de foleil.= Le foleil lui-' 

RAl6(^U ; fCoyalifte^ fobci« même, La.râjh^Mnio d^ifpSUi 



RAM RAM ioj 

\fi folell coaimcDçoic à ptrottre. iRamts finants , o cimbol titf 

La rajhofijfo tro > le foleil darde dauts; C^^ fonans 9 tiut chrAdf 

Upp. en Iiaii il raggio dti foie, lum tinnients.) 

RAJHÔpi; , r0Jhol , rack ; RAMAj Pouffer, pouffer des 

Le jet , le coulant d'une fontaine feuilies > fe garnir de feuilles» 

qui tombe du haut d'un tuyau 9 Lous- amouriés an bë rama; let 

ou d'un chêneau. On dit un mûriers font bien feuilles cette 

£ler 9 lo/cCque la foujce eiipeu année; & félon PAcad. fonc 

abondante. Prënë. l'aigo dâoU bien feuillus , ou fe font bien 

rajhôott ; prendre ;l'cau du jet , garnis de feuilles ; & non , fonc 

pu 4u çoulfiBc 4e la fontaine fie lamés ni feuillis ; déri;iré de 

|]e pas puifer dans l'auge , ou ram. 

dans le bailia où l'eau.fe rend. . RAMA ramâdo, ûffbs ramâ* 

., RATHÔpV., rajhQl de ribiêiro; dos ; fourcils touffus , ou bicnt 

ie fil f ou le courant de l'eau « garnis. Xtf qâio ramâdo dos ëski* 

le milieu d'une rivière : c*elï rôous ; la queue en panache des 

vers Ijc milieu de^ rivières que écureuils , oU garnie de long- 

ie trouve le Courant, & la plut po^lsf • ^ ■ 

grande vîtede de l'eau qui n'ed .'raMADËTO; Petite averfe 

pas dans cet endroit Cans quelque- dé pluie. , 

iqgere vague : Ces vogues / fonc -• RAmAdO ; Une feuillée. en 

j>lus fenubles , â railbn dé la v. fr.iune raniée : couvercnre de 

plus grandç pente -fie de U pro- branches avec leur feuille verte * 

fondeur 4c .l'eau., . , pour mettre â couvert du foleil 

Lorfque . Tcau 4'uBe civière ic fe procurer de l'ombrage. 
V>tnbe du haut: d'un rocher , le RAMÂDO ; Chambre ^ oïl 

KO/hâou efl une cafçade ; ^ fi la cabinet de feuillee qu'on drede 

hauteur de la ç]|uie. &l Û quan- dans un champ de foire pour y 

<icé .4*cai| fom cQnfidét;)t>les » la tendre du vito. = Une jonchés 

cafcade porte.. le nom. de cata- de feuillages, 

xaûç. , . ^ RAMADO» ou ramajfâdo dH 

RAJHÔc;>P)iernie4çcharpen^ pUJho , une avetfe , une ondée 

terie ; fufeau de la, lanterne d'un de -pluie, en Efp^l. ëadaramar i 

puits â roue* Vcrfer.; ^ 

RAJHOULET ; Un filet d'eau. . .RAMA1ZA , OM ramâou^d 9 

RALIO.9 -ou rail-i Converfa- rëmé^i^a , ou rëmâou:[a , oti 

tion enjouée , propos joyeux « acala i adoucir , appaifer , cal<* 

entretien familier fie . badin. Sis miMT , faire ceffer. Voy, Amai:{a, 
djî tan boQO rdlip j vpus ê:es de fi R AMAS , augmentatif de râmo^ 

bonne compagnie <«. die- on ■ â gcoffe branche d'arbre. C'eft de 

qujelqu' un d'une l^umeur gaie « ràmâi qu'a été formé le françois» 

d'un bon commerce» qui fait ramaffer , qui a fignifié, entaf- 

jniae de prendre congé & qu'on fer : ce qu'on fait avec certaines 

vçut retenir. . cames d'arbre qui ont écé les 

RAM. V. 1. Branche , rameau, première balais 6c qui le fonc 

Cp <^ ^< ram de lui es tëndtr é encore dans les campagnes. C'cft . 

lÂsfulhas nadas , prçp es Vcftîoui du même terme qu'a été formé le 

( 'cumjam ramus ejus temr fuerit fuivant. 

& folia nata ^ fcitis quia propc RAMASSA ; Ramaffer , o« 

êfi ^ftas,^ Për la no çrë^ënfa fo traîner & voitucer fur la neige» 

frait li ram ; {proptcr increduli' au moyen d'une ramaffe ; com- 

tatemfra&i font r^mi.y Lou Di- me on le pratique pour les voya« 

niergÙ das Rams y W Dimanche geuts & pouc les marchandifes» 

4es Rameaux, ^oj» Ram-pan, . au temps des neiges, fur let 

JJ^AM I ou uunts i V. 1. Âiiaia* . monu^ncs des Alpes ; ojà l0ft« 

C c ^ 



to4 RAM RAM 

prtmiert tcAineauz Aireac de tafeigiie varie feloo let HcwK 

irolTcs brjmcbes d'aibre » 04 RAMÉLA. Voy. ËnrameUu 

rammfi^s , pluriel de r^Muu. RAMELËT i Peiic rameau. =9 

RAMASSADO , koatré^fUo > loo<|uct. lUnuiA mmmmdi \ le 

ou /«i»«iji ; Oodée de pUiie. Boaqœt Tomlourain de Go«- 

Pi64m À rsmMjpidos, oa à if^ doali : célèbre Foëœ Gafcoo dowr 

«•iirdiM ; il plqc par grandes on» k Recueil de Po^t porte €6 

d^. iu bf uré « «KO rjmmfdda dnc. = JiamuUft » att fiswé 1 

di CM i uoç volcç de coups de M% daafe» Cke. 

kiioas. ^ RAMiLIO ; Pes nsMlles , de 

RAMASSAS i De la ramées h boorrêc. Uesramafit .meases 

6(0» «ic rauKe lecbe pour af- Wanfbc» ^id reâeat dans as boit 

IburcK le bétail pendant t^iver. apics <)o*oa ea a levé les hfpa 9t 

Oa tapiiTe aai |outs de £èce les le gros bois^ = ifei?fte « v^ 

t|;Uùs de village avec de U i^^if « de r^nfeac 

* ^ "^ ' RAJ40; DeUcmiéeftakbe. 



KAM&aL, r^pnfteal. oa aa« mr le bdail. s= De la Ceoittp 

: oa de BMBner, ilM d ~ 



Hjiiit ; U Cambeuil » cooime oa de aiàner, Am â U rima ; allef 
rap^>cUe ca Chan^^pie ; oa le i U rwifi , oa aUer caaper dci 



lU^m « ea Fîcaidîe : Ûade de f laii m poar le béfail . oa aUet 
cbaavte de lebat mèke <c lor- ÇanQù de U fieaîBe poar les v^cn 
ùiice » doat oa ik lewe ^^ 
itoepe (Kk&ete. 

RAH&AL . aa l«aré s 
las « traça» » ct&iCMÙlkaKci » ai. 

T^m et ^ ToiaHi^'i laai câ ça 
ds'îtMdre. 

RAMRAllA. oa 

V«vx«i:>f % ù miter sa3 i I«Q^os 
''aa» ^^K'i^iAe jdêaai 

â 
« «e a 

aaf^«ftàp^ 




tec » ^ttjcciifc )«aac3«f d »• ^iae« ^^ 
RjLW2kXR4« IJÔeMcr; Jt : 



fni(« 4 an: 
|a.mji.n e àgvuw 
2.Ua21 ; W'it 

ks^ia? ac 3«ita» C: 



K À M . R A N 205 

lc9 aiftret ; ce qui ajouroic i la foari quelque démêlé , quelque 
véoéradon qu'on perçoit à ce maille à partir. Çërca rampâgnoi 
Pciocc. Cette mefure exifte encore chercher noife* 
«dans quelques endroiu. RAMPÔGNO ; Rufet. détours* 
RAMOUNDÎLIO^ oarëboun- st^aramvôf^no\ ânaCTer . cher- 
diuio Voy, PoudîUos, cher des décours pour venir â Tes 
RAMPAN , oo rampâou ; Le fins, en v. (t. rampones ; raille- 
laurier. :^ Rameau bénît de Pâ- ries. Ramponer j blâmer » iniu* 
3ues fleuries. Rampun dans ce KÎer. 
ecnier fent pacoît compofé de RAMPÔINO *, Reflentimenc » 
ram ; rameau « & de pan ; pain « ou reliquat de fièvre. 
à caufe des pains bénits qu'on RAMPOUGNA* oïtrampounai 
liifpend â ces rameaux le jour Gronder , quereller, 
de Pâques fieuiies. RAN , ou Ranc ; Roche, ro-. 

- Le Laurier reifemble beaucoup cher. D'al ran ; n. pr. du ro- 

an Cafiec par fes feuilles U par cher , ou de U loche 9 & non » 

Ibo fruit : on fait avec ce der* de roche. 
jHec « de l'huile de laurier rrès- RANG f rânoo « ou garel ; v. !• 

bonne pour les douleurs rhuma- Boiteux , dont le diminutif eft 

tlfoiales. rankët. Woy.^Rankët. 

On enveloppe le lard de ra^- RANCARËDO ; Rocher cal* 

meaux de laurier f pour le ^a- ciné, ou tmié , qui fe l>ccfille » 

rancir des ceignes r précaution qui s'en va en écailles , ou ca 

très -inutile ;c*eft peut-être de cet pièces, lorfqu'il eft expofé aux 

ufo^ f ou celui de cuire le {am- injuries de l'air. 
boa avec des feuilles de laurier « RANCHÈS ; Les pieux>t!es ri- 

qu*ell venu le diâon. .Aco vâi délies d'nne charrette : il y eft . 

ç9umo ràmpan à hacou ; cela a quaçre fichés, ou dans les tra* 

vient comme Mars en Carême. vecfes du plancher , ou dans des 

* RAMPEL ; Ram^eau. On fait anneaux de fer cloués au bran- . 
rampeau au jeu des. trous ». pu card : ils fervent â tenir les ri- 
de la follette , lorfqtte les deux, délies df bout, 
cooteodans font le même point. RANCÛRA , ou rancûro » - 

RaMPELA ; Rouler , ou rap- Plainte » querelle , différent, 
peter terme de ranjbour: ma- raNCUrA (i#) -, Se pltîn- 

jiKre dç battre ia caiffe en «m- j^^ ^ ^^ ^^^j^^,^^ ^„ ^. l. ,^a. 

rWlIN 5 Coquin. =Klef. '"'"^^ÂndALMA , 00 randura-J 

^^-rÀmpl/SFén'. La naanrlrf Environner , entourer , dorre de 

RAMPLIMEN , La quantité ^ ^ j^ ^„ |y„, 

lumfante d'almieqs qu'on prend • a .. 

à up repas. Ai mMJha moun RANDALME , ou randuroi 

rampUmin j j'ai fuffifammenr Haie , clôture faite d'épines , 4o 

mangé ; ie fui raffaûé } j'en ai ronces. Voy. Baragnâdo. 

nm tjiffifancc» Acad. RANDO , randîço, Voy. Ran* 

«RAMPO 5 Une crampe ; 8c dalmë, . . 

non , Etampe : toldeor fubitc & RANDOULÎEJHA 5 Roder , 

coûvulfivc d'un mufde avec une courir , errer çà & là i dérivé 

vive douleur. La crampe prend de randouti ; coureur , rôdeur. 

3uelquefois aux doigts . fans RANDOUN. n. pr. en V. fr. 

ouleur enftiite d'une ficuatioo wndon 5 force , courage, 
gênée dam ces parties. RAND&RO. Voy. RandaUni» 

RAMPÔGNO i DiflFérenc , RANGHIL ; Difficulté dore fr 

noife ^ querelle. ^uroii/ApKr^nséFii pirer , enrouemcoU =s Lé f^ . 

ié99t(9 nimjfâftwi ik oiu loa* delamocu 



2off R A O R A O 

RANKËjfiA, ^ ou ranqëîar ^ RÂOUFÉL , ou roufel ; Le 

ClioctMr, Ik>iter> rate » ou le râlement de la mort* 

itANKÊT 'r IS^reKtx. ^dimînut. Les cbac» foiu une cfpcce de râle 

^ ranc. Sâouut .à pi-tûnkët ; pour cémoigner leur rattsFaâion, 

fiUKer â cloche-pied» lorfqu*on les carefle» en br br# 

RANOÛNCL£S^L»grenouU- ronA:t/. 

&ne : plame gratfe à Heur jaune: Râle eft auffi le nom de deux 

eTpece de renoncule des champs, oifeaux : le Râled'eau 6c le 

fiUANSUN ; Du cattco » du Lard Raie de Genêc- 

fancc. RAOUFELTÉJHA ; Râler , avoir. 

. RANTÉL A , ranre'iow ; Cou^ Te, râle. On comnaencc à râler* 

▼crt de coiles d*arai^icc , du lac. foit lorfque la poitrine s'cnapli^ ,. 

tfncmr^ tdaî foit loifque le malade ne peac 

RANTiLO ; Toile d'arai- cxpcôorer des flegmes, qui fe 

g»ée. au figure. Abés diS rantê' oréfenicnr au haut de la trachée 

ivtdaban tous eis ;; woitt efprit Se qui gênenc fa rcfpiration* 

eib pr-éoccupé y vous avez ua L*apoplerie. eft, accompagnée de 

bandeau devant les yeux. râle^ = RâoufMhA j avoir k 

RANX. V» 1. Boiteux. V07» fon ^*une cloche feléc 

Mkbtc. RAOUFELOUSi Quia.le râle. 

rAoU , ou râoUfelotis i Rau- Bx)ues râoufeloâ^o i voi:ç .Ça^Tée ; 

<iue , enroué. Parla râou ; avoir éc non , carte i voix rauque.^ 

là»voifc enrouée, parler enroué. Campâno râoufeloâ^o ; cloche 

.Atcac}. ' felée^qui fonne creux. 

RAOU ; Du roc , du rôti. RAOUGNA,* Predeocir. L» 

Tiande rôtie â la broche. car m'é râpugno i j'ai un preffei»- 

KÂOUBATÔRI i, Vol, larcin^ liment. 
ïs^Chofc volée. * RAOUJHA ; Enrager. Hâcm* 

KÂOUBIR; v. 1. Ravîr. Alcus jho j/àgè. 
*»; nâoubira âictlas dé la mia ma'y RAÔUJHOyS, v. 1. & n. pf* 

perfonrne ne les ravira de mes Enragé , qui a la ragè^ 
mains. RA.OUKËJHA « ou râouxtâJ^ 

RAOUBO. Fa uno r4o«6tf ;/îtf ;^ Avoir la vpix rauque. 
rn^bu taliâdo ; faire une cotte RAOUKÎIHË, ou râoukili}hii 

mal taillée j c*eft-à-dire, arrêter Enrouenjcnt r' Çc non > entoueii- -, 

un. c^tppie ^, tûnclure un àiar- le. pr enioumeni. .. , 
ehi en rabacraat quelque chofe RA0tf\lAZÎLtOS ; Reliers.dt 

<fe part & d'autre , fans Kop table,, ce.qui .tcfte d^s viaodes 

cxam^iner en dérail. fervîjps. 

AAOUBO , ou rëcdtë f Terme : RAOUMË ^.râaitt^t pil.r4p«-* 

& vigneron. L*jpndroicdu champ - masi Rbfunw, ,,. . ' . ' 

où les.ouvriers quittent leur fou: RAÔUMl.j ,Rojiffir , roufi ;■ 

qipenille & pofent leur provi^on* faire deveûir roux ;au feu. Oa 

jfngn a la râoùbo i allons boite, rouflltlc liqge ,, iinc étoffe , d».. 

Voy. Rëcâtë. papier , en les. approchant crof , 

l'aiicien terme , rdoubo , oa du feu.' Aco sën,lou râoumi i «U 

CQibe > fe prenoit pour toute fent le roufli^ çulpbrûlc* 
filtre de meuble , de vêtement ^ RÂOVMl ; Griller , flamber.. . 

d*uflen(île , de provifion , &c. On flambe une volaille plumée » 

&c'eftenc6rcTafignificationen pour en griller les petit» poils, 

Itarien", roba. De là le verbe qui font différens des plumte^ 

dérober, ou enlever quelqu'une & par" où les oifeaux fc toppro*^ 

de-ces chofc». chenc desouadrupcdes. 5=^Am8» 

RA^COUS } ïUuqw. Voy. .roi 5 /iiTolé^ ... 

£âou. RAOUMliaiQuic, Uietie*. 



RAS K A S 107 

'le Tent , certaines roiïes brôuif- en détacher le brou , oa 4'k»k;; 

remues feuilles des arbres. c'eft-à-dirè , Técorce cbacnoe 

RAOUMÎDO. On dit au pro- excécieure. L'écale des noix (en 

^e^ la roo/fifTuJ^ du linge; le pour les teintures en fauve:;, 

grillage d'une volaitlt^ la bruif- couleur pareille à celle qui s*«c< 

fure des arbres , ou des feuilles; cache aux doigts de ceux qui (aat 

& au tiguré, râoiitnîdo de fêbrëi^ des cerneaux. 

4ue atteinte de fièvre, iftioumîtio RASCALA ; Tordre « Ta2«cQs 

<i^ fort ; 4ine légère envie de tête. ^ 

dormir, A de râoumîdos dêfiok\ RASCALAOU ; Prtmc deDa- 

il roupille quelquefois. La Jzeiio mas noir , ou abrolumeor, ^- 

a.d^ un *ôro r^oum/^o ; la feuille Damas noir : petite prune d*Mi 

de mûrier a été furieufemcnt violet foncé , commune 6c pea 

broui^e. délicate, ^ 

KAOVZA.Voy. Grë^à, IIASCALAOU 3 Une #éix 

RÂOUZA 5 Rogner , ôter , rc- ièche. ^ 

tffao^iher. = RilToler. R ASC AOUT ; Dt la cendtse 

RAOUZO ; Lie^ tartre. Vojr. chaude. 

Crërp, R ASC AS ; Large croûte , «mi 

RA0U20US ; Plein de lie , gale dcgrolîe teigne. = i2tf/ciM3 

bourbeux. = Tartareux. brut , piquant « rude. 

RAPËLA ; Se rappeler quelque RASCAS , xm rafcâjfo 4 Une ' 

chofe ;i& non, de quelque chofe. picrrée , une chauîïee Ac Tuif- 

Je ne me rappelle pas cela,; & feau, ou de ravin: forte de mor 

non y ^e ne m'en rappelle pas , de terrafle pour retenir la terre • 

■t je ne me rappelle pas de que les ravines entraînent. On ' 

cela. ^ les fait avec de grolTes pierrea 

HAPELLAIRE ; Appeau. pofées de champ 6c bien talutées. 

RAPUGA. Voy.i?ûca. On revêt d*uîïe pîerréc Ici 

RAP&GO; Une rafle de raîfîu. chauffées de terre qui bordent 

Voy. -Crâpo. = Rapûgo ; une une rivic^re. 

grappe de rai{rn j ou le raifîn en- RASCASSO , qui efl le fétntnîa 

tier 9 du -celtique , rap, de rafcas , fe prend aulB poiir tm 

RAQËJHA; Nettoyer les rafles arceau de maçonnerie pratiqua 

«le raifin pour les employer â au-delTus ti*uBe porte , ou d*uBc 

faire le verdet. Ra^jhâiro^ celle fenêtre pour en décharger le isa- 

^ui netroye les rafles. teau en pierre dé taille. 

RAS. On dit bien, un poil RASCASSO ', en termes «éle 

sas; mais non pas « couper ras, ponts & chaufl'ées j an arrêt, 

pour, Tafer. Rasdë-tiro ; rcz- \oy. Itëgolo. ' 

cerre. Couper un arbre rez-pied- RASCASSO ; la Scorpênc ? 

rei- terre f ou à rafe-t^re. f^i poiflbn delamédîteriranée.' 

4f rûs de cûvo^ vin de mère- RASCLA , on die fatiffer vne' 

goàué. Ptt de ras en hérlo 'y allée j des navets 9 racler do p^r- ' 

plein -bord à bord , ou entière- chemin , rafda la parèt, frotter 

cieiit plein. «ontre le mur «11 marchaur. 

Mais n l*on patk d'une mefure Rafclq ; rafer « toucher légère- 

de chofes folides , on dix qu'elle ment en paflant. Rafcla un péi :i • 
t.fï rafe ; ii ce qu'elle contiçnc . écailler un poifl^Su.' Ràfdtt '^ 

ne" déborde pas, & qu'elle eft chamigneiro ', ramomicr une ché- 

comble» 4ocfqu" il déborde. mince. = Ràjclà i. s'enfuie « 

RASCAGNA; Égratigner. i{<i/^ s'échapper fans dire mot. 

magnadâto', égratignure. ' Au figuré, rafcld de é^utèlasi 

RASCALA, ou rtf/câ/td;r ilca- garder les cnanieaux. iSJ/ciS» - 

lit. 4m «MX > en de» amandis i m*£^¥i ; f«in de cdui^lè I ' ' - 



2oS R A ^ 

RASClAdo I Atteifite Ugete * 
4ni pafTagere de maladie* Jiaf» 
tUdodë goâto} refTentiiiieot de 
courte. Kafclûdo » au propre | 
coup de racloir , coup de firitte.= 
Hude fecooiTe. ^ Volée de coups 
ile bâton. 

RASCLADO ( ro«f^/o ) I Fro- 
sneot ou tonzelle i épi ras ou fans 
barbe, en lac« triticum hibernum 
tiriftis carens. Les environs de 
Paris ne fonc femés que de ceue 
cfpece de frornent. 

RASCLjlLDURO | Rati^ure. 

RASCLAOUZA ; Moudre par 
éclufces ! amaffer l'eau pour un 
moulin qui ne peut moudre que 
de cette fa^^on. 

RASCLAOUZADO^ Uneéctu- 
fee : la quantité d*eau que le 
biez 9 ou baffin d*un moulin 
contient pour en faire tourner la 
meule. . 

RASCLAOUZO; ChauHee de 
moulin qui ferc â élever Peau 
d'un ruilleau ou d'une rivière 
& â en diriger la pente vers le 
moulin. 

Une édufe eft une clôture 
faite de terre 9 ou de maçonne- 
rie , ou de bois 9 fur une rivière, 
ou Air un canal « ayant une ou 
plufieurs portes pour retenir y ou 
pour lâcher Teau* 

L'éclufc fe prend particulière- 
ment pour la porte d'un canal 
qui fcrt à élever l'eau « lorf- 

3u'on la ferme 9 ou â la mettre 
e niveau avec l'eau d'une éclufe 
fupérieurc s relies font celles du 
canal de L/inguedoc. 

RASCLAOUZO ; Une retenue > 
ou légère chauflee de boue 9 on 
de fumier , qu'on fait dans une 
vue pour y amaiTcc Teau lors d'un 
incendie* . 

RASCLë 9 ou rafilito ; Un 
tadoir de |ardio 9 une ratilToire 
<lc tonneau , celle d'un ramon- 

aeur. 

RASCLE i Un teigneux « une 
xHt pelée -9 celui â qui la teigne , 
ou quelqu'autte maladie a fait 
tomber les cheveux. 

RASÇLË à V&bouquio, 



RAS 

on Je mllt d'un \^é» \ 

RA5CLO ai U pafiiârù, •# 
riiméus | Un coupe pâte s oftcn- 
fllt de fer qui fert â déraciier ïà 
pâte du pétrin. s= Raitâbirc del 
tonneaux. 

RASCLO • CHAMICNÊIRO ) 
Un tamonneur ; terme foritié 
de Ramon. Voy. Rafpal. 

RÂSCO l Là teigne de U té^» 
la grofle teigne , gale «ni tctgw 
plate le fcche. en y 4 fr« la facbe* 
ou la raiclie. en b. br. rmfA | gâlc^ 
teign^e. 

RASCO \ La Cufcure « oti Pl- 
pithyme , plante paraÛte qui se 
pouue que des filets roogeâtfef- 
& qui s'eorortillc dans d'aucrei 
plantes baifcs fur lesquelles la 
Cufcute fc nourrit 9 en s'y cppli' 
quant intimement par des fa* 
çoirs , ou petites racincf» 

La Cufcute qui croît & qui 
s'cnionille fur le Thym s'appeUe» 
Épithyme. C'cft un purgarif 
doux. On le donne |ouc lei 
oliftruôions du foie. 

RASÇOUS ; Teigneux. » 
Rude au toucher $ on appelle 
rafcoâjos , les bajanes qui ne fooC 

Ïias entièrement dépouillées di ' 
eur pellicule intérieure. . 

RASICiLlO ; Rapure , rattlTa* . 
re , ce qu'on ôte en rititfant ; 
de la fciure « ou ce que la fcic 
détaché. De la poudre â bdto 
pour mettre fur l'écriture. 
RASON. T. 1. Le droit. Voy. 

RASONAR. T. 1. Défendre g 
alléguer. Voy. Hi^ouniu 

RASPAL , balach , bûlâcko $ 
Un ramon, un balai ufe : Mû 
de menus fcions » ou brins d*af> 
bres y ou faits de buiitbos , oa 
arbuAes ) tels que nos filaria 9 
nos genêts. Les ramoos ferveoc 
à balayer les plus grofTes ordorcf . 
d'un pré & a entamer dana usa 
aire la menue paille Ac la balle 
du bled i c>A apparemment avec 
de pareils balais qu'on ratifibit 
anciennement la fuie des che- 
minées ^- -avant TintroduâioA 
des ramonnei^rs ; 4*oàci^UNBi# 



R as: ras tcty 

i^ calai de TAnidiiec ikeat lettt bro«tlBeff^ les pailles, les foerut 
origine. (^u^aUe ilépoTe* -fur Tes bords , 

RASfAI#<; Lei épif qyiroiltni lorlqu*eUe décroît & qu'elle' 
â Taire Zftài qu*o9 a drelfe tes IsUle^ 4n rcBcrant dans Ton lit» 
gerbiers. = Rafi^\ciy* Mmau-* fur les difFérefif corps «ja'cllé' 
baL , .'•.,' .1 avoic 'rtfftcoticré dina (a fta^da- 

Prwfho rt{fp4i > Piophàcc de tkmv ' ■ 

aalheur, faux Prophjère* La fM04if(Jtgno' ipirt^e* par-' 

. ilASPAl»i A ) haiiyet avec un coût a»pis DAdfldation , la hàa«> ', 
tatDon , ou apaalTer «i| «m cas « tewt a;laqaefle Teiru t'écoic éle«' 
jncccoyec* au figtfrr;r^cr^ faire vée. Raftagâgno faillit. Jtâgna^* 
rafle» faire pijice necce» empoc» rio* ^ débordement , tnondadoo. 
cer tout „ t'emparef' de couc*- RACTTKL- { Vn* fauchée, lix^ 
RafpaUéi. i balayé y oetsoyff , en- ractau a le fauchée, fnftrunrencdè 
levé. faneufis & d'airicr ; il eft touc dtf - 

RASPALÙJHA, ritfpila^ ou boUp-tfe ardeur rangs de dents; 
ë^ir^i fuinccr- .9=3 ^'euétiir. On il fer» â amaiTèr les brins <l*bec- 
le. die d*un (onnoau. d'où le via be, ou* dé foin qui celkilt dâtft" 
s'fchappe pac u^e .fente tropcf- u» pv^, après que ley Uotvltf' 
cçpubic.^ - ont dreéfé les meuLuns y ofu vcil- ' 

KASPË s Du tapé : vin qui. loeps. 
pfiâ*e.ruc la râpé. Le râteau ^roprenoenc dit, n*a' 

RASPlNO; Un faucher, ou qu^tan-faugÛe^ dents, qui fonf , 
raceaii i dcncsde bois. 1« pl*» fouvcnt de fer. Les |at. 

RASSADO , ou létroû i Le Miniers s'en fervent pour unir, 
gtos Léiard- vert. ott applaniV la terre d'une plan- 

RASSADO ; Race , ftquelle , chcylê fable d'une aflée ,. pu à 
pa-renté. rairembler ce qui la déparc , pour 

RA8SË3flA , ou rateihd \ l'enlever. - . , " 

Chaffct de race , rclTemblcr i RA&TEL> ou rajimit L'épi- 
ffts père fie mère;, tenir de fts «e * ou» les- vertèbres d*uu ani-' 
parens , pour lès qualités bonnet ™*^ > auxquelles tiennent les 
ou mauvaifes» du •coeur, de l'ef- cAtcs , comme les dents d'iin. 
pdc , ou ducôrps. en-lar. pârri/'- fauchet; - -• ' 
y^ire. Lct venébres'font liées entre 

RASSËG/i^ ; Scier.Voy. i^j?^. elles pat des ligâmens oui s'af- 

RASSÉGAIRfei Scieur delong. aillent dans l'homme, lorfqu'tl 
Voy. Refaire. cft longtemps debout ; & qui fc 

oAccH^rrk v«« PJT» ■ r<i^-^^^^ en $*enflanc lotfqu'il 

RASSÊGO.Voy.i^àrc». cit couché ; ce qui ajoute i la 

RÂS50:.. En rÂgoi en bloc, taille quelques lignes de plus le 

J^a râjfo ; prendre en bloc ; le matin quand on fe levé , qu'on 

fprc., comme on dit, portant le n^avoit en fe couchant, 
foible.. ^ RASTEL ; L'échinée d*utt 

^RASXAGAONOi | Le bo4s porc , morceau d*échinée. :9 

mort des vieux- arbres « ce qui Carré de côtelettes de moutou. 
efr diifionc» de -moK-bois j ou RA'STELA ; Fauchetcr , (î oa . 

des arbres de peu d'ufage , ou de fc fert du fauchot : râteler , fi 

fervicè; tels que les maifaux» on unit un terrain avec .un ra* 

les .épines, les' genêts, ^c. teau. ^ 

On: appelle plus proprement , RASTELADO ; Un coup d« 

ra/iagâgno les troncs d'arbres fie râteau , ou de fauchet. Une fau-' 

toutes les matières llgncufcs chctéc , ou ce qui tient de foin, , 

qu'une rivière débordée entraî- ou de paille aux dents d'^n faa« 
Bfi:, ic en particulitt- tu menues' cher* On dit au figuré « 'uùê 

Tome II. Dd 



Aïo RAT RAT 

raccLée d'injures) j'en dirai ma.' des plotnet de la queue (en dé 
rateUe , ou je dirai libremeni point d*appui , lorCqu'ils renvcr- 
ce que j*cn peofe. fcnilatêie pour donner des coups 

RASTELAIRO j Une fauche- de bec : fans cet appui its pet* 
teufe , une faneufe. ■ droiem l'équilibre. 

RASTELIB ; Un porte-ma»- RATÉIRÔOU. Voy. ^fbi<i/s^. 
teau : ais garni de plufieurs che* RATÊLO; la rate desboéuft» 
Ytliei f pour ; y fiiCpendre des des moiy ons< 
habits. On «tit en irançoif un KATJÈ,T'OS , nuoânos-^ râtoê 9 
bçau ràtelipr ide dents ». plutôt ratounëtos; les quenores des pe- 
^u^un dernier. tits entama 'terme de nourrice : 

rAstÎNCLË. Voy, Rëftinçl^. ce font Us deux dents încifives 

KASTOUBlfA ; Semer furie du milieu dr la mâchoire ; taoc 
chaume , femer deux années de. i celles. du; kaut que celles du bas: - 
fijiitc le même champ, au figuré... elles poutTent les premières aux 
Loi^ confûus an raftoukla\ c'eft? encans.. & tefTe^blenc par leur 
i-dire « qu'ils ont^ palTé deux. nombra|& lebrâiuaiion à Celles 
années, de fuite daas le confu* . des rats, ^'oà eft tiré- le dimi* 
lat.' = .Haftouhla f ij^mairec, k imcif , rasëtoi, y^ëjkan tûs rate- 
chaumél ■ -_ ' > tot's voyons tes petites quenotei.' 

RASTOÛBLË, ou ràftoul. Voy. : pr. knbte. 
R^oùblë. Voy. ÇlijhoM^ ^ RATIÉ ) Habité par les rart. 

RASTOULIA i ChauQ^icr, at-. f^ala ratié; pierrée fouterraiiie. 
xaçbet le chaume. Les paysans. Longue tranchéç (emplie de pier* - 
de la Champagne pouilleufe 9 res 8c de catjloutages qu'en re- 
n'ont pas d'autte'telfource que couvre de terre , & qui ferc 
le chaume pour faire d^ f<u. d'égput aux eavx croupi^antes 

'RASTOULIAJRË ; Celui, qui d'un champ Se leur donne un; 
€û\xpe 9 ou qui arrache le chaume. . écot|lemeat dans .u^. foflé oà la 

RATA *, Ronge des rats^-pu pierrêe^abouiit. 
dci fourik ; & noa,.rité>. fyqo- On fait,. de pareilles pierrées t 
nyme de , manqué. . pour ralTembler placeurs, filets. 

RATADÙRQ } Rongeure»oa d'eau & les. amener à une fon-. 
xrian^eurj^ de rats, de fouris. raine « auquel c^s.la pierrée doic 

RA-TAOUPIÉ y ou TA^bùfou, être alTife fur un Ht de glaife au 
Voy. Ra-grîoulë, , , défaut d'un tuf, ou d'un rocher. 

RATÉ. , ratatë , mëUngrë j RATIÉ, aM. figuré ) léger , ia- 
ëfialo bacou , ou Pëtoû^o ', le confiant, capricieux. 
Criitiperau , ou Torche-pot ; RATIÉ $ La Ctcfcerelle : oî 



oSfeau prcfque auffi petit que le fcau de proie qui fréquente les 




faut& & par bonds (ut les tiges & qui effraie les petits oîfeaux.» 

des' arbres où il chafTe des in- fur lefquels- la Crefcetelle fond 

feâes avec fon bec effilé éc un comme une flèche, 

peu recourbé ; il a le dos grivelé RATIÊIRO ^Une ratière | ttsc 

dé roux« de blanc' & de noir , fouriciere. ■ 

le ventre blanchâtre , la queue RATIGAS ; Atteinte , refltnti- 

.iûorchée & dont le bout ejil ment de quelque maladie ; une 

fojde. bouffée de fièvre i c'en eft ufi 

^On trouve ce dernier caraâere reffe , ou une légère atuque. 

danrjes.oifeaux qui graviffent à RATO - P£NAx>0 , ou ratO' 

la manière des Grim^eraux -, tels pëno ; Nom ttès-expre(fif de la 

que Iffs'rics auxquels la loideui; Chauye-fpaxji. l^ous ca aroas 



R A V R A Z 2it 

. àenx e(t»eces, dont Tune a le RAVTOS , ou ravôi\i ; v. 1. 
Biufeau feuilleté. Le nom de Enragé. Leu raviàs i loup eii- 
. chauve peut leur ècre venu de ragé. ' ^ 
. leurs ailes ^ de leurs oreilles RAVISSANO ; La viorne des 
pues. haies , à large feuille : plancp 

On voit- dans les cabinets dçs ratmenceufei bon aliment pouc 
. Curieux des Chauve*fouri$ étran- les chèvres. 
gères de la taille ordinaire d'un RA2A. , terme de maçon : ar- 
. chat. On mange i l'Ile de Bout* taCet un ipur , ou mettre lesa^rés 
.bon ces animaux volatts comme de pierre fur un même niveau. 
un bon gibier. L*arrafement d'un mur eft U 

RATO-PËNADO eft pn ternse dernière aflife arrivée i U hai|- 
inétis , ou compote de deux lan- teur de la plinte ^ ou cette mou' 
gues) favoicf du languedocien -lure plate â laquelle aboutit !*&- 
râto ; femelle du rac « 6c pënâdo, goût du chaperon d'un mut de 
du lat. pennatus ; ailé« rat ailé, clôture. 

RATOUÉRO , fûtéri , ou RAZ A ; Réceper. On recepe les 
eôuftic ; Un cautère $ & non , perches d'uu faule 8c les gauler 
une fontanelle .* petite plaie d'une fouçhe de châiaigner , en 
qu'on fait avec l'a pierre â eau- les coupant de fort près fur I^ 
cere & qu'on entretient avec une fotfche , fans laiffer de chicot.:^ 
Ix)ulette de cire , ou de plomba Rafa; couper bas 8c de près, 
recouverte d'un papier brouillard RAZA , terme de mefureur de 
Zc d'une feuille de liére , pour grains ; rader ; Se non , rafer. 
détourner les humeurs îc leur On rade les grains « en faifanc 
donner par-là un libre écoule- glilTer la radoire fur la mefure , 
xnent. On préfère la feuille de pour retrancher ce qui débordç. 
liére parce qu'elle eft large, lilTe On rade les noix en Vy faifanc 
êc pliante , 8c que confervant rouler. 

long- temps fa fraîcheur ,»eUe HAZA ; Enfevelir un mort, 
entretient par- là celle de la pla ie. Voy. Su:^àri,^ 

La fontanelle eft l^ouverture RAZADO^IRO , ou ra^oûiro i 

du haut du crâne des petits en- Une radoire , ou radoire : rou- 

. fans; dont les os n'acheven-c de leau qui fert à rader une mine , 

croître 8c de fe rejoindre dans ou une quarte de bled , de châ- 

.cette partie , que quelques mois taignes , 8c die çhofes qu'on ven4 

jBprès leur naiflance. à mefure rafe. On appelle mefu- 

RAVALADIS. Voy. Hëba- reurs , ^ dans les gabelles , ra- 

ladis, t^- deurs, ceux qui radent avec U 

RAVALETO. Voy., Rëbalito, radoire;^ 

RAVÂLIO , ou viirous De RAZAIOS {à) o rai; â-itfs ^ 
l'ailevin « de la blanchaille , du v. 1. En bas. Më tS à ra^aios ; 
fretin : petits poiiTons de diffé- jetez-vous d'ici en bas i \ mine * 
rente elpece , foit de celles qui ire hinc deorfum, ) 
ne deviennent jamais plus grofTesy RAZAL , ou capêirou ; L'f- 
. foit de celles qui ne faifant que fervïer *, 8c non , l'éprévier ; filcc 
de naîue ^ font de nature à de pêcheur fait en long cône, 
groffir. dontla bafe eft bordée (Pun cha- 

RAVALIOU , ou rahaliou ; ■ peler de plomb; Lorfqut le pç* 
Récolte de raves. Voy, Râbo» cheuf fe aifpofe â le jeter à Peau ^ 
RAVALIOU , ou varaL, Tou il met en pa^ct tout le ba^ du 
4fâi â ravaliou ;io\it s'en va â filet fur l'épiule gauche , en 
- frau-l'eau. Laiffa toutd ravaliou; guife de chaperon » 8c le jeté de 
^ilTec tout traîner. ' la main droite ; en force que la 

&AYXOAS. Voy, Charpinouu bafe du filet s'ouvre en tombant. 

Ddij 



212 R A Z RE B 

te qu'elle erabrafle un fcand RAZONADOR. v. 1. ATOCÉTt 

efpace circulaire ; il le redre au RAZOS. v. L Droî»» impofi- 

moyen d'une corde arrachée au ttoni. de M le verbe ra^otmatùH 

haut , ou i !a poinre du £lec , ri^auna \ payei kt droiu oo 

que le pêcheur teooic de la oaam les impoiitions. 

'fauche. KAZOU. Fâ. Im rm^MK ; faire 

RAZÈ JHA ; lEffTfcurer 9 rafer , la mefure , CtWm le droit Ce Sa 

|>afrer tout auprès. c6ro)Fe», mac- raifoo. st Dooaet ce <)iiî cft 

cber fur les bords d*uQ champ. fuAe Ac raifonnabU. Rm^^ou noBt 

RAZIC ; Racine Àa^ic ii peuc-^cre auA 4u lac. fxr/ie» Ic 

CttUijJb } Taine : partie du corps du verbe rado, Voy. ^e^eit. 

Bumain , qui e/t entre le haut RA20UÉR. Têio à» rafonin 

èz la cuifTe & le basveorre. toile de cezeaux , on de casiéi 

RAZIÉ « ra%ïiiro ; Rampant 9 en reaeâux , ou en érucellst 

ttmpante. mêlés alterMcivemenc de carrés 

RAZIGAT. y. 1. Enraciné ^ de toile unie ; employés dans k 

Iradtcarus.) dernier fiecle i des earoioiresde 

RAZlMA ; Du raïfinè. = ka^ lit, des tapit de cable & de toê 

^ima 9 ou mouftardo i do raifiné lecce. 

alguinè avec une petite dofe de RAZOfiiRO , Vme ncfoke» 

teoutarde. Le raifiné eft fuiet â pour k grain & lea châtaignes , 

fe chanfir (î on ne Ta fait ébouiî- une radoire >^iic let sncûicciits 

lir , ou diminuer de deux tkrs. de Tel. 

RAZIMA , terme d'agriculture. RAZOUN A ( si} i tooceiilr ta 

Vc>y. Jiima. droit , fe défendre , ccpliquer. 

RAZIMIÊIRO. V. Rlmiêiro, RË » ris , rin ; riea. ilc en f« 

RaZIN , manjka é'é ra^in ; fr. rén. Hi qi Dhu ; rien qfle 

manger du raitin. Manjko un Dieu i devife ou cet de gwerce ie 

tajin ; manger une grappe de la maifon de Périgord c c'eft faut 

raifin , ou abfolumcnc » une doute la même penfte plus dé- 

grapjpe ; & non « manger us veloppée dans ce vers de rAcha« 

laifia. J'ai été manger des rai lie ae Raciie. 
£ns â fa vigne , fy ai mangé 

quatre grappes ; Ik non , quatre Je crains Dieu* cbet Aboet» 

zajfins. U. Q'ai poiaic d'autre ■Gcaiow. 



On voit par ces exemples que 
'l'ufage eft d'employer le rerme.. 



RÈBA , ou riiri fua-ili la 

raifîo quand on parle en général, réverbération , celk du foleilj 

Zc ^u'autreiQcm , on dit grappe, non * rabat , ni lebat. = JU&é^ 

lorlque par les circonftances ce Voy. Pantâtfd. 

dernier terme n'efl pas équivo- La réverbération eft la réflczioil 

que « ou qu'il eft déterminé aux de la lumière & de la chaleutt 

grappes de raiHn. celle du foleil eft quelquefois plus 
Les erpeces ou variétés des rai- . ardente que la chaleur direâe 

£ns «n'ont pour la. plupart d'autre de cet altro : celle du miroir ar« 

nom en françois que celui fous dent brûle à de grandes diftaoces» 

Jlefquels ils font connus dans le C'eli par la réverbération qu'on 

Says \ ainfi 0)1 dit , de la clarette « fait fondre les méuux des clochf a 

e la coupade , ou oeillade , le â un feu> ou un. four de réverbère* 

mar^quiu y reTpitau , £cç. RABAT eft un rerme de iea 

RAZO. Vov.i^/&o. àt quilles & de.|eu de paume « 

RA2;6. v. L Compte. Pétm^op U le petit collet des Eccléiiaiti* 

la ra^â ; faire rendre compte. ques t qui dans Ton origihe étoi( 

RAZiQ^ IfjçrUi^ i v. (, W Qtoix k haut du col de U çhcQÙrQ 

latct iiJt^UM Ou r^Diu 



R E B R E B ZI5 

RXBAIRÊ ; Rêveur. ^ fonneur, raifonDcufe qui fe re- 

REBAGNA \ Être homidc^oa beque. On die auifî au teminin,' 

le devenir. rëbëcû^o ; raifonneufe » qui épi^ 

RËBALA, ou rrrii//â j traîner logue lue couc, qbi a touioucs 

quelqu'un. Voue robe traîne, la dernière parole , qui trouve i 

ië rëbala ; fe traîner i peinfe. redire 9 & vis avis des perfonncs 

I^aijfn tou rëbala ; laiiltr tout à qui elle doit des égards. Voiii 

traîner datiK une tnaifon. Se rë* êtes une petite raifonneuCe , ce 

halë au figuré , ramper devant qui eft bien près d*une petite 

quelqu'un , Ce mettre ventre i infolente. 

terre, en efpgl. rfj6â/<2> gliâêr. RÉBËN^. Yoy. Gravâfsës, 

RËfiALADIS, ou rëvaladit; RËBERTA ; Reirembler. Rê' 

tintamarre , biuit qu*iôn fait en bërto Cupidoun ; on le prendroic 

traînant quelque chofe.s= Train « pour Cupidon. 

embarras , remue ménage. /-« de RËBËRT AR. v. l. Se fouvenir. 

ribaUzdis ; il / a du train dans Rëbërta të ; fouvieDS-toi. 

cette tnaifon : ce qui fe prend RËBËRVËLIA lous ils ^ oa 

en mauvaife part. Quaruë rëba- s'ëfpërpeluga ; ouvrir les yeux « 

ladisl quej nain, quel tracas/ les frotter en s*éveillant. 

RfefiALADO; Femme livrée RËBIEIRÀOO. Voy.iîtfW*ré?«. 
â la canaille & au plus honteux R Ë B I F A ; Requinqué » re- 
libertinage. C*efl ce qu'on ap- troulïe ; le premier fe dit des 
pelle dans le ft. b. une gt>urgan- perfonnes ^ le fécond des chofes. 
îline. ^ en v. fr. rebifer. 

RJeBALETO ( de) , ou de rë- KËBILIA ; Raccommoder , 

vaiêto ; terre à terre. Jhita uno rapiécer un habit , une chemife , 

ptiro dërëbalitOf jeter une pierre rapiéceter des meubles ; te non » 

terre à terra : c'eft de cette fa- rhabiller , qui e(l habiller une 

çon qu*on jette un galet fur la féconde fois, 

furface de l'eau pour faire des RËBILIAJHË 'y Rhabillage , 

ricochets. Lou jho de rëbalito » r&ccommudage , rapiécer a^e. Au 

ou de rëskinlito'i le jeu d'écor- /îgucé. jl^a-r imâoh rëbiliâjhë i 

che eu. Au figuré , de rëbalito ; il a fait un^ bonne carrelurc de 

veutte ï terre 4 avec toute focte ventre, ft. b. 

de foumiâSon^ en fe traînant RËBIRAL ; Fâcheux retour, 

ventre à terre. REBI5C0ULA, oMrëvifcoula^ 

R.Ë BÂOUSS A ; Retrouver. On ravieoter, ragaillardir. Uii peu 

dit tetroufTer fon chapeau, re- de liqueur ravigote reltomac. 

troufifer le bras jufqu*au coude. Aco m'a jou rëôifcoula i cela 

Voy. Rëhounda, m*a remis, ou ranimé le coeur, 

RËBATRË ; Réverbérer. Les ou me l'a tout réjoui, rëbif- 

f ayons du foleil réverbèrent tout coula. Au propre y reprendre vie* 

le jour contre ce mur. = Ne en lat. revivifccre, 

rëbofë ^ûi^e; l'en tabats de RËBLA ; Bloquer , ou remplie 

moitié. de blocaille , faire le remplage 

RËBEC; Mauvais violon dç d'un mur. = ômë rëbla; gcos 

Tillaee. homme bien rablu. 

REBÊCA. On ne dit pas , ré- R É B L A J H Ë . rëblarie ; le 

béquer : mais fç rebéquer contre remplage , le blocage d'un mur* 

Quelqu'un , ou répondre avec RÊBLË ; Le rable d'un lièvre, 

erté à Quelqu'un a qui on doit RÊBLË ; Caillou : réblës -, de la 

du teCoeÈt.^Rëbëqës ? tu ofes ré- blocaille» du blocage : pierres 

partir } tu raifonnes I tu repli- de remplage , telles que du caiU 

^uerat encore ? lou , de menn. moëlon . du cail* 

tLÈZtCiilKt ffëbteâïro} Xii* lôtitage » de la pietxâiile pouc 



214 R E B R E C 

xemptir les vides que laiiTent les fent d*ane étoffé « ddUcfe-poS 
grofies pierres « ou l'erpace entre eft couché d'un autre côté. La 
les paremens d'un mur, ou les (impie mouillure fait ledrcfftr 
teins d'une voûce. ces poils » & caufe une nuance 

REBORCÂDO. ▼. I. Hébêcé. diffibreme de ce qui n'eft p^ 
' Sën rëborcâdo i fans intelligence, mouillé. 

hu. (enfus obtufus, RÈBOUSTÊRI ; Repas qu'on 

RÉBOUFA. Voy. Rïfoufa. donne à ceux qui ont a^ié au 

RËBOÛLO » ou rëboulcto : convoi d'une perCoone i:^ottc à 

(Féminin de rëbouly n. pr. ) la. campagne. 

terme de tripière ; M caillctre , RËBOUSTILIÀ ; Rettoudç. 

3uacrîeme ventricule du b^uF 8c Retroufler fçs manches iafquet 
es autres animaux ruminans: au coude, 
c'eft de là que les alimeps tom- RËUOUTAR. v. 1. Repounèr, 
bent dans leurs intedins. On RËEIOUTIGHA. Voy. ^oa^. 
fait avec la caillette des cbe- RËBOUTILIA lous iols^y tooc- 
vreaux la prelTure qui caille le ner les yeux , ou la prunelle dçs 
lait. yeux » comme il arrive dans la 

La caillette & le livre d^un pamoiCon ; & populairemeut , r^- 
jeune veau , pafTent chez les oouillçr les yeu^ çonEtme on cbat 
' cuinniers fous le nom de fraife qui fe meurt» 
de veau; différente de la vraie RË3R{;Ç ; Haillon» YÎl re^ç 
fraife ou du méfantere^ qui efl de quelque, chofe. 
une membrane graiffeufe à |a- RÉ BRËGA ; Chiffonner, bop- 
quelle les boyaux tiennent y 8c chonner » fjfoilTerf 
qui a la forme d'une fraife an- RËBUCADO (d<?) ; Pa^t co^- 
' tique que portent encore les Cen{- tre-coup. 
SutfTes. RËBUSSINA» ou rëvëffna ; 

La mangeaîlle des animaux redre(Te , reçrouQl^. Une queue 
run^inans ne leur remonte à la redrefTée , un nex tctrpufl^. 
bouche que des deux plus hauts R£C ; Ruideau » Teau <\^t 
ventricules. coule au milieu des rues. Éee 

RËBOÛLO, ou rëihifiél 'y le . mii^d/ ^ tuifTeau Principal , graqd 
grateron. Voy. RëjhiJteL tuilTeau où aboinident de plus 

R£BOUMB£LAT ; Ajufté. = petite Las nigos an tafor crëfcut 
Mebondi. Voy. Moûflë, (é' rec mâlral » që les p4ourBs rvnf- 

RËBOUMBILA i ?9,ret , a|u^- fis n*an jlmfqos ^Ipiural. 
ter , requinquer. Dans, d'anciens çadaftres de 

RËBOUNDA, rëbâçuffa^ rë- certains domaines di| bas Lap- 

fu/fa, ou rëvèrgaj trouiTer. =: giièdoc qui confinent la Médi' 
laguer le piea 09 Utrge d'un tcrranée » on exprime ces confins 
arbre. ^ , _ de la façon fuivanre : 

RËBOÛNDRË ; Enfoncer , en- D'âou couffla d^âou. maria » 

terrer. = Enfeveliç. du lac. re- counfrôuntan la. BçrbarU'^ rie 

ponere, al mié ; c'eft-à*dire 9 du côté 4** 

RËBOUNDUN ; Les élagures . fud çonBn^nx If s . côies de Bar- 

d'un aibre. barie ^ un ruifleau encre deux ; 

RËBOUNDUT; Enterré, en- ^ cp ruiffeau eft la mer. Eft-ce 

foncé) enfeveli. bieii. (érieufempnt . ou .a*t-oil 

- RËBOUS y ou rëbisp Es fat à prétendu dijceune plaifanteriei 

rëbous dëpéou iCtd un efpric RËÇABALA ; Remonter» ou 

rebours. On dicauUif il prend meubler de nouveau une ferque 

touc â rebours » il faic tout à de canapa^ne 9 réquijper de ce (vd 

rebours; & non» au rebours, eftnéceilaire pour U faire valtyr, 

lou rëbous d*un dra p It çoncrç- Au %ucé'| i^ r^c^bfUa, fç; U* 



ft É d* R E C 11$ 

Mettre Ibr pied , s'équiper « ra- RËCATA ; Soigner quelqu'un » 
traper ce qu'oq avoit perdu. És^ Téquiper , le rapiécer , pourjok . 
bi ricabalai il cft fore i fon â Tes DcA>ios. Li fâou uno fimà ' 
mife. për tou r^çata ; n lui faut une 

RËCABALA ; Bien loti , bien femme pour avoir foin de lui. 
Iparcagé. Spûipa mâou rëcabaial RËCATA • ou rëcapta ; recelée 
me voilà bieâ lod! Stés bS rë- le vol de quelqu^un , donner rc- 
cmBala S ce voilâ bien avancé! traue.i des perfonnes quioot in- . 
c'cft- à-dire « en pire éùc qu*au- térêt de (e cacher, 
plravanc. RÈCATA(j^)» Se pourvoie 

RËCALIBA , ou riJdliva ; dehardes, fe ràppiécer. = S'érar . 
rallumer , fe réchauffer. Au fi- blir 9 ou fe marier, 
garé V fe ranimer. Aco ricalîbo ; RËCÀTAbOU , ou rZcatâirë^ 
cela revient de plu$ belle > ç^la receleilr. 

fe raidine. On le dit d^une que- RECATË^ ou rëcaptë ; mé- ^ 
relie ^(Toupie , d'une j^nihié re- nage , économie ^ foin ^ attentioh ' 
{io\àit'i d'une haStnçcal^tie ik pour que rien ne fe perde dans . 
qtri reprend de nouvelle^ forces, un ménage. Vîàùr'é di tëcâiH i| 
Madame de Sévigné' dit dans le vivre d'économie. 
Tens de rëcaliba : il ne s'cft )a- RËCATË ; qii^on appelle auffi ^ 
mais vu d'amotir reprendre terre U rabâfh , là r4oubo , & loù 
cdmme celui-là. • pren^ ;'p'rbv1fi6n de bouche; le ' 

RËCALIBA^ Avoir 'àùé re- boire &. le manger qu'un ioux-' 
chute , faire une rechute ; & nalier porte aux champs , & ^ 
Dob , tohiber en techûré ; 6c qu*il -pcfe dans un coin avec là 
cÉcofe moins, rechuter » barba- vefle qui Tui éH à charge pendant • 
rifme.'jR?ctf//^« cft formé de y le travail^ le tout fous la garde» 
€ûUou j oa rëèàtîou, *' le plus fouvent, d'un petit chien - 

RÉCALIBADO ; RetbâteJ qui tie lâilfe point approches . 

RËCij^LÎOU. Voy; Càlibâdo, d'étranger: c'eft dans ce coin»/ 
KËCAOUCA , ou rëchdôucha', à l'abri du vent , que le journâ-' 
.rernotre par deffus : doubler la Ihr va prendre (es repas & fe . 
^ibfe d'uA mets^-, ^elque du'po- délaffeV. Anà iou fëcâtë , oa â \ 
cage , y revenir. Rëcaouca las râoubq/, aller boire. Porta fou% ' 
bàmo$\ achever de remplir les rêcâtë; porter fon bc foin , foa 
cofineaqx. V07. VUà: néce (Taire. Sa.fenno li fâi foun ■ 

RËCAOUKIt^IA {së)i Se re- rêcâtë^ fa femme lui apprête 4^ 
inerrre> rétablit fes aÀFalres , fe manget , a foin de fon ménage. * 
remplumer. Rëcâoukiliai refait , RËCATOUS ; Soigneux « mé- 
remit. Recoquillé » en fc. fîgnf- nager y économe. 
fie autre chofe. rECË^ËMÊNTÇ. t.l. Accep- ^ 

"R'ËCjJfPTA. y. i. receler. ûon. 

RECAPTË, ou rëcât'é. t. 1. RËCëTA.Trtrfne de marchand . 
tordte, fureté;' Donàr rëcapeë; , de cocon & de. la^oe \ épluchée ' 
(tonner ordre/ (nectrfr' remède » Us .cocons* ôtet avant de les 
pourvoir. pefcr & dé les rcrcevoîr ceux qui 

Rik:A5SA { Prendre de bond , font de rebut , icl^ que les fon- 
ou de volée ce qu^ù jette. = dus » le's peaux , les chiques. Oa , 
Recevoir, recueillir avec la-maîn^ dit éplucher i & non , réceter» 
avee un chapeau » ce qu'on laiife ni récepter , ni faire la recepte , 
tomber d'u ne fpnêtce.^ Ott,du teiut qui eft' impro|»re. 
d'un arbre. RËCÊTO. Fa la rëceto. Vôy. 

RËCATA , 00 rëeaeeula f fer- Ricetà' ManhAndl7;o~ de rëcêto i ^ 
tét j ramaiTer quelque chofc qui inarchandiGe biejii conditlpno^ f ' 
•fitîacfic^uipeiirfenrin '' ' ' |c de q(^iliié teqoift. ' 



Xi6 REC REC 

KtCHtTO.Voy.Recaliha. un. cedQuUemciic de ûhnt, 4$^ 
RËCOBRAMÉH. T. 1. Rachat, folie, &c. 
lit. redemptio. RËCOURDA { iO t on btgmhas 

RËCÔBIIË. A pasti di rgc6' fe rcflbuveoir, fe rappeler qucL 
hrë) â faculté de rachapc. du quecbofe; & aOD» dtqutlqoc 
lat. rtcuperare. ckoCc, 

R Ë C Ô I R Ë. Àq9t oU rëcôi ; RËCOÛRË. Teone de ramaT- . 
cette huile écorcbe ou picote le. fciuTes de chîta%tief;. rechercher ^ 
goHer. On die au(C d'un ra^ûc , repaiTer « rêve oie fur fcs pas, 
qu*il prend â la gorge. Qn peur pour ramader de fuite avec plur 
le dire de même de l'huile d'exaiiitiide ^ ^fin de n'y phit 
forte. revei^r. 

RËCONTAR. V. I. Impiuer. RËCaOUSTlUOVS ; Dei r«« 
Abraam crëfée â Deuy é fo ri- liçfs de (able. 
contât à lui àdritorai AJbraham RËCUltCHO « ou brùâffo } 
crut fout ce que Dieu hii avoir fromage frais de caillebores s 
dit, & £a foi lui ftit fmt>ufée â mafle de laie caAllB. qu'oa tire 
)tiftice. Bënâùurat is lo bar al du peut laijc bouilli ; Ut partiel 
quai Lo Senhorno rëcoritULl'à pë' càGeuCba s*en déiachaxu par la 
€at'^ { beatus vir eut noti itnputû' cuiHoii » fe grumclent : c*eft de 
pit Dominus peccattim, la réunion de ces grumeaux aifai- 

RËCONTRATS. v. 1. Boiteux, fonnês avec du fucrt & l'eau da 
\9X. claudus. fleur d'oxange qu'on fait le fro*-- 

\RËCÔNTRË ; Hafard, ren- . mage de câillcbbtfjs. 
contre. Un meuble de hafard. La R £ C U A A », ou. rSimounda j 
agu de recentre ; il â eu cela de émonder ^la tite d'uo arb^Cf ea 
hafard, & non d*hafard. âou couper leibrancbci. inutiles, les 
permid recentre ; â la première branches cbilFoxMies. îiëcura , fe 
oçcaHon *, & non« au premier» ' dit po^ur les. branches irë^iuu/a) 
si â la première rencontré. Se pour la tige ; fagota , pour les 
lou rëcontre oufafié; (\ le hafard patreaux ,au pied. On die indif* 
le faifoit. Un michan rëcontre ; , féremmeni pouiUs trois en ûuu)»- 
un fâcheux accident, une .fa- ^ois ^. élaguer «, ou. émotider. Oa. 
cheufe rencontre. elagoe le^ grofTei branches avec 

RECOUCHOU i un jeune ap- . la fcrpe , ou avec la hache ^ ôâ 
prentif. émonde les menues, av^c la fcr/< 

RËCOULA ', Rocouler* On le peitf^ 
dit du gémiffement du pigeon Se . RECURA « ou rMcurat; geaiiî f 
de la tourterelle. propre. ^ ... 

RËCOMBOLIT; Rétabli. RECURADO; Retraiich«- 

RËCOUMANDASSÎOUS ; menr, dccjbct. 
Cômplimens. Lâoujhé coumo de RECURADO^ Terme de ma- 
rëcoumandafiîous j léger comme gnagueric i moaalité des vers .â 
la plume. t fQip.^.éi>idémie <juî difnsnna ou- 

RECOUNT^A » l^^uflir dans fait oéjir. un Ijpa nombre de cet 
quelque entreprife. A^bîp. rëcountra^ infectes , qui éclaircit les ubleaoà^ 
tous magnas ; il a bien réufli aux'* ils font couçhii,.Jqëlo malâou» 
Ters à foie 11 faut dire : c'e(l. tii a fat uno. fôrto rëcurâdo^ 
par hafard que )c me trouvai lâ ; cette .maladie a beaucoup éclairci 
& non». que je me rencontrai là ; lejs. vers.» açauféjin grand, dé* 
parce qu'on ne fe. rencontre pas cbct. >. ^ ., . 
foi-même. S*aco se rë/:ontro » fi RËCCBLAÏtCÊ ; Un émondeûr» 
rbccafîon le fait» ou & elle fc RECURÂJHÈ ; ^monda^e , 
^réfeme, Ta^kion d'çmondjcr , de nettoyé^ 

' RËCOUPAMËN i Va accips .^ un âibiê au bcaacLcs moriea. 

OU 



RED' RED 117 

1M diîfltsnoes « de cdies qui fe entièrement â l'abri des effets d« 

fiuifent pour èire trop ferrées. rodoul. Les chèvres qui en brou- 

RECURUN, oapoadîUoSf les tent amplement les jeunes poulies 

émondes , les éUgures, i'abattts des feuilles, tombent dans une 

«ies menu'!^ branches i fie non , maladie donc les fymptomes font 

les mondices. Haguliers , & elles ne s*en ref* 

RJECURUN > ou rémoundun 'y ienteut tout au plus que vitigc- 

le rebut des grains , des fruits quatre heures : nous en avons vu 

dont on a pris ce qu'il y avoic une , qui dans cet état tenoic 

de meilleur. penaant quelques minutes un 

REOÂBLË $ Le fourgon , ou pied de detciere en l'aîr , tordoic 

table d*uu boulanger , pour ti* la tête de côté fur un des flancs^ 

rer la braife du fbur« Le rable ft rpaloit en fuite à terre, &c. 

cft tout de bois. Le fourgon a Les bergers n*y font rien , bc cet 

«u bout d*uii long manche de animaux guérilTent fans aucun 

bois une plaque de fer recourbée, remède. 

RËDA'M EN ; Très forr, beau- Une première expérience n« 
coup 9 infiniment. Nous trîgo rë' \ti rend fas plus avifées pour l*a- 
^mëtt ; ii nous tarde beaucoup, venir , ù on les ramené au même 
. RÈDOË. Roide. pr. rèHe, & de pâturage. Mais (î TetiFet de ce 
mente , roidir & fes temps , & poiCon ell , comme il eft proba- 
fou dérivé coideur , fc pronon- ble , de troubler ces animaux au 
ceoc comme redir, redeur ; je point qu'ils n'aient aucun fou- 
ine redis , vous vous rédilfez j ils venir des accidens qu'il leur 
fe redident, 6cc. mais cette pro- a caufô , il n*eft pas étonoanc 
fK)iKiarioo n*e(k que pour le diC- qu'ils ne s'en défient pas > ou 
cours familier. Mena rëddë ; qu'ils s'expofent de nouveau à 
mener vite. Tufta rëddë ; frap- brouter le rodoul. 
pek- fort. Les feuilles & les branches d* 

RÇDÔRTO ; Une hart : lien cet arbrilfeau fervent aux tan- 

ide quelque jeune jet d'arbre , ou neurs dans quelques endroits à 

«l'aibrilTeau pliant qu'on tord apprêter leurs peaux; fie aux tein- 

dc% deux bouts pour lier un fa- turlers^pour les teintutes ennoir. 

§ot. du lat. rorruj^ rttorius,tn C'ed auâî un bon engrais pour 

V. fr. harcelé , riorie. De là , les terres , lorfqu'on fait pourrir 

liarceler , pour tourmenter. cette plante hachée 8c mêlé* 

REDOU; Le Rodoul, ou plante avec d'autre fumier dans une 

«uxr coirroyetirs : arbnffeau dont foile. 

la tige ell: droite, les feuilles pa- REDOUGNA ; Rogner. Rt" 

feillesà celles du mitthe à large dougnadâros; rognures, 
îcuille, & le fruic une peiiie RË DOU LA, ou ra/Za; Rouler. 
Ilîûre noire. RÉDOULET i Roulade : ac- 

Ces mûres font un des plus tion de rouler de haut en bas » 

•funeftés potfons de notre conri- ou de fe tourner d'un côté & 

nent : ceux qui ont l'imprudence d'autre fur l'herbe, ou fur uti 

d'en manger fur l'appât des mûres lit. = Rëdoulët i plis. = Rou- 

«rdinaires , tombent dans la lé- l^au. 1 

targie; & de là dans des acci- RËDOUN j Rond, d'où font 

densd'épilepiîe, fui vis dans quel- formés les n. pr. can rëdoun p 

ques heures de la mort, pout chambou-rëdoun , mount-rëdoun^ 

peu que la dofe des mûres ait été piérëdoun , &c. 
Considérable : & en ce cas les vo- RËDOUNDI ; Arrondir, len* 

niitifs , les caïmans , les acides dre rond.^ 
y deviennent inutiles. RËDOÛNDO , féminin de 

Le bétail qui rumine n'efl pas rëdoun > louleaù de toile $ 

Tome H. £ e 



2i8 R E F 

pièce de toile. = Un potiron. 

REDDRE i LaiTer , meure 
fur les dencs , rendre de fatigue. 
Soâi rëdu ; je me rends , je 
n'en puis plus , \t fuis rendu. 
JRëddrë unckival *, outrer un che- 
val par une trop longue courfe* 
y ou rëfidriêi ; je vous laHerois. 

REDDU i Rendu de fatigue , 
mis fur les deuts. 

RÈFACHA ; Rhabiller ^ oa 
babiller une féconde fois. 

RkFASTIGOUS -, Délicat , 
'dédaigneux , diftîcile fur le man- 
ger , fauiafque , du lac. fafti- 
dium. 

RÉFÔIRË. Voy. Mûjhënca. 

RÉFOUFA, rëùoufa, ou rëf- 
pëjfa j regorger , en le dit d'une 
liqueur qui fe répand lorfqu'on 
l'entonne dans un vaiffeau donc 
le gouleau eft trop étroit , 6c 
qu'on la verfe en trop grande 
quantité ; en forte que l'air du 
dedans n'a pas d'ilTue pour s'é- 
chapper à mefure que la liqueur 
en prend la place. Louvi rëfoûfo; 
le vin regorge , il déborde , il fe 
tépand. R'efoufa de bës é d*ou- 
nous ', regorger de biens & 
d'honneurs. 

REFOUFA . fe dit encore du 
jrefoulement de l'eau qui troure 
un ohliacle dans fa courfe & fe 
replie fur elle-même. L'eaq d'une 
tiviere fe refoule à la pife d'un 
pont , à un rocher qu'elle ren- 
contre. Lou fun rëfoûfo ; la 
fumée fe refoule de haut en bas 
dans une cheminée 9 lorfque la 
bife fouffle. 

RËFOURFUN; Surabondan- 
ce 9 énorme quantité. 

RËFRËJHA ; Refroidir ; & 
jion , rafroidir. 

RËFRËSCA ; Rafraîchir , ou 
lendre frais. 

RËFRËSCA de linjhë ; ElTan- 

Î;er du linge avant de le mettre à 
a leffive : c'eft un léger blan- 
chiflagc qui n'cft que pépara- 
toire. = Rëfrëfca ; aigayer , ou 
giiécr du linge; c'eft-i-dire , le 
Ycmucr dans l'eau avant de le 
tordre \ c'eil encore le laver 



R E G 

daoi de Teau claire pour en 
faire /orpr le fa von. 

RËFRËSCA uno boùto ; Rin- 
cer un tonneau. Rëfrëfca un 
vëirë ', fringuer un verre j y 
jeter Hniplement de Peau dedans 
te dehors en l'agitanc » lorfqu'il 
eft déjà rincé. = Bouta à rëfrëf- 
ca ) mettre quelque chofe tiSti" 
chir ; & non > à rafraîchir. 

RËFRESCADOU ; Seau ï ra- 
fraîchir , oti dans lequel on mec 
du vin rafraîç^hir. 

RËFRESCÂJHË ; Linge , ott 
leflive échangée à laquelle on a 
donné un léger blancbilfage pour 
ôrer ce qu'il y avoir de plut fale 
avant de la mettre au cuvier* 
BLan de rëfrëfcâjhë ; premier 
blancbilTage , ou un fimple favoot 

RËFREàCADÙRO I Delarin^ 
cure de verre , ou de tonneau; = 
Du lavage. Les domeAiques à qui 
on donne du vin trop clair 9 ou 
trop trempi , dirent9 aco*s pa 
që de rëfrëfcadûro de boûto | ce 
n'eft que du lavage , ou de U 
rinçure. 

RËFRËSKÊRÎ -, Réprimande, 
correction. Li bâiUrou un rëfrëf" 
kêri ; on le rinça , on le tança. 

RËFUDAMËNS. v. 1. RépiO'* 
baiion 9 ou l'aâion de rejeter. 

REFUDAR ; Rejeter. := Refn- 
fer. Rëfudar laparâoula de Deu% 
rejeter ou ax^anirc la parole de 
Dieu. 

RËFUDAT sënsi v. 1. Sent 
réprouvé. Lîourec ëls Deu en 
rëfudat sem ; Dieu les livra 1 
leurs fens cjépravés. 

RËFUDADO viro la fë ; y, U 
( reprobus circa fiàtm, ) 

RËFUT. V. l. Carta de rëfut ; 
aâe de divorce. 

RËG A ; Rayer 9 faire des raiet 
avec une plume 9 avec un coa« 
teau. T=Rëga ; planter en rayons. 

REGACH , ragach^ rëgackou ; 
Un goujat, en feal. raga^T[o ; 
jeune garçon* 

REGACHA } Regarder en ar- 
rière, lat. retrofpictre» 

REGACHA,- Muer, fe dit des 
poules qui changent 4e plumes» 



R Ê G R E G 219 

- REGAGNA ; Rechigner. rayont & à tome Tardeuc da 

REGAGNA las dëns , au fîgu- foleil. 

té; tenir cêce âijuelqu'un, lui RËGANTA ; Regretter , fs 

flsoncrer les dents , témoigner repentir trop tard. Fricajfos court 

par des réponfes fermes qu*on ne bë , lou rëgantaras un jhour *, tu 

le craint pas. Regagna las dënsj di(Ôpes ton bien, tu le regreice<- 

^u propre ; montrer les dents « ras un )our. Voy. Roumia. 



foie par un défaut naturel des REGANTA , terme d'airler \ 

lèvres , foie par une mauvaife fouler de nouveau la parrie dii 

habitude. grain (^uî demeure çoi|verc de fa 

Mais le fens figuré préçédenr balle» p^our Ten détacher. 

àc regagna f cfk pris cles chiens REGAOUGNA ; Rechigner 9 

3ui menacent de mordre en gron- ou monircr par l*air du vifage ^ 

anc à la fois 8c en montrant de Thuipeur, dé la répugnance. 

ies dents, en Efpgl. refg^gnar $ REGAOUGNA ; Relancée 

grincer les dents. quelqu'un , le rabrouer , le re-« 

REGAGNA) Tendre «montrer, buter avec rudelTe. Rëgâougna 

Hëgagna lou Afou ; préfenter le eCl die pour ^ r^^a^/r^i ; & fe di( 

«lerriere. On dit aum > tendre en au propre des chiens qui repoufv 

avant un gros ventre. fenc avec un cri menaçant tour 

R£GAGNADOM£N;Demi|U- ce qui les approche lorfqu'ili 

vaife grâce , en rechignant. rongeur un boa os » qui eA pouf 

REGAGNAS $ Un rire mo« et|x un j^réfor. ^ 

queur. ' RËGAOUGNADO -, Brufque- 

REGAGNAT y Hagard » fa- rie , brufque incartade , rebuf- 

rouche , rechigné. fade. ^ 

RËGAGNOU; Réveillon , ou RËGAOUSSA , ou rëgafa^ 

collation après le fouper. = Rë» Regarder de travers * ou d*un 

gagnou, Voy. Founnën, ctil dédaigneux. = Se rëgaffa ; 

^ËQAlfA ; Vomir , rendre rechigner , faire quelque cbofe 

§orge. Ou. die en proverbe , eQ rechignant. = Faire une 

manjho cat që bou rëgalaras ; grimace de mépris. = Rëgâoujfa 

mange char } qnais il te faudra Tous iuels ; montrer le blanc de^ 

rendre gorge : on le dit contre yeux , comme il arrive dans U 

ceux qui prennent quelque chofe pamoifon. 

içjuftemenc. Voy. i?ë^ott/<f. RËGÂOUSSA , ou rëgajja ; 

REGALA , Qu r^ganta ; Re- Regarder de bien près. D*âou 

grecter la bonne cherp. Voyez për tou se tëgâjfo ; il regardé de 

Jioumia, toutes parts. 

«EGALADO ; Aife » ét^iç RËGAOUSSA (ja) ; Érailler 

coxqmpde Se agréable. Farai les yeux, ou retourner de dedans 

aco à la rëgaUdo; je ferai celaâ en dehors les paupières de façon 

mon aife » â lomr. que lès yeux p^aroilTent éraillés. 

RËGALÂDO. BiaurëdUrë- .fff.L^JîTf ^?/ ?J^"^' 

galâdo. Voy. Cargâso. o ??• a nî^/' ^'^^'^^.P^?' 

«i;^*T.. , /.. REGARDA , ou lëngkëjha t 

REGALIA ; Regorger. Le fol Languéyer un cochon , pour dc- 

^^Â^ii/fJ'Â'^''^''^^\.^ «^"v"'^ *« gf*'«»' ou bouronfv 

REGALÎSSO.; De la rcglirTe. de ladrerie qu'il auroii â la ra- 

BLEGANÊLO ; L*ent redeux ciue de la langue. La maladie 

des feifes , ou la raie qui les du Fi e(l aux boeufs , ce que b|' 

fépare. Ladrerie eft aux pourceaux. 

RKGANELO; Regard, afpca, RËGARDÂIRE», oa lënghëm 

«xpofition. Ero d la rëganëlo jkâirë j Un langayeur de -pour-* 

^4au fourni i il écoic expoféaux , ceaux : charge quis'achecbitdapa^ 



N 



210 R E G 

4uel(}i]e9 endroits & qui doftnoH 
i oa langueyeur le titre de Coo* 
i^llietduRoi. 

Les langueyeurs }eteQr un co« 
Cboo par terre 8c Vy rctienncat 
nalgré Tes efforts , au moyen 
d'un bâton qu'tb lui meticot i 
tfaveri la gu«ule : ce qui leur 
donne la facilité de lui tirer la 
Itogue , lia racine de laquelle fe 
trouvent les grains de ladrerie) 
Iprfque cet animal ta efi atteint: 
çfi qui no ren 1 pas fa chair naal- 
faifante ; quoiqu'il la talTe dé- 
4^igner.& en diminuer le prix. 
,Voy. Crano de por, 

l^ËGARDÂIRË i Infpeaeur. 

KEG/VRDÊLO , rëgardious , 
ou r'égardous 'y regards. Dutm de 
rëgardêios i dîner des yeux , ou 
CD regardant , regarder les autres 
isanger : mauvaile cbere dont 
on menace les ent'ans pour quel- 
que l^ute , & cette façon de les 
punie contribueroit autant â leur 
fanté qu'à leur amandenient , û 
la lendrelTe maternelle n'éludoit 
Jâ punition en cachette. 

RÈGASSA lous lois ; Regarder 
d^un air menaçant , avoir un 
ngard farouche. Se rëgaifa ; 
fcgarder avidement* Voy. Rë- 
pouffa. ^ 

RËGAZARDONAIR£. v. 1. 
Rémunérateur. 

RËGAZARDONANSA. v. 1. 
Aécompenfe , rétribution. 

RËGAZARDONAR.v.l. Ren- 
dre , donner , récompcnfer. 

RÊGANS. v. l. Corroie. Êftrtg 
4ib regans ; ( loris aftnUus, ) 

RËGHE3HA ; Sillonner. 

RÉGHÊRGHE , ou rëlopi ; 
BLude , fâcheux , revêche , qui a 
un abord repoulTanc. =: Êfië 
fUgkerghë ; rebuter. 

RËGHËRGHILIA, ou rëghi' 
Ué, ; Ragaillardir , réjouir. =r 
Prendre de Tenibonpoint. 

KËGHINNA , ou rëminga ; 
Bjier. Les mulets font etKUns.à 
tuer. On le dit également des. 
perfonnes qui Énceat le pied en 
arrière. Rëghinna 9 au figuré 5^ 
«Bgimbcr.^ 



On dit au(fi , fe ruer , ot» Ar 
jeter fui que (qu'an , fie rutr de» 
pierres. 

Rf GHI>JNÂOO ', Ruade, cette 
mule va par fjiiuts &c par risses» 

RËGHINNAIRE f Su|iet à 
rtier. 

REGLANA. Voy. Raca, 

REGLE , teimç de aiaître à'k^ 
criture ; un tranfparent ; 8c non» 
«ne tranfpaïeace. 

REGLE -y Un dircaeire, ya 
bref, & dans le fi. fana, ua 
giiid'âne ; livret qui Qnarqwe au4 
EsciéliaOiques l'oâice qi»'iU dc*- 
vcni dite chaque (our. 

RÈGLE ; Un thefiDooietre) ou 
mefure chaleur ; inftmiBent da 
phyfique qtj^ fort i coBnoitfe U 
température froide , ou chaude 
d'un pays pouc la cooparcc i 
celle«d*UA aiure. 

REGa ; Trak fait avec une 
plume , un crayon , (kc. 

R Ë G O ; SiUon que fait le 
foc d'une charrue. Le fiUea dl 
plus profond que lia raie , que 
fait la même char-rue. On labouce^ 
quelquefois tour un champ par 
niions efpacés fun de PauHC 
de deux pieds ; de façoa que 1% 
terre fe relevé entre eux en bahiTy 
00 en une emii^ence qu*on appel* 
le , biljon. Rêgty, en ▼. fc. royv» 

R Ë G O ; La(bour â la char« 
rue. Douna dos rigos ; faire deos* 
labours Tun fur l'aune en feiif 

contraires. 

_\ 

RËGO ) en terjaies^ de îardi* 
nier ; un rayon. Les planches ,1^ 
ou carrés de jardin font divifêt 
par rayons. Planta é sëm^na A 
rëgo ) planter & femer. en rayon.' 
= AT[âi^a â rigo } anrofcr à fi- 
golle ôc par immerfion. 

Les rayons d'une planche de 
potager ont un côté beauccuft 
plus en talut que. le côté oppoCé. 
Ce premiei^ côté tourné au midi 
& fur lequel on fexne , cà l'ado^ 
du rayon. 

RËGO , tecme de {00. Tdaê 
rigo ; tenir pied -à- boule. 



r 



R E G R E T lit 

l^^olle pour conduire l'e^a » mvx. Le regonflement de t*caii 

pour y détourner celle d*uD ca- d'une conduite de toiuaine faic 

nal & en arrofer un pré. fouvent crever Jcs ruya<ix , lorf* 

RËGÔLO, en termes de )ac- qu'ils font ou de plomb > ou de 

dinage j un arr^ , ohfiacle.qu'oa terre cuite , ftc que la conduice 

met à Teau delà pluie fur une fait le fîphoa rcnverfé. Aàëbê 

allée en pence , pour prévenir les i rëeoûnflë ; il rtgorge de biens, 

ravins que l'eau pourroic y REGOURD AN. Cami rëgour" 

creufer. Ces arrêts qu'on fair dan : nom qu'on donne dans les 

d'efpace en efpace dans une di- cadalhes â une ancienne voie 

reéitioa oblique à l'allée , font romaine donc on voir des refief 

coailruits avec une file de gazons dans les Cevennes Se qu'on croie, 

qui déborde de quelques pouces avoir été faite par l'Empereur 

inr l'allée. Gordien» dont le nom eit dé(î- 

On fait ces arrêts fur les che- goé , quoique défiguré dans celu? 

rains pnblics en pence avec une de , regourdûn. 

iîle de pierres , appelée raf- REGOURTILIA ; Encorciller. 

<4^' 1 = Voy. AgrâoutouHi. 

REGONËSSË. T. I. Rccon- RÈGRÉ , ou rigré ; Sorte de 

Aoître. romance , ou chanfon d'amouf 

RËGOR , omrëccr; Tardif, donc l'air Ôc le lujet font plain- 

agneau de l'arriére falfon, celui tifs & que nos payfans chanrenc 

qu'une brebis mec bas dans uu d'une voix traînante , en con<i 

ajge où communément elles ne duifanc la charrue dont le mou- 

porienc plus : ils font ordinal- vement lent eft aifoici à la mar- 

remenc maigres , cbétifs Se clie de la chanfon. 

mal faÎDs. On le dit au figuré RÈGUbSA. Voy. Rëbâoufa. 

des enfans nés fur le déclin de REIADOR. v. 1. {dominator.y 

l*âge de leur mère, en lat. corc/ttj. REIATOU , ou remet. Voy. 

REG0UBIL1A ; Recourbé. Bacharîno. 

REGOULA; Couler, dégoût- RElNÂJHË ; La royauté du 

ter. La fu^ou li rëgôlo d^âou repas des Rois , ou de la fête de 

fron ; la fueur lui dégoucte du rÉpiphanie. Il fe prend aufli 

front. == Vomir, rendre gorge, pour le repas que donne le Roi de 

RËGOULA ; Être raflafîé juf- la fève. Paga lou rêinajhë; payer 

qu'au dégoût. la royauté , ou le repas de > Ôcc, 

REGOULÎJHË , au propre ; & non ,^ reinage. 

dégobilis. au figuré ; bondilTc- RÊINËTO , poumo reinéto ; 

ment de cœur. Aco fâi vëni lou pomme de reinette. 

rëgoultjhë; cela fait bondir ou KÈÎ VET l.Woy. Bacharîno. 

foulever le cœur. Avalifco ! aco RÊIRË , ou érêirë ; Derrière, 

fai rëgoulîjkë i fi! c'efl une hoc> ou arrière. Sai érêirë; ci-det-- 

rcur. ricre , ou par le paffé. Aco's tou* 

RËGOULUMAT , ou ëngrâou- jhour à rêirë ; c'eft louiours à 

moulu , ou rëtroujju ; recroque» recommencer, 

ville. RÊIRË - BOUTIGO ; Une 

RËGOUMAS ; Grim.ide que arrière boutique , ou un magafin.' 

fait un habit par une mal -façon, RÊIRËGRAN ; Bifaïeul , 

ou celle d'une pièce mal coufue, bifaïeuîe. Ma rêire-tânco ; ma 

mal appliquée. grand' tante. 

REGOUNFLA ; Refluer , dé- RÊIRË-POUN ; Un arriere- 

bordcr , regorger. L'Acad. dit point : terme de couturière, 

andi regonHer. Coudre à arrière point ; tels que 

RÊGOUNFLË ; Le regonfle- ceux qu'on fait fur les poignets 

)oc i & non , le regonfle des des chemifcs; • • . 



222 R E J R E J 

RÊIRË-SOVR.ËL , 0)1 rebâti rHjhifele'r Y ta a| eu des k\f^ 
la réverbération du Toleil : un bouÂUres. 
coup de foleil dont la chaleur Le verbe rejaillit étaiu impet-. 
•Il réfléchie par un nuage : cetcç fonnel y ne Te crouve qu'aux^ 
chaleur ttk daogereufe pour les troifiçmei perfonues des teinp» 
aaimaux & pour lei végétaux. fuivans.. Il refaillit , ils rejaillifn 

RÊIKETAOULË; le retable Cent, il rejaiUifToit , ils rejaiU 
d'un autçt. lilToient > il rejaillit , ils rejailli". 

RÉISp^R , reifder ^ Éveil- rent, ils ont rejailli, il rejaillira» 
^1^ 9 ifujfcitare.) Rctjfcdtrolo p ils rejailliront , rejaillis ^ rejail- 
V. 1. {Jufc'uQverunt tum. }, E reif, lilTez y qu'il rejailli iTe. 
fâdo se de nuit ; ^ Ce levant dans On dit la reflexion de la lu* 
la nuit» ^ miere *, le bond on le refléchif- 

RÊIX PAOUS; Le Rditeler. = Cernent d'une boule d'ivoire ; la 

Officier, lar» regulus.^ Era aqui us réverbération de la chaleur ; 8c 

rêixpâous dal quai us fil ira ma- en temiesdç peipture » le reflet i^ 

Idoutës; {erat tbi regulus cujus qui ell une réverbération de lu- 

Jfilius infirmabatur. ) miere ou de couleur que fait ua. 

RËJHÂOUCHOU ; Le par- corps Tur un autre. 
delTus » la boAne mefure « la RËJHISTEL ; La garance j^ 
séjouilTançe. pjaiue rannipaatç 6c rqde au tou? 

REJHËTAL i Sorte de filet cher ; ce qui la rend propre i ferr 
de pêcheur. vir dei lavette. 

RË JHISCLA i Rejaillir , G c'eft. On cultive la garance pour la. 
de l*eau ; éçUboplTer, (ic*eftde teinture : elle donne un rouge 
la boue en pâte liquide , oa qui n*a pas la, vivacité de l*écar«. 

Îielqu'autre matière pareille, late, m^is qui eft de plus dedu- 
*aigo a rëjhifcla y Vezu a re^illi rée. CçO^ Le plus ancien rouga- 
tout autour* des teinturiers après celui on 

On dit aufli éclcbouder , en. pourpre : ç*eft aujourd'hui celui 
parlant de l'eau « IprCqu'il x a des habits des foldats.» celui des 
un rapport avec une perfonne , ajiciennes tapifTeriçs , qjii ooS 
ou une choTe. écUboulTée. Af\s. très-peu perdu après trois oa 
tou rHjhifcU'y il m'a tout écla- quatre cents ans. Le Icermés fie 
bouflé , foit qu'op l'ait été avec torpber la gacauçe , ^ fut rem- 
de Teau , ou avec de la boue. placé lui-même parla cochenille i^. 

Les matières liquides , oi^ principal ingrédient de Pécarlate» 
c»qime liquides , rejailliiTent , qui l'emporte par Ton éckat fur 
lotfqu^on les jette avec force fur tous les autres, rouges^ 
un corps foli je. Les corps durs On dit le pourpre , pour défî« 
& élaftiques, jetés de même fur gner la couleur; & la pourpre « 
un corps folide , bondiffent. peur l'habillemenc 8c la dignité. 

RË JHISCLADQ., ou r'éjhifclM ; royale & cardinalife. 
rçjaillitremenr , éclabouii^re. = La garance eft aftringente & 
Uqp flaquée d'eau , oxx une cer- apéritive ; elle a la propriété de 
taine quantité de ce liquide jeté teindre en rouge les os & les feulf 
avec impétuofi^é. Les baigpeucs os de la volaille, de des au i cet 
ie jettent par padfe» temps des animaux qui en ont nu^gé pen- 
flaquées d'eau l'un fur l'autre à dant quelque teinps. 
la rivière; ^ RËJHISTEL , ou r«6oil/o; 1% 

RËJHISCLADO,^ou rëfifcUdo; grateron. en lat. aparine : plante 
une ondée » pluie fubite ôc de rampante dont les tiges 5c le( 
pçi^de durée. feuilles font hérllTées de petits,. 

RËJHÎSCLË. On dit au prp- crochets qui fe prennent aux ha- 
pre ^ aa figuré. n*ai egti d'âtm b^s des paûTanf^ d'oijl ey^e a ^ 



ÏIEL R"EM aij 

àppeUe , philantropos. C*eft u& femmes de ceux qui fe faifarit 
fudoritique employé dans Tépi- prêtre, promertoient de virns 
lepfie : elle eft propre â écurer enfembl^e comme frères & fœtirs. 
la vai (Telle » & porte deux petites RELAMBI ; ReUcht , roula- 
coques jumelles, féches & glo« gemenr. Donna m'un pâou <fS 
buleufes. rëlamhi $ lailTez-moi reCpirec aa 

RËJHÎSTRË. On écrit & on moment, 
•prononce plu« communément ré- RELHÂR ( si ). v. 1. S*al!ieT , 
gître» enrégîiré, &c. que regif- Se liguer. Non fi volghat rëlkar 
tre , enrégiftrc> &c. amb'ël', il ne voulut pas fe liguée 

RËJHITADO ; Bticoic. De aVecJtii. 
rëjhitâdo ; par bricole. RËLIO ; Un foc de charrue , 

RËJHITAL $ Un Traquenard ouïe fer qui ouvre & qui fillonlie 
|>our prendre les bêtes fauves ; la terre. 

un Traquet pour les rats & pour Dans l'épreuve du fet chaud > 
les fouris : forte de piège com- en ufage dans nos provinces an 
^ofé de deux mâchoires armées onzième 6c douzième fîecles . il 
de pointes , qu'on tend fur un falloir pour être innocent d'«a 
léger appui, ou avec un appât; crime dfont on étoic accufé, os 
& qu'un reiTort fait détendre, avoir raifon dâas un procès , 
^ur prendre ^ ferrer fortement marcher nu - pieds , fans fe brû« 
cntre les deux mâchoires l'ani- 1er , fur neuf focs de charrue 
Tual qui a donné dans le piège, rougis au feu , de pofôs fur le 
RËJHOUGNË ; Serrer, en- champ à terre â la £le l'un de 
fermer , ranger , mettre une Tautre. 
chofe en plàce. Ré jhoun; ferré y RËLIO. Voy. Palastrâjko, 
ajuflé , rangé. RËLÔJHË ; Une horloge, 8c 

RËKIÉTO ; Un galet : pierre n6n un horloge*, il eft féminin.== 
fnince , platte , arrondie, du bord Rëldjhë tfarâirë ; l'anneau ou te 
des rivières. = Le galet eft auâi crochet en S d'une charrue , aa> 
tin jeu oii Ton poufle une efpece quel on attache le timon. 
de palet fur une longue table. RËLÔPI. Voy. ^Rëghirghë, 

RËÏCINQILIA ; Requinqué , RÉM. Voyv RÊmo, 
paré avec afFeâation. = Être RËMANDAR , x)Vi plutôt > 
plus paré que l'âge & la condi- rëmëndar ; v. L réparer « fatis- 
don où l'on efl ne le permettent, faire. ^ 

On dit fe requinquer , & une RËMARGHË ;,* Truble : filet 
TÎeille requinquée. de pêcheur attaché au bout d'une 

RËKÎSTO. Mdrchandîfi de rë- perche. ^ 
kîfto'y marchandife de requife , RËMANDRE. v.l. Demeurer» 
ou celle qui eft recherchée. C'eft telUr. Rëmandrëm fiels ë lëyàl^i 
auffi une marchandife de défaite , nous vous demeurerons fidèles £c 
ou qu'on débite aifêment. Le loyaux. ^ 

proverbe dit. Filio pâou viftoy RËMÂOUZA , ou rëmâi^a ; 
es de rëfdfto, adoucir , appaifer , calmer , faire 

RËLAI) Rebord, Le ttbord ceffer. 
d*nne cheminée en eft lir cor- RËMAS. v. I. Temps du verbe 
niche qui eft au-delTus de la ta- rëmânrë. Lo vent rëmas ; le vent 
blette, = Rëlâi de fënêftro ; la calma. ( eejpivk ventus. ) 
tablette d'appui d'une fenêtre. RËMASULLA, ou r^/n^m^ror; 
- Këllâi d'uno porto S l'impofte rappeler à la méihoire ^ faire ref- 
d'une porte cintrée. fouVenir. 

RËLAlSSA ; Abandonné. Rë- RËMËNA ; Redire , rabâcher^ 
iaijfâdo ; V. 1. une veuve. On chanter la même game. Fâi pa 
Itppeleic auffif r§laijfûd9i Uê qu*9u rëmëna; c'cft (oojoucsja 



\ 



224 R E M REM 

tiiéme chanfon, = Oa rënUnM RJSMÊZI. n. pr. San Rëmê^% 

da^ëmyUi un an ; )*avois cela en Se. Rémi. 

tête depuis une année. RËMIRA ; Confîdérer avec 

RËME N A un coffver; remuer « atien^ion. 
on rechercher une couverture de RËMO , ou rem. On dit une 
maifbn , y remettre de la tuile , rame fur mer , 6c un aviron fur 
ragrécr les folins , les ruilécs^, les rivières. Les marelocs & la 
les ariêiiers. Qn dit de même re-' chiouruoe d'une galère, vogueuc 
manier ou rechercher un pavié avec la rame. Les baceticrs & 
de rue. les palteurs d*eau ramène avec 

REMENA; Remuer une li- l'aviron, La pelle de l'un & de 
queur en loud « ou circulaire- Tautre in(liumenr e(l la partie 
luent. plate <)ui trempe dans Teau : c*eft 

REMENA lou kîou ; tortiller un levier de la féconde efpece. 
le derrière eA marchant par une REMÔIRE j Faire le dernier 
«ôe^>a:ion , ou une habitude li- labour pour i'emer on champ , 
dieu le. Ceux qui en marchant après lequel il ne relU plus que 
balancent aliernativement les recouvrir, 
épaules de Tavant a Tarriere , & RtMÔlRË ; Enlever , ôtei. da 
cela pour piafer, fe font autant la (. removere. 
moquer d'eux « que ceux qui REMOULIA ; Mouillé; bO' 
«tonnent dans le précédent ridi- meâé de nouveau. Pajffîcgret ri' 
cule, & (ont les derniers à s'ap- mouUcu \ pêches féches & ra- 
f ercevoir de l'eti^'et défavantageux tnollies dans du vin. 
que ces atf'edacions , ou ces habi- RË.MOULÎJHE » Avidité du 
tudes produifcnc. Voy. Si y ou bien, delîr iûfsitiable d'avoir de 
fie ; un tic. d*acquérir , mêlé de ialoufic. 

La cigâlo rëmëno lou kîou ; U R£ MOULINA ; Pirouetter. = 
-dgale en chantant agite conti- Tournoyer. On le dit de l'eau 
nuellcment le derrière , ou Ton d*ua biez qui s*engouâFre par le 
abdomen ; Ôc c'eft ce qui produit ^ond dans le radier d'un moulin j 
les oUdulacions de ibn chant, ce qui produit à La furface fta^- 
1.0U5 chis rëmênou la ciuo'y les nanie de l'eau des tourbiltoDS 
chiens remuent la queue , & les cieux , ou en enioanoir reo- 
poitrons hors de l'eau frétillent la vetfés. 

même partie, tous âoufdës rë- REMOULIS ; Les tournoie- 

tnënou Las alos ', les petits oifeaux mens d*cau , les tourbillons qai 

trémoulfcnt des ailes, lorfque s'y Forment au- delfus d'un mou* 

la mère leur, apporte la becquée. Un qui eil enjeu , ou qui tourne, 

Zou gai rëmëno î'alo ; le coq bat & au>dc(Ious des arriéres beCi 

de l'aile , lorfqu'il coquette au- des piles d'un pont. 

près des poules. KEMOULU i ou arrëmmUi; 

RËMËNA (tt/i ) ; un remanie- 5^'^*^ ' infatiablc : c'elt l'avidité 

ment , ou la recherche d'un toit , ^^ ""* 4"» ont , comme on le 

ou d'un pavé de rue. ^" ' *« yeux plus gros que le 

... , r - ventre , ou celle du chien de 

REMENDA uno vigno; faire jardfcier, qui ne veut manger, 

des provins. = Rëménda uno ^j initier manger les choux. 

boûto ; réparer un tonneau , y RtMOUNDA. Voy. Rëcurâ, 

remettre des douves. =i?ëmé-ndtf Rëmoundun, Voy. Rëcurun. 

un plantie ; remplacer les arbres REMOUNFRINA ; Reprimao- 

moris d'une plantation, du lat. ^^^ mâtiner. 

tmcndare. REMOUNFRÎNO5 Réptiman- 

REMENTÎDO i Remords, re- de , mercuriale. Votre père di 

pemit. eA colcte y vpus ailejt câuyer un 

orage j 



ft È M R E N iis 

titigé ; âourës la rëmounfiîno. rtmulîà di fu^ou ; je fuis couc 

RtMOUNTA. Unpâoudivi moite de fucur. 
më rëménto ; un doigt de vin RENA ; Gtooder « murmuret 

me ravigote 9 me réjouie le coeur, fecrécement , grogner. Ce der- 

Soû't ton tëmounta, dit- on , lor(- nier fe dit au propre des cochons » 

<]iu*on a pris un verre de liqueur ; qui iMmpaciencenc de (prcir de 

)e fuis coût refait, ce boailio^ leur toit, quand l'heure approcha ' 

%D*a toiic rèAàuré. Cent ëfcus më de leur donner le large ; & au 

rëmcuTUfarién ; cent écus me re- figuré ^ de ceux qui ténîuighenc 

%netcroiiem fur pied , me met.- leur mécontenternent par dei 

croieDt fut le trône* Lou vè rë- plaintes foucdes , ^^i cris mal 

'tnôhto l*^cJîouma ; le vin fortiâe articulés. 

VtAomac, Lou Utck rëmonto U RËN/l; Pleurer 9 fe çliagrinec 

f&fr/no ; le lait rétablit une poi- fans fûjet 8c en traînant un cri 

trme afteÛéc. Aqëlo plëjho a. rë- plaintif; ce qui cft proprement 

htountA lous blas ; cette pluie a geindre. Lés enfans gâtés onc 

kemist les bieds. Crëirié dë_ fn^ coutume de geindre ou de pieu- 

rëmounta ; il croiroit de £iitê tet à note baffe , ppur la môia- 

kik fortune. dtc Cliofe. De që rinës f (^w'q^" 

Le terme remonter lie peut ce que tu as à geindre? en efpgjl. 

convenir à aucune de ces façons rmir ; dire la note baffe. 
de parler; & il eft ridicule "de RËNABIÉ; Uâ ufurier. 
dire» cela me remonte. Reihon. RËNAOÎVO Ç^cibo); OignoÀ 

Ter fîgniiîe , monter de nouveau, de Tarriere faifon ; ceux qui re- 

On remonte une compagnie de naiifent , pour ainfî dire » ou 

cavalerie 9 en la remettant en qui repoulfent du germe des 

équipage de chevaux ; on re* vieux oignons qu'on avoir laiflè 

inome ou l'on rafTemble les pièces en terre par oubli ou à deffcin ^ 

d'une machine démontée, Ôcc. ils ont à la fin de l'automne la 

, RËMOUNTÀSSÎOU ; Fortu- fraîcheur des oignons du prin- 

He; t!che(fe. Aco^s la rëmoun- temps. ^ 
tafsîou d'âou pais-, cVfl la ri- REN/^IRË. Vôy. Rënous, 
Cheife ou un Pérou pour le pays. RËNAOUBl ; Veuf, qui a 

^co sërié ma rëmouruafsîou 'y ce époufé une veuve. 
feroir une fortune pour moi. RËNDIÉ j Fermier. = Loca- 

RiSMOUQA j Remorquer, taire; ÔC non, rentier. Un fcr- 

térm'e de .marine. = Repartir, mier, ou un métayer , tient une 

tepHquer vivement. métairie , ou à ferme , ou à 

REMOUS { tènë) ; Tenir quel- moitié de fruits ; & un locataire 

iqu*un eti crainte te dans le de- tient une maifon à loyer. 

voir. Le terme rentier cfl là impro- 

HËMOUS ; Précieux > rcn- pre , jBc fe dit de celui qui tient 

chéri. =i Réfervé. d rente foncière ( Vôy. Pënfiou^ 

RËXiUDA ; Un raffîs , ou un nârij ou de ceux qui ont dey 
relevé : terme de maréchal. On rente* conftiruéés fur un Corps > 

Fait lin raffîs > ou on raffied un bu fur une Communauté , ce qui 
fer de cheval , lorfqu*on remet èfl la fîgnification la plus ordi- 
les clous qui 7 roanquoient Zc n.iirè de ce mot ; telles font les 
qui fftifoient locher le fer. Deux rentes fur le Clergé , fur un 
tiffis / dit-on, valent un fer. Hôtel-de-Ville , &c. Êmmanda 

REMUDA. V. 1. Changer. un rëndii donner congé â un 

RËMUDA <fif j/iarmfln; coufïn fermier, à un métayer, â un 
Iffu de germain ; & non , remué locataire ; ôc non , les renvoyer. 
tie germain , qui eA populaire. . Le terme Languedocien , rén- 

RËMULIA ; Être moite. SaU dii, fignifîoit , rendent; te qui 

Tome IL F f 



116 R E N R E > 

ne convient pat au fr. rentiar « lit teffemiieùt $ aox ailet ^^ 
qui bien loin de rendre, eft ce- Cet ailet qui font mcmbcanettfelf 
lui â qui on rend y ou à qui on reiïèmbleut à celles dea papil- 
paye^une rence. Ions ; c'eft ce qu'on a pu appe* 

RENDO ; La ferme « le fer- 1er dragon volant : la feule ef« 
mage > ou le prix de la ferme d'une pece oui ait probablement «dfté » 
métairie « ou d'un champ. =:Le fc qui certainement n'a tienda 
loyer d'une maifon ; ce que ren- plus effrayant qu'uu papiUoR 
dent au propriétaire un fermier , ordinaire, 
oi; un locataire. Donë einfian di Les Naturaliftes comptent UM 
rëndoyàii un fermier; je donne vingtaine d*efpt€es de lézards, 
cent francs de fermage , la rèndo parmi lefquels font compris la 
d^uno annâdo i le fermage d'une fipSi qu'on prendfoit pour oii 
année. Un locataire dit , paghg ferpent » le caméléon Acie crooo^ 
ûnofârto rindo ; je paye un gros dite , le plus grand des lézards i 
loyer , je fuis pour beaucoup de ces deux derniers en ont coui lies 
loyer ; éf non } de rente. cara^eres , & les falamandres ta 

RENËBRË ; Efpece de Pa- app^Qchent beaucoup, 
tlence â feuille étroite, en lac* RENO i Plainte , foupirs d'un 
Uptuhjum folio acuto rubro. Voy. malade , pleurs traîiuas d'un cn« 
Jtouiirbë, fant gâté. =: rIho ; le cri des 

RÈNEC s 7uron , furemem y Konda d'une porte, de Tcffiea 
reniement, blafphéme 9 impré- d'un cbarriot, & de tout frote- 
cation. Fd lou rente ; jurer > ment det pièces d'une machine 
jrenicr. ^ qui produit un Ton aigre ou aigu» 

RËNËGA , ne (îgnifîe pat y RENOUS,rë/iacr^; grondeur, 
renier , ou abjurer fa foi, fa re- hargneux» pleurard, 
ligion ; mais , jurer , ou dire des RENOVER, v» 1. Créancier; 
jurons , peftcr, facrer > faire des (feneraton ) 
imprécations i & de plus, dire RENS, réfnu > rames. Tout 
des paroles falet, telles que les oro es prëparat , vélos rins é 
B., 6c deux ou trois el^eces de courdâjhës, 
7 , R'énëf^âvo coum*un fol ', il ju- REPÂOU. Dfmouras in fë^ 
roit comme un payen ) ou comme pàou ; finirez. Làiffa më di ri» 
un podedé, ^ P^^^..\ JaiiTez-moi en repos. 

RENËGÂIRË ; Jureur, hom- RËPÂOUZAR. v. 1. Se mettre 
me mal emj^uché. â uble. lat. difcumbèrt. JÊdouc 

RËNGHËTO ; File ou fuite de rëpâou^ero li baro > pir nombres 
chofes 9 ou de perfonnes difpo- ënâijfocoma y, mda; ^difiu" 
fées en long l'une après l'autre, buerunt er^o viri numéro qutfi 
Ana de rënghfio ; aller à la file, quint^e mtilia, ) 
Cap de rënghlto^ chef de file. = REPAP|A ; Radoter. Ripâp'uL 
Jhouga à rënghSto ; jouet â la auroitil fignifié originairement» 
mérelle. ^ redevenir enfant ) Ce terme pa^ 

RËNGLÔRO , ongloro , in^ roît être un verbe réduplicatif 
glora t lagrëmuTio f rigolou f ou dont le fimple cUp p^ia% dit 
jpëtinglôro \ un lézardeau , le pe- par corruption de > ^apic^ : terme 
fit lézard gris des murailles que ravori des enfant. Si de papa on 
les eofisiDs prennent à la main « a fait un verbe pour dire » être 
-hi dont la queue fe coupe facile- enfant, rëpapa » ou répapia » aur^ 
aient & fe reproduit de même, fignifié redevenir enfant, on 

On voit dans des cabinets teniber en enfance , comme il 
d'hiftoire naturelle des lézards arrive aux vieillards qui radotent, 
volans d'Amérique , plus petits & de qui on n'efi pas étonnf 
f|ue nos lézaidcaux gtii auxquels^ d'catead^e dps f tpps 4'fMf^>» 



R E P R E Q 227 

f^papiofoun jfadoul 3 il radote du fe dit des feuilles des atbres que 

saacin au foir. le froid , la (ecbeteiTe , les pt- 

RÊPAPÎJHË î Radotage, ra- quûrcs des pucerons font boffclcr^ 

alotecie. RËPOTIS ; Hocion : coup 

RËPARO. Vof. Rëprin. décharge rudement fut le vifage. 

REPASSA , au figure ; frotter , RËPOUMPI. Voy. RëJbuntL 

ioufpilletj charger de coups, RËPOUMPÎDO {de) } Pac 

d'où eft formé « rgpeffddo ; volée bricole. 

àc coups. 4 ^^ RËPOUNCHOU ; La raipon* 

RËPËNRS.y.l. Cou- ce : plante qui e(l une des fafadet 

-vaincre, en lat. arguere, d'hiver répandue dans les cbaqips* 

RËPËTA; Rceimber)ruer.= RËPOUTËGA ; Marmoter , 

Murmurer » fe rebéquer. Rëpgtay murmurer. = Pefter , fc plain- 

^ui le dit au propre des animaux» dre » fe fâcher. == Répliquer 

Jiaroît être un mot compofôdont brufquenieot. 

es primitifs font, ;>^,& riiréi RËPOUNTI , ou rëfpounti $ 

pied en arriefe, dont on a fait , Mentit doublement. Voy, i^ëp^r/» 

irë'péta. Le françois, regimber. RËPRIMA , terme de jardi- 

^u'on a dit pour « rejamber » nier ; unir le terrait^ : féconde 

^aroit avoir une origine pareille, façon qu'on donne à une plan- 

R^PËTI > ou rëpoutis, N*avés che de jardinage après le premier 

rëpëti ; c*eil vous r même qui labour. 

-tnsntez , ou vous mentez dou- 'RËPRIN , rëpârotou griAou ; 

Slement. Les recoupes : ton dont on a tiié 

RËPÈTIÉ. Voy. Rëvëndâiri, la fleur , & qui contient beau- 

' R^PËTIT ; Le roitelet. coup de fatiue ; les boulangers 1» 

RÉPIT; La répétition d*une font remoudre ; ce qui produit» 

liorloge » ou les heures qu'elle après qu'on l'a reCTaile , les recou» 

répété ou fonne une féconde fois; petes : fon beaucoup moins 

^ non » le répit ni le réptc. Ëf- chargé de farine tL donc on tito 

fërën lou rëpi ; attendons la ré- l'amidon, 

pétition. Lou rëpifôno ; la répé- RËPRIN. Voy. Rëvîourë, 

cition fonne. REPROCHES ; Rapports d'eC- ' 

Répi en françois eft la même comac » ordinairement aigres 8c 

chofe que délai ; & répic eft un défagréables. 

^erme de jeu de piquet. REPROÉR. v. l. Opprobre. £« \ 

RËPICA i Sonner une féconde aijji fi noftrë. Sënhor d mi, ëls \ 

^ois j fe dit d'une horloge. ==: dias ëls quais gardcc cftar lo mcu 

Jtëpica de boûtos ; relier des rëproer ëiurëls koms ; c'ed U , 

.tonneaux» y mettre de nouveaux grâce que le Seigneur m'a faito 

cerceaux , 6c chaCTer les anciens en ce temps , ou il a bien voulu 

^ coups de maillet. me titer de l'opprobre où j'étois 

REPÎNSO ; Une pinfe ; terme devant les hommes. 

4e tailleur & de couturière pour RËPROUCHA *, Donner det 

femme ; plis large & plat qu'on rapports , ou des • vapeurs qui 

fait aux habits ic au linge trop s'élevehc dans la bouche d'uii, 

amples^ pour les rétrécir. Faire eflomac dérangé. Aqëlës rabë^ 

une pince à une vefte trop large» m'ë rëprôchou ; ces raves , qu ces, 

ou la rempiler. raiforts me donnent des rappoctii; 

RËPIQET. V. 1. Carillon Ati & non , me reprochent* 

cloches. Qant aghêrou âou^i las REQËT , ou rëkëc > difn/nut» 

Mampanos fonar alrëpiqët ; quand de reç ; petit ruilTc^u,. 

on eut entendu les cloches cacil- RËQIÊTO ; Galet ; pierre 

lonner. propre à fairç des ricochets. Vo]r« 

^SPLKCA i Se lectoquevUlcfi Rëkiêto. 

Ffij 



lit R E s RE S 

RËQINQILIA. Voy. Rekin- cîâou;chzm^'c\os,PrarcfiUati, 

^ilia. pré clos. 

RËQÎSTO. V. I. Vérifie , ex»- RÉSCLAOUZA ; Ceindre ,' 

»iné , recherché. Voy. Rëkifto» dorre. Une édufe , une cbaaf-, 

Totas las mëfuras de loi mer' fée > font comme des clôtures y 

€adiés de la villa <PAleft , una des enceintes faites à Teau d*un 

vëgada en Van fian rëqiftas é që érang , d'une rivicre. Voy. Rrf- 

Jiâou lëgals é liais ; è që il Bailon clâouj^o, 

d'els Semer s për fagramën fiâou RËSCONDRË ; Cacher. Ul«, 

tënguts d*aiffo a far abs los pros condert. 

êmes de la villa , é ah lor fimo- RËSCOS 9 rafcos « ou rifcùim» 

nomën. Cojî. d*AL du , & rëfcoft ; caché. En rif- 

REQERËNSA. V. 1. Requête, côft , de rëfcoft , y. 1. en c*- 

demande. Saben që nos avin las chette. 

rëqërënfas Us quais requerim de Tu con oraras » intra en tû. 

lui ; {^fcimus quoniam habemus cambra i clâou to uiff^ é ora té 

•petitiones quas pofiulamus ab eo) ; pâirë en rëfcoft ; é teus pâirë qt. 

nous favons que nous avons déjà vë en rëfcoft rendra o à tu. De- 

xeçu l'efFet des demandes que g^no, câoufa no es cuberta që no^ 

nous lui avons faites. fia dëfcubertay ni refcofta qi no. 

RÉS 9 réft y èc en y, 1. fort ; fia fdoubuda, 

une trefTe , une corde , ou un RËSCOUNDOUS {de') , oa 

chapelet d*oignons , ou d'ails : d'ëfcoundoun ; eh cachette « à U' 

les ails , ou les oignons y font dérobée , en catimintl lat. recon^ 

attachés par la*Fane treffée avec dieus. en Vénitien, infcondo^, 

dix glui, ou paille longue : ils RËSCOUNDUDO. V. Plugië. 

font attachés fur deux files ju- RËSCOUNSÂL^O ; Tréfor « 

melles qui tiennent enfenible. La ou autre chofe cachée, 

trèfle , ou corde d'oienons ap- RËSCOUSTIÊÎRO ; Une ca- 

pfoche de la torche de Paris ; chette. Voy. Soutiiiro» 

oà l'on vend l'oignon à la iot« RËSKINLA ; GlilTerf patiner 

che ) à la glane « ou botte & au fur la glace. Après Tart de volery 

boilTearu. ou de s'élever en Tair corom^ 

RÉS , ou refl, eft l'abrégé du les oifeaux > rien n'égale celui de 

lat. reftis ', corde, en Efpgl. rffira, patiner , ou de s'élancer fur la^ 

Pliue die dans ce fens , reftis' £(lace avec des patins y ou des. 

nlliorum ; une cotde , ou cordée foies de bois garnies en deiTooi' 

<i*ails. dans leur longueur d'une verge. 

Il y a vingt-cinq oignons atta- de fer carrée , faillante fur 1^' 

chês fur deux rangs à une double devant & recourbée en haut. b«' 

crefTe : & douzp de ces trèfles br. rifcla » ou^ ruklein ; gliffer. 

Jumelles font ce qu'on appelle RËSKINLADO -, Une gUflade. 

tii^e balle. faite à de^Tein , ou par mégardê." 

RËS, rëy & rën; Rien. Aco RËSKINLADOU j Une gUT-, 

fâl pa aï rës ) cela ne fait rien'; foire : lieu où Ton glifTc par! 

& non, de rien, ni en rien. Ses paffe- temps *, & non > un guC- 

pafâougu de rës ; il ne s'en ell loir, rr Un ^ pas gUffant. 

prcfque ricû fallu ; & non , prcf; RËSKINLËTO U^çù^à d ) ; 

que faRu'de rien, il ne s'en faut Jouet à écorche-cu. 

liénj 8c non , de rien. Il n'eut RËSKiNLOUS ( rf^ ) ; En 

jien de plus â nous donner; Se glifTanc. Ana de. rëskinlous ; 

non , rieti'plus à nous donner. . glilfer , fe traîner fur le derrière. 

RËSCAT. v. 1. Recouvrement» RËSPFSSA. Voy. Rëfoufa. 

rachat. \ RËSPET, ou /^ërâr; Du fouets 

RSSCLAOU; Clos. Can r9f, de la coxde àfotscci donc Icf 



R E s 

charretiers & les cochers garnif" 
^cjic le bout de leur fotiec. 

KËSPIÉ ; Piquette 9 ou bu» 
rande de la féconde cuvée. 

' RÉSPONDRË , letroe de ma- 
gnaguerie ; commencer à édo- 
re , ou à répondre. On dit que la 
graine des vers à foie répond , 
iorfque des vers commencent à 



en écîore. 



RESSA, ou rëfsëga ; Scier, 
4u grec, rejpein ; fendae. 

RESSA ; Gratter , ou racler â 
une porte de jardiu de campa* 

Îpe, avec un infiniment qui ciepc 
leu de marteau ; tel qu'on en 
trouve aux jardins des environs 
de Montpellier. 

RËSSADOU; Le baudet 
des fcleurs de long : petite 
poutre ordinairement fourcbée 
par un bout qui pofe à terre , 6c 
<jont le bout oppoG^ c(i élevé fur 
un chevalet , (efpece de tréteau ) 
ou fur une chèvre : la ,bille â 
fcier porte fur le baudet. 

RESSÂIRE y ou rUfsëghii ; 
Scieur , fcieur de long. Ces arti- 
fans , qui font des environs de 
Ja Cheze-Dieu en Auvergne » 
fout ordinairement vêtus de bure 
rbiver & l'été ; ils fout par ban> 
àcs de trois : ils tringlent leur 
bille équarrie ; c'eft-à-dire , 
qu'ils y tracent des traits avec un 
cordeau trempé dans de la cou- 
leur rouge ou noire : ces traits 
parallèles fervent à guider la 
icie & règlent Tépallfeur des 
pièces. 

[ RËSSÂTRËS ; Sorte de mou- 
cherons qui par de petits vols 
<)u*ils font alternativement & 
vendant long-temps de bas en 
haut & de haut en bas , imitent 
le mouvement des fcieurs de 
Jong. ^ 

RÉSSAOUSSILIA ; Un cveil- 
14, un fcarbillard. 

RËSSAZIONDAR. v. 1. Se 
rétablir , prendre des forces. E 
fiéL rej/k^iondaes ab vos ; 6c que 
|e. prenne avec vous quelque re- 
pos ; ( d» réfrigérer vobifcum, ) 
HËSSËi uVe.fciç à.main^fp- 



R E S 219 

Sre à fcier une branche d'atbre 
e moyenne groîTeur. 

RËSSÊGA , rêfsëg-^r i v» U 
Scier. Voy. Rejfa, 

RËSSEGÂOU ; Scie i débiter 
avec quoi on fcie en deux pièces 
une bûche de bois à brûler. 

RËSSÊGO. Voy. Rêfo* Rëfst* 
ghii.Ti. pr. Voy. RëffiUrë, 

RËSSÊGRË ; Retoucher , re- 
chercher ) revenir fur fes pas. 
On recherche â la pioche les en- 
droits qu'on n*a pu labourer avec 
la charrue. = Rëfsêgrë, Voy, 
Êftërajpa, 

RËSSËJHA ; Côtoyer , paiTet 
par les bords d'un champ. 

RËSSËMBLADOR. v. l. ImU 
tateur. Rëfsëmblar ; imiter. 

RËSSIDÉRAR. v. l. Éveiller. 

RËSSIÉ, owrajfié'j Celui qui 
nourrit le bétail d*autrui> pouc 
le feul profit du fumter. 

RËSSILIO > ou raskîlio ; La 
fciure du bois. 

RÊSSO ; Scie. Reffo de mon, 
Voy. Rëfsëgâou. Grando reffo 
dû mënufié ; fcie â refendre. 
L'alumelle c(ï au milieu de l'afFûc 
comme dans celle à fcier de 
long , & on la tend de mémo 
avec des coins. 

Vun tUo la rêjb Vâoutrë lûu 
piurâou» Voy. Pe'urâou, 

RÊSSO ; Le racloir d'une, 
porte de jardin. 

RESSÔOU ; Carrelure de ▼ieux. 
fouliers ; & non , reiTemélage » 
rëjfôou de fabâcos ;. raccommo- 
dage de fouliers. 

RESSOULAj Carreler, reffe- 
mêler , raccommoder des fou* 
liers. Bôtos s'è{fqutados ; botes, 
carrelées , raccommodées. 

RËSSOULA, terme de cueilleuc. 
de feuille ; cueilKr à poignées ^ 
efTeuilier, ou déppuiller un fcioa« 
en un coup de main } le cueilleuc 
empoigne le bas du fcion » 6c 
eu tirant à foi , il en détache ea. 
un coup toute la feuille» 

RËSSQUN. Voy. Rëfounû" 
mën. =z L'écho, pr. l'éco. 

RËSSQU^JSA j Raccourcir, ac 



zjo R E s R E 5 

K £ SSOU N TI » r^oampi , o« autre encore dedifc demtWBsr^ 

fëtrcuni ; retentir y refonrier. ou demeurant à la rue Se. Ho- 

RESSOUNTIMËNyOur^cini noré ; au lieu de ,, dans la tm 

]Le fcrmidement d'une cloche. St. Honoré : car être â la rue» 

le rcfonnemenc d'une voûte , le c*'eft n'avoir pas de maifon. 

reccntitremeot de Tarr caufé par Le terme reiler u'eft pas moiar 

la chute d'un corps » ou par déplacé dans bien d'autres pbra- 

«juelque bruit pareil à celui du Tes : telles que , vous me reftca 

tonnerre. Quand ce canon a- dtvotr un écu ; au lien de t vom 

trré , il's'ell fait un grand re- me redevex un écu » cm rae devez 

teniilfement dans tout le vallon, encore un écu, ou vous êtesea 

Mèjoun , ou rëjfountimën , cil relie , après compte fait d*us 

lie fou renvoyé. Aqilo gliio n'a écu ; ou bien , reile que vous me 

jpët du r'éjfoun ; cette Eglife ne devez encore un écu. 

lefonne pas. Cette maifon , quoi()iie.neiUe« 

RÉSSOURTI. Lorf^pe le verbe ne reite pas d'êrre foltde : dites» 

fr. rcifortir » ne fîgnihe pas 9 for- ne lailfe pas d'être fotide. Quoi- 

tir de nouveau ; mais , être dans que bien las , dit-on encore » 

Iz' dépendance , on le relTorc je ne refterai pas de marcber » 

d'une jurirdiâion ; on ne le con- au lieu de y fe ne laiiferai pas dr 

fugue pas comme 9 fortir ; & marcber. Il faut dire de snême » 

Fon dit , )e reHortis , nous ref- j'ai été, ou {'ai mit un mois à 

ibrtilTons , fe reflortitTois , je raire cet ouvraee ; 6c non , |^ 

leflortirai , qu'il refTortilFe ; & rtilé un mots a le faire « 8cc. Ace 

non , je rellors , nous redor^ Le verbe refier n'eft françoi» 

tons , ficc. que dans ces occafibns-ci. 

BXSTA ; Tarder. Avis pla r^. Ce qui refte d'une cbo(ê 

rêfla à vëni ; vous avez bien dont on a ôté une partie ; c'cft 

tardé â venir ; & non , relié, tout ce qui me refte de mon ar- 

£r de même, on tarde bien â gent. 1®. Lorfqn'il fignitie» de* 

ibooer la MelTe ; & [non , on meurer après le dépare des per- 

Befte bien ^ &c. Tonnes avec qui l'on rioit ; ib 

RESTA ; Loger , 'demeurer, font partis & )e rel^ , ou |e fuis 

€>untë rifla / où logez- vous , relié. 5°. Être arrêté dans h» 

•à demeurez >vous> & non, ou lieu au-deli du temps ou*oo t'é* 

sellez- vous ? gafconifme très>or- toit propoie ; & enfin , être 

^Knarre* ReAer ne fignifîe jamais dans un état contraint , dans une 

Ibger , ai demeurer dans un lieU) inaâion forcée. La laâîtude Va 

eu y avoir fon habitation : & fait refter en chemin. 

Fon obfervera qu'il y a cette Lorfque relier eft françoit » it 

différence entre ces deux ternies faut le rendre par l'auxiliaire » 

^*on ne loge qu'en palTant , 8e èzrc f & non 9 par $ avoir. 1-it 

^i»*vB demeure (lablement dans dëmoura për las coitrdâros ; il y 

une matfon où l'on a iiié fa e 11 relié pour les gages s & non, 

^meure. il y a reilé « &c. Je fuis refté 

On dit très-bien » un tel a écê feul *, & non » fat reftê feul : 8c 

àix ans à Paris ; il togeoit chez de même , il eil refté feul dans 

un ami ^ qui demeuroii dans la la même place. La lie eft reftée 

rtie St. Honoré *, & non , un tel au fond. Tout cela eft refté dans 

« relié dix ans â Paris ^ il reftoit Toubli. Ma bourrique eft teûée 

chez un ami reliant , ou qui dans le bourbier , 8cc. 

reçoit i ta rue St. Honoré; où R EST ANC A i Étancber » o« 

l*on remarquera qu'outre la faute arrêter l'écoulemenc d*uoe cbofe 

4e mettre, relier pour loger ^ ou liquide. ^ 

fottc demeurer^ c*cft eft OBt AËSTAKCO. T. l. Balrc ^u^ 



It E s R E T 13» 

en traveri & derrkre Mie champ tp chaume. =: Tecce -eA 

Sorte , ou une feoêcie , pour les jachère, ta \zx.Jtipula* 

acier ou les fermer : ancienne R£STOÛDL£. Voy. <j}ijkou* 

fcrmerure plus folide & i meil- RËSTOULU. Voy. RafiouUa^ 

leur marché que les rerrurés.= KESTOUNTI. Voy^Rëffoumu 

Itcftânco l tout ce qui iêrc à RËSOlDAR. v. 1. K.e)eier « 

Eccenir, à arrêter* b. lac. flanga, réprouver. Éfiablem gë falfafM 

RËSTANSO; Paufe, iiiteirup* fiàou rëfuidadas é tormëntadas* 

iioo , cedation d'une aâioa. Cofté dAl. 

RÊSTÎ14CLË ; Le LeQtifquet RETALlA ; Circoncire, i?^- 

àtbiiiTeau des Landes des envî- taîiado ; circoncis » ou celui À 

iotis de Montpellier doât le ^^ui on a coupé le prépuce , 4ia 

bois eâ reaommé pour les cure- Xuif. 

deors. On {ire la rétine appelée y RËTALS ^ Rognures d*imc 

Maflic des Lemifques <iu Levant* étoffé , ou d*un habic « plus 

Refte i ravoir 9 (i ie Lencirque uiké que , retailles. Le terme , 

•^ DOS landes eft la même efpcce pièce marque un rapport aux 

de v^étalfiHJS lequel un des vieil» trous qu'elles bouch^m ; Ce -de 

lards de Phifl. de li chaûe Suûin- plus , on ne le dtc que des i¥i4«r- 

nediroii f*êrre caché /& que les ceaux d'éto^.* ul^s. Ainfî il fauc 

Craduâeurs^nt appelé^ /en^i/ciw: dire à un tailleur, ccn/lcrz- mol 

ce n'eft pas que le Lentifoue , ks rognures de mon habit j 9C 

n'étant chez nous qu'un ainrir- non , Tes retailles, ni les pièces* 

ifeau , ne puifTe être dans un i<£TÂLS (Le pciro de tâlio ^ 

climat plus chaud un arbre de les recoupes de la pierre de taille* 

la taille <l*m) grand chêne 9 Tous RET£NAL , terme de marine^ 

lequel Tautte vieillard difoii amarre c lien , cojde pour omar* 

-s'être caché de même , ou s itce rer; cable pour attacher au porc 

apis i couvert : mais il y a -une un vaiffeau. 

Jurande incertitude fur Texaâe HËTÊNË , terme d'agricuil« 

iCocte fpondance entre les noms turc ', nouer. On le dit des ar- 

€ie beaucoup de végétaux Ôç bres fruitiers dont les lleiirsA*oxit 

jnême d'animaux & des min&> pas coulé. 

faux des anciens Auteuts ; & RÉTIA^TA , ou rëti°në\ re- 

ceux que leur ont appliqué les teindre , teindre une féconde 

-interprètes y faute de caraâeres fois.^ 

dCuHîrans chez les premiers pour RETÎPA. Voy. Retrâirë. 

«lettre cies derniers fût les voies^ RETIRA {së)^ S'étrécir^ Loti 

RËSTîNCLIÊIROsLendccou- kiuèr se rStîro; le cuir s'écrccit 

Tene de Lentifques. aiu Feu. La toile neuve rap;:- 

RËSTOLH. V. 1. Paine, lat. tiiTe au blanchidage , & «tne 

fiipul/X' y oy. Rëftoublë. érofiTe â la teinture. On dit, le 

' . {<.Ë;SJÔLPS ;• Reliefs de 4a- feu a grésil:, ou raccorni £e 

^lîle y'.rçilec d'un fellin. • parchemin; U fa retira. On die 

\' ^fe'STÔUiy-A, Voy. Jlfijiou^ a«{fi> ce lafctas eft tout gtipé 

.Slâ» ^^^ftjutbLfi.^ femer fur le pour, avoir été mouillé. 

jchÀamc , pu femer f»^ Ir même RETIRA ; Recevoir , loger , 

<^'amp deux années de Cuite^ accueillir. = Donner retraite •' 

* ■ RÊS.TÔÛBLË ; L'étoule', ^ afyle, refuse. = Donner l'hoC 

4àns quelques Provinces fran- .pitaliié. 

çpifcsiç raltoublc ; hçrbes ^ri^lécs . R JE 7 1 R A D O j Logement , 

'^vecle jphaume qui reAent xi^ns liôfpitalicé , charité qu'on exerce 

.tîn f hatHp apr^ la moilTon .^ e|i recevant , eu logeant un pau» 

4)iii font une pâture pour le, vre pafTant (ce qu'il faut faire 

JI^U Tiré ëii rëfifiàklMi ii^. «epeadamavccj^j:u4eDtt}« P<^ 



ij2 R E T 

mt la rgtirédo 3 doDorr k uwfeil 
à qoelqu*aa , exercer rbofpiia- 
liié. ^ 

RÎTÎRADO; Us-pied- à-terre 
ponr aa ciraD^r, ûoi arnv:iat 
<lans uoe vîile , mi iîca d'allsr 
«Udi nDc ao^rge , ra dcfcendre 
oo mettre pied i trrr; chri oo 
parcDt 9 ou un ami , oà il eit fur 
d*êrre accorilli. 

C'étok djfif Ici temps où Irt 
joberges des ▼î!es o*étoieot que 
peu ou point connues ; ce qu*on 
appeloit le droit d'horpitalité dzt 
aiiciens , de la clade des hon> 
nêtes gens ou des plus riches .- 
droit « ou plutôt bonccte:c oui 
cxUle encore dans les pays ifolés 
ou peu fréquentés ; tel par ex. que 
ia Sicile où» fur uns première 
rccoinmandaiioD » un rt ranger 
parcourra toute cette Ifleprefqne 
fans déboarfer. 

RËTlKADO; La rcrraÎTe , 
l'heure où l'on fe retire. Battre 
la retraite;^ 

RF.TIRADO ; Terme dairirr. 
Fa uno retira io ; ramener la 
balle du bled au izi, 

RÉTORNAR ê ftrv'uut ; t. I. 
aiTervir. {infervirutrmredigere.) 

RËT0UNDÎLI05 , ou ritoun- 
dits. Voy. Sècoufûlios, 

RETOUR; Un renvoi ; 8c 
Ikon un retour , lorfqu'on parle 
d*un cheval ou d*une voiture. 
Vn caiechou de retour; une cbaife 
de renvoi : voiture qui s*en re- 
tourne à vide y ou chargée , du 
lieu où elle étoit allée , & pour 
lequel 03 Tavoit d'abord louée : 
elle n*ell de retour > que lorf- 
qu'elle fera revenue au lieu d*où 
elle étoit partie. Je fuis venu par 
un renvoi, & je m'en retourne- 
rai de même ; & non , par un 
rfctour. 

RÉTRACH ; Portrait d'une 
perfonne fait au pinceau. 

RE TRAIRE i Portraire ; tirer 
au pinceau le portrait de quel- 
qu'un. ^ 

RËTRAIRË iuji^i'j y. 1. porter 
un jugement. 

KKTRAIRÏ « OU ritipa ; tirer« 



R E V 

reffcmUer. AoUs cemlom r6rÊ 
fk loM. jhJûtiûe'f cène couIeiC 
tire fdr le laone , on cfl ;^pTO- 
chanie d j laune. Rizipa , dériva 
de ty^^iisi image* reflsidblance. 
Rit'-iz'i. en îtaL ritrarto ; por* 
trait , image ; fie ràrmrre ; fef* 
fcmS!er. , 

RrTRAIRi. V. 1. Reprochée; 
Urèirj7'^a: ils lai reprochcot- 
KfrrajBmèK ; v. 1. rcproclK. 
infuitc. 

RËTROUNI. Vof. RSShatnn. 

RETRO US ; Débris du foin ft 
de la paille tombés à terre da 
râtelier , ou de la mao^oire d*iia 
cheval. 

RËTROUSSTT ; Recorai Al 
figoré « on homme retors « on 
fin 9 rofe > anihcicaz. = Vno 
bièîio rizroufiidù "i une yieille 
ratatioée, 

RËTTA.mIN ; Extrêmement. 

RETTE , j>articule fuperla- 
rive. A l'iowdt-o rdtto fîno ; il 
a l'orf i"e ou l'ouïe rrds fine. 

REVFlltS; Les révetlleon 
de Touloufe , que les Capiroub 
établirent au i^o.nbre de quatre 
en I p 8 ^ â la perfuafîon d'os 
Prédicateur ie!é pour la dévo- 
tion aux âmes du purgatoire. 
Ces révei!leuTs qni doivent mar- 
cher toutes les ooits dans lei 
rues de Touloufe , dcpais une 
heure jufqu'à cinq , (onnenc une 
clochette 8c chanunc à bame 
voix : 



Réveillez- voas gens qni ««».<»> , 
Priez Dieu pour les trépaflH. 

RËVËLÎOU ; Le réveillon , o« 
la médiauoche de U nnit de 
Noël : collation qu'on fait aa 
retour de la nK(Ie de minuit. 

RËVËNDÀIRË , ou mantom' 
nié ; rcgrattier » oo marchand de 
regrat ; 8c non , revendeur, Rh' 
vindâire de pourqë ; charcutier 
de porc frais. Rëvindâiro di frâ- 
cho ; une fruitière * ou marchande 
de fruit. Les regrattieres font aufi 
le regrat des herbes , mais les 
liucchandes fon( ccllei qiïi onc 

cueilli 



R E V 

€«enU les légumes dans leur |at- 
<iin. 

Le Terme revendeafe D*e(l ufité 
eu François qu*en parlant des 
femmes qui portent des bijoux 
à. vendre dans les matfooii , & 
qu'on appelle revendeufes à ia 
toilette, ou poui les petites inac* 
chandes de rruic , d*hetbes 9 &c. 
qui vont dans les rues. On dit 
au (fi , revendeufe de vieilles 
hardes. 

RÊVËNDARIÉ ; Le rcgrat. 
Faire le regrac, ou faire dans une 
boutique un petit commerce en 
détail de fardines , de fromage , 
de merluche , &c. ou vendre 
des légumes, du Tel) du cbac- 
bon ) des -châtaigaes , &c. à pcr 
cites mefures. 

Les termes regrat & regratier, 
fe difent plus particuliéreraenc 
du regrat du Tel ; mais il s*ap- 
plique également au petit com- 
merce des autres denrées qu*OB 
acheté de la féconde ou de la 
troifieme main chez un mar- 
chand , ou une marchande qui 
tiennent boutique. 

RÈVÎÉNGUT, en termes de 
cuifîne ; refait 9 blanchi : fe dit 
de la viande qu'on fait revenir 
fur la braife> ou dans Peau 
chaude. Pë^oul rëvëngu ; un 
gueux revêtu. 

RËVËNI ifa); Faire blan- 
chir , ou refaire. On refait 9 ou 
on fait fuer une pièce de boeuf 
dans une ca'flerole avant de Tap- 
prcter. Fa rëvëni las êrbos ; blan- 
chir , ou faire amortir les herbes 
entte deux plats fur un four- 
neau. 

Ou dit dans un autre fens. 
Për vou rëvëni ; pour revenir â 
notre propos, ou à ce que nous 
difons i îi non , pour vous re- 
venir : ce qui ne fignifie rien. 

RËVENl câoucus ; faire re- 
prendre à quelqu un fcs cfprits, 
le ranimer j ôc non , le revenir. 
Ce verbe n'cft jamais aâif. On 
dir revenir à foi*, je le fis revenir 
â lui. Revenir de mort à vie } 
te non , en vie. 

Tome IL 



R E V Ijj: 

• le verbe revenir n*eft pas fy 
nonymç de retourner. On revient' 
d'un lieu oà Ton étoit allé. Va-= 
t-cn chez le- boulanger , & re- 
viens bientôt; & l'on retourne 
dans un endroit d*oO l'on étoic 
venu une autrefois* Le boulanger 
t*a donné de mauvais pain , re- 
tournes-y. J'ai été ce matin à 
l'Église, il n'y avoit point de 
melTe , |e m'en fuis revenu ; & 
non , je m'en fuis retourné. 

REVÉNTA ; Prendre beau- 
coup de peine. \yoy. Pcnëca. 

KËVËRËNCIAOU; Révéren- 
cieux , ou faifcur de révérences* 

RÉVËRGA ; Trouffé , relevé. 
Voy. Rëhounda, 

RËVËRTA , oii rëherta , ref- 
fembler. Rëvêrto foun paire \ il 
refTembie à fon pete ; & non y 
il femble fon père. 

RÊVÉS, ou rëvêjpido; une 
averfe , une ondée : pluie de peu 
de durée. = Rëve:^, Voy. Rë'-' 
vëfsâro, 

RËVËSSA ; Être pire. Un tâou, 
es michan , fa fouôrë rëvêjfo % 
fa ftrur eft^pire encore. 

RËVËSSBTO {nada de) ; Na- 
ger fur le dos, ou à la renverfe» 
Les nageurs fe délalTent par cette 
façon de nagei', lorfqu'ils fonc 
fatigués de celle qui eii ordinaire. 

RËVËSSINA. Voy. Rëbuffma. 

RËVÊSSO (mrt«)j Arriere- 
main. Un foufflet de l'arriere- 
main. On le dit par oppoHtion â 
ceux de l'avant- main. = Rë'» 
vëffo ; renverfe \ tomber à la 
renverfe. 

RfeVËSSÛRO {fa la ) ; Faire 
la couverture ; & non , la cou-- 
verte, ni la découverte : repliée 
le drap du chevet fur la cou- 
verture. On fait le lit le matin • 
& la couverture avant le coucher* 

RËVÎOUDA.Voy. Rebifcoula, 

RËVËZI ; Jeter au fort. Rë^ 
vë:(i à la palio coàrto ; tirer à la 
courte paille. 

RÈVÎOURË ; Le regain det 
prés , le rejet de la feuille de 
mûrier , ou la féconde pouffe 
qu'on occafîone en la cueillant* 



134 R E V kEt 

On appelle auffi regain » on REVOULUN i Bruic f fracÉlf 

fécond ellaim d'abeilles de la vacarme, /-a aqi di rëvoulm\ 

même luche le dans la même il y %a là de la bagarre. •* 

faifon. Nous avons eu des regains RËZE » ou Ugaft \ Le ricin 9 

dans nos ruches. la tique des chiens ; & non, U 

RE VIRA} Relancer quelqu'un» tic : infeâe du genre des acarusi 

lui rabaider le caquet » le ra* il eft gris & de ta groffeur d'un 

broiier. Coumo v*m lou rivirérë .' pois, ou plutôt) comme la fève 

comme je vous le relançai! du ^a/m« c/rr(/?i : il s'attache aux 

comme je lui rivai fon clou ! oreilles des chiens fie y tient ê 

i:*a bë rëvira ; il lui a bien rendu bien qu'on a peine à l'en déu- 

Ic chiïïgc» ^=i Se rëvif a de cami i cher. De^U l'exprcflion , xeii 

rebrouOer chemin, revenir fur eoum'un rëfé ; cela tient comme 

Tes pas. teigne , ou comme poix. Si 

REVIRADO ; Retour i accès coufla eounCun rt^ë i s*enfler , 

fubit de ceruines maladies. == s'enorgueillir. 

Rëvirâdo ; reliquat de maladie. Le ricin > ou pignon d'fodf 

REVlKOUNAMÉN.v.l.Tour« eA U fève d'une plante de même 

circuit. npm > qu'on appelle vulgaire- 

REVIRONAR. v.l. Parcourir, mem palmacknfti^ lequel pignon 

entourer. Us hom plantée fa reifemble un peu à la tique : 

vinha è rëvironee la de feb , é c'eft un vomitif qui a legcftitde 

fos X. cros ; ( homo planravit vi- Tamande fie qui u'eil mal faifanc 

neam 9 & fepe circumdedit eam que quand on en mange trop. 

^ fodtt lacum. ) RÈZEMER. v. i. Racheter. 

REVISCÔTO ; Détour > adref- Leforfags tém la colpa laquai 

fe , fubiiliié pour éluder des ^fp^ra rë^ëmer për deniers ; un 

pourfuites * ou une difficulté , malfaiteur ne craint point de 

pour échapper à un péril. M'a commettre un délit , dont if 

fat une rëvifcôto ; il m'a donné efpere d'être quitte pout de 

d'un détour 4 une défaite, une l'argent, 

échappatoire . RÈZËMÎDO ; Racheté, rédimé. 

RÉVOULUMA ; Tourbillon- REZEMTIO. V. 1. (remijjw.) 

ner. On le dit du vent qui fe REZOU, ou rajoa» Aco's U 

réfléchit contte quelque obftacle , ta^ou ; c'efl jufte. Fa U ra^ou ; 

ou des vents contraires qui fe faire le poids , It mefure , ce 

choquent , fie qui foulevent eu qui efl jufte fie ralfonnable. == 

tourbillon de la poufliere. De remous trâoucados ; propos 

REVOULUMA ; Ramaffer « infenfés, extravagans « tels que 

xaflcmbler, = Envelopper. Se ceux des fous.. =s Pitoyable ou 

rëvouluma\ s'accroupir , fe met- mauvaifes ^raifons , mauvaifes 

ire en un peloton , du lat. revo- excufes. 

hiere* = Rëvouluma ; mettre en F'ofto ri^ou if bôno ; vous 

«léfordre. . avez raifon > vous dites d'or* 

RE VOULUMÂDO; Monceau , Aco*s uno bono rë^ou ; c'eft bien 
amas de quelque chofe. Rë' dit, c'eft bien penfé. Di^is aai 
voulumâdo d*âouro', une boufFée de pâouros remous ', vous tenez ti 
de vent. Rëvoulumado de fun ^ de bien mauvais propos. r= An. 
un tourbillon de fumée. Uno agu ënsën de rëi^ous \ ils fe font 
rëvoulumado de moundë ; un pris de paroles . ils ont eu quel- 
gros peloton de perfonnes, une a ue altercation , quelque démêlé» 
croupe de gens afiemblés. L'aigo des paroles vives , fiec. 
vënie àbèlosrëvoulumcdos iVt^M REZOUNA ^së) y Dire Tes 
vcnoit pat flots à difércuccs te- raifons. = Se défendre par bon- 
f fifcs. Acs / ou nauvaifes caiCoas» faire 



R ï B 

fapnne contenance , montrer lec 
<!cnts â quelqu'un. Rë^ouna lou 
bë d*âou mlftrë ; prendre les 
incérêts dïTmaitre » les défendre 
contre quelqu'un. = Rë^ouna 
uno mârchandt^o ; dire ou oB^rir 
un prix honnêie , ou riifonna- 
ble. = Rë^ouna lous drës \ payer 
les droits , ou taxes imporées , 
difcuter i quoi elles fe montent. 
s=: Rë^ouna aâoucun, ; prendre le 
parti , la détenfe , lies intérêts de 
quelqu'un. 

RÈZOUNADOU ; Un défen- 
deur , un protcâeur, un appui > 
perfonne qui prend nos intérêts , 

âui eil ep état de les foutenir , 
e les faire valoir. Les filles te les 
femmes qui font un mariage jpeu 
aflbrti à leur âge , â leur for- 
cune , à leur fiiuation , allèguent 
pour excufe le befoin d'un rë- 
^ounadou, 

RË20UNADOU ,ou rë^ounié-, 
V. 1. Un Procuteur. 

RËZUIDAR. V, 1. Rejeter « 
blâmer i improuvec. 

RÎAL. Voy. Rîou, 

RIÂSSOS; De la laiche:foin 
peu délicat qui vient naturelle- 
ment 6s. fans culture dans les 
terrains humides & marécageux. 
Le fouchet domine parmi ces 
fortes de plantes. 

RIBANTA , ou ënribanta ; 
Orné , ou garni de rubans. 

RIBANTIÉ ; Un rubanier ; & 
Bon , pjjiifementier. 

RIBAOUDARIÉ. v. 1. Com- 
merce j^harnel fie illégitime. 

RIBAOUTO. n. pr. le même 
que , haute rive > fie que le n. 
pr. rives-altes ; telles auc font 
-certaines berges du bord des ri- 
vières , fie les Esilaifes du bord de 
la mer , qui font ou des terrains 
ou des rochers taillés â pic « ou 
bien e( carpes : effet du choc des 
vagues de la mer , qui vient 
battre contre dans les tempêtes. 

RI BAS , augmentatif de rîbo ; * 

frand talut de gazon , pente pro- 
onde fie efcarpée , forte de pré- 
«ipice.^ 
RIBEy La cré^iatc ci'uB foa- 



R I B 235 

lier ) terme de cordonnier : ban- 
de ) ou lanière de peau fouple 
qu'on met au milieu de la cou« 
rure de la femelle avec l'empei- 
gne. 

RIBÈIROL , ribéirôlo ; v. 1. fie 
n. pr. Riverain ; celui don: les 
champs , ou l'habitation font 
auprès, ou le long d'une rivière. 

RIBEJHA. Voy. Counjrounta. 

RIBIÉIRO. 11 n'eu pas tou- 
fours Vrai qu'on doive appeler 
Heuve \t% rivières qui portent 
leur nom jufqu'à la mer. Lei 
Heuves font de grandes rivières. 

RIBLA ; River un clou. On 
dit au figuré, U ribUrë fous cla- 
vels ; je lui rivai fon clou ; fie 
non , fes clous. = Ribla ; battre 
le pavé , l'enfoncer avec la hie. 

RÎBLO ; Hic , ou dcmoifcllc î 
inftrument de paveur. 

RIBLOU ; De la blocaillc. ' 

RÎBO . râro , ou âbro ; Un 
talut de verdage , ou de gazon : 
terrain élevé en terralfe au bord 
d'un champ auquel le talut tient 
lieu de mur fie d'un mur bien 
plus folide ; fie non- feulement 
moins difpendieux , mais 4ui 
rapporte, du profit. Le terme 
douve , qu'on trouve dans quel« 
ques Auteurs , n'eft plus ufité. 

RÎBO ; Une haie. = Lifiere 
d'un champ. 

RÎBO , fe prend auiïï pour la 
mauvaife herbe qui- croît fur let 
taluis précédens , laquelle cd 
ordinairement fecbe , dure fie 
qu'on appelle verdage de talut « 
dont les ânes s'acconomodeat. 
C'eft dans ce fens qu'on dit en 
proverbe : aqëlo rîbo n*ës pa për 
aq'èl a^ë i ce n'efl pas viande 
pour cet oifeau , ou ce n'e(i pat 
pour lui que le four chaudPe. Se 
l'U unô coHO rîbo . un a:^ë la 
manjho ; s'il y a un bon em- 
ploi 9 c'eft un plat fujet qui 
l'obtient. 

RÎBO , fe prend en général ^ 
pour le bord de quelque chofe « 
celui d'un pré , d'un lit, d'une 
table , d'une rivière : mais on 
dit plus proprement , la liiiec9 



î3<î R I F 

^'ua bois y d'une forêc , cï'un 
champ ; le rivage de la mer ; la 
rive droite , la rive gauche d'uoe 
xivisre > fie en parlaot ainb y on 
t(k ceafé avoir le vifage courue 
"vers le courant de la rivière > ou 
fegarder le côté d'aval. 

RÎBO, du lair ripa ; d'où Ton 
a Fait , riparia , & de celui-ci en 
b. lat. riberia , noiera. De là le 
fr. rivicre ^ eau rivière i ou ri- 
bière j c'ciVi dire ^ eau qui coule 
encre deux nvcs « ou celle qui 
j)e coule que le long d*unc feule > 
comme la rivière de Gènes » ou 
la mer qui cotiole l'Écac de 
Gènes. 

RÎBO-TALÎADO -, Efcarpe- 
xpenc d'un rocher y d^une mon- 
ugne , berge d'une rivière , d*uu 
^oile , ou le bord élevé & taillé à 
pic. Les falaii'cs font fur le ri- 
vage de la mer , ce que font les 
berges fur le bord de certaines 
jrivieres. Il ÏFauc caluter les berges 
de celles-ci & Us gazonner , pour 
empêcher que. Teau ne les fape 
avec plus d'avancage. 

C*eft dans les berges de cer- 
taines rivières que fe logent les 
vers & les nymphes des mouches 
jippelces éphémères ; erpcces de 
Dcnooilellei donc la vie n'a que 
deux , ou trois heures de durée; 
& dans CCI intervalle elles jouif- 
fent du rpcâade de la nature , 
elles volent ,. s'accouplent > pon- 
dent & meureni : un four entier 
feroit pour elles une ctès-longue 
vie ., un âge décrépie : t'oible 
toKige de la vie la plus longue de 
l'houime comparée à rétcrnitc. 

RI BOT. n. pr. diminutif de 
rîbo ; petite rive. 

RIBOUN-RIBAINE j Bongré- 
malgré. 

. RiC-MANIAR. v, l. Feftin , 
repas fplendide. Maniava cada 
4lé rie maniar j (,1c mauvais 
riche ) faifoit tous les jours de 
magnifiques repas. 

RIÉJHA; Griller une fenêtre» 

RiiJHE ; Une grille de fer ; 
un treillis. 

kÎFLO. Di rtfio > ou d^ rpfioy 



RI M 

ou Sren , de brîco « ou hréco } 
d'une façon ou d'autre^ 

RiFLO ; Meuble de cuifîne 
d'un payfan : forte de cablecco 
â mettre une Umpe â pied 8e 
les eueillcrs du ménage > con»" 
me la tablette appelée , râfo « 
efb deAinée à mettra les vecfery 
les taiTes & autres uften(îles pa- 
reils. De là quand une maifeo 
eft dépourvue de couc > on dit $ 
qu'il n'y a ni riflo , ni rafo ; 5c 
quand elle a été pillée, on die 
de même qu'on n'y a lailR ni 
rifio ni râfo , ou qu'on n'y a rieo 
lailîé. ^ 

RIGAOU , ou rigaL Vof.RoU" 
bàou t ou RoubaL 

RIGOLOU. Voy. Ringléro» 

RIGOT. V. 1. & n. pr. Tretfe 
de cheveux , chevelure. S'ûT' 
ranca U rigoc ; s'arracher lc$ 
cheveux. 

RIGOULA , ou arigoula i 
Souler , rafTafier. 

RIGOULISTIS ; Régals , gran- 
de chete , ripaille. 

RIKËTO ; Collation 9 rafraî- 
chilTement. 

RIMA , ou ruma ; Brûler , on 
trop cuire, en v. fc. rimer. 

RIMA (/ou); Le gratin : ce 
qui s'attache d'un lueu » au 
fond d'un 'plat , ou au devant 
d'un pot où Ton a fait trop de 
feu. 

RIMA, dit par fyncope de, 
ranima : terme d'agriculture ; 
fleurir , pouiTer des grappes de 
fleurs. On le dit des oliviers. An 
le lima ; ils ont bien fleuri, U 
fioraifon a été abondante. 

Les fleurs de ces arbres font ea 
forme de petites grappes , appe- 
lées eu languedocien > ra7;in , on 
ra-^im 'y d'où tH formé , rima p 
fyncope de i ranima ', de même 
qu'on dit , rimieiro « fyncope 
de , ra^imiiiro, 

RIM1ÊIRO , ou ra^imiéiroi 
une lambruche , une vigne haute» 
un hautain .* forte de treille, ou 
de cep de vigne qu'on fait élever 
au pliu haut, des arbres oà il 



R I R R I T IÎ7 

Cltnd r» longs lainum. Lu d'cdicik! pu raillerie U-delTiii. 

gtappci OUI un gnili dt Umbru- RIKIe , au $(uié i frémir, 

chc que la «aille ne eottije pai ■i'a'go, d'iioii loupi coumënro « 

même fu[ dei cepi franct. riil; l'nu du poc ne bout p)l 

Lej vignet en plaine de Tof- encore elle CDmmtncc i ftimit. 

caDeoDi&irtcepinmDCéscomme RIS ; La peiiie Joubarbe i 

su tempt de Virgile Tur de periK Erain d'orge. L'ePpcce dont la 

arbtei de daq a fa piedi de feuille ell iriondie & aigieleiFe , 

lige , dont on tecf pe lei ie)e- cfl une planie potagère appcice . 

tous de trois en tioii ar» : cllec Tripe- madame, en lat. Itdun 

j\ produiraient pai i afTure-r- lercii-Jolium. 

oa , d'auili tioDaci giappei , li KISPET ; Un rtnoueur, un 

cUo éroJeDi balFei , comme ellei 'biilleul : Chirurgien de campagne 

le ioai fui lc( câieaui du mime ij Tani aucun appreniillage , 

f ayi. icDier Ici oi lomput ou dilloqués. 

H.fomt.VoY. RSjhe. La praiique , la force, un pe» 

HlÔSTOS.Vo^. JAujÏBoJ. = d'adrenê.lapr^ventiondupublic 

Miofloi. \ay. Éfcàioi. tt le bon matché donncni la vo- 

RIÔTO ; Querelle, mauvaire gueâceiieiioiiEUl's& iceuidanc 
le mtiier écanl de brifei lei oi , 

■M( î ». I. HiyiooB i ' — '- -'- 

_<« ti rloai au-deli 

^'où le n, pr. du Kleui- Lei de ptil 

«hjninuiift de fiîoa font ! cillï», .. 

RiOUSSE , ritaitl, rnaatg, l'aurre, & d« les lenir en place 

rigouH, en lat. rivului i peiil au moyeu d'atc11ei& d'u^i bau- 

nilTcau. dage ; la iiaïuie fai: li: mfic 

Les compolïl de rfou fonc : U lue nouiricier & rffifîini qne 

rtouinàlo i mauvali tuilTcau ; fournit le périoHe , forme un 

rtou-roTiiuilTeau rorrueux. Cdit- boulet folide, qui embralTe en 

rtau-i. cbamp-Toilin d'un niif- dcbort comme une virole lei 

feau , Sec deux bouts calTri & li^s lie en- 

RiQÊT i Le grillon. fembte : cequicA «(fj d'aiileuri. 

RiRË, on rlji;, Riit. Fdni ne Te rejoini iamais uivanc 

rire latpiiroii il feroii rire un l'obrervatlon de )l1. Buharoel. 

Wt de pierres, Li iragktt ua gra» RÎSPO } Ven glacf biCe 

rirH; il partit d'un grand éclai froide. Il fait une bife qui coupe, 

de rite, Jtiii'ln Jnan, tjë 14 du grée, ris.; t rwéo vcnri. j 

mJiri fricASi \ lis t'en 3«n RÎSPO ; Pelle i feu , ou do 

qu*an le frli dct iSuH. S'ëfpou. féu. 

thiga de rire i Ce pâmet de rite. RISTANTUR, & «iri/ïanrHrt 

On dii d'un habii vieux, ('au' Un uiibriui homme qui iran- 

mîfl/i d rire ; il commence i che de l'important qui fait 

IDOmiei la corde. ' l'entendu qui prend un ait 

Le Tcrbe, rite, nefemet*!! avantageux ; chei qui «pendant 
fr. avec le pronom réciproque , ce n'eli que grimaci! & ollenia- 
fa, que lorfqu'il ligniKs , fe tion , & rien au-dcli. 
moquer. Ilfeiii de vos projeti, RtSTË ; Un grand m;lnieau; 
je me rii de voi menacei. l'un ce letme vient des Refîtes , ca- 
ii ri^U faouire te ptourivo ; valieri Allemand* , qui portolenc 
l'un rioii «c l'autre pleuroir i & de cei maaieaux quand jli vin- 
non , l'un fe rloii, &c. lent dans ceiie Province en i!7«. 

Prtae pir rire ; entendre laiU rItË î L* cane : femelle^du 

Ictic ûtt preafa pir riri i U autardioifeau aquat^iie, CJw* 



23? R O D ROI 

i>*ccric c&fïcreiiimenc de cannfr , td milieu du crible en cfonnant'l 

•u rofeau. JUto cà le Dom du cet infUument ud mouvemeoc 

«'nard. circulaire , par lequel le» cribhir 

&I TOU, o«t r^irott» Curé , ou res plus légères que le bled» 

Hedteur^ font chaflées par ce dernier de 

KIVAIRIEL ; Rivage. la circonférence du crible à fo» 

illVATEL ; Petic ruilTeau. centre , & s'y arrangent earond» 

^ RIZË 'f Le ris, le rire ; Tac- ou ârôdou. 

tion de rire. RÔI ; Gai , joyeux. Es en roi; 

RÎZËS ; Racines y du grec, il efl en goguettes « ou en belle* 

^7^- humeur. 

RTZOULIÉ ; Rieur » gogae- RÔl ; Roi. Nous avons die 

<Bard. dans notre Difcours prélimioai- 

RO , rôco 9 roca ; Rocher , re y qu'il y avoit tout lieu de 

toche. = Bloc de pierre ; groffe croire que dans l'origine des lan- 

pierre. Roukë en eA le diminut. gués & de Técrkure ; les lettres 

Jioucasi l'augmentatif. Ses com. avoienc dans la pcononciaiion la 

poTés devenus n. pr. font y roco- valeur qui leur eft propre » ou 

fui , ou rôco'fouUoû^o î rocbe celle qu'on leur <£(>une tu le* 

feuillée. Roco'c'trvUiro ; roche épeliant féparémenr. 

aux cerfs. Roco mâouro ', roche D'après ce principe y II y a 

brune , telles que celles des vol- toute apparence que le terme » 

cans. Roco'l*âquro t roche ven- ^oï de cet article > prononcé è 

seufe. Roco-përtû^o ; roche per- l<i languedocienne ^ ou en faiCiot 

cée. Roc'âouto ) ou roucâouto ; 1^ tenue fur Vq > & doruiant à ïi 

luure roche, ou ro-hault« & le fon qui hii eft naturel , figni* 

aind de roco-p/a/io, de roco-du^ £oit « Roi. en lat. rex, qu'oi 

de roco vâiro , &c. prononce à la françoife , Roue f 

L'on remarquera que rôco âgnt* îans y faire fonner d'i. 

£oiL fouvent , comme l'italien , La prononciation que novf 

rocca ; château fortifié, es v. fr. donnons à ce terme fe trouve 

icTic ', châteaux qui au temps du dans le refrain d'un aiicien Noâ 

gouvernement féodal furent bâtis provençal « od il eft dit, en par» 

lue des rochers au fommet des l^nt de l'£nfant Jefus. ôi , éi^ 

isonragnes , & que des temps oi : mât l*Èfan n*ës tan pcMli » 

plus heureux ont ramené dans icmbVun Rôi i cet enfant eft fi 

H plaine. Ces rochers & leurs beau qu'on le prend pour un Roi. 

châteaux ont ^fourni à bien des On difoit de même, Râitttf 

familles cette quantité de furnoms qu'on écrivoit Roy ne , de même 

qui fe compofent des noms de que Roy par un y g^cec*,compunt 

rô<o 9 ou de roche. bien de caraâérifer par cette 

r600 , ou rottdë de ceouclës ; voyelle étrangère la prononda- 

Botte , ou molle de cerceaux, tion de la dipbthongue ^ 6i^ ht 

Modo difeignOi Voy. Pou^aranco» <le toutes celles qui font compo* 

KODOU ; Tour , circuit , fées d'une voyelle quelconque 

rond , circonférence , étendue fuivie d'un i : c'eft ainli ^u'on 

circulaire. Un rodou d'trbos ; écrit encore aujourd'hui l'Ile de 

Dn rond , ou un cercle de ver- Ceylan , le béy d'Alger , &c. 

dure. A tan dë.rôdou; il a tant qu'on prononce à la langnedo* 

de circonférence, au iiguré , aco cienne en faifant fonner Vï qu'oa 

vdi à rôdou ; cela va â point , lie avec la voyelle qui précède* 

cela teurnc au mieux» Loufarai pour avertir qu'il ne faut pas 

vëni d rôdou ; )e l'amènerai au prononcer Cèlan 8c bè «quiferoii 

point qu'il faut. Figure tirée des la Iptooonciaiion françoife mo- 

ctlJbliRet du bled qu*oa lamcne dctiiç de cm. mon icqu par w£ 



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R O U R O U 139 

Ceft probablement Tongine de téties d*unecliof« qui n'eu <qii» 

remploi de l'y grec daos bien cafTée. 

des mois où il n'a d'ailleurs d'au- ROUANËS ; Monnoie TaUns 

trc valeur i|ue celle d'un i ample un fou , que M. de Rohaa , 

qti*il écoit plus naturel ii'ein- c<hefdes révoltés 9 faifoic -bauic 

|> loyer. à Nîmes en i6ii. 

K O I A. V. 1. Gale , ulcère, ROUB ; Un rrouc d'arbre. 

Flë de roia-, {ulceribus plaïus») ROUB AL « ou roubâou% le 

RÔIO. V. 1. Rouge. La mar rouge-gorge : oifeau de la caille 

roÎA'i la mer rouge. d'un moineau , 6c du genre des 

RÔIO $ Débauche , ré jottif- bocba-queues; il a la gorgecou* 

fance. Fa la rôio i faire la dé- ^cvlt de rouille 9 tirant ùu it 

bauche. fouci . 

RÔIRË ; Manger 9 avaler. ROU-BARBEL. n. pr. xfak 

Noun pot pa rôirëj il ne peut peut avoir (Ignifîé- rociiei: ^x 

avaler* un morceau. barbeaux , ou fous lequel on 

RÔIRË , ou roi26^; Un chêne, pêche ces poilToos. On dit rou-' 

Voy. Rouvi, barhclj pour ro-barbel ; comme 

RÔITS. V. L Rouge, rubicond. ^^**'^ rmc-âouto . pourroci^iw* 

Lo cet ësr6itsi ( ruhïcundum tft '«^ » ^»^, roco-âouto. 

4eelum,) ROUBÎNO ; Unerobine, «m 

RÔ JHË ; La fraife , terme de ^*°*1 ^^ ^l""]^!^: = ^^^*"^ » f « 

boucherie , & en termes d'ana- *^*°*! ^* dcffechement pour les 

fomie , le méfentere : membrane """ nr^^îp^T"»' -(T A 

graifTeufe & glanduleufe i la- ^OUCAIROL j Heriflc de r«- 

cjuelle tiennent lous les boyaux. «"\,^k^r .^ j 

te terme , fraife cA pris d'ailleurs ^,^^^V^^^ ' *"g™"^«"^ ^^ ^• 

far les cuifiniers pour les diffc- ^ ^^.^^ '^"'f", ?" cft formé ro«- 

rens cftomacs du veau & de ^T^'Z:}'^,^'}^''' ^" ^'î*'*'*^ 

Pagneau ROUCAOUTO. n. pr. ditpotic 

ROMAZILAS. V. 1. Reftes ; '^^^ ^*»*i'^' °" '''^^^^"- ^-^ chan- 

# reliquia ) gcment de ro en rou eft ordinaire 

ROMEST. V. 1. ^uiCon. De "**"* ^" °^*"^ compolcs de r« 

Kome/Î non se vëndhnia ra7ins. On „ ^r,;?^' t* nr » « . 

ne coupe pas des grappes de rai- ROUCARIÉ. Voy. Rancarcdo^ 

«n fur un buiffon. KOVDf^.Voy Roudnmën. 

«^^,c;;» • « . M,. ROUDAIRE, labourâtrè , o« 

» ?Sc w l\ ^'0®°" ^*'""- ,. *^'^^'* î "" panaris : inflamma- 

RONSA ( i^) ; Se ,eter , Vé- ,ion & abcès qui fc forme an 

lancer. Voy. iîoaij^tf. ^^^^ ^^ ^j^ig^,. ^ j j^^^^ç 

ROS , ou rouai ; la rofee. ^^ jour de l'ongle : on y fent de 
HOSSO; Une herfe. /vives douleurs, des élancemcns, 

ROTI RI (^<tn) ;SCrRuftique» des battemcns d'artères locfque 

ivèque de Clermonr. le panaris apoftume. 

R OU, ou rour; rompu, cafT<^, Les boucs des doigts deftinés 

fêlé. On dit d'un pot fêlé , cântg plus parcîcuHêremenc au fenti* 

Jourouj il fonne le cadé , il mène du nCt, fenc des parties 

fonue creux ^ & ft l'on parle toutes nerveufes , •& parcant très- 

«l'une perfonne qui ait la voix fenHbles. Ces apoflumes font plus 

ca(rée,x>n dit qu'elle parle comme doiiloureufes 8c -d'une tout autre 

«n pot caiTé. conféquence 9 lorfqùe l'inflam- 

Les parties d'une chofe fêlée maiion fe fair dans la gaine du 

font de^ointcs « 8c non féparées. tendon , ou bien entre Le periolie 

Les pièces d'une chofe brifée 8c l'os 9 que lorfque ce n'eil 

fonc en plus petits morceaux qu« ^'estre cuir 8c chair. 



24a R O TT R O U 

11 faut alors fe mettre au té" le fr. rôle & enrôler , ooeare^' 

gime , recoarir i la fai^Dée , di« trer dans le côlc y ou dans le içm» 

minuer l'inflammation , amollir leau. 

la peau , la percer le plutôt pof- ROUDELA ; Rouler. 

fiblc , & donner ilTue au pus dès ROUDÈLEJHA ; Roder» bac* 

qu*il elt formé. On diflîpe fouvent tre le pavé, 

le mal dès le commencement , dit ROUDÊLO. On die une roueik 

JA. Tilfct, en trempant le doigt deYeau,de mouton, de faudf- 

Îtrefque continuellement pendant Ton, de thon; & non ruelle, 

e premier jour dans de l'eau qui eft une rue éiroice» ou bien 

plus que chaude. l'efpace étroit entre un lit 8e 

Le fécond a de panaris eft une muraille. La rouelle de veau 

iong prononcé à la languedo- 8c celle de mouton fe prenncDC. 

cienne > il efl bref en frauçois. dans le haut Se vers la noix da 

ROUDAMËN de têfto y un gigot. 

Tetiige , plus udté que tournoie- ROUD1É, ou rodié\ v. 1. 8c 

ment, ai un roudamën de têfto 9 n. pr. faifeur de roues ou char- 

ou la têfto më rôdo ; il m*a piis ton , dénomination prife de Tos* 

un vertige 9 ou bien la tète me viaee des charrons 9 quidemande 

tourne. le plus d'intelligence. Le nom lui* 

KOUDAT ; Ceint 9 entouré. = même dû fr. charron, eft pris 

Roudat j champ en éteul , au de char ou charriot, de même 

tour duquel on fait trois ou que celui de charpentier , dé- 

quatre raies 9 fur lesquelles on rive du lat. carpentum. ^ Pottt', 

jette quelques grains pour mar- roudit\ puits à. roue. 

3uer,qu'on veut garder Therbe ROUDILIÂ '9 Regarder au tout 

u champ 9 6c empêcher les trou- de foi « tourner les yeux d'un 

peaux étrangers d'y entrer. côté Ôc d'autre, en lat» circiim«. 

ROUDE ; Roue de moulin ; fpicere. 

il y en a de deux fottes ; Tune, RO U DO U ; Le fumac : ar-, 

qui eft verticale , eft garnie d'au- bre « ou arbxilTeau fcmblable au' 

bes ou de boucs d'ais carrés, petit cormier. Les tauoeurs (a 

Tautre 9 qui eft horifontale: fervent de fes feuilles pourpré*' 

porte des alluchons creufés en parer leurs peaux ; & les teinta- 

cueiller. ^ ricrs 9 pour les teintures en noir* 

ROUDË ; Le hért(ron9 ou la en lat. rus mirtifol'ta, 

petite roue dentée d'un puits à ROUFLA ; Ronfler. =r San* 

roue , qui s'engrène avec les fu- gloter , pouffer des fanglots. 

féaux de la lanterne. ROUFLÈJHA ; Renifler. 

ROUDË de ciouclës. Voy. ROUGAGNA; Ronger. Z^pejî- 

Itôdo, fomën q'é lé rëgâpio* 

R O U D Ê ; Une girandole : ROUGAGNOU ; Un vielleorf 

pièce tournante d'un feu d'arti- ou joueur de quelque chetif inf- 

£ce. On appelle aufli girandole trument. 

le tirage , ou le départ i la fois ROUGAZOUS ; LesRogaiiooi» 

d'environ quatre mille fufées vo- & non , rogaifons. 

lantes , qui fe fait à Rome la ROUGNO ; La gale ordinaire; 

veille & le jour de la Fête de la rogne 9 ou gale invétérée. Oa 

St. Pierre. prononce « noix de galle , comme 

ROUDEL ; Rouleau de par- la gale, ou puftules des galeux.^ 

chemin, b. lat. rotulus y liber ro- Roûgno , au figuré, une corrée, 

tularis.cn ht, volument du verbe un os à ronger. ^ 

volvere ; déplier : forme des an- ROUGNOUNAOO ; La Telle, 

ciens livres , bien moins commo- en terme de cuifîne , ou le filer 

4e que celle d'aujourd'hui. De U du mouton au-delTusdu rognou: 

c'eft 



R o tr 



It O tj »4» 



e^ft la partie antérieure ou le comme les roues d*un chatcioc 

plus près de la c£ce d'une longe qui oe font pas grailTces. 

qui contient les rognons , ou Ss ROL'ÎHINOUS ; Rougeâcre. 

reins , & la partie de l'épine du ROUKÈ, & Ton féminin rouki* 

dos qui répond dans le boeuf à ro»diroinutif de ro> ourpc; petit 

Taloyau. rocher » petit bloc de roche. = 

La longe eft la partie do der- Pierre plate de gièf , par lits , 

iere de ces animaux , qui s'étend de quelques pouces d'épailTeur, 



depuis Us côtes jufqu'à la queue d'ou Ton tire de larges dales pour 

c;[clufîvement. paver ou carreler ks apparte- 

C'eA dans les reins que fe fait mens» 

la fécrétionou leparaiion de l'u- ROUICE -y Un tocbec de devi- 

rineavec le fang : elle s> amalfe deufe ou de moulinier de. foie ; 
dans le batfinet , d'où elle eft ap 



portée p£t les uretaires dans la 

Les reins font auffi le premier 
fiêge du calcul de la vcURc : c'eft 
là que fe forme le premier noyau ^ 
il s'accroîc dans la veffîe. par 



groile bobine à, deux rebords. =s 
Collerette de Pèlerin. = Camaii 
d'Évêquc. 

ROUKIÉ. n. pr. dérivé de 
rôco 9 dguifioit un carrier ou mi- 
neur qui déiache des roches» 
C'éioit le même auAi qu'habitanc 



l'addition de plusieurs couches des rochers, comme nous difonf 

l'une fur l'autre ; d^nsles pierres encore , mërli rouhé ; merlo 

crétacées de tctreufes , par les qui fait fan nid dans les rochers, 

grains de fable , dans les calculs ROUL ; Un gros tronc d'ar- 

arenacées s & par la criftallifa- brc. =i Un rouleau. Roui de tilo | 

tion des aiguilles , dans les pierres pièce de toile en rouleau, 

murales. ROULIA ; Battre , roder , 

ROUGNOUNAL; La hance, rouer de coups, 

du le côté. ROULIOU , ou rouvilious i 

ROUGNOUSi Un galeux, rouillé » couvert de rouille. 

DêouiS rougnous ; dette verreufe. ROUMAN > Romain. Ce terme 

ROUIRË » roiu'é ^ ou rouvre* en tant que nom pr. doit être' 

\oy. JP^oû^S, rendu par Roman ; fie non , Ro- 

ROUIREDQ. Voy. Rouvieiro* main. Se. Roman. 



R O U J H Ë , ou roujhët ; le 
touge dont les femmes fe bar- 
bouillent les joues , pour fe difli 



ROUMAN, eft auffi le nont 
d'une ancienne langue qui fe 
forma principalement dans nos' 



SDuler à elles-mêmes fie aux au- contrées des débris du latin ^- 

cres leur pâleur. On dit touge ) lorfaue cette langue-ci vkit à 

^ non rouget y qui eilun poiflon s'altérer fie fe corrompre par' Itf* 

de mer. commerce forcé dek anciens ha- 

Le mot fard eft un terme gé- bitans du pays , avec les peuples 

fiétique qui s'entend du blanc fie du nord de l'Europe ; furtouc 

du rouge , mais plus particulié- les ViCgots fie les Bourguignons % 

rement du blanc. Les femmes qui qui fie répandirent .comme un 

font le plus parade du rouge , torrent dans la province R ornai* 

n'oferoient avouer le blanc , ue ou Narbonnoi[« ; brûlant^ 

quelque apparent au'il foit : il ruinant, faccageant par- tout fuc 

eft moins honteux d'être pâle ou leur route ,>fie où ils fîniretit par 

jaune , que d'avoir une nuance s'éublir à demeure , fie y régner 

trop foncée de biun. paidblemenr. 

ROUJHËJHA;Paroître rouge, C'eft relativement à l'origine 

tirer fur le rouge. que ce langage tiroit principale- 

ROUJHÉTO. Voy. Sôfo, ment des Romains , qu'on l'apr 

&OUJHINA; Faire du WuiCf peUe Roman; c'eft-à*dire, R«* 

Tqtuc il JH h 



Z4Ï R TJ R O U 

main, langue romance, ou ro-' Provinces voidnes : c*eft ce <)M 

nianciere , & enfin langue lorce , rcpcie plu(irurs fois Dom Vaif* 

ou roman ruftique ; c'eftà-diie , fetce dans l'Hilloire de Laogue- 

laiin corrompu ou alicié ; & il doc. Ce favanc bcnédiûm ècoic 

l'étoit n fondés !e dixième Hecle, bien en êtai d*en juger « étaoC 

que le peuple n*encendoit plus natif de cette Piovmce , où il 

C(.lui des Livres, & qu'il ceifa a voit longtemps habile , &per- 

liés- lors d'être langue vulgaire, foune d'adleutsn*ayanteud'aufi 

Ce latin dégénéré fous les Vi- fréquentes occaflons que lui de 

(igots 9 fut plus connu enCutie comparer noire idiome avec 

dans nos provinces m^-ridionaleSf d'anciens titres, ou des piecet 

fous le nom de langue provin- écrites dans la langue dei "Tcott' 

cialc, ou provençale ; foit parce badojrs. 

qu*eUe avoir piis nailTance dans Le paH.ige précédent, qui eft 

la Gaule Naibonnoife , appelée en roman de Catalogue , juftifie 

province Romaine , ou abl'olu- auilî la remarque du même Au- 

ment province î foit à caufe de ceur ; favoir , que cette langue 

la crlcbriié que lui donna au prenott diA'érenies fonines , feloa 

douzième liccleKaimond de Saine- tes pays où celle des Kouaaiof 

Gilles, Comte de Touloufe , qui. avoii été mêlée avec un idiome 

écace dsvenu maître de cette étranger. Il paroît que le Roman 

même Province , qui s*étendoit de rtoire Province remportoic 

encore plus à la droite ifti'â la fur celui des autres du côté de 

gauche du Rhône , protégea & cette forme , d Ton tfn |uge pat 

oncouragea par Tes bienfaits ceux Paccueil didingué que les Princes 

dé fes fujets qui cultivoienc ce voinns faifoicnt à nos Trouba- 

iiouveau langage, fur-tout les dours , qu'ils attiroicnt à leuC 

Troubadours, ou les Poètes, qui Cour, & dont ils éf oient avidec 

contribuèrent le plus à en éten- d'entendre les chants & les vers. 
dre le nom & la réputation. La langue de cet Poë'tei fuc 

. Ce fut du temps de ce Prince connue aufli chez les peuples da 

que le Roman fe perfcâiouna au nord dts Gaules , qui vivoieot 

point , qu'on y remarquoit déjà fous la domination des Francs » 

la précifîon des termes , jointe mais elle y fut d*abord fur le 

à toutes les ^aces du ftyle« C'eft pied de langue étrangère à Tufage 

le jugement qu*en portoit un an- des gens de lettres , oii des pcr* 

cien Auieur Catalan , donc Du- Tonnes d'un certain ranz , puif- 

c/nge rapporte le palfage fuivanc. qu'il y en avoit des mairres , flC 

. ,Y Es tan grMofo , die ce: qu*on i'apprenoit comme le la- 

3» Auteur , en parlant de notre tin ; c*eft ce qu*on peut conjec- 

33 Roman, tan. cortëfdno ; fen- curer d'après ces vers du Roman 

» tëntiofo, é dolct që non ai Un* de Guarin. 
3) gua që ab mas breous parolas 

3> diga mast i meliors concept es ; A l'École il fuc qaanc il fu petis| 

3) tënint€n tôt una viva femblanfa Tant qe il fot Romans & Latins. 
^ ab fa mari latina. » 

Nous avons dit notre Roman Notre langage ayoit le droit 

en citant ce palfage : il eft certain d'aîneïTe fur celui qui écoit pro* 

en effet que cet ancien langage pre aux Francs , ou fur le franr 

•il le même , à quelque chofe çois , qui commençoit à peine y 

près , ou qu'il fait le fond de & qui n*étoit qu'un jargon bar- 

celui qui nous eA propre , & bare , lorfque le roman étoic une 

qui d'âge en âge s'eft perpétué langue déjà formée & ciès-à la 

jufqu'à prêfenc dans notre Pro- mode. 
Vtficc» & plus ou moins dans les JDom Vaiffcrtc le les Aiueora 



R O U R O U Z43 

de la nouvelle Diplomatique « ou patoués , ^ Troubadous. 
ca ont trouva des inooumeas des ROUMANAJHÈ. Vo/. ïlou» 
le neuvième licde « taïuiis que movâjkë, 

ceux du François Toat, dii'ent- ils, ROUMANÉL , ou dôrghë ; 
tout au plus du onzième > 6c Oronge , fublcancit' féminin s 
que la plus ancienne pièce qu'ils une belle oronge ; ie plus délicat 
ont pu trouver elï une traduc- des champignons ,- ou le moins 
Cion Françoife des Homélies de mal-fairant. Il eA de la nom* 
St. Bernard , faite dans le dou- breufc famille des laminés. Lo 
aieme lîecle. . ded'us du chapiteau ell d'un oran- 

Mats l'ancienneté n'étoir pas ger vif tirant fur ie rouge d'é- 
le feul litre qui releva noire ro- carlate -, le delfous clt couleuc 
snan vis-i-vis du François : cette de )on quille clair , ou lavé. Il 
langue-ci s'étoii formée dans les porte de plus vers le milieu du 
Provinces du nord de la Monar- pied un collet , ou anneau blanc. 
chic, où les Francs, peuple Fé- U eit aite de confondre au 
roce & plus belliqueux que let- premier coupd'sil ce ihampi« 
tréfétoient en plus grand nombre gnon avec une autre efpece de 
que les Gaulois ou que les Romains même genre, qui elï un poilbn 
d'origine : le latin même de ces mortel ; & la relfemblance e(l 
derniers n*avoit pas à beaucoup H grande qu'on a Faii quelqueFoit 
prés y lorfqu'il étoit vulgaire chez cette m5prife. On reconnoitra 
eux, la pureté de celui de la pro- cette dernière efpece aux cacaâe* 
vince Romaine ; le langage qui les fuivans. 
xéfulta de ce latin avec le jar- Ce champignon yén:neux de 
gon des Francs , dût fe rsircmir ia Forme Se 'de la taille de l'o- 
de la barbarie Tudefque. ronge > a de plus le dcifusde fon 

Notre roman , au contraire , chapiteau de la même iMiance de 

5 rit naidance dans une Province rouge orangé -, mais le dclfous , 
ont les habitans étoient pref' ou les lam:s font blanches ; de 
que tous Romains , ou de moeurs plus le delTus ell parfemé de 
nu d'origine ; ils en avoient de- petits flocons blancs , qui fai« 
puis long- temps les droits , ils foient partie de fa coiiFe : enHn 
en avoient pris les arts & la le pied manque de l'anneau , qui 
politeffe 9 ils en parloieni U lan- en général eli un bon garant de 
gue , au rapport des Auteurs , la faluUrité des champignons la-^ 
comme dans Rome même : le minés. 

jToman en étoit une imitation j Roâjhë counCun roumanel ; 
11 étoit tout naturel qu'il en ap- rouge comme une éçrevitre, ou 
procha de près du côté des agre- comme un Chérubin. Roumanel 
juens fie de la dulicateife. paroît être le même que Romain. 

Mais telle eft la viciflicude des On difoit » boule roumanel ; 
chofes dMci-bas 9 la langue fran- champignon romain. Cecte ef- 
çoife devenue , par les circonf' pece eu eifet ell connue aux envi* 
tances les plus ravorables ) celle ions de Rome, 
de l'Europe^ a été portée à un ROUMANIE; Un balancier : 
point de perfeâion qui la mec artifan qui fait les balances 6c 
de paii avec celles d'Athènes fie de les romaines. 
Home ; tandis que le roman , ou ROUMANIS ; Romarin^ Lou 
notre languedocien , qui eût dé- dimtr^hS das roumanîs ; le di' 
daigné autrefois de lui être mis manche de la fexagéfîme, auquel 
CR parallèle , cft aujourd'hui à les jeunes gens de certains villa- 
Paris dans la clalfe des jargons, ges portent de grand matin du 
& roue au plus , des jargons romarin à U porte des jeunes;, 
0gréat>le6. V9T<ks«ticlcsJPârt:j. filles de kur connoilTaucc. 

Hhij 



144 'R on R o u 

ROUMÂNO ; Romaine , ou quêta un )our. Vos pa manjhal 

pefon. Lou gran pës , lou picho roumio ; tu oe veux pas man|;firl 

pës de la roumâno ; le côté fore , ronge ta litière. Voy. Kigama, 

le côté foible de la romanie. Il ROUMloU ; Pèlerin qui va i 

y a crois crochrts à uoe romaine. Rome , & dans le ft. fam. oa 

On accroche à celui du bout ta Romipéie. en v. fr. Romier, M 

chofa qui doit être pcfée : le Romisu ; n. pr. du Ut. romam 

/uivauc , ou celui au milieu ire, en b. lai. romeus, 

qu on rienc â la main , ou qu*on ROUMOVAJHÈ » ou roumâ» 

accroche à une barre , ed le najht ; pèlerinage i Rcrae en 

point d'appui du côté fort ; & conféquencc d'un voeu, ou d*aoe 

Je rroifîânii: » le point d'appui fimple envie de courir ; £ocm£ 

<lu cô é foible. du lat. romn-vagus, 

ROUMATiCO;Rhumatirme. ROUMPEDÛRO ; Fraâure 

Lorfque la mtme douleur atta- d*os. 

que la hanche; c'ell une fciaci- ROUMPRË , ou ësfam ; Ef- 

que. ^ fatcer, ou défricher un champ» 

ROuMË , ou roumec ; Une en arracher le bois , les racines , 

ronce. = Une épine. les pierres 9 pour le rendre pio- 

ROUMÉCO 9 baragôgne « fil- pre à être enfemencé. 

ramâouco » paparoû^no , grofii- ROUMPUOO ; Un défriche* 

jgitâoudo , &c> l'ogre , le moine ment , une novale : terre noé- 

Dourru , la barbe bleue : fantô- vellement ouverte ^ ou défrichée 

mes efFrayans dans l'opinion des & mife en valeur, 

femmeletres, & pareils au bahâou ROUN i Le Turbot : poilToB 

que les nourrices font mal à de mer. en lat. Rhombus, 

propos redouter aux enfans pour ' ROUNA ; Gronder « cUImh* 

les faire latre ; ce qui remplit der. 

leur efprit de terreurs , dont ils ROUNCA ; Ronfier. b. bc. 

ont peine de fe défaire dans un roncha, en grec , rtnco , roncafùm 

âge plus avancé. ROUNCA } Jeter > lancer, 

ROUMËGAS, ou roun^oj; Un Rouncap'élfol\ jeter par terre. 

Jbailler . ou une rouife de ronces. ROUNCADÎSSO; Ronflemenc» 

ROUMÈSTAN. n. pr. Seroit- ROUNCÂIRË j Ronfleur. 
ce le même que Romanie, ou ROUNDÈLEJHA ^ Roder. 
Càule romaine , que les anciens ROUNDINA , ou rëna ; Geln- 
Auteurs donnoient â la première àxt 9 gémir , pleurer à demi , ne 
»arbonnoife , dont le Languedoc pleurer que d'un ccil, par gri* 
faifoir une grande partie } La mace , par habitude , fans fujet 
Matolje portoic autrefois le nom raiConnable. = Roundina ; gron- 
de Roumefitm» der , quereller , par mauvaise 

ROUMIi Mûre de ronce. humeur. 

ROUMIA 5 Ruminer. Toutes ROUDINAIRË ; Un pleurenlr, 

les bçtes â corne ruminent ; de dans le A. fam. un pleurard, 

c eft-à dire, qu'elles font venir la ROUNDÎNO ; Plainte , ^é- 

anangeaille de l'eAomac â la bou- miffement ordinaire aux entani 

che , pour la mâcher â loih'r , gâtes , qu'on appelle par déri* 

lorfcju'elles n'junt rien de mieux «on 9 roudîno-pan-câou, • 

• faire. ROUNDINOUS ; Grondeur» 

On dit au figuré pour repro- inquiet. Un biel roundinous, 

<çher â quelqu'un la trop bonne ROUNDÔTO ; Le Lierre ttr- 

Chcre qu'il fait , ou roumairas ; redite , ou la Terréchc : plante 

tu jeûneras un jour de ce que annuelle rampante qui croît dan« 

«u as de trop au|ourd*hui , ou les endroits humides \ elle a une 

^ ^ue ui M 4fi (fo^ TC taan* ^<«( ^'^ru Hf. 4éCa|;réabU. te 



R O U R O U Z4S 

fcttille arrondie 6c crénelle eft mer one^ tentation de la cli^ir. 

un brcbii^ue incitît très recom- ROUPÎLl^O ; Vieux manieau» 

Oiéindé pour les maux de poiiri- gueoille de mandant. = ^ins 

ne 9 pour te crachemcnc de fang. fouquenille : liabii de crjvail. 

pour les perces. On le prend en Une roupie en fV. c.'i la ^-oi*tte 

l^uife de Thé. d'humeur que le froil , ou U 

RpU NFL A ; S'ébrouer : on le vieille»rc font dimlicr du ivz, 

die des chevaux. Rou:fldvo cado Cefl aulfi une monnoic des laicf 

€t}p U focpër l^s na:f'tcos. ' orientales. 

ROÔNFLÉ (<i) ; À foifon, KOUKÈ. Voy. /?/jiî«ë. 

abondamment, bé'a d rounflë y ROUSSE , ou roufstt 9 dimj- 

il en regorge, il fait litière d*ar- nutif de roux. De pan rouf^'él 

gent « Il en a à gogo. 11. fatu. il du pain de recoupes : pain blanc 

€c roule i'ur les écus. A^aiga à ordinaire de la (econde qualité 

rounû'é ; innooder les plantes qui que font Us boulangées. 

Touffrent de la fécherelfe. ROUSSE , ou majhôou ; Un 

ROUNGA (se) ; Se défier, jaune d'oeuf. = Un louis d*or.=: 

fc douter 9 foupçonner. Houfsëe; n. pr. qu*on rend en 

ROUNSIN. V. I. Cheval de françois par , Rolî^c ; quoique 

vilain, cheval de fervice. Les la voyelle om foie irês-françoife. 

Ûexcriers éroienc des chevaux def- ROUSSËGA ; Traîner. Voy. 

tinés pour les joutes. Les cour- Rëbaîa, ^ 

£ers; de moyens chevaux pour ROUSSËGAOO ; Traînée t 

la guerre. Les palefrois ; des trace qu'on fait avec ce qu'on 

chevaux de cérémonie pour les traîne. Roufsë^âdo dS l*arâh't ; 

Dames, dont les montures ordi- légère trace que fait fur le chc- 

oaires étoienc des haquenées. min le bois de la charrue icn- 

ROUNSA 9 ou roun^a. en v. 1. verfée fur le joug , lorfqu'on va 

rov/âr ; jeter. Lou roufet pel foi; labourer un champ, 

îl le leta par terre, DëlaifSnef- KOUSSÈGADOU ; La partie 

tras de las mâifos lor an rounfat de la charrue qui fait cette trAce. 

lan de calhâous é d^aigas bolhcn- Cette fituation de la charrue tcn- 

tas. Hift. dei Albigeois, verfée eft décrite dans ce vers 

Si roun:^afu Vënëmi ; fe jeter de Virgile* 
i corps perdu fur Tennemi. = 

Rouff^a ; vomir. Vaigo tëbë\ofa Afpice aratra jugo rcferunt fuf^ 

rouft^a. penfa juyftnci, 

ROUNZAS , roun:sié , ou rou- 

mëgas ; une ronçaie « un ronce- ROUSSEL , rouffélo , dîrainur. 

roi y un bailler « ou une touiFe de Rous & n. pr. roulTeau y qui 

<te ronces. ^ a le poil roux. On le dit audi 

RO&NZË , ou roumec ; La des cheveux ^blonds. 

ronce ; arbufte propre à fournir ROUSSE TO , terme de 

des bouchetures pour les vignes; boulangerie; les recoupettes.Voy* 

Tes mûres font rafraîchi (Tan tes. Rëprin. „ 

On fait bouillir les rendrons , ou ROUSSËTO. Voy. Co-roùjho. 

fommiiés herbacées de la grande ROUSSI} Cheval, monture, 

ronce pour des gargarifmcs dans Rouffi ; vieux cheval , ou tolTe. 

les maux de gorge. ROUSSIÉIRO ; Le Verdiec 

Il y a une efpcce de ronce fans des haies, en lat. chloris luteoia x 

épines que les Botanilles ont oifeau du genre des moineaux : 

appelée pour s'égayer , la ronce il a le dos roux tirant fur le 

de St. François : Thifloire de ce jaune , le ventre eil jonquille \ 

Saint rapporte , qu'il fe roula le bec pointu , conique t les 

àa Cqx des toaces ^ pour rcpri- xMriocs très-près du plumage ^ 



24<5 R O U R O U 

fiirmoncces d'une peiire écaille. ROUVIL , ou roubil ; La 

Oo ne pcuc le contbndre qu'avec rouillr des métaux. = La nui' 

i^orcolan. gelle d'un pui(s. 

RaussiLIA • ou rouvil'ui } ROUZA $ Rouir le chaoTil. 

Rouillé. RoufsUio, n. pr. rouille. Hou^adou ;. un rucoir. 

ROUSSILIOU. n. pr. Morceau ROUZAR. v. 1. Voy. JRounfâ^ 

^ fer rouillé. oaroun^n, 

ROUSTÎDO ; Une rôtie au ■ KOViI G A, Voy, Rou'^iga,=^ 

▼in &c au fucre; c'cll une tarti- Rourëga.Viyy. Aclapa, 

ire « lorfs^u'on £icnd fur une ROUZEGADUKO ; Rooeure » 

tranche de pain du beurre, ou mangure ; l'endroit d* un drap» 

«tu fromage mou , ou de la niar- ou d'un pain rongé^ ou mangét 

mcUde , &c. C'eft un ramequin, ROUZEGOU. Voy. Rou^i^u, 

lorfqu'ou étend lue le pain cer- ROUZÊLO , ou parptl ; Le 

tftines panies délicates des ani- coquelicot, te ponccau :. plante 

zaaux » cuites , hachées menu , annuelle à fleur rouge , d*oû U 

& a {fai Tonnées de civette , de couleur appelée , Ponceau tire 

f edîl , &c. Ton nom. Les feuilles tendres da 

KOUSTUN A ou râoumi ; coquelicot font une bonne plante 

Cktcur de rouûli , ou de ri'Tolé : potagère. La fleur cïï recoroman.* 

odeur défagréabic de cuir , de ' dée contre la coqueluche » on 

•cmne, ou d*ctofle brûlées. toux opiniâtre. 

ROUT ; Rompu , caflc , brifé, ROUZELO , eft ud diminutif 

JFèlé. Voy. Coupa, de rofe. C'eft comme G l oa 

ROUT; Rot ; ventoflté de la difoit en haï. rofcUa ; petite 

Bouche , qu'on ne foufFre pas rofe. 

S^ dans le monde 9 que celle R O U Z Ë N ^ Ardent. = 

^u'on laiflc aller du côté oppofé. Rouge. ^ 

ROUTRË , ou routé ; Rom- ROUZÊRBË ; La Patience > 

|rre , calFer , brifer. Voy. Coupa, dont il y a une cfpcce à irèfr- 

ROUVË , rôiri y roûrë ; Un grandes feuilles y qui eft une 

chêne, un chêne blanc , du lac. {>lante potagère. 

robur, b. lat. rover y eafnus. en La Patience fauvage eft parga- 

X. fr. rouve , quêne. en Ital. tive. Sa racine entre dans les 

rovtrt, C'eft de là que dérivent bouillons apéritifs. On ne dif- 

les n. pr. du Roure & de la tingue la patience d'avec l'ofeiUe 

Kovére. Les maifons de ces noms longue , qu'en ce que la première 

Iponent en conféquence un chêne n'eft point aigre , ou qu'ellei'eft 

âtans leurs armoiries. rrès-peu. 

ROUVÊIROL 9 rouveirôlo } La Rhubarbe qui croît en Tar* 

Fetite chênaie , diminutif de y tarie eft une efpece de Patience, 

ROUVIÊIRO , ou Touvido ; àfi même que le Rapontic » donc 

Une rouveraie , une chênaie, en la racine imite par fa coulenr la 

y. fr. une rouvroie ; lieu planté racine de la Rhubarbe. 

^e chênes-blancs. Rouvkdo & ROUZIGA , rou:^ëga ; Ronger 

vouvrole > ne font aujourd'hui un os < ronger fes ongles. Hou- 

4^ae des n. pr. ^'tf;a lou pan ; mordre dans le 

ROUVÊlKÔOU, ou rouveiro/, pain. Rou^îga qâoucus ; grugec 

!8c au féminin t rouveirôlo ; n. quelqu'un , être fur fa croûte. 

pr. diminutifs de rouviiiro ; bof- ROUZIGARTÉ ; Maogeiie. au 

«Kttet de chênes. figuré 9 exactions par lefqaelles 

ROUVILj Fruit avorté, rouillé, on ruine les pauvres gens. OOr 

chétif, entiché. Aco^s pa qS de invente tous les jours de nou- 

rovvil i ce n'eft que du fsetin^ yellcs mangerics. Acad. 

4» fruit de icbut. ROUZIUOU j Ua Kiogn«n do 



\R U D R U î MT 

|)lS)1nmé, de poire, &c. ôu ce peurs hyftériques & provocjoc 

qui reAe du cccur de ces fruicS) les évacuations du fexe. 

après qu*on a mangé tout autour. RU FA ; Froncer , rider. 3=a 

er= Hou^igoui iciic de pain où Rechigner. 

Ton a mordu. Je ne veux pas, KIJFADIS; Froncement. 

«iic-on j mangée fcs reftes j fou RÛFË ; Raboteux , rude ail 

rou^igous, toucher , hérille de poils , pleûi 

ROUZINA ; Bruiner. Jtou- d'arpcrii.^s. 

^tno ; il bruine, RuFO ; Ride , plis , fronce- 

ROUZÎNO'. Voy. Përuino ^ou ment, froillcmcni d'une écuâ«. 

fiérU^îno, RUÏNO. Ce ccrme fc prend 

ROZILHAR. V. 1. Rouiller. dans un fens vague & genécal 

ROZILHS. v.l. Houille. Amaf- pour les décombres, ou les débtîs 

fats à vos tëjhour ël cet o ro^ils d'un bâtiment , & fmis ce nom 

ni arnas noV dëfiro-^iran , rd lâïro ]*on comprend les gravois , les 

noV fôiran n*il* panaran\ où il plâtras, les pierres ; bi non, les 

iCy a ni rouille , ni vers qui les ruines. 

rourumcnt , ni voleurs qui les L'on comprend plus partica- 

«léterrent & qui les dérobent. licrcmcnt fous le nom langue^- 

• RÔZO ; Éfp-cc de pomme docicn , ru^/io , les menus dH>r« 

d*Api qui ne vaut pas celle qui de mortier d'un mu/ démoli : ce 

eH conr^ue fous ce nom à Paris, font ces débris qu'on appelle ca 

RUBARBO ; De là rhubarbe françois gravois & que les ma- 

^c fromage ; forre de mers qui çons de Paris appellent par cor^ 

n*a rien de commun avtc la ruption gravas. On die , enlever 

drogue médecinale de ce nom: les gravois, décombrer une place 

on le prépare avec les ratiflures embarralfée par les gravois. Les 

du fromage appelé de Roquefort; rues où l'on bâiit fofft encom- 

Su'on ratiiFs à pluHcurs reprifes brées de gravois ; & non , de 
ans les caves de ce nom , avant ruines, 
^ue là croûte fe forme. Le mêmetermefrançoisfe prend 

Ces ratiflures étant pétries en- au(îî pour la partie la plusgrof- 
fiemble âc affaifonnéfs avec du Hère du plâtre qui relie aprèff 
vinaigre , de Tcaude-vie , des qu'on Ta fade. On dit dans ce 
-clous de girofle & du fel piU's , fcns , battre les gravois. 
fe Confervent dans des pots bien Les décombres font dans u» 
bouchés , où elles acquièrent en fens plus particulier , les plur 
▼eilliffant un goût piquant qui gros morceaux de pierre, ou de- 
les rend très-appéiiiTantcs ; & plâtras qui peuvent fervir , otr 
c'efl ce qu^on appelle dans le entrer dans la condruâion d'ua 

Says de la Rhubarbe fans doute , autre bâtiment. 
caufe de' la vertu qu'elle a Le mot ruine , en françois fe 
^'cxriter Pappétj,t. met au pluriel pour figniHer ». 

RUBËS, ricbëfo 3 Rubicond, non les gravois; mais les rcftes 
rubiconde. d'un bâtiment j & principale- 

RUDEJHA ; Rudoyer , dire ment la partie qui eft encore 
des duretés , irairer avec hau- debout : ce font ces ruines qui 
leur, avec rudcife. pr. rudcyer. font le fujer de certains tableaux; 

RUDÏLA ; Dégringoler , dcf- & c'cll dans ce fens que La Foû- 
tendre avec précipitation les taine dit : 
nontées. 

RÛDO -, La Rue ï plante que Les ruines d'une maifoc peuvent 
les Médecins recommandcnr de y fe réparer : 
porter fur foi dans les maladies Que n'eft cet avantage 
Mntagieufes. £Uc diflîpe ks ya- Foui les cuines du vil âge ! 



î4« RUS 

KUL ; Rooillure. =3 Craifedu 

iriragc. 

kULIA ; Grimacer « froncer : 
terme de couturière. Un le dit 
d'une pièce mal appliquée « trop 
froncée & qui grimace. 

P.ULLA , ou ridvufa ; Rouler, 
Zc dans le il. iam. dégringoler. 
J,i f'offhé rulla lous ëjiaués ; il 
lui Ht dc^tingoler les mooiées. 

RtLlAUO , r'èdoui'éty ou'ru/- 
ladùùiro i roulade , l'aâion de 
rouler de haut en bas. au figuré » 
fa la rullôdo j Hnir certains ou- 
vrages où l'on a travaillé pluficui s 
cnrcmble , & les finir pat un 
fégal que le maître donne aux 
ouvriers ; ce qui a lieu à la fin 
des vent{juges> du tirage de la 
foie bi de la récolte des châ- 
taignes. .. 

KrLLE y rûllo ; Plein comme 
un ccut ; le dit de quelqu'un qui 
a le ventre trop plein. 

kC'LL£ \ Le rôle des trois 
pcrfonnes mifes dans chaque 
échelle au rang àt$ Confuls qu'on 
doit élire ^ 

K\JLL£ ; La meule d*uu 
moulin à monder , ou moulin à 
gruau, s 

RULLË ; Le moulin lui-même. 
Cette meule roule fur elle-même 
& fur fa carne > & décrit en 
roulant une circonférence autour 
d'un centre : telle eft celte auili 
du moulin à écrafer les olives. 

RU M A , rumUga y ou rima ; 
Rôtir , rifToler. 

UUMADÔRO ; Brûlure « le 
brûlé du pain. 

RÛNA. V. 1. Combat. De U 
le n. pr. Rune. 

RÛOS -, Le^ rides du vifage. 

KUPA ; Rider , hcrilTer. Aco 

fa rupa lé pel del cap ', cela fait 

dreffcr les cheveux fur la tête. 

RUSÇ ; Écorce. au figuré ; 

habit , jnftaucorps. 

RLSCÂDO; Lffïîve. Fa la 
rufcâdo ; faiie b leHive. Rufa y 
lediver^ faire la leiTive. 

KÙSt.Oi L'écorctf des arbres, 
celle des jeunes chênes propre a 
tannei les pcâux & Us cuirs» 



RUS 

totCqu'on parle de ceuc def 
niere écorce comme marchaqdifc 
de tannerie , on la mec au pki« 
riel » & Ton dit , faire les écor* 
ces « lek vendre ; les écorcei 
viennent bien cette année « &.c. 

RÛSCO ; Le Tan , ou l'écorce 
briféc Se moulue dans un moulio 
à Tau. Ou met le Tan par lits 
alternativement avec les peaux 
qu*on tanne dans une foCTe i 
Tau. C'ell par ce moyen que le 
cuir devient fort & que les peaux 
de veau ou de mouron acquiércoc 
de la confîilancc & de la fou- 
■ pic (Te 9 eu fe pénétrant Ati Tels 
& des huiles, qui abondent dans 
l'ccorce beaucoup plus que dans 
le bois 'y Si qu*on détrempe au 
moyen de l'eau dont on remplit 
la foife. 

Les pêcheurs Marféillois tan- 
nent leurs élets avec d^ la pou- 
dre d'un^gros gland qu'on tire 
d'Efpagne ; ce qui les rend d'uB 
plus long fctvice & moins foieti 
à pourrir. 

rC'SCO ; La tannée ; c'efi le 
nom qu'on donne au Tau qui « 
déji fervi dans les foires& qui 
n'cft plus bon qu'à brûler » ou i 
faire des mottes i brûler ; & 
non 9 des tourbes. Voy. Moûto, 

Il le forme fur la tannée long- 
temps e?pofée à l'air te âpre» 
les pluies d'été» une végétation 
appelée « fleur de tannée > qoi 
elt une planue de matière jaoney 
molle ) & de U nature du cham- 
pignon 9 dont elle a l'odeur: 
elle eA employée en médecine. 

À voir cette affcâation des 
champignons de croître fur les 
débris des végétaux pourris , ou 
qui commencent à le devenir , 
ou feroic tenté de croire i cet 
axiome péripatcticien. ( Corrup' 
tio unius eft gcneratio alzerius») 

Le terme tùjco 9 & les trois 
fuivans qui en font formés , dé* 
rivent du celtique rufc» en b. br. 
ruskën ; écorce. 

RUSKË ; Coin i écotcer. s 
Moulin à Tan. 
KUSKJSJHA; Écorcec im 

arbre i 



RUS 

At^rs , ftour^ lA tàaàeritk. 

RUSKE^rfiAIRE $ Un écor- 
iceuc : oii ii'écorce les chênes que 
Vers le mois de Mai » lorfqu ili 
fcfuc en pleine (cve , après une 
fluie qui a trempé U cetre 9 9c 
1901 fournie an furcroîc de (lire. 
Ces écorceurs commencent par 
tener ( faba ) le pied de Tarbre , 
lupant d'y inttodaite le coin à 
icbrcer. 

nUSKIÉ ; GuTiet de leffive » 

i p ' ■ 



R U S 149 

M 2 îf fl57«. Vofi 77«). 

RUSSE ; L'Épervter : oifet* 
de proie, en lar« ûccipïter célunt" 
battus. Il cft l'eAaemi des pi*, 
geons. 

ftUSSÊOU -, DU cnir > «u de(« 
corâe bruire dont U fum^e eft 
an antbyftérique. Les Fcmmet 
do. menu peuple emploient c% 
parfum contre les vapeurs de 
cette efpece. Aco sën lou rttjféou$ 
cela fent la favate brûlée. 



I I lîi 



»> 



U h fe « ,, fubftantîf ftmînth. 

Nous n'avons point en langue- 
docien de itiots qui commencent 
par une s y fuivie d*uâe autre 
confoidne. Le défaut d'habitude 
à cet égard nous fait trouver en 
conféqUencé une forte de rudefTe 
iians la prononciation des mots 
ftançois qui commencent pâr/2r , 

Jp^ h 9 fti f^*' <l"c i fcrutin ^ 
Icandale , fcorbut , fcapulaire , 

Ecle ^ fpeâre ^ fpiricùel , 
t y fquélette , fquinancie $ 
yfkztat i ftudteux , Aoma- 
tbique , ftyle » ftupéfait ^ 6c fem- 
blablet y que nous prononçons 
d^une nàaniere qui nous paroîc 
|>ltis naturelle ; favoir i en faifanr 
précéder Vs d*un e : c'efl ainf! 
^ue noas prononçons leis itiocs 
ptéçédens , efcrurid , efcandale » 
feîpeâacley efpeâre , eflatde » 
tmidieux» &Ci pronônciacion 
tlUeufe^ difficile â corriger; à 
moins d'une attention partica- 
Kere , & d*un exercice fréquent. 
La manière dont on fait epeler 
l|kt)ans les Écoles contribue beau- 
dpkp à la faute dont nous pat- 
tma i on 7 ferolt moins expofé 9 
lft'P^>î(i^( accodrumé en épél- 
hmt ceiM lettre à dire , /è ^ au 
lieu de êjpe, ou ejfo , qui eft la 
Inéthode vulgaire. 

T^m€ II4 



t 



On teirànche depuis lonr-tetH^ 
Vs de bien des mots où elle eu- 
troit , faûs être ptoooncée : tels 
étoient par ex. efiancer^ efcrire ^ 
efchauftèt , efdair ,^ Nifmes , 
PaCques , paftre 9 pafquier ^ &.c« 
qu'on écrit 8c qu'on prononce #» 
élaticer, écrire, éclair, échauf- 
fer. Nîmes, Pâques. &c. en 
marquant d'un ai:cent aigu . otb 
d'un chevton la vovelle fuivi» 
autrefois d'une ; *, & les Langue- 
dociens ont un grand avantage 
dans cette accentuation « il» 
n'ont le plus fou vent qu'à con- 
fultet la prononciatioii de feue 
idiome 9 qili répond aux termei 
dont 1*5 doit être muette. 

Il n'en eft pas de ihéme^ des. 
ftiot^ fiiivans, où il faut gardef 
Vs . même dans la prononcia- 
tion : rets font 9 Eftuirgebil , efca** 
cher • efcomptc , efcompter # 
efpalmer , folécifme , catéchif- 
me 9 les villes de Seni , de Rho<* 
dès. de Rheiins, d'Alais , bour- 
guemeftre , paUftre , bas d'Ef- 
tame , le$ venti d'Eft , d'Oueft ^ 
ufteofîle , cataplafme . puifque ^ 
prefque * jufque , &e. Il y û 
oifcn des perfonnes qui croyanc 
prononcer d'une façon plus cor- 
re^e , difent, catéchime , pré« 
^oe y kifiue i puique ^ 6cc, Qé 

M 



z$o s A B 

qui e(l Fort éloigné de !a bonne 
prononciation. 

L's fe prononce en françoîs 
avec la prononciation du zede 9 
lotfqu'elteeft entre deux voyelles ; 
•comme dans , mifere « confîteur. 
£t fi on en excepte les trois mots 
fuivans , cranfiger^ tranfition , 
tranfitif , où Vs a le Ton du 7 ; 
par-tout ailleurs cette lettre garde 
toujours le Ton qui lui eA pro^ 
pre , ou Ton fifflement ; comme 
dans , perfuader , perfécuter , 
perfuafion , &c. Quelques Lan- 
guedociens prononcent cependant 
mal à propos , confilfcur 9 & 
persécution. 

' SA 9 ou Jap ; Le Sapin : arbre 
réfîneux & de haute futaie. Ses 
feuilles , qui fout fimples & pla- 
tes , rcfTemblent à celles de Tlf » 
& fortent une â une d*une gai- 
ne : Tes pommes coniques fe 
réfléchident en haut. Il vient 
iur les montagnes des pays froids, 
en lac. abies, 

SA. Voy. Sup, 

SA , ou fas ; v. I. faîn. lat. 
fanus. No a ohs alfas de mêjkës ; 
mais als malâoutës ; ce ne font 
pas ceux qui fe portent bien , 
mais les malades qui ont befoin 
de médecin. 

SA ; Un fac. Sa de vëri ; fac 
à malice. Les ezpreflions fac â 
bled & fac à terre , ne font pas 
lynonymes de fac de bled & fac 
de terre : dans les premières , on 
confidere les facs relativement â 
leur dedination : on les confi- 
4leie dans les autres, comme 
contenant du bled & de la terre. 
Il faut en excepter fac à poudre ^ 
qui fe dit également de celui qui 
«en contient , comme de celui qui 
CD eft vide. 

Toûmbo counCun fa de bla ; 
il tombe lourdement comme un 
2>loc, ou comme une malfe. 

SABA : en termes d*écorceur 
Zc de grefFeur *, taner. On tane 
les jeunes tiges & les branches 
de chêneaux qu'on veutécorcer, 
en les frappant â plufieurs repri- 
£u de h»ut en bas avec la panne > 



s A B 

ou le dos de la hache » poM 
introduire plus aifcment le coin 
à canner entre Técorce & le boit 
de l'arbre. 

On tanne un rameau , ou 
fcion de franc pour grefifer en 
flûte , en tordant Pécotce du 
fcion d'une main qui Tempoigue. 
tandis qu'on le tient Hxe de 
l'autre. On ne fauroit tanner ua 
fcion , que lorfqu'il cd en pleine 
fève , ou que les plus hauts boat* 
geons commencent à poindre. 

SABA.au figuré; roiletyaf- 
fommer de coups. 

SAB^. Voy. Tara, 

SABAOUT; Un favamaflc; 
terme d'injure qu'on dit de celui 
qui aflFeâe de paroîcre favanc, fie 
qui n'a qu'un favoir confus. 

SABAKNAoU -, ou adoubâiri 
dëfoulUs ; favecicr de campagne 
qui va d'un village â l'autre » 
ou favetier ambulant des villes , 
qui établie pour peu de temps 
fon atelier aux coins des rues. 

SAEAT ; Battu , daubé , af- 
fommé. = Sabat , fe dit aulfî 
de certains fruits qui ont perdu 
leur fucpour avoir été trop long- 
temps gardés. Irânjhë fabati 
orange lans fuc. 

SABAT ARl je. n. pr. de rue, 
ou de quartier d'une ville ; la 
fabaierie, & non la favaterie; 
parce que c'efl un n. pr. qu'il 
ne faut pas changer , & que d'ail- 
leurs ce nom ne répondoit pas 
autrefois à un lieu où l'on ne 
fit que raccommoder ou rappiécer 
les vieux fouliers > mais â ce que 
nous entendons aujourd'hui par 
le mot cordonnerie , où Ton fai- 
foit principalement du neuf. 
C'écoic au temps où les foulier» 
fimplement dits» étoient appeler 
des fabaces « ou fabatous, Voy. 
les articles , Courdougné > Sabc' 
tié & Sabâto. 

SABATÊLO, diminutif d« 
fabato ; petit foulier. 

SABATÉLO ; La fabatéle ; 
champignon bon â manger & 
d'un genre particulier. Le deffus 
de fon chapiteau cft d'un btua 



s A B S A B 251 

Ibncë & écailleux ; le delToas foalïcr *, 8c non , d'un fouliec 

qui caraâérife ce genre, eft â Ufé. Audi le proverbe difoic- il : 

cefeaux ou d foirctces , en lo- touto fa âto dëven groâlo. ca 

zanges rangées réguliéremenc au efpgl. çabato ; foulier. ' 
cour du pied 1 d où elles partent L*urigine du terme fabâto Ce 

comme d'ùu centre en portion de trouve naturellement dans les 

cercle, fie vont aboutir au bord deux parties dont il paroic^ êtrô 

du chapiteau. Ce ^iTous de- «ompofé ; favoir , /à , ou fac , 

vient jaune lorf^ue le champi* & hdto f ou pied d'animal ; en« 

gnon vieillit. forte que fa bâco , ou fac de 

S ABATIÉ. Il n'eft fait mention bâfo ^ clï U même que Oc , 'ôà 

dans les anciens aâes oue des étui de pied; ce qui convient 

termes fahatié ; fabatarié fie fay on ne peut pas mieux afu four 

bato ) pour exprimer Ce que nouK lier > ou à Tulage qu'on en faix, 
rendons aujdiird'hui par les ter- C'eft de là au(fi que le terme 

ineS) cordonnier, cordonnerie François > (abot . a peut être éi6 

£c fouliei: ; fié parmi nos noms fotméj car nous avons queVque 

pr. languedocien, autrefois noms rai Ton de croire que la fyllabé 

comnouns ou appellatifs , on ne bot , ajoutée à pied dans le mot 

trouve que , fabatii 6c fabatarié, François, pied-bor^ en croit an* 

en b. \àt, fabaeerius f fabaterîa\ trefois un fynonymc , corfntïtfil 

te dans nos cadaftres en langue- y a bien des exemples'd'un pa- 

docien , où l'on marque le nom reil affemblage ; (Voy. l'anide 

& la proFedion des perfonnes , Mâcari. ) 8c partant^ fabot , oa 

çn y trouve par ex. Jhan cahët fa-bor, feroit encore le fac oa 

jabatii , 8c la cariêiro 4^ la fy- Pétui du pied. (Je qui vient à 

kaiarii, Tappui de ce foupçon « eft qu'il 

Le nom François -languedo- y a quelque rapport entre bot 

cien, courdougné , eft de nou- bc fon féminin botte, chattiTure 

velle Fabrique , de même que le de cuir qui a la Forme d*Un6 

françois cordonnier, fur lequel janibe fie d'un pied. 
le premier a été catc^ué ; fie il de- Nous dirons , par occafiob"^ 

viendra peut être lui même un <^u*on ne voit que des brodç- 

H. pr. lorFqu*un nouveau nom quins fie point de fouliers dans 

l'aura fait oublier. une boutique de cordonnier 'të- 

S ABÂTO , fiibâta; la chauf- préfcntéc dans les peintures d'-HcV- 

fure , que nous appelons dans culane. Le nom lar. çatceus ne 
notre idtôine du nom françois s*appUquQitpcu(-êtrequ*auxbro« 

foùlié , û'eii avoir point d*autre dtquins.* 

$inciennenient que celtti de/àSi. SA6AT0US; Gros fie vilains 
to 9 ou fabate ; ce qui paroh fouliers. = Chauifons de peau, 
cntr'autres par le proverbe : a SABË , ou fabër ; fciencr, 
trouba fabâto en foun pé\ il a favoir, érudition,. == Sa es .i 

"trouvé chautTure à fon pied, Les fabër; c*eft-à-dirc , on favoir, 
fabatés , ou ' infabatés , vaudois. qu'on rendoit autrefois par , c*eft 

Le tertee fpulier , qu'ot^ ne à lavoir ; comme on difuit çiï- 
•trouve dans no( anciens titres qi;e cbjre , ou fait â favoir , au li^tf d^, 
pour (îgnifier tout autre chofe,^ on fajt favoir. Sabié pa per-'àë 
eft lui-même plus récent en fran- ouprënëj il ne favoit à qtiéilç 
çois dans fa fignifîcation aâuelle. faufle manger 4c poiiïbh. ft. Ifan. 
C'cft du mot fahato, mal-enten- S A'B Ë N j Sarvan't , facbaw. 
du , qu^on a fait ^aiU cette dcf- nonfab^n ; -ignorant. ^ 
^iere langue celui de favare , ou SABÉR , sâà^bër , ou fàubir 5 
^ieux foulier , quoique notre v,' 1. favoir. Défaits ofah j ( t>eus 

/i^iMa'cnçendicabfûlumcJicdSin Juti\ Nù vulkas âoUt fabëe^^ 

»»4 



3t5x S A B S A B 

mas tém i {.noli almmfiper^fté & far- une féye aboudance, h 

fime, ) £ufei q( tu es Jank de recouvrent sUnd d'une nouvelle 

Peu : i fcio te ejjejandum Dfii. ) ^çorcç fy. d*unc croûte de noi^- 

SABËR-MAL 9 Jùbër-âmali ve^u bois i 9c cpncinuçuc de vi- 

V. l. être fâché, trouver raau- vre f^ns fe reffentir aucrecnect 

vais. Lo Prinçii de La Sinagaga de ceue opération , qui les fai( 

Jàlnê^ U mal. prdinaireipcnc féçbec & nK>urii. 

SABI., fabio i fage , prudent , L'oUfervatiqa précédente dé*, 

^vifé. Sabis de drè'gs à di drei- langera un. peu les idées dç ceui^ 

turay v. 1. Ic^ftes , favaiu. en qui veulent tout expU<|ufr par des 

«droit. gîermes de p^ leur développt- 

\ SACLISÇN.. Voy. 5'il6x. xnent « aii lieu d*a vouer quu y % 

SABLAS; Grand apias de fa- dans, la végétation des ipyftçres 014 

|kle« banc de fable , enfablemeait Toa fe perd » Ci l'çn ii*a recours^ 

jjbrme par le çouram d'une ri- çopinie les plus ign^-ans « à Tac- 

ifiere ou par le vent, qui daoa ^ïon ibniédiate du. Çréi^eur. 

i}uelquçs côtes de l'Océan enfe- SA90U ; te fa von. On le faîj; 

^elit, ou coiivre peu â peu des avec de Phuile épai^fle par uj\ 

Villages entiers. Ètourg coum*^n Tel ^Ikalj « tel quie ^ fouqe avec 

fables 'p boire comme un trou , lequel on fait bouillir Thuile. U 

QU comme un Templier. nettoie le linge & le déccaife pajr 

SABLAS i^^ Sablière, ou c|i- Taffiniré qu'il a avec la graifle ,1 

xîete de fs^le qu'on tise du milieu qu'il dilTout 6c dont il fe charge : 

jdes terres. On dit une fablon- l'cau aidée du. Crçciengiem (ait 1^ 

iiiere , lorfque au lieu de fable sefte. ^ 

çu d'arène > qui eÀ un menu SAEOUNADO ; Pe l'eau de 

{^ravier trèS' propre à bâtir « U fayon . = •9â&otfn4^o ; favonna- 

car rieré. contient du fablon plus &e , pu action, de- favonner. On 

fnenu que le fable, & avec le- oit) eau de favon; Çc nop , far 

guel on ifait les. eudtùcs j où Ton vonnade > nï eau ^vonnée. Mec*. 

Sblônne la vailTçIie d'étaln pojur tre le linge à l!eau de favoo 9 4 

la. bien écurer. /â fabounâdo* Bailo U uno fa*. 

SABLÎÉi Un fable, ou bot- bounâdo ; favçnne cette chen^ifei, 

Iç^ de fable f àc non ,. fablié « d/ûmics-y un ou depx fàyonnages^ 

'q.^i eÙ. le nom dé l\>i]vrier qtil Aco s'en ûnar^ ëmb'ùno fabounâ' 

tire le,, fable dSiine rabficce ou. ^0 3 -<;ela s'çn ira ««vec uii favca- 

.4*ûne fablonniece. ... Dage. 

SÂBO5 Lf févf. SâkoMarsin- SABOUNAl^O; ta^vandjcre^ 

coy sàho d'Agoufl-y Uféy^de hUnch^ffcv^ïx. Ta jda rtbir coiU 

liiats & celle 4*Apâi, ' . mo l^ètîott / l^s .faBoHoâiros vt^ 

La -fève qui fuinte de certains. ^. rîou.. 

^^bres, tels qye les cbêneaux . SABOURÀ;. A^àifomieç on. 

]^u'on vient d'écorcer , a Mpe pora^e avec dû favpuret. ;=: £*- 

«endancç 4. s'organiret d'ellç- boura-^ favoprer ; goûter avec 

isuéme, &6 iTorme fur ^ partie ^jttemioa fie ayeç plat^r, 

.^ue 9 on écorcée du "bois s de. nou- SABOURUH , jàbokral , for 




^jv.çpuvre y en Torte qu 



ipco^able qi»e U patiiç inf^rifrurç^ pprç falé » <)piu. les pauvret geos 
4]4ii dfvieiu hoii.y ^uxplt été de la caxj(xpagne afTaifpnQenr leq; 



43411 dfvieru ^«9/ ^uxplt été de la caxj(xpagne afTaifpnQei 
Rangée en écorpe^ .^ elle ^^<ffii . potage .'aflail^nneo^ehtqu'i 
;it,Q \ à. Ucxpofiytiçp de J'ait. / .fercnt à celui.de U vraiifie îfiuu*^ ^ 
ji y arels c^iêneatix qui ét^t pour laquelle, ils ont même d^ 



iispr^- 
iREaiw^ 



SAC S A D isî 

^arcQëvôoHaqUtvUlfabottranf manjha facos i mûCQS\ il s*c(l , 

^ue demande cectc vieille raoce i ruiné dans cette entreprife ; il 

SAQOURVT ; Fin , rufé, sse y a nungé le vert & le fec 

Jtfalicieux , tron^peUr. SACOL « ou cabujfâou ; U pt>- 

SABOUTI } Secouer, ébraa> çhe acs • nianceuvrcs : petit fac 

1er. = Secoué 9 moulu, ou extrê- demi-plein de paille dont les 

memeot fatigué d'une monture 9 manœuvres Ce coifFent comme 

ou d'une voiture, d'un capuchon « & qui focmd 

SABRUI£JH0. Yay. Sagriê- fur leurs épaules un cou(&aet fuc 

jAo. kquel le fardeau porte. 

SABTË, faptëy fctt'é; v. 1. SACOPOUTRAS j Un faîo- 

i^amedi ; dans rancienne Loi , le pe. = Nigaud fans efptit, fans 

}our du Sabai ou du repos. adreCTe. 

fondant qëlsJhuffieusënpënû de SÂCRAMËN {un sert)} Va 

lur cors non nufqn en pubUaii apa- oftenfoir ; terme qui manque » 

rër lo jorn dët mercrës jaings ^ comme bien d'autres» dans le 

p^U ventes y n'tl fabtës faings , Diâ de l'Acad. mais les fautes 

(flënannoftrë pafcan Coftf d'AL d'omi(fion font plus pardouna- 

Lets bë far als fabtës ^ i^licet blés dans cetre forre d'ouvraget 

Jabbatis benefacere, ) ' que celles de comrailfion. 

SACA ; Fourrer , mettre de» SÂGRE , oufacripan ; Jurcur, 

clans. Au propre» mettre dans blafphêmateur , fcelérat. Crîito 

MO fac. = Saca *, jeter. Saca alâi \ coum*Hn facrë ; il crie comme uti 

|eter loin. ;=; Saca de cos j battre « perdu. TrabâUo coum'unfâcrë 3 

frapper^ il travaille comme un galérien, 

SAC ADO 9 o^facat} une fa- en lat. y^zrer ; méchant, cxéaa* 

çée y un fac , plein un fac. Une ble , dévoué a la raott. 

iachée de châtaignes. Pe U eft SACRE JH A ; Ne parler que 

le terme peu uhté^ un facage, par, facre , comme les foldati 

pour uup grande quantité ; & & les charretiers , qui facreuc 

le droit de facage dans le5 mar- coût indtfFéremmeut & pour lef^ 

cbésau bled. h,\àufacamentum. quels cepeqdant il n*y a rien de 

SACAL ; Un coup. As abut lacré. ' . ^ 

^<?y2it-A/5 i tu as été battu. SACRÊSTANQ ; Une Sacriri' 

SACAMAN, ou facoman^ y, h fine; & non, SacriAaine : bac* 

voleur , brigand , coupe-jar* barifme od il tiï naturel de 

irec^ bandoulier 9 garnement. = tomber par l'analogie qu'il 9, 

Criard , babillard. avec le mafculin Sacri(laiu. 
• SACAMAN ; Créancier dur 9 

iorraitabie qij[i vexe fon débijteur. D'une autre part la Mère Sacrif* 

SACAMANDO; Coureufe. tine , 

C'eft le féminin du mot aile- Trois fois pâltc, foupire quatre 

jnand tfac-rnan ; homme de fac, fois. Greilec* 
çn ital. facco manno. 

SACAMANPË JHA ; Vivre lî- SACRQ-MOUN-AMO («n) 3 

f entieufement « o|i dans le dé- Un jureur > uQ déterminé. Voy* 

fordre. Faire le métier de voleur 9 Sacré, 

Texer quelqu'un pour en avoir SADOLAMËN del vëntrë\ y, 

4e l'argent. 1. {vennisfatùraiio.} 

SACAT *, Plein un fac- Sacat SADOLAR. y. 1. RafTafier. 

Raglans '^ un fac de glands. SADON. v. 1. Saifon. 

: ^ SA£0 ; féminin & augmenta- SADOUt ; SoûU pr. fou. tous 

tif de fac $ une bâche , ou grand pâourës manjhon pa lur fadoul ; 

fzc à mettre de la laine » du les pauvres ne mangent pas 4 



^: 



254 S A G S A I 

cribo ; il ^^^ foûl â crever» rtcines des arbres ; la plâ'paft 

SADOULAOO ; Raffanemenc. , fonc enracinés j tels que ceux des- 

Fa unojadoulâdo j manger foa pruniers > dont tes rackie» tra- 

foûl de 4uelquc cbofe. cent fore loin 6c poutlcnt des 

SA-£NR£IK£. V. 1. Far le furgeonsd'efpaceeuerpace. JAir4» 

paCTé. ' dltfagatos', drageonoer. 

SAFI ; Bousge€>n , ou bouton SAGNA ;. Garnir , ou empaiK 

ui vient au vifage. Nos tou 1er des châifes. Voy. Sâgno. 

tfi > nez bourgeonné. SÀGNÉ ; Narùer : ourrier qui 

SAFRANA ^ Jaunir avec du fait des nattes, qui travaille ca 

fafran. = SafrAna. ; barbouiller, jonc & en paille , qui emploie 

Vi'on fafrana lou mourU ;. oa. les autres feuilles des. plantes 

lui a barbouillé le vifage. i comjprifes Cous le nom fuivancu 

SAFRANIÉ ; Marchand de SAGNO. On comprend feus 
fafran. au figuré ; un banque» ce nom les feuilles longues 8c 
routier. On peignoit autrefois en effilées propres, â garnir les chai- 
faune les maisons des banque- fes ; telles font» la Uiche, le 
routiers & de ceux dont les grand fouchec ^^ & la maiTe« 
biens étoienc CQufifqués avec u'eau;. il faut rendre cependant 
note d'iofamie. le mot,y<%no, par letermevagui; 

SAGAIGNA \ Charcuter : dé- dé >onc : plante différente des. 

couper avec peine & roal-pro- précédentes ; mais plus connue, 

prement. = TracafTer j haxalTer. On ne fe pique pa&daas le lao* 

SAGAN , oufagat; Le fabat. gage ordinaire d'une précifioafi 

au figuré» bruit», train, tapage, exaâe. 

Sagan é magan , ou fagat é C'eft de figno- qu'eft formé le 

magat ; défordre , confufion , n. pr. mala-fâgno, & par cor- 

snélange de toute forte degens.= ruption , malachâgn<y , ou ma/a* 

J^aghù fagan é magan ; il fit le chàno. 

diable à quatre. Dinaqëlouftâou SAGOUGNA ;- Secouer , ti« 

i-a fagat é magat ; il habite dans railler. 

cette mai fon toute forte de gens. SAGOULIA , ou chamboutû^ 

en la t. faga , ou fagana ; fa< Gargouiller. On le dit de l'agi- 

jneufe forciere « fie magus ; ma- tation d'one liqueur & du broii 

gicien. qu'etle fait dans une bouteille r 

SAGAN ; Peine , tout ce qui ou tout autre vaillêau qui ea 

donne de Tinquiétude & du eft â demi<^lein 6c qu'on femae* 

foucL SAGRAMËN. v. ï» Serment, 

SAGATA ; Drageonnerle pied jurement ,. promefle. SagramSn 

d'un arbre ; couper les drageoiu de calumpnfa ; ferment qu'on 

avec la panne d'une pioche. n*accufe point â faiix. 

SAGATA ; Poignarder. = SAGRIÉCHO/ou y^^ric/^Ao^' 

Percer de plufieurs coups de cou- La Sariette vivace » la Sarieitc 

teaux un animal ^ comme le annuelle ; plante aromatique U 

pratiquent les bouchers Juifs , l*âiraifonnement des fèves, 

pour leux viande de boucherie ; SA£ROUNLA « ou. ajptgroun^ 

afin qu'il n'y refte point de fang , la, ; ^ébranler. >l - 

<iom il leur eft ordonné dans SAI ; le» dedaas « & en w 

l'ancienne Loi de s'abdenir. fr. céans. S ai i-a pa dëgus \ il 

SAGATA ) au . figuré ; prefTer n'y a perfonne ici. Dîoufâifiéi 

vivement «Tolliciter , tarabuÂer. falut qu'on, fait dans une maifda 

SAGATADO^ Secouffe. ila famille, en v. fr. Dieu foit 

SAGÂTO , ou Jhêmmo ; Un céan$. Voy. 1,'art. ZXou, 

drageon, un pétreau , un fur- S AÏ , ou peno.; La panne d'un 

tcoa i lejecoa da jj^ci,. ou des pocc, j/njiï $ un pain 4c panât 



y 



s A I S A L 155 

iâc porc. Les payfaos s'en fervent de farine 8c un pain très-blanc* 

comme du favouret , pour aiTai- Il y a une ^iffecte â gros grains. 

fot^ner leur potage , ifurtouc Woy, Sêifsêto. 

celui qui eft aux raves ou aux SAJHEL. y. I, Sceau , fcel , 

choux. Ils ce trouvent même la ou cachet, Sajhela ; fceller. = 

panne bonne , que loTfqu'eUe Couéîrmer, affermir. 

cft palfablemeot tance .'ce qui SAKËJHA j Secouer un fac 

cft alors du vieux oing, di^'é- de bled pour reuta(ler. = Secouée 

rent cependant de celui avec quelqu'un. « 

lequel on graide l'cffieu des S A K Ë T O ; Un fachet , 

roues , lequel fe change en cam- ftc à cueillir la feuille de mûrier, 

boui lorfque le frottement de ou abfolument , fac à cueillir « 

l'eflSeu d'une roue l*a rendu que les cucilleurs attachent à 

noir. leur ceinture. 

On ne peut enlever les taches SAL. v. 1. Satif , aiTuré. 
de camboui que par deux opéra- SALA ( de pichô ) *, Du falé ; 
lions. Il faut d'abord enlever la tel que la poitrine de porc gardée 
noir & la~ graifTe « en lavant dans de la faumure. Voilà « dit- 
rétoâPe avec de l'huile d'olive ; on , de bon falé ; & non , petic 
tout comme on laveroic avec de falé , qui efl en fr. de la chair 
Teau une faliiTure ordinaire : on d'un jeune cochon nouvellement 
détache enfuite l'huile & les falée. ^ 

reftes de graifle avec du favon , SAL^BÎDO. Voy. Mëlëco, 
eu du fiel 'de boeuf » ou de la SALADO » ou âigofdou ; Do 
terre à foulon > félon que TétofFe la faumure ^ & non y de l'eau- 
cft de foie 4 ou de laine. Le même fel , barbarifme. = Salâdo ; 
procédé réùfTît pour les taches falaifon j l'aâion de faler les 
fraîches de peinture à Thuile. en viandes. .= Viande falée. 
b. bt.fayn, «nb. ïzt.faginum, en SALADOU , faladoûiro ; Un 
lAZ.fagina, faloir : table > ou vaifTeau qui 

^ SA1ÉT. y. 1. La ville <le Sidon. fert â faire la falaifon d'un porc. 
VëngtUn en Saiet ; ( venimus Un faloir efl ^auffi une botte 
Sidonem.} pendue au coin d'une cheminée 

SÂIKË ; Sans doute, peut-être, de cuifîne , dans laauelle on 
apparemment. Siés fâik'é nêci ? garde le fel à l'abtî de l'humi* 
tu es fou peut-être \ âoubëfâikë; dite. 

puï fans doute. Si au lieu de faire SALADRUÊGNO. Voy. Sard' 
la tenue fur Va defâikëj on la duêgno. 

faifoitfur Vi-y comme s'il étoit SALÂDRÊLO; Graine de l'o*-. 
écrit , faîke ; ce feroit le nom feille Iqngue. 
d'une Saïque ; vaifTeau Turc « SÂLAJHË ; Salaifon des porcs, 
propre â porter des marchaa- temps de la falaifon» = Viande 
difes. de porc pour la falaifon. L'ufage 

. SAIOU , ou y^iott/; Jaquette , des falaifons, s'il n'efl corrigé 
ou robe qu'on donnoit au com* par un grand exercice , donne le 
mencement do ce Ciecle aux jeU' fcorbut. 

nés garçons , avant de leur don- SALAJHÊ. n. pr. Commis qui 
ner la^culorte. ,du grec, yâ^of. levoit le droit de falage fur les 

S A I S S Ë T O : Froment marchands de fel. 
de la plus belle qualité , ou la SALBA ; Sauver , garantir , 
Touzelle â petits grains « qu'on tirer du péril , mettre en fureté, 
feme dans le Comtat Veuaiflin : C'efl de Jalba , ou fâouva , que 
elle foifonne beaucoup plus que dérivent les noms de difRreus 
la Toufelle ordinaire , donne dialeâes , falbâirë , fâouvâirë , 
plus de foa ^ ineaucoup de fleuc falbâjhë , Jalvâjhë > fâoubâjkc , 



»$(î s A L S A L 

falhafsîou . fdlvafsîou , fâùùhaf' SAUNIÉ ^falinieire; UlUm 

éîou , /«/&è ,Jtlouvë, &c. SALLA ^y^u/a ,yÀi*.'a ; Coavrk# 

SALBAIKE , falvâirë , /Son- envelopper. Si jfalU d'un ma*', 

iâirë 'y V. 1. £c n. pr. Sauveur , tel ; s'i^ubler d'ua dianteaai 

défendeur , protcâeur , garant. Jôous fallas . ou t^aHas ) <iet 

b. lac. Jalvator y fervator, en v. ccufs pochés. ^ 

fr. fovérc^. SALLE; LahouiTed'uM 

SALBAJHË , falvâjhg , fâou- mule de chairette. "Voy.Bourâffbé 

hâjhë\ V. 1. de n. pt. en b. lar. SALMITË ) Le rendez-voui 

faivamentum ; falutt proteâion» du jeu de cligne-mufeice. 

défenfe , immunicé. Le même SALMS. v^ 1. Pfeaumc. pr4 

moc , JalvamentUm , lîgnifîoic faume* Liber dï faims ; v. L la 

aufli félon du C^mge 9 redevance pfauner. 

pour droii de proieékion j & de SALO , la fâlo « làs fâîos, eS 

plus , un domaÎDe fous la fauve- fr* faile , les faites ; v. 1. & tu 

?;ardtf du Prince , appelé à cet pr. de villages & de banneanz i 
gard falvator : c*eft le vrai fent originairement petits prieurés f 
du mot fr. fauvage en tant que hofpices>9 obédiences dépendant 
ji. pr. dana le langage & le pays d'un Monaftere , qui envoyoii 
Gatcon : on peut le conclure dans ces maitons devenues prieiH 
d*après la règle , qu*il faut pren- rés , un ou plutieurs Religieux 4 
dre dans le langage du pays réiy- j^our prendre foin du tempoceL 
snologie des noms originaires de Les habitations que ces Rcli- 
ce même pjys ; or on ne con- gieux y conflruilîrenc furent ap* 
soiiroic ancit:nnemenc fur le nom pelées , celles , ou cellules , da 
en queition que ceux de Tancicn lat. ceila* C'eft fous le nom dé- 
languedocien y<2/64;Aë , oafâou' celle 9 que ces petits prieurés^ 
bâjhë f fur lefquels a été calqué ou hofpices font encore connus 
le falvamentum précédent de la dans le nord du Royaume ; on 
b. lat. Ce qui eii digèrent de a changé dans nos Provinces \6 
felvage ; habitaxic des bois , du c de ce nom en une /I On a 
lac. filva. écrit d'abord fella , & par cor^ 

SALBâJHUNw Voy. Sâouva- ta f iion , fa Ha ^ Qc enfin ^ Jlîlo U 

jhun. iàit 9 lorfquMl n'y a eu originai- 

SALBASSÎOU. Voy. Sâoubaf- renient qu'une cellule ; & fâhê 

sîou. lorfqu'il y en avoir plufieurs. 

. sAlBË. Voy. SAouë, N^a pas C'eA la même origine du lermCj 

falbë që li anghës > il n*eft plut falle ; pièce d^un appartement ôc 

AceelTaire que tu y ailles. JN'a du nom du Château qui donna 

pas falbë *, il n*eft plus temps. le futnom à St. François dû 

SALCVSSIÉ ) Charcutier qui Salles, 

vend du boudin , de la fauci{re.=a C*eA de fdlo , 00 falle 9 qu*oiiC 

Salciffié i falope 9 mal-propre» été formés les n. pr. dim'inutift 

ShLt^RO\J.Voy» SahêiroUé Salello y Salëto^^ Salë^oun y oil 

S.\L £JH A. Voy. udi/2z/éf;Aa. Salai^oun y SaUndro , ow Scdîn* 

SALHEN. n.pr. dvL\si.faiiens\ dro 9 de même que 9 Salëndrën* 

montant. co 9 qui fe dit du territoire dé-«, 

SALI ; Sortir, en Efpf,\,falir, pendant de la Salle. 

s= Sali 9 chafTec , mettre dehors. On voie par pIuHeu'rs paflaget 

JiPanfali dëfôro \ on m*a chaiTé. rapportés par Ducange que ^ 

SALI 9 ou faits ; Grenier à faia. b. lai. étoit pris auffi pout 

fcK toute forte de maifon & qu'on 

SALÎDO ; Sortie » iffue. Aqël l'appliqua enfuite â ce qui eitf 

0uftâoua dosfaiîdos. ^ifoic partie : de plus que par* 

SAUÈJHl*Voy. ^ri«;À^. Jai0 j>ublica ., 9ëk entendok !• 



SAN' 

Vaitafs oÀ Ton rendoîc la jnftîce 
6c d*où pArcoienr les Lois ; 6c 
^ue c*cft de U que la Loi Salique 
tire Ton nom. 

SALO TOUPI 9 ou eoucouniii 
Un Tâte-poute. Oa le die par 
4érifion d'un homme qui fe mêle 
tfx>p des pecits détails du ménage» 
qui font le département des 
femmes. 

• SAL-PR.es, ou Pou prfj; Du 
porc frais, Voy. Sâouprës, 

SAIS, V. 1. Le Tel. La fais à 
rë no val , &c. le fcl n'cft bon 
à. rien , &c. Le genre féminin 
de nocre filou , qui e(l pour nous 
une occaâon de lolécifmes , date 
de loin ^ 

S ALSA , o\i folflt ; Goûter d*ane 
ÙLUce. 

SALSÊIROUN-, Unefaliere. 
SALVACNARGHËS , oa filou- 
vëgnâr^ës ; n. pr. du lac. falvii 
€iger ; métairie de Salvius. 

SALVAIËS. y. 1. Melfalvâics; 
miel fauvagc. 

. SALVAIRË , ofâoubâirë'y v. 1. 
Sauveur. Salvâiri en âout;{ ho' 
fimna in eKCtlJis, ) 

SALVAJHÈ. Voy. Scdhdjhë. 

, SAXlBOUrr , ou fabouti ; 

. Secouer» ébranler. 

• 5AMBOUTOMËN , ou fam- 

boutimëà ; fecoudfe » ébranle- 

«lenc. 

SAM BU, ou fahuc, Voy. CoU" 
ioubrigtté, 
' SAMPA ; Sans doute. 
• SÂMPO ; Un égout. 
SAN , oit^Sën , au féminin y 
Santo^ o\iScntoi Saint, Sainte. 
£t le diminutif , Santë ; petit 
Saint. T^uto lafânto de la ntit ; 
pendant toute la nuit. Tou lou 
Jfan clame d'aoujkoo n'y toute la 
)oumée. Për San Jhan , për San 
Piirë , për Sënt'Antônii i la. 
Si. Jean , i la St. Pierre , à la 
St. Antoine. On fous-entend , à 
lafBte. 

' SAN , ou fank ; Le fang. San 

hatu 5 uneéchimofe. pr. ékimofe. 

SANA 5 Guérir. = Sana lous 

dëbâfsës; boucher les trous des 

>as. 

T^me IL 



SAN 257 

SANA. Voy. Crëfia. Sanâiri* 
Voy. Crëftairë, 

SANAOÛRO i Reprife, ren« 
traiture « couture de ce qui eft 
rentrait. 

SANAR. V. l. Guérir. Sanc i 
û fanec los që avia obs de fana" 
mën ; il guériffoic ceux qui 
avoient befom d*êrre guéris. 

S ANC , fanx ; v. 1. Le fang. 
Sanc de boxs ; le fang dits boucs. 

SANCER ; Sain , entier , oik 
Pon n'a pas touché. \ix.,finccrus» 

SANFLOURA ; Prendre l'é- 
lite , ou la fleur d'une chofe « 
& laiiTer le refte , écrémer » 
prendre ie deflus d*un panier de 
fruits , le déparer , choiâc ce 
qu*il y a de plus beau. 

SANFRESQIN. Voy. Frufqin. 

SANGHINADO ; La faniequC 
découle des plaies , fang délayé 
dans quelque humeur qui le rend 
fl*un rouge fale. Le pus eil plut 
épais le plus blanchâtre que las 
fanie. ^ 

SANGHINËDO. ▼. 1. 6c n. pr» 
Lieu couvert de fanguiniers , ott 
cornouillers femelles, b. lat. y^fZ'* 
guinctum, Voy. Coargné fânglë, 

SANGLOU , ou sënglou, dit 
Hti finguUus. Voy. Choukë, 

SANGLOUTA , ou sënglouta g 
Avoir le hoquet. 

SAN H S , ou fanch ; v. l. Saine. 

SANKË; Du fajig d'agneau» ou 
de chevreau qu'on frit à la poêle. 

SANLA. Voy. Salla, 

SANNA ; Saigner. = Égorgcc 
ou couper la gorge. Les Chirur- 
giens fai^nem. Les bouchers te 
les afTaffins égorgent ; ce feroic 
parler ttès-impropremcnt de dira 
faigner un mouton. On. dit , 
mon nez faigne , ou je faigne dà 
nez ; ^ non , le nez me fâtgne';. 
quoiqu'on dife très-bien au ngù- 
ré , le CGCur me faigne quand |e 
vois un pauvre fouiftir. Acofkè 
fanna lous iuels ; le cceur vous 
faigne , ou vous fend , quand 
oti voit pareilles chofes. Qan më 
fannarias ; quand vous me rue- 
riez i dit un débiteur , ]c ne 
' puis encore vous- fatisfaire* 

Kk 



x$t s A N SAN 

Sannanat putiou uno piiro ; mifiqae monotone 9 traînante 
irous cireriez plutôt du faog & défagréable. Aco*s toujhour 

d'une pierre» ou vous, tireciez la mémo fanfôgno ; c'eArou)oari 

$ufli-côc de l'huile d*un mur. lamêmechanfon.ou fur lamèoie 
Mademoifelle une telle s*eft fait note. Aco's coum*un pata dins 

faigner ; & non , faite faigner. ûnofiinfôgno ; c*ell comme une 

Le verbe , fait » eft li indéclina- fraife dans la gueule d*un loup « 
ble. Es pâouri qëfdnno; il t(k ou un erain de millet dant ta 

pauvre cojpiroe un rat d*Églife. gueule d*un âne. en Irai, ^tfin* 

SAN N ADO de la cavtlio \ pagna ; une vielle. 

Saignée du pied. SANSÔGNO i Le fanon def 

SANNADOU ; Le bout fai- bcrufs : peau qui leur pend foUi 

gneuz : terme de boucherie. Ceft la gorge y comme la poche vide 

dans un mouton , ou un veau ; d'une cornemufe. 

Textrcmité du quartier, du coté SANSÔGNO. Voy. SannairS* 

de la gorge , ou il demeure tou* la, = Voy. Sâgno, 

jours du fang ; & dans lequel SANSÔGNOS , ou barholos ; 

le trouve la plaie qu'on fait en Barbes de coq: deux caroncules» 

égorgeant. = Sannadou ) cou> ou appendices rouges 6c charnues 

ceau de boucher. qui pendent fous la tête , ou le 

SANN>ADOU ; Une écorchc- menton des coqs. Voy. C7tf/c^roiy 

rie , une tuerie s lieu & dépen- SANSOUGNA ; Importuner 

dance d'une boucherie où Ton par des inl^ances, des follicita- 

lue les bceufs & les moutons, tions. = Ufer de longueurt iau- 

On dit écorcheria ; U non, écor- tiles , tarder. ^ 

chpir. SANSOUGNAIRJË , oU fam* 

SANNADOU eft auifî le banc pouenairë; joueur de cornemore* 

âécorcher» fur lequel on égorge b. fat. jocutator. en v. fr. )on« 

Us moutons. gleur. La eornemufe qui eft au- 

SANNAIRÔLO ; La fang-fue : iourd'hut l'inArument àcs me« 
yer des eaux dormantes donc il neurs d'ours , faifoit autrefois , 
Y a plufîeurs efpeces. On faic même dans les grandes villes » 
lâcher prife â la fang-fue , qu'on le délice des féres ; & Ton étoiz 
â appliquée fur quelque partie du probablement ravi de cette mélo- 
corps , en lui |etant fur la queue die dans un temps où l'on n'en 
un peu de, fel. connoilToic peut • être pas de 

SANNËTO ; Lancette de meilleure. 

Chirurgien. = Sannfta. Voy, SANSOUGNAlRë ; Importun» 

Vou^iL BoutaUfiamito 'y mettre ennuyeux par des redites conti* 

du vin en perce. nuelles. 

SANNOUS ; Sanglant , en- SANSOUGNARIÉ ; Redire ^ 

langlanté » faignaat , faigneux. répétition ennuyeufe. 

Une plaie toute fanglante. Avoir SANSOUGNeS ^ ou vëndUs^ 

le nez faigneux » une chemife Les glands « ou les pendans des, 

enfanglantee , la bouche fai- chèvres , des brebis 8c des pour- 

gnante 9 le vifage tout en fang« ceaux i deux appendices char- 

SAN-PUSi Uniquement, feu- nues» couvertes de poil » de la 

lement. Jbougarën uno partîdo longueur fie de la gro^eur du ■ 

yÀnj^i/j s nous ne jouerons qu'une petit doigb , qui pendent fout 

partie. Bous âimë fan pus \ je la gorge de quelques individui. 

TOUS aime uniquement. de ces animaux. Ce ne font point 

SANSi , ou founji ; Fouler des excroilfances manftrueufes j 

aux pieds. ■ puifqu'elles vienrienr réguliére- 

SANSÔGNO , ou fampôgno i n^ent deux â deux , de la nitême 

Vas cwAcçEuifii» ==; Chaaf^K •« forme 8c aux mêmes eadirâ. 



s A X> S A O 2$9 

^$$ glands ne conftituent pas foffile ; le fei de fontaine ; celui 

^'ailleurt une tCfçcc paxdculiete qui fe (l^patc du falpêtredans le» 

dans les animaux pt6cédens ; lalpêctieres ; celui de la fonde 

mais une variété. dans les cteufets des verreries f 

SANSURA ; PreOec. follicicer, &c. 

Importuner. . Li courou couni' à la fâou ; 

SANSURO ; Une fang-fue. on y court comme au feu. 

Voy. Sannairolo, au figure 9 un On difoit autrefois en v. fr» 

importun. ^ fau , pour fel *, & il en eft refté en 

SANTALËGKIN ; Homme fr. les termes , faunier, faux* 

maigre, lefte. = Un gueux, un faunier , faunage $ faumure , 

mendiant, du lat- alacris, faumâtre , &c. 8c dans ces moct 

S^NTO y f^nt'c, Uno fânto la fyllabe « fau eft notre Jïiou , 

hri^ito f une pauvre petite miette, écrit dans le génie de Tortho^ 

J7n fântS digneirou i un pauvre graphe françoife , ou Ton fuppo- 

pecit denier. Les mendians qui foit que la voyelle u fe pronon« 

le fervent de ces exprefltons , çoit comme ou. Voy. à la fuite 

fantë bi fanto y ne prétendent pas de l'art. MAou-bëma» 

de fe donner un air de piété , C*eft de fâou que dérivent les 

ni de fanâiâer l'objet de leur mots fr. fauce , faucer , fauciiTe 9 

demande ; mais marquer hum- fauciere , &c. 

blement à combien peu elles fe. SAOUBÂJHË , ou fâouvajkti 

portent , pour engager à les Salut , protedion , fauve-garde, 

accorder. Voy^^ SatbajhH. 

SANTOPA.... Juron écran- SAOUBASSÎOU , oa fâouvaf- 

glé >-ou arrêté à mi-chemin ; sîou; falut , félicité éternelle, d 

comme celui de ce vers. Par la ma faoubafsîou \ fur mon ame, 

mort. ... Il n'acheva pas , &c. ou proprement, fur mon faluc , 

Santo pa , fe dit pour marquée ou ma part dp Paradis : ferment 

rétonnemenc , la furprife , Tin- accompagné d'imprécation fur 

dign^tion. foi même bc de la plus grande 

' SANTUS ; Un grand coup fut des imprécations : toutes, chofes 

la poitrine , ou ailleurs. S*iis défendues par la Loi de Dieu. 

bâila un rud'é fântus contro la SÀOUCiNO , ou foufsîno ; m 

pare ; il s'eft donné un rude coup pr. & v. fr. focine > boutique. b« 

contre la muraille. Cette expref- lat.jfbcinttm.. 

£on eft tirée de Tufage où font SÂOUCISSÔ , ou fâoucifot ; 

les bonnes gens de fe frapper la Un fauciifon , un cervelat ; 6c 

poitrine an coup de la clochette non , faucifTot i dérivé de p 

qu'on fonne au SanUus de la fâou. « 

JéicSi ; où il eft queftion d'ado- SAOUCLËTO , ou âijfadou ; 

xer ; & non , de fe frapper la Une ferfuette. 

poitrine. sAoUDA ; Souder. Dëfâou* 

On dit auflS , ëfpëras âou San- da ; deiTouder. On foude le fec 

sus \ attendez au bout pour dire blanc , l'étain , le plomb » l'or 

Amén. L'ëfpèrë âçu fântus ; & l'argent : & l'on brafe le fec 

Toyons comment cette affaire & le cuivre. Le borax , qui eft 

îlnira pour lui , comment il s'en un > fel , tf, la refîne employés 

(irer^ , s'il en.fera bon marchand, dans la foudure , fervent à U 

SAOU ; Le fel , le fel marin , tendre plus coulante & â la faire 

ou falant , dont il y a plufîeurs mieyx pénétrer, 

variétés , qui ne,di6Férent que par SAOUDO , ou fâoudo ; L^ 

la nature des lieux d'où on les fonde : fel alkali tiré des cendres 

tire , ou par la manière de les du Kali , ou du Salicot : plante^ 

tirer • tels Toac le fel gemme , ou impiégnécs de fel & qui crgiiTeMl 

Kkij 



\ 



260 s A O 

fur les côtei âc la Tsédkerrcti6e » 
dont tes terres & 1^ végétaux 
ioDt falés. La foude aide à la 
fufîon du fable daus les verreriei, 
& l'une & l'autte Ce convertir- 
fent en verre. La plus belle foude 
ciï celle qu*on fait avec la Ba- 
jrille : plante qui croît aux en- 
viron d*Alicante. 

Les deux termes fr. fovder 8c 
foude qui répondent à fdouda. 
& /Houdo , parnilfent en avoir 
été fornFiés. On a dit d'abord 9 
fauder & faude , & enfuite par 
corruption , fonder 8c foude. V. 
ci-deHus l'art. Sâou, 

SÂQUGNÉ., ou fâounU. n. pr. 
Saunier , débitant de fel & celui 
qui le fabrique. 

SAOUKËNO; Jeune Dorade : 

SoilVou de U niéditerranée , lujig 
'environ un empan. Le même 
poiifon ell appelé Dorade lorf- 
qu'il eft d une coudée de long. 
£t on rappelle méjane lorfqu'il 
efk d*une taille moyenne , comme 
le nom f mëjhano » ou moyenne 
le déligne. 

SÂOUMA. ▼. I. AnefTc. U 

poli dëjâouma ël quai nëgus-Jiom 

€MC no fec ; ( puUus afin^e fupra 

quem nuUus homo adhuc non 

fidit.) ^ 

SÂOUMADA. v.l. Une charge 
<le bête de fomme. On difoit , 
unafâoumada de pâlas , de caou' 
lëts , de plis ; une fomme , ou 
charge de pelles , de choux y de 
poillons , &c. & une fomme 
d'argent étoit fans doute une 
charge d'argent : elle éioit très- 

Î;rande à Lacédémone. De là 
'expredion , fomme totale. 

SAOUMADADOj Une faumée 
de terrain. On divife la faumée 
de cette efpece en quatre fetiersy 
ou féterées , le fetiec en deux 
àiines « la mine en deux quartes, 
la quant en quatre botlTeaux ; le 
boideau en iîxdeftres & unqaarc 
te deftre eft la dernière de ces 
«livifions dont voici la conte- 
àance pour Alais. 

La Artimée eft un carré ^e 40 



SAC 

•rpeni de long te de large y tn 
en tout fcus> faifanc itfoo-arpenf 
carrés» ou zotç toifes ^ cartes, 

ou 400 délires carrés. 

Le fctier , quart de la faumée « 
a lo arpens en tour feus « ou 
400 arpens cartes , ou 50^ roifei 
^ carrés 4 ou 100 deilres carrés. 

La mine , ou émine, huitième 
partie de la faumée, a 14 arpens 
en tout fens » ou xoo arpent 
carrés 4 ou 153 roifes f carrées, 
ou ^o délires carrés* 

La quarte , feizieme partie de 
la faumée, a 10 arpens eu tout 
fens, ou 100 arpens carrés « ou 
ii6 toifes 4k carrées , ou 15 

I o 

dedres carrés. 

Le boidèau 9 quart de la quarte 
& la foixante-quatrieme panie 
de la faumée , a ^ arpens en 
tout fens, ou iç arpens carrés, 
ou )i toifes 1^ carrés , ou fix 

deftres \ carrés. 

Le délire , quatre centième 
partie de la faumée , a x arpens 
en tous fens , ou 4 arpens cairés. 

L'arpent , qui n*eft pas la 
mel'ure ordinairement connue 
fous ce nom ; mais te compas 
des arpenteurs comprend entre 
l'ouverture de fes deux pointe! 
^ pans ou empans. Et Ten^pana 
y pouces 1 lignes. 

La faumée , mefure d'une far- 
face de terrain » qui a loxf toifes 
carrées , a donc plus du double 
de contenance que Tarpeni de 
Paris , qui n'a que 500 toifes 
Carrj^es. ^ 

SAOUMADO ; Une faumée: 
mefure de grain , de châtai- 
gnes , de gland , &e. contient 4 
fetiers ; le fetier , deux mines ; 
la mine , deux quartes ; la 
quarte > quatre boifleaux. Ainfi 
la faumée ,' mefure de grains , 
contient 16 quartes , ou 64 boif- 
feaux ; ce qui fait la charge , 
ou la fomme a*une bète de fom- 
me. du lac. y«mmtf. b. lat./iaft« 
mata , fomata , falmata ; charge 
dt cbcvaL On difoic en cqoiv 



s A d s A O 261 

^aence , une fauniée de boit } vaii gré , prendre eu nifauvaUe 
uae fauméc de vin , &c. part* Më fa mâou ; il me fâche, 

La faumée dti bled appelé par ex. de n'avoir pas fu votre 
Toufclle en Languedoc & fro- maladie. S'ënjâoupra mâou 5 il 
mène â Paris 9 pefe commune- vous en faura mauvais gré. M9. 
ment 400 livres poids de table , fâoupra mâou dé vous qica \ j'a««- 
le fctier 100 livres, lamine fp rai bien du regret de., iic. Mi 
livres, la quarte iç livres , le fâou^ëghé mâow, il fut fâché 
boilTeau 6 livres 1 contre moi i & non , il me fut 

SAOUMALIÉ , ou fâoumatii ; mal,, &c. 
Voituricr , muleiier , ânier ; SAOUPRES » ou fal-prës; da 
celui qui conduiç le» bcics de porc^frais. Voy. PottrAë. 
fomme. = Sâoumaeié j bête de SAOUREL. v. 1. & n. pr« 
fbmme. Tête éventée. 

SÂOUMIÉ j Grofle, ou mai* SÂOURËT ; Maquereau fendu 
trelTe poucre. =r Grande & large P^^ ^^ ^^^ 9 f^lé & poivré j pouc 
pier^ede taille. = Un ânier. être mangé frais. Saur & faurec » 

, SAOUMILIOU , fâoumirat 5 en v. fr. faîé & féché â la fu- 
Ano^ , diminutif de yaottmo. mée^ dérivé de y2ott. 

SAOUMû ; Anclîe , dérivé SAOURÈNGA ; Préparer un 

de fomme. == Sâoumo de téro i naaquereau de la façon précé^ 

un éhoulij de terre. dente. Sâourënga de cougoûrios ; 

SÂOUN , o faun, v. I. Sora- couper menu des courges longues, 

meil. Menât dëfaun; endormi, 'es mettre dans un pot avec de^ 

SkOVNlt.Voy. Sâougné, l'oignon , dp fcl &L de Thuile, 

SÂOUPICA î Saupoudrer » po"r en faire un potage , fur 

poufjrer de fcl; dérive de /iîou. lequel on rapç du fromage. 

SAOUPRË j Savoir. Câou fa Sâourënga d'ëfpinars ; mettre 

s'aco U fjra pla^ë !* que fait-on cuire des épiiiars tout enticn 

iî cela lui plaira? Sâouprë se dans une cailci oie, avec du Tel 

vendrai c'elt â favoir, ou refte & <*e l'huile. ^ 

â favoir s'il viendra. Ne fa de S AOURtNG A DO de cott^oûr- 

lon \ il en fait long. Encâro ^•^ > potage fait de la façon prc- 

noun fSi ; encore ne fai-jc. Sabë céde^nre. 

pa.qëU fa; je n'y faurois que SAOURI , ou fauri, v. I. 8c 
faire. Sabë që ne vôou dire ^ yen «• pr. falé 3c fumé. Sâouri eft 
Tais quelque chofe , je le fais un par^cipe du verbe pouri; fa- 
par ma propre expérience. Sa që 'er & fumer , dérivé de fâou, 
nëvôoudirë; il elî au fait, il en v. fr. faulri , faultir , ou fauc 
n'eft pas âppreatif, il fait ce ^ f^^uret. 
qu'ejp vaut l*aune. SAOURINGA ; Fricaffé au fel 

SAOUPRË - DIRE ; Savoir , ^ ^ l'huile. = Apprêter au fcl , 
pouvoir dire ; & non , favoir I alïai/onner^avec du fcl. 
àirc, Mëfâouprias ti dire? Pour- SAOUSSAIROUS j La Bacile. 
riez- vous me dire fi. ... ou fau- <'" Crifpe marine : plante du bord 
riez- vous iî . . . M*ou fâouprës à <^e la mer , dont les feuilles chat*? 
dire ; vous m'en direz des nou- '^"es^ ^O"^ ^.^'îf^sfn falade. 
▼elles , vous m'en rendrez comp- SAOUSSËLËGHË , ou catîou 5 
te, on vous me ferez favoir j chatjpuillcn\ent. 
le non, vous me faurez â dire, SAOUSSËTO (/tf) ; Faire la 
qui eft un galimatias Se une t^empote : tremper du pain ou 
mauvaife imitation de l'italien , ^" bifcuit dans du vin. = Faire 
vi firpro dir, la (pupe au Péroquet. 

SAOUPRË-MÂOU {si) i Être SAOUSSIÉ : Une faudccc, d^ 
lâcbi / te piquer , faroit snau- "Y^ de/ioK. 



26z î A O S A O 

SAOUSSÔLOS. V«^. ChâoK" exprdSoos de l'arricle rnhruir» 
^'^os. prifes dans le fcm de ^uanôià 

SAOUS&OÛIRO ; Le Kali , ou prodigicafc. 
Soude dont on tire le (cl alkal» Plôou qëfâi fâouver i It pleut 
four Ict Terieries & les favoo- hotnb\cmem. A tcumba di grit9- 
a«wjs. ^ qëfiifâouver 'r il cft tombé une 

SAOUTAIRO ; Un rieaudof». grande Quantité de ^cle. 

*AOLITAaEL. Voy. Brëfco j AcofÀi flouver ; c'cft épou- 
!"•• /». Tantabte. Sâouver , qai eft prit 

SAOUTARËLÉJHA V SauiiU ici dans un fens diiïercm de 
ht ijMte de petits fauu. fôouvtr , ai une autre origioe , 

SAOUTËT y ou fcdtët ; petit de mènne que le mot fuivant cff 
iâur^, boad. en cj[l foriDc. 

SAOUTO-BÂRI ; Uû écerve- SAOUVERTOUS ; Solitaire ^ 
Kv Ujpe tête fol^e. défcrt , elFrayaot : lieu qui mi- 

SAOUTO - BARTAS. Voy. pire des femimens triAes y oift 
Trâouco'baragttddo, une efpecc de terreur j tels que 

SAOUTO- BORC» OU ^oâcoA. les quartiers d'une ville inba- 
Voy. Lën^^uflo, bités, une forêt ^ loin de toute 

S/VOiJVAIKË. A. pr. Voy. iiabiutioa, & tous les endroits 
SalvÂirë^ ^ OÙ l*on n*eft pas en fûretc , oïl 

SAOUVAJUÎNOS; Bêtes fau- Tonne peut attendre aucun fe; 
^re»^. telles que l'ours» le loup, cours contre les brigands > kf 
fir blaireau » le renard » la ge* voleurs , les aifalTins. Sâoitvcrtotu, 
BBite y. &C. fembteroit Signifier » fecourabie : 

SÂDU VAJHUK ; Sauvagine- ,. il a cepeiKlaor une toute con- 
«dfeur de. fauvagine. On appelle tuire fignificaiioui. 
audifauvagine les oifeaux aqua- hcfâouver du piemser de ces 
ÂcpK» d'un goût & d*uBe odeur exemples fe rappone aifez biett 
dl^'agréable de marée. Sert iou avec t'aoglois shcwer^ ondée ^ 
fiouvajhun ; cela fent ia fauva- & r^ skau>cr ; pleuvoir â vecfe. 

Snre, fie ces étangs font plesAs SAOUVËTA, ou faiv&at-y tu 
' fyiiv agine. pr. b. lar. fatvUas ^ falui » fureté » 

SAOUVË. ji. pr. du lac. fal- alîurance. en r. fr. fauvecé » soa- 
vsa 9 ovkfalvatus ^ fauf^ fauve « munité accordée par un Prince i 
]iors, de danger. une Églife ^ à un Mooaile<c : 

SAOUVËGNA» ott fâouvë- c'étoient » dans le temps d» 
gltarghës; n. pn. en* kit. falvi- Gouvernement Féo<lal, des lieux 
macum > falutu locus', lieu de d'afyle que la férocité du fotdac 
fiilut. On le difoit auffi d*aoe refpe£toit « lorfque la ueve de^ 
âMto d'avoine, b. lat. falva- Dieu étoii expirée , ou qu*cUe. 
cirn^. ne aoettott pas le paniculier i 

SAOUVER. Terme corrompu* couvett des brigandages bL des 
dBr f&omvtr ; au propre y terre malheurs de la guette. 
itert*. en lat. falum viride : elle SAOUVËZOU. r..l..Sc B. pr* 
pacoiL de certe couleur > lorf- Satu|. 

^u'il eft ton>bé une fi grande SAOUVTO ; La fauge ^ fous- 
^fMuitité de certains fruits de atbri^eau » dont tes feuilles & la 
couleur verre , tels que des noix » fleur prifes en une légère décoc- 
des ogives , des amandes , &c* tîon font un bon ftomachiqiie Ac 
que la Krte en eft couverte flc un excellent cépbalique. Salwa d, 
qu'elle paroît verte. Oo dit falvando « difent les Auteurs 8c. 
alors , is eoumba de përos qS l'ancien proverbe .* qui a !a faisgieL 
^difâûu-^r t oafôouvcr, à fon tard in » fait la fîgue au 

C'eft de là que vieoBcnt ki Médecia» Qui mar'uur Aomo » di( 



SAQ S A R 26? 

l'École de Saieroe, au fidvia For pouli fa^iU; fort ^cntA 

trtfcit in horto. On voie par ces d'ailleurs. = Nonobftanc ccUi» 

temoigiuiges le cas qu'on a faic malgré cela. El m*aimapa, ^ 

de cooc temps de cerce plante > qeU l'aimi ; il ne m'aime pac?»* 

^ui feroic plus recherchée que malgré cela je Taime. ^ 

le thé , û elle nous vcnoit d'auifi S AQÉT ; Sachet. Sai^ct de /jf- 

loinj^ ^ brë ; cornet de poivre, Saqët IM 

SAOUVIO BOUSCASSO. Ef- /»oio<,- fachei dc/cnteut, oa wi 

^ece d'herbe à la mèche . à fleur fulean. Voy. Sakëto. 

|aune. en lat. flomU Ucku'uU ^ ^ARA ; fermer une p orte^ ane 

^u'on appelle abfolumenc fauge armoire. Sara-r-è sëgu. i uèt- 

4epuis quelque temps , quoi- cercain, très-ferme, 

«qu'elle foi; d'un genre dîfPéreat ; SARA {se); S*ap|>todier « 

«Ile lui leâêmble d'ailleurs pat s^avancer. L'on die de la <foiAe^ 

(a vertu. „ l'om p6 pas*ënfara; l'on nep uic 

SÂOUZë , flou^ët ; diminne. y aborder : Se en parlant de la 

dc/Sou7;ëi petit Taule. L'éléva- cherté» Ton ne fa uroit y accAB- 

tjon de la voix fur i*ê final très- dre. 

iermé d'un nrat, & marqué d'un 5ARA ion tndrca ; coacluie^ 

chevron, ç(l la marque d*an di- ou araêterle marché, 

minutif. Vè 6nal dejâoutë ; fau- SARÂDO i Étreinte « icrie:^ 

le , eft un ^très-fermé Féminin.- fcrreme^nt, Taâion de (èrco. 

ri eft jjDafcuUn dans le diminut. SARADO ; Terme de coibv<cc«c 

fûou^,t, Zc de cnâçoo : iine luilée, ea« 

SAOUZË , y3/7<f f on alba ; duit de mocrier en calut & d'ev- 

faule : un plantard de faule , e(î viron un f ied de hauteur , q« 

i?ne perche de faule d'environ bouche les |oiiits d'une couver- 

buit pieds de loue , qu^on fiche lure de maifon avec un mur. tat 

en terre pour la Uire reprendre, ruilée jette fur le loit l'eaa >àc 

au figuré « planta de Jâou^ës ; la pluie qui coule du mue. 

I^ayer aux corneilles :& lorfqu'on Les folins ^ les arrêtiers font 

parle des ouvriers qui croifent det eCfcccs de farAdo» Un ihlim 

lés bcas au travail , on dit fon- cA un enduit de mortier qu'on 

dre da plomb. Es aqi planta fait le long & fur la crête d*a« 

coum*un fSiou^^ëi il eft là fiché mur de pignon « pour retenir la 

comme tti^éciialas. tuile le boucher le vide qu'eOe 

SÂOUZëDO; Une faulûiie .• biiTe fur ce mur : le mur de 

champ couvert de faules ; pr. pignon xi'une maifon eft celui 

£o(ïee. Voy. Vijhlira» • oui va en pointe , & qui foutteiic 

SAP. Voy. 5*^. de ce coté une couverture i deux 

SAPA« Touffu , ferré « ra- égouts. 

mafl^ : on le dit des plantes & Un arrètier eft un endait qu^ott 

«tes branches d'arbre touffues. met le long des angles , ou des 

SAPÎNO ; Planche de fapin. arcètes d'une couverture enpa- 

Qn dit d'une |)erronne languif- vitk>n^ ou en croupe ) aux on- 

fanw £c attaquée de la poitrine « droits qui répandent aux atrè* 

sSn Ufapîno ; elle fenr le fapin tiers de la charpente. 

fDii kl bière, faite de ces plan- SARADUÊGNO, ouytfrâ:;i^iii?« 

ches : ëc des fcmmelenes ont la gno\ la Chelidoine: plante doac 

barbarie de le dire alTez hsoc, la fève laice«ife <c jaune eflua 

pour le faire entendre au payant peu cauAique : elle détruit Iab 

attaqué de ce mal. reftes des poireaux qui vicnneoc 

SAQEJHA , o\i fakëjhMi fe- aux mains, mais après qo'onlçs a. 

«ouer, agiter t tourmenter. coupés jufqtt'au vif, avant •dy 

SAQ£iA>£aoiiu:e|d'ailUuis« appU^ucc 4c cexce £êvc« 



264 s A l^ S A R . 

SARADÛRO. Voy. Cachadûro. feau de rivière plus pcHc & plot 

SARALIÈJHA ; Tourmenrec délicat que le caûaid > à qui il 

une ferrure , y remuer inutile- reiTcmble. 
ment la clef pour ouvrir, ai fa- SAKCI ; Rentraire, reprendre: 

raltëjha un bon hrîoù ; j'ai fait terme de coururiere. On reprendf 

lon^- temps des efforts pour ou- ou on rejoint une roile, un bai 

vrir avec U clef, de foie pour en boucher les érail- 

SARALIËTO , diminutif de lures , les crcvalTes. Reprendre 

firdlio. Au figuré, un gâte-mé- une maille, f>u le trou d'un bas: 

tier: homme de très-minces ta- c*eft en rejoindre les bords avec 

IcDs. un fil de même efpecc. 

SARALIO ; Serrure , dont les On dit, rcntraire, ou reprendre 

principales parties font un pêne y â la coupe , pour tè drap , on 

<|ui en^re dans la gâche ', un ref- quelqu'autre eroH-e épailfc donc 

lort double ou (împle ; le foncet on rejoint les bords coupés ou 

qui couvre le reffort ; un canon déchirés. On rentrait aulli deux 

& une broche , pour conduire la pièces de drap en les .joignant 

clef; des gardes ou petites lames bord à bord ; en forre que la 

àt fer qui entrent dans les dents courure ne paroitTe pas « oo 

& les fentes du paneton de la qu'elle ne fafie pas de bourlcc. 

clef, Uc, i\j hz. Jarcire ', rapiécer. 

Toutes ces pièces font enfer- SARCIDÛRO , ou Sârcido; 

mecs dans la cloifon , & atta- Une rentraiture , une reprife : 

checs fut le palaftrc qui en eft la coutuje de ce qui cft rentrait , oa 

pièce extérieure. L'ecufTon couvre repris. A Lou vifmkt tout difyf^ 

l'entaille dont le bois eft perce , cidùros ; il a le vifage tout coufu, 

pour faire palFage a la clef. L'en- ou cicairifé de la petite vérole. 
trée de la clef eft bouchée dans SARCIÉIRE ; Rcnirayeur , qui 

les malles par un cache- entrée, rentrait les éto#cs. 

fou. CCI.» i p^nc-dorçnanr ne '"sARDOUs!'' v";. P<fo«/r.?«. 

s'ouvrent qu'avec la clef. Les c ..j - ^ \t r%\ *^. ':.-'*"''"• 

ferrures foVées font celles dont ^^'^^^^<'' ^oy. Dàoujmenco. 
la clef eft percée ; elles ne s'ou- SARDOUS. Voy. Cala. 
Trent que d'un côté , & les Bé- SARÈT ; Bonnet de femme* 

nardes de deux. * Coiffure de nuit. 

Les ferrures carrées, celles â SARGHÎNO , ou ^ir^ ; fona 

boffe fimple , ou à verrou , font de Drap groffier . Voy. TVrM- 

ies moindres de toutes : on em- ttino. 

rloie les premières pour les mal- SARGÔUTA ; Tirailler» houf- 

les , les coffres > les bahuts ; les piller « fecouer , cMfonner. 

autres fervent à fermer les caves , tous ëfcouliis s'esqiffou, Snfifar» 

les écuries : les unes & les autres goutijfën ; les écoliers fe décbt- 

fermenc au moyen d'un morail- rcnr â force de fe tirailler* =s ^• 

Ion , ou d'une auberonniere. Le goutzdo ; rude fecoufTe. 
moraillon eft une bande de fer , . SARIUÊJHO ; La Clématite 

& i'auberoniere une large plaque, brûlante , ou cauftique. Pbatff 

iSur Tune & fur Pautre eft rivé farmenteufe des haies « appellée 

Tauberon « qui entre dans la fer- aufli l'herbe aux gueux. C'ett 

rure y 6c à travers lequel paife le avec ces feuilles que lesmendiaos, 

pêne pour la fermer. Oo dit que vagabonds de profedîon , fe fret- 

a ferrure eft mêlée , quand les tent aux bras ou aux jambes pour 

gardes font brouillées ou forcées, y produire des ampoules , de» 

SARCÊLOi^Une Cercek. Oi* icorcbures » quHU onc foin d'en- 

cretcnir « 



s AS SE t6^ 

cretcBÎc, & qui Icuç font d'un, efpacc de ttçips- JP'4'iP ^^ "'*J^iP*^ 

boi< revcQii.. daii^ tjuclque" tcôip's d'ici, i-âî 

îTARinfÀN » ou Garafac ; ijiC- dtmoura un bon faffis. i j'y ai 

truniCD( de çonoeliec j on, CalFai. demeuci bien du temps. Voy. 

Fht de huit à neurpoùcés de loa- BrîoU, 

g&eur , ÇQud.é det deux bouts» SÂTA. Voy. 4^^* 

qiir fcrt i deuK fins : première- SATË 6\i Sàptè; v. 1.& n. pr. 

meqt., â receni^. un cçx<;çau du' Samedi;. On dix çncote dans ^ue.U 

bord > ou' de la barbé, d^un con- ques endroits de la province cloi- 

jièau , candis qu'on le tire d'ua gnés des villes > fatë ^ vendre^ 

cjcé opponSi avec le tirtoir , & mer^è!\ &c. 

qu'on le. chàlTe. avec le maillet. SATRUS^AR. V. l. Ecrafer ; 

Le tonnelier s'en fert auili pour {conferère.) 

ca^at»:!? avec de vieux Hnge le SA.UC * ou Sahuç , Siouqié » 

coûr'dufond'ou du jable. fatriku, Voy. Couloubrigrié, 

SAKj[IjAN^ ujQ Huidi«r ou Sec- SAVI ; Venez ç4 « un mot. 

gént. Ûlëciet de 7uftice qui porte Particule^ pour appeler. Les Ita- 
les aâig.aAÙons. =;,Sarihan\ en' lièiis exprimi^nt la mênie cbufe 

y. *1. Serviceur, efclave ; du lat. parj^W4/cà. 

ftrvitnsu Pn difoit ^n vieux fr. %È\i ^Sàvîai Prudent , ha«^ 

Sortent.- pieu -, fcrviteur de Dieu. bile, j fayant. Eu 'éjftm pënrei lis 

$AHiHÀNS ; des Gendarmes: Jay'ts ê.ld guis.cofiû dëlor \{com^ 

étincelles qui s'élancent du char- prehcndwi fapUntes in ajfiutia 

boa qu'on allume « & qui fe tàrum») ^ 

dfviPent en pétillant loin du feu. SAXÔ$ÇbADO i une Séquelle, 

S^llNAL^O ; un îiezardeau«. une kicielle.. 

S ARO ^ .Paix, s calme , tran- ,$Ë ; La foif. ==: $ë ; fi : con- - 

qtiiUic^ Téni fâ'O \ Ct. tenir coi. jonction. :;== i^é'i.fcc. 

SÂRO» inxpératif de Sara ^ SE. vA,' Sein. F o portais ël fi . 

Approche 9 avance. Cui que fait d* Abrahanii iLazutc) fut. porté 

le. portier d'une porte de vil(e au fein d'Abraham. 

aV'ant de la fermer S.Sl y^ 1. Jiége ,^ trône. Ur. 

SARO-PIÂSTROS, ou Saro- fedes. La fë de Davi ;. ifides/ 

pàtas ; ah Pince-niaiire , avare. Da\if4* ) £n avdro la se ; {^ incir» 

SARQU > une panetière de cm/Vu fidiSf \ Dëpaufit lospode^ 

berger. * . rojos dç l/ifë , é ciffaujfà loi 

SARPATANO. ; Sarbacane. umls;idip6fiiit patentes de fedç^ 

= FemiT\e.q.iiî s'en prend à totjt. & exaltavu hûmUes, ) 

S A R T A ià ou. PudUo ; ukie SE , pronoin qui eft réciproques 

Po*e>. C^ire d*iôous d la Sartan $ dans les pâfefes iaoguedociennet 

frire 'des ceuFs , pocher des oeufs, ou U Ce renc(/ncte ; mats qui oefTe 

Lol blanc, dt^ I'gcuC frii» fait au fonven^ de l'être dans celles du 

jaune une espèce de poche. Lou fr. qui ..y r&npndeiit : cp qui e(t • 



pêîrôou vèou mafcara la.fartan jj une lou/cé de fautes. Exemple!^. 




aujourd'hui ^ t^^illeur. de cam» nôou ; il paroîc bien que vouiî £ff« 

pagne qui va travailler chez les du pays desCevcnnes. S'en pinjQ 

pj^rticuliets. en lat. fartor : de-U pa min ; il n'e.n penfe p» inoriqii. 

jk'rtrinum ou fartinum ^ b. lat. Se plo^rç d'aqi aqui ; il phuro 

boutique ^e tailleur. iouizm^x lot. Un anjhou s* ë^apf.* 

SAkTRÊSSO ; Couturiete en rëfcu ; un ange a apparu. Se fyn 

4rap. diSpmav lU.on^ difpuié. S*^$ 

SASSIS ; Griï'ad imnvalle } çu toumbai il el| tQpibé. .^41 iwf 

Tome II. ' ' L i 



2(56 s E. C . S E O 

coum*un néci ; il rîi Comme Un veut loi appliquer un coop tiêÊ 

nigaud. La campâno s'âoujiis Ccrtè. Li-cn Jccoudrai ; \t le rQ('' 

d'à: ci ; on entend d*ici la cloche, ferais 

Câou a trouba la clan qi s*ës par- SËCO&DRË s Jeter , lancer f 

dùdo y qui a trouvé une clef' jeter par terre. Sic»ûdri al cloti 

qu on a perdu ; 5c non , qui l'ell jecer dant fa foïTe y au mecue av 
perdue. . tombeau. 

On obfervera cependant qu*il SECOUS ; & en r. f. Siccs % I 

ii*y a d*autre défaut dans ce der- I*aide « au fecouts ^ au meunrey 

nier exemple , & dans celui de â ratTaflin , à la garde. On dit k 

campâno > que de n*étre pas ufî- Paris? au %}Xçi»Crida âou sScous i 

tés : car quoique le mocfclef 9 no> appeler du fecours , crier â U 

sninatif de perdue , foit une chofe garde. 

inanimée & incapable d'aâion : SËCOUSSiLXOS,. voy. floucâ* 

cepetidantce verbe écatit du nom- lios, 

bre de ceux qu*on appelle rcflec- SËCOUTI. V07. Sabotai /o« 

tif-paflifs , il peut admettre le Sagrounla, 
pronom réciproque y<r^ SECRETA, f. 1. Décrets^ fta* 

Ain(t on dira très bien : Cette tutt.; 
hlftoire fe raconte diiféremmenci . SËCUN ; Homme fec & dé* 

parce qu'on peut tourner , fe rac- charhé, phtifîque ^ enfant tombé 

conte, en paflîf & dire : cette hif- eh chartre j au figuré , importun, 

toire eft raccontée difFéremmenr. ennuyeux» que lesiralîens appel- 

li faut dire de même : le ma* ' lent ficcetort. ; & au ftiperiatif t 

riage entraîne après foi des em- sëccatorë foléfiniffimo ^ ou sicca» 

barras ; & non après lui > qui ne tore di prima riga, 
fe dit ordinairement que des pér- SECUTA > Pourfuivre. 
fonnes , & ain/i de toutes les SËDA ou Sedaffa ; PafllE aa 

chofes inanimées. fac. = Sëda , ou pan sïda. ^ain 

SËB. v.l. Une haie. Rivtronar de feigle dont la farine a été 

de s'éb \ entourer d'une haie: faffée ; dii pain pafTé. C'ëil avec 

SËBELLIR. V. l. Enfevelir. Se- . du feigle de montagne qu*on fait 

hellîdo , cnfeveli. cette forte' de pain très • appétifr 

Si.ht'^ OM Subdny un furoncle fant. 
ou un clou ; 8c non on fleuron. SËDAS; Tamis de foie ou Tas., 
Tumeur iuilammatoire qui vient'' SÈDËIANS. v. L Sitiens, Eu 
dans les parties charnues. Son darêt al sëdëiant di la font dS 
diminut. sëbënchou , ou sëbën- l'aigà de vida ^ de' grat j )e don- 
cou j pj^tit furoncle. . nerai' gratuitemetît à boire de la. 

5ËCADO ; Séci^eredè. - fontaine d'eau vive â celui qui a^ 

SËCADOUi Un éteniJoîr où foif. 
Von étend le linge, & oè l'on SË.DEIAR ; av9ir foif. Quai 

met fecher les hgues ; le " pê- ' sëdëiti > da lui à bëoure ; donnez. 

cbeSj &c. â boire à celui qui a foif. 

SËCAL ; Du bois mort : bran- SÉDÊLO. v. 1. Un fer maillet. 

ches d'arbre (èches , telles qu'il Ruban garni de perles, ou fM* 

y en a fur les vieux arbres qui fe çonné d'or t: de foie que les fillet 

cour/)noent. portoient autrefois fur leur cdSf-. 

SËCO ; Chute. ' furc. 

SËCODER. V. 1. & Sëcoùdrë SËDOU ; Lacs de crin , on 

«B sëcoutrë ; fecouer. Sëcodër^ nœud couiaht pour prendre le». 

ia polvërë dëls pis ; fécoUér la' oifcaux. .= L'a.ci ou corde pour 

pouflîere de fes pieds. == Sëcou- abattre l^s ' chevaux fougueux 

'drë ; plaquer , appliquer un Coup, qu'on ne peut ferrer autremeat» 

jff*Jn yoia ^ccâdri un bo ^ \t te c do \$LÏi cft ia»%u 



s E G S EG lôy 

$tl>OU : .Un fecon. CordoB SeGAL ; Du fcigle. C'eft de ce 

fait de pluueurs fils dont les ma- terme qu*eil formé celui de couf- 

léchaux fe ferveur dans quelques sëgal , die pour con-scgal ; ou 

opérations $ en paffant le fecon mélange de feigle avec d*autres 

à travers les chairs d*un cheval, grains. Voy. CoufsëgaL 

SEGA ; Couper le bled, moif- SEGALA^ (tërâirë de) ; Ter- 

Ibnner , faire la moitfon. On die rein à feigle. b. lac. figaloniâ i 

fcier , dans les provinces du nord terre légère 9 ou fablonneufe , ou 

4u royaume où la faucille eft fen- graveleufe ; relie e(l en général 

Hblemenc denrée , ou faire en celle des Cevcnnes. Le cetrein â 

fcie 4 & où Ton a des outils pro- feigle eft dit , par oppoficion au 

près pour en aiguifer les dents, terrein à froment , qui cft uoie 

Il fauc dire ici couper , le cran* terrjç forte, 

chant de. nos faucilles étant uni SEC AT. voy. Abla^L 

comme celui d*un couteau. SEGÂZOUS ou Sëgo», voy. Si' 

Le terme moiironnec , ou faire gâdos. 

l'août , cH plus général que l*ex- SÈGHËNTEË. v. I. Après. Se:- 

preifiou couper le bled, & fignifie ghSntre m. dias rejfuffitara. {Pofi 

de plus , le ferrer. Si ce terme , très dies rejurget, ) StgMntrë qëi 

faire l'août , pouvoit s'appliquer batrany(j}fftquàm flagcllavcrint, ) 

à nos moilTons, il fignifieroit S£GH£NTRË((/ê?); Derrière, 

encore , battre le bled % ou le Vât de sëghentre mi diable ; 

fouler. Opérations qui fuivent {vader^trojaianas.) 

immédiatement chez nous la SE GHI ou iSirj^r^; Suivre. Coa- 

moiflon ; au lieu que le battage mofeg » ou eoumo s'enfeg , feci 

efk r«nvoyé à Thiver dans les comme il fuir , ou comme il s'ea 

provinces du nord du royaume, fuit, 

pr. oût .oûtcron.^ SËGIIÎDO ; Suite» traînée. 

SZCaDOS^ S ëgôsoiimii fou; Sëghido de polbëro ; traînée de 

X>a moilTon 9 ou raâtion de moif- poudre. 

fonner. = Lafaifon où Ton moif- SEGHIÉRA ; v. I. Séchereffe. 

fonne. Le terme l'ao^^r^ fynonyme SËGHIO 9 Sëghiou , sîo , së-^ 

<le moiffon , ne peut convenir à ghil , sëgal ou fiai ; Difi^rens 

nos provinces méridionales , où noms du feigle ordinaire , ou Çci- 

Ton moiAbane dès le mois de gle d'hiver. Le pain de feigle e(^ 

Juin. On dit la moilTon^ 8c non rafraîchifTaot & laxatif. On faic 

la métive. avec la pâte de. ce grain des cata- 

On voit pat les exemples àzt plafmes émollien^ & réfolutifs. 

cxpreflions précédentes 9 fcier les SEGHIOL , Sèghio èc sëghél^ 

"bleds , faire' TaQÛ;: , aoûteron , Autte* noms du fçigle» 
&c. le difcernement qu'on doit 

'faire de celles qui étant très- bien Bëjho de lo sêghiol coujji la longo 

appliquées dans un pays 9 feroient ëfpigo, 

quelquefois très-impropres dans Tro cquflado de gro se courbo d$ 

4in aucy;. fatigo, Pêirot. 

SËGAIRË i Moiflonneur , aoû- 
teron , coupeur ou fçieur de bled i SECHIBL. y. 1. Suivre. Qi voira 
& non roétiviett En efpagnol , s^ghëntrë më venir , ébneghes 
fegador 5 en v. fr. feguier , cou- fi mësëis i prënga fa crots é sëga 
fcat o\i (çic\XT. SëgaySëgâdos ^ mi. Dix us 4 ^« sëgrei të a 
sëgâiri dérivent du lat. fecarc \ qufilqë loc ànaras , .é dix ad i ot^" 
couper. ' trë , fiëcmé. 

SEGÂTROL ; Crécerelle. Oi- ÇEGLAR'V.l. Séculier. 5^/<z/^ 

iieau de proie qui niche daas de i^dici^ ; des procès fur les aftairoi 

•vieilles Qimailfci» dp ce monde. 

Lljj 



-16^ „ S È 5 S il 

SÈCX,Ë, y. 1. Siècle. Lifih ita' le premier. Le fécond e(l le mhat 

quefi sêgii noctio e fo livrats d que Je larin ftquens ^ ou fuivasr. 

noffas \ {filit hujusfaculi nubitnt SEGOS ; Le temps 'de la taoH- 

'•& tradun^ur ad nuptiàs ). fon. D^âous segos ; Vers le lein^s 

SEGNA ; Bénir, jeter de l'eau de la moidTon. 

béaiie. = Se signa ; faire le SËGOUNT. r. 1. Selon. Sg- 

tfgne de la croix. Pan sëgna^ gount që vë:^ aire sgr a ^ félon qM 

'éigo sëgnâdo ; du pain bénie , jde parottra , ou qu'on le |ugtfra à 

l'eaii bénite. Voy. bënë^ët, propos. 

SEGNADOU ; tin Wniiicr. SfeGOUNDARt ; Le vîcaî^c 

SEGNAOU , SëgnaL Voy. Si- d'une paroilTc. 

fftâau* SËGKË , Siigrë , oa sëgki ; 

Së^në j M;iîtce. = Seigneur, fuivre. 

On donne dans certains de'nos SËGU ; Sûr , ou certain ; te 

-cantbhs , ^\n vieax arcifanj^ 8c non feur. De sëgu \ aflurém'ci^. 

au^x journaillers le titre de sëgni. On dit en interrogeant , dëiëgtui 

Signe B'ënoumîou , së^i Jkon, aiTutément ? & non , sûr > ^ 

On leur dit -de même , sëgrië ajfatét un atlfié fara't-é sigû ; il 

gran ; digas , signe gran ï parlez- Fui appliqua un foufHetbien feriî. 

«onc 4 notre maître > ou « fi c*eft ft. fam. ^=Sigu ou s^gur 'y fertat, 

■vnfupérieurqiiiadrefrelaparole, (Vable.^Delà ie.n. pr. Pêi-Sëgûr 

sëgnë gran tcvtent à hoD homme f ùm Piii-Së^ur \ le même qile le 

conime : bon homme , qu'y a-t-il fr. Puifégu'r. Voy. Piéi. 

pour votre fervjce ? ^ÊIGNO. Voy. Poujarânco» 

On appelle signe domus , Pàu- SÉIGNER. v. l. Ce terme èft le 

mône qu'on fait le Jeudi-Saint titre original d'où l'on a formé 

<ians quelques abbayes. ceux de {Ire& fieur ; & en y joi- 

Anciemiement lés enfans dj* gnant le pronom ^ofTeflif m/M* 

-foient â leiir père , signe pâirë', *mon , on en a fait par des cha9- 

ce qui ciï encore en ufage en gemens.&: des additions de Ie(- 

italie , bû les encans des plus bas 'très « m^er > médire ; mofsint 

'àrtifans 9 comme ceux de la pre- mon(îeiir 9 monfeigneiir. Voy. 

miére condition, n'e parlent à l'art icle'jyiiéf. 

leurs parens que "çzi Jignôr pa- SÊÎNE'R. ; Senteur» feignçaTs 

drc^^fignora madrë» dérivent du lat. ./i/î/or . f|eil- 

SËGNÊ dérive di^ lat. fenex ou lard , tônune nôUs l'avons iiéii 

de fenior , le plus ancien & ,1e remarqué. ^ 

mieur établi des titres , celui qui La vieille JTe ^ été dans les temps 

convient le mieux à l'hûmhiç. les plus recirlés , la'preniiere k 

C'eftdeUqu'onaformé lefran- 'l'unique dignité : c'éioit ceQe 

çois 9 fenieur « & enfuice fei- qu'avoit au temps des patriarches 

giieur. I, Un père dans fa. famille» reprç' 

SËGNURËSSO. en v. 1. Sënho- fcntée depuis par les princes , l^s 

fijjai dame qui poffede une* M- * évoqués , les feigneurs , les sia- 

gneurie , & non feigneûfene ; giftrats : elle cil prife dans 'la 

barbaiiCme qu'on entend de cpux nature & dans la fupériorité qoe 

qui'rougiroient d*èn faire en la- doivent donner lès lumières » la 

tin. C'ëfi là dafne d'un tel lieu \ ' prudence , la fageïTe & les autres 

la datne du Village. qualités acquifes par une longue 

SËGON.v.l: Suivait 9 /è^«en5, fuite d'années ; qualités inhe- 

Trëgàvo që ah scgbn fahtï , Sec, 'rientes , ou propres au rujet^biro 

{rogdbatutfequentifabbàtOf&tc.') plps eftimables que celles qui lui 

C'eft l'étymologie ^u' fr. feçohd , . font étrangères ; telles que la naïf- 

t qD*cn prononce fegônd ) 9 qui faiicc , les em^^qis 9, la fortune $ 

cft celui qui (uit Jiiiifiifdlà^ClIbéric que le hafard donne '^ que llrt 



s E J S E M , 26fjr 

tnêchani potTcdenc pins fouvent marU, Voy. Erbo de la raumyi' 

^ue les bons. dâro^ 

On faic le refpeft qu'on portoit S Ë L I O. Voy. jherlo. da hr« 

à Rome , dans les beaux temps de ficula. , feau. 

la République « â la dignité des SELIOU ; Un (îllon : ce renne 

vieillards ; l'accueil diltingué fe prend , ou pour une longur 

qu'on fairoii à ceux de cet âge , bande de terre dans un champ 1 

qui , fans autre licre , fc prcfeo- bled , ou pour les raies proFondes 

toieni dans une aifcmblce. C'étoir qui féparenr ces bandes & lec 

le turc des prêtres^ des fénateurs diliiiigueni l'une de Tautre. Dans 

qui tirent de là hut nom ; puif- ce pays-ci , les (îUons piis dans le 

'qvic ceux de prasbus ou presbiur premier fcns , îbnr une efpece de 

èc fenior , ou ftnator , l'ont des planche â bled de huit à neuf 

fynonymes de celui de vieillard, pieds de largeur : 8c cour un 

Oit une leçon , Toit dit en champ eA divifé en de pareilles 

Raflant , pour les jeunes comme planches tracées par la charrue 

pour les vieux monlji^ncurs , avant de femer. 

\meus fenior')^ dont les mccurs» Le dedans de ce<: planches eft 

la conduire , ou même les airs labouré par de (impies raies « 

dégagés « ou trop cavaliers jutent beaucoup inoins piotondcs q»ie 

avec le rérieux,la gravité & la les lîllons ptis dans le ftccnd 

dl'Ccnce que leur titre doit leur fens : ceux-ci fervent à Hxer l*é- 

inlpircr. tendue fur laquelle le grain doit 

SÊIRË. V. I. te Sièirë , fiéta ; tomber ; afiji qu'il foit jeté oni- 

alToir ) s^aifoir. Sobre fi ; (fidit fermement dans la planche, flc 

fuper,) PrëgHec lui Fë!:p<jë pujhes non au-delà dans les pl.mche» 

é sëgh'cs ab hui ; {rogavit Phi^ voifincs , qui étant fc mecs à leur 

lippum ut àfcendereé & Jederet tour , recevroicnc fur leur borl 

ftcum. ) double quantité de grain , fi le 

On fe trompe fouvent fur les femeur ne s'ctoii pas renferme 

temps de ce verbe. Il faut dire : dans les bornes de chaque pl.in- 

\c m^adîeds > nous nous afÏÏyonS} che. Dans les champs eniémcncés 

je m'alleyois 9 je m'afTéierai , à billons , il y a de profonds fil* 

a(ficz-toi, afTcyez-vous , que je Ions de deux en deux pieds. 

m^afTéie , que je m'aililfc ; & non On faic aulli , pour l'égouc des 

je m'aifois , nous nou.s alTuyons, eaux 9 des filions ou raies profoxi- 

affoycz vous, je m'alfoiecai, que des, qui croifenc fouvcnr les 

je m'alToic;, &c. premières , & qui fe diri^cnc 

S É I S S Ë T O ; Gros froment diagonalemenc â la pente du ler- 

qu'on feme en Sicile & en Bat- rain. 

barie. La cafTure de ce grain , SELIOU ^ diminutif de Sllioi 
qui efl d*un tilTu compatle fie Seau à traire le lait. 
lerré comme celle du maïs , n'ell SËLOUN ; Salon, ville dePro- 
po<ncb<anche&farineufe comme vence célèbre pat le tombeau (te 
celle de la toufelle & de la faif- NoftraDamus. 
fête: la pâte n*eneA point du^ile, SEMA unoiîno , ouunfiniîou; 
ou ne fe lie pas ; cependant le Tirer le moût d'une cuve trop 
f>ain qu'on en faic eil roux 6c de pleine , pour y remettre de la ven- 
bon goût. C'eft avec ce grain dange. en Irai, fcemare ; dimi- 
qu*on fait la pâte des vermicellis nuer. Seroit-ce de sSma que déri- 
ve des macaronis; qu'on fait aulG veroient sëmâou , sëmalou , si» 
de ris dans quelques endroits. maliés ? 

SÊITAIKË. Voy. Refaire, SÉMALIÉS ; Bâtons aux cor- 

Sêito, Voy. Rêjfo, oues. Porto lous sè'maUcii ^orie 

SËJHË-MARl. CD hi.ftgillum" ks bâtons. 



270 s E M S E K 

SEMALOU ou Cournudel , dî- femelés me les , ni ledemelez nf 

snÎDuc. de simâou ; un baquec , les. ^ 

oivicr de bas-bord. On appelle SfeMËLAJHE . ou Rifiimf 

baquccurcs chez les marchands ^j/iif ; Une carrelurc de foulieri; 

' de vin , le vin éventé qui tombe & non , fcraclagc , ni rcffenjc- 

dans !c baquet qu'on met fous la lage. On mec une carrelure , on 

canclic d'un muid , oa fous la des femelles neuves à de ▼iettX 

table où l'on mcfure le vin. foulicrs qu'on relTcmcle. 

S^2mA0U . Sëmal ou cournà- , SEMEN A. On dit , fcmer à 

io i Une cornue, une line , une pleines mams , ou à ccrre perdue , 

tinette, une benne, un benoc , par oppofuionâ, fcmer à rayon,, 

on banncau , u.ic .t>m?orte : <>" • * ^^ P^^'f} » ^ «""* * 6'»»°* 

difrercns noms qu on donne à ce ?" ^vc^ les femo.r. de nouvelle 

vaiifcau, félon les ditférentcs «"vcniion. La féconde façon de 

provinces françoifcs où on l'em- ^«"«^ «^ P'"^ longue ; mais bieii 

jloic pour charrier le vin Se la P^"^*:A°"f "^' ^f i^""*^û „« 

ïcndangc , & tirer le moût d'une SEMENA, unsémenai champ 

^ ** nouvellement enfemencé. = lo* 

Pour empêcher que le vin sëmina ; Ic^tzïu ]ciè en terre, 

•«^on y potte ne fe répande par "". T'"^» f^'^H' \ '^^^ *λJ,^^; 

fc branle ou par les fecoulfes du ?»""7» î .^« chàtaianets , d ar- 

trai^fport , on y met un nageoir , *>f«, f»^"/"*^" ' ?,m- ^'a / 

•m eft un petit bout d»ais , ou un «".^g"« ' /^« ^^«''4' ^ ^^. f, 

Stré de Uége qui flotte fur le 7*^«« î »^ ï« relèverai du péché 

•itt deparefle. 

y«^^.»T . c ui o fl- SÈMENADOU ifa) ; Sac i 

SEMBLA ; Sembler. = Reflem- fci^ence 

t»!er. Ces deux verbes , que nous sËMËNAJHE ; La fcmaiUc, 

tendons par un feul , ont une ^u l^aaion de femer. 

tffinificanon différente : reffem- sËMËNCÔNTRË ; La Barbe 

blet , marque une comparaifon jj^^ç ^ ^^ ^^ „ j^ç ^^ ^ ^e,, . ^ 

entre deux chofcs qui ont enfem- ^on , femencontra. La Barbotine 

Je beaucoup de rapport ; fera- cft une plante du Levant du genre 

l>ler , fc prend iou|ours pour , j„ Aurones, dont la femcncc en 

croître. Ain(î c cil une faute de ^j,^ ^^ „jj ^^.j, vermifuge } 

dire ; cet homme femblea un tel ; J^ ^^^ ^ contre- vei s. 

&: c'en eft une double de dire , il sËMËNÎLIOS j Les fcmaiUcr. 

iêmble un tel ; tu Ucu de , il sËMËNSILÎOS ; Menues fc 

fcOcmble à un tel. mcnccs , menues graines. 

SËMBLANSA. v. h Similitude, SEMONS, v. L Averti. De lilc 

cçmparaifon. En s'émblânfa par- ft, femonce. 

iiU a vos î je vous parlai en pa- SËN , sës^ sënSy v. !. 6c sënso^ 

laboles. sënsS , fan ; fans : particule exclu* 

SE MÊLA ; RefTemeler, faire (îve. Ou a fas'énsopcno ; il Ta 

teffcmclerj mettre des femeles; fait f»ns peine. 

& non , fenieler , qui n*eft pas SËN ; Sens , bon fens » raifon. 

françois , quoi qu'il fembleroic Lou sën de l*ëfan ; Téta: d'en- 

qu'on pût le dire des premières dacc. Es âou s'éndëL*ëfan ; i'efl 

femeles mifes d des fouliers u(es : tombé en enfance. Parla për la^ 

mais on fait qu'en fait de lan- sin që-T^-a ; il n*a pas plus d*ef- 

gage y. Tufage doit l'emporter fur prit que cela , ou ce propos eft 

'Ks taifons de convenance. Vou une preuve de fon peu de bon 

fortë mous fouliés , sëmeta mi fens. N'a pa tou lou sin që H 

lous ; fe vous apporte mes fou- châou ; il n'a pas du bon fens dç 

liées.» reflemelez-lcff moi « U noA tcftot Mëfarits yifni en pdêêL it 



s E N S E N i7t 

4Ka ; (tour de phrafe Efpagnol) rcîn , le froid , les injures, on 

vous me feriez perdre refpric. rincempérie de Tair pendant U 

■Ou dis di tQU foun s'en , il le die nuit. Endura la sënëpio ; fouiFriC 

'féricuferaenc 9 tour de bon 9 de le froid , être cxpofé aux injuies 

la meilleure foi du monde. Aco de Tair , comme le font ceux qui 

s'tn vâi â sin de Uouro ; cela de- pafTenc les nuits au bivouac, pc» 

vient à. rien , cela va à veau l'eau, bivac. 

Ne boutas fan sin -, vous en mec- SENËPÎOU , ou Seramptou ; 

itt fans raifon , fans mefure. La rougeole ; fie non , le fenepoa. 

.Agas mai dJi sën q*ël\ montrez-» en Etpgl. sërampione, 

vous plus fage que lui. N*a pa SËN£T , diminutif de sin ; 

lou sin de counouifsë ; il n*a pas rintelligence des petits enfans. 

l'efprit <|e connoître. SENtr ; Senac ou confeil des 

SÊNADO. V. 1. Senfé. No se» fcmçics. = Allcmblée mcdifani*. 

nado ; iofenfé. De U 9 le verbe SËNGLES. v. 1. Chacun , cha- 

Ji)r-jë/iar;extravagaer,d*oû l'on que. Fo iuiat de sSn^lës; (judU 

a tiré le fr. forcené , qu'on auroic catum fft definguUs, ) En senglas 

dû orthographier forfené. cioutats \ dans chaque ville. 

SÈNARI (i^n); S. Nazaîre. SENGLOU. Voy. Chouke, ea 

«n lat. Nafarius, lat. finguUus. en v. fr. fouglouu 

SËNCER. v. 1. Sain , qui n*cft SENllAR. v. 1. Faire Jignc 

pas gâté, en lat. Jlncerus ; net , Adoncas sënhéc ad aquifi Simon- 

iain. Pêirë ; Alors Simon* Pierre Uii 

SEKCHA. V. 1. Sanglé « ceint « fit Hgne. 

ceindre, fanglcr. SÉNHER. v. 1. Maître, Sef-, 

SËNCHë ; ceinture. 8"c"f- 

. SËNCIAT 5 Senfé. Senfiado- SINHOREIAR , sënhorë^nr. 

min ; fenfcment. ^' '• Dommcr , traiter avec em- 

SËNCIO : Science , favoir , P"f ' commander , fe rendre 

connoifTance. maître. S'énhorëiec d'ambos; C<fo-. 

SENÈCHAOU. Ce terme fc ^inatus amborum, ) 

prend pour le Sénéchal , pour fa SENHORIA portar. v. 1. Pri- 

dignité & pour la SénéchaulTée , "«^'f^'« ^«''«'^«• 

ou le tribunal du Sénéchal. Il faut . SENHORIL. v. 1. SeigneutiaU 

<lirc , mon affaire eft â la Séné- Sënhoril Cëna. {Dominica Ceena)^ 

chauffée 5 ^c non, au Sénéchal, SENES, v. 1. Sans Sënës mi^ 

comme on le dit tous les jours. ^^ "J podejt far ; {fihe me nihU 

te Sénéchal étoit autrefois le pte- poteftts facere, ) 

Uîier Officier de la Couronne, fie SENES panida. v. 1. expers ^ 

aa-derTus du Connétable. pout «* f «« j qui n'a point de 

SËNËCHAS. V. 1. 8c n. pr. Se- F»".: 

péchai. La France fut divifée en SENIL, Le Serin : petit oifea* 

Boillages , pour les Provinces où "^ chant. 

le droit coûcumier étoit établi ; SENIQIE ; Gaucher. Corrom- 

& en Sénéchauflïcs , pour celles F" 5?" ^^^-fipjfier. 

qui étoicnt régies par le droit SENISCLE jL'Arroche puante. 

fcrit. Plante oui croît parmi les légumcg 

SËNËGRë , ou Sinigrë ; Le "jeNON* v 1 Si ce n' ft 

Jcnugrcc ou Melilot du Levant ; ^ nioins que ' ^ *^"^ * 

plante légumineufe dont les fe- sËNSËRlGALIO. Voy. Lar- 

xnences donnent une farine re- ^igi^o 

cherchée pour les caiaplafmef sfNTAT n xP^^t^f v I 

féfolutifs. Q.fnrîr7 ' 

. .. ^ j Sainteté. 

iJBNiPIO^ o« Sënfyo i Le.n. 5KNTÉRI0S } U dyffcntctîc. 



272 s E O S E R 

SENTI. SS itntiSf dit - 00 » quoi on faic les chandelles ; c'eft 

4'one jeune fille ; elle cil déjà Terpece de graitfe qui fe fige 6c 

ctande fille , c*eit-a-dire , dans qui durcie biencôt ; di^renic de 

Page de pubetcé , où i*uo com- celle de la nature du lard ; djnif 

mence â avoir du tempera- le mouton même , la chèvre & 

ment : temps orageux des paf- le bcruf. 

fions, qui arrive bien plutôt âoutrëjhan qëfia en arbiredëh 

dans les pays chauds ; tels quef cojjols Sn quai iuee fi furda h 

les îles de Bornéo Se de Java, têou dt fora la vîUm. Coft. (VAl. 

où les filles font nubiles dès l'âge SÉOU ; Su , ou conau. v. I. 

de huit ans. On dit de même des âoun sêou de tôt lo monde ; ao 

gardons: ilefl giand garçon. vu & 'au fu de loujf. le monde, 

Sefentir^en François , e(l con- ou eu public. = Siou. v. I. fien. 

noître fes Forces ; fon courage , \oy.Siou, 

la «oblctrc de fon origine , &c. SËOUDA -, Payer , donner le 

On dit: cet homme lent le vin , faïaJte. Sioudado ; falairc. 

rail , &c. fie non au vin , â Tail. stp^ ; reccpér. Oc rccep« les 

Sentir , dans cette phtale , cft un jeunes fcions d'un châiaignct ' 

terme équivoque , bc peut s'en ^t^ié qui fournit des ram.au> i 

reiïHre dans un fcns ou adUf , ou grciFcr. Le mot François , fepéc , 

pailif ; c'eil-à-dire, de celui qui ^j^f^vc de iUpa ; rccepc , dont le 

a une odeur de vin pour en avoir diminutif cil s'épadSt ou rapadët. 

bu , 8c de celui dont l'odorat en -- Sëpa, Voy. Sapa, 

cH arflx^. SEPI05 La Scche : poiffoniep- 

SE NTIDO ; Odorat . = Scn- t^jg ^e mér , du genre des Cale- 

timeut. A bono semtâo ; il a le ^^^^^ g^ j^ Polypes , qui n'a ni 

nez bon. N'ai agu sëntîdo j l'en écaillçs ni nageoires : il a des bras 

ai fu quelque chofe ; & populai- ga^ni, jg {u^tnn , & tf pand au 

fcmcnt , j'en ai eu vent. ^efoin une liqueur nofre qui, le 

SENTINÊLO ; Une fentinelle ; couvrant d'ui? nuage , le dtrobc 

&non , u^n fentinelle. On le dit ^ux attaques de Tennemi. 

du fantaiim qui fait le guet & de La Scchc diffère des autres 

la fonôion qu'il exerce. Es en poiiîons de ce ftcnrc par un os 

fcnnndo ; il ti\ en fentinelle , ou ^lanc , orale , opaque & trcs- 

en fadlion. Les fcntinellcs font i^g^r , de la longueur du corps 

tirées de la troupe qui a monte jc l'animal : c'elt dans cet os 

la garde ; la fentinelle clï fous cendre que les orfèvres mouknc 

les armes i ôc la troupe eft toute ^c petites pièces, 

prête à s'y mettre. „ ^ 

' Un Planton , cft une fentinelle StPOU. Voy. Cëpou. 

fans armes à une porte de ville , SEPS. v. 1. Menotcs de fer. 

pour empêcher les foldats d'aller = ^^P^;' Voy. Ceou. 

en maraude dans le temps des SËQËSTKÂJHË } Séqucftre ; 

vendanges. & non » féqueftrage. Le terme 

Les Vedettes font , dans la ca- féqueftre , le dit égalemeot du 

Valérie > des fcntinelles i cheval, dépôt «a main tierce d^unechofe' 

Lorfqu'une armée eft proche de litigteufe., 8c de U perJoniie 

Tennemi , on appelle bivouac la chargée de ce dépôt par autorité 

garde extraordinaire qu'on fait de juAice. On a ordonné le Ci- 

pendant la nuit pour la sûreté queftiede cette terre 9 & un tel t 

d'un camp : faire le bivouac ; été établi féqueftre. Foughei ëH' 

palTer la nuir au bivouac ; pr. leva counCun sëq'éftrajhë -, il foc 

bivac. enlevé comme un corps- faioc. 

SF.NU ; Senfé. SéR ou Serp ; un Serpent juuc 

SÈOU > ou cëou } Le fuif avec couleuvre. Ptl d^fir ; mue , ou 

dépouille 



». 



^ s E R S Ê R 17J 

j^menmtir eÛ Strpatas i groffe de élévation aue lé tertre ; celui- 

Couleuvre. ci dï plus élevé <^e U bucie. 

Ce que I^Hiftoire Siiinre lap- Une coUicie ou uoe côte eli oiie 

porte du Serpem (}ui CkàMi ionf^e fuite de terrains rUvts 

Eve 9 a jptf contribuer â la ter- comme les burres , qu Us tcrcrti 

'reiir ((«^lorpire la vue de ce rep- ^ui bofdeiK ordtoakemc^kc .une 

tîTe ; terreur qui eft beaucoup rivière , oo uae pîaino. Séri» ca 

■atfgmeméè par réducatiou & par %ùpii. fiera, b.lat. cârretum. 
'les pri^ugispublics.ireft certain ..i>â fortination det raoncag^nes 

cependant que de toutes les efpe- fie des cochers calcaires qui oon- 

ces de Terpens connus dans ce tiennent des coquill^^i foflîlit 

pays-ci , à la •réferve de la vipère tfi. ci« beaucoup po^cicMe à ^ 

CrrSs-dangfireulê) , 5c d'une autre création du momie. CeUe d<s 

«ipece« qui e(l de taille effilée fc montagnes fabloufei y cm grave* 

de coolcur jonquille , te dont les leufes : telles que celles de \^ 

inorfurès font des égratignurcs opaque 6c de- pvahtts;, ,qw( ne 

fans coRp^quence i aucune autre contiennent aucune dépoii^le 4fi 

n*ef{ fila1*falûinte ic ne fait pas Ja mer^ cik plus récentq ^mcoqe 

niétne nainb de mordre ; on peut qne ceHe des montagncf caU 

fans aucun charme tes prendre Ac caires.j^. 
les maniée itnpunéfnent. SËR£ ; Serein , temp» clair 

Il en eft dé mfme de la SaUu 6c fjsrein. On dit «n p^verbc > 

niandre , du Lézard du Cra- sUrt àtvijprë *^^l tën dtou tflri; 

paud y les plas] pacihques des une beflc ibirée ai^ao^ce un bçaii 

ahimaiix ^ n'oiu , comme on lendemain. ; ., .^ 
le leûr'âctiibue > nr vcnia ni SEiLÉNA ; Expofer 4 Ufr»»- 

inalfce.' ' cheur , ou à. la tuHr de. la^ 

On a-«n|& mail â propos la nuit. .^, 
fnênie antipathie pour ies liau: SËRENQ^ Le feeeio « U ro^ 

cei, les cbenUlcs :6c les autres .duibir.Vpjr. tfif^il^ibsew- 
infeâet Cnx'^ le compte deCquals SEÀÉZIM ; Le Secin s oiftatt 

on tevÂendcoit fi on les cooAoii^ de chant. ,j 

fofF, 6c fi ron effayoit 4e <« SËRIiGAT ; :Erpeod d'olfeaiâ 

.ft'mïliafirer avec eux. de proie.. 

'S£R. v.l. Sievr, Sitey 6e ei^ SCf^MA ; Tremper. 0ë vi 

iinglots^^ Sir, Ser iait partie àç sërma ; du vin trempé ,. qu'eli 

jSieS'fer , le mime que Mea-(kq> appelle d^t ies Penûoicdcf^CoU 

SEfl^y. LVflJlec .ïegas de l'abondance^ C'eft tl«4 

SÈK j^ où vefprë ; Le (oir. kiV;agf 9 quand on y. met trop 

SÉAADO 9.' ça vëfprédo ) d*eau. en UA, Jimart i dîmi- 

Slolrée y. veillée4 Auer. 

^ÉRÀAiPÎOÙ. Voy. Sënëplpu, SERMO d£ LIGMADA. v. I. 

S£^£. v.>l. Momarde j {fijta* Généalogiev 

^h) HiT'^-^^^ ^"j "'^ ^'f^^^ SERVAlR).- Voy. Lêtm. 
delà serbe tUrëts ad aauël pug* «. «, ^. . , ^ ., 

trafpo^d'u'lft.JtraMfttra, SËRI^f ; SarTet ramifer. 

sIrBO r ou ilr^; Garde ♦ SÉRKlN- Voy. Cërnë. 
con^ervaûon■^ durée dans U SB RÔ » ilro« y<ri «Soif, ^a/ 

même état. T^r ; fur le foie, d ijfro- 7 hé^ au 

SÊRE , ou fira; Mont 9 mon* foir j 6c non , hiev à foir,. ne 
tagne. Mont ne fe dit guère en hier foir » qui eft l'icjpliénifine « 

Srofe que Iqrfqu'il fait partie uri/crë^ Roufhë dësirotifel tîitt 
*un n. pr. Le 'mont Ethna , je ëfpBro ; r^j^uee-dn Torr ^ blanc dé 
mont Âthos , le mont Cenis«6cc, matin , fait la journée du pèlerin^ 

Tome //. M ro 



124 S E R SES 

SERpR , o yôr ; V. 1. Sgeur. faveur ; fnaii ce n'e0 qu'QOé 

Sëror de /ux\ ; {ejus foror»') ^ humilité de céréihonie^ qui D*ea 

SËROUDËLlO, ou J^noaJèV/o; inipofe pas plus que le, utf 

La Seroudelie , ou le feigle de humble ferviteur de la fin des 

^ars , avec quoi on faicdebop letcres. 

pain fur nos montagnes , diH l'un SÉKVOS ; Pois â confitures # 

digère mieux que dans la plaine, pots à olives « à cetifes & amrei 

On feme ce grain en Mars, te fruits 'confies ; foie à l'cau-de- 

on le recueille auffi-côr que celui vie », foie â la faumure. 

qu'on a fern^ l'hiver qui a précédé. SES } Sans. Ses fi i fans fin ^ 

SERPATANO; Unefarbacane. du infini. 

- Par^à për sërpatano ; parler par SES. v. I. Cens. Monedd del 

des perfonnes inierpon^es , ou fis ; ( niimifina cenfus. } 

par inWrpréte. =5= BUtio sërpatâ- SES , oféé ; v. l. Siège, icône* 

no V Vieille entre^mettéufe. Eu set on èflas , on es la fis di 

SERPATAS ; Gros & long Satanas ; je fai oà vous habi- 

•fttpenc. cez , & que c'eft ic fiége de 

■ SERPATltlRO ; Xépaire '. Satan-, 

'tvi retraite'de ferpens & d'autriès S Ë S C Ç. Voyi Sâj^no, oit 

'teptiletf.' ' Bouê^o. z^ Sëfco, Voy, Efco* 

SERS.- V. I. Le foir. Cofo fers SESKIA « ou fagnâ \ Garnit dt 

en â'uela dia en la u delsfabtëii jonc , ou de paille. 

■•( curri fera efet* die iUo , una SËSSOO ; Un ^ou0et : pctît 

'fttbbatorum. ) tarré dd toile coufu à raifTellis 

SERS; Le vent d'occident. d'une chcitiife , poureb lier let 

SERTI j Servir. Dëqë sertis thanchcs avec Itf corps : le gouf- 

që parles i à quoi bon «^es prb' Tet qui téi)ond â TaideUe ^ ea 

pos 9* ou Vous avez beau dire. p^end la fuëur: (i*c(l de là qu'oa 

SERVANS ; Raifins de garde » à}i , fentir le goulTec. 

ou qui fe confervent plus long- ' SESSOUS. n. pr. du lac. fe£b* 

•temps- frais que les autres. rium ; fiégë. ^ * 

SËRVIClAoy ; Garde"; frtii'- SËSTlflRADO de tiro j UA 

•me quiferc les ^malades, ou les fetier de terrain ; c'e(l-â-dire , 

accouchées. autant de terre làboarablc qu'il 

SERVIES. V. 1. & n . pr. Ser- en faut pour femer un fetier de 

▼iteur. en v. fr. Sergent. " grain. On dit uii fetier j & 

• SËRVISSr. v. 1. OfeéiTance. non, fétérée. 'Le fetier' de terre 

lat. pbfequium. eft à Montpellier de 75 deftccsdc 

SËRVITUR ; Révérence. ^Fâ«- à Nîmes de loo. 

^és sërvitur ; faluez, faites la SËSJIEIRÂÛO de tiro \ Uà 

*jcvérence. On ponlfe ' pour la arpçnr. 

faire un pied en arrière ; ce qui ' SËSTIÊIRAL. v. f. Mefure de 

jne fignifieroit rien , fi ce n'étotc grain, creulcç dans] une jpierre 

«n commencement de génu- fceilée dans un marche au 

flexion; il en portoit même au*- bled. := Mefure de liquides. Coi 

trefois le 110m , -& la génuHcxiun që tavkrnîers vin vëndon d fon 

ctoit apparemment toute entjere sëfiiêiraL Cofl, d'Aï. 

dans fon origine y car on abrège SÉSTRË ;' Chofe : ezpreflîoa 

tout , on tronque tout ; il ne vague pour fuppiéer à un nom 

nous relie que des échantillons, propre qui ntft pcé(éntepas â U 

Celte incUnaifon de la rêvé- mémoire, ai bis*. », sêfirë, .., 

rcnce qui rabailfe le corps de làu counouifts'paf es beji de ^ 

ceux qui la font , leur dofine &c. j*ai vu.... chofe.... ne le 

par cela même une poilure hum- cotinoiirez-vous pas \ il ell voilûi 

Me , qui prévisndroir ca leur dc« &c. 



1 



SI . .s I B 275 

SeTA , s^eia. Voy. AfsêtA. de ' couche» ligneufes , fous Icf- 

Sitas lou , qu'ëjiagp pa Jrëch ; quelles le carur de la branche a 

sidéytzlc f qu*il ne Ce tienne pas eu le temps de durcir par l'obC* 

<lebout. truâion de Tes vaiiTeaux. 

SETANTO; Soixante-dix. On Les marbriers & les tailleurs 

die de mênie foixante - onze 9 de pierre appellent , clous les 

foixante-treize , &c. Le mot endroits de la pierre plus durs 

feptaute n'a guère lieu qu'en qqe le refle* Ces clous font dans 

f>arlant de lavetnondesfeptante. le marbre des pétrifications eu 

pr. fêtante. pierre dure, & dans la pierre de 

SÊTI. V. l. Siège /terme gêné- taille > des coquillages pétrifiés 

tique qui comprend tous les en caillou, 

meubles faits pour s'y affeoir. SI. v. 1. Ouï. Si es; ouï cela 

Oa le dit au^des bancs de pierre, efl. 

de bois , des fiéges de gazon , . SI , ou fie; Tare , vice. Cadun 

de ceux des cochers » d'un fiége a foun fi ; chacun a fes défauts. 

<l*aifance > d'un Aalle , &c. = Si ; un tic. On dit , un tel 

Li Farlfius aman lof prîmojg, a le tic de baufTer de temps à 

fétis els maniars , i las prëmiii- autre une épaule , de fecouer un 

ràs cadieiras ë Us Sinagogas ; bras , de £iire telle grimace , &c. 

( Pharifiei amant primos recubi* = C'cft fon tic de répeter 4 

tùs in cœnis & primas Ctuhcdms tout propos 6c fans rime ni rai- 

in Synagogis, ) fon , un mot favori , une cer- 

^ SÉTI DÉ BOUTOS ; Le chau- taine phrafe, d'entrelarder vingc 

tîer des tonneaux dans une cave, fois le mot de Monfieur dans un 

= Sed de vilo ; le fiége d'une court récit qu'il fera même à 

ville » ou d'une place afliégée. une femme « &c. ^ 

SËNTÎNO ; Un appuie-pot ? $\Al,o^sëghioL V. SS^hiou, 

uûeofile de cuifine fait de fer , SIÂOU ; Calme « tranauille.=s 

ou de terre cuite en demi-cercle Coi. Lou tën ësfiâou ; le temps 

u'on met derrière un pot au ciï tranquille, il ne fouffle pas 

'eu de peur qu'il ne fc rcnverfe. de vent. Eflas à fiâou ; chut , 

SETOUS. Voy. Afsëtous & paix { taifez- vous, ne parlez pas 

â^çfij^toHSp de çeU , ne parlez pas ainiâ. 

SEZËR.v. 1. V z^coU, Sëi^ëns Calën fiâou ; taifons-nous. Le 

Sfsënhava ëls ; (fi:dens docebat tetoe^ coi n'entre que dans ces 

éos.") Se À la dejlra de la fié de façons de parler- Se tenir coi » 

I}cu i il t(i aiCs à la droite du demeurer coi. Siâouy du grec » 

trône de Dieu. fiopao j ifiUo.j Siçpé\ tacite- 

SEZÎLIO , ou sëi^ido \ Tenue , menr^* en filence. 

cûipAance , perfevérance. N'a SIAOU ; Doucement , fans 

pa jhës de së7;Uio ; il n'a point bruit. Parla fiâou; parler bas. 

de tenue , il ne tient point en SIAVET (tou) j Bellement, 

place. Les elprits foibles n'ont avec modération, 

point de tenue , ils changent à SI BIÉ. Voy. C/6<V, 

tout moment.. La jeune ife eft SIBLA ; Siffler. = Corner, 

inquiète « elle ne peut tenir en Las âourëlios më sîblou j les 

place. oreilles me cornent ; c'eft lorf- 

Slffitijfici Un noeud d'arbre qu'on fent un bourdonnement» 

dans une planche , ou toutautre un bruit confus. Lorfqu'on y 

Î>iece de bois , ou le nŒud arrête fent un battement ; c'eA ce qu'on 

a fcie ou la vatlope , &ébrccbe appelle je tintoin des oreilles, 

quelquefois ce dernier outil. SIBLADO ; Coup de fiffler, 

C'ef} la partie intérieure d'une Sibladûjo ; Hibernent, 

jbiancbc recouverte par beaucoup SIBLAMËN d'âourtUoa i 

Mm ij 



i 



1^6 SI G S I N 

Dt bfouifTeiAenc d'oreilles. SIGOUGNA » Inpoccniief # 

SIBLË. En ceiines' 4l'a]^ric4il« ineommoder. 

tinc ; une gretFc en tHùn. SIOHOMEN , oa fagramin r 

Ijfarta. âoufibU ; grcâcr «n Aûtc : Sormcnt , jurement. Fariofigro" 

façon dont on groâ-e le xaûrier«-k m^n që,,. , je jurerois ^ue. . « • 

cHàtaigner 1 &c. SIMB-EL ; Un Àppe^or, une 

Vl n'y a que dei perfonnf i peu Chanterelle : oiieau que fei oife- 

inlhùttes qui irouvent qu'il cfft leurs metteoc dans une caee » 

égal de dite , grefFec au (îfRcc , pour attirer par fon chaac <rai»- 

oii en flîke. Le lennc 9 fiflSec cres oifeaux. L'otfeieor eft celai 

ii*écant pa» ufîté dans cenc opé- qui prend les oifeaux ; l^oifeliec 

ration , il vaudroic autant dire 9 elt celui qui les vend & qui ks 

gretfer au fîl^^re : une ample tranf- élevé en cage, 

podtion des indnaes termes défi- Les pigeons ep plâtre , on en 

gure rpuveni le fens d'une ex- faiance qu*on atucbe au baoc 

preflfon ; i plus force raifon lorf- des pigeonniers* fervent d'appeau 

qu*on en fubiHtue de noavtaiix pour ces oifeaux domeftiques. 

qui n'ont pas accoutumé de Cf^ SIMIi^EL > au figuré ;oràiiioQ» 

trouver en fembte. caufe^fujet. 

«IBLÉ du crëfiâiri ; Sifflet de SIMOUS ; LalijSered'unetoile. 

chaudronnier , fait comme celui Son féminin , fimoujfo ; la liiiete 

du pieu Fan. d*un drap. Fia cottm'tmofimoûjfc^ 

SÎBLO ; Une (iblc ; rood , lâche , ou mou comme de la cfaiffê» 

ou cercle fait d'une planche éle- SimoHs , ou cimous ; ce qui eft à 

vée fur une perche & marquée la dme , ou au haut d*Qne pièce 

de lignes circulaires « qui fcrc de de drap ou de toi!c« en ItaL 

but à ceux qui s'exercent à cirer cimojfa, 

de Parc « ou de Tarquebufe. SIMOUSSA ; Bander , Her on 

SlCk , ficap , ou ficat, Voy. enfant au maillot avec une bande 

Cica, qui eft le plus Couvent faite d'une 

S.COÛNO. Voy. l'ournlg^ "'sVlïpLARDARIÉS; NUlfcrie.. 

SIÉTOU ; Petite aflîctre. badinerics. 

SIFÉ. Cette expreffion qu'on SlMPLARDEJHA ^fimplëjha i 

cmployoir autrefois pour amrmer S'amufct â des (bofes de néant.ss 

le contraire de ce qu*pn autre Faire le nigaud, 

aurolc dit , n*eft plus du bel SIMPLIJHË « on fimplgtm i 

ufage. Je crois que tu n'as pas Nigauderie. * 

été à l'école , dit un père i fon SINNA ; Signer. On figneune 

4îls : vous me pardonnerez , doit lettre ,& on %nç â on contraâ. 

dite ce dernier ; &, non 9 fi fait^ pr. fine. ^ 

fy ai été. Si fait, qui eft le SÎNNË ; Seing. Faire « oa 

même qu'une chofe faite , équi- mettre Ton » feiug. 

vaut â une affirmation ; com- SlNNË > Le fignet d'on Ii« 

sne , non fait, i une négation, vrej Oc non , l*indice. pr. ftné. 

SÎFKÈ iSën) ', St. Sympho- ^3lNNÊî Signe , marque. Qan 

rien. las ghiroundêios ra^ë^ou lou sôoUf 

SIGAL A , ou figajëj'ha; Éblouir* ^co's sînnë àëplojho ; c'cft fignf 

Lous iols mëfigatëjhott, ; j*ai le( de pluiç , quand les hirondcttei 

yeux éblouis. * volent bas U terre à terre. 

SIGNÂÔU , ou sëgnâou ; Un SÎNNE ; Geftc de (rapper ^ 

fein , un fiene : tache naturelle gefte menaçant, /^a lou Jinnë ; 

fur la peau de ceu:|P quV^n appelle^ menacer du geftç ou de la mais, 

nés-marqués. Sëfas lou sînnë , farci lou cou | 

:>{GNQUIA« Vq/. JImnpuUtx ^ tu hk minç dç mç fr^pfff I 



s I O s I s Z77 

le le ftappf rai. féuhi Iùh timti; ftvotiier It produôion 4^'uae 
il leva U main , ouïe bâton pouc nouvelle écorce qui Te forme par- 
^apptr. deflbus 15c qui ell igalemenc 

SINÔ. V. 1. À moins que* double ; Tune tendre y légeie 

SINOUS ; Noueux«ou)iouail- fie fpongieufe , fie l'aucre U- 
(tux. L'Érable fie les aucri.*s arbres gneufe. 

ou 'on élague de temps à autre , On dépouille ainfî plufieun 
Aat Douailleuz. SinoM ciïfoimk fols le même pied de chêne de 
de ^n ; nœud d'arbre. fou icorce fpongieufe , ou da 

SÎNSO i L*amadou : forre de vrai liège , dans l'efpace d'envi- 
nscbe faite avec i'agatic du ron un Hecle de vie. C'cfl un 
Hétrê. On dit de bon > fie non , arbre dc% pays chauds ; il y eu 
<k bouoe amadou. a au boit de TÉtcréle dans U 

SÏOV fSÎùUHQ ,oasiou fSêouno; balTe Provence entre Fréjus fie 
^en, fîennc. Cadun lousîou n*is Canne.^ . 

pa tfi à chacun le (îen. Aco*s SIRëSSO ^fortofirèfo ; Fem- 
iîou ; c*eft â lui. Aqël ômd es tou me abfolue , maîtreifc femme » 
^Um ; cet homme eA tout con» qui a l'efprit de gouvernement , 
centré en lui / il n'cft occupé que qui tient le haut bout dans un 
de lui-même. s= Il s'aime uni- ménage , qui fait commander fiC 

3iiement : auquel cas on eft or- (c faire obéir, 
inairemenc fans rivaux. N*ai SIRMEN , ou manouL Voy. 
ris d'aï iiou , ni ël rës dal mêou; CaveL 

|e n*ai rien à lui , ou qui lui SIRVEN , o firvënts ; v. !• 
appartienne ; ni lui rien à moi *, Serviteur , intendant d'une mai- 
& nou , rien du fien , ou rien du fon , client , valet. Fifelfirvëncs; 
mien. = Aco's bë siou , ou aco (fidelis fervus* ) Aqëlqë es maitr 
i-amërito ; c'eil bien employé. de vos sera voftrë firvëns. Si 
SfOULA) oufifcla-, Glapir en alcuns vol primer ëfiër fera d 
chantant. rots dërers , t de trafiots firvënts, 

SiOULA i PoulTer un cri aieu SIRVÉNT efl le vrai n. pr. 
& perçant , tel que le font les de ceux de ce pays-ci , qui pouc 
jeunes filles qui folâtrent avec de francifer leur nom Hgnent SiU 

i'eunes gens ; dont elles excitent vain : terme qui n'efl point dans 
es agaceries , en faifant femblant Tanalogie de notre langue fie qui 
de s'en défendre. ne Hgnifie rien dans le langue- 

SiOULA ; Chanter d'un ton docien ancien , ni moderne. Audi 
de faulTet) ou d'un ton de voix les payfaos prononcent conKam- 
forcé. ^ ment , Sirvën : c'eft le feul même 

SlOULE , fifilë , ou fifilal i qu'on trouve dans nos anciens 
Cri aigu fie perçant. aâes en langue romance du XII • 

StOURE,ou/42v^} L'arbre du fiecle. 
liège . fon écorce. L'arbre eft SI RVENT A , ou i^rv^wrtf ; v, 
uiic cfpece de chêne- vert , qui a 1. Nos no ëm fil de la firvënta \ 
deux fortes d'écorces : Texte- mas de la Franca ; ( non fumus 
rieurc qu'on dcuche fie dont on filii ancilU , fed libers. ) 
fait des planches de liégc , eft SISCLÂ. Voy. Sîoula, Slfclë. 
d'un ti/Tu léger fie fpongieux fie Voy. Sîonlë, 
impénétrable â l'eau , pris dans SISCLËT; Un loquet de porte- 
un cetiain fens \ ce qui rend SÎSTRE \ Le Méum i feuille 
cette écorce propre à en faire des d'Anct ; plante hyftérique des 
bouchons. hautes montagnes fie des paya» 

L'écorce intérieure qui éft lî- froids, 
^ncufc comme les écorces ordi- Le fîftre en fr. înftrumcnt 'de 
^«aiicsy .rçAe en place U ferc i muiîque qui paiTa des Égyptiens 



27^ s O B S O D 

aux Grrcs & aux Romârns. SOBNOMNATS. v. 1. SurneiiH 

SIVALS. V. l. Du moins t'^fal- mé. 

tem ) Sivals oumbra di lui a ount" SOBOLTURA. v. L Sépulture- 

très ', l'on on^bre du moins cou- SORRAK. t. 1. Être de refte. 

Tfoit quelqu'un d*cux. Culiro XI l. cofrts de fronhëmêns 

SIZAMPO ; Air glacial. Voy» qê fohro del v.pas j ( coUcgenmi 

Sifompo, àuodccim cophinos fragmehtorum 

SLIAK> V. l. Délier. Ufquex ex quinque panibus qiue fuper 

^ë vos no flia fo bous ^ p fit aie fuerunt. ) 

de la grépia él mina abtourar. S03KAT. v. I. Vaincu ; (/«- 

SO. Voy. Cros, peranu ) 

SO. V. L Je fuis , ou c'eft moi. SOBRE, v. 1. Sur, defTaf. 

Jt eijfa oradix Lor \ aias fë ^ eu Sobrédigt ; fufdit. Sohrënomi' 

Jh ^ no vulkas rëmér ; ( &ftatim l'umom. = Sobriquet. SohrC" 

dixit mis y habete fiduciam ', ega poiant ; excellent. 

fimt , nolite timere. ) Sobrënomnats ë nos ; ▼. t. 

SO , ou fos ; fon , bruit. Sera ( connumeratus ïn nobis. ) 

en téra dëjtrejjà dëjhëntpër la co- SOBRËPUIAMÉN de pap ; - 

i'éfio dël fo de la mar ; ( erit in raviircmeni d'cfprit , extafe ; 

terris prejfura gentium ,pra con- ( mentis exce£ks, ) i fuper efeen» 

fufione fonitus marts. fio mentis. ) Ca:iec fbhrë luifo^ 

SO , ou fo ; ce •, {quod.) So brëpuiamën de pajfa ; {ceàdit' 

që' dënan ava promës > ( quod fuper eum mentis excejfiis, ) for^ 

ante promiferat. ) compits d*Sflobofimën t de fobfi" 

SOBEIRAN ifobiran , ou fou- puiam'én de pejl'a ; ( repltti fuut 

hêiran ; v. 1. ôc o. pr. foaverain , flupore & exzafi. 

principal. Sobêiran Senhor ; fou- SOBRE QÉ TOT. ▼. 1. Mais 

▼crain Seigneur. La careira fo- encore, plutôt; (imo.) 

béirana ; la grand*rue , la prin- SOBRJETANAMËN. v. 1. C/ît- 

cfpale rue d'une ville , la haute hito,) * 

me. la pêira fobeirana anglar ; SO&RËVERSANS. T. 1. Qri 

ht principale pierre de Tangle. fe répand par-deiTus ; (^fupef 

SOBEIRANOS. v. I. Le haut effluens, > 
«m la partie la plus élevée de SQBRËVINËNS ab oj? ) T. t 
«qtielque chofe. De lasfobiranos Qfupervenicns cum exercitu,^ 
ëntro dëiots ; ( tf ftrr.mo ufque SÔBRO. V«ly. Côbrë* 
deorfum)\ depuis le haut juf- SOBRONDAMÉNTS. T. I. 
eu*en bas. Paou trafpafadas las Inondation. 
Jobiranas pans ; ( Paulas per^ SOBRONDAR. \, I. Incilder. 
agates fuperioribtts panibus, ) Sebroniat ; inondé. 
Àlbirant fobiran à fi l^us l'âou- SÔBROS. v. I. ReAes. De fo* 
trë ; ( fuperiores fibi invicem ar- bros ; de rcitc. Lous frUirés A 
b'mrantes, ) Sobirana appellanfa ; tën dëfobros. Lei moioca ooc du 
a/uperna vocatio. ) Pujhero ë temps de refte. 
las fobiras , o fobiraneras ; ils SOBTOSAMËN. v. \. ^de re- 
montèrent en une haute cham- pente,} Sobto^amSn fo fait fos 
bre. dël cel ; {fa^s efi de repente de: 

SOBIRANESSA ; v. !. Supé- coelo fonus, 

xiorité. De las fobiranefas dal SODÂDA. v. \. Saîaîrï. So" 

cel ; ( àfummis cœlorum, ) dâda dëpëcat ; ifiipendium. pec^ 

SUBIRAS. V. I. ( fuperius, ) cati, ) So dado,e^ le même que » 

J^ix p&ia fobiras ; (a:n:ce af' fou donné. De là le tr. folde, 

£ende fuperius.) Sobre ^ ou (/«- foldat» foudoyer. 

per,) eU la racine dci quatre SO-DIS. v. 1. Dic-iU 5o-ii£/Ô9« 

juàdti piccédens. . di^cm-ils% 



SOL SON 279 

. ftOËN. V. 1. Souvent > (T^fpe. ) folâ. â doblë folier; écfaafaud k 

SOiÈNDËRAMENT. v. 1. Fré- double cugc. Le terme folier oa. 

^uemmenu foulier , n'efl jaaiais pris dans 

SO £S À SABËa ', C'eflâ- les anciens titres Languedociens 

dire. ^ pour une cbaùlTure. Voy. Sabâte^ 

S Ô FJ[ O , ou roujhtto, Voy. SOLO ; Semcle de bas & de 

Rabanënco. fabot. = Le pied , la plante Ati, 

SOFRACHA. V. 1. BefoiD, pied. Podë pa tira fôlo ; je ne 

^cefliic. puis mettre un pied devant Paa- 

SÔGNO , ou fanfôgno ; dif- cre. On dit eu François « la foie, 

cours traînant , chanibu fur un ou le dclTous du pied d'un che- 

Îiir langùilfanc > telles que font val : ce terme fe prend auHi pouc 

es anciennes romances de nos une certaine étendue de cham^ 

vieux payfans^ & les cbanfons qu'on fé-me rucceâivemeut par 

Hes nourrices pour endormir leurs années. On divife un domaine ea 

liburrilfons. trois foies. 

SÔGK.E ; Beau- père. Sôgro, SOLPER. v. L Soufre. Il jr ca 

Jhgra , oa juégra \ bellemere. du a de minérale de fondu. 
lâc/ôccr , jfocera, SOLS. v. 1. Seul. O eu Jolsp 

. . SOL j Aire ^ battre -le bled, (âur e^ofolus. ) 
Z.OU ff)l dé la rïttdo i l'aire de la SOLV ER. v. 1. Délier. Sols lui ; 

ferme.. , . jl ^ délia. Qf no fia fouta Im. 

S O L A D G R. V. I. Bourbier, legs ; ( ut nonfolvatur legs* ) 
lvoiut(?brum.) L(i porca Uvadtt. SOMIAR. v. 1. Songer ^ avoic ' 

^/ folador dël brac ; le pourceau des funges. Li . ve/lri velhs fo-» 

layéiVeA vautré 4c uouveaudans miar an j'omis \ vos vieillards au- 

la bouc. ront des révélations en foitge \ 

SOLADURA. V. 1. Tache j pt- (^finiores veftri fomnia fomnia^ 

duce. De U le fr. fouillure. . bunu) 

SOLAR. V. L Tacher , falir, SOMIS. v. 1, Songe , rêve* 
Solars i CàW. Agiras aicela gaweU SOMONQMÉN , oxxfomoni^ 

Jolada iaquàl es mortoL de folar mën ; fcmonçe , ayertidemeâc » 

dérive 5 fouiller. fommacioa. 
. SOlAS. v. 1. ou foulas ; dou- SON , ou fam ; fomme , foos- 

tetiryfoulagementj confolation. meil. On ne die pas indiffécem* 

allegoqaent. Avënt *ni<iw fort fou- ment Tun pour l'aittre. ai fat wt. 

las i ayant une puisante confo- bonfon ; j'ai fait un bon fomme ; 

lation. Sofas > a. pr. ^'ai étç éveillé au premier fomme ^ 

SOLBRË ; Mouiller , tre'mpét'. j'ai fait la nuit tout d'un fomme ^ 

Vafolbut dinPâigo; ïi\'A trempé &c non , fommeil. Lou fort rrCa-m 

^ns' Tçau. pâpo ; le fommeil, ou l'envie de 

$iÔlf£R> y. 1. Avoir de coii- dormi/ me prc4Bd. ai un fon ^& 

tatiac, Sïco'folia'f {^ficùtconfue' lou vë^ë coûrë ; je fuis accablé 

vèrat, ) ^ ^ de fommeil. ai fon ; i'ai envie 

. . ^OLjÉR. v^. 1. (canaculum ; ) de dormir i Ce non , j*ai fom- 

£n2^Q9pre liante , (allé à manger^ meil. On dit cependant faire uit 

p'iran foleraparélkat'jX'cana' bon fommeil éc faire un bon." 
iuTum grande ^ ftratum. ^ Eran fomme. .. .., 
ayondeSas 4ampeiias ël-^Joler ; On repofc fans dormir, ea 




lorfqu'on ne dort qi 
. SQLIER , ou fo'ùlier ; v. .1. ^ (e qui cft oppofc à boa ou à pt«« 
k. pr. Planclipr, =: JÊugeu ib/2:<4- fona'fonuueil.v 



iSô s o o 

SON. V. 1. Songe. Ë /oh;'Hï 
fonge. = Pendant le fommeil. 

SOOU -, Monnoie. On écr^t Bc 
on pronouce j fou. 

SOOU , ou yô/ ; lerre. = Car» 
reau , plancher. Toumbet âou 
fôou , ou yiLjoi ; tomber à (erre ^ 
ou par terre ; tomber (uc le car- 
reau , d c'elt dans un apparte- 
ment qu'on tombe , car on ne 
tombe pas fur le carreau au mi> 
lieu d'un champ. Lou fôou. rCës 
pa trâouca ; le plancher n'eft 
pas percé. Un fôou. de Jhi ; un 
plancher de plâtre. 

Il y a cette différence entre un 
plaiMiher 6c un plafond , que U 
premier fe die de la partie , Toit 
haute I foit bafTe , d'une cham* 
bre « qui originairement érotenc 
planchctéei ou faites de planches, 
êc qui le font encore pour la 
plupart dans les campagnes; & 
que le plafond j qui elt en plâ- 
tre I ne fe dit que de la partie 
haute, i]ui eft ctlemême la 
partie inférieure d'un plancher 
fupérieur. 

Lorfque dans un grand édifice , 
tel qu'une églife ou uu palais, 
le plancher cil en menuiferie , 
on l'appelle lambris. Les lambris 
des appartemens du Louvre. 

Notre fôou ne répond pas au 
fol françois , qui s'entend du 
terrein confidére félon fes qua- 
lités: ce foi efl ferme , on peut 
7 bâtir. Sol fe prend aufli pour 
fonds. Je fuis maître du fol ; 6c 
pour l'emplacement d'une mai" 
Ton 9 le fol de cette maifon coûte 
tant. Un tel a bâti fur le toi 
d'autrui. 

Hoitc fôou ,Acfuelo efpgl. le 
fol fr. & ie/ô/am'lacont proba- 
blement une origine commune. 
SÔOU. V. Ltempr du verbe im* 

1)erfonnel ; foulié. en v. fr. fou- 
oir ; avoir coutume. Coumo 
fôou ; comme il a coutume ; 8c 
non y de coutume, du lat.yô/eo , 
filet. 

SÔOUCO , o« ënrëgâdo, Vojr. 
Siitou\ terme d'agriculture. 
SÔOU DO , o\i fioudo. 



SOS 

SO ^KLO; Â Venyî Pdl 

l*aatte. 

SOR. V. 1. Sœuf. La/ûrJëU 
mAirë di lui ; fa tente nutcmelle* 
SÔKBO i Corme 8c forbe^ roH 
& l'autre féminin 9 feioa-l'ofaga 
le plus reçu. L'Acad. 6iic cotius 
mafcuHn ; c'cffe probabletneot 
une faute. Les forbet , frair ém 
cormier , font aftrinflentet dans 
leur maturHé> on lôrrqo'elfiei 
font moUet, 6c pevvcnc cxmvt* 
nir dans le court de ventre. 

SO«.E , /ôr-, 8t fur 5 ftnir. 
Ltk fore étal jRei (TArago ; jà 
fczur du Roi d'Aragon; tamê 
drëcho ifs ftari- 4iB itfoêro ; la 
main droite eiV fceitr de ItgM* 
cfae. 

Dantics mots dont la preiûkxt 
▼oyclle eft un- o fàtvr titm r, 
comme dzniforë ^ on cft affei 
dans Tofage de faire -procéder 1*9 
de la voyelle oic , & - Ton die 
en conféquence,,^dr^^ oa^r, 
pouôr^ poudre- i roKÔro , gattôri^ 
nouôro^ &c. ; au lieu dcfôrë^ 
ort 9 poT , pore , f oro , gèrî:, mâro, 
&c. ; mais cet ufage n'eil tvço 
que chez les baMtans der mon- 
tagnes , oD des lieux éhMgaéidet 
grandes routes 9 8c pea ezpoffii 
à l'abord des étrangert , où Tafi- 
cienne prononciation t'eft-nôeax 
confervée. ^ 

SÔRGO ^iënë) ; teilirrheoa 
compagnie â qoelqu'um pour It 
^n ver ration 9 y fournir , y ptyec 
fon contingent. Se voulés barjhti, 
ma finno vou tendra fSrgû ; ma 
femme ne .vous cédera pas en ba- 
bil. Bioutrofouvën^ podëpëU 
uni fôrgo ; \o ne poorroh parier 
avec lui 9 ou lui tenir tête. 

SORT. V. 1. Sourd. Li fort 
âou^on ; Ui fourdt entendeai. 

SOS. V. r. Le fon $ 00 broh ; 
{fonus. ) 

SOSPFDATS. ▼. 1. Ravi, lo 
poblë'erafofpëdats en dau^rënh ; 
le peuple étoit ravi de rèiHcn'' 
drc; (fufptnfustror.') 

SOSTJENJER. V. f. Supporter. 
Sofiënec las eofiumta dt lori'iX 
fuppon»- Icuts mcrnrf. 

SOTMES, 



sou s O U i8s 

SOTMËS , fotmifs9s 9 1. 1. Icf font ^as Yéiieneiix, ou font té- 

fu)ecs d*un Prince. pmés bons à manger. 

SOU, oa fouc 'y Un biiloc de SOUCAS, augmencacîf dt 

ciûfîae à coapec de la viande, fiuc ; grolTe Couche d'arbre. 

Z>or coum'unjbu ; il dotx comme .SOUCIANSO ; Souci » inquté- 

«tn loir. Piccc9umo fus un fou $ cude. 

il frappe comme fur béte morte. S0UCIAN50 ( éF/t ) ; En re- 

S0UBATË9MA > ou fabouti ; pos $ ctanquillemenc , fans bou- 

fecouer » ébranler » donner det ger de la place ; ce qui eft bien 

cliqua. diâférenc du foucianfo précédent 

SOUBARBAOU , oafottbArbo ; SOUCIL y Trompeur. 

coup de main donné foui le SOUCLÂMË , ou arcouçeL 

menton. Voy. T auras, 

SO\JStiKAlf,yoy,fobiirM. soâco $ Un cep de vigne: 

SOUBRA i Ménager. Sôbr0 on die , mes ceps font crop hauts 5 

toufo që po din foun oujiâou, fie non » mes Touches , Ccc. terme 

SOUBRA ; &cre de refte. Lqh générioue qui convient à toute 

pan i-afoubra ; il a eu du pain forte de Touches d*aibres, ou à 

de refte. Tou Lifobrë ;\\ a tout la partie du tronc qui refte ea 

à. foiTon. il regorge de biens. On terre après qu'on a coupé l'arbre* 

dit en proverbe. S'e y Aoiiiic'onte i'icit Ujbûco; battre le cep. 

JkbU y é viel poudii , yb që li On dédgne par ces mots une Ta- 

mûneo li fpubrarU ; il auroit de perdition commune dans certaini 

relie ce qui lui manque. =z/-an cantons de la Province ; le petic 

fa foubra unofilio de milo fran ; peuple y a recours lorTqu'un en- 

il ii*a tenn qu'i lui d'épouTer une fane maigrit, malgré tous les 

fille avec une doi de cent piftoles , remèdes : on croit que c'ed Teffec 

on lui a offert un parti de cent d*un fort ; 6c pour le lever » on 

pffloles. Sis bë foubra ; vous en couvre un cep de vi^ue de quel- 

avez bien de refte pour refuTer ques hardc9Nde l'eulant malade s 

celle choTe. on attend â un famedi Tur le 

SOUBRAZA ; Fourgonner U minuit pour frapper à grandi 

braife d*un feu pour y donner de coups avec un bâton de figuiec 

l'ait. Voy. Êfcarbouta, fauvage Tur cette efpece de pou* 

SOijhKOifoûbroSyOMfobrosi pée « dans la perTuaflon que ce 

relief de ce qu'on a bu ou font autant de coups qui portent 

mangé* BcoufS las foubros de fur laforciere qui a jeté le fort 9 

qâûucus \ boire fur les reftes de & qu'on force â le lever par ce 

quelqu'un, ou fans rincer le moyen. 

Terre. U dederte de la table eft SOÙCO de pii^âire^, billot à 

|»our les domediques ; les rcAes , battre les châtaignes 9 ou le bloc 

pour les chiens ou pour les chats, des batteurs de châtaignes. 

éi prou tin de fôbros ; j'ai du SOUD, foudë , fudë 9 foûdo ; 

temps de relie, en Ut. quod fu-^ toic à cochons, en v. fr. fou^ 

ftr efl, ou feu â pourceaux. De U Tez* 

SOUCARÉL (^boulé); cham- preflîon iuiurieufe , d U fou p 
pignon de Touche : ceux qui qu'on crie a quelqu'un qui aura 
viennent par tou&esau pied d'un tait quelque choTe de mal-hon- 
tronc d'arbre mort , ou dans un nête ; ce qui eft le même que % 
côté mort , & qui crollfent de Ta avec les cochons. C*ell auifi ce 
fubftance ; car il n'en vient point qu'une porchère dit à Ton trou- 
dans le vif de l'arbre. Les cham- peau , foudë- foudë; i l'étahle. 
pignons du peuplier, du mu- SOUFRAGNA. Voy. Roumia, 
fier, fie tous ceux de ce genre SOUFRÀJHE» ou foufrâito J 
■^ttl ont an anneau au picd> oc fouffrancc. Aco mëfâifoufrâjhëi 

Tome II. N n ^ 



telle chofe me manque» )*en 
fuis en foufifrance. fâi j^a fou» 
frâjhë à dëgus ; il ne fatc Uuce 
à perfonne , il ne lailTe perfonne 
dans la peine. Un lâou më fâi 
foufrâjhë ; je fais fâché de Tab- 
i^nce d*ua tel » fa pTêfeuce me 
feroii néce (Taire. Soufrâjhë & 
foufraito , en v. fr. foufretè , 
befoin » ncceffité. Nous avons 
foufrecé de vous en ce ptys. 

SOÛFRO, ou fuêfro; le fur- 
dos d*un cheval de tiaic » bande 
de cuir qu*on lui met fur le 
dos , pour fourenir les traits Se 
le brancard ; c'eA auflî la corde 

aui foucienc les deux ballots 
*une charge de mulet. 

SOUG.\GXA ; Faite un lire 
moqueur. 

soûl , sîou^ ou fouit ; )e fuis , 
yerbe auxiliaire. 

SOÛIR0,& fon péjoratif, 
foâtrajfo june louve 9 un loup. = 
Une truie. = au figuré, une 
femme de mauvaife vie. On crie 
comme une io|ure au loup , d 
la fouir ! ou à la héffo! 

SOÛISSIDA ; Prefler , foUî- 
citer. ^ 

SOUKË , foukëto ; petite fou- 
che de bois , petit bloc de bois , 
ou de racine d'arbre. 

SOUKË; Le par- defTus 9.1a 
bonne- mefure , la réjouiffance: 
ce dernier e(l un terme de bou- 
chérie : les bouchers donnent , 
par ex. dix livres de viande & 
demi livre de fouktt, ou de rc- 
jouifTance , qui fera ou un os, ou 
de la viande de rebut , qui paffe 
au même prix que le refte ; ce 
qui n*a tien de télouiffant. 

Le par-deffus ic la bonne me- 
fure, ou le comble « font dans 
tes autres profeflions une libéra- 
lité du marchand, 8c n'entrent 
point en ligne de compte. On 
dit le pai-deHus, pour les chofes 
c)ui fe comptent ou qui fe pe- 
feut; & la bonne-mefure, pour 
]:s grains. Il m'a donné cela 
pour le comble , ou la bonne me- 
iurc. 
^SOyii^^ ^V fçulëtf, I refleme- 



S O u 

1er det fouliers. = Calmée ap^ 
fer. ^ 

SOULADO ; Une jonchée 
d'herbes, de fleurs, de fruits^ 
tcc, A brandi lou pirU,afaek 
une fouladû dipiros » il a feconé 
le poirier & la terre a été cou- 
v^te de poires. = Uno fouUàù 
di gârbos i une airée , ou tmt 
jonchée de gerbes dreil^ â 
raire pou^t y être foulées. 

SOULADO; Abatit» dégât.=3 
Tuerie , boucherie. Uno Jouiâdo 
de mors} une jodchéede morts. 
Soulâdo de néou ; une chute 
considérable de neige, du lac» 
folum; terre. 

SOULAIRA. Voy. Sourëlia. 

SOULAIKÔOU. V. 1. & o. pr. 
du \ii,folariam ; lieu eipo(h au 
fohil au haut d*une maifon : 
c*eft le même que noiit fourëlia* 
dou ; abri ou Ton prend le 
foleil. 

Le foldrium de la b. lar. qui 
répond à notre foulairôou , fe 
prenoit auâi pour un plancher 
de plâtre 9 pour une chambre 
planchéïée. Et ce qu*on appe» 
loic , foUrUim invanruttum , etoir 
un éteudoir , un beivedcr 9 une 
terraffe couverte au haut d'une 
maifon , & en v. fr. un foUer. 

David étoic fur une retracé 
pareille â celles qu'on voit à 
Naples & dans les pays chauds | 
lorfqu'il aperçut Berfabé fe le* 
Tant fur la fienne ; ( in folario» ) 

SOULAS , ou folas ; Aifu- 
rance contre la peur , compagnie 
qu'on fait à quelqu'un pour le 
radurer , ou l'empêcher d'avoic 
peur. Fa foulas ; tenir» ou faire 
compagnie â quelqu'un qui c& 
peureux. L'on rafTure les perfon* 
nés qui vont de nuit en des ac- 
compagnant j ne fut-ce que de \^ 
voix , ou par quelque bruit qui 
leur fafTe connoitre qu'on n'eft 
pas loin , qu'on ell prêt à venix 
a leur fecours. 

C'ell dans ce fens qu'on dk 
qu'une paire de piliolets raHùre 
un voyageur ; U fâi foulas. Un 
homne qui va fcul dans ii» 



sou s o u zisj 

ténues , chance pour fe rafTurer; hU tprès la moiiïon. = Sott' 

jj^r se fa foulas. On dit auffi , lënco.Voy* Paiiâdo. 
un fio d'omë fii foulas ; face SOULtNGHÉT ; Le filet :liga- 

d'honiine fait vertu. Lipajferela ment au-deffoiis de la langue 9 

gHUé fans foulas i fans pôou ; \*y qui peut , lotfiiu'il eft trop court » 

paifai la nuit feul 8c fans peur. empêcher les enfans de teter fiC 

En V* fr. folas j folaîs ; aâfif- enfaite de parler : c'cft te cas de 

tance 9 fecours. = Plai(îr , joie , le couper ; mais pour peu que 

confoiation. C'ell le fens qu'a- l'enfant puille ccrer , on diffère 

Toit , folas du temps de St. fier- cette opération jufqu'â ce qu'il 

liard. loit fevré ; à caule de la diffi- 

SOULASSIA *, Se récréer , Ce culte d'arrêter l'hcmorragie 6c da 

promener. rifque que Tenfant n'étoul^a en 

SOULATIÉ ; Batteur de bled : avalant fa langue, 
journalier qui bac le bled â C*elt ce qui arrive à ceux donc 

l'aire. ^ ' le filer eft trop long. C*eft de 

SOULDATO ; Femme de fol- cette façon que les Nègres des 

4ar ) & non > foldate. Colonies , excédés par les mau* 

SOVLDATOU , fouldatoûno i ^*" "ÎT'J'?r ? "7"'""' iî 

Jeune fils . jeune fille de foldat. ™«y" ^« ^« ^^^*»« » <^"s qu'l 

Ce font Jes exemples de termes Ç^^?}^'^, a«cun mouvement qui 

languedociens qu'on ne rend en f ,^'|^ ^^"' defefpoir , ou leur 

iWaTeTmïrr t^':^ "^^ÊOU , o.fouiUau . Bon- 

pece : & lorfque ces phrafcs font durement , ou fouleyement de 

confacrécs par l'ufage , il n'eft 5?"^? 5°v«« ^/ y?™«- ^fo me 

pas permis \i'en faite de nou- ff *'^"î ^^'^ fouUou; cela mt 

Telles , ou de nouveaux termes. ^°°^= ^« °^"^"« ' ^" ^"^'« ^« 

SOULE i Avoir coutume. Ce ^°c/1Î'tt S-ta ^ i 
reibe eft fi défcdueux qu'il n'a MULETA ; Carreler , rac- 

que ces deux autres temps , comaioder des foulicrs.=: Mettre 

lôcu & fouliéy il a coutume ^" i!,Tr'^'"^ ?*" '^^'n . 

il avoir coutume ; ôc non , de , «PULÉTO ; Semelle pour des 

coutumtf fouliers, ou pour des bas. 

SOULë } Seul. Vu pris feul SOULËTAJHË ; Cactelute , 

cetce ferme ; 8c nsn , eo feul. Un °" """cImI' pi ^""^'"'a 
tet commande en chefjfic non, SOULHN A î Flairer . fleurer. 

ç t ' On flaire , en recevant 1 odcuc 

SOULËDRë . foulëdras ; le ?*' ^odorat ; on fleure en l'ex- 

«..nr A*^.,^a ~ T^ „-nr r.«î V.ifr ^^^^^ * cn la répandant. Uil 
vet\r a oueic. = Le vent qui lUit ,. n > t -A .i mi 

1- ..«..r, A.i r«i*!i ftr ^..: -A chien flaire la piite. Un oeillec 

le cours du loleil . oc qui clt n r t. r\ a ' 

pccaConé par la ratéfadion que "'="" ' *"* S' ° 5?"' 

cet «ftre ptoduic dans l'air. P»Œvenient . on fleure aûive. 

.: A ment. 

SOULELIADO. Voy. Sourë- SOULFINA , au figuté ; prcf-^ 

iiddo. Soulëliadou, Voy. Sourë' fcntir, prévoir. 
liadou. SOULIA^ Voy. Sourëlia. 

SOULE LIE j Le plus haut SOULIAR , fouliardo ; Vtk 

^age d'une maifon^ falopc» une falope ; & non, un 

SOULËLIOUS , ou fourëlious ; f^lop. Salope fe dit pour le fémir 

Serein. Tout aq'éftë mes es ëfïa njn & pour le mafculin. On die 

foulëlious \ il a fait tout ce mois- auflî » un fouillon , une petite 

ci un beau^ foleil. fouillon qui tache , qui engrailTc 

SOULËNCO; Nom delà fei habits. = Un fouillon eft 

ftlp <}ui ca quplqucs c(|2d(«ics (e cacoce une fecvante donc Vzft^ 



284 s o u 

ploi cil de laver la laKTcUc, 
Souillard , ai fouillarde ne fonc 
fraoçoic en aucun fens ; & par- 
tant lonc des barbarifme». Vojr. 
PatouiiarLé. 

SOULIER. Voy..9o/i«r. 

SOULIS , ou fuel -, Le feu» 
d'une porre : la pierre ^ ou la 
pièce cie bois qui en forme le 
^as & fur laquelle portent les 
pieds droits. Le feuil elk op- 
poié au linteau qui cft le deilus 
des portes carrées. 

SOULOUMBRA (,s<f) ; Se 
mettre à l'ombre , ou à l'abri 
du foleil du \zz, Jubtùs umbram, 

SOULPHA; Soufrer. SoulprUy 
du foufte. lit, fulfur, 

SOÙLTRE V. 1. De çâ 9 en 
deçà , par deçi. SouUrë lou 
JSiô^ë ; en deçà du Rboue» lac. 
titra, 

SOU MES ^ ou jpiii \ Le ptf 
d'une vache , ou d'une chèvre. 

SOUMËSSO , foumëjpau , ou 
prouvâino. Voy. Cabus. Soumëf. 
Ja ; provigner en cd formé. 

SOUMIA , ou founjha ; Faire 
un fonge. ai foumia d*aigos trë' 
hous 'y )'at fonge d'eau bour- 
beufr. 

SOUMICA ; Sangloter. 

SOUMOUSTA j Tirer le fur- 
moût ; c'eft-à dire , le vin qui 
ji'eil ni cuvé , ni prefTuré. = 
Soumoujîa ; rendre du moûc 
les raifins , dit- on . n'ont pas 
rendu du moût cette année. = 
Soumoujîa ; faire du furmoût. & 
âu figuré \ écrémer , ôter la fleur 
de quelque denrée. 

SOUN i Le bout 9 l'extrémité , 
)e fond de quelque chofe. du lac. 
fummum. 

SOUN s Son : pronom pofleffif. 
Tâi dëfoun entendu ; il fait l'en* 
tendu. Fâi de foun inwërtinën , 
de fêun intandarty de foun abilô- 
tnë ; il fait l'impertinent , U 
tranche de l'homme d'importan- 
ct ) &c. 6c non > il fait de fon « 
&c. On dit cependant « il fent 
Ion enfant de bonne maifon. 

Les pronoms foun Se fa y qui 
dmas les dialeâes UfiguedocigM 



sou 

A>M pris au (ingutier , léptmdttï 
quelquefois au^ pluriel dans l'idid- 
me provençal ' te qui occafiooc 
de ixéqtiens folécifmet eo fran- 
cors. Exemples. Aqëiës ëfan «• 
moun fofin pâirë. Aqëftës ëfiw 
di^jun proun bëfaliffoui ces cn- 
fans aimenc leur père y éc ceux-ci 
étudient bien leur leçon ; <lc nou» 
fon père , ni fa leçon , &c. 

SOUNA » ou /« on cris y Ap« 
peler; & non, focoer^ qui ne 
fe dit que d'une cloche , ou d'une 
fon nette. Voy. Èskinla. 11 eft 
convenu chez les payfans des Ce- 
venncs , qu'on ne dotr dire • 
apëU y que pour les animaux ; & 
Jouna y pour In perfonues : ils 
difenc en conféqueoce , apiU 
Içu cki , & sôno lou pâftre. 

On dit , Vêpres font fonnéeiy 
quatre heures fonf fonoées; ft 
non , ont fonné. £c l'horloge a 
fonné dix heures f & non , a 
frappé , &c. 

SOUNADiSSO ; Bruic impor- 
tun t ou nntamarre des cloches. 

SOUN ADO y Coup de clociie; 
& non « fohnée. La. prëmittn 
founâdo ; le premier coup d*apç 
Me^e, d'un Convoi. An fa U 
dargneiro founâdo ^ on a fooné» 
ou fait le^dernier coup. 

SOUNADO ; Cri pour appeler 
dans la campagne quelqu'un qui 
eft fort éloigné. Voy. Alucd, 

SOUNÂLtO i ClocheitC de 
brebis qui leur pend au cou. 
L'Acad. dit au(fi , fonnaiUe. 
Lous paftr'és parlou dëjbunâliot ; 
il fouvienc coùjoura à Robin de 
fes flûtes. 

SOUNCI ; Morfondu. Si 
founci ; fc morfondre. 

SOUNCI s Fouler aux pieds. 
Voy. Trëpi ic Câoupi^a, 

SOUNCÎOOj Preflion. 

SOÛNCO, ou funkë, adretbf 
qui fe rend diflréremmenc dafli 
les exemples fuivans. 

entre am^i tou t-ës eommim 
foùnco lasfënnos ; tour efi com- 
mun entre amis i la léferve det 
femmes. Ëf'a^pa pu rës ai , foânc9 

ië vëngas^ il n'a cica dit aauc| 



sou s O U i8S 

û ce n'efl f que vous viafliez. ^ttifertâlacompoGùonduvcrre* 

JDigus n'es pa câoyfo d*aco foûnco 50U N T , funto , ou soû^no t 

^su ; pecfonne n'eft caufe de cela sono ; qui n'a point de cornes* 

oue coi. Aco sera pafoânco après Voy, Bounto. 

JoUl coule ; ce ne fera qu'après SOUP A. Nous relèverons , à U 

le coucher du folcil. Sira pa faveur de ce terme « un pléonaCnic. 

d*iuêi , ni daman , foûnco après ou une redondance auHi ocdW 

dëmarr; ce ne fera ni aujour- naice que vicicufe. Je ne toupe 

d'hui , pi demain ; mais après jamais le foir, dicon ; au heu 

denuin. N*is pa aqSlt ni aq'él de, je ne foupe pa^ 9 éranc lou 

/banc* aqH ; ce o'dt ni celui-là » inutile d'ajouttr y le foir , ce re- 

xii celui ci ; c'cfl cclui-U. Va. pas ne fefaifanc pas dans un autre 

iSncâro y ni mai ëncdro , foànco' temps, il en eft de mrnie de ? je 

S'âro i pas encore» ni encore ii neaéjeûné jamais le maùn. C'eib 

préfent , &c. encore un pléonafme de dire» 

Ceux qui font accoutumes â entrez dedans^ & fofiez dehors , 

Texpredion , foûnco 6c à d'autres puifqu'il n'eft pas ordinaire d'en- 

pareilles, propres au languedo- trer dehors Se de fort ir dedans, 

ciens , ne làuroient s'accommo* û ce n'elt dans le langage de cet* 

der quelquefois de celles qu*oa tains étrangers, 

peut employer pour les rendre en SOUPADO.i4v^/i uno foupàddi 

François. Il elt vrai qu'il y a nous avons du monde à fouper } 

daus les termes d'une langue qu'on & non* une Coupée. Le Couper 

•*eft rendue familière , des idées fut gai « quoique peu nombreux, 

acceiloires qui en font l'énergie ; SOUPAREL ; Petit Couper. 

te qu'on ne trouve pas toujours SOUPE JHA } Badiner une plaîe 

dans la traduûion ; mais il arrive avec un linge trempé dans du via 

auifî que l'habitude fait mettre chaud ou quelqu' autre liqueur ; 

^e% énergies fur les termes les ce qu'on appelle en termes de 

plus fimples & qui en Coni le chirurgie , fomenter > ou Caire 

aaoins CuCcepiibles. une embrocaiion, du Grec brtco % 

SOUNGLI , chabriêlo , mouif- mouiller.^ 

sêlo 9 lambrâ , ou âto de rai^m } SOUPËTOS , ou pan ; Des ci-* 

Un grappillon , ou partie d'une cochers. On les Cait avec des ga« 

grappe : brin qui en eil détaché, lets plats , auxquels on fait Caire 

£fë votëpa qu'un founglë i je n'en plufieurs bonds Cur la Curface de 

yeux qu'un brin , ou un grappil- l'eau « en y lançant les pierres 

loû ; te non > une aile. Soun^^lt preCque parallèlement â cette Cuc- 

. paroît être le diminutif 4e yÔK/t ; face, 

tout. Un petit bouc. Le mouvement du galet ell 

SOUNJHA isë) i PenCer. Më compoCé de l'horiConial, queU 

Jbûifounjha ; j'ai penCé , j'ai Cait main y imprime ; & du vertical » 

xéflexion « éc non y je me Cuis qui eft celui de Ca peCanteur : ce- 

ibngé. Ce verbe n'elt point réci- lui-ci Cait tomber le galet â cha- 

proque. Et lorCqu'il cil pris pour que bond Cur l'eau , qu'il Crappe 

penCer « il eft toujours neutre. Je de biais ; l'horizontal le relevé 6c 

foQgeois â cela ; 6c non, je Con- le Cait Cauter tant que Con impul- 

geois cela. Songer , ou Caire uo fion dure : â meCure qu'il s'aftbi- 

longe y verbe neutre y Ce conC- blit , les bonds Cont plus courts 

cruit quelquefois avec la prépo(i- 6c plus bas. 

tioD , de^; j'ai Congé d'eau bour- SOUPTÉ ; Mangeur de Coupe, 

beuCe. liou më founjhâvë i je me qui en mange volontiers 6c beau- 

diCois à moi-même. coup. 

>OUNSo6lRO î Le Salicor : SOUPLE , fouplèch , fouploch 

f lame grade dii boid de la Qier , iifoujiou ', couvert , ou abn coa- 



2^6 s OV S OJT 

«rc la pluie. Sén â fouplc ; nous quelques mômens. Aqelofardoé- 

fommcs à l'abri de la plaie. cëfoun d'unofouriliado ; ces bar* 

SOUPLE Jil A ( Je?) i Se mettre des ont befoin dç quelques rayoo9 

i couvecc de la pluie. SoupUU de foleil. 

joupLë/ha expriment en un fcul On dit auflî de la vendange « 

mot un abri & une cfpecc parti- qui a belbin pour achever de mû- 

culjcrc d'abti. Il eft dérive de rir , de quelques degrés de plus de 

pUjho , fie compole de Jbus- chaleur. A bëjoun d*uno fouri' 

pléjho, liddo : expreflïon qu'on applique 

SOÙPO ; Soupe ou potage, au figure i une jeune pcrfonuc 

Soupo goufâdo ou coufido ; po- dvrpric&: deboo fcDs qui a route 

ta^fî mitonné. Talia la foupo ; la maturité d'un âge avancé. Li 

drclfct le potage. Soupo Ù^o } manco pa uno four'éliâdo, 
pocage faos garniture. Soupo de SOURËLIADOU ♦ ou foulât* 

malâoutë', potage de fancé.. On rôou ; Un ctendoir : lieu cxpoflé 

dit , un potage aux choux, aux au foleil au. haut d'une maifoa 

navets , une Coupe au tait > &: & deliiné pour y meccTe fécberte 

Bon , une foupe de choux , de linge. = Abri pour prendre le 

navets , ni une Toupe de lait , foleil. On appelloit en |>. ï.fola' 

t(c. On appelle aufïï > foupes , rium turris ; la terraffe du plut 

des tranches minces de pain. haut d'une tour. 

SOUR ; noir obfcur. SOURÉTO *, Ma peiirc ou chcfe 

SOURASTROS f Sœurs con- focur. 
fangutttes , fi elles onr le même SOURËTOS; Les jumellet 

père & différentes mères : fcctirs d'une machine. 
Bfcrines , fr elles ont la même SOUR JHI. Voy. ^campu. 
mcrc & un pcre différent. Sou- SOURÎLIOS. Voy. Cdf/J'O. 
^âjiros ou frâirâflrë fc difent pac SOUROUPA , ou foupa ; Ha* 

manière d'injure. mer, fucer..en v. fr. fuper. 

SOURBïÉ ; Le Cormier, phis SOURRAj Donner , déferrer 

u*îté que Sorbier : arbre qui pro- des coups. 

duit des cormes j petit fruit â SOURTI ; Sortir. Ce verbe cfl 

p^pin. Le buis de Cormier c/l rarement aâif en François ; il 

erBp4oyé aux ouvrages de mcnui- faut alors rendre noitcfouni par 

ferte éc du tour. un autre terme. Câeu mefourtitA 

SOURBIÉIRO,- Lieu planté de de moun ouftâou ? qui me clïaf- 

Cormiers. fera de ma maifon ? ou m'en fiera 

SOURBÎN y ott Cûdë mourvis, fortîr. SourtiJJes aco d*âou pla* 

Voy. Mouryis. car ; tirez cela de l'armoire ; tC 

SOURD AG NO •, Un fourdeau non , for:ez , ficc. Mas boucoi 

^«li n'entend q<»'avec peine. fiu toutos fourtîdos > j'ai les lé- 

SOURpÎJHÈ ; Surclitc* vres toutes enlevées r ou foulc- 

• $OURELIA , yôuW:>«T , afoU' vées. Se poura pas fourti d^aqi i 

/e/r<2i Hâlé, noirci, brûlé du hàle. il ne pourra pas fc tirer et U* 

Se fourcha ; prendre le foleil , Pode pa fourti moun bras d*aqi ) 

s'expofer , fe chauffer au foleiC fe ne puis dégager de là mon bras. 

= Se hâler On dit en proverbe : L'ai fourti de fàro ; je Taî inlf 

Që per Calindos se fourelio ;^per dehors. Moun péro më bol fourti 

Tâfcos crëmara fa legno ; Noël dal couléjhë ; mon ocre veut me 

à foQ pignon, & Pâques fon retirer du collège. Z/yôurr/V^j pis 

cifon. aco dël cap ; vous ne lui ôterez 

SOURËLlADO,ouyb«/^/t4c/o; pas cela de l'efpric. Sourti ait 

rayon de foleil. Afnch uno fou- rëntié. Donner coiigé â un loca- 

rëiiado ; il a fait un bon rayon taire. Souniunpënjiounâri; fairtf 

éc fvkil ^ ou le foicii a pj^ni déguerpir uucemiec 5 yÔMffd'M 



SO XT 

$ftû ; dégoter. On die i un Iinui- 
içon , for tas btuiëtos $ moiicfc tes 
petites cornes. Sourtès lou chi- 
val i faites fortir le cheval ^ ou 
cnectez'le hors de l'écurie. On dit 
d'un prédicateur : Ses bS fourti 
^ejoun sërmou ; il s'en dk bien 
tiré. Fënno founido de coûcho } 
femme relevée de couche. 

SOUSCA , fouskëna ; fanglo- 
cer « pouiTer des foupirs , fouF- 
fier. = Patienter 9 attendre. 
c=: Ranimer. 

SOUSPÉZA 9 ou founpe^a ; 
fou pc fer. 

SOUSSË ; Sale, mal-propre, 
«n liai, yô^^o. 

SOUSSÉLA î Chatouillei.^ 

SOUSSELËGOS, Jbufselë^hi 'y 
Chatouillement. 

SOUSTA j Pardonner, paiTer 
une faute. N'in vole pa Joufta. 
Ûno ; je ne lui en veux point 
.palTer. 

SOUSTA ; Donner du remps â 
-tin débiteur. Vcifoufia très m'é- 
sës ; )e lui ai donné un délai de 
trois mois. = Soufia \ épaulé , 
foutenu. âï lou rêi de tro&nfië 
foufta ; j'ai le roi de trèfle gardé. 
du lac. jui)fùsfiare, 

SOUSTELO. V. 1. & n. pr. en 
T. fr. Souftel ou foftcl ; fubtil. 
Souftele ; fubtile. Souihleté ; 
Subtilité , ^fînefTe. 

SOUSTËNE ( se). Aqëlo filio 
fgfoiiflin bë; cette fille fe main- 
tien bien pour Ton âge : on le 
dix de celles qui font d'un âge 
avancé te qui n'ont plus de pré- 
tention à la jeuneffe ; & encore 
Sie faut-il point le leur dire en 
/ace . 

SOUSTENÊÏRÎS 5 Nourrice 
d*emprunt qui donne le premier 
lait , en attendant la nourrice à 
demeure. 

SOÛSTO ; Crédit. Prëni d 
Jbûfto i prsndre à crédit. 

SOUSTOS; La cordeàgarroter. 
Elle fait partie de l'agreil d'un 
^ât de mulet. 

SOUSTOU. Voy, SoupU. 

SOUSTKA ; Faire la liiiece â 
4fP chevaux p à dei bvcufs. 



sou 187 

SofiSTRË ; Liùere qu'on fait 
à dci animaux > au figuré. /« 
foàftrë d'arjhën ; prodiguer 9 ré- 
paudre l'argent comme une chofe 
vile, faire litière d'argent, du 
lat. fuljierno. 

SOUSIRÈJHA ; Dire des paro* 
lesobfceues, ne parler que par B« 
le par F. ou ef. 

SOUbTRËJHAIRE ; Homme 
mal embouché. 

SOÛSTRËS ; Terme de fou- 
Ion ; planches , ou hordages de 
l'auge à fouler les draps j ôc qui 
y lerveni de doublage. On dit 
J'elon la place que ces ais occu- 
pent '.fauftrë bas 9 fouft'è couftië ; 
& pour les planches du fond^ 
lou ^ranfoûftrë. 

SOUT ; Toit à cochons. Voy . 
Soud. 

SOUT , ou jhout ; Sous , def- 
fous. Sout un âouhrë , foûto la 
flafsâdô ; fous un arbre 9 fous la 
couverture. 

SOUT. V. 1. Terminé ; ( tfi/o- 
lutus. ) 

SOUTA ; Ttrmc de vigneron. 
Couder un avaucin , ou une crof- 
fette au fond d'une foife & les 
couvrir de terre. 

SOUTARA ; Déterrer , dé- 
terré, 

SOUTIÊÏRO ; Une confervc 9 
une cache à châtaignes ou à mar- 
rons. Une cachette efl une petite 
cache. Souriêtro , efl le même que 
fous-terre. 

SOUVENË. ATënfouvênë; ]c 
me le rappelle ; bc non je m'ea 
rappelle. L'on fe rappelle quelque 
chofe ; & non , de quelqtie 
chofe. Vâoutrës vousenfouvtn* 
go ; je vous prends à tdmoin , ou 
vous êtes témoins comme un 
tel , &c. 

SOVËNDEIRAMËN. v.l. Fré- 
quemment. Eu darei cftufi nàff 
aver vos fovënieircmën ; ( dabo 
opérant fréquenter habere vos» ) 

SOVËNDÊIRO. V. 1. Fréquent, 
aflidu. Prëghêira fovtmUira ; 
Prière affidue ou perfévérante. 

SPICT. V. 1. Trait ^ javelot. 



288 s U B S U I 

«TRETNER. v. 1. Utet par faire I la haUe. On Fait Offre è If 

ttrre «^ ( alUdert, ) poëte de l'oignon avec de 1 eau f 

SUaOUS. ▼. 1. Doux. Lomtut de i*huile , du fel & an filec dr 

20i ^^j fitâous j et meou fâi 9s vinaigre. 

U^sy mon joug eft doux, & SUBRË-JHOURj te siiliendi 

mon fardeau Icger. four , le beau du jour. On l'en* 

SUâVESSA. V. 1. Douceur; tend communémenc , depuis neof 

( iRtfn/ûertti^o. ) i dix heures du mactn iufqo'à 

SUBÉ ) ou fuvet ; Mot Arabe trois ou <}uatre beuret du foir. 

Î^tti reprend pour cou (c:'or(ed*af- SUBKË-PELIS; Uo farplis*!». 

eâion Topoceufe » & fur-tout de Uc./îxper peUic'uim i ainfi nom- 

refpece d'apoplexie appelée Ca- mk ^ ielon Durand , parce que 

rtfj. Le malade qui en ea attaqué, les Chanoines le ponoieat fiit 

à force d'être appelé , fecoué & leur robe de fourrure, 

pincé , fe réveille d'un fommeil SUBKËPÉS ; Une furcbarM:, 

profond » remue quelque nïem- l'excédent du poids , le comble « 

bre y fans rien répondre, & re- la bonne mefure. Për fubrSpiti 

combe bientôt dans fon premier par furcroît. ^ 

«(ToupilTemenr;. On comprend SUBRE-S1É.MANO ; Let \€mTi 

fous le nom de Subé ; le carus , ouvrables , mieux que les fours 

l'apoplexie 9 la létargie ^ le co- ouvriers, 

ma ^ &c. SU BROS ; Poids , charge » hs* 

SUBO ; Trape ou fofTe â prcn- deau. 

dre un loupv = Toute forte de SUBROUNDA \ Surna^t,0« 

cavité ou de trou profond, b. iac« nager dclfùs. = Regorger. 

Juda ; foffc, SUC , ou sûco ; La tête 9 fe 

SUBRA (sën) ; S. Cyprien. fommet de la tête. Bôno sùco ^ 

SÛBRE ; Sur , defTus. ai q'ita miliouno mâiffb ; bonne tête ft 

ma clâou sûbrë ma porto $ i'ai meilleure dent. C'eft de sûeo » 

laiiTe tenir ma clef k ma porte •, précédé de Va privatif « qu*eft 

& non , fur ma porte ; fuppoCé formé le verbe alfuca ; aftommeff 

qu'on l'ait laiflee dans le trou de ou cafifer la tête, en Ital. %ucca% 

la ferrure. Mafinno es fubrë fa courge. 

Vëfan ; ma femme eu. à ta veille SUC-É-MUC. Aco noun a ni 

d'accoucher. fuc ni mue ; cela n*a ni rime ni 

SUBRECÊOU ; Un cieldelit , raifon. = Cela n*eft bon i rien, 

un dais dans une chambre de SUDDET. v. 1. H aiouta. 

parade ; & non , un furclel. SUDRE. n. p. en v.fr.Soodre} 

SUBREDËN ; Une fur^dent ; gentilhomme « nouble d'une 

& non , un fur dent. Les dents ville, 

^rilleres font plus fujettes aux SUÊGRO. Voy. Sogrë* 

furdents que les autres. SUFRËN , ou Sifré (sëm) 

Cette propriété convienr parti- S. Sifroi , Evéque de Venafqoc » 

culiérement â la vipère .* elle a dont le Siège fut tranfporcé i 

une proviHon de Air-dents dans Carpentrjis.^S. Sufren, o. pr. 

les alvéoles des dents oeillères , SUFRËNS A. v.l. Patience. &k 

ou canines de la mâchoire fupé- fiënfa aias -y ayez patience. iM 

xieure , qui font celles avec quoi fufrënfa es à vos bëjonhofa ; (ptf- 

elle mord & répand fon venin, tientia vohis necejfarta efi, ) 

Ces dents , qui fonr mobiles dans SUFRIABLE. v. l. Qui peoc 

l'alvéole , font fujettes à fe dé- fouffrir; {paffibUis. ) Si Crfifif 

mettre & à tomber ; elles avoienc fifriabUs ; û le Chriil a fouâcrt. 

befoin d'être remplacées. SUITO, ou Nichoâlo ; U 

SURRËFÙZO , ou fupërfûfo ; Chouette : oifeau de nuit , deU 

Soupe â l'oignon > ou â l'ivrogne taille d'un pigeoaneaii* Bile a le 

ctrpsf 



sut» s U R 189 

tom ramafn^ arrondi ^le défît» vues presbytes , ou celles qui ne 
<àe la cêcc plat » te bec couleur de diftinguent les objets qu'à un cec- 
*vert de jade , i'itis de l'ceilpéri' tain eloignement. 
doc ; - il s'élargit fubitemenc en SUPA ( së)o\i s'afupa ; Se ren- 
rombrageanc feuiernent de la contrer tête à tête , fc beurtef 
flaain. Là jaiiibe & le pied cou- contre quelqu'un , eu fe reiicon* 
verts , font d'un duvet bian- crant à Timptoville , au tournaoc 
châtre. d'une rue 9 à une porte où l'un fe 
SUIHÉ , 00 SujhU. V. 1. & n. préfente pour entrer & un autre 
pr. d^ivé de Sûjho. On donuoit pour^fortir ; ou bien lorfque deux 
Ce nom aux teinturiers pour le perfonues « pour s'éviter , fe dé- 
brun , dont la fuie étoit la drogue tournent deux ou trois fois de 
ÎTincipale , comme le brun éioic fuite à droite & â gauche , maif 
k couleur la plus ordinaire dans tous les deux à la fois du même 
Taniique firaplicicé de nos côté , en fe bouchant muruelle* 
pères. ment le paffage fans le vouloir» 

SUJHIÉ & sûjho ; L'un & Tau. & lorfqu*elles font le plusempref» 

tre termes Languedociens , ont fées d'avancer. ^ 

cntr*eux un rapport qui indique Nous s*enfupas ëmb*un tâou } 

que le premier eu. formé du fe- nous avons été prêts à nous don- 

cond y & qo'ils n'ont rien en ner de la tête l'un contre Taucce 

même- temps de commun avec le avec un tel. 

terme fr. Sujet. SUPEL ; Butte , petit tertre* 

C'cftpar-lâ qu'il faur juger de SUPFLADO ; Bionchade. 

la (îgnincation d'un ancien terme SUQÊT » diminutif de fuc i 

devenu n. pr. de nom commun petite tête. 

qu'il étoit autrefois -, c'ell à dire ^ SURÀOU ; Éveil brufque & 

qu'il faut confulter le langage du imprévu. 

pays dont ce terme efl , pour SUR. v. I. Tyr. En contrada^ 

ainfi dire , natif, U. le rapporter de Sur é Saiét ; ( in fines Tyri ê^ 

avec celui du même idiome, avec Sidoniorum. ) 

lequel il a une forte de confan- SURI N f Sën ) ; S. Séverin 9 

guinité. Evê^ue de Bordeaux. 

SÛJHO 5 La fuie ; elle eft le SÙRJHË ; Le fuint ou fuînt 

produit de la fumée qui porre fueur huileufe qui tranfpire dft 

dans l'air & le long du tuyau la peau des moutons & des bre- 

d'une cheminée une grande quan- b>s. Aco sentis lou sârjhës cela 

ciré de particules huileufes & in- fent le fuin. L'acceoiuaiion mec 

ilammables , que le feu détache de la difFérence entre ce terme bc 

du bois & que la flamme ne peut furjht. Un furget » terme de cou» 

pas toutes confumer ou dilToudre. turiere. 

SUL*; Syncope de ^ /ott , ou SÛRJHO , adjeaif de lâno^ 

fu la. Sut* cap , fur tëoulat -, fur Lâno sûrjho ; de la laine en fuin» 

ll'têre , fur le toît. ou dans fon fuin , ou laine crue* 

SUP 9 ou calu , ou tâclë ; Un Les teignes n'attaquent poinc 

myope : celui qui a la vue courte lesétoffes j ouïes pelleteries qu'on 

& qui ne voit bien les objets auroit frottées avec une toifondo^ 

qo*au moyen d'un verre concave, brebis dans fon fuin : cette huile 

la prunelle des myopes efl trop animale •» d'une odeur forte 6c 

convexe > le foyer de la lumière dcfagréable , garanti les toifoni 

eft en-deçà de la rétine ou de la elles-mêmes , qui , fans ce pré- 

corroïde : le verre concave cor- fervatif , fcroicnt rongées fur le 

lige ce défaut. dos de la bête , dans les loogt 

C'efl tout le contraire dans les repos de l'hiver & l'obfcurité de^ 

Tome IL O o 



îço s tJ Z S u z , 

la bergerie , deux diofes qui !ll- fflivelopper un moctd'ualîfiteiJÇf 

Yiccnc les ceignes â ronger. terme (ynonyme de fuaife « ft 

La laine avec Ton fuin 9 eft un qui » dam ce cas « ne dolc pu 

très^bon topique pour fondre les etreappelédrap. Aietcrc auCnaictf 

glandes enBéet de defTous Taif- n'cll pas frau^oi». On voit par-là 

fclle : eHe les réfout en Ty appli- qu'on jenfeveltt les mocct avant de 

quant long-temps, 8c elle en pré- les mcttre'dans la bière & dans la 

vient la fuppuration. folfe « ou de les ferrer de bondir 

SURMOÙNTOiLaLiv^chedet Icttes pour les embaumemenf. 
montagnes , dont les femencet Enfevelir , figoifie aufli vagiK'* 

ont 9 dit-on , ta propriété d'en- ment dans le It. -foucenu 5c eft 

graiifer les chevaux. termes d'^crirure Sainte 9 enter- 

SURPRENË yfurpris i Havir , rer un mon. On le dit auifi daof 

Bavi. Un trop grand feu ha vit une le même ft. des corps abymcs y ott 

pièce de viande qu'on fait rôtir ; P^>^is* ^^* habiians de Lisbonne 

c'ed-à-dite, qu'elle elt crue en- furent enfevelis fous les ruinesde 

dedans & rôtie fur la furface. On leur ville , & une grande pacûC 

dit auili , la viande havit à un dans les eaux de la mer. 
trop grand feu. On voit , par l'Évaugile dQ 

SUbQETOU ; Sur- tout, prin- S. Jean , chapitre xe . vecfet 79 

cipalemr nt. que le Suaire éioit un linge parti- 

SUTTÂ ; Hâter , diligenter , culier féparé du linceul & qu'it 

faire dépêcher. = Sutta, Voy. fervuit à couvrir , ou enveloppée 

Supa, le vifage £c la tête d'un morCf 

SUTTO ', Hâte 1 précipitation, dont le refle du corps étoit enve* 

SUVÈ ; Le Liège , le Chêne- loppé du linceul, 
vert. Du Liège, en lat. Subit. St'ZARI. v.l. Mouchoir ;.(/i- 

Voy. Sîourë* darium. ) Si fobr* tl tanguent» 

SUZA ; Suer. Ce verbe eft ncu- foffo portais li fu^âri i lat can" 

Cre : aind, c'eft un groffîer foie- thas de Pâoul y las langors si par- 

cifme de dire , fuer une chemife tijfou di lor; {fifuper lan^uiiot 

au lieu de la mouiller , ou de la deferrentur à cor fort ejusjudaria 

tremper de fa Tueur ; autrement il ' & ftmi cinRia , rccedtbant ab eis 

i*embleroit que la chemife feroic langores. ) 

ibrtie du corps par la fueur , & Il paroît que le terme fu^df 

^u'on fueroit une chemife comme fuer, efl la racine de fu^ari ; & 

on fue fang & eau. que le linge appelé en Ut. fuda* 

difu^ia aqëfië vêfprS quatre ca» rium, que nous rendons en ftan- 

tnîsos ; j'ai mouillé ou )'ai trempé çois par . mouchoir , faute d'un 

cette après-dînée , de ma fue ur» terme plus propre , étoit princi- 

^uatre chemifes ; ou bien , la paiement deftiné autrefois â 

lueur m'a obligé dans cette après- elfuyer la fueur ; en forte que 




chemifes. Su:^aVâncro ; fuer fang On remarquera en outre que le 
le eau » ou cxceflîvement. = Pei- fran^ois n'a point de terme prô- 
ner , fatiguer. Fa fu-^a lafiélto ; pre qui réponde â celui de judû' 
faire reffuer la feuille de mûrier rium , ou linge pour eiTuyer la 
dvant de la fervir aux vers â foie fucur. Et que le' latin n'en a 
lorfqu'elle eft trop pleine de fuc. point de propre pour celui de » 
SUZARI ; Suaire , ou linceul mouchoir; en tant que ce linge 
«dans lequel on enfevelit un mort, fert â fc moucher. Le fudariutn 
Mêuta âou fuiâri i cn£çYe]^j: j QVi des Latins étant probablement 



*» 



s U Z s U Z 291 

iaaployS i U fois à sVtTuyet le lure , ou de propreté. 

▼ilage & à fe rorchcc le nez ; S U Z O U ; Odeur dé 

car il cil à préfumer qu'on k'elî goulfei. = Sueur. 

jQOucbft dftns cous les temps 6c SÙZOUN ; ^ Nom abrogé de 

chez toutes les Nations ctviiirées} Sufanae. S^\èto en ell le di« 

^uoi(]ue avec plus ou moins de tuinuiif. 



T A B T A B 

is habîtans des Hfîeres du dpn : efpece de grofle abeille 
Oevaudan avec l'Auvergne onr uu dont le corps velu eft arrondi % 
T adouci qui leur ell pariicu ramairé& ordinairement de deux 
lier , & qu'on ne trouve « que couleurs. Les mâles ont un ai- 
sous fâchions , dans aucune au-^ guillon au derrière : ces mouches 
cre langue moderne. H a un foa fe nourrilfent» comme, rabeille» 
€ompo(% du r ordinaire j & de du fuc mielleux des fleurs, fans 
notre ch donc nous avons parlé en f^ire comme elle de proyifion* 
<lans les remarques qui fuivenc en iial. tafano. 
le Difcpurs préliminaire ; ils ne TABANeJHA ; Bourdonner, 
le font fonner que devant Vi t faire un bruic fourd pareil à ce- 
cocfime dans maù , catin , pa- lui des bourdons lorfqu*ils vo-r 
lin > qu'ils prononcent comme , lent. =.Au 6guré , errer, volti- 
matcki , catchin , 6cc. mais il en ger à l'aventure çà & là fans 
cft de cette confonne comme du deffein > ou pour fe dégourdie 
tk anglois ;' il faut Tentendre les )amj>es. 
prononcer , bc l'on a encore TABAOU ; Nigaud, 
bien de là peine à le faifir. TABARIÉ. v. 1. Tiberîade. 

TA , ou boudoufou ; bouchon TABAZA ; Polléder, agiter* 

de li^e , ou de quelque autre Lou diable lou tabâ^o i le diable 

snatiere ; tampon de fudl , de le berce ou le polTçde. = râ5tf^a f 

cruche à huile > de canonnière noircir i barbouiller, au Hguté , 

de fureau 9 la broche d'une can- dénigrer. '. 

Belle de muid : les tampons font TABASTÊLOS ; Efpece' de 

d'écoife , de linge , de bois , de tarabatavec quoi les enfans fooc 

faille, de papier, &c. en b. br. taf, du bruit aux OfHces de Ténèbres. 

TA ; Si , tellement > de telle TABE « cambë atabë ; aufG 9, 

fottCf Ta pla \ au(fî bien. au(Ii bien , de même. Soun 6mA 

TABAN ; Un Taon. pr. Ton : la bat , tM lou vôou qita} foa 

fi](0uche grife & longue dont la mari U bat , aufli le veut elle 

bouche eit armée d'un aiguillon quitter. Tabe ou fariêi ; Je le 

vigoureux , qui du premier coujp bsrois de même. 

tire du fang aux chevaux , mal- TABEL. Voy. favtL = Tabel: 

Î;ré répaiffeur & la dureté de un dis^eau, = Crête de la terra 

eur cuir : il habite en été dans relevée fur le bord des folTes. 

les bois 8c les châtaignerées voi- TABl CALIOL ; Un bœuf, 

^nes d^s routes fréquentées par TABIO ; Aïeule , grand'mere*' 

les chevaux 8c les mulets , dont en lat. ataviq. 

il ell le fléau. TABÔi Cri de guerre des éco- 

TABAK > OU tabar ; le Bouc- liers qui îc battent à la ftoade» 



\ 



ICI TAC 

Il cil dit par corniptido , de r/n- 
bo t oc lâche pat. 

TAROÙISSA ; Frapper rude- 
ment à coups de poiug. Ce qui 
elï dilTéreiic de laputer. 

TABOULIÈ , diminutif de 
ta ; un pecic ragoc ^ un gioi 
courtaud. 

TABOU RI ; Tambourin « pecic 
tambour. 

TACA i Tacher , falir , faire 
une cache. La feuille de mûrier 
cft fujete à être cachée ou brouie. 

TACAN j Avare » vilain. = 
Bélître, coquin. Tacan de pas ; 
coupe jarret. 

TACaNUARIÉ ; Taquinerie. 

TACHA. MOUYEN,- tâcher, 
ou faire en forte ; fie non cacher 
moyen ; g ilimatias pareil â celui 
de , voyons voir. 

TACHA de foulUs ; garnir de 
clous des Ipu-iers. 
. TACHËTO5 Bafque d'un" 
corps de jupe. == Soccc de pen- 
ture* « 

TACHËTOS i Sorte de pciîti 
clous nommés â Paris, clous â 
lates ; mais cet laces fonc incon- 
Bues dans nos Provinces. Au fi* 
^ré, fa de tachetas ; grélocei de 
froid. 

TÂCHO , ou tacan ; clou , ou 
caboche à mettre fous les fouliers 
& les fabocs : gros clou très- 
court & â large tête. Au figuré, 
pica de tâchas ; claquer des 
dents, b. 1. tacanatus ; garni de 
clous, du gaulois ; tach ; clou. 

TÂCO \ Une tache d'huile , 
de grai(re , de camboui. Enlever 
les taches d'un habit 9 ou le 
dégrailTer. = Tâca \ une faliffurc 
de boue , de recre , ou de quel- 
qu autre chofe qui s'en va aifé- 
ment. Ce n'efl pas ime cache , 
dit-on ; ce n'e/1 qu'une falifTure. 

On dit au figuré, tâca d*oU ; 
c*'e(l inetfaçable , c*efl pour cou* 
)ours , cela ne$*oublic pas. Matui 
fan Lâou es tau de tâcos ; mon 
tablier eft tout taché. Va de. 
cache d*habit efl bref; il eft long 
dans, prendre à la tâche. 

TACO OIUÉt ; Une uier &i 



T A I 

non , nnê tache. Le miel 00 itr 
fucre en poudre » 00c fouvenc 
réuffi pour diflîper les laici. Oa 
y foume le fucre avec uo cuyaa. 

TACOU ; Pièce de cuir que let 
cordonniers aciacbeM fout ua 
talon de bois. 

TACOUNA , 00 taptmiuL\ 
remettre des t^loos â des fouliert. 

TACOUNAIHË , oxïgrauUii 
favetier. 

TAFAGNOUS; Des gucnillet; 

TAFANÂKl ; Le derrière, les 
feifes. Qantë tafanâri ! 

TAFATAS ; Taffetas, pr. rafta. 
C*eft récofte nommée ccndalcbes 
les anciens. 

TAFO di la niau ; la blan- 
cheur , ou réclac de la neige. 
blan caumo la tâfo de la niou ; 
blanc comme neige. 

T A F O R -, Poufle , tire bien 
fort, courage : cri des manou- 
▼riers pour s'exciter mutuelle* 
ment â cirer un fardeau , ou i 
quelqu*autre ouvrage pénible* 
Tafor efl dit pour, bien fort, 

TAFURA ; Furerer. == Tara- 
buRer, inquiéter. Aco mttafûroi 
cela m*inquiéte , me chitane ; & 
non , me chiftonne. Lou diable 
lou tafûro ; le diable 4e berce » 
dir-on d'une perfonnh inquiète ^ 
agitée. 

T^FUREL i Gaî , vif, éveillé. 

TAI , ou rabas; un Taiftbu t 
un Blaireau ; animal quadrupède 
qui fe terre & qui a la vie tiès* 
dure.^ 

TAIO ; Tance; fœur de père 
ou de mère, en v. fr. tayon ^ 
rayonne. 

TAYÔLO; Longue ^, largt 
ceinture de foie ou de fleuret, en 
réfeau & en couleur. Taiôlo $ 
ou tavaiêla, eil dérivé de m- 
vela. 

TÂISSARIÉ , ou taijjaunariii 
tifferanderie. = Le métier de 
tiflerand.= La rue qu'ils habi« 
tent. Si c*eft un n. pr. de rue. 
dites la TilTerie , & â Paris , la 
Titleranderie. 

T^JSSË. Voy. Ttifië, 

TAISSISa ou r^/j)i^-' a. pt# 



T A t T A L 295 

TtiTeur. Nom affirûé aux artifans traverfres de rigoles d'eau ; elle 

2ui fonc des écoties de laine ou a fur un Fond noir de grandes 

e C^ic. taches irtégulietes d*uu b^au 

TAISSOUNIÊÎRO ; Trou de jaune citron. C'cft celle qui fait 

Blaireau. = n. pr. féminin de le fujec des emblèmes fabuleux 

tai/pounié y dérivé de tâi , ou de la Salamandre , qui vit au 

laijfou ; Blaireau. milieu des Hammes : c*étoit celui 

TAITO {fala); fe [>erccr, que prenoit François premier; 

fe dandiner en marciiant , chan- erreur fondée fur ce que ce 

celer : on le dit des enfans qui reptile dilHIe de pluGeurs gU^i' 

commencent â faire quelques pas 9 des, qui rendent fa peau rt- 

ou quiappreniicnc à marciier. bote u le > une liqueur gluante 

TaIUT. Taâc , ou tahut ; & laiteufe , qui éteint la pte- 

biere^, cercueil. Voy. biêro. miere braife fur laquelle on le 

TAIZA ; Se taire A tâi^avousi jette; ce qui ne le garautit que 

expieifioa d'admiration ou d'étou. pour quelques inllans â un tcU 

nement fur quelque chofe qu*on médiocre. 

entend dire : ci\ il poilible ! fcH La Salamandre qu'on redoute 9 

admirable, c*e(l étonnant. A & dont on craint môme d'ap' 

tâiTia vous ! n'efl quelquefois fe- procher , n*a rien pour nuire , oti 

Ion le ton » qu'une particule ex- pour fe défemire ; elle n'en té- 

plétive. moigne pas même d'envie : Tes 

TAL ; Le tranchant d'un cou- jambes la fervent mal pout s'c- 

teau , d'une coignée , &c. = chapper , elle va à pas Je tortue. 

Tal ; une entaille , une hoche II en elt de même de quelques 

faite fur du bois; une taillade autres repciles qui ne font pas plus 

fur quelque partie du corps, ai mal faifans, & qu'on écrafe fore. 

un toi â moundë i j'ai une cou- injuflemenc. Comme les grands 

pure au doigr. Au figuré « ai lou en place en ufent envers les pc- 

tai bira; je n'ai point d'appétit, tiis qui leur déplaifcfnt > ou cua- 

Tal vira t ou bira , ell au propre tre Icfqucls ils font prévenus, 
le tranchant d'un outil rebouché. TALAMEN (6ê); Ouï vrai<- 

TAL ; terme d'agriculture} ment, ouï anfurémenr ; 6c non», 

tranchée. Dubri lou tal ; ouvrir bien tellement. B'é qc talamën } 

la tranchée. A tal duber ; â fans doute , alTurément. f'^ërt' 

tranchée, ou par tranchée. = dr'vs-tis ? b'é që talamën', vic-n- 

A bel tal ; de fuite, fans choix, drez-yous ? alTurément. z=z A ilê 

indiâféremment. à tal de canêlo ; parâou'os bë që talamën ; il cd 

ai bord du tonneau. très - verbeux. Qani'és êrou ? 

TALABASSIÉ, ou lalvaffié : êrou bë që talamën, ou bë që 

gros lourdaud y homme groliier. uoun de Dîou , ou bë qc jhamâi 

jFus talabajfié ; fufeau fait giof- mai ; il y eu avoii fans nombre. 
£érement. TALAMUS ; Nom des anciens 

TALA3RËNA ; Bariole de regilhcs confulaircs d'un Hôtel 

diâférentes couleurs, dérivé de, de Ville , ou de tout autre 

TALABRëNO , ou bUndo ; Communauté de village. On l'ap- 

la Salamandre, le Mouron , ou pelle ainiî du \zi. thalamus ;\\iy 

le Sourd ; & non , le Soufle ; ou couche ; parce qu'à la fuite ' 

reptile amphibie du genre des de ce mot en titre , on ajoute « 

lézards.; il y en a de noires qui où font couchées les délibéra- 

vivent au fond à&i eaux crou- tions , &:c. 
piiTahtes. TALAR , ou tailar ; v. I. 

Lii Salamandre la plus gtoife Couper , tailler. Trajiots âibrës 

Zc la plus connue > cit celle qui që no ja bo fruit sera tâdats c 

habùe les pcaicies bucpidcs it mes il foc, Tala la , për që 



294 T A L 

nSgueis la térapir prên ? Co^ipn* 
le 9 |)oarquoi occupc-c-il encore 
la ictTc> 

TALASTRÉ ; Hazard. Për 
talàfii ë f pa' bazacd , par avan- 
ture. Tjl.'ftré eli compofé de , 
toi Se <frfi,i!, 

TALÊN ; Défit , envie. = 
Hnvie de maogér > appct». en 
EfpgU ta,ëiUo. en v. h. enta- 
leaié f dctireux , & maltalent ; 
iCâuvaife volonté. Cri.U nior de 
talSn 9 6* noun bcou që vlnâJo. 

TALÈOU ; Aulli bîcn.= Toui 
aufli tôt. TiiUou që më founarës 
vendrai. 

TALIA , s8 talU lou de 'y fe 
couper à un doigt , l'y faire une 
entaille 7 une coupure ; & non , 
le railler le Ao\p.» On dit cou- 
per la viande ; fie non > b uiller. 
Les cuiiîaiers la tailladcoc queU 
^usfois , pour la faite mieux 
cuire. 

Le cerme 9 tailler cft plus par- 
ticulièrement adcdté à la (aille 
des «rbfes & de la vigne. On ^ïi 
\m coupe d*un habic £c des pist- 
resroR dir cependant tailler la 
ptcfre ; mais couper uu babic. 
Ler couteaux 9 les cifeaux cou- 
pent bien ; & non « taillent bien. 
TA LIA tous ab'éU > Châ:rec 
les ruches 9 en retrancher les 
{;ircaux donc les abeilles peuvent 
le palFerj^ 

TALIADO ; Un taillis , im 
bois taillis dont on fait de temps 
ài autre des coupes réglées. Tail- 
lis y ic n^on y laillif- 

TALIADO ; Une foope, ou 
franche mince de pain. Botiecc 
dùs , ou trc& taliâJos din. lou 
pouttîjhë ; il mit deux ou crois 
foupes dans le bouillon. 

TALIADOU , ou boujkët *, Un 
tranchoir , uu hachoir y mieux 
aue , tailloir : uftentile de cui- 
nne ; ais carré fur lequel oo 
coupe » ou Ton hache la viande 9 
les herbes , &c. 

TALIAlKË ; Collcûettr de 
taille. 

TALIANTS , ou ëfiaîian* \ 
Ciaads cifeaiix de cjiiUeai:» 



TAt 

TALIBÂOUT i Grofl kirf* 

daud. 

TAL1BOURNAS \ Groffict f 
mal -;^ droit. 

TALIO; Taille de boolaDger, 

ou de boucher : bâtoi> de ravi» 
refendu «n deux pièces , d<Hit 
rune appelée la foucbc 9 demeare 
chez le marchand y qui en déli- 
vre an bourgeois l'autre pi^ce 
appelée , Téchantillon. On appelle 
ce bâton saLio « du languedocieBy 
taiia ;' couper , faice une eauille, 
ou une coche. 

C'cii de là qu'eft pris le noni 
de taille , ou de rinapoîkion 
levée fur les terres « ou fur ki^ 
per Tonnes 9 fcton que la taille eft 
rceile^ou perfoiuiclle. L'origiot 
du nom U de la chofe remon- 
tent au temps du gourerDemcot 
féodal 9 où il étoii tare de favoif 
écrire : en force que loifqa'aa 
valfal apportoic â Ton Seigncat 
le paiemeac de cercaines itiipofi* 
tions ; ce dernier faifoit des 
boches fur les deux parties d'an 
bâton refendu dont il doonoîc 
une au vaâal â qui elle tea<MC 
lieu de quiccancc. 

Nous avons conoa des payfanJ 
de la Vieille- Kocbe , qui ne coBf- 
tatotenc pas autrement encre eux 
le prêt de fonunes conâdérablet. 
De pareilles cailles étotent poot 
eux d'audt bons contrats » quoi- 
que non contrôlés, que ceux 
Qu'oa palle pax-devaor Notaires. 
* On dit 9 fù&i trop for de têixo ; 
|c fuis trop impofe. 

TALIO-CËBO ; ta Coorti!- 
lece ou le Taupe - Grillon : gros 
sn fede » long d'un pouce 9 armé 
de deux mains comn^e celles des 
Taupes « & pour les mêmes ufa- 
ges ; c'eAà'dite, pour creufer 
àcs galleries & couper les plantes 
potagères donc le Taupe- Giilloft 
fe nourrir» 

On appelle cet înfeâe » dans 
quelques provinces , un Vetrot » 
un Taille- Pré . ou une Taupe* 
volante : elle ne vole cependant 
pas, ni fauroic le faire , fes ailes 
éuai trop coasces ^ tiop diip«r 



T A L T A N 295 

^niontiies i U pcOincctir de Ton TALXJSSA > ettalujfa ; Talutcr » 

corp$« L'exemple de la Counil- donner le ralut à un mur ; <8c 

1ère « comme celui de l* Aucru- non « talulTcr. On tftlutc les bordi 

che , démentent le diâon ) que d'un étang , la beige d'une ri- 

Coui ce q<ii porte plume ou aile 9 vicre , celle d'un tolVé^ d^rni* 

^ut créé pour voler. chaulTée, dont le ta!ut a ylttt <ic 

TALIO-PORE, Voy. Cur^âou- pence que u*cn a un glacis. 

rilio, TALV1K.\; Eraoulfer, oure- 

TALIO SOUPO. Voy. Coupo- boucher le tranchant d'un oatiU 

jp«if. TAMARÎSSO ; Le Tamath ; 

TALIOU eft en général une atbrideaudu voilinagcdc U mcr# 

partie de quelque chofe bonne â dont les cendres tionneni le iel 



mangrr , & coupée avec un inf- 
crûment tranchant. Ce terme fe. 
reod diffcicmmeut en fr. On dit j 
un morceau de lard ou de falé v 



de Glauber , & ne valent tien 
pour la lellive. Ne confondez pas 
le Tamitis avec le "Tamarin y ar- 
bre des Indes, dont les goullet 



une tianche die pâté , de jambon, contiennent une pulpe aigrelene » 
de Taucidon , de fromage ; une qui cil un léger purgatif employé 



Touelle d'orange , de concom 
bre ; ua quartier de pomme ou 
de poire. Pour tout le rcfie ) on 
dit .* voulez vous de l'anguille 9 
du brochet , de la fauciifc ? plutôt 

3u'un tronçon. On dit c«peii- 
aat 1 un bout de fauciiTe > & de 
boudin. 

TALÔCHO ; Une férule don- 
née fur la main. Taloche en fr. 
cil un coup du plat de la main 
dontȎ fur la tcce. 



TA LOS ; 
adroit. 



Louideauud . mal- 



CD médecine. 

T A M EO U R DE MÂSCOî Tam- 
bour de Bafque. 

TAMBOURGNÉ ; Un Tant- 
bout : tel me qui fe dit égale- 
ment de celui qui bac la cailfe » 
&. de la cai'fe elle-même, 

TaMBOURNEJHA ; Battre 1» 
caille. = Tambouriner , qui fe 
dit des petits cnfans à qui dcB 
petits tambours fervent de jouets* 

TAMPA \ FtrmcT 9 boucher» 
arrêter. F tntfiro tcmpâÀo\ fcnê- 
tfc fermée. Se tampa las âourë- 



TALOS \ Un troudeau de clef 9 lias \ fe boucher les oreilles, Voy 

& \c morceau de bois qu'on acta- Tapa, 

che ^uelvJut^bis aune clef, pour TAMPADOU.Voy.Tancadou. 

«ju'clie vitque moins de s'égarer. TAMPAI , ou tam^al ; Car-. 

. TALOS > Perte <> dommage , rillo^. 

malheur. Es pla taJos j c*eft bien TAMPO , ëfiâmpo, oagourgo ? 

dommage. = TaUs , fe dit audî Baffin , téfervoic d'eau poar lef 



d*un homme carnailîer « ou grand 
IDangeur de viande. 

TAI.OUNA ; Habler , parler 
avec vanterie 8c avec exagéra- 
tion. = Se moquer de quel- 
qu'un. 

TALOUnAdO ; Vanterie , 
oflentacion , fant'aronade. 

TALOUN£^ Talon de fouliet poàno \ faire la débauche , 
de femme. faire carroulfe. Acad. 

TALOUSSARIÉ ; Betifc, ba- TAMPOUNO , tan:âro. FaU 
lourdife. tampoûno ; Chanter U tocane, 

TALPAT; la Taupe. Talpë- être échauffé de tocane , qui cft 
Jhat i plein de taupinières. du vin de mere-gourte. 

TALPOUN; D'abord, dcsque^ TAN. Cet adverbe Languedo- 
Attflî-cât que. «icA Qc ijs rend pas toujours pac 



arrofcmens. On dit , une p:ece 
d'eau pour un jardin de («roprcté» 
où il y a des fontaines ^aillif- 
fante^s. 

TÂMPOS-, Planches de ferme- 
ture , celles des boutiques de pet- 
ruquier. Formé de Tampa, 

TAMPOUNA , ou fa U tam-^ 

011 



»9« T A N TAN 

tanc. 5Vn tan S tan ; nous, fom* 

tues à deux de )eu. Përtan aë U Li pel s3 drefi*al €ap é le gouJU 

Icu dîghëi l'ai beau le lui dire. *ë tânto, 

Tîco tan aue po j il fiappe de 

toutes Cet forces. Cna tan mât ; TANÇA , ou atanca ; Arrêter^ 

li y en a bien davantage » ou au- attendre. Tanco të i aueodi.=3 

deli. Tan s'en sërié &ë. .. autant Va ! ne i*cmbarrafle pas« Tdnta 

en feroit arrivé H... ou il n'a pas dérivé de , 

tenu à lui que cela n'arrivât, itfn 1 AKCO , ou tancadûu i Barre 

/< v<îou ; bien lui eu prend. Ttfnr- de porte qu'on mec en derrière 

é quan ; fur le champ , des que. & en travers j pour la bâcler, ca 

Tanfa-tan-ia j lan tenu tant liai. Jian^a. 



TANARÎDO i La Tanaifie vul- 
gaire à Heur jaune : plante d'une 
odeur forte , bon vermifuge. Les 
payfans Templovoient contre les 
tnaladies des boeufs. La Mentc- 



TANli. Voy. Mëniê, 
TANKE f diminut. de tdncQ ; 

petite batte de poste « ou de 

fenêtre. 

TÂNOS. Voy. Calos.zsz Ti' 

nos ; plumes naitTanies des peiiif 



Coque , ou Mente d'Efpagne , eft oifeaj^ix. 

une efpece de Taoaiiîe. TANSES , tâufos , pluriel de 

TA\ AKÎDO ', La Caniharide : ton- Jhamâi noun vë^haë taïuit 

petit Scarabé volant, dont le four- d'ornes-^ je ne vis jamais laoc 

xeau flexible ^cs aiUs e(l d'un d'hommes. Tansës qëfian $ tous 

Tcrt-doré. Il vit le plus fouvenc tant que nous fommes. 

fur le frcnc. La mauvaife odeur TANTA-CARÔOU j Àfoifon. 

^u'il répand , ou les parties vola- TANTARAVEL ; Le Hou* 

tiles qui s'exhalent de fon corps blon : plante rampante dont ou 

peuvent faire de fàcheufes im- mange les jeunes poulFes. On la 

prenions fur ceux qui les manient cultive dans les Houbloonietes : 

i*ans précaution. On fait que la les têtes de fes femences font un 

poudre de cantharide ed la bafe des ingrcdiens de la bière. Elles 

des véHcatoires qu'on applique y donnent de la force & du mon- 

pour réveiller iefcntiment, ou tant, en Celtique 9 rroe/ ^ herbe 

pour détourner les humeurs. Sou- qui tourne en montanr. 

fris coûmo las tanarîdos ; il fou f- TANlAk^O {Jà la) ; Paffer 

fre beaucoup. Tanarîdos cik la nuit â fe réjouir à table, 

pris dans cette expreflion pour , TANT É QAN ; Auilî-tôc , 

chenilles, il a du mal, ou il d'abord. 

cft malheureux comme les che- TANTIS 9 tantes, Voy. To- 
uilles, ses , tânfns. 

TAN AT. Voy. Bracana. TANTO- LÊOU 5 Bien-tôt , 

TANC ; Brou , ou écale de dans^peu. 
fioix. = Chicot d'arbrilfeau TANTOS ;ChanceIeniencd'iu 
coupé , qui fort de terre & con- petit enfant qui s'eflaie à mar- 
tre lequel on heurte. = Tanc ; cher. Voy. Tdîto, 
le heuit. A prës un tanc ; il a TANTÔS. Su lou tantôt ; 
lieurté. Taprès-dîner , fur le foir ; 8c 

TANÇA ; Fermer, bâcler , non, fur le tantôt. Tantôt en 



arrêter une porte au moyen 
d'une barre mife en travers : forte 
de fermeture qui a précédé celle 
des ferrures. On tire la barre 
<l*un ttou comme d'un étui pra- 



fr. fe prend pour un coure in- 
tervalle foit du foir , foit da 
matin ; mais dans la même jour- 
née où l'on parle. J'y irai tantôt; 
c'c/l-à-dirc , dans peu. J'y ai 



tiqué dans répaiffeur d'ua mor* été tantôt ^ ou U n'y a que fort 
«n Efpgl. ejlangarc^ pet)» 

Une 



t À t> t A P 1^7 

Une ,tenafnc Caxettc ^ont TÀOULO éi Jhardi ; Uiv» 

l'AineuT écoit Gafton , dtfbic : planche , un carré de jardin. 

Venneini reprértd lé tantôt un TAOUPAOO ; Une caupthiv 

t>ofte d*où il avoir été cba(R re : monceau de terre au*urf(fi 

.dans ta matinée : au Heu 'de , il Taupe élevé du déblai de fct 

Vq>rend i*après- dîner « &c. ^Ueties. 

TANUR^ Tanneur, == Cor- TAOUPÉ-TAOU-MAN y Sl- 

jroy^ur. =:: Peauffier. = Mégi fier, tôt dit , ii t6c fait > ou auffi-eSc 

'Le tanneur tanne les cuirs dant fait que dit. ^^ 

une foffe à tan. Le corroyenr T.AOUPëTO'; 'Taope^cé^ 

xorrote les peaux dé|à tannées; ou petites bouteilles de liqueur » 

'ç*e}l-â-dire , qu'il les graiiTe , les telles (^ue celles de Montpeliiek 

^afTouplic de leur donne le der- qui contiennent ienviron un dc« 

Bîcr apprêt pour être mifes.en mifetierde Paris, 

cruvre dans l'art de la cordonne- TAOUPIÊIRO ; Une taupferes 

Vie. Les peaulfien teignent en ^orte de piège à prendre lèt 

dlffkentes couleurs les peai^ Taupes. 

paires en mégie } les mégiOiert 1 AOUP|EIROU dSfë ; Uns 

paient les peaux en blanc pour veUbte de foi(i. 

être en éiaïc d'être employées par TAOUPOUN , tôçupourij^ an 

les gantiers &. les peauâiers. Ils talpoun ^ dès qve > ou aufa-tÔc 

^pprêteAt auffi les; peaux propret «ive. 

aux bourreliers' ZL doAnent U TAOUTAS ; Bourbier , pa« 

première préparation au parche- trouillift. 

min jpc au vélïn. TAP > ou tâpo ; Argile oU 

TAOU. Dites 9 Monfîeur lin '|lAire jaune ou bleuâtre. Cella 

'tel'i & non, Mônfîeur tel. 'des fouterrains de Montpelliec 

TAOULÀ. V. L Banque, sb eA traverCEe de veines de vif 

Plancbe. se Banc » ou uble de argent natif», 

«larcband de foirë. TAP DE RO ; Tuf ; njatiete 

TAOULA ; Verfer , fe die terreufe durcie qui tient plus da 

-d^iin£ voiti^re , d'une charrette* la natui;e de la pierre que de U 

TAOULADO difinnosi Plein terre , & qui s'émie à l'air, ss 

une table de femmes. s= Tâou- Tap\. un fot, un lourdaud. 

i4Jo de, cëhos ; une planche TAPA ; Boucher. Les flâcoÀa 
d*oigiîôns. . 'à bouchon de cryftat , font let 

TA'OULËiliA. V. L Étaler de feuls , dit M. Oaubanton , oui 

la marchandiré fur une table, empêchent révaporaiiou dés U- 

iâ np yaarché ^ aune foire. queurs fpiritueufes. L'efprit da 

. TAOULJëTO s Petite »r- vin s*èvappre à travers leS boii- 

inoi^.qyi s'ouvre à deux batians. çhôhs de liège les mieux .ma/H- 

. TApyLIÉ ; Banc de pierre.; qnés & collrés de '{Varch^mii!!» 

et noQ 9 tablier , qui fait par- MH tapas lou jkour ^ vous ftia 

tie de j'hjIbfHcment des femmes, bouchez le jour. Tapauhoboûtài 

Tablier femble être le mafculin éiancher un tonneau qui s'enfuit*. 

dq i;abrê.; comme f^o«/ie l^eft de Qn dit' au Aï » câlf'tutrer une 

\$âwtlp,, ..... .1 pbrCe, çjlfater une barque." 

TAOULlfc; Xc comptoir dVn TAPAOU ; Si peu , non pfus, 

marchand. C'eft dans ce fens Vâi foài Da-i-ana td-pâàn ; \c 

qu'on dit de «pelqu'un qui "a n'y al pas été non plus. Ta-pkoU 

ttk obligé d'abandonner Ton /*ai youlùi pâ^i^and*, àtim b'jr 

commerce^» /a rru/i/^o a ro«m6tf n'y vpulois-)e pas aller. - 

Uu tâoulU\ un tel a mis .à bas» , .TÀPÂRAS % ou ctftrë. Vofm^ 

ÏToy. .TriSjh^ . CU* 

tomelL p à - 



\ 



içS t A R T A R 

TAPAREL ; Gros hàion.sz TARA » tarâdo ^ Ce dit (fe 

lourdaude , toute marchandife dont on • 

TAPJERIÉ ; Un Câprier ; ar- rabattu, en la peCant » la ure . 

IniAe. « ou le poids de l'emballage ft 

TAPËRO ; Câpre ; bouton tout ce qui a fervi à. la pefer} 

confie de fleur de Câprier. ainfi tara , eft diftraire du poids 

TA PIN ; Une tape: coup de de la marcbandite celui de ce 

sn^in. qui a fervi à la pefer. 

TaPIMA; Taper, frapper, TARA-, Vicieux» eké, a«* 

donner des coups. rompu , ou qui a quelque tàti, 

l TÂPiO i Torcbis. Pàrg de TARABASTË7HA , ou tarO' 

^4/Mo 9 inHr de torchis. = TJ^io^ bafta ; ravauder 9 tracalTer ^ 

ou tapie ; hutte « cabane, en aller & venir , t'agicer poor pev 

Ilpgl. tapia, de chofe. 

TAPO.KiOU; Le gratte-cu : TABABASTÊLO^ LacreflHW 
^fruit de T Églantier. Counfitârû de TOffice des Ténèbres* 
àë tapo'kîou ; conferve de Cy- TARABASTÊRI, ou tarakui 
^pprhoiion, dont on connoSt la Tracas , vacarme. C'cft du tara- 
vertu aAringente & qu'on £iit bat; forte de c te fi^lle avec quoi 
avec le gratte eu. Vo7« il^4]/«i«iV on révelUoit ci-devant les Reli* 
A Kinarjadon. gieux pour l'Office de Minait f 

TAPO^LIIOUTAPO , ou que MfdAtf/ï^ri dérive, 

^TipotApo^i )eu d'eofant qu'on TARABOUXr» ou «ro^Mi/} UA 

exprime par ces mêmes paroles 'dévidoir. 

,ou*on dit en le fatfant. Il con- TARAIRl^ , ou ioradoûiro | 

fii^e à faire des calottes d^argife Une bondonniere ; efpece di 

• moite 1 qu'on lance fur une grande tarriere pour percer le 

Î>ierte , pour faiA crever b ca- bondon des tonneaux : elle a 

otte avec explofion. Le même une légère amorce. = C'eft auHi 

feu eft expfimé.aiUeuis par ces une cuiller à creufer les faboo} 

r paroles ci : Gna pa ni trâou ni inllrumcnt peu différent de la 

\%oudiffou^ tic, bondonniere. 

TAR; Petit poifTon de rivière. TARAIRÔOUi Grandemanne 

TÀR. v. 1. O fol i tar d'é cor I d'oficr ronde & ventrue. On 

^hommes dépourvus d'inielti- Rappelle en général, mannes ta 

gence , & ccrurs tardifs â' croire! paniers qui n'ont point d'anfe» 

^ô fiulti & tardi corde.) qui ttaverfe d'un bord à l'an- 

TARA ; Cordé, fe corder: tre* quelque forme .qu'ils aient 

défaut auquel certaines racines d'ailleurs. 

potagères & charnues font fufet- Manne s'écrit comme la manoe 

tes. Les Panais « les Cercifîs , les des Apothicaires > 8c Tone fc 

^Scorfpheres fe cordent; lorfque l'autre fe prononce comme % 

le cœur qui étoit charnu» durdt mane. C'eft la règle sénécale 

'fie devient filamenteux ficprerque pour les doubles n « de n'en 

ligneux. prononcer qu'une i parce que fai 

TARA« ou faba; Cotonné, première taifant partie d'une 

te cotonaer. Les Rayes ,, Us voyelle nazale^» perd le Ton ad 

Kaiforts , les Pommes 9 les Cran- ,lui eil propre : nof Langneao* 

gesmême (e cotonncnt; c*e(l-i- ciens cependant ne manqueoc 

.dire , , deviennent mollaffes ..9 guère de le lui rendre. 

ifpongièufes fans goût ; & cette TAR,AL (vën) ; Vem de terteé. 

tare commence par le ccrur. TARARAj^NO. V. Iragnâdê^ 

Çn dit dans un autre feos , . TARAJHADOS , ou tërcqhâ' 

qu'une étoffe & que la tête d'UA dos ; levées de terre « terraf&^ 

t^egtc fc C9tonacat« TARÀSCO j âa Tàrftf<|ae; 



1 



T A R T A R Z99 

dlragon artificiel imité d'apfJs an t?te toux vif 8c foncé appro- 

«bimal fabuleux : oa le porte à chant du rouge. 

Tarafcoa à une Proce(fion â la TARNAG \S cSrën ; La petite 

Rie de Ste Marthe, en Efpgl. pîc-grcche , la pic gricchc variée, 

êarafia; fantôme. ou çic-griéche grifc, femelle de 

TArAsCO, au figuré ; vieille 1* P« gnéche i tête rouge. Elle 

«dentée , ou décharnée. = Une * T' le de (Tus du corps écaillé 

vieille avare ^^ °'**° ^""^ "" ^^^'^ blanc. C eft 

TARAVEL . ou btrtavtl.Voy. en partie par crscaraûercs qu'elle 

BttruteL diffère de rEcorchv'ur , q«n a 

TarÂvfi a . TaMk.iAi.r ^^"^ *« devant blanc fans tach'-- 1 

^ A * . Ptea greca \ d'où le nom , pic- 

TAR6A. V. L Une tiige : «rféchc a été formé, 
ancien ^o»idier. Lorfque la petite Piegriécbe 

TARGO ; Trogne , bonne niche , aucun oifeau de proie , 

fldine « mine fiere , démarche pour fi gros qu*il fou , n'ofe 

aiTurée > preftance» Foro de approcher de ion nid > au moins 

târgo 'y déconcerté , décontenan- inipunément ; fa lendreife , ou 

cé« , C'eft de targo , ou targa » fa foUicitude pour fes petits lui 

' ^u*cft formé le fr. fe targuer , ou infpire un courage fort au- deCut 

le prévaloir 9 cirer avanuge avec de fes forces , ou de fa raille:' 

«ftencacion. elle s*élance avec fuseur & avec 

TARIDA ; QuefcQec* ^ Aga* de grands cris contre Toifeatt 

cer, harceler. ennemi H donne la chatfe aux 

TARNAGAS y ou margiffb i plus hardis, Auâi la Fauvette 8c 

Genre d'oifeaux dont les efpeces d'autres petits oifeaux aulfî ti« 

ont le fommec de la tête plat » midesquiconnoiffentfonhumeuc 

le bout du bec« ou de U ma- guerrière, recherchent fon voiii« 

cfaoire fùpéf ieure un peu crochu nage pour faire leur nid & pour 

avec une échancrure à chaque fe mertre en fureté fous cette 

câté ; ce qui e(i le cataâere det fauve garde, 
oifeaux carnaûliers. Cette humeur querelleufe a 

TARNAGAS ( iou gran ) ; La donné en général aux Pies griéchet 

grande Piegriéche. Elle eft de une réputation fi bien méritée 

faille moyenne entre le merle 8c de méchanceté , que leur nom 

la pie-griéche rouge. Tout le fran^ois eft devenu une injure 

plumage du delTous eft blanchâ- pour certaines femmes : c?pen« 

tte .'tout le deflus cendré. Les dant leur nom languedocien fe- 

ailci 8c la queue noires. Elle prend au mafculin pour un bu- 

Yarie fon chant de bien de fa- tord i ou un nigaud ; infure 

^ns , pour attirer les oifeaux de d'une efpece diâFércnie de la roé« 

ta, taille » auxquels elle donne la cbancete.^ 
chalTe. en lat. çoUurio major, TARNAOU ; Un gros , ott 

TARNAGAS di U tifio roû- une dtagme : huitième partie de - 

jko ; la Ple-griéche à tête rouge , l'once. Le gros pefe trois deniers 

mâle de la fuivanre : elle eft 8c le denier 14 grains. Dragme 
comme fa femelle , un peu plus 8c fcrupule font termes de phac- 

Sroife qu'un moineau. Elle a le nuctf. en lat. temalis. 
etfous du corps blanc , une TARO » terme d'agriculture % 
large tache noire autour des yeux» l'état de la vigne en fève ; eis 
LjB dos brun -foncé avec un demi- taro. Vlgno in târot fe dis 
«ecde UaaCf Le dertiçie de la eacoie de la vigne en fteur^ 

Ppij 



joo, T A R TAS- 

' TAROU ; Cruchon i huile. d'un ron de mépris ù^ de rail*. 

TARALIA. Voy. Tarida, Icrie à une demande indifcrette. 

TARALIOU ; Pîochcur ,' TAKTiFLÈS , eft dû par cor- 

pionniec : mamsuvre (]ui potie rnption de l'AlUmand, derii/yfr/; 

de la cerre. ^ pomme de terre , qui dam la 

TAKANGOuLADO i Une ba- pronondation alleonande (e rap* 

télce , ou une grande quanikc. proche beaucoup de nocre 7ar- 

TAKlANIi-TARTANASjOU ttflis. 
cartaniS'Cartanas i le jeu de CO' TARTIFLÉJHA ; Farlpcf» 
liD-in.iiliard. Jnouga a tartanaSf importuner. = LaàcerDcr^ baf- 
jôucc j colin -;T)ailUrd. Le prin- guigner. Diqëmë vtmarùflijkàt- 
cf^al acteur qui perte le nom qu'cll-ce qu'il me vient laouc» 
du jeu a !rç y-.ux bandés. On lui ncr \ 
cri , gare le poccau noir » lorf- T^RZAR v. 1. Tarder. 
q;u il cit CD danger de le cogner TASCO ; Droit de champatU. 
Ja cccs , cR chcrcnaac â prendre Ce droit bien défigné par foa 
^uelqu*un^ a tàions. nom , cham-part , aciribuc aa 

' TARTANO, ou rârrtfnai; Le Seigneur une partie des geibes 
Xfilan : oifeau de proie de la d*un champ qui cA ea fa cenfîve» 
câiilc d'un dmdonneau qui fond TASSELA ; Tavelé , moucheté, 
fui la volaille 5c fur le gibier. Il tacheié. « 

a le vol pdant. Tout le plumage TA^SËTOS ; Les bafques d'ua 
du dos elt châtain j la cire du habit. 

t)ec, ou le bourlei charnu que TASSI]^, ou tanié, V. MiitUm 
U plupart dck oifeaux de proie TASSIGNÉ i La Viorne : at- 
ont a la racine du bec , eil de brilTeau dont les feuilles foac 
couleur jonquille de même que cotonnées , les jeu droits 6c flexi* 
les jambes 6c Tes pieds Ses pau- blés : ils portent des baies d'un 
pieres font cillées ; Tinférieure eft beau rouge : elles font aiinngen* 
cotonnée de blanc ; la fupérieure. tes & bonnes pour les gargarif- 
sue ; les écailles des jambes font mes : on fait rouir fes branches 
comme celles des poules. pour eu faire de la glu. en lat. 

TARTAN O ; Une bufe. viburnum. 

Il y a une autre efpece de tar* TASSOUNAT y ou tt^lpUo % 
tino qui a la cire du bec noire. Plein unç. talTe > une talTe. 
lés jambes courtes , écaillées & TASTAIR^ ; Ua tatillon ; 
secouvertes par les plumes de la homme irréfolu qui baJaoce k fe. 
cuifle. Tactane } grand bateau déterminer à quelque cholè » 
de la méditcr/anée. homjpae qui cherche femme. 

TARTARASSO , terme d'in- tAstO; L'eflai pour unepto* 
}ure > vieille grogneufé. vifion d'huile « ou de vin donc 

TARTARIÈJHE ; La Crète de on pone une petite bouceillepout 
coq ) ou. la Pédiculaire des ptés les goûter* Manda mH la ti^oi 
â rieur yaune : plante décriée envoyez- moi une petite bouteille, 
dans quelques cantons où on pour l'efTai , ou pour goûter. 
l'appelle « U mauvaife voiHue; TÂSTO (a) » À tâtons* 
parce qu'elle fait périr , dit-on , TASTOU d^'î{livi ; Refte de 
toutes celles qui font autour, ce pâte dont on fait de la galette» 
qui ell une accufation qui nous a ou une fouafle qui imite grof<« 
paru dépourvue de.fondement. fièrement la âgute d'un honune* 

T ARTÎFLËS j Des Topinat^- Yoy. $fihi. 
bouts. == Des pommes de terre. TASTOVI ; Counier des tuai- 
Voy. Patâios* Të dounarâi de chands de vin^ un gourmet, ss 
Uirtîfles i je te donnerai des OfBcier chez le Roi , qui daot 
l^^ef ft ç*<a Çfi ^u*oia <Ç(|Mt4; k4 <C£a« 4ç ^ll^ÇAk. jW l'^ 



TEC TEL' 301 

éfi Vîn. = Tafiovii n. pr. doût fiche ; le n'en veux qu'une lar- 

OQ n'a francin^ encore qu'une me , die ou â celui qui verl'e 

partie. Au lieu de tajiovt , on d'une liqueur. 
dit cafte vin } il fauc erpétec TECH j Gouttière « ou canal 

qiie pour achever U traduâion , par ou les eaux pluviales d'un 

4m dira un jour , tâce-vin. toit coulent 9 ou tombent â U 

TASTOUNÉJHAi Tâtonner, rue. 
chercher â tâtons . dans robf- TËCHA ; Dégoutter » tombée 

,Curicé. au figuré , tâtonner ; goutte à goutte. Dégoutter cR. 

procéder avec timidité , avec Fort diâFérenc de , dégoûter , on 

incertitude, faute ^de lumières, ôter l'appétit, en Efpgl. tëchoi 

TASTOUNÈJHAIKE ; Ta- toit d'où l'eau dégoutte. 
tonneur. = Celui qui manite 'TÊCO ; Couife de ccriainss 

indifcrétemenc les bras d'une graines, du lat. techa. 
fe;mrae. TE DÉ , ou i^t/*; Petit- petit ! 

TASTUQ'ÉJHA ; Tâter avec terme de berger , pour appelée 

la main , tâter fouveoc à une « fct moutons. 
«u à pki(ieurs chofes. TÊFLE ; Gros morceau » groife 

TATAtlOT. Voy. CoteeoumB, pièce. Têfie de pan j une bribc, 

Ta-TATA ; Tarare : incer- un gros morceau» ou un cban- 

|eûion familière de dédain , pour reau de pain 3 & non , un chiâva 

marquer qu'bn fe moque de ce de pain. ^^ 
qu'on entend dire & qu'on ne TÊFLË \ Un buflEle , un gros 

croit pas. animal. ==- Un homme joufflu. = 

TATINAS ; Badin. = Soc , Un foufflet fur la joue, 
badaud. TÊFLp ; Un foufflet. Li baiUt 

TAÙT » ou tahut, Voy. Àtaût, dos tiflos \ il lui appliqua deux 

TAVAIÔLO. Voy. Tilitodë foufflcts. 
bétëjha. TËIL ; Le Tilleul, ou tillot< 

TAVEL j Pile de planches, arbre dont on prend les fleurs 

de bois â briller, de bois de en guife de Thé pour les vapeurs, 
charpenté « &c. Chantier. Les TÊIRALS. v. 1. Frère de lait* 

bûches fout rangées avec ordre en lat. colladaneus* Manahék 

dans une pile , ou un chantier : tèirals d'en Eroèë atruner ; 

elles font pêle-mêle dans un ras. Manahen , frère de lait du Sei« 

TAVELAT , ou flapat j Ba- gneur Hérode le Tétrarque. 
ciolé de différentes couleurs. TÊlRALS. v. L Contemporain, 

TA VÉLO; Ruban , galon de oudemérneâge ; (ro^cvui.) 
^iverfes couleurs. TÊISSË ; TilTer , plus u(ît^ 

TA VI , tâvio ; Aïeul « ou que , ciftre : fabriquer une étofïè, 

gtsnd-pere. Aïeule, ou grand* un lidu fur un métier. Cette 

x^ere. «lu lat. atavus 1 atavia, étoflê efl bien rilHe. 

TAVILIOU , ou tmvUion ; v. I. TÊISSË , ou tâifsi. Fa tâîfsë^ 

& n* pr. Ouvrier j roanouvrier. ott/<iM/a; faire taire» rendre 

b^ lat.;^ tavilio » optrarius. coi , impofer filence , couper le 

T Ê B Ë ; Moite : on le die fifflet. = En impofer â quel- 
le la moiteur du corps , ou d'une qu'un 9 le ranger â fon devoir* 
légère f^ieur. TEISSÊIRË , ou têifsidrë % 

TJ&BËS , tebii^o \ Tiède. Aigo TifTerand , ouvrier qui fait de la 

tëbë^o ; de Teau tiède, du lat. toile. 
gq>eo. TÊISSOUNIÉ. V. Tâifounié. 

TEC ; Stupide. TÊlSSOUNARIÉ. Voy. Tiif' 

TËCH , ou lëi Une goutte, founarij^, 
la roupie qui pend au nez. Ne TËLAPO } Une pièce de toile; 
WoUpti <$'mi f&cht QiLun.fiutti» Iç non^ une toile, . ^ 



TiLADRA, Vojr. 77rtfffr««>. TÊMPOURA } Tewponftr; 
TSLATli , ou filatii ; liffc- ' attendre , pacieoter. 
iMd. = Marchand de loite. TÉMPOURl J Finir faaxaim, 

_5. , "> _^ ^ . - f» ioornée , fon année : op le éil 

TEL£TO f Obfcurciifcmcnf Je» ouvrier» , de» appfcatifs t 
db U vue dans les mocibonds ^j^, <joioeftiques , ouf fonifTcoi le 
4004 kp cornée devicnc trouble , j^^^p, ^,, ^^^1 il, . i^^t eno- 
•païqueaecomroer'iUnevoyotcnt g^,^ ^| irayaillcnr ou qoi ief- 
qu'à iravers un voile. A la telë- ^ç^ iufqu'au bout. N'tf f* 
sa y k vue de ce malade fe itou- gimpoiri ; il »*a nae fini ib» 
bfc. = Tëlitù. Voy. CrSfpîno^ xKmf%. 

TÊLËTO di batijha , ou it^ TÉMPOURl » Durer awclMwi» 
«oi^/b i lange de parade dont er froid » au vent » à ia ploie» 
itt fages- femmes couvrent les L*on po pa t&npoMri ^ onnefaa* 
cnfans qu'elles portent ik'Églife roit tenir » dit on iournalier , 
four être bapti(ei. contre ce froid » oo n'y pcoc 

TELIÊIROS ; Les rideltea durer. 
«Pune charrette. TÈMPOURkHI y m» rfim* 

TËLIOUS; Filamemeiix » ifpo ; qui cil de faifon. Flr 
libreux , coriace. De car tëlioâ' t&npoariou ; au temp» propre p 
fo ;. de la viande fibrcuTe 8c au point qu'il faut, 
cortace.^ TEMPOÛRO ; SatToo. Loê 

TÉLO xyoUSTAOU ; ToHe timpoûr^ r ks iaifons .-par «à 
db ménage qu'on fait filer & l*on entend auffi « .les qoai» 
^briquer pour fou ufage i 8c temps , chi faifons de l'ansée » 
fion< » toile de maifon. := Porto que TÉglife a coafacré ao |eâar 
di tào ; porte battante » ou qu> 8c à la prière. Un ancien pro* 
fê renferme d'çlle-même. • verl>e dit : eé^ uomm jfcAio Us 

TEMER. V. I. Craindre. Eu tèmpoûroi^ dmVmfar bmiaralk 
fitr no vulhas t&nër ; ( egofam, ^otdm. =r TSmpoÛro , eft aoii la 
nolite ûmcre. ) No huUms éout - faifon propre aux feoMtlles 8e 
fhh'ér % mas Um^ {,noU altum aax auues opérations de llig^ 
J^ere yftd tinté. ) cultnre. en Efpgl. semjwrtfr. 

TÈMO ^ Quinte » caprkre» TEMPRÀNSA. v. I. Ahdtfiûu 
bfoacrerie » qui prend tout d'un TENAL^ mâgrëcomm*mn f^ 
coup. La Umo, lou prin ; fa nul ; maigre comme «a cette de 
quinte le prend.-= Fa Umo ; clous , fec comme an Haian^ 
penfer à quelque cbofe. TENAJU » fignifikitt peiic-8tie » 

TÉMOUS i Qiiintcox p lan- ^et tenailles. Nous avons dr 
tafque. termes pareils > qor loBt paitiç 

TEMPÉrRA ; Trentpcr. A hf é^c locutions reçues y Se donc 1» 
tëmpeira ; la pluie a bien trempé fignification eft pesdue « ^^vem 
ta lerse , ou l'a bien abieuvée » coniMie. C'eft le (bec dics idio* 
îf a plu abondamment. mes qui n*oni pat écé^ cultivés;. 

TËMPÊRI ; Intempérie de TÊNCHi Teint > fariiôped» 
rair. = Tempête» tapage. . terbc,, tëgnè. 

TËMPIÉ , ou trimpié ; Ploie TÉNCHO 5 Derciicfr , «Mt» 
abondante qui pénétre bien avant Kquear pour teindre. Écttre avce 
ou qui trempe folBfamment ta de banne cocie 5 8c non» de 1» 
urre , pour faire venir les fon- bono^ encre, 
taines , gtr pour les foire grofir. TËNCO > La Tancb» t patlte 
A fa un bon thtpiiy 1* pluie a de rivière. , 

bien trempé la terre. TÇNDlL. Voy. lëto. 

TÉMPLÊJHO i U loijnttre TÉNDIOS , ou timâmoê » 

4eU^ liMiibc IBim de laboMicBK s dcwimy» 



TEK T E N 3tïî 

•r^inaîcemcnt de fer qui pa^Tenc n\ paflez-moî > &«. On dit trèt- 
à travers le (êp d*uoe charrue bien cependant, faire tenit dei 
6c qui le lient avec le man- lettres , des bardes , &c. 6c <da 
cbcron. figoitie , faire rendre des lettres^ 

_Jï-,_^ -. — * faire que des bardes foieot re* 

l^NOa Voy. re«o. Biifcs, &c Thadedick^f^ 

TfiNDOS ^âoa col ; Les nar- pec^r. 
«lei, les tendons du cou. On tËNÊCO : Ce terme (ê pre»A 
^t aufli , ies neds , ou tendons pour tout ce qui petadillc ; com- 
^ |arrct, me de la roupie qui pend 4i« 

TéNDROU ; Tendreté ; 6c nez , les cbandellcs de glace qui 
don t tendreiîr : qualité de ce pendent des toits , «u âes ^goOE- 

3uicft tendre. On dit, la ten- deres ,,6(,c 
recé d*ttn £igot« d*un pigeon. TËNËNCIOS ^ Mainâen^ « 
Jlcad. Tendredè ne fe dit que contenance. Garda fat tinitf 
-de la fenfibilité i l'ansour » ou cios ; «voir un air grave & ié- 
à. raniicié. Tendre ne fe dit deux , un air apprêté , ou de 
IpofUt fubflantivement comme cc;fénionie. N*a pa jhis de tS- 
«ians cène phrafe. Cetue viande mëncios i il n'a point de «naîA* 
«ft d'un grand tendre. cien, il eft décontenancé. Va 

La dernière édit. du Dxâ. de éventail , un Tac à ouvrage fott- 
1*Acad. ou celle de ij^s • ^ ^^^ lagent beaucoup les jeunes per« 
"fies cbangemens fur la valeur de fonnes qui ne lavent ou meux9 
. -cestecAies & fur bien d'autres, leurs bras. 
Il faut s*en tenir à cette autp- TENËZOU^ Confiance ^ fer- 
rite la plus rcfpeâable en fait mecé, folidité, tenue. Lou tfm 
4ic langage , â moins qu*oo n*ait u*a pm jhis de tëniijou ; le tempf 
^àc très fortes raifoos de douter cft variable. 
4le la légitimité « ou de rexadt- TËNGHËW-TENGHËN ; Te» 
code de fes décidons. sant'tenant i ou bien , tiens » 

TÊKË ; Tenir. Qau tênén di te \c tiendrai. C*eO ce que di« 
'' iako^t^a de mis ^ quel quantie- Cent les écoliers qui voulant tro« 
tne de lune , on de mois avoiis- quer but i but quelque baga« 
nous » 6c non » combien tenons telle , fe défient l'un <ie Tautre 
Boas de lune. 7êntn qatorsë- Zc conviennent en difamyrAs- 
di htno i c*eft aujourdani le gb'én tënghgn ^ de Ce nantir réd- 
] lânatoniéme de la lune* Il faut proquement 9 noais (eulement à 
' '«lire de même s le Catéme finira demi de ce qu'ils veulent «co* 
feien-tSt ; en voilâ cinq femai- quer. 

sies de paiïees ; & ' non , nous TENGUDOS ; Lieux oà lV>a 

.en tenons cinq (èmaines. J'ai lu a coutume d'aller 6c de fe tenir» 

.' lâ'rooirié de ce livre ; 6c non 9, on qu'on fréquente ordinaiie- 

' ]'éa riens la moitié. ment. Ounti jeu fas tSngàdos 

TÉNË 9t dou jhû î Piérer. où eft ce qu'un tel fréquente? oïl 

'Teni pi d qâoucus ; marcher fe tient- il ordinairement, où fait- 

divec quelqu'un d'un pas égal 9 il fes aififes , ou tient-il fes fibuk* 

le fuivre pied â pied. Sûbë pa ces! 6cc. 

dëqi më un qi...^ fe ne fat TËNHRA. v. 1. De rencie. 
«|ui tne cienc, ou i quoi il tient No volghipër taihra, nipër aou» 
qoe )e. • • . Faxc\ më tênë aco ; jel ëfirîouri ^ rir ; )e n*ai pat 
foitcs-moi paâèr telle chofe , en voulu vous écrire par la voie 
parlant d'une chofe peu éloi- de l'encre ou de la plume, 
cnée , comme d'une faliere » TËNiUOS; Des Tellines ; 6c 
^rf^u^on eft i uble^ 6c non > non» tenilles : coquillage de mec 
JôittS'iaoiaueiAdceiBitcwi^^c, b«a i îxuiDgec « il fc Uc^^ i^l 



504 T E N T E O 

Se fable du rivage coureft d'an TéOU , iêouno ; Tfm , tieflifl!» 

peu d*cau ; d'où il allonge nu âici ma par ,aqi û téotmû i^oid 

tuyau à travers le fable pour ma parc > voilà la tic i>A«* 

humer Teau , ou pour rcipircr. i goULA , ou têoiUij/k ; Cod- 

TËNRE. V. I. Tenir. Tii fi vrir une maifon de tuiles ; mecin 

fj as ; > frrtf cuod h.'hes. ) la cuile à une coaTeccufC de 

TFNS QJF. DIOU AjHO ; An- mairon. 

tlcnr^cment, au temps jadis. TËOULA ; Veffec, Cedltd'ue 

TËNSO , rinjos f Tumulte , voiiure qui fc reUTcrfe fv sa 

difpute , conteAacious , ttoubles, côté.^ 

combat de paroles. TÊOULA » oa pëit^iéu Cid 

TENSON AMLN. v. 1 Combat, tioula jcttl potninelé. . 

TEN60NAR ; Coinbaitie , TÈOVl A y tëouiâdo » ou t9l^' 

difputer , conteller. La iwna ^^ ; le toit , ou U couvcrtvf 

tcrjo tënfoneii {bonum eenamtn j'un^ maifon. Il ^ a dei lofcl 

€ertavi. ) Lo jtrv M Sënhor no „ apentU , ou â un égoot; M 

€ove tënjonar i (fervum Domint ^q, ^*^tit^ Ihi i deuxênwu; 

«ton oporut iitigare)i » ne faut pas en croape , ou â tcoU écoitis le 

ou un fcrviteur de Dieu s amufe ,n pavillons, ou à quatreégowi, 

à contciicr. ^^ peme,. Le comble ea U pltts 

T^NTA i Encre. Ëfcriout^ no blute partie d'un cdic : U eft 

ch tenta ; écrit » non avec de couvert de tuiles liikteiitt 9 plos 

Tencre. ^ grandes de moitié que HO! tiiiks 

TENTA ; Tendre des toiles. cKofes ordinaires. 

On les tend dans les pays chauds tëOULË , où tîùHli \ Ube 

«u-devani des maifons pour les ,uj,ç . ^ non , un tuile , fott- 

garantir des ardeurs du foleil ^tç^^ ordinaire. Crowtipa dt 

dVte & fuHcs rues par où doit -^Lulis 5 àihctct de là Mille, 

parfcr la Proce<non de la Fête- j}^^g ^antla j tulle creitfc, 

Dieu. Dites , tendre des toiles 5 ^^ ^^ gouttière. On pUte la 

& non ♦ tenter , qui eft très- t^He f^j |es toit» par encbevia- 

■"E!^E)i^\^» ^1 A... «hure ; là partie découverte eft 

TENTATI. Cela eft bien ren- i^^ iç p^Veau. Noue luileèa 

tant ; & non , leniaiif , barba- gouttière ^ôrte iinmédiateocot 

I?l*vT^SvTâ « u fur les chevrons, ou laxenes. ta 

TENTENA , ou atintëna ; ^^ji^ i^te des Provinces i» 

Amufct de paroles , tenir à ^^^^ J^ Royaume eft accrocïîée 

quelqu un le bec dans l eau , le f^^ jç, ^tic, ^ ^ ^ beaucoup 

tenir^ an filet. plus de pente. 

TËNTO , 00 tëndo ; Une on dit de quelqù'on. dont le 

banne , une toile à couvrir les créait eft ruiné. Trouharilfàdi 

rues pendant la canicule ; & y^^ fus un ttouli^ 

non , une tente , ni un cîel , ni tËOULEL. Voy. Tre/Uûh. 

un fur -ciel. Ces toiles font _^^.w«r«^ • 1* «. 

faites de plufieurs lès coufus â "^"^^.^»fS ""^^^ ^ 

côté l'un de rautre. Tréfte vulgaire à fleur pourpie . 

Une tente en françois eft une qu'on feme pour les prairin ar- 

efpecedc pavillon de toile ou de ^fi^^îf""' ^« "oi» lobes de fa 

coutil à l'ufage des troupes qui feuille fe rapprochent ruii de 

campent : ell? les met l l'atri !>""« ^ ^*!^^f J*5 ^"^Zl 

principalement de la pluie. àe façon que le Jobe du iniHca 

Tente fe prononce comme fort de toit aux deux de câcé q«i 

tante j toor de pctc ou de « Joignent. * . . . 

^eie. TSOUif- VIS. rioulâdù à 

UoiUcv'u i 



TER TER 305 

9Èùulê-i^s ; roît i claire voie ; le teTroir> qû le Toi eft grâ» , 

te uon, à cuile-vué, ni i etaire- humide , fec) fablubiieùx 

vue : l'air 3c quelque peu de four Le cecnie terrain Te ait de la 



ôailent â cravcrs 00s couvertures retre conii^^rée par r^ipf orc aux 




uter. 



*^ V 1? • ^ f „ «il— . »"x Mctncsoes veiues, des cavi- 

gfâiiçre. oùlMéauxcroùpîfleiit, du bictt 

TêOUtîSSA .00 tdoultgki où çljcs 6nr croupis. 

▼. K ^Un échafaud. TÉ RAJfiADO ; f fanfport «te 

T|OX^LlSSA. Voy. Têàitta. tèirrei neuves , pour engrWer > 

T£O0l(s^O ; Couverture dé ou tèrràudier lés terres mai- 

màifon^ faite avec de La tuile, grçs. . 

T Ë O U L O J Fourneau TÊRAtADÔ , têralié , o» 

de cardcuc de laine. tërâdo .$ 4u terres ; fumieè 

' "rÊOUMÈ , têôughë , oMfrêoU' poùtri^ réduic en terre noirâtre 

ië^ nifQce, améuuife , émince ^ aans qupi on Cerne f ou on cul*> 

$t non ^ fiminci* lat. unuis» rive 4e$ plantes délicates oupt^ 

iiÈKADO de hUi i Une pièce cieufes. 

de bled. == TUrâdo de fâvàs.^ La terre <)U*on trouve âenvi« 

un champ dé fèves. On dit de rbiî ùh pîed de profondeur datiè. 

même 9 un champ de pois. les boisy les landes , les for^ 

' TERActvIAS $ Rocher pourri^ (oui n'ont jamais été défrichées^ 
ou pierre niôrte : roche qui te' ' eJt iin vrai jterreau. Cette force 

caictiie , ^îii té gerce â raîr » de terre, appelée auflî terre vé- 

*«^*î . - . 

qui il'eft point (çnéri 

cryftallins > où pérriHans ; àài ' leitiUes {>oucries qui s'y fonc 

fbiit là fôlkiitf » oii la dureté des eiitaâfees pei\d|int . des iiecles. 

pierres. ^ TtjiAlikoo d^alèla-^tzierte 

TËRâÎRe 9 Oïl zeradou; Le qui pâtTé i tiavers le crible ». 

territoire i.d*^une ParoiiTe « là Xor.ir;)ii'on hcttoye le bled, 

banlieue .d'uué ville, oii l'efpace TERALIÉ $ Potier de rprre» 

fiiir ie^tiei s*étehd liné jurifdic- faïanpier. , 

cibn. b. lat. rVo^r. ^ TÈRÂLÎO ; De la poterie » 

On confond le territoire avec vaiiTelle de rerrp : celle de Saiut-* 

le terroir. Celui-ci eituiie terre Quentin , village du diocèià> 

cbnJfîdéréè félon fès qualités réla* d*Ufez « ,eft <laos fon genre luiç. 

tiyement â PagricultMte. On dit des fiasbel|esdu Royàujme.'.ellç 

dans le premier fens , on a pu* réunit i la folidité , la légérecén 

blié le banc des vendanges pd^c & la,.bea^té/ies formes^ 

le territoire; 8c dans le fécond » T^ÈRÂLIOUS ; Un terrft^ei; «.• 

Tome IL ^ Q q 




3o6 T E R TER 

louroaliet qui porte la terre dani quoique les Statues du Dieifffaf 

des paniers. chez les Romains portoieot ce- 

TtRkoV.Voy. Tarai, nom, ferviiTeDt à cet ufa^s^ 

^ËKASSA ; Creufer la terre, c'efl de \i fans doute que notte» 

TEKÂSSO \ Un étendoir 9 un terme tire Ton nom. FUinta di 

t>elveder : celui-ci eft une pièce tèmûis , ou tërmijha ; abomec 

au haut d'un bâtiment qui a vue un champ. 

fur la campagne : c'eft un éten- Les limites défigoent nne kxeù* 

doir; lorfqu'il eft deftiné à f due en longueur. Les bornes root 

mettre (lécher du linge. des pointes d'où l'oD part, pouC 

Une tertaffe eft une élévation régler les liinites : iorfao'oii 

de terre faite de main d*homme ^ plante une pierre qui doit lefrit 

& .foutenue par des murs 6c des "^ de borne , on raccompagne dfe 

contre<*fotts : on les conftruic deux autres moindres pieties 

pour la commodité de la pro- plates , appelées témoins , qui 

menade 9 ou pour faciliter là diftinguent une borne de tout 

culture d*un tetta'in en pente. autre pierre plantée ^ fc qui fet- 

C'eft auûS un ouvrage de ma-' vent a marquer Tansle que le 

Sonnerie en forme de gallerie champ fait à cet endroit. Vojr* 

écouverte , ou nue plate-forme Chidouit, en b. br. rernuta ; 

au haut d*une tour 9 d'une mai* borne. 

fon , qui n*a pas d'autre cou- "îerme en fr. eft le temps préfix 

Terture qu'un çorroi de mortier, du paiement que doit faire un 

TERA-TKËMOL. v. 1. ou fermier , ou un locataire : ainiî 

ter9 trimouL ; cremblemenc de on dit « le terme de la St. Jean , 

terre. de la St. Antoine. La fin du 

TËRCÊTRÔLO ; Un tierçoû : tetme approche , il eft écho, il 

tonneau contenant fix fetiers , tombe en tel temps, 

ou le tiers d'un musd. Mais en parlant de la dorée 

' TERÊ ; Un Terré ; bonne du fervice d'un domeAique « ou 

cfpece de rai fin de garde , ou de la demeure d'un locataire « 

qui f(i confetve long-temps dans on ne dit pat > qu'ils font k 

la fraîcheur. termfe \ mais , ce domeAique a 

TËRÊJHA ; Remuer la terre ; fini fon année ^ il eli au bout 

comme le font les enfans en fe de fon année ; il a fait fon temps, 

jouant fur un tas de fable. := Ce fermier finit fon bail ; il eÉ 

Éparpiller k terre des uupi- eft au bout » fa ferme expire on 

Aieres. tel pur ; & non , il eft à terme. 

TËRiGOSSI ; Briiii» tracas, TERME JHA« terme d'arpear 

tumulte.. tage \ aborner un champ. 

TERIGOUSSA.V07. Tri^ott^. TERMENAL ; Les champs * 

TERIRAGNO ; Une araignée, la campagne. t=: Les lieux cir- 

TERÎNO ; BaOin de garde- convoibns , les environs , tes 

irobe » ou de chaife percée. = lieux d'alentour. 

Baflin de malade ; il eft plat , TÊRO , en termes d'agrktii- 

évafé y haut de trois ou quatre ture ', une terre à bled , une ptect 

pouces , on le fait gli0er dans de bled , un champ ; 8c non y 

un lit fous un malade. fimplcment , une terre, ai lëminâ 

Une terrine en fr. eft un ma tiro ; j'ai femé mon champ» 

Taiffeau de tetre creux dont la ma pièce de terre , ma pièce de 

bafe eft large & qui va en s'élar- bled ; & non , ma terre ; ce 

giflant par le haut : il fett aux qui (îgnifieroit , un domaine 

lifages de..la cuilîne. d'une étendue confidérable , une 

TERME ; Borne d'un champ, terre feigneuriale ; au lieu qu'on 

4'iiA IMiugt i ^ neoy içf.n^i ^t pcéccn^ pulcc ^ue d'un peut' 



TES TES 30/ 

f^an^ , ou d'unfi partie (l*an fcall i qu'où logaMans la poche 

doaqauie. d'une navette, du lac. texo» 

/•a un bonfoundëtiroi cette TËSKIÊlKO^ ou p'éfcUirol 

terre a beaucoup de fond. NS le pivot, d'une porte de cam- 

fara têro ; il en mourra de cha- pagne , ou montant de bois qui 

frin. Lorfque. pour faire pièce rient Ueu de gond& & de pentil* 

quelqu'un , on |ere en Tair une res , & fur lequel s'aiTemblenc 

f ierre qui peut tomber fur lui » les travetfes en queue d*aronde. 

on dit. So që tâmbo. d*âou citl TËSSOU , ou noaridou ; )çune 

/ai pa miou à la tiro j le bien pourceau d*un an pour mettre à 

de Dieu ne fait pas de mal. l'engrais. = Cochon de lait. 

TÊRO labourîvo i Terre ia- TËSSOUNA ; Cpchonner » ou 

bourable , terre propre i être mettre bas dc\ pourceaux. 

Aibourée « terre prête â rece- TESSOVU ADO ^ ovt pour cddûi 

voir là femence. = Terre en cochonnée. = Troupeau de co* 

labour , ou terre cultivée & qui chons. 

n*e[l point en friche ^ & non , TEST > ou têfio ; texte. Lo» 

tette labourive, , barbarifme. têfto de Mout:^o ; le texte du 

TÊRO . GRËPO ; Efpece de Pentateuque, ou laLoide Moyfie 

chicorée fauvage. Vo/. Grtpo. en rouleau , telle que les Juifs 

TËROUN. V. L & n. pr. Un • la gardent dans leur Synagogue 

tertre : petite élévation de terre. & dans une efpece de Taberna- 

l^n monticule ; & non , une cle fort orné, 

xnouticule ; folécifme fréquent. TEST ^ ou tes , qui fait aif 

Tëroun cil un' diminutif de r^ro. pluriel » té fies , ou /^iiu Fa de 

«n E^gl. teron ; motte de terre, têfsës ; cafler , brifer. 

en b. fat. turonus ; colline ronde TE S T £ J H A ; Remuer Ut 

Zc pointue. tête. = La montrer , ne paroîire 

TËRSËR. v.l. Frotter» efTuyer. que par le haut de la tête. Voy. 

du lat. tergere , abftergere, Ters Capëjha, 

los vis de lui ab losfeus cabels % TËSTIÊIRO ; Le cbevec 9 le 

elle lui efluya les pieds avec Tes chantourné d'un lit : pièces qui 

cheveux. ^^ font partie d*un bois de lie 3 elle$ 

TÊRTË ; Mince, léger. . font entre le craverfîn U le dof- 

TÉ.S ; Up tet de pot ca^, fier .* le chevet fort â retenir le 

Fragment d*un poc de terre t craverfîn \ le chantourné efl le 

4*une faïance > d'un verre. Cou- couronnement du chevet. = 

ton sën lou tés; on fent une Tëftiiiroiiz têtière d'une bride 

odeur de pot brûlé. = Tés ; pot de cheval. 

de chambre. TÊSTO. Parla -de têfto ; dé- 

TÉS, ou teft; Le crâne. ej| llrer, battre la campagne. Téni 

lat. tefta. têfto ; faire tête à quelqu'tin. Fa 

TÊSCOU ; Le coin dé la char- coucon de têfto; imaginer « in- 

rue qui aflufettit le mancheron yenief . Dire de tëfto ; reciter pac 

& la queue du foc ; en force cceur ou de mémoire. A kono 

<)ue fi ce coin vient â lâcher ou têfto ; il a de la mémoire. ^== 

à manquer , la charrue fe dé- Pintûro de têfto ; deflîn , ou tW 

monte. bleau de faniaifîe. Toumba têfto 

TËSCUN ; La trame « au pro- permieiro ; tomber la tête la pre- 

* ^re 9c au figuré : fil que la na- miere. Têfto dëfëtiglas ; la hure 

Tctte du tifferand'porte à travers d'un fanglier. di aë ma têfto ! 

la chaîne d*une étofiè ou d'une ab la tête ! 

pièce de toile. Le fil de trame cft TËSTOU. v. I. &. n. pr. ua 

eovidê fur ont canette , efpece Tefton : ancienne monnoie de 

ife )iobiae> ou épaulin de ro- France. Les Tefto^s fucus âk 



3o! 7 ï T 

brjqoti pom U pictnif te ha teot 
louu XII ; ili *)loieDl l'o foui : 

foui ; on Ict iff'l* Teltcuu , 
ptio qu'iti ponbicDi fai k rc- 
■V CCI ici litttdei Roit. UfTcf- 
1 d'Iiilic vjUat aujuOTtt'huI' 



,. foi 



He n 



TtSTUi Un i«iu. Gi 
mu de miçnn pour dtmollr uni 
mut k pour Jijnirrit 6C bpftx 

UD moellon. 

TESTÙDoCfio/e) i Hacbel 
r. I. ToU. Q( />« *i 



■"ïtT- 



$éii 



» fur le I 



' TtTÂ ; Téin. On ;Jii d'un en- 
Ani , il > uti de qualce miiî 
éc non , il a fail quaiie MÙnl- 
itt- Di lëia; iciteé de DOiirilû. 
i]aN«oiD.= Tiidj manger J[ei 
chltii^net bouiljiei. c= TAa ; 

TÏtAÛO. Vay. Aimadf- 
TÊTAlRie iTcieui.Ccieûralu 
cft un ri^dt icicui. 

JËTAIKË ; letnK <I*a(r1cul- 
tl)iéi branche gourmande. 

TËTAKEL , iltarlta j une 
teteure, qui faii.miiiet de (■- 
U( l« feiuinEt que le lik Ip- 
çpmmpdE, it quelles ïbetcheni 
^f^e perdre. ^Lebocl^ei étt' 
Vttlû cnfaiii. 

TETIËIRO i Mat TUfêre ; tc 
npa Th^ll^re ; vaideau connu 
jipur faire iilftifer le Thi. tii£- 
ilere pourrok ^cre prli dam U 
prpaoïiàailou pour la tEllêre 
a'uoe. biidc de rfaeial, pu pour 
lîijere ■,' bonnet d'eofini, quoi- 

Îie lii fyllabe _ti (où longue 
jDt en detbieri lermcb 

_C<II te plus louyeni pour ^1- 
i^r lOfire équivoque qu'éft (bn- 
d˫.la riilon du ckaii d'uii ier)ne 
pffférabtenicni i .u» BUtie qui 
feroïc plui cpDïenable . ou plii> 
aû'oeve i la cborc dool on par- 
le. Voy. CtfUii. 

TÈTISAXDO; Une .jt^ffe . 
B^cnelue; M-^H déojgiemcnc, 
tilie È^fle (upiçrc- 

.tftiNOi Le» (ioiipi[ei_(f| 
f uéBt' MMifoiiù 1^ Tcla bu 



T E Z 

mnuth d'une fénune , Jt mine 
le fïin droii. k Tein èaucfae, 
fclo'ô l'Acldjiu&. ta dç^cjicb 
de U langue ne fouffitc poiat 
d'amre in^e dant Ii dj^^oM 
drdlaairê. On 'dïi . cer booniie, 
àite femme oni Itt bUflli TatK 
1* mamcUe. 

TêTiNO il UOtre ; le eb 
d'nàc therft'ou d'une viche, 
d'une btïbu 1 en uut que en 
parciêi donDeôt du Udt bcodaqi 
la vie de t'animai ; mati lorf-v 
ou'on Jei con £â ère CDOuqe Tiapde 
Je bouctietfe & bonne i nuu- 
%et , oo dii 1 ùiM ictlne de va- 
Oie., une lerioe de truie. Sic 

TStO; Cbitflicue' bouilfic, 

n»rân bouiâi- Bi ffa f ■uoii'lwf 
ma; il n'a ^paj pt'ui de bua' 
qu'un Jînge moudïr. 

-rÉTO-lËBI^Ë . o>i.:AHi:iffiwi 
le com'paénoo blahc. en tâi. 
fychàt fihfjlru ilta ^mpltn: 
plante iti chj[Dpt'.rcttU)rqu4Ue 

ar Ici calice(de|6ii)tatl,i a^ 
m' de petit» \tàiei teoKa 
qu'on fait cUoucr p^i jeu eâ' 
I en frappant le front. Sa ri* 
fine charnue piyoce pioliândt-' 
nienl , ic rompt lacilëmeoi ea 
l'atraehant : G on eu liifle ep 
•être un boui de itoii ou qoaite 
poucei,,il fort de ce boui'coapt 
irofi op quatre nouvellet bran-. 
che't j plui d'uapled dcfrofoD- 
dçut 1 propiUié Cneulieié Qui 
tend cciie plante difficile 1 iU> 

. Oo jiatDit te poif g^ i la cam- 
pagne «vecleiieutiei poiiffei du- 
laZj^li^, ou.eora|fagtM>fi blaoc. 
TÉjO , ou lèfti i (oircfie 4a 
bpii de pin ou de &p^n , JiitaH 
dç lortKe ; cDpeau. oj >cUtl. 
longi Se menus de fpois de pin . , 
qui; fervem i itiaiiet les payfjm* '. 
dri n\onia£pC] du Céujudan le 
du Vty«t»li peLdani lei lonEuçi 
r^,Tfï> d'Jiivei ; ih allumcntleut 
t«e, qu'il» pliceni 



,i u» 



^oin de"l':U*4a' 
:11e y biûle long- . 



la cbeminfci . 

lempiaudificilùnnil 1 .& jriin 



T I É t I G 309 

Biiece ordinaire > fànt qu*fl foie l^exercice » &ç. Tiéiro , ou <im- 

beroin de là pencher en ba.s poar plo de vigno. Voy. Cavalious. 

c'a ranimer la flamme. TIERSA : Terme d*Agricul- 

On coupe ces torches au bai ture ; donner une irqiûeme façoa 

d\i pied d'yn Vieux pin ', â un ou à la vigne. ^ 

deux ^ieds. au-dçfîus de icrrc, TÎFO TAFO -.Terme iuvepié 

ou l'^irbrp abonde une en té(\^c , pour exprimer la palpitation du. 

S'u*on Vy voit fîgjEe & éntremé- cœur j tic- tac. Soun cor lifafié, 

ç j^^ec les fibres du. bois. tîfo-tâfo ; le cceur lui palpicoit^ 

ttZO paroît dériver U être ou lui faifoit tic-cac. A fam. == 

le i^ême que le tada des Auteurs Qanfa tîfo-tâfo louprëa ; quand 

Latins , dopt l'ufage s'cli perpc- fon verttgo lui prend. = Sa^ 

tué jufqu'à nous : c'eft de li qu^. lengo lifâi tîfo-.t^fo i la langue 

les Portes & les Peintres ont pi^is lui déma^nge de parler. 

le flambeau ou le brandon qu'ils TIGNASSO j Une icignalTe ;, 

mettent dans les mams (ùs êtres & non , tignafle. Tîgnâjfo de 

fabuleux qu'on appelle Tliynè'n candi; perruque de chien- dent 9 

êc r^moui-. vieille 6c laide perruque. 

*TËZO; Chafle, qu'on fait au TIGNÂSSQ e(t corrompu dia 

filer, des pçiits oifeaux. fr. eeignafle 1 & celiiirci dérive 

T I B A , ou tibia ', tendre « de la teigne : maladie de la têce, 

étendre en tirant. 7'/&<z uno cqr- dont elle fait tomber les cbevcfiK 

do ; tendre une corde. Tiba lou 6i la rend hideufe. La perruque 

linjkë ; dérirer ou déûdér le couvre ces défauts : cVft proba- 

linge à la rivière ou à Tét^n- bjement une des raifons de Ton 

doir, lorfqu*il eil eCTqré bu â invention; & les teigneux avoienc 

demi.fec. ië tiba; fe ferrçr U au moins le plus grand.iniérét de 

caille , ferrer fon corps de jupe s*en couvrir, 

pour ta faire paroîtrc , s'ajuAcr. TIGNÊIRÎOU , tignèirâom» 

Tiba , au figuré , ou tiba Cartel ; Voy. Paliêiro, 

crépairer : le corps s*étend le plus TÎGNOS > ou cidoMoa ; le.s 

fpuvent en rpidiflant au mo.mcpc engelures qui viennent aux mains 

de fa mort. r=' ri^tf /'arréf/ i fe ou aux pieds. Les mules font 

panadçr j piafer , .marcher avçc ' des engelures qui viennenr aux 

un air.d'oftenution. calons. 

T I B A DÛ R. o i Tenfiqn. =: I^es liqueurs fpiritueufes > fUr- 

A)'oftçraent , parure. tout l'efprit dèi feU appliquées . 

TIBAJHÈ. Voy. CoufajhM' quelquefois fur les engelures 

JTIB;ÊRI {Sën)'y St. Tibère avant qu'elles foicnc crcvalTéet , 

oii Tibérge ; mais fi on l'entend ou entamées « les font difpacoûre 
d',U4^e Far(^t(fe du DÎQcefe d'Ag- ' en peu de temps, 

de, qn dît St. Tiberi. TÎGNO; La teign.c blanche,' 

TlBËT ;' Gâteau 9 le g^âtcao que quelques Médecins appellenc 

dés RôiS;^' croulé' de lait : gale ou croûte . 

TlâtAI^Ô i Vnç cruélçe* au qui vient au Vifage., U fur-touc 

fleuré," «ine .bonne tapée, ou au front des enfans nouveau né&< 

grande c\ieilléréè 4e ^otage^ On dit alprs qu'ils . jettent leuc 

TlBtO; pAe cruçlle. Le plat gourme : expreflSop aflêâée â U 

^ la ican'cliè de cet ihd'cUme^t gourme dés jeunes chevaux. Cette 

de mâçQjrî. ^ forte àt téignè pafle d*elle-même 

TTCOL j Une colline. fans aucun remède ; çn cela bien \ 

1riâl.R.O}Rang,Qkdrie} fuite, différente de la ^rolTe teigne de 
Mût allée' d*arbtes > un rang de ' Tarticle Râfco» 

pietix > de ç^ps de vi^ue , de TlGNOUf^i.Le lignon , 014' 

vJibiix > de ç'cîccif^ 4ç folda^l'â U'parcie des ^eycùx des fcmmei 



jTo T ï N T I îf 

^ui eA derrière la tête. rsToDte cirre où rhoile fe rend en fortaM 

la coiffure des femmes da peuple* des Cftbas ou da preflbit r on 

On die cigooo , 6c non chignon , y enteve i*baile fur l'eau oà elle 

Îui e/l le derrière du cou féparé' Turoage. =s riiie/', cuvier de la 

u cignon par la nuque , ou le Jeffive. = TineL Voy* Trouliâr 

creux qui e(k au haut du cou. doûiro , ou paUriiro. , 

TIIÏA f Être vifqueux ou te- TlNEL. r. 1. Toorîîlon , o« 

«ace comme de la ^u. dongeon. Uno rpr é un tiad dd 

TRIENT ; Vifqueuz , tenace , caftel an déroicat ( on abattit one 

g raanr. tour & i\n dongeoo do cbâtcan. 

TIK; Letemt, le coloris do TINËTO^ Peiû cuvicf i 

▼ifage. = Le fon de l'argent , leflîvc.= Tïnlioi le cor net d'une 

celui des cloches. écritoire de poche» Locfque ce 

TTNÂDO y ou tinaUdo ; une vafe â tenir Tcncre ne fait point 

cuvée y ptein ooe ciire de ven- patrie d'une éctitoke » oo l'a